Estimation gratuite Alexandre Altmann

Alexandre Altmann

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Estimation et cote de l'artiste Alexandre Altmann

Alexandre Altmann (1878-1932) est un artiste ukrainien et d’origine juive exilé à Paris dès ses débuts. Participant de l’École de Paris, l’artiste est reconnu en son temps pour ses tableaux modernes de paysages, représentant l’eau sous différentes formes, et ses rivages multiples au gré des saisons. 

Estimation gratuite Alexandre Altmann

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Alexandre Altmann, les débuts au sein de l’École de Paris

Né en 1878 en Ukraine, Alexandre Altmann réalise des études à l’école des Beaux-Arts de la ville portuaire d’Odessa. En 1905, l’artiste d’origine juive fuit les pogroms de 1905, à Odessa, avec sa femme et ses deux enfants. Ils trouvent refuge à Paris, alors connue pour son effervescence artistique et son accueil de nombreux artistes exilés d’Europe de l’Est. 

À Paris, Alexandre Altmann et sa famille s’installent dans le quartier de Vaugirard, proche de la Ruche. Cité d’artistes, la Ruche est l’un des viviers artistiques de l’époque, réunissant de nombreux artistes aux origines de l’art moderne. Les acteurs du fauvisme, de l’expressionnisme ou encore du cubisme s’y retrouvent. Alexandre Altmann trouve un atelier à la Ruche, s’inscrit à l’Académie Julian et fréquente l’atelier du peintre académique Bouguereau. 

Installé dans le quartier des artistes exilés, Alexandre Altmann se trouve dans le berceau de l’École de Paris. Loin d’être un groupe, l’École de Paris est une expression théorique et historique désignant les artistes, notamment étrangers, ayant travaillés à Paris entre 1900 et 1960. Réunissant une multitude de style, elle évoque la vitalité artistique de la scène parisienne d’alors. 

Alexandre Altmann, l’art du paysage

De son côté, Alexandre Altmann opte pour la peinture de paysages, urbains ou ruraux. Dans ses premières toiles, il représente des vues de Paris et de la campagne environnante. En 1910, l’artiste connaît un succès retentissant avec son tableau L’inondation de Paris. Dans un mélange de bleus, d’orangés et d’ocres, Altmann représente les maisons et les immeubles de manière rectiligne, ensevelis par une eau tourbillonnante, pourvue de nombreux reflets.   

À l’issue de ce tableau phare, Alexandre Altmann est éminemment salué par la critique. En 1911, Guillaume Apollinaire se réjouit de la « grande sincérité de ses paysages » et d’un « paysagiste dont l’oeil est excellent, et qui sait rendre la nature dans toute sa variété ». En 1912, la Galerie Devambez présente ses tableaux de paysages, aux côtés des artistes Ignacio Zuloaga et Jean Arnavielle. Par la suite, la galerie consacrera l’oeuvre d’Alexandre Altmann à travers une grande exposition personnelle. 

En dehors de cette oeuvre, Alexandre Altmann réalise de nombreux paysages en portant une attention particulière à l’eau et à ses rivages, ainsi qu’aux différentes saisons et moments de la journée. Dans ses toiles, les motifs des rivières et des fleuves ainsi que les marines reviennent, l’hiver, le printemps, l’été et l’automne se succèdent, à partir d’une travail rigoureux de la couleur et de la lumière. À cet égard, Alexandre Altmann est également reconnu comme un grand pastelliste en son temps.  

Alexandre Altmann, une vie marquée par l’exil

En dépit de l’expérience de l’exil, Alexandre Altmann construit son oeuvre et trouve sa place au sein de la scène artistique parisienne. Il présente ses tableaux dans de nombreux salons en vogue tels que le Salon des Indépendants, des Tuileries ainsi que le Salon d’Automne. L’artiste jouit d’une reconnaissance de ses pairs. 

Au cours de la Première Guerre mondiale, Alexandre Altmann est toutefois contraint de fuir à nouveau son lieu de vie. Aux côtés de nombreux artistes de la Ruche, il se réfugie possiblement en Russie, à Moscou, selon certaines sources historiques. Alexandre Altmann aurait alors noué des liens étroits avec Marc Chagall ou encore Wassily Kandinsky, tout juste revenu d’Allemagne.

De retour en France aux alentours de 1920, Alexandre Altmann s’installe à Némours, en région parisienne. Il découvre les Pays-Basques et séjourne à de nombreuses reprises à Saint-Jean de Luz avec son ami Gabriel Leduc, rencontré à La Ruche. Alexandre Altmann rapportera des marines et des vues portuaires de ses différents voyages basques. 

L’artiste termine sa vie à Crécy-La-Chapelle, où une rue porte son nom. Nombreuses de ses oeuvres appartiennent à des collections prestigieuses, à l’image des deux tableaux conservés par le MNAM-Centre Pompidou. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’Alexandre Altmann

Sur le marché de l’art, on retrouve de nombreux tableaux et dessins d’Alexandre Altmann, représentant des paysages, des natures mortes, quelques scènes de genre et des portraits. 

Pour une peinture de paysage, les prix varient en moyenne entre 1 000 et 6 000 euros, en fonction du format ou du motif représenté. Les nombreuses natures mortes d’Alexandre Altmann remportent également des jolies sommes, entre 3 000 et 6 000 euros. Certains tableaux d’exception, avec des lieux emblématiques de l’artiste, des cadrages singuliers ou une touche particulière, obtiennent des prix supérieurs : comptez entre 8 000 et 18 000 euros. 

Pour les dessins d’Alexandre Altmann, on retrouve de nombreux portraits réalisés au fusain ou à l’encre, ainsi que des paysages ou des scènes de genre au pastel, à la craie ou à l’aquarelle. Pour l’un d’entre eux, il faudra compter entre 100 et 950 euros. 

(Illus.) Alexandre Altmann, Huile sur toile 

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Alexander Archipenko

Alexander Archipenko

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Estimation et cote de l'artiste Alexander Archipenko

Alexander Archipenko (1887-1964) est un artiste sculpteur ukrainien naturalisé étasunien. Membre du groupe de la Section d’Or, l’artiste constitue un véritable chef de fil de la sculpture moderne et post-cubiste des années 1910-1920. 

Estimation gratuite Alexander Archipenko

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Alexander Archipenko, un sculpteur à l’avant-garde

Né en 1887 à Kiev, Alexander Archipenko grandit dans une famille d’ingénieur. Passionné par les mathématiques, il se tourne pourtant vers des études d’art à Kiev et à Moscou entre 1902 et 1906. Révulsé par l’enseignement académique, Archipenko le revendique clairement auprès de ses enseignements, et finit par être renvoyé de l’établissement. 

En 1908, Alexander Archipenko s’installe à Paris et se forme en autodidacte à la sculpture grecque  antique en fréquentant assidument le musée du Louvre. En parallèle, il fréquente les milieux d’avant-garde, en particulier le groupe cubiste en pleine ascension. Dès 1910, Archipenko expose au Salon des Indépendants des sculptures qui l’établissent comme un artiste d’avant-garde à part entière. 

En 1911, Alexander Archipenko, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Robert Delauney, Henri Le Fauconnier, André Lhote et Joseph Csaky font scandale au Salon des indépendants, accusés de caricaturer le cubisme. Avec ses compères, Archipenko rejoint le groupe ainsi de la Section d’Or l’année suivante, réunis à Puteaux autour des frères Duchamp. Caractérisé par une approche post-cubiste, le groupe organise son premier salon autonome à l’automne 1912, à nouveau sous le feu de critiques houleuses. 

Alexander Archipenko, des sculptures post-cubistes

D’abord influencé par la sculpture de Rodin, Alexander Archipenko s’empare ensuite de la grammaire cubiste. En 1909, il réalise Torse, sa première sculpture aux lignes anguleuses et aux volumes à tendance géométrique. Il s’inspire à ce moment des sculptures de Käthe Kollwitz et d’Ernst Barlach. 

Au cours des années 1910, Alexander Archipenko expérimente et crée peu à peu son propre style, dit post-cubiste. D’un côté, l’artiste façonne de nouveaux enjeux plastiques liés à la relation entre les vides et les pleins, à partir de volumes pleins et de volumes en creux, proche de son contemporain Brancusi. Le bronze Woman Combing her Hair de 1915 est une bonne illustration de cette esthétique. 

De l’autre, Alexander Archipenko réalise des sculptures peintes, mettant en relation la peinture et la sculpture, et ouvre la sculpture à une diversité de matériaux (verre, fil de fer, métal…). La série des Medrano (1912), sortes de pantins désarticulés, résulte de ces expérimentations. Archipenko déploie une sculpture de facture constructiviste, qu’il ne cessera de développer par la suite. 

Dans les années 1920 et 1930, Alexander Archipenko emprunte deux voies différentes : une sorte de retour à la tradition où la forme lisse domine (Femme, 1920) et un style constructiviste combinant la peinture et la sculpture (Archipeintures, 1924-1928). Dans les années 1940, 1950 et 1960, Archipenko reviendra à ses débuts post-cubistes à travers une exploration de matériaux nouveaux tels que le plastique. 

