Estimation gratuite Jean-Pierre Ceytaire

Jean-Pierre Ceytaire

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre Ceytaire

Jean-Pierre Ceytaire (né en 1946) est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français. Après une première carrière de kinésithérapeute, il se consacre entièrement à l’art à partir des années 1980. Ses personnages aux corps étirés, ses couples troublants et ses figures féminines forment un univers immédiatement reconnaissable, à la fois sensuel, drôle et parfois dérangeant. Les peintures sur toile et sur bois constituent aujourd’hui la partie la plus recherchée de son œuvre.

Vous possédez un tableau, un dessin, une lithographie ou une sculpture de Jean-Pierre Ceytaire ? Estimon’Objet vous accompagne pour obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts et commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Jean-Pierre Ceytaire

Prix des œuvres de Jean-Pierre Ceytaire

  • Peintures à l’huile et techniques mixtes : de 100 à près de 8 000 euros

  • Dessins et œuvres sur papier : de 40 à plus de 1 000 euros

  • Lithographies, gravures et estampes : de 20 à 200 euros

  • Sculptures et bronzes : de 300 à plus de 1 500 euros

Pour réaliser une première estimation d’une œuvre de Jean-Pierre Ceytaire, nos experts examinent des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Ils étudient la technique, le support, les dimensions, le sujet, la date, l’état de conservation et la provenance. Une peinture à l’huile de grand format, une composition des années 1980 ou une œuvre sur bois découpé ne possède pas la même valeur qu’un petit dessin ou qu’une estampe éditée à plusieurs exemplaires.

Les anciennes étiquettes, factures, certificats, photographies d’exposition et mentions inscrites au dos doivent également être communiqués. Ces documents peuvent aider à replacer l’œuvre dans la carrière de l’artiste et à confirmer son historique. À partir de ces éléments, Estimon’Objet établit une première valeur de marché et vous conseille sur la meilleure solution dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance. Cette première étude ne constitue toutefois pas une authentification définitive.

La cote de Jean-Pierre Ceytaire sur le marché de l’art

La cote de Jean-Pierre Ceytaire repose principalement sur ses peintures figuratives. Son marché reste accessible, mais les écarts de prix sont importants. Une étude sur papier peut être adjugée pour quelques dizaines d’euros, tandis qu’une grande huile sur toile ou sur bois, bien documentée et caractéristique de son univers, peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Les bases spécialisées recensent plusieurs centaines de passages en vente, dont une très large majorité concerne ses peintures.

La cote des peintures à l’huile et techniques mixtes

Les peintures de Jean-Pierre Ceytaire représentent le cœur de son marché. Les collectionneurs recherchent surtout les couples, les figures féminines, les scènes de désir et les compositions aux titres pleins d’ironie. Les huiles sur toile ou sur bois de grandes dimensions, ainsi que les œuvres des années 1980 et 1990, peuvent obtenir les meilleurs résultats.

Voici quelques ventes de référence :

  • Tire l’oreille, doigt au chaud : cette huile sur toile a été vendue à Paris en mai 2025 pour 1 560 euros, frais compris.
  • Double portrait : cette technique mixte sur toile de 27 × 41 cm a été adjugée à Paris en novembre 2014 pour 1 400 euros.
  • Pique saucisses : cette peinture a obtenu 1 000 euros lors d’une vente parisienne en octobre 2020.
  • Le Baiser : cette huile sur toile de 27 × 41 cm a été vendue à Paris en février 2023 pour 845 euros, frais compris.
  • Madame fond rouge : cette peinture a atteint 850 euros lors d’une vente organisée en France en janvier 2023.

Ces résultats concernent le marché des enchères. Les prix proposés en galerie ou directement par l’artiste peuvent être plus élevés, notamment pour les grands formats récents et les œuvres accompagnées d’un certificat.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Jean-Pierre Ceytaire possède une solide maîtrise du dessin, en partie nourrie par ses études d’anatomie. Ses crayons, pastels et techniques mixtes représentent souvent des nus, des couples ou des personnages aux membres volontairement allongés. La valeur dépend de la qualité du trait, du sujet, du format, de la date et de la présence d’une signature.

Quelques résultats illustrent cette catégorie :

  • Scène érotique (1993) : ce dessin a été vendu à Nogent-sur-Marne en juin 2026 pour 160 euros.
  • Nu agenouillé : ce dessin a obtenu 60 euros lors de la même vente.
  • Deux femmes : cette œuvre sur papier a été adjugée en décembre 2024 pour 40 euros.
  • Personnage accoudé à une table : cette composition sur papier a également été vendue en décembre 2024 pour 40 euros.

Les dessins proposés directement sur le premier marché peuvent afficher des prix supérieurs. Les feuilles abouties, signées, titrées et bien conservées sont naturellement plus recherchées que les croquis rapides ou les œuvres présentant des traces d’humidité.

La cote des sculptures, bronzes et estampes

Jean-Pierre Ceytaire ne se limite pas à la peinture. Il réalise également des sculptures en bronze ou en plâtre, des bas-reliefs, des gravures et des lithographies. Les bronzes numérotés bénéficient généralement d’une cote supérieure aux plâtres ou aux œuvres non éditées dans un matériau durable.

Parmi les résultats connus :

  • Femme au boa : cette sculpture en bronze à patines brune et dorée, haute de 45 cm, a été adjugée à Paris en septembre 2022 pour 518 euros.
  • L’Enfant Roi : un exemplaire numéroté de cette sculpture en bronze a atteint 1 400 francs suisses à Genève.
  • Mme S.P.A. Phile 87 : cette technique mixte a été vendue en France en mars 2022 pour 80 euros.
  • Ensemble de cinq lithographies sans titre : un ensemble de feuilles signées et numérotées sur 20 a été estimé entre 100 et 150 euros en 2026.

Pour une estampe, la signature au crayon, la justification du tirage, l’état du papier et la présence de marges intactes sont essentiels. Une lithographie non signée ou très largement éditée peut conserver une valeur limitée.

Comment reconnaître une œuvre de Jean-Pierre Ceytaire ?

Les œuvres de Jean-Pierre Ceytaire se reconnaissent d’abord à leurs personnages déformés avec une grande liberté. Les femmes présentent souvent un visage allongé, une peau très claire, des yeux étirés et un cou démesuré. Les hommes adoptent des attitudes plus maladroites ou comiques. Les mains, les jambes et les torses suivent des courbes exagérées, mais cette déformation reste maîtrisée : l’artiste connaît précisément l’anatomie et choisit volontairement de s’en éloigner.

Les couples, les servantes, les valets, les reines, les figures religieuses et les scènes de séduction reviennent régulièrement. Ceytaire joue avec les codes de la peinture sacrée et transforme parfois ses personnages en madones, en saints ou en figures mythologiques. Les titres renforcent souvent le sens de la scène grâce à des jeux de mots, des sous-entendus ou un humour provocateur.

La technique apporte d’autres indices. L’artiste travaille sur des toiles au grain fin, qui lui permettent d’appliquer des glacis légers. Il utilise également des panneaux de bois préparés, poncés ou découpés. Certaines compositions associent peinture, collage, feuille d’or ou poudre de bronze. Les teintes de terre, les rouges sourds, les ocres et les couleurs volontairement délavées donnent à ses tableaux une atmosphère ancienne, presque silencieuse.

Reconnaître la signature de Jean-Pierre Ceytaire

Jean-Pierre Ceytaire signe généralement ses œuvres « Ceytaire », avec une écriture manuscrite assez souple. La signature peut se trouver dans un angle inférieur, mais elle apparaît aussi parfois dans la partie haute de la composition. Sa couleur reste discrète et s’accorde souvent avec celle du fond. Certaines œuvres portent également une date à proximité de la signature.

Le revers doit être examiné avec autant d’attention que la face. L’artiste peut y inscrire son nom, le titre de l’œuvre, une date ou une dédicace. Plusieurs peintures sont à la fois signées sur la face, contresignées et titrées au dos. Sur une estampe, la signature se trouve habituellement au crayon dans la marge, accompagnée du numéro du tirage.

La présence du nom « Ceytaire » ne suffit jamais à confirmer l’attribution. Il faut comparer la forme des lettres, la matière, le support et le style de l’œuvre. Estimon’Objet peut étudier ces éléments sur photographies, puis recommander un examen complémentaire lorsqu’il est nécessaire.

