Estimation gratuite Louis Tocqué

Louis Tocqué

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Louis Tocqué

Découvrez l’art de Louis Tocqué et ses principaux portraits. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet, nos experts sont à votre disposition !

Estimation gratuite Louis Tocqué

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Louis Tocqué et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Louis Tocqué en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Louis Tocqué, imitateur virtuose

Fils d’un artiste controversé, Louis Tocqué se retrouva orphelin à dix ans. Il fut alors adopté par le peintre à la mode Jean-Marc Nattier, dont il devint naturellement le disciple, et dont il épousa la fille aînée en 1747. 

Cette double ascendance n’a pas été sans conséquence pour son art. Son père adoptif l’astreint à une certaine discipline en l’obligeant à copier les grands maîtres. Un exercice qui permet à Louis Tocqué d’acquérir une réelle virtuosité, une touche brillante, propre à séduire. Les leçons qu’il prend auprès de Nicolas Bertin le familiarisent avec une manière plus large, plus grandiose, qui plonge ses racines dans la peinture d’histoire du siècle précédent. Néanmoins, durant la première partie de sa vie, Louis Tocqué semble en proie à une certaine dissipation : doué mais jouisseur, il produit nombre de copies qu’il vend pour assouvir ses plaisirs. 

Les besoins de sa famille (deux sœurs elles aussi laissées sans ressources), le succès de sa peinture et l’estime des artistes contemporains – dont celle de François Boucher, avec qui il est admis à l’Académie royale de peinture en 1734 – l’amènent à s’assagir pour se livrer plus décisivement à son art.

Louis Tocqué portraitiste

 

Estimé pour son habileté et l’expressivité de ses portraits, non dénués de théâtralité, Louis Tocqué connaît le succès aussi bien à la cour de Louis XV qu’auprès de la grande bourgeoisie. 

En 1734, pour son entrée à l’Académie, il livre entre autres une représentation pleine de vivacité de Jean-Baptiste Lemoyne, sculpteur du roi. 

 

En 1739, Tocqué peint un expressif portrait du grand dauphin Louis, alors âgé de dix ans, et l’année suivante, celui de sa mère la reine, posant en grand apparat : cette représentation de Marie Leszczynska, dont on conserve plusieurs exemplaires (au Louvre comme à Versailles ou à Fontainebleau), se voit unanimement célébrée pour sa « coloration souple et puissante » et l’air de « majesté aimable, d’autorité souriante » qu’elle donne au personnage. Autre tableau célèbre : le portrait du ténor Pierre de Jélyotte, chanteur favori de Rameau, posant dans le rôle d’Apollon, peinture lumineuse et spirituelle, parfaitement adaptée à la psychologie du modèle.

Louis Tocqué peintre européen

 

De 1737 à 1759, Louis Tocqué participe ainsi à tous les salons importants, s’attirant une flatteuse réputation. 

Celle-ci lui vaut d’être invité en 1759 à Saint-Pétersbourg, la tsarine Elisabeth souhaitant être portraiturée à son tour et faire représenter plusieurs hauts personnages de sa cour. Généreusement payé, Louis Tocqué visite sur le chemin du retour d’autres cours européennes : il se rendra par exemple à deux reprises, à dix ans d’intervalle, à Copenhague au Danemark, où il est tout aussi royalement reçu. 

 

Désormais à l’abri du besoin, membre de la plupart des grandes académies d’Europe, couvert d’honneurs, Louis Tocqué cesse progressivement son activité au cours des années 1760 pour jouir de sa fortune.

Estimation des œuvres de Louis Tocqué

 

Contrairement à d’autres artistes de son temps, Louis Tocqué semble avoir laissé assez peu d’esquisses préparatoires.
En revanche, ses portraits sont fréquemment négociés, à des prix variables en fonction de leur qualité ou de leur notoriété : s’ils se vendent, en moyenne, aux environs de 15 000€, le Portrait de Jean-Nicolas Mégret de Sérilly est récemment parti à 45 000€.
Aucune vente excédant les 100 000€ n’a été conclue depuis dix ans.