Alexander Archipenko, un artiste moderne

Outre-Atlantique, les sculptures d’Alexander Archipenko sont reconnues à la pointe de la modernité artistique. L’artiste présente quatre oeuvres à la célèbre exposition de l’Armory Show en 1913. Au cours de la Première Guerre Mondiale, l’artiste se réfugie sur la cote d’Azur où il rencontre la peintre belge Marthe Donas, qui deviendra son épouse et sa proche collaboratrice. 

Dans les années 1920, le couple voyage en Europe et aux États-Unis, où ils s’établissent. Naturalisé étasunien en 1928, Alexander Archipenko enseigne dans de nombreuses universités et écoles d’art tels que la New Bauhaus et la New Bauhaus School of Industrial Arts de Chicago, et ouvrira de nombreuses écoles au cours des années 1920. 

Durant l’entre-guerre, Alexander Archipenko connaît une reconnaissance artistique internationale. En 1920, Archipenko participe à la Biennale de Venise, tandis qu’en 1933, il expose au pavillon ukrainien du Century of Progress world’s Fair de Chicago. En parallèle, les sculptures de l’artiste présentes dans les musées allemands sont confisqués et détruites par les nazis, les considérant comme de l’art dégénéré. Archipenko perdra de nombreuses oeuvres de ses débuts. 

Signe de son importance, Alexander Archipenko est aujourd’hui considéré comme un grand sculpteur moderne présents dans les plus grandes institutions.  

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Alexander Archipenko

Détruites pendant la Seconde Guerre mondiale ou conservées dans les institutions, les oeuvres d’Alexander Archipenko se font rares sur le marché de l’art. On retrouve certaines sculptures post-cubistes, des dessins préparatoires, et quelques rares peintures et lithographies de l’artiste.

Pour une sculpture d’Archipenko, les prix débutent autour de 2000 euros, mais oscillent en moyenne entre 12 000 et 50 000 euros. Les sculptures-signatures de l’artiste remportent des prix bien supérieurs : un tirage en bronze de Woman combing her hair est adjugée à 235 600 euros. Pour un dessin d’Archipenko, il faut compter entre 700 et 7000 euros, avec des exceptions cubistes autour de 100 000 euros. 

Les rares tableaux réalisés par Archipenko remportent également de très beaux prix : entre 30 000 et 140 000 euros. Quant aux lithographies futuristes, réalisées à l’aube des années 1910, il faut compter autour de 400 euros. 

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Abram Efimovich Arkhipov

Abram Efimovich Arkhipov

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Estimation et cote de l'artiste Abram Efimovich Arkhipov

Abram Efimovich Arkhipov (1862-1930) est un peintre russe majeur, associé au mouvement des Ambulants, ou Peredvizhniki. Ses scènes de la vie paysanne, ses paysages du nord de la Russie et ses portraits de femmes vêtues de costumes traditionnels occupent une place importante dans l’histoire de la peinture réaliste russe. Ses œuvres les plus recherchées se distinguent par une touche énergique, des empâtements généreux et des rouges particulièrement intenses.

La cote d’Abram Efimovich Arkhipov présente de grands écarts. Une étude sur papier peut valoir quelques milliers d’euros, tandis qu’un grand portrait de paysanne à l’huile peut dépasser le million d’euros. Vous possédez une peinture, un dessin ou une étude attribuée à Arkhipov ? Estimon’Objet vous propose une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée avec l’appui de spécialistes de l’art russe et de commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Abram Efimovich Arkhipov

Prix des œuvres d’Abram Efimovich Arkhipov

  • Portrait de paysanne ou figure à l’huile : de 20 000 € à plus de 1 200 000 €

  • Scène de genre et vie rurale : de 15 000 € à plus de 700 000 €

  • Paysage, vue fluviale ou étude : de 1 000 € à plus de 180 000 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre d’Abram Efimovich Arkhipov, il faut d’abord déterminer sa technique, son sujet et sa période. Un grand portrait de paysanne en costume traditionnel n’a pas la même valeur qu’un paysage de petit format, une étude préparatoire ou un dessin. Des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du châssis et des étiquettes permettent d’effectuer une première analyse.

Les experts d’Estimon’Objet examinent ensuite la qualité de la touche, les pigments, le support, l’état de conservation et la provenance. Ils comparent l’œuvre aux compositions documentées et aux résultats du marché. Pour les tableaux importants, une analyse scientifique ou l’avis complémentaire d’un spécialiste de la peinture russe peut être nécessaire avant de confirmer l’attribution.

La cote d’Abram Efimovich Arkhipov sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre d’Abram Efimovich Arkhipov dépend principalement du sujet, de la technique, des dimensions et de la provenance. Les grands portraits féminins des années 1910 et 1920 dominent le marché. Les scènes paysannes et les tableaux liés à la période des Ambulants restent également très recherchés. Les équivalences en euros indiquées ci-dessous sont arrondies selon les taux de change de la période concernée.

La cote des portraits de paysannes d’Abram Efimovich Arkhipov

Les portraits de paysannes russes représentent le sommet de la cote d’Arkhipov. Les compositions de grand format, peintes avec une matière épaisse et dominées par le rouge, le rose ou l’orange, sont particulièrement appréciées. La présence d’un costume régional, une provenance ancienne et une exposition historique renforcent considérablement leur valeur.

Voici quelques résultats de référence :

  • Peasant Woman in a Red Dress, huile sur toile datée de 1922 : environ 1 230 000 € en décembre 2015, soit 905 000 £.
  • A Peasant Woman in a Red Shawl, huile sur toile : environ 660 000 € en novembre 2008, soit 553 250 £.
  • Young Peasant Woman, huile sur toile : environ 565 000 € en novembre 2015, soit 398 500 £.

Ces résultats concernent des peintures authentifiées et bien documentées. Un portrait de dimensions réduites, une œuvre restaurée ou une attribution incertaine peut se négocier à un niveau beaucoup plus faible.

La cote des scènes de genre d’Abram Efimovich Arkhipov

Les scènes de genre d’Arkhipov montrent les marchés, les travaux domestiques, les déplacements et la vie quotidienne des communautés rurales. Les tableaux des années 1890 à 1910, proches de l’esthétique des Ambulants, séduisent par leur dimension sociale et leur qualité narrative. Les grands formats exposés du vivant de l’artiste sont les plus recherchés.

Voici quelques résultats de référence :

  • At the Market, huile sur toile : environ 760 000 € en novembre 2006, soit 512 000 £.
  • Home from Market, huile sur toile datée de 1928 : environ 355 000 € en novembre 2014, soit 278 500 £.
  • Beggars, huile sur toile : environ 255 000 € en mai 2012, soit 205 250 £.

Ces résultats montrent l’intérêt du marché pour les compositions figuratives ambitieuses. La présence de plusieurs personnages, la lisibilité de la scène, la date et l’historique de l’œuvre influencent directement son estimation.

La cote des paysages d’Abram Efimovich Arkhipov

Les paysages d’Abram Efimovich Arkhipov représentent les rives de la Volga, les villages, les chemins, les bateaux et les régions du nord de la Russie. Leur cote varie selon le format et le degré d’achèvement. Les huiles lumineuses peintes sur le motif atteignent des prix supérieurs aux esquisses rapides et aux œuvres sur papier.

Voici quelques résultats de référence :

  • To Vespers, huile sur toile peinte en 1898 : environ 184 000 € en novembre 2017, soit 162 500 £.
  • Murom, huile sur toile vers 1910 : environ 88 000 € en juin 2016, soit 68 750 £.
  • The Boats, huile sur toile : environ 76 000 € en novembre 2012, soit 61 250 £.

Ces résultats concernent des paysages signés et documentés. Une étude sur papier peut rester sous les 5 000 €, tandis qu’une huile de grande qualité, dotée d’une provenance solide, peut dépasser largement 100 000 €.

Comment reconnaître une œuvre d’Abram Efimovich Arkhipov ?

Une peinture d’Abram Efimovich Arkhipov se reconnaît souvent à sa touche large, libre et très matérielle. Dans les portraits tardifs, les visages et les vêtements sont construits avec des touches épaisses qui restent visibles. Les rouges vermillon, les roses, les orangés et les blancs lumineux produisent un contraste puissant avec des fonds plus sombres.

Les portraits de paysannes montrent fréquemment une femme assise ou représentée à mi-corps, de face ou de trois quarts. Le modèle porte une robe, un sarafan, un châle ou un foulard traditionnel. Arkhipov ne cherche pas une finition photographique : les volumes apparaissent grâce à la couleur, aux empâtements et aux reflets posés directement sur la matière.

Les scènes plus anciennes utilisent une palette brune, grise et terreuse, adaptée aux intérieurs modestes et aux sujets sociaux. Les paysages présentent une touche rapide qui traduit la lumière, l’humidité de l’air et les mouvements de l’eau. Cette diversité impose toutefois de rester prudent : le style seul ne permet jamais de confirmer une attribution.