Expertise signature Jean Pierre Ceytaire
Signature Jean Pierre Ceytaire

Tableau de Jean-Pierre Ceytaire : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne et contemporain, commence par identifier la technique et le support. Ceytaire a travaillé sur toile, sur papier, mais aussi sur bois découpé ou soigneusement poncé. Une photographie prise de côté permet de voir les glacis, les reliefs, les collages, les reprises et les éventuelles restaurations.

L’expert étudie ensuite les personnages. Il observe la façon dont les cous, les mains, les jambes et les visages ont été dessinés. Chez Ceytaire, les déformations restent cohérentes avec le mouvement général du corps. Un personnage simplement maladroit ou une anatomie mal comprise ne produisent pas le même effet qu’une déformation volontaire construite par un artiste qui connaît précisément le corps humain.

Enfin, Romain examine la signature, les inscriptions du revers, le titre et la provenance. Les titres ironiques ou à double sens sont fréquents chez l’artiste et peuvent aider à rapprocher une œuvre d’une série connue. Une facture ancienne, une étiquette d’exposition, une photographie d’atelier ou un certificat apporte également des informations précieuses pour établir une estimation fiable du tableau.

Jean-Pierre Ceytaire, du métier de kinésithérapeute à la peinture

Jean-Pierre Ceytaire naît le 26 mai 1946 à Paris et passe son enfance sur la butte Montmartre. Après un parcours scolaire difficile, il suit des études à l’École Danhier et obtient un diplôme de kinésithérapeute. Il découvre véritablement la peinture pendant son service militaire. Il commence à dessiner et à peindre sans avoir suivi le parcours classique des écoles des beaux-arts.

Il exerce la kinésithérapie pendant une quinzaine d’années, tout en développant son travail artistique. Sa connaissance du corps et de l’anatomie nourrit directement son dessin. Sa première exposition personnelle a lieu en 1973. Après son installation à Carrières-sur-Seine et une courte période abstraite, il revient à la figuration au début des années 1980 avec les séries La Veste habitée et La Veste déshabitée.

En 1986, Jean-Pierre Ceytaire abandonne définitivement son métier de kinésithérapeute pour se consacrer à son art. Ses œuvres sont ensuite exposées en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Russie et aux États-Unis. Une rétrospective consacrée à cinquante années de peinture est organisée à Mers-les-Bains en 2024. Des œuvres de l’artiste figurent également dans des collections publiques, notamment au Fonds national d’art contemporain et au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France.

Regardez attentivement le support avant de vous concentrer sur la signature. Jean-Pierre Ceytaire utilise volontiers un bois enduit puis poncé, parfois découpé selon la silhouette du personnage. De petits défauts de lissage peuvent avoir été volontairement conservés par l’artiste pour animer la surface. Ils ne doivent donc pas être confondus trop rapidement avec une mauvaise restauration.

Photographiez également l’œuvre en lumière rasante. Cette prise de vue permet de distinguer les glacis, les collages, les rehauts métalliques et les éventuelles interventions postérieures. Ne nettoyez jamais la peinture et ne retirez aucune étiquette du revers avant l’expertise. Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des œuvres de Jean-Pierre Ceytaire, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin, d’une estampe ou d’une sculpture.

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Estimation gratuite Jules Cavaillès

Jules Cavaillès

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Estimation et cote de l'artiste Jules Cavaillès

Jules Cavaillès (1901-1977) est un artiste français et participant du groupe informel la Réalité poétique. Influencé par les peintres modernes, il crée des tableaux de natures mortes, de paysages ou des scènes d’intérieur riches de tendresse, de joie et de poésie. 

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Les débuts d’autodidacte de Jules Cavaillès

Né en 1901 à Carmaux dans une famille de commerçants, Jules Cavaillès trace son propre chemin vers l’art. Après une classe préparatoire d’ingénieur à Castres, il exerce en tant que dessinateur industriel aux Mines de son village natal entre 1919 et 1921. Désireux de se consacrer à la peinture, Cavaillès rejoint ensuite Paris avec sa femme Rose Féral. Ils s’installent à la cité d’artistes La Ruche où Cavaillès partage un atelier avec Roger Limouse. 

Entre 1922 et 1925, Jules Cavaillès débute sa formation artistique. Il partage son temps entre des cours à l’Académie Julian, l’étude minutieuse des grands maîtres au Musée du Louvre et la visite des salons et des galeries. En parallèle, Cavaillès signent quelques travaux publicitaires et ouvrent un commerce d’alimentation avec sa femme afin d’assurer sa sécurité matérielle. Dans ce commerce, des clients tels qu’André Derain, Henri Matisse, Marc Chagall et Pierre Bonnard y circulent, et deviendront des amis.  

Au cours des années 1930, Jules Cavaillès parvient à vivre de son art. En 1936, il obtient la bourse Blumenthal qui lui permet de fermer le commerce d’alimentation. Deux ans plus tard, il est nommé enseignant à l’École des Arts décoratifs où il rencontre les artistes Raymond Legueult, Roland Oudot et Maurice Brianchon. Ensemble, ils formeront le groupe informel La Réalité Poétique, auquel la critique Gisèle d’Assailly ajoutera Christian Caillard, Roger Limouse et André Planson. 

Jules Cavaillès, peintre moderne de la Réalité poétique

Formé en 1935, le groupe informel de la Réalité Poétique rassemble des peintres célébrant la vie et la beauté du quotidien. Influencés par les premières avant-gardes, les artistes de ce groupe privilégient des sujets classiques tels que la nature morte, le paysage ou les scènes d’intérieur. De son côté, Jules Cavaillès s’intéresse particulièrement au travail de la couleur des artistes fauves, tels que Matisse et Braque, et au souci de l’intime et de la figure que l’on retrouve chez Renoir ou Bonnard. 

Dans les tableaux de Jules Cavaillès, les influences des peintres modernes sont palpables. L’artiste représente des paysages, des scènes d’intérieur et des natures mortes à travers une juxtaposition de tons colorés et éclatants. Les figures et les objets sont représentés par le peintre avec une touche tendre, qui témoigne de son sens de l’observation. La singularité de Cavaillès tient en particulier à des compositions au cadrage serré, mais ouvertes sur une vue extérieur par une fenêtre. Les motifs se fondent et se confondent dans un style ornemental joyeux et poétique dont la nature morte demeure la meilleure illustration. 

Si dès la fin des années 1920, Jules Cavaillès est exposé et reconnu, c’est bien la fin des années 1930 qui marque la maturité de son style. La Seconde Guerre mondiale mobilise de nombreux artistes, et Cavaillès s’investira activement dans la Résistance. Au sortir de la Guerre, il accepte le poste de conservateur du musée des Augustins de Toulouse, avant de retourner enseigner à Paris à l’École des arts décoratifs puis à l’Académie Julian. En parallèle, Jules Cavaillès poursuivra son oeuvre singulière au fil des années, et bénéficiera de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Ses oeuvres sont désormais conservées dans de nombreux musées. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Jules Cavaillès

Sur le marché de l’art, Jules Cavaillès occupe une belle présence ainsi qu’une cote honorable. Ses peintures modernes emblématiques du groupe de la Réalité poétique sont très appréciées des collectionneurs. On y retrouve les célèbres paysages, scènes d’intérieur et natures mortes de Jules Cavallès. Pour l’un de ses tableaux, il faudra compter entre 2 000 et 5 000 euros, voire entre 3 000 et 10 000 euros pour certaines natures mortes des années 1940. Cela dit, la meilleure vente des dernières années revient à La trapéziste-portrait de femme adjugée à 12 000 euros.

On retrouve également des huiles sur toile et des gouaches, représentant des natures mortes ou des paysages, dans un style plus allusif et abstrait que ce que l’on connait habituellement de Jules Cavaillès. De petit à moyen format, ces peintures sont estimées en moyenne entre 500 et 2 000 euros. Quant aux dessin de Jules Cavaillès, réalisés au crayon, au feutre ou au pastel, les prix varient entre 40 et 200 euros. Pour une lithographie, ils oscilleront entre 40 et 100 euros, voire dépasseront les 100 euros pour des natures mortes colorées caractéristiques du style de Cavaillès. 