En lien avec Louis Tocqué

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Nicolas Bernard Lépicié

Nicolas-Bernard Lépicié

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Nicolas-Bernard Lépicié

Découvrez le peintre Nicolas-Bernard Lépicié et ses plus belles toiles. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Nicolas Bernard Lépicié

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Nicolas-Bernard Lépicié et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Nicolas-Bernard Lépicié en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Lépicié renonce à la gravure

Né à Paris, Nicolas-Bernard est le fils du graveur, dessinateur et secrétaire perpétuel de l’Académie Bernard François Lépicié. Sa mère, Renée-Élisabeth Marlié est aussi une artiste émérite, qui a réalisé nombre de gravures d’après Chardin et Téniers. Sa mauvaise vue empêche Nicolas-Bernard Lépicié de se livrer à la pratique minutieuse de la gravure : il se tourne vers la peinture qu’il étudie à partir de 1751 auprès de Charles André van Loo, proche de la marquise de Pompadour et gouverneur de l’École royale des élèves protégés.

La consécration académique de Lépicié

Bien qu’ayant obtenu le second prix de Rome en 1759, Nicolas-Bernard Lépicié  ne se rend pas en Italie. Il entre à l’Académie royale de peinture et sculpture en 1764 grâce à La Descente de Guillaume le conquérant en Angleterre, vaste toile sacrifiant au genre historique, dont on admire la composition mais critique le dessin. 

Avec La Conversion de saint Paul (Salon de 1767), il reste fidèle au grand genre : on vante son sens dramatique et son traitement de la lumière davantage que l’expression des personnages. Les premiers ouvrages d’importance de Nicolas-Bernard Lépicié  sont d’inspiration sacrée (Le Baptême du Christ, 1765) ou mythologique (Achille et le Centaure, qui lui vaut d’être nommé peintre du roi en 1769). 

 

L’année suivante, en 1770 (qui voit le mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette), Nicolas-Bernard Lépicié  peint Narcisse changé en fleur et Le Martyre de saint Denis pour le Pavillon français de Trianon. En 1773, il contribue au cycle consacré à saint Louis par l’École militaire avec Saint Louis rendant la justice sous un chêne ; et, en 1779, l’année où il est nommé professeur en titre de l’Académie royale, Régulus retournant à Carthage, où s’affirme toujours sa science de l’éclairage mais où la composition se fige, se faisant moins mouvementée et plus « classique ».

Lépicié, miroir de l’intimité

C’est plutôt vers le style intimiste que Bernard François Lépicié penche  durant ses dernières années. Il opte pour des scènes de genre (Les Bassesse de Zizi ; Le Lever de Fanchon, 1773), des aperçus réalistes (L’intérieur d’une douane, 1775 ; Cour de ferme, 1784), des portraits (bel Autoportrait plein d’inquiétude de 1777), des motifs rustiques, animaliers ou religieux. 

Il manifeste alors l’influence des maîtres flamands et se rapproche d’un Greuze ou d’un Chardin. De plus en plus souvent retiré à la campagne, malade de la poitrine, Bernard François Lépicié connaît à la fin de sa vie une crise spirituelle, qui l’incite à réclamer par testament la destruction de ses études féminines, jugées trop dénudées. Il décède à Paris, à quarante-neuf ans. 

 

Combien vaut une œuvre de Bernard François Lépicié ?

Si les peintures à l’huile de Lépicié restent rares sur le marché (seul un Portrait de jeune garçon a été vendu 17 000€ en 2022), dessins et sanguines se présentent en nombre, leur prix s’échelonnant entre 400 et 2000€. 

L’exceptionnelle pierre noire Villageois assis à une table a été adjugée 38 000€  il y a trois ans – les pièces relevant de cette technique, permettant un dessin souple, ample et varié, restent très prisées. 

En lien avec Nicolas-Bernard Lépicié

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Marcel Dyf

Marcel Dyf

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Marcel Dyf

Marcel Dyf (1899-1985), de son vrai nom Marcel Dreyfus, est un peintre français connu pour ses paysages de Provence et de Bretagne, ses bouquets de fleurs et ses portraits féminins. Resté fidèle à une peinture lumineuse héritée de l’impressionnisme, il a consacré plus de soixante ans à son art. Ses représentations de ports, de jardins et de campagnes françaises séduisent encore un large public de collectionneurs.