Reconnaître la signature d’Abram Efimovich Arkhipov

Abram Arkhipov signe généralement ses tableaux en caractères cyrilliques, sous la forme « А. Архипов » ou « Архипов ». La signature peut apparaître dans l’angle inférieur droit ou gauche. Certaines œuvres portent également une date, parfois réduite aux deux derniers chiffres de l’année.

La signature d’Arkhipov peut être tracée avec une peinture brune, rouge ou sombre, selon la palette du tableau. Elle doit rester cohérente avec la matière environnante. Une signature déposée sur un vernis récent, une zone abrasée ou une couche de peinture différente mérite un examen approfondi.

Le revers peut révéler des étiquettes d’exposition, des numéros anciens, des annotations en russe, des cachets ou des marques de fournisseur. Ces éléments sont souvent plus utiles qu’une signature isolée. Une inscription ressemblante ne suffit jamais à établir l’authenticité d’une œuvre.

Expertise signature Abram Efimovich Arkhipov
Signature Abram Efimovich Arkhipov

Œuvre d’Abram Efimovich Arkhipov : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur chez Estimon’Objet, commence par identifier le support et la technique. Il observe la toile, la préparation, la densité des empâtements et la manière dont les couleurs se superposent. La touche doit correspondre à la période et au type d’œuvre étudié.

L’examen porte ensuite sur la cohérence stylistique. Les spécialistes analysent la construction du visage, le traitement des mains, la lumière et la gamme chromatique. Sur les portraits tardifs, la matière doit rester libre et énergique sans devenir désordonnée. Sur les scènes plus anciennes, la composition doit conserver la précision narrative propre au réalisme russe.

Enfin, les experts étudient la provenance, les anciennes étiquettes, les restaurations et la relation entre la signature et la couche picturale. Une observation sous lumière ultraviolette peut révéler des repeints. Pour une œuvre importante, une analyse des pigments, une radiographie ou une consultation spécialisée peut compléter l’expertise.

Abram Efimovich Arkhipov, peintre de la vie paysanne russe

Abram Efimovich Arkhipov naît en 1862 dans le village d’Egorovo, dans le gouvernement de Riazan. Issu d’une famille paysanne, il entre en 1877 à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Il y reçoit notamment l’enseignement de Vassili Perov, Alexeï Savrassov, Vladimir Makovski et Vassili Polenov. Après un passage à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, il revient à Moscou et termine sa formation en 1888.

Arkhipov rejoint les Ambulants en 1891. Il peint alors les travailleurs, les lavandières, les paysans et les populations modestes sans idéaliser leurs conditions de vie. Des œuvres comme Sur l’Oka, Les Lavandières et La Visite au malade établissent sa réputation. Il voyage également le long de la Volga et dans le nord de la Russie, où il réalise de nombreux paysages et tableaux de plein air.

À partir du début du XXe siècle, sa peinture devient plus colorée et plus expressive. Ses portraits de paysannes en costume traditionnel se caractérisent par des rouges éclatants, une touche épaisse et une présence monumentale. Arkhipov enseigne durant de nombreuses années à Moscou et poursuit son activité après la révolution de 1917. Il meurt à Moscou en 1930, après avoir formé plusieurs générations de peintres russes.

Pour faire estimer une œuvre attribuée à Abram Efimovich Arkhipov, photographiez-la de face sous une lumière naturelle, puis prenez une vue rapprochée de la matière. Une lumière légèrement oblique permet de montrer les empâtements, les craquelures et les éventuelles restaurations.

Photographiez également le revers de la toile, le châssis, la signature, les étiquettes et toutes les inscriptions. Ne nettoyez pas la peinture et ne retirez aucune étiquette ancienne. Même un numéro difficile à lire peut permettre de retrouver une exposition ou une ancienne collection.

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre d’Abram Efimovich Arkhipov ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions et les documents disponibles. Partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, Estimon’Objet vous accompagne dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage, d’une assurance ou d’un inventaire.

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Boris Lacroix

Boris Lacroix

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Estimation et cote de l'artiste Boris Lacroix

Boris Lacroix (1902-1984) fut un architecte, décorateur, designer et peintre français, figure emblématique de l’avant-garde du XXᵉ siècle. Véritable touche-à-tout du modernisme, il a marqué de son empreinte le monde du design et de la décoration intérieure par la rigueur géométrique et l’élégance intemporelle de ses créations. Ses lampes, meubles et objets témoignent d’une recherche constante d’équilibre entre fonction et esthétique, innovation et pureté des lignes. Contactez les experts d’Estimonobjet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide et confidentielle de votre luminaire ou objet décoratif de Boris Lacroix ! 

Estimation gratuite Boris Lacroix

Prix des œuvres de Boris Lacroix

  • Lampes et luminaires : entre 800 € et 20 000 €

  • Meubles (tables, fauteuils, consoles) : entre 2 000 € et 25 000 €

  • Dessins, croquis et œuvres graphiques : entre 500 € et 3 000 €

Vous possédez une lampe, un meuble ou une œuvre signée Boris Lacroix et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement votre objet grâce à Estimon’objet, le service d’expertise en ligne de référence. Nos commissaires-priseurs partenaires analysent chaque pièce avec rigueur — provenance, authenticité, état, rareté — pour vous fournir une estimation précise, gratuite et confidentielle sous quelques jours. Que vous soyez collectionneur, héritier ou amateur de design moderne, notre équipe vous accompagne dans l’évaluation et la mise en valeur de vos pièces signées Boris Lacroix.

Boris Lacroix, pionnier du design moderne

Louis Boris Lacroix, né en 1902 à Paris, incarne parfaitement l’esprit novateur et avant-gardiste de l’entre-deux-guerres. Il se forme très jeune à l’architecture et à la décoration, avant de collaborer avec Jean Patou, célèbre couturier de l’époque, pour lequel il conçoit des vitrines et des intérieurs raffinés. Son talent pour le dessin et sa compréhension des volumes l’amènent à développer un langage formel propre : lignes pures, équilibre des proportions, et un goût certain pour la simplification des formes. Dans les années 1930, Boris Lacroix s’impose comme l’un des représentants majeurs du mouvement Art déco, puis du fonctionnalisme naissant. À l’image de Jacques Adnet ou de Charlotte Perriand, il conçoit des objets à la fois élégants et pratiques, pensés pour la modernité du mode de vie urbain.

L’esprit du métal et de la lumière

Le nom de Boris Lacroix est indissociable de ses luminaires. Ses créations emblématiques associent le métal chromé, le laiton ou le nickel à des diffuseurs en verre opalin ou en aluminium laqué. Ces lampes, qu’elles soient de bureau, de table ou murales, incarnent un dialogue harmonieux entre technologie et esthétique. Lacroix explore dès le début des années 1930 le concept du luminaire articulé, permettant d’orienter la lumière selon les besoins. Ses créations se distinguent par :

  • Des lignes géométriques épurées, caractéristiques de l’Art déco tardif ;
  • Une grande qualité d’exécution, héritée des ateliers d’artisans parisiens ;
  • Une recherche fonctionnelle, annonciatrice du design industriel d’après-guerre.

Certaines lampes, comme la lampe à bras pivotant en laiton et acier chromé, ou encore la lampe de bureau à double réflecteur, sont aujourd’hui considérées comme des icônes du design français des années 1930.

Un créateur complet : du mobilier à l’architecture

Au-delà du luminaire, Boris Lacroix a laissé une œuvre riche et diversifiée. Architecte de formation, il a conçu des aménagements intérieurs et du mobilier pour de grands ensembles parisiens. Ses meubles tubulaires ou ses tables en verre et métal reflètent la même exigence formelle que ses objets lumineux : rigueur, équilibre, fonctionnalité. Il expose régulièrement au Salon des Artistes Décorateurs et au Salon d’Automne, où ses créations côtoient celles de figures majeures du design moderne comme René Herbst, Jean-Michel Frank ou Eileen Gray. Après la Seconde Guerre mondiale, il poursuit sa carrière comme peintre et décorateur, produisant également des œuvres sur papier et des compositions abstraites. Son approche, toujours empreinte d’une grande sensibilité esthétique, témoigne de la continuité entre son œuvre d’architecte, de designer et d’artiste.

Boris Lacroix et l’héritage du modernisme français

Boris Lacroix appartient à cette génération de créateurs qui ont su allier art et industrie. Son travail préfigure le design contemporain, en cherchant à rendre la beauté accessible sans jamais renoncer à la qualité. Son œuvre inspire encore aujourd’hui de nombreux designers et collectionneurs, fascinés par la sobriété élégante et la modernité intemporelle de ses créations. Les pièces signées Boris Lacroix sont très recherchées sur le marché de l’art et du design, notamment par les amateurs d’Art déco et de design industriel. Les plus beaux exemplaires sont conservés dans des collections privées et dans certains musées dédiés aux arts décoratifs du XXᵉ siècle.