(Illus.) Automne, vers 1951, Huile sur toile, Petit Palais, Musée des beaux-arts de la ville de Paris

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Estimation gratuite Gustav Bolin

Gustav Bolin

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Estimation et cote de l'artiste Gustav Bolin

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Estimation gratuite Gustav Bolin

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Les années de formation de Gustav Bolin

Gustav Bolin naît en 1920 à Stockholm, d’une mère suédoise et d’un père russe, avant de déménager à Paris l’année suivante. Issu d’une famille cosmopolite et artistique, il est encouragé à suivre la voie artistique. En 1938, il intègre l’atelier d’Émile Othon Friesz à l’Académie de la Grande Chaumière.  

L’arrivée de la Seconde Guerre Mondiale interrompt le parcours d’études parisien de Gustav Bolin. L’artiste passe l’année 1940 à Stockholm, puis trouve refuge dans le sud de la France. Il séjourne à Miramande, à Valence ou encore à Marseille, et voyage dans le pays d’Aix sur les traces de Cézanne. Au cours de son séjour, il rencontre les artistes Charles Rollier, Alexandre Garbel et Pierre Tal Coat et peint, à leurs côtés, de nombreux paysages. Leurs peintures seront exposés au Musée de Valence, et Gustav Bolin réalisera sa première vente. 

À partir de 1943, Gustav Bolin rentre à Paris. Installé dans l’atelier de Pierre Tal Coat, il se lie d’amitié avec les artistes Giaccommetti, Picasso ou encore Nicolas de Stael. Il fréquente également la scène littéraire, et notamment Antonin Artaud, Georges Bataille ou Jean Paulhan, où il rencontrera sa femme Simone. Gusatv Bolin trouve sa place au sein de cet environnement artistique et littéraire bouillonnant, qui façonnera son style de peintre. 

Les peintures contemporaines de Gustav Bolin

Gustav Bolin puise ses inspirations dans les paysages du sud et en la figure de Cézanne, mais aussi dans des artistes aussi divers qu’Henri Matisse, Pierre Bonnard, Edvard Munch ou encore Simon Hantaï. Affranchies de ces influences plurielles, les peintures de Gustav Bolin représente des paysages dans un langage formel brute et direct, à partir du travail de la matière et de la couleur. L’artiste réalise également des oeuvres sur papier aux traits fins, capturés dans l’immédiateté, à l’aide de pigments de couleur ou d’encre. 

Dans les années 1970 et 1980, Gustav Bolin approfondit son travail de la couleur, de la matière et des techniques en abandonnant la représentation figurative. L’artiste se livre alors à des expérimentations formelles, des paysages abstraits rendus par des formes géométriques aux contours indéfinis. Les formes s’entremêlent, les couleurs se font vives et les cernes épais, au point de perdre le sens du motif représenté et d’ouvrir au monde symbolique et poétique. 

Dans les années 1980, Gustav Bolin revient à la figuration. Dans ses peintures, l’artiste se saisit du sujet du nu et le réinvente dans le prolongement de ses expérimentations formelles et plastiques. Il représente les corps nus à l’aide de formes géométriques indéfinies et de traits fins, qu’il fond dans le décor à l’aide d’un dialogue coloré. C’est à ces dernières oeuvres qu’il se dédie avant de s’éteindre à Antibes en 1999. 

La reconnaissance artistique de Gustav Bolin

Gustav Bolin est rapidement repéré sur la scène artistique de l’époque. Dès la fin des années 1940, l’artiste rencontre l’historien de l’art et critique Pierre Courthion qui le soutiendra et le défendra au fil de sa carrière. En 1948, Gustav Bolin bénéficie de sa première exposition personnelle à la galerie Pierre Loeb à Paris. Exposition tremplin, l’artiste contracte l’année suivante des contrats avec des galeries en France et à l’international. Ses peintures contemporaines sont exposées à Stockholm, New York ou Tokyo. 

Peintre de renommée internationale, Gustav Bolin se voit consacrer par l’institution muséale à partir des années 1970. En 1973, le Musée Galliera offre à ses peintures contemporaines une exposition aux côtés de l’artiste suédois Bengt Lindström, et en 1979 c’est au tour du Musée d’Ixelles de Bruxelles de les encenser. 

En 2006, une grande rétrospective est organisée par l’hôtel de ville de Paris, l’Ambassade de Suède et le Centre culturel suédois, au Salon des Tapisseries et au Louvre Antiquaire en hommage à l’artiste défunt Gustav Bolin. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Gustav Bolin

Sur le marché de l’art, les oeuvres de Gustav Bolin se font rares. Ceci dit, on y retrouve certaines de ses célèbres peintures, figuratives et abstraites, ainsi que des dessins et des lithographies. Les tableaux sont estimés en moyenne entre 800 et 2 000 euros, avec quelques exceptions autour des 5 000 euros pour des abstractions aux couleurs vives ou des paysages du sud. 

Les dessins de Gustav Bolin remportent une très jolie cote. Les estimations débutent autour de 50 euros pour des dessins figuratifs à la mine de plomb, et s’élèvent jusqu’à 1 500 euros pour des dessins aux couleurs et matières variés. Les lithographies, quant à elles, se trouveront sur le marché de l’art pour des prix variant de 50 à 150 euros. 

(Illus.) Scène estivale à Antibes, 1956, Huile sur toile, 74×92 cm

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Estimation gratuite Bernard Rancillac

Bernard Rancillac

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Rancillac

Bernard Rancillac (1931-2021) est un artiste peintre contemporain. Aux origines de la Figuration narrative, l’artiste façonne une oeuvre politique, populaire et historique, en phase avec les évènements de son époque. 

Estimation gratuite Bernard Rancillac

Prix des œuvres de Bernard Rancillac

  • Peinture : entre 15 000 € et plus de 350 000 €

  • Dessins, gouaches et œuvres sur papier : entre 2 000 € et 35 000 €

  • Estampe, lithographie, sérigraphie : entre 300 € et 6 000 €

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Bernard Rancillac, pionnier de la Figuration Narrative

En 1949, Bernard Rancillac obtient son diplôme de professeur de dessin à l’atelier de Met de Penninghen. Peu convaincu par la profession, il réalise une première exposition dans une galerie en 1956 et, deux ans plus tard, décroche un contrat avec un collectionneur, qui lui permet de se consacrer entièrement à la peinture. Très rapidement, Bernard Rancillac est acclamé : il reçoit le prix de peinture à la Biennale de Paris en 1961. Dans les années 1960, Bernard Rancillac se détache de l’abstraction lyrique dominante sur la scène artistique. En 1964, l’artiste inaugure la Figuration Narrative en organisant l’exposition collective « Mythologies Quotidiennes » avec les artistes Hervé Télémaque et Foldes. La Figuration Narrative se définit par deux caractéristiques principales : le retour de la narration en peinture et l’inscription d’un propos politique. En 1965, les artistes Eduardo Arroyo, Antonio Recalcati et Gilles Aillaud livrent l’oeuvre-manifeste du mouvement. Dans Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp, ils racontent la mort de Duchamp, et de son art conceptuel jugé bourgeois, et condamne ses héritiers du Pop Art et du Nouveau Réalisme, aux oeuvres dénuées de sens politique. Les artistes de la Figuration narrative se présentent ainsi comme une alternative aux tendances de leur époque.

Bernard Rancillac, une oeuvre politique

À ses débuts, Bernard Rancillac réalise des peintures à partir d’éléments de la pop culture tels que des pin-up, des personnages de Walt Disney ou encore des logos publicitaires. L’artiste les transpose sur la toile avec une palette de couleurs vives, une touche proche de la bande-dessinée, et des systèmes de juxtaposition d’images complexes. Bernard Rancillac réinscrit la société dans l’espace de l’oeuvre d’art avec une démarche qui renvoie formellement à celle des pop-artistes. Néanmoins, au cours des années 1960, la Figuration Narrative est à la pointe d’une pratique politique de l’art nouvelle. Dans ses tableaux, Bernard Rancillac évoque la Guerre du Vietnam et la Guerre d’Algérie, les luttes des peuples pour leur indépendance et celles contre tous les impérialismes, les discriminations et les inégalités en tous genres. Rancillac intègre alors des documents d’actualité et réalise des hommages à des personnalités politiques telles qu’Hannah Arendt. À l’aube de Mai 1968, certains artistes de la Figuration Narrative, réunis au Salon de la Jeune Peinture, se rapprochent des groupes militants d’extrême gauche. Au cours des évènements de mai, Bernard Rancillac, mais aussi Eduardo Arroyo, Aillaud, Fromanger et Cueco, participent activement à l’Atelier Populaire des Beaux-Arts. Rancillac réalise alors de nombreuses sérigraphies et des slogans cultes. Parmi ces oeuvres, on retrouve par exemple Nous sommes tous des Juifs et des Allemands représentant Daniel Cohn-Bendit, alors anarchiste et porte-parole étudiant des revendications de Mai. 