La cote de Marcel Dyf varie fortement selon le sujet, le format, la période et la qualité de l’œuvre. Les portraits de son épouse Claudine, les paysages provençaux et les grandes compositions florales comptent parmi les tableaux les plus recherchés. Certaines peintures exceptionnelles peuvent dépasser 40 000 €, tandis que les œuvres plus courantes s’échangent généralement pour quelques milliers d’euros. Vous possédez un tableau signé « Dyf » ? Chez Estimon’Objet, bénéficiez d’une estimation gratuite de votre œuvre de Marcel Dyf, réalisée par nos experts en art moderne et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Marcel Dyf

Prix des œuvres de Marcel Dyf

  • Portrait de Claudine ou scène de figures : de 3 000 € à plus de 25 000 €

  • Paysage de Provence, de Bretagne ou vue portuaire : de 2 000 € à 15 000 €

  • Bouquet de fleurs ou nature morte : de 1 500 € à 10 000 €

  • Dessin ou œuvre sur papier : de 300 € à plus de 5 000 €

Pour réaliser une estimation de Marcel Dyf, l’expert commence par examiner le sujet, les dimensions, la technique et le support. Il observe la façon dont les couleurs sont posées, les différences d’épaisseur entre le fond et les parties éclairées, le dessin des personnages et le traitement des fleurs ou du paysage. La signature, le revers de la toile, le châssis, les anciennes étiquettes et les éventuelles inscriptions permettent également de situer le tableau dans la carrière de l’artiste.

L’état de conservation, la provenance et les documents associés ont une incidence directe sur la valeur. Il est donc utile de transmettre des photographies nettes de l’ensemble du tableau, de la signature, des détails de la peinture et du verso. À partir de ces informations, Estimon’Objet peut établir un premier avis sur la nature de l’œuvre et sa valeur actuelle. Une estimation sur photographies ne remplace toutefois pas toujours un examen physique lorsque l’authenticité doit être approfondie.

La cote de Marcel Dyf sur le marché de l’art

Le marché de Marcel Dyf repose principalement sur ses huiles sur toile. Les prix s’échelonnent de quelques centaines d’euros pour une petite œuvre peu caractéristique à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un tableau de grand format, bien documenté et représentatif de son travail.

Le sujet joue un rôle essentiel. Les portraits de Claudine, les scènes de lecture, les jardins fleuris et les paysages lumineux de Provence ou de Bretagne obtiennent généralement les meilleurs résultats. Les dimensions, la richesse des couleurs, l’état de la toile et la provenance expliquent également les écarts de prix.

La cote des portraits et des scènes de figures

Les portraits de Marcel Dyf occupent une place particulière dans son œuvre. Sa femme Claudine devient son modèle favori après leur rencontre à Cannes en 1954. L’artiste la représente dans des moments calmes et familiers, assise dans un jardin, près d’un bouquet ou plongée dans sa lecture.

Voici quelques résultats de référence :

  • Jeune Femme lisant près du vase de fleurs (œuvre non datée) : cette huile sur toile a été adjugée 22 500 dollars à Dallas en mai 2012.
  • Femme au divan bleu (œuvre non datée) : ce portrait a atteint 20 000 dollars à Dallas en juin 2013.
  • Le Repos de Claudine (1968) : cette scène intime a été vendue 7 500 dollars à Dallas en février 2015.

Les portraits de Claudine sont très appréciés lorsqu’ils présentent une composition aboutie, un visage expressif et un décor fleuri. Une petite étude ou une figure secondaire se négociera généralement à un niveau plus modeste.

La cote des paysages et des vues portuaires

Marcel Dyf a beaucoup peint la Provence, la Bretagne, la Normandie et les paysages d’Île-de-France. Ses vues d’Arles, des Alpilles, de Saint-Rémy-de-Provence, des côtes bretonnes ou des ports méditerranéens occupent une part importante de sa production.