Cote et ventes marquantes de Boris Lacroix sur le marché de l’art

Le marché des créations de Boris Lacroix connaît un regain d’intérêt depuis les années 2000, porté par la redécouverte du design des années 1930. Les ventes aux enchères reflètent cette tendance avec des adjudications en forte progression. Voici quelques résultats notables :

  • Lampe de bureau en laiton et métal chromé, vers 1935 – vendue 18 000 € en 2023.
  • Paire d’appliques murales en laiton poli et verre opalin, vers 1938 – adjugée 12 500 € en 2022.
  • Table basse circulaire en verre et métal tubulaire, vers 1930 – vendue 9 800 € en 2021.
  • Lampe articulée à double réflecteur, modèle rare – adjugée 21 000 € en 2020.
  • Dessin préparatoire de luminaire, encre sur papier – vendu 2 200 € en 2024.

Ces résultats témoignent de la vitalité du marché pour les œuvres de Boris Lacroix, dont la cote ne cesse de progresser, portée par l’intérêt croissant pour le design moderniste français. Que vous souhaitiez vendre, assurer ou simplement connaître la valeur de votre pièce signée Boris Lacroix, Estimon’objet vous accompagne à chaque étape. Grâce à notre réseau d’experts et de commissaires-priseurs spécialisés dans le design et les arts décoratifs du XXᵉ siècle, nous vous garantissons une estimation fiable, gratuite et confidentielle. Soumettez dès maintenant vos photos et informations sur Estimonobjet.fr, et recevez sous 48 heures l’avis d’un expert sur la valeur de votre œuvre de Boris Lacroix. Boris Lacroix, l’élégance du modernisme français mise en lumière par Estimon’objet.

Reconnaître la signature de Boris Lacroix

Les œuvres de Boris Lacroix portent différentes formes de signature selon leur nature et leur période de création. Sur ses peintures, gouaches et aquarelles, l’artiste signait fréquemment « B. L. » ou « Boris Lacroix », souvent en bas à droite de la composition. Cette signature, fine et équilibrée, reflète le soin graphique et la rigueur du créateur. Pour ses meubles, luminaires et objets de design, la signature prend le plus souvent la forme d’un cachet circulaire, frappé ou gravé, comportant la mention « Boris Lacroix » au centre. Ce marquage, sobre et immédiatement reconnaissable, garantit l’authenticité des pièces issues de ses ateliers. Avant toute transaction ou restauration, il est vivement recommandé de faire vérifier la signature et le cachet par un expert spécialisé, afin de confirmer l’origine et la valeur exacte de l’objet.

Signature Boris Lacroix
Expertise signature Boris Lacroix

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Estimation gratuite David Smith

David Smith

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Estimation et cote de l'artiste David Smith

Découvrez le parcours de David Smith, ami de Jackson Pollock et de Willem de Kooning, et unique sculpteur de l’expressionnisme abstrait. Besoin d’une expertise concernant David Smith ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite David Smith

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David Smith à la découverte des arts et de la soudure

David Smith est né en 1906 dans l’Indiana, à Decatur, dans une famille de la moyenne bourgeoisie locale. Le parcours de David Smith est atypique ; Smith étudie l’art à l’Université de l’Ohio à Athens durant un an seulement, puis s’engage dans une usine automobile où il est soudeur. Déjà, le travail du métal et la ferronnerie attirent le jeune David Smith, qui fait donc ses armes non pas à l’université, mais chez un constructeur automobile. Après cette année formatrice, David Smith se tourne vers la peinture, et s’inscrit à l’Art Students League de New-York, où il entre dans l’atelier de John Sloan puis de Jan Matulka. Il découvre à cette époque les avant-gardes de Paris, le fauvisme de Matisse, le cubisme de Braque et Picasso prisé par Matulka, mais aussi l’art abstrait de Kandinsky et Mondrian, et de manière générale le constructivisme russe qui le passionne. 

David Smith héritier de la technique de la soudure de Picasso et González

Au début des années 1930, John Graham, émigré russe, le présente à Arschile Gorky, mais aussi aux grands peintres de l’avant-garde américaine comme Willem de Kooning, Edgar Levy, Stuart Davis, Jean Xceron ou Jackson Pollock. Mais David Smith découvre surtout, grâce à John Graham vers 1931-32, la technique de la soudure élaborée et utilisée par Julio González et son célèbre ami, Pablo Picasso, lors de leurs collaborations. David Smith lui-même ayant été formé à l’art de la soudure lors de son passage dans l’industrie automobile, il comprend le rôle qu’est destiné à jouer cette nouvelle approche de la sculpture, et il tente de délaisser la peinture ; pourtant, souvent encore, il accroche des objets en bois, en corail et en métal sur les toiles, comme s’il tentait de concilier sa vocation de sculpteur avec sa formation de peintre. Puis Smith se libère pour se tourner définitivement vers la sculpture. De sa carrière de peintre, il ne gardera qu’un goût forcené pour le dessin, préparant souvent ses réalisations en trois dimensions. Ses premières sculptures en métal soudé datent de 1933, et forment une série de têtes composées à partir d’éléments hétéroclites soudés entre eux, une esthétique que pratique Picasso à cette période. En 1934, il s’installe à Brooklyn dans un hangar, le « Terminal Iron Works ». Ce grand espace permet à David Smith de manier ses outils de soudure sans risque, à l’instar de Julio González, qu’il appelle « le maître du chalumeau ». 

David Smith seul sculpteur de l’expressionnisme abstrait

David Smith travaille dans son atelier de Brooklyn jusqu’en 1940. Aux côtés de ses amis peintres, notamment de Kooning et Pollock, il entre de plein pied dans le mouvement de l’expressionnisme abstrait. Il en est le premier et le seul sculpteur reconnu. 

Entre 1935 et 1936, David Smith voyage en Europe pour mieux s’informer sur la diversité des mouvements et des tendances qui régissent le coeur de l’activité artistique, et dont l’étape la plus importante est alors Paris. Le sculpteur américain observe attentivement les sculptures de Mirò et de Giacometti. En 1938, c’est à l’East River Gallery de New-York que Smith tient sa première exposition personnelle de sculptures. Elles sont au nombre de dix-sept, réalisées en fer forgé, technique empruntée à son mentor lointain, Julio González. Smith s’impose peu à peu comme pionnier de la sculpture abstraite aux Etats-Unis. 

La spirale du succès brisée par la mort précoce de David Smith

Pendant la guerre, David Smith est engagé comme soudeur de locomotives et de véhicules blindés. À cette époque il libère son imagination de sculpteur. Depuis quelques années déjà, il travaille sur la notion de transparence, qui se prête si peu, par essence, à la sculpture, réalisée dans un bloc ; et ses trouvailles étonnent ses contemporains. En 1947, il s’interroge sur le paysage et conçoit des oeuvres saisissantes. Puis il se tourne, comme à ses débuts, vers les instruments du quotidien, et développe à sa façon un art « pop » (populaire), soudant entre eux des outils agricoles ou des éléments ménagers. Dès 1948, fort de ses succès, il passe dans plusieurs universités où il vient parler d’art et de sculpture, puis à partir des années 1950, il expose dans de nombreuses galeries américaines, et renouvelle son langage sculptural, plus linéaire, de moins en moins soumis à l’influence de Picasso et González. David Smith reçoit le Guggenheim Fellowship en 1950 qui l’éloigne des contraintes matérielles, par un soutien financier et un apport gratuit de matériaux de sculpture qui débride sa créativité. Smith est invité à la Biennale de Sao Paulo en 1951 pour représenter son pays, ou à celle de Venise en 1954 et 1958. La critique salue son travail, et notamment Clement Greenberg, ami de Pollock et de Robert Motherwell dont il est devenu proche. En 1957, le MoMa, qui l’a déjà fait participer à une exposition collective, organise une rétrospective de son travail ; c’est une immense consécration pour David Smith. En 1961, le MoMa est encore à l’origine d’une exposition itinérante autour de ses oeuvres. Smith poursuit son exploration du champ de la sculpture, par l’usage d’acier peint, puis d’acier inoxydable poli. 

La carrière de David Smith culmine en 1965, lorsque le président Johnson le nomme au Conseil des Arts. Mais cette même année, David Smith meurt précocement dans un accident de voiture. Cette fin tragique renforce son statut de sculpteur vedette, le seul issu du mouvement de l’expressionnisme abstrait américain. 

L’estimation des oeuvres de David Smith

Les sculptures de David Smith sont assez rares sur le marché de l’art. Le record absolu pour l’une des ses sculptures a été atteint à New-York en 2005 par « Cubi XXVIII », une sculpture de plus de deux mètres réalisée en 1965, année de sa disparition, vendue pour un peu plus de 18 millions d’euros (les prix sont indiqués hors frais). Cette oeuvre est l’une des créations en acier inoxydable qui furent réalisées par Smith entre 1961 et 1965. Vingt-sept sculptures de David Smith ont ainsi dépassé le million d’euros en vente aux enchères depuis les années 2000. Les médailles de bronze de petit format créées par le sculpteur sont estimées entre 6 000 et 25 000 euros, pour celles récemment vendues. 