Bernard Rancillac, une oeuvre populaire

À partir des années 1970, Bernard Rancillac transforme son iconographie. Dans ses peintures, il intègre des personnalités issues de l’univers de la musique et du cinéma. Les musiciens et compositeurs de jazz Miles Davis et Yusef Lateef, ou encore la comédienne hollywoodienne Marilyn Monroe, parsèment ses toiles. Dans les années 1980, l’artiste entame ses « images éclatées » et réalise de nombreux décors pour le théâtre. En 1983, Bernard Rancillac créera également l’affiche pour le Tour de France. Ce changement d’iconographie laisserait croire à un abandon des questions politiques dans l’oeuvre de Bernard Rancillac. Or, dans des propos récoltés en 1991, l’artiste se définit comme un animal politique. Il considère que l’émotion inhérente à l’oeuvre est de nature entièrement politique, y compris dans ses représentations de Mickey, de musiciens de jazz ou de voitures. Contrairement au journaliste ou au photographe, Bernard Rancillac affirme que « le peintre a le temps pour lui, le temps de s’enfoncer dans la chair du temps. Cela s’appelle l’histoire. ». C’est bien cette inscription dans l’histoire qui définit la nature politique de la peinture de Bernard Rancillac. La démarche politique de Rancillac fait également de lui un grand artiste populaire, qui raconte les multiples dimensions de son époque et qui élargit la définition de l’art.

Cote des oeuvres de Bernard Rancillac sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, la Figuration Narrative est redécouverte à partir de 2006 et compte plusieurs ventes de ses artistes supérieures à 200 000 euros. En 2022, les ventes de Bernard Rancillac repartent à la hausse, en raison de son décès en 2021. Pour une peinture de Bernard Rancillac, les prix se trouvent en moyenne entre 6 000 et 9 000 euros, bien qu’ils débutent dès 1 500 euros et dépassent les 20 000 euros pour des oeuvres-signatures de l’artiste. Egalement recherchés des collectionneurs, les dessins de Bernard Rancillac sont estimés entre 500 et 2 000 euros. Pour les sérigraphies, les prix sont très variables. En général, on compte des prix entre 80 et 180 euros, bien qu’ils dépassent les 500 euros pour des épreuves uniques. En revanche, les affiches de Mai 1968 s’envolent à des prix nettement plus élevés, autour de 3 500 voire 4 000 euros. Récemment, La parole 4 l’Evangile selon Mao a même été adjugée à 125 312 euros. On retrouve également l’unique meuble réalisé par Bernard Rancillac en 1966. Son Fauteuil éléphant est estimé entre 1 500 et 8 000 euros selon le matériau (plastique, fibre de verre) et le coloris. 

Reconnaître la signature de Bernard Rancillac

Savoir reconnaître la signature de Bernard Rancillac est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de la Figuration narrative, dont les peintures engagées et iconiques ont marqué la scène artistique française depuis les années 1960. Sur ses toiles emblématiques — telles que Marilyn et les missiles, Le Rapt, Fidel, Le Bal de la Rose ou ses séries consacrées aux figures politiques et médiatiques — Rancillac signe généralement « Bernard Rancillac » ou plus simplement « Rancillac », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent peinte directement dans la composition, en bas de toile ou intégrée au décor, avec une écriture manuscrite nette et affirmée, souvent en lettres capitales ou semi-cursives, utilisant une teinte contrastée qui se détache du fond coloré. Sur ses œuvres sur papier, sérigraphies et lithographies, on retrouve également une signature manuscrite au crayon, associée au numéro de tirage. Dans un marché très actif où circulent œuvres d’atelier, éditions et contrefaçons, faire vérifier la signature de Bernard Rancillac par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bernard Rancillac, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une estampe.

Expertise signature Bernard Rancillac
Signature Bernard Rancillac

En lien avec Bernard Rancillac

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Estimation gratuite Bernard Boutet de Monvel

Bernard Boutet de Monvel

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Boutet de Monvel

Bernard Boutet de Monvel (1881-1949) est un artiste peintre, dessinateur et illustrateur, connu pour ses portraits de la société mondaine française et étasunienne. Préfigurant l’art déco, il élabore un langage formel minimaliste et géométrique, puis un esthétique photographique proche du Précisionnisme étasunien, mise à l’honneur dans ses paysages urbains. 

Estimation gratuite Bernard Boutet de Monvel

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Les débuts élogieux de Bernard Boutet de Monvel

Issu d’une famille bourgeoise, Bernard Boutet de Monvel choisit la voie d’artiste. En 1897, il suit les cours du peintre Luc-Olivier Merson, du sculpteur Jean Dampt et s’initie à l’eau-forte auprès de Louis McClellan Potter. Ami du graveur et imprimeur Eugène Delâtre, Bernard Boutet de Monvel s’empare de cette technique, tout juste redécouverte à l’époque. 

Bernard Boutet de Monvel s’illustre d’abord comme graveur auprès de ses paires. Il réalise des eaux-fortes colorées, représentant ses proches, des paysages ou des dandys, à partir de ses peintures à l’huile. En 1901, la revue anglaise The Studio lui consacre un article intitulé « Colored Etching in France » saluant ses travaux. En 1912, l’Art Institute de Chicago offre une rétrospective aux gravures de Bernard Boutet de Monvel. 

Reconnu dans le monde anglo-saxon, Bernard Boutet de Monvel fait également ses preuves dans les cercles français. Dès 1903, il envoie ses toiles à la Société Nationale des Beaux-Arts et au Salon des Indépendants. L’artiste réalise majoritairement des portraits, et quelques paysages, de facture post-impressionniste, marqué par des empâtements et une palette profonde. En 1908, Bernard Boutet de Monvel envoie un autoportrait qui lui vaut les éloges de la critique. 

Le style art déco de Bernard Boutet de Monvel

Salué en Europe et aux États-Unis, Bernard Boutet de Monvel change progressivement de style. Dès 1904, l’artiste revient d’un voyage à Florence avec une palette claire et lumineuse, une touche pointilliste et l’absence de perspective. Cinq ans plus tard, l’artiste manifeste clairement ce changement en exposant son tableau Esquisse pour un portrait.

Dans cette toile, Bernard Boutet de Monvel y représente un dandy sur la place de la Concorde dans une composition régie par la géométrie, et la ligne droite en particulier. L’artiste travaille la figure humaine et l’espace à partir d’une règle et d’un compas, retranscrivant les lignes et les volumes de manière épurée, en écho à sa palette résumée à quelques tonalités de gris et de bruns, déposés en aplat. Déchirant la critique, ce tableau de Bernard Boutet de Monvel annonce la dimension picturale du mouvement art déco.  

Bernard Boutet de Monvel développe cette esthétique art déco dans son travail d’illustrateur. Il réalise des dessins de mode ou humoristiques pour de nombreuses revues telles que Femina ou la Gazette du bon ton. Perçu comme le prince des dandys, Bernard Boutet de Monvel collabore activement avec le couturier Paul Poiret, et fréquente les cercles mondains parisiens, dont il deviendra le portraitiste attitré.

L’oeuvre de Bernard Boutet de Monvel proche du Précisionnisme étasunien

Au cours de la Première Guerre mondiale, Bernard Boutet de Monvel demande à être transféré au Maroc, après avoir été mobilisé sur le front. Au repos, l’artiste reprend la peinture et réalise des paysages, des vues urbaines de Fez et des scènes de la vie quotidienne marocaine, dénués de tout orientalisme. Avec respect et humilité, Bernard Boutet de Monvel souligne les lignes de force et les valeurs chromatiques de la ville et de ses habitants, dans des tableaux qu’il considère comme les meilleurs de son travail.  