Parmi les résultats publics observés :

  • Au bord de la rivière : Le Thouet (1972) : cette huile sur toile a été adjugée 10 000 dollars à Dallas en décembre 2020.
  • Port de Honfleur, Normandie (œuvre non datée) : ce paysage portuaire a obtenu 6 720 dollars canadiens à Toronto en 2022.
  • Rivière en Normandie (œuvre non datée) : ce tableau a été vendu 5 400 dollars canadiens à Toronto en 2022.
  • Lagune à Venise (œuvre non datée) : cette huile sur toile a atteint 5 248 livres sterling à Londres en juillet 2026.

Les paysages de grand format, animés de personnages ou dotés d’une belle lumière, sont généralement mieux valorisés que les compositions sombres ou peu caractéristiques.

La cote des bouquets de fleurs et des natures mortes

Les bouquets de fleurs de Marcel Dyf sont très présents sur le marché. Roses, dahlias, soucis, marguerites et tournesols sont disposés dans des vases, des pichets ou devant une fenêtre. La valeur dépend notamment du format, de la variété des couleurs et de la qualité du relief obtenu par la peinture.

Résultats de ventes :

  • Tournesols au pot Vincent (1971) : cette grande huile sur toile a été adjugée 8 750 dollars à Dallas en juin 2019.
  • Dahlias et soucis (1974) : ce bouquet accompagné d’une inscription autographe au verso a obtenu 8 125 dollars à Dallas en mars 2021.
  • Bouquet of Flowers in a Pitcher (œuvre non datée) : ce tableau a été vendu 5 500 dollars à Dallas en décembre 2023.
  • Fleurs et fruits d’automne devant des persiennes (1957) : cette composition signée, titrée et datée au verso a atteint 5 500 dollars à Dallas en novembre 2025.

Les petites compositions florales courantes se situent souvent entre 1 500 € et 4 000 €. Les grands bouquets, plus travaillés et accompagnés d’une provenance claire, peuvent dépasser 8 000 €.

Comment reconnaître un tableau de Marcel Dyf ?

Les tableaux de Marcel Dyf représentent fréquemment des jardins fleuris, des champs, des rivières, des ports, des villages provençaux ou des bouquets disposés dans un intérieur. Les paysages sont construits avec des touches souples et visibles. L’artiste ne cherche pas à reproduire chaque détail : il utilise la couleur pour suggérer les feuillages, les reflets de l’eau et les variations du ciel.

La matière n’est pas uniforme. Les arrière-plans peuvent être peints assez légèrement, tandis que les fleurs, les vêtements ou les parties éclairées reçoivent des touches plus épaisses. Les couleurs restent généralement chaleureuses, avec des verts, des bleus, des roses, des jaunes et des ocres. Dans les portraits, les visages sont traités avec davantage de précision que les fonds, qui conservent un aspect plus libre.

L’artiste travaille principalement à l’huile sur toile, même si des œuvres sur panneau et sur papier existent. Une reproduction imprimée peut parfois donner l’impression d’une peinture en raison de l’ajout d’un vernis ou d’une texture artificielle. L’absence de véritables empâtements, la présence d’une trame d’impression régulière ou une signature reproduite mécaniquement doivent inciter à la prudence.

Reconnaître la signature de Marcel Dyf

La signature de Marcel Dyf prend le plus souvent la forme courte « Dyf ». Elle est généralement placée dans l’angle inférieur droit ou inférieur gauche de la composition. L’artiste utilise une peinture dont la couleur s’accorde avec le tableau, ce qui explique que la signature puisse parfois rester assez discrète.

Certaines œuvres sont également signées, titrées ou datées au verso. Ces inscriptions peuvent apporter des informations précieuses sur le sujet, le lieu représenté ou l’histoire du tableau. Il faut cependant vérifier qu’elles sont cohérentes avec le vieillissement de la toile et du châssis.

Une signature « Dyf » ne permet jamais, à elle seule, de certifier un tableau. Le nom de l’artiste est relativement facile à imiter et il existe de nombreuses reproductions décoratives de ses œuvres. Les experts confrontent donc la signature à la technique, au support, à la provenance et aux caractéristiques générales de la peinture.