David Smith est aussi un dessinateur de talent. Le plus cher papier de Smith s’est vendu en 2011 pour environ 76 500 euros, et régulièrement on trouve des oeuvres à l’encre sur papier qui peuvent faire penser au travail de certains expressionnistes abstraits comme Robert Motherwell, vendues entre 5 000 et 60 000 euros selon la qualité, la date, les dimensions. 

Ainsi, le travail de David Smith, grand sculpteur du mouvement de l’expressionnisme abstrait aux Etats-Unis, ne connaît pas de rechutes dans les estimations et semble promis à un bel avenir. 

(Illus.) David Smith, Big Diamond, 1952, 71,4 x 70,2 x 22,5 cm, sculpture en acier peint, The Charles Rand Penney Collection of the Memorial art Gallery, University of Rochester, photographie coupée, par Smallcurio from Austin

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Estimation gratuite Elisabeth Joulia

Joulia Elisabeth

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Estimation et cote de l'artiste Elisabeth Joulia

Découvrez la vie et l’oeuvre d’Elisabeth Joulia la céramiste moderniste de La Borne. Besoin d’une expertise concernant Elisabeth Joulia ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Elisabeth Joulia

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La formation d’Elisabeth Joulia : des arts picturaux vers la céramique

Elisabeth Joulia est née à Riom en 1925. Vingt ans plus tard, en 1945, elle est inscrite à l’école des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, et après deux ans d’études artistiques générales, elle entre en 1947 aux Beaux-Arts de Paris pour y poursuivre une formation à la technique de la fresque, un travail considéré alors comme uniquement masculin, qu’elle cesse donc rapidement d’apprendre pour se tourner dès l’année suivante vers la céramique. 

Elisabeth Joulia part à Bourges, où elle étudie la céramique avec Jean Lerat. Jean Lerat donne des cours à Bourges depuis 1936, mais c’est à La Borne, dans le Cher, qu’il a son atelier depuis 1941, et qu’il créée avec sa femme, Jacqueline, des céramiques en grès, ornementées dans le même esprit que celui de la céramiste de la fin du XIXème siècle Marie Talbot, qui travaillait dans ce village spécialisé depuis la Renaissance dans la poterie. En 1949, Elisabeth Joulia rend visite à Jean et Jacqueline Lerat à La Borne : c’est une révélation. Le jour-même, elle trouve un atelier, abandonné par Armand Beddu pour cause d’incendie, dans lequel elle s’installe immédiatement malgré des conditions difficiles (ni eau ni électricité). Joulia ne quittera plus jamais La Borne. 

Elisabeth Joulia à La Borne : le développement d’une céramique très personnelle

Elisabeth Joulia est avant tout une idéaliste, une artiste qui observe la nature et puise dans le mysticisme de ses formes éternelles : la longueur des tiges, la rondeur des galets, le losange des graines de céréales, le zoomorphisme élégant, voilà son répertoire. Travaillant sur l’épure des formes naturelles, elle créée une céramique abstraite et vibrante, utilitaire ou sculpturale, célébrant sans fin les beautés et les perfections de la faune et de la flore. Ses céramiques sont cuites au bois, selon la tradition de La Borne, et préalablement enduites d’engobe, ou d’émail à la cendre, afin de leur conférer une texture unique, tantôt plus lisse, tantôt plus granuleuse, lorsque les aspérités et les accidents recouvrent les formes abstraites d’un voile semblable à l’écorce des arbres. En 1952, Elisabeth Joulia commence à exposer au Salon des Arts Décoratifs, au Salon de la jeune sculpture, ainsi que dans diverses galeries de céramiques, afin de faire connaître son oeuvre.  

Elisabeth Joulia, un mode de vie solitaire

Elisabeth Joulia écrit beaucoup durant ses séances à l’atelier. La solitude est sa seule compagne, et c’est par l’écriture que Joulia avance dans ses recherches. La céramiste croit en l’Immanence, à la divinité naturelle dans tous les éléments qui composent le monde. Dans les années 1950, elle créée des sculptures sur le thème des divinités. Et lorsque l’hiver est trop rude dans le Cher, elle voyage. Elisabeth Joulia se rend notamment en Egypte, au Népal et au Soudan. Ces quêtes temporaires sont à la fois spirituelles et artistiques. Elisabeth Joulia cherche l’expression des formes sensibles et des croyances dans l’art ancestral de ces pays si éloignés de La Borne, où elle va puiser de nouvelles inspirations durant la saison morte. À ces besoins spirituels et à la solitude, il faut adjoindre le refus du monde d’après-guerre, tourné vers l’industrialisation et la consommation de masse. Recluse, ascétique, résolument tournée vers la nature, Elisabeth Joulia se protège des influences du monde moderne à La Borne, véritable nid de toute sa création, en harmonie avec la simplicité rurale. Ses échanges les plus nourris font intervenir quelques amis potiers, les Lerat, Yves Mohy et Robert Deblander qui travaillent tous dans le village ou non loin de là.

Le style Elisabeth Joulia

En 1961, Elisabeth Joulia se lance pleinement dans la sculpture, suite à son association avec l’architecte Georges Breuil. Elle emploie le grès mais aussi le béton pour réaliser des sculptures abstraites. Puis elle se remet en quête de nature, et propose diverses séries d’oeuvres, nommées « Châtaignes », « Forêts », « Roses » entre la fin des années 60 et les années 70 qui voient notamment éclore la série des vases « Amandes », dont la forme répond à celle du fruit éponyme, et marque délicatement les différentes textures de sa peau par la superposition de différentes couches de céramiques extrêmement fines. En 1968, Joulia remporte un prix à la biennale de Vallauris. 

Puis ses formes connaissent un renouveau dans les années 70, issues d’une réflexion sur le corps féminin et ses ondulations, dans le sillage de Brancusi, Jean Arp, Henri Laurens ou Henry Moore dont elle connaît et admire le travail. Elle projette vers 1970 un ensemble sculpté de trois éléments pour le parvis du groupe scolaire Roger Semat à Saint-Denis. À partir de 1975, le grès blanc domine la production d’Elisabeth Joulia, toujours en recherche de formes arrondies et douces associées à la féminité. Joulia propose ses nouvelles créations en 1973 dans la commune bien-nommée de Sars-Poteries, et en 1975 à la galerie Noëlla Gest de Saint-Rémy de Provence.

La fin de carrière d’Elisabeth Joulia

Revenant un peu plus tard à son travail sur les éléments naturels,, Elisabth Joulia mêle sa terre argile aux brindilles et aux éléments naturels qu’elle veut mettre en relief dans ses céramiques, pour y laisser l’emprunte, dans le sillage, pourrait-on dire, des oeuvres de jeunesse de Roger Capron à Vallauris. Poursuivant cette quête d’une nature mystique et pleine de symboles, Joulia se penche sur les civilisations ancestrales et ajoute parfois à ses oeuvres des lettres ou symboles issus de différentes civilisations archaïques. Joulia cherche la persistance de la magie des formes la nature, qui traverse toutes les cultures et toutes les temporalités.

En 1977 puis en 1981-2, Elisabeth Joulia est exposée au Musée des Arts Décoratifs. En 1981-82, avec d‘autres céramistes elle est en effet représentée lors de l’exposition « La céramique française contemporaine », signe de son importance sur la scène des arts décoratifs. Les années 80 consacrent véritablement le travail d’Elisabeth Joulia, et en 1983, le Musée de Saint-Amand les Eaux lui dédie-même une rétrospective. 

La galerie Capazza, avec laquelle Elisabeth Joulia a collaboré entre 1996 et sa mort en 2003, a rendu hommage à Joulia, aux Lerat, à Yves Mohy et Robert Deblander en 2004. 

L’estimation des oeuvres d’Elisabeth Joulia

Les céramiques d’Elisabeth Joulia sont prisées des collectionneurs. en 2022, à Londres, une sculpture en grès de 1955 s’est vendue près de 40 000 euros hors frais. Ses vases amandes des années 1970 sont cotés aux alentours des 8 000 euros pièce, tandis que ses petits objets utilitaires comme les théières, très sobres dans leurs formes, ne dépassent pas les 1000 euros d’estimation. 

(Illus.) Rossetto Joseph, photographie d’Elisabeth Joulia dans son atelier, 1957.

 

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Estimation gratuite Luigi Colombo

Fillia – Luigi Colombo

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Estimation et cote de l'artiste Luigi Colombo, dit Fillia

Découvrez le parcours du peintre Luigi Colombo, dit Fillia, l’un des pères du futurisme à Turin. Besoin d’une expertise concernant Fillia (Luigi Colombo) ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

Estimation gratuite Luigi Colombo

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Fillia alias Luigi Colombo à la découverte de la peinture et de la poésie

Luigi Colombo est né en 1904 à Revello (province de Cuneo) en Italie. Fillia est le nom de jeune fille de sa mère, qu’il utilisera en tant que pseudonyme. Fillia fait ses classes à Turin, et très jeune, il commence en autodidacte à peindre et à écrire des poèmes. En 1922, il expose pour la première fois ses peintures au Garden Salon de Turin, avec le peintre Tullio Alpinolo Bracci. Cette année-là, ses premières poésies sont aussi publiées dans un recueil collectif de versification libre ; Fillia entre dans l’univers artistique qui sera le sien toute sa vie. 