À partir des années 1920, Bernard Boutet de Monvel voyage entre Paris et les États-Unis. Il devient le portraitiste attitré de la Café Society newyorkaise, un artiste acclamé par les galeries, jusqu’au krach de 1929 où ses commandes diminuent. Bernard Boutet de Monvel réalise alors une série de paysages urbains new-yorkais, soulignant les lignes et les masses géométriques de la ville dans un style photographique, qui cristallisent la modernité d’une ville en construction. Avec cette série, l’artiste est rapproché du mouvement du Précisionnisme, considéré aux fondements de l’art moderne étasunien. 

 

En 1949, Bernard Boutet de Monvel décède brutalement dans le crash d’avion du vol Paris-New York, qui emporte également le boxeur Marcel Cerdan et la violoniste Ginette Neveu. De son vivant, l’artiste développe un langage formel inédit, dans ses portraits mais surtout dans ses paysages, largement occulté par la dimension mondaine de son travail. De fait, mis de côté par les galeristes, les paysages urbains de l’artiste seront redécouverts sur le tard, en 1975.  

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Bernard Boutet de Monvel

Conservées dans les collections publiques, les oeuvres de Bernard Boutet de Monvel sont peu nombreuses sur le marché de l’art. En peinture, les rares portraits, paysages ou scènes de genre de l’artiste obtiennent des prix entre 2 000 et 7 000 euros, et autour de 10 000 à 15 000 euros pour des oeuvres de grands formats au style art déco. Le tableau Les bouquinistes, issu de la dernière série de l’artiste, a été adjugée à la jolie somme de 55 616 euros. 

Sur le marché, on retrouve principalement les dessins de Bernard Boutet de Monvel, des études mais aussi des illustrations pour les revues. Au crayon ou à l’encre sur papier, les premiers varient entre 200 et 1 500 euros, voire entre 1 500 et 3 000 euros pour les plus aboutis et minimalistes d’entre eux. En 2020, une aquarelle représentant une vue de New York, dans son style photographique précisionniste, a été adjugée à la somme exceptionnelle de 480 000 euros. 

Quant aux estampes, quasiment absentes du marché, on retrouve des estimations variant entre 50 et 600 euros.   

(Illus.) Gazette du Bon Ton : Art, modes et Frivolités. Janvier 1914

En lien avec Bernard Boutet de Monvel

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Estimation gratuite Andre Beaudin

André Beaudin

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Estimation et cote de l'artiste André Beaudin

André Beaudin (1895-1979) est un artiste français, à la fois peintre, sculpteur et illustrateur. Associé à l’École de Paris, il crée une oeuvre influencée par le cubisme, et illustre de nombreux recueils de poésies. 

Estimation gratuite Andre Beaudin

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André Beaudin et la communauté de l’École de Paris

Né en banlieue parisienne, à Mennecy, André Beaudin se décide rapidement pour la carrière d’artiste. Pour ses études, l’artiste intègre l’École des arts décoratifs, qu’il fréquente entre 1911 et 1915, avant d’être mobilisé pour la Première Guerre mondiale. Au front, Beaudin fait la connaissance de l’artiste peintre Jean Chapin. 

Au sortir de la Guerre, André Beaudin rencontre de nombreux artistes et personnalités artistiques qui l’aideront à s’établir. En 1919, il épouse l’artiste peintre Suzanne Roger. Ensemble, ils rencontrent l’artiste cubiste Juan Gris, l’artiste surréaliste André Masson et le poète et écrivain Max Jacob autour de 1921-1922. Ces rencontres amicales décisives mènent André Beaudin et Suzanne Roger à l’influent marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler, à l’origine du succès du cubisme, qui accepte de les représenter. 

Dès 1923, André Beaudin présente pour la première fois ses tableaux cubistes à la galerie Percier, à Paris. Max Jacob signe la préface du catalogue de cette première exposition. À l’après-guerre, Beaudin participe des manifestations artistiques collectives de l’École de Paris, et réalise aussi des expositions à l’international. Établi dans le paysage artistique, il aura une grande importance et influence pour les artistes de la jeune génération d’après-guerre. 

Le style cubiste singulier d’André Beaudin

André Beaudin conçoit une oeuvre cubiste à la lisière de l’abstraction. Le style de l’artiste est d’abord influencé par Henri Matisse, avant d’être imprégné du cubisme de Picasso et de Gris. Dans ses tableaux, il amorce alors un travail de la forme et représente en particulier des visages, jusque dans les années 1930. 

Dans les années 1930, André Beaudin diversifie sa pratique artistique. Il entame un travail de sculpture à partir du plâtre et de la terre, puis parfois du bronze. Il transpose ses préoccupations cubistes, liées à la représentation de l’espace, à la forme tridimensionnelle. Les volumes sont massifs et, à nouveau, les motifs frôlent les frontières de l’abstraction. 

À côté de son travail de peinture et de sculpture, André Beaudin réalise également des lithographies. En 1926, il illustre le recueil Les bucoliques du poète latin Virgile. Inscrit dans une communauté d’artistes et d’écrivains, Beaudin conçoit les illustrations des ouvrages de ses amis poètes tels que Paul Eluard, rencontré en 1945, ou encore Francis Ponge. 

Dans les années 1950, le style d’André Beaudin devient de plus en plus singulier et personnel. La représentation d’un motif par le travail de la forme s’évapore, au profit de compositions de plus en plus abstraites, faites de lignes fines et ondulées et de coloris tendres. De nombreuses aquarelles et de dessins à la mine de plomb ou à la plume témoignent de cette évolution. 

La reconnaissance institutionnelle d’André Beaudin

Dans les années 1960, André Beaudin est consacré pour l’ensemble de son oeuvre. En 1962, il reçoit le prix National des Arts. La même année, le peintre Reynold Arnould lui offre une première retrospective organisée à la Maison de la culture du Havre. La préface du catalogue est rédigée par Gaëtan Picon, critique d’art et Directeur général des Arts et des Lettres. 

 

Les années 1960 ouvrent également André Beaudin à de nouveaux projets d’ampleur. Sur la proposition de l’architecte Édouard Albert, il réalise une mosaïque pour l’université des sciences de Jussieu. Entre 1964 et 1966, l’artiste conçoit des sculptures et décors en collaboration avec la Manufacture de Sèvres, et participe à la décoration du plafond de la chapelle de Rueil-Malmaison avec Pierre Simonini. 

En 1970, une deuxième rétrospective est consacrée à Beaudin au Grand Palais à l’initiative de Reynold Arnould, alors conservateur des Galeries nationales. Depuis, les tableaux et les sculptures cubistes de Beaudin ont intégré de grandes collections telles que celles du Musée National d’art moderne du Centre Pompidou. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’André Beaudin

Sur le marché de l’art, les tableaux et les sculptures cubistes d’André Beaudin sont extrêmement rares. Les peintures à l’huile de l’artiste sont estimées entre 1 000 et 5 000 euros tandis que les prix des sculptures varient entre 1 000 et 3 500 euros. 

La majorité des ventes d’André Beaudin concerne ses dessins. À l’aquarelle, à la mine de plomb ou à la plume, les prix oscillent en moyenne entre 100 et 800 euros. Les dessins les plus recherchés sont les portraits de ses amis, et personnalités artistiques, ou certaines illustrations réalisées pour la poésie. Pour l’un d’entre eux, les prix pourront parfois dépasser les 800 euros. 

On retrouve également des lithographies, issues parfois de ses illustrations, voire des ouvrages entièrement illustrés. Pour l’une d’entre elle ou l’un d’entre eux, il faudra compter entre 50 et 200 euros. 

(Illus.) Le Pont Saint-Michel, Huile sur toile, 65×80 cm, 1948, Centre National des Arts Plastiques, en dépôt au Musée des Beaux-Arts d’Orléans. 

En lien avec André Beaudin

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Estimation gratuite Balthus

Balthus

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Estimation et cote de l'artiste Balthus

Balthus (1908-2001) est considéré comme un peintre majeur de l’histoire de l’art du XXème siècle. Inclassable, il réalise des tableaux figuratifs dans un style influencé par les maîtres de la Renaissance. Connue pour ses représentations ambiguës d’adolescentes, l’oeuvre de Balthus ouvre à de nouvelles questions dans nos sociétés contemporaines. 