Signature Marcel Dyf
Expertise signature Marcel Dyf

Tableau de Marcel Dyf : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre expert en art moderne, examine chaque tableau à partir de photographies détaillées. Il vérifie en premier lieu la répartition de la matière picturale. Chez Marcel Dyf, les fleurs, les reflets et les zones de lumière présentent souvent des touches plus épaisses, alors que les arrière-plans restent plus légers. Une toile entièrement peinte avec la même épaisseur peut donc soulever des questions.

Il étudie également le dessin des personnages. Les visages sont doux et lisibles, mais les vêtements, les fauteuils et les décors sont traités avec plus de liberté. Dans les portraits de Claudine, la chevelure, le regard et la position des mains permettent souvent de comparer l’œuvre à d’autres compositions connues.

Enfin, l’expert observe la craquelure, les repeints et la signature. Le vieillissement doit rester cohérent sur l’ensemble de la surface : une signature posée sur un vernis ancien ou dont la peinture paraît beaucoup plus récente que le reste du tableau mérite une étude complémentaire. Un examen sous lumière ultraviolette peut parfois révéler une restauration importante ou une signature ajoutée.

Marcel Dyf, un peintre entre Paris, la Provence et la Bretagne

Marcel Dreyfus naît le 7 octobre 1899 à Paris dans une famille d’origine alsacienne. Il passe une partie de son enfance en Normandie, notamment à Ault, Deauville et Trouville. Il se destine d’abord à une carrière d’ingénieur, mais cette voie ne lui convient pas. À 23 ans, il décide de se consacrer entièrement à la peinture et s’installe à Arles en 1922. Il apprend principalement par lui-même, au contact des paysages et des œuvres des peintres qu’il admire.

Dans le Midi, Marcel Dyf reçoit plusieurs commandes de décors et de peintures murales. Il travaille notamment pour les mairies de Saint-Martin-de-Crau et des Saintes-Maries-de-la-Mer, ainsi que pour différents bâtiments d’Arles. En 1935, il revient à Paris et s’installe dans l’ancien atelier de Maximilien Luce, avenue du Maine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la Résistance dans les maquis de Corrèze et de Dordogne avant de reprendre sa carrière artistique après la Libération.

À partir des années 1950, il partage son temps entre Paris, Cannes, la Provence et la Bretagne. Il rencontre Claudine Godat à Cannes en 1954 ; elle devient son épouse, sa muse et le modèle de nombreux portraits. Marcel Dyf expose au Salon des artistes français, au Salon d’automne et au Salon des Tuileries, puis bénéficie d’une reconnaissance internationale. Installé à Bois-d’Arcy, près de Versailles, il y poursuit son travail jusqu’à sa mort, le 15 septembre 1985.

Regardez attentivement le verso du tableau avant d’envisager toute restauration. Marcel Dyf a parfois inscrit le titre, la date ou une dédicace directement sur la toile. Une ancienne étiquette, un numéro d’inventaire ou une inscription manuscrite peut également aider à retracer la provenance. Ne remplacez donc pas le châssis et ne retirez aucune étiquette sans avoir photographié et fait étudier ces éléments !

Évitez également de nettoyer vous-même la peinture. Les tableaux de Marcel Dyf présentent souvent un vernis ancien qui peut jaunir, mais un nettoyage trop agressif risque de supprimer les touches superficielles les plus fines. Avant toute intervention, demandez l’avis d’un spécialiste.

La valeur d’un tableau signé Dyf peut aller de quelques centaines d’euros pour une œuvre sur papier ou une pièce peu caractéristique à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une peinture importante. Une analyse professionnelle permet de distinguer une œuvre originale d’une reproduction, d’évaluer son état et de la comparer aux résultats récents du marché.

Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection. Nos experts et commissaires-priseurs étudient votre œuvre avec confidentialité et vous apportent un avis adapté à votre projet de vente, d’assurance, de partage ou de succession. Vous possédez un paysage de Marcel Dyf, un portrait de Claudine, un bouquet de fleurs ou un dessin signé ? Envoyez-nous des photographies du recto, du verso et de la signature pour obtenir une estimation gratuite sur Estimon’Objet.