Fillia et le futurisme de Marinetti à Turin : le Second Futurisme

Très vite, le jeune Fillia participe à la vie culturelle d’avant-garde à Turin. Repéré par Filippo Marinetti, le fondateur du premier futurisme italien, Fillia fonde avec Bracci et Ugo Pozzo le Mouvement futuriste turinois, issu de la seconde génération de peintres futuristes, qui devient en 1923 le Syndicat des artistes futuristes. On appelle ce mouvement turinois le « second futurisme » ; il se développe surtout entre 1923 et 1938. Six artistes majeurs le forment : Fillia lui-même, mais aussi Mino Rossi, Nicolay Diulgheroff, Pippo Oriani, Enrico Alimandi et Franco Costa. À ceux-là, il faut ajouter le très actif et célèbre Enrico Prampolini. 

Lorsque le Syndicat est créé, un manifeste, « L’arte Meccanica » (l’art mécanique) est publié dans la revue « Noi » (Nous) notamment par Enrico Prampolini (avec deux acolytes), afin de célébrer les « travailleurs » et les artistes futuristes ; le mouvement futuriste de Turin est aussi un mouvement artistique politisé, lié à l’idéologie syndicaliste et prolétarienne, aux débats suscités par Antonio Gramsci dans la Péninsule, un mouvement qui associe ces valeurs de gauche à la notion de « vie mécanique » chère au futurisme de Marinetti ( Marinetti dont le premier manifeste était plus tourné vers l’art que la politique). 

En 1924, Bracci et Fillia publient un texte, « Futurismo » (Futurisme) dans la revue L’Impero, et en 1925 « La Pittura Spirituale » (la peinture spirituelle). Suivront des publications de tous les textes de Fillia (Luigi Colombo) organisées par les futuristes participant au Syndicat des artistes futuristes. 

La carrière littéraire et théorique de Luigi Colombo, dit Fillia

En 1927, les futuristes sont acceptés dans les manifestations officielles de Turin (quadriennale), et ouvrent un café-théâtre nommé « Ambiente Novatore » (atmosphère innovante). En 1928 se tient la première exposition d’architecture futuriste, fondée notamment par Marinetti et Fillia qui y développent le concept de « plastica murale » repris des avant-gardes allemande et française et qui brise les frontières entre art et architecture. Cette année-là, le pavillon du futurisme, projeté par Prampolini et décoré par Fillia est présent à l’Exposition Universelle de Turin. 

Fillia poursuit en parallèle son travail de théoricien du futurisme : en 1927, il créée la revue « Vetrina futurista » (la vitrine futuriste) afin de pouvoir débattre de ses idées, tout en communiquant avec les avant-gardes françaises et internationales, et notamment les post-cubistes qui s’inscrivent dans la même recherche que les futuristes (esthétique retraçant l’essor de la société industrielle et faisant l’éloge de la machine, du mouvement, de la ville moderne). Dans les poésies et romans de Fillia, cette esthétique est omniprésente. Fillia fonde la revue Città Futurista (ville futuriste) en 1929 et La Città Nuova (La ville nouvelle) ; en 1931, il supervise La Nuova architettura (l’architecture nouvelle), ouvrage dans lequel l’architecte futuriste Sant’Elia mais aussi Walter Gropius, fondateur de Bauhaus et Le Corbusier font l’éloge du rationalisme architectural. En 1934-35 il publie aussi avec Prampolini la revue « Stile futurista » (style futuriste). Il est vraiment l’animateur majeur du futurisme à Turin dans les années 20 jusqu’à sa mort en 1936. 

L’évolution stylistique de la peinture de Fillia et les liens avec l’avant-garde parisienne

Fillia travaille dans la lignée de Giacomo Ballà et d’Enrico Prampolini, au début, fidèle à l’esprit futuriste de célébration de la machine et du mouvement. Puis, entre 1926 et 1930, il se rend régulièrement à Paris, où il découvre le travaille des cubistes, des post-cubistes et de la Section d’Or ; les oeuvres de Delaunay et d’autres de ces artistes de l’avant-garde française l’inspirent, et il se rapproche dans ses créations de l’abstraction géométrique. Il expose personnellement pour la première fois à Turin en 1929, à la Galerie Codebò. Dans ses peintures, la vie mécanique laisse peu à peu la place à une iconographie de l’intériorité, plus symbolique, à un certain lyrisme presque métaphysique qui se donne des airs du surréalisme, même s’il se sent proche des constructivistes : Fillia, qui se rend à Paris très souvent, participe aux expositions futuristes qui s’y tiennent, ainsi qu’à celle du groupe Cercle et Carré en 1930 à la Galerie 23. Il participe aussi au premier numéro, lancé par Michel Seuphor, de Cercle et Carré, la revue du groupe, ainsi qu’au numéro unique « Documents internationaux de l’Esprit Nouveau » en 1927. 

Peinture cosmique et art sacré : la fin de carrière de Fillia

Dans les années 1930, Fillia se tourne vers l’« aéropeinture cosmique » après en avoir signé le manifeste avec Marinetti et d’autres, ainsi que vers l’art sacré. Il privilégie les compositions monumentales et les traite à la façon de grands paysages abstraits et symboliques. En 1931, Fillia signe avec Marinetti un manifeste de l’art sacré futuriste dans sa revue Oggi e domani (aujourd’hui et demain). Rejetés par les ecclésiastiques d’Italie, les tableaux futuristes d’art sacré ne peuvent franchir le portique des églises. Fillia expose ses premières toiles d’art sacré futuriste – dont il devient le plus grand représentant – à l’Exposition internationale d’art Sacré de Padoue en 1931, et à la Biennale de Venise en 1932 puis 1934. 

Fillia meurt d’une longue maladie en 1936. L’animateur du second futurisme laisse ses amis artistes et lettrés combattre seuls l’idéologie fasciste en Italie à la lumière du modernisme culturel. 

L’estimation des oeuvres de Fillia

Les oeuvres de Luigi Colombo alias Fillia sont rares sur le marché. En 2006, l’une de ses huiles sur panneau de 1930 a été vendue pour 81 000 euros (hors frais) à Paris. De manière générale, ses toiles sont estimées entre 4 000 et 30 000 euros selon date, qualité, dimensions, support. 

Le record pour l’un de ses dessins a été atteint en 2012 pour 45 000 euros hors frais. Mais le plus souvent, les dessins de Fillia sont estimés entre 1000 et 13 000 euros, pour les compositions abouties et colorées. 

(Illus.) Fillia (Luigi Colombo), The Drummer, 1927, Fondazione de Fornaris 

 

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Estimation gratuite Georges Frydman

Georges Frydman

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Estimation et cote de l'artiste Georges Frydman

Découvrez la vie et l’oeuvre de Georges Frydman designer moderniste héritier de Le Corbusier. Besoin d’une expertise concernant Georges Frydman ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

Estimation gratuite Georges Frydman

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Georges Frydman et le choc Le Corbusier : du modélisme aéronautique au design d’intérieur

Georges Frydman est né à Mulhouse en 1924. Fils de tailleur, le jeune Frydman est fasciné par la géométrie dans l’espace, et par tout ce qui touche à la réalisation de structures en trois dimensions. Déjà, il mêle au coeur de cette passion le pan théorique et le pan pratique : l’abstraction des volumes et le caractère concret de la création de formes dans le monde physique… tout comme son tailleur de père qui projette les patrons avant de couper les étoffes. Georges Frydman se tourne donc en premier lieu vers l’école des Arts et Métiers. Ses spécialités sont alors le modélisme et le dessin en aéronautique ; suivant ses passions scientifiques, il pense alors faire carrière d’ingénieur dans l’aviation. 

Mais un jour, le jeune Georges Frydman tombe sur « Le Corbusier (toujours lui !) ou le lyrisme des Temps Nouveaux », une brochure sur le maître du modernisme rationalisé et des machines à habiter qui lui ouvre les yeux sur son avenir ; Georges Frydman sera designer, il dédiera sa vie à l’étude du corps et des formes dans l’espace, et à la création de structures adaptées à leur déplacement. Son parcours d’études est flou en raison de la Seconde Guerre Mondiale ; il est admis aux Beaux-Arts, et on le retrouve plus précisément inscrit à l’école régionale d’architecture de Toulouse en deuxième classe en 1942, sa fiche d’étudiant 3ème classe restant vide en 1943, signe d’un arrête prématuré de ses études en raison du conflit. 