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Balthus, né dans une famille d’artistes

Né Balthasar Klossowski, Balthus appartient à une famille d’artistes. Fils de la peintre Else Spiro et de l’historien d’art Erich Klossowski, il naît à Paris en 1908 à la suite de son frère, le futur écrivain Pierre Klossovski. À la séparation leurs parents, les frères se partagent entre Berne, puis Genève, avec leur mère et son nouvel amant, le poète Reiner Maria Rilke, et Munich auprès de leur père. 

 

Dès l’adolescence, Balthus est plongé dans un univers artistique. À partir de 1919, il suit des cours auprès des artistes Magrite Bay et Dora Timm. À l’âge de treize ans, il publie un premier recueil de dessins, préfacé par Rilke. En parallèle, il voit défiler les nouveaux amis de sa mère, André Gide, Maurice Denis, Pierre Bonnard, Albert Marque… 

Balthus est également initié à la scène artistique de l’ex-Empire Prusse grâce à ses oncles maternels, également artistes. Il apprend ainsi de la Sécession de Munich, berlinoise et viennoise, et rend visite régulièrement à ses oncles à Berlin. En 1922, Balthus tente le concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts de Berlin, mais échoue malgré son bagage artistique. 

Balthus, la création de l’artiste

Dans les années 1920, la famille emménage à nouveau à Paris et Balthus opte pour la formation en autodidacte. Il passe de longues heures au Louvre, puis voyage en Italie sur les traces des maîtres de la Renaissance. Poussin, Géricault et Courbet influencent la palette sombre de ses premières peintures, tandis que Piero della Francesca et Masaccio marquent l’évolution du style de Balthus à l’après-guerre. La composition spatiale ordonnée, la géométrisation des formes, la palette claire et l’empâtement de la peinture deviennent les caractéristiques majeures de l’oeuvre de Balthus. 

Hérité des maîtres de la Renaissance, le style singulier de Balthus est remarqué par ses pairs. Lié aux surréalistes, Balthus expose pour la première fois en France dans la galerie Pierre Loeb en 1934. L’artiste y présente des toiles représentant des jeunes filles dans des postures ambiguës. La leçon de guitare, représentant une enfant dénudée entre les mains et sur les genoux d’une femme également dévêtue, choque en particulier le public. Aucun tableau n’est vendu à cette première exposition. 

Rapidement, Balthus devient un artiste reconnu et visible sur la scène artistique. En dehors du thème des adolescentes dans ses scènes de genre, l’artiste réalise de nombreuses natures mortes, des paysages et des portraits de ses proches, tels que Derain, Miro ou Lady Abdy, à partir d’études détaillées au dessin. En parallèle, il conçoit également des illustrations, par exemple pour les Hauts du Hurlevent d’Émily Brontë, ainsi que des costumes et des décors pour le théâtre, notamment pour son ami Antonin Artaud ou pour Albert Camus.

Balthus, la postérité de l’artiste

À l’après-guerre, Balthus se retire de la vie parisienne. En 1953, il s’installe dans le château de Chassy en Bourgogne et poursuit son travail de peintre. À partir de 1961, il est nommé directeur de l’Académie France à Rome par André Malraux, où il demeure seize années. Dès les années 1980, des rétrospectives ont lieu à Paris, à New York et à Kyoto consacrant l’oeuvre de cet artiste inclassable, à la personnalité épicée, qui se réclamait descendant direct des maîtres de la Renaissance. 

Aujourd’hui, l’oeuvre de Balthus, décédé en 2001, secoue la société à chacune de ses expositions, en raison de ce thème-signature ambiguë, la représentation des jeunes filles. Exposée à l’automne 2017 au Met de New York, l’oeuvre Thérèse rêvant de 1938 soulève des polémiques dans un contexte étasunien post-#metoo. À travers ce tableau représentant une jeune fille assise et endormie aux jambes écartées, le peintre est accusé de poser un regard pédocriminel sur l’enfant et d’en sexualiser le corps. À ce titre, une pétition demande le décrochage de la toile, et récolte plus de 10 000 signatures. 

Si de nombreuses anciennes modèles de l’artiste se sont exprimées, à l’issue, sur leurs expériences auprès du peintre et ne relatent aucun épisode inconfortable ou violent à leurs égards, les polémiques soulevées par ces oeuvres posent de nombreuses questions à la société : celles de la sexualisation des corps des femmes et des jeunes filles, celles des représentations et de leur influence, et celles du statut accordé à l’art.   

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Balthus

Considéré comme un peintre majeur du XXeme siècle, Balthus est une valeur sûre du marché de l’art. Les tableaux, les nombreux dessins et les rares lithographies de l’artiste remportent de très belles sommes. 

Pour un tableau de Balthus, les prix débutent entre 20 000 et 80 000 euros pour une nature morte, s’élèvent entre 100 000 et 300 000 euros pour un paysage, un portrait ou un nu, et s’envolent entre 300 000 et 800 000 euros pour une scène de genre. Dans chacune de ces catégories, les prix augmentent considérablement pour les tableaux de grand format (autour de 2m sur 2m) : il faudra compter en moyenne entre 1 000 000 et 3 000 000 d’euros. Là encore, des oeuvres singulières et signatures de l’artiste seront adjugées bien au-delà, autour de 15 000 000 (Thérèse sur une banquette, 1939) et 25 000 000 d’euros (Cat in the Mirror, 1989). 

Majoritairement présents sur le marché, les dessins de Balthus sont également recherchés des collectionneurs. À l’aquarelle, au crayon et parfois à l’encre de chine, on estime un dessin de l’artiste entre 1 000 et 10 000 euros. Quant aux rares lithographies et illustrations de Balthus, on les trouvera autour de 300 euros. 

(Illus.) Girl with cat, 1937, huile sur panneaux, Art institute of Chicago, 87,6 x 77,5 cm

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Estimation gratuite Eugène Baboulène

Eugène Baboulène

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Estimation et cote de l'artiste Eugène Baboulène

Eugène Baboulène (1905-1994) est un artiste peintre et lithographe français affilié à l’École Provençale contemporaine. Longtemps restés dans l’ombre de ses activités de décoration, les tableaux de paysages de Baboulène sont désormais considérés comme des représentations majeures de cette école picturale, retranscrivant la lumière du sud-est dans la lignée de Cézanne.

Estimation gratuite Eugène Baboulène

Prix des œuvres d'Eugène Baboulène

  • Peinture - entre 800 € et 10 000 €

  • Aquarelles et gouaches - entre 400 € et 3 500 €

  • Dessins et œuvres sur papier - entre 250 € et 1 200 €

  • Estampes et lithographies - entre 100 € et 600 €

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Les premières années parisiennes d’Eugène Baboulène

Né à Toulon en 1905, Eugène Baboulène suit rapidement la voie du métier d’artiste. Dès ses douze ans, il intègre l’École des Beaux-Arts de Toulon où il suit les cours d’Edmond Bararoux et Laurent Mattio. Au milieu des années 1920, Eugène Baboulène déménage à Paris pour poursuivre ses études. Il est admis à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts dans l’atelier de Pierre Laurens. À côté, il s’inscrit également à l’École Nationale supérieure des arts décoratifs. Les années parisiennes d’Eugène Baboulène sont denses et brèves. Rapidement, l’artiste se doit d’assurer le travail de retoucheur de nuit pour le quotidien L’Intransigeant afin de subvenir à ses besoins. 

En parallèle, il fréquente les artistes fauves André Derain et Albert Marquet, ou encore Moïse Kisling et Othon Friesz associés à l’École de Paris. Tous l’encouragent à poursuivre son travail d’artiste peintre. Dans ses premières années, Eugène Baboulène admire des artistes tels que Camille Corot, Vincent Van Gogh, Édouard Vuillard et Pierre Bonnard. Il garde de ses premiers maîtres le gout du paysage, l’observation de la lumière et la construction de l’espace pictural à partir de la couleur. Baboulène tente de retranscrire ce qu’il voit sur la toile, et représente principalement des paysages urbains, montagnards, marins ou de la campagne provençale, ainsi que des natures mortes et des scènes de genre. À partir de ces mêmes motifs, l’artiste s’exerce également à la lithographie, une technique dont il devient le maitre.  