Georges Frydman, l’influence de Le Corbusier et la création de l’EFA

À la fin de la guerre, Georges Frydman s’installe en Provence, où, en architecte de formation (bien que tronquée), il construit sa maison en appliquant les préceptes de la rationalisation des volumes instaurés par son mentor, Le Corbusier. Après la construction de l’édifice, Georges Frydman doit le meubler. Alors, tout naturellement, Frydman commence à imaginer un mobilier fonctionnel et modulaire, toujours en suivant les concepts de Le Corbusier ; ce grand designer, il le rencontrera bientôt, puisque ce dernier opère non loin de là, à Roquebrune-Cap Martin, à la réalisation de son fameux Cabanon, auprès duquel il sera même enterré. 

Georges Frydman ouvre une boutique de meubles à Nice, rencontrant parfois l’incompréhension du public pour ses créations modernistes issues de l’esthétique rationaliste sobre du Bauhaus et de celle encore plus épurée du fonctionnalisme de Le Corbusier. Frydman travaille surtout par modules, créant des structures métalliques sur lesquelles se fixent des éléments standardisés selon les besoins. Frydman expose ses projets à son mentor, qu’il a enfin rencontré, et Le Corbusier se montre enthousiaste au vu des créations de son « élève » designer autodidacte. Fort de l’appréciation positive de Le Corbusier, Georges Frydman créée en 1954 avec le peintre Louis Solères la société de fabrication, « Equipement Fonctionnel pour l’Habitation et l’Ameublement » qui deviendra rapidement EFA. Son but est la production en série du mobilier aux lignes épurées et rationalisées qu’il développe, dans un esprit social et hygiéniste : le beau pour tous, la commodité pour tous, et cela au meilleur prix, grâce à la production en série.   

L’EFA de Georges Frydman et André Bloc

L’association de Frydman et Solères fonctionne bien. L’EFA édite de nombreux meubles, lambris, bureaux, assises et tables, vendus aux particuliers. André Bloc, plasticien et fondateur de la revue L’Architecture d’aujourd’hui, grand ami de Le Corbusier, le remarque et lui dédie un article qui contribue à faire connaître son travail. André Bloc est un homme multiple ; il est alors aussi le président du groupe Espace, formé autour de Fernand Léger, Victor Vasarély et d’autres peintres et designers avant-gardistes qui se sont installés sur la côte d’azur, notamment à Biot où ils réinventent le travail de la céramique et tentent d’associer tous les arts et de les intégrer à l’architecture, au service d’une esthétique fonctionnaliste et colorée. Frydman semble y avoir été associé un temps, même si c’est un autre designer de talent, Pierre Disderot, qu’on retrouve comme exposant lors de la grande exposition du groupe en 1954, « Architectures, Formes couleur ». Georges Frydman semble ensuite poursuivre son travail de création et d’édition de mobilier design jusque dans les années 1970. 

Prix René Gabriel de 1966 : la récompense du style Frydman

En 1966, son travail complet est récompensé par le Prix René Gabriel, qui honore annuellement un designer pour sa production de mobilier en série. Georges Frydman développe un style particulier ; il mêle au plexiglas, au formica, au verre teinté et aux matériaux bon marché des bois de placage exotiques comme le palissandre ou l’acajou, qui ennoblissent ses meubles sans toutefois en alourdir le coût d’achat. Ces matériaux plus ou moins traditionnels sont fixés sur un piètement ou une base en acier tubulaire, qui sera remplacé ultérieurement par l’aluminium et l’inox dans les années 1960-70. Le travail de Georges Frydman est également reconnu dans le domaine du luminaire, où il se partage les lauriers du fonctionnalisme sobre en métal laqué et plexiglas avec d’autres grands designers-éditeurs tels que Jacques Biny ou Pierre Disderot, révolutionnant le monde de l’éclairage. 

L’estimation des oeuvres de Georges Frydman

Peu de meubles design de Georges Frydman ont circulé sur le marché de l’art ces dix dernières années. En 2014, un canapé de 1960 signé EFA s’est vendu pour 5 000 euros à Paris. Les paires d’appliques en métal laqué de Frydman se vendent généralement entre 1000 et 4 000 euros la paire, tandis que l’un de ses bureaux réalisé en bois stratifié et métal tubulaire a réalisé un prix de 1 100 euros hors frais à Paris en 2021. Si le mobilier du designer est aujourd’hui très abordable, il n’en demeure pas moins un témoignage éclatant du rationalisme des enfants du Bauhaus et de Le Corbusier, qui ont révolutionné le style de l’habitat durant les Trente Glorieuses.

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Georges Valmier

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Estimation et cote de l'artiste Georges Valmier

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Georges Valmier : Un début à retardement dans le Paris des avant-gardes

 Né à Angoulême en 1885, Georges Valmier grandit à Paris, où son père chef d’orchestre et sa mère l’élèvent dans le quartier de Montmartre. Le chant sera l’une de ses passions, héritée de son environnement familial baigné de musique. Mais ce n’est pas cet art qui remportera la palme dans la vie de Valmier, c’est bien la peinture.  

Si Georges Valmier est très tôt tenté par les arts graphiques, ce n’est qu’en 1905, alors qu’il rentre de son service militaire, qu’il se lance pleinement dans sa vocation de peintre. Il réalise notamment les portraits des membres de sa famille, influencé par le post-impressionnisme encore vivace à Montmartre, et quelque peu aussi par les avant-gardes qui y naissent. En 1906, il s’inscrit à l’académie Humbert afin de se perfectionner. Déjà, il ne laisse pas indifférent ; le directeur le remarque et l’encourage à entrer aux Beaux-Arts. 

Georges Valmier : Le choc Cézanne

Le choc a lieu pour Georges Valmier en 1907 au Salon d’automne. D’autres artistes assimilés au cubisme, tels qu’André Lhote, connaîtront exactement le même sursaut de jeunesse : la rétrospective Cézanne. Ce grand maître qui vient à peine de mourir est l’un des précurseurs du cubisme. Sa géométrisation de la nature est une révélation pour tous les artistes de la génération de Valmier. Recommandé par Ferdinand Humbert, le directeur de l’Académie qu’il fréquentait, cette même année Valmier entre aux Beaux-Arts, dans l’atelier de Luc-Olivier Merson. Il y étudiera dans un style encore teinté d’académisme, à tel point qu’au bout de deux ans, Valmier décidera de changer de voie et de se lancer seul dans une quête parallèle au cubisme. 

Georges Valmier vers le cubisme

C’est alors que Georges Valmier suit sa passion pour Cézanne, découvert en 1907. Il cherche, il modifie son style : il exécute de nombreux portraits, natures mortes paysages en simplifiant les traits de la nature et en géométrisant, comme son maître spirituel. Ainsi, en parallèle du tout nouveau mouvement créé par Georges Braque et Pablo Picasso, le jeune Valmier travaille seul au même renouveau de l’art ouvert par Cézanne et qui anime les cubistes. 

Il faut attendre 1913 pour que Georges Valmier expose pour la première fois au Salon des Indépendants. L’année suivante, où il propose de nouvelles oeuvres toujours dans la lignée cubiste de Cézanne, le poète André Salmon remarque son travaille, qui se situe selon lui dans le « post-cubisme », c’est-à dire le cubisme revu par les jeunes artistes tels que Metzinger, Picabia ou Delaunay. Cette appartenance au post-cubisme va se renforcer durant la guerre, car à Toul où il est infirmer, Georges Valmier rencontre Albert Gleizes, l’un des membres fondateurs de la Section d’Or, créée en 1912 autour de Jacques Villon. Ce groupe, dit également « groupe de Puteaux » est formé de jeunes artistes, tels que Fernand Léger ou Jean Metzinger, qui s’inscrivent dans le cubisme de Braque et Picasso tout en souhaitant que leur figuration reste lisible, ce qui ne sera pas le cas de Valmier, qui préférera l’abstraction. Il faut ajouter à cette notion celle de la couleur, qui leur vient du fauvisme et, si l’on remonte plus loin encore, de Gauguin. Alliant aux aplats de couleur pure la géométrisation des formes, ces artistes se dégagent du cubisme monochromatique de Braque et Picasso pour laisser éclore leur propre voix. Par certains aspects, le travail de Valmier s’en rapproche, surtout dans les choix stylistiques et expressifs de la géométrie et de la couleur.  

Une fin de carrière brillante pour Georges Valmier

Ses amis de la Section d’Or, et notamment Albert Gleizes, organisent en 1919 la rencontre entre Léonce Rosenberg, directeur de la galerie L’Effort Moderne, et Georges Valmier. Le galeriste prend le peintre cubiste sous son aile, et lui offre un contrat qui l’éloigne des problèmes financiers. Libéré de cet aspect matériel, la peinture de Georges Valmier connaît un renouveau : après les couleurs ternes de la guerre, sa palette s’illumine, et les aplats fauves envahissent la toile, débordent, et tendent déjà vers l’abstraction. Abstraction ne veut pas dire improvisation ; dès cette époque, Valmier réalise plusieurs gouaches préparatoires pour chaque oeuvre. En 1921, Léonce Rosenberg offre à Georges Valmier sa première exposition personnelle. Dès lors, il ne cesse d’exposer en Europe, et même aux Etats-Unis. Il écrit aussi, dans le Bulletin de l’Effort Moderne, la galerie de Léonce Rosenberg à qui il restera lié jusqu’au terme de sa vie. 

Georges Valmier, un chemin irrésistible vers l’abstrait : les années Abstraction-Création

Avec les années et le succès, Georges Valmier ose innover. Dès l’année 1921, il franchit le pas et parmi ses oeuvres cubistes on trouve des oeuvres abstraites, assumées comme telles. En parallèle de ce travail il réalise de nombreux costumes pour le théâtre et l’opéra, et même des projets pour les arts décoratifs. En 1930 il publie un ensemble de planches de motifs décoratifs qui s’apparentent à l’art abstrait. 

L’abstraction l’attire irrésistiblement, et après une période de retour à la figuration, proche des puristes et des futuristes italiens, il participe activement au comité directeur d’Abstraction-Création, mouvement novateur de l’époque, aux côtés d’Albert Gleizes, Jean Arp, Jean Hélion, Georges Vantongerloo ou encore František Kupka. Jusqu’à la dissolution du groupe, en 1936, il créée des oeuvres abstraites guidées par les formes circulaires et sinusoïdales.  

En 1937 pour l’Exposition Universelle, il doit exposer trois oeuvres monumentales pour le cinéma du Palais des Chemins de fer. Mais il meurt cette même année, en mars, sans voir l’installation. 

L’estimation des oeuvres de Georges Valmier

Les oeuvres cubistes de Georges Valmier peuvent atteindre, pour les plus belles toiles (des années 1920) près de 500 000 euros en vente aux enchères, et pour les moins prisées – les plus petites, moins bien datées etc… – jusqu’à 13 000 euros. Ses dessins, plus fréquents sur le marché, conçus comme des oeuvres abouties, peuvent atteindre les 30 000 euros. Cependant ils sont en général estimés dans une fourchette allant de 7 000 à 15 000 euros, ses gouaches figuratives des années puristes et les gouaches d’arts décoratifs ne dépassant pas les quelques milliers d’euros. 

(Illus.) Georges Valmier, geometric still life I, 1919, Kröller-Müller Museum

 

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La formation de Gio Ponti et les premiers pas dans le design d’objets chez Ginori

Giovanni Ponti, dit Gio Ponti, est né à Milan en 1891. En 1913, le jeune Ponti s’inscrit à la faculté d’architecture de l’université polytechnique de Milan. Interrompu dans ses études par la première guerre mondiale, Gio Ponti s’engage, et durant le conflit armé, il réalisera de nombreuses aquarelles et des esquisses de ses compagnons d’infortune. Il profite d’un mouvement de troupes dans la plaine padane pour visiter les architectures d’Andrea Palladio, architecte du XVIème siècle qui le fascine. Rentré à Milan, Ponti se rapproche donc sans surprise du groupe des néo-classiques milanais. En 1921, Gio Ponti est enfin diplômé d’architecture. En 1923, il collabore avec l’entreprise de céramiques Richard Ginori, et à l’occasion de la présentation d’une gamme de céramiques à la Première exposition internationale d’arts décoratifs de Monza, il rencontre le critique Ugo Ojetti, qui sera important dans l’orientation de Ponti. L’association avec Ginori dure jusqu’en 1938.   

Gio Ponti architecte et designer, directeur artistique et écrivain

En 1925, Gio Ponti met en oeuvre ses qualités d’architecte. Il réalise sa propre demeure de la via Randaccio de Milan. En 1927, il ouvre son cabinet d’architecture en collaboration avec l’architecte Emilio Lancia. Gio Ponti élabore son vocabulaire artistique, avec goût prononcé pour la peinture et les arts visuels. En 1926-28, il réalise à Garches la maison L’Ange Volant pour Tony Bouilhet, le directeur de Christofle qu’il a connu deux ans plus tôt lors de l’Exposition Internationale des Arts décoratifs à Paris, où il participait avec la maison Ginori. 

En 1928, Gio Ponti fonde la revue Domus avec l’éditeur Gianni Mazzocchi, dans laquelle il diffusera jusqu’au bout de sa carrière ses idées, et en 1933, il procède à la publication de La casa all’italiana, premier manifeste de son style architectural.

 

En parallèle de son activité dans le domaine de l’architecture, Gio Ponti travaille pour Ginori, Christofle, le verrier de Murano Venini. Il forme avec d’autres designers le groupe Labirinto, proposant des pièces uniques de mobilier et d’arts décoratifs réalisés dans des matériaux précieux. Le design de Gio Ponti s’est considérablement épuré, passant d’une revisite du classicisme à un modernisme assumé, prenant pour modèles Le Corbusier et Charles Eames. 

En 1931, Ponti prend la direction artistique de la société de design et de luminaires Luigi Fontana, et la refonde en 1932 avec Pietro Chiesa sous le nom de Fontana Arte. Il y dessine la fameuse suspension 024, et reste jusqu’en 1954, date à laquelle il laisse son poste à Max Ingrand. 

Gio Ponti et les succès des années 30

En 1933, mettant un terme à sa collaboration avec Emilio Lancia, Gio Ponti se rapproche d’Antonio Fornaroli et d’Eugenio Soncini. De leur association naissent des réalisations diverses : édifices publics, notamment la section mathématiques de la cité universitaire de Rome ou la fac de lettres de Padoue, ou encore des immeubles résidentiels. Pour l’ameublement, Gio Ponti imagine des meubles au design épuré, et choisit minutieusement ceux qu’il n’a pas le temps de penser lui-même. Impliqué dans l’organisation de la triennale de Milan, Gio Ponti est de plus en plus reconnu et sollicité. Il créée sa première oeuvre d’art total en concevant entre 1935 et 1938 les bureaux de l’industriel chimique Montecatini, oeuvrant entièrement à l’architecture ainsi qu’à l’aménagement intérieur. 

Entre 1936 et 1961, Gio Ponti devient également professeur d’aménagement intérieur, de décoration et de design à l’université polytechnique de Milan. En parallèle de sa passion pour le modernisme, il se consacre à l’étude de l’habitat méditerranéen. Gio Ponti abandonne temporairement la direction de la revue Domus pour créer le magazine Stile qu’il dirigera de sa création en 1941 jusqu’à 1947. Dans les années 1940, Gio Ponti s’éloigne des commandes architecturales officielles pour se tourner vers la scénographie de théâtre ainsi que la peinture et les arts décoratifs, collaborant notamment avec la verrerie Venini, la maison Ginori ou avec Paolo De Poli, avec lequel il signe des panneaux émaillés uniques. Il commence également à collaborer avec Piero Fornasetti, designer avec lequel il élabore du mobilier et des objets d’arts mêlant élégance et imaginaire surréaliste. 

Gio Ponti après la Seconde Guerre Mondiale

Ponti reprend la direction de la revue Domus en 1948. Son style architectural s’adapte aux besoins de la reconstruction en Italie. Il fonde le Studio Ponti, Fornaroli et Rosselli avec son ami architecte et son gendre en 1952. 

Ponti invente le prix du Compas d’or en 1954. Outre les innombrables chantiers nationaux et internationaux où Gio Ponti met en oeuvre ses théories, la « forme finie », la « forme diamant », les fenêtres aménagées et les meubles auto-illuminés, il réalise en 1956 l’emblématique tour Pirelli de Milan. L’année suivante il publie le livre « Aimez l’architecture », son opus le plus célèbre, et projette lui-même l’architecture de sa nouvelle maison. En 1957 se termine l’une de ses plus belles oeuvres d’art total, la villa Planchart de Caracas. Cette même année, la maison Cassina édite sa chaise Superleggera (1,7 kg). 

En 1964, Gio Ponti réalise l’église San Francesco de Milan, et deux ans plus tard celle de San Carlo Borromeo, s’avançant déjà dans l’idée de dématérialisation qui sera exploitée plus tard par d’autres architectes. Dans les années 60 et 70, Gio Ponti voyage en Orient, réalisant les édifices ministériels d’Islamabad (Pakistan), la villa de Daniel Koo à Hong-Kong, ou encore les façades de certains magasins à Singapour. En 1970, il réalise le Denver Art Museum  et la cathédrale de Taranto. Il s’éteint en 1979.

L’estimation des oeuvres de Gio Ponti

Le record pour un objet d’art de Gio Ponti a été atteint en 2015, pour une table basse de 1930 en bois laiton et marbre, modèle ayant remporté à Gênes la somme de 310 000 euros hors frais. Le record pour un vase est atteint en 2016 à New-York pour le vase « des femmes de l’architecture » daté de 1923/30 qui atteint 246 500 euros hors frais. Les suites de chaises Superleggera éditées par Cassina sont estimées pour un set de six chaises entre 1 000 et 22 000 euros selon le matériau et l’état (ainsi que la distinction entre édition et réédition depuis les années 2000). Les plafonniers monumentaux en laiton de Ponti appelés « chandeliers » connaissent un grand succès et se vendent en moyenne pour 90 000 euros, tandis que ses dessins et aquarelles n’outrepassent pas les 10 000 euros, oscillant plutôt entre 800 et 3 000 euros.

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