Le façonnement du style d’Eugène Baboulène en Provence

Malgré le soutien de ses amis parisiens, Eugène Baboulène ne trouve pas sa place dans la capitale. En 1931, l’artiste regagne donc sa Provence natale, et s’installe à Toulon. Il continue de peindre, mais rencontre des difficultés à vendre ses tableaux. C’est son travail de décorateur, au théâtre et dans les maisons closes de Toulon, qui lui permet de gagner sa vie. En 1936, il est engagé comme professeur de décoration à l’École des Beaux-Arts de Toulon. En 1946, Eugène Baboulène fait la rencontre décisive des artistes catalans Antoni Clavé et Antoni Tàpies. Tàpies et Clavé l’encouragent vivement à abandonner la décoration pour se consacrer entièrement à la peinture. De son côté, Baboulène est profondément impacté par la peinture à la lisière de l’abstraction de ces artistes. Il décide de suivre leur conseil et s’engage exclusivement dans la peinture, affirmant sa voie et affinant sa patte. Influencé par ses amis catalans, Eugène Boulène se libère de certaines conventions de la représentation pour se centrer sur la suggestion du paysage et de son essence grâce à quelques touches de peinture. Les tableaux de paysage de Baboulène demeurent figuratifs, bien que la touche se fasse plus allusive. Dans ses huile sur toile, les motifs se fondent les uns dans les autres, la profondeur se réduit et la palette s’harmonise autour de tons bleus, gris, dorés, boisés, caractéristiques des paysages provençaux. Moins vives que les teintes employées par Cézanne, elle rappelle toutefois la palette du premier grand portraitiste de la Provence. Eugène Baboulène trouve son style de peintre. 

Le succès international du peintre provençal Eugène Baboulène

Par la suite, la reconnaissance artistique d’Eugène Baboulène s’établit immédiatement. Dès 1950, l’artiste participe de tous les événements artistiques importants, telles que le Salon d’Automne ou le Salon des Indépendants. Il expose dans ces manifestations collectives jusqu’à la fin des années 1980. En parallèle, à partir de la fin des années 1950, l’oeuvre de l’Eugène Baboulène fait également l’objet d’expositions personnelles en France et à l’international. Les paysages provençaux, les natures mortes ou les lithographies sont présentés dans des galeries à Paris, à Genève ou encore à New York. Eugène Baboulène est désormais reconnu comme l’un des représentants de l’École provençale, voire pour certains comme l’un de ses meilleurs artistes. Les dernières expositions, collective ou personnelle, consacrés à l’artiste datent de 2019 (Musée Regards de Provence de Marseille, et Galerie Estades de Lyon).   

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’Eugène Baboulène

Les tableaux et les lithographies d’Eugène Baboulène sont très présents sur le marché de l’art, et de nombreuses ventes lui seront consacrées prochainement. On note un engouement particulier pour les huiles sur toile représentants majoritairement des paysages, et parfois des scènes de genre ou des natures mortes. Pour l’un de ces tableaux d’Eugène Baboulène, les prix débutent autour de 600 ou 800 euros pour des petits formats (20×40 cm), mais s’élèvent rapidement autour de 2000 à 3000 euros pour des paysages marins ou montagnards de format moyen. Les lithographies d’Eugène Baboulène circulent également sur le marché de l’art, et on estime leur coût à l’unité entre 50 et 150 euros. Des rares dessins, et notes manuscrites, sont également présents. Les encres de chine ou les rares pastels sur papier sont estimées en moyenne entre 30 et 100 euros avec quelques exceptions susceptibles d’avoisiner les 200 voire 300 euros.   

Reconnaître la signature d'Eugène Baboulène

Savoir reconnaître la signature d’Eugène Baboulène est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre provençal emblématique du XXᵉ siècle. L’artiste signait la grande majorité de ses toiles, dessins et aquarelles de son seul nom de famille « Baboulène », en lettres capitales ou manuscrites, tracées avec assurance. Cette signature, souvent apposée dans le coin inférieur droit de la composition, se distingue par un tracé souple et légèrement incliné, parfois accompagné de la date d’exécution. Sur certaines œuvres, comme Le port de Toulon ou Les barques au mouillage, la signature est intégrée à la composition, peinte dans une teinte proche du décor mais toujours visible, traduisant la cohérence chromatique chère à l’artiste. Sur ses œuvres sur papier, Baboulène privilégiait une signature plus fine, réalisée à l’encre ou au crayon, mais conservant les mêmes caractéristiques graphiques. Ces constantes permettent de distinguer aisément une authentique signature d’Eugène Baboulène des ajouts postérieurs ou des faux. Face à un marché où les œuvres d’artistes régionaux sont parfois mal attribuées, faire vérifier la signature d’un Baboulène par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture moderne et provençale vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Baboulène, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une aquarelle ou d’un dessin.

Signature Eugene Baboulene
Expertise Signature Eugene Baboulene

En lien avec Eugène Baboulène

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Estimation gratuite Jean Restout

Jean II Restout

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Estimation et cote de l'artiste Jean Restout

Estimation gratuite : Jean II Restout ou Jean Restout « le Jeune » (1692-1768) est un peintre français. Découvrez la carrière et les œuvres de Jean II Restout. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Jean Restout

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Les Restout : une dynastie d’artistes

Les Restout forment une vaste congrégation d’artistes rouennais, dont Jean le Jeune (ainsi surnommé pour le distinguer de son père portant le même prénom) est aujourd’hui le membre le plus célèbre.
Il fut d’abord l’élève de son géniteur ainsi que de ses oncles paternels, Eustache et Jacques. Jean II Restout reçut par la suite les leçons de son oncle maternel, Jean- Baptiste Jouvenet (lui-même fameux auteur de peintures religieuses et disciple de Charles Le Brun) et, peut-être, une fois monté à Paris, de Nicolas de Largillierre, portraitiste à la mode formé en Angleterre. Ces ascendances prestigieuses (sa mère elle-même était peintre !) fertilisent le terreau de son talent naturel. Celui-ci se perpétua par le mariage de Jean II Restout avec Marie-Anne Hallé, fille du peintre religieux Claude Guy Hallé : de leur union naquit un nouveau peintre, Jean-Bernard Restout, l’un des précurseurs du style néoclassique.

Succès de Jean Restout le Jeune à l’Académie

Jean II Restout est reçu comme élève à l’Académie royale de peinture et sculpture à vingt-cinq ans, grâce à deux œuvres mythologiques inspirées de L’Énéide de Virgile qui lui valent le grand prix : Vénus demandant à Vulcain des armes pour Énée et Vénus présentant ses armes à Énée (1717). Plutôt que d’entreprendre le traditionnel voyage de formation en Italie, Jean Restout le Jeune demeure à Paris, ce qui lui permet de gravir rapidement les échelons d’une carrière officielle au sein de l’Académie, dont il devient membre à part entière en 1720, professeur en 1734 et directeur en 1760.

Jean II Restout, maître des « pointus »

Dans les années 1730, Hercule-Mériadec de Rohan, prince de Soubise, confie à Jean II Restout la décoration de l’hôtel du même nom, à Paris, où l’on peut encore admirer la Gageure de Phébus et Pan (1738) et Mercure donnant des leçons à l’Amour (1738). Frédéric II de Prusse comptera parmi ses autres fameux commanditaires. Vers la même époque, Jean II Restout fonde un atelier, connu sous le nom d’ « école des pointus », car le maître conseille à ses disciples d’accentuer les pointes et les angles, selon une pratique associée au style rococo. Parmi ses élèves, outre son fils et son neveu, on trouve Maurice Quentin de La Tour, portraitiste virtuose.

 

Le peintre janséniste

Proche du milieu janséniste, Jean II Restout s’illustre particulièrement dans la peinture sacrée, notamment dans la réalisation de retables (Pentecôte, 1732) et de portraits de dignitaires ecclésiastiques (Dom Baudouin du Basset, chartreux de Gaillon, 1716). Dans ces œuvres, la veine théâtrale (composition en triangle, contrastes de lumière accusés, contre-plongée) côtoie le souci de réalisme dans le rendu des visages. Jean II Restout est également connu comme décorateur, réalisateur de dessins pour les tapisseries des Gobelins, illustrateur (La Vérité des miracles de M. François de Pâris, 1737) et théoricien (il a rédigé un Essai sur les principes de la peinture, publié après sa mort). 

Combien vaut une œuvre de Jean Restout le Jeune ?

Jean II Restout n’est pas un peintre très connu mais la rareté de ses oeuvres disponibles leur garantit une estimation assez haute : entre 15 000€ et 20 000€ environ, pour une huile – mais ces ouvrages ne sont pas toujours adjugés. La dernière vente dépassant les 50 000€ date de 2016 ; depuis, les prix ont tendance à baisser. Dessins au fusain, à la craie, à la pierre noire sont vendus entre 1000€ et 2000€.

En lien avec Jean Restout

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Estimation gratuite Hyacinthe Rigaud

Hyacinthe Rigaud

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Estimation et cote de l'artiste Hyacinthe Rigaud

Découvrez la brillante carrière de Hyacinthe Rigaud et ses plus célèbres portraits. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Hyacinthe Rigaud

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Origine et formation

Il naît à Perpignan en juillet 1659, dans la province du Roussillon, qui ne deviendra française que quelques mois plus tard (lors du traité des Pyrénées). Son nom catalan complet, Jacint Francesc Honorat Matias Rigau-Ros i Serra, est rapidement francisé en Hyacinthe Rigaud. De son père tailleur et de son grand-père décorateur-doreur, il hérite son talent esthétique. À la mort de son géniteur, Hyacinthe part se former à Montpellier, ville qui abrite une vie artistique intense. Il y découvre la peinture flamande, celle de Rubens et Van Dyck notamment, à laquelle son nom sera plus tard associé. À Montpellier, Hyacinthe Rigaud suit sans doute les cours d’Antoine Ranc – auquel l’Autoportrait au manteau bleu, daté de 1696, sera dédié. Ranc lui aurait déclaré : « jamais je ne saisirai comme vous la nature avec tant de précision. Vous avez été mon écolier, vous serez mon maître ; souvenez-vous de cette prophétie ! ». Quatre ans plus tard, Hyacinthe Rigaud part achever sa formation à Lyon et, en 1681, alors qu’il dispose déjà d’une solide clientèle dans le Midi et jusqu’en Suisse, il se lance à la conquête de Paris. 

Premiers succès parisiens de Hyacinthe Rigaud

Son succès y sera fulgurant. En 1682, il remporte le premier prix du concours de Rome avec Caïn bâtissant la ville d’Enoch, l’une de ses rares « peintures d’histoire ». Néanmoins, sur les conseils du peintre du roi Charles le Brun, qui l’a déjà remarqué, Rigaud ne se rend pas en Italie, préférant entamer une lucrative carrière de portraitiste. En 1683, son portrait d’Etienne Matheron, joailler de Monsieur, frère de Louis XIV, est jugé si réussi qu’on l’attribue d’abord à Antoine van Dyck. Les bourgeois fortunés qui font partie de ses premiers commanditaires admirent le naturel de ses visages, la vivacité de ses couleurs et de ses postures : « la vérité brillait dans tout ce qu’il faisait. Rigaud savait donner à ses portraits une si parfaite ressemblance, que du plus loin qu’on les apercevait, on entrait pour ainsi dire en conversation avec les personnes qu’ils représentaient. » 

Rigaud et l’Académie

 

En 1684, Hyacinthe Rigaud est agréé à l’Académie royale de peinture. Sa nomination en tant qu’académicien trainera cependant en longueur car, surchargé de commandes, il peine à rendre les deux portraits que lui réclame le jury de l’Académie ; quant à la peinture d’histoire qui lui permettrait de postuler dans cette catégorie prestigieuse, il ne la rendra que… quarante-deux ans plus tard (en 1742). 

Ce n’est donc qu’en 1700 que Hyacinthe Rigaud devient académicien puis professeur, poste qu’il ne remplit que de façon épisodique. En 1735, il démissionnera d’ailleurs de tous ses postes officiels, sans pour autant rompre avec la noble institution. Entretemps, les hommes les plus célèbres du temps se battent pour être croqués par lui : Jules Hardouin Mansart en 1685, Jean de La Fontaine en 1690, Jacques Bossuet en 1702, Antoine Coysevox et Nicolas Boileau en 1704, etc.

Hyacinthe Rigaud, portraitiste des têtes couronnées

C’est cependant grâce à ses portraits de cour que Hyacinthe Rigaud va entrer dans l’histoire. Bien qu’il n’obtienne pas le titre de peintre du roi à la mort de Le Brun, en 1690 (c’est Pierre Mignard qui est nommé), on peut considérer Rigaud comme le portraitiste officiel des Bourbons durant quatre générations. 

Sa représentation de Louis, grand Dauphin de France en 1697 – posant en habit militaire, bâton de commandement à la main, sur fond de bataille – lance un type de composition promis à un riche avenir. 

 

Dès 1694, Louis XIV lui-même sollicite les talents de Rigaud, qui s’impose particulièrement dans le somptueux Louis XIV en costume de sacre (1701, Musée du Louvre), aujourd’hui reproduit par tous les livres d’histoires. À la somptuosité des draperies cramoisies qui auréolent le monarque fait pendant le moelleux de l’hermine qu’il porte, tandis que sa pose majestueuse se voit contrebalancée par la finesse expressive du visage, mêlant majesté et bienveillance.

 

Hyacinthe Rigaud poursuivra sa carrière à la cour durant le règne de Louis XV, dont il ne réalisera pas moins de trois portraits – le premier l’année même de la mort du Roi-Soleil, en 1715, le dernier (conservé à Versailles), en 1727. De l’enfant au monarque fraichement sacré, on y voit évoluer la physionomie du Bien-aimé, très différente de celle de son arrière-grand père.

 

Les têtes couronnées d’Europe se pressent dans l’atelier de Rigaud : Frederick IV de Danemark en 1693, Charles XII de Suède en 1715 (peint non d’après nature mais à partir d’un autre portrait, le Suédois n’ayant pu se rendre à Paris) et, la même année, Auguste le Fort roi de Pologne. 

Le « Van Dyck français »

« Il a joint à l’aimable naïveté et à la belle simplicité de Van Dick une noblesse dans ses attitudes et un contraste gracieux qui lui ont été particuliers. Il a pour ainsi dire amplifié et étendu les draperies de ce célèbre peintre et répandu dans ses compositions cette grandeur et cette magnificence qui caractérisent la majesté des rois et la dignité des grands dont il a été le peintre par prédilection », écrira son filleul – ce qui vaudra à Rigaud le surnom de « Van Dyck français ». On estime à un millier le nombre de modèles qui ont sollicité Rigaud. En conséquence, celui-ci doit faire appel à l’aide de collaborateurs, spécialisés qui dans les paysages, qui dans les plantes, qui dans les fonds et ciels. Joseph et Gaspard Parrocel ainsi que Jean-Baptiste Belin de Fontenay appartiendront à son atelier. 

Ce travail « en commun » complique aujourd’hui l’attribution des toiles. 

La vie privée de Hyacinthe Rigaud

D’un naturel plaisant et agréable, Hyacinthe Rigaud était cependant affecté d’un fort bégaiement (« il lui faut un quart d’heure pour chaque mot », raillera la Princesse palatine). Il ne se mariera que sur le tard, en 1710 (un premier mariage, en 1703, est dissout sans être consommé), à cinquante ans passés, avec Elisabeth de Gouy, dont il n’aura pas d’enfant. Hyacinthe Rigaud décède en son domicile de la rue Louis-le-Grand à Paris, à la fin de l’année 1743. Sa fortune a été écornée par les dépenses liées à son atelier mais il laisse une riche collection d’œuvres d’art, parmi lesquelles plusieurs tableaux de Van Dyck. En 1820, le Musée Hyacinthe Rigaud est fondé à Perpignan, sa ville natale. 

Combien vaut une œuvre de Hyacinthe Rigaud?

Maître reconnu et prolixe, Rigaud bénéficie d’une cote confortable : en 2022, son Portrait de Pierre Vincent Bertin a été adjugé 420 000€ ! L’Autoportrait à la palette, pas moins expressif mais moins achevé, n’a, lui, pas dépassé les 45 000€. Beaucoup de toiles signées Rigaud sont en fait des travaux d’atelier : lorsque celui-ci est avéré, la cote s’en ressent et les prix se voient divisés par dix. Mais il est fréquemment arrivé, ces dernières années, que des œuvres portant le nom de Rigaud et estimées autour de 5000€ partent…. pour des sommes dix fois plus élevées.  Une expertise est donc souvent nécessaire.

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