En lien avec Marcel Dyf

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

Image

Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

Image

Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

Image

Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

Image

Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite François Desnoyer

François Desnoyer

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste François Desnoyer

François Desnoyer (1894-1972) est un peintre français qui a marqué son siècle par son amour des paysages ensoleillés et sa palette de couleurs vives. Formé auprès de grands maîtres et attaché à la Méditerranée, il a consacré toute sa vie à transcrire la lumière des ports et des villages du Sud !

Vous possédez une œuvre de François Desnoyer ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires priseurs !

Estimation gratuite François Desnoyer

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de François Desnoyer et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de François Desnoyer en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Quelle est la cote de François Desnoyer sur le marché de l'art ?

La cote des peintures à l’huile

Les huiles sur toile ou sur panneau de François Desnoyer constituent ses pièces les plus recherchées par les collectionneurs. Les paysages du Midi, les scènes de port et les vues animées trouvent preneurs très rapidement lors des ventes aux enchères. Les prix évoluent selon la rareté du sujet et la qualité de la conservation !

Voici quelques exemples précis de résultats de ventes :

  • Venise, canal. L’église du Rédempteur (1952-1954) : cette belle huile sur toile a été adjugée à 6 000 € lors d’une vente en France en 2022.
    Les toits depuis la fenêtre (circa 1950) : une huile sur toile caractéristique de son travail sur les volumes, vendue pour 3 500 € dans une maison de ventes française.
    Place du village : une huile sur panneau de format moyen (38 x 61 cm), adjugée à 2 000 € en mars 2024 chez Osenat.

La cote des dessins, aquarelles et gouaches

François Desnoyer a beaucoup travaillé sur papier, que ce soit à l’aquarelle, à la gouache ou au crayon. Ces travaux préparatoires ou ces carnets de voyage dévoilent le geste direct et l’habileté de l’artiste. Ils permettent aux acheteurs au budget plus modeste d’acquérir une part de son talent.

Voici quelques exemples de résultats de ventes :

  • Bouquets de fleurs (1943) : une aquarelle sur papier pleine de fraîcheur, vendue chez Artcurial en novembre 2024.
    Les hauts fourneaux (circa 1935) : une gouache sur papier aux tons marqués, adjugée lors d’une vacation menée par Artcurial en 2024.
    Nu féminin : une étude sur papier qui témoigne de son aisance graphique, vendue pour plusieurs centaines d’euros lors d’une vente spécialisée en décembre 2022.

La cote des estampes, gravures et lithographies

L’artiste a également produit de nombreuses estampes, gravures et lithographies pour illustrer des livres ou diffuser ses compositions phares. Ces multiples offrent une excellente porte d’entrée pour les passionnés d’art moderne, avec des tarifs accessibles.

Résultats de ventes :

  • La vieille forteresse (1965) : une lithographie originale signée au crayon, adjugée lors d’une vente en Suisse en novembre 2024.
    Joute à Sète : une lithographie en couleurs qui représente les fameuses joutes languedociennes, vendue autour de 150 € lors d’une vacation en ligne en avril 2022.
    Le gland et la citrouille (1961) : une gravure sur bois exécutée pour un ouvrage illustré, vendue près de 200 € en avril 2024.

Comment reconnaître une peinture de François Desnoyer ?

François Desnoyer a une façon bien à lui de peindre, avec des couleurs éclatantes qu’il pose franchement sur la toile, sans chercher à faire du réalisme pur. Quand on regarde un de ses paysages ou une de ses natures mortes, on repère tout de suite sa manière de faire : les maisons ou les bateaux sont cernés par des traits sombres et appuyés qui séparent nettement les zones de couleurs vives. Il ne s’attarde pas sur les petits détails inutiles, il va droit au but pour donner une vraie sensation de vie et de mouvement !

Le format et le support de l’œuvre aident aussi beaucoup nos commissaires-priseurs à y voir clair. Comme Desnoyer voyageait beaucoup, il peignait souvent sur le vif, sur de petits panneaux de bois ou des cartons toilés faciles à glisser dans ses bagages. Si vous passez la main sur la toile, vous sentez tout de suite l’épaisseur et la générosité de la matière. Pour authentifier un tableau et vérifier qu’il n’y a pas de mauvaise surprise, nos spécialistes Estimon’objet regardent chaque détail de près, même en photo !

Comment reconnaître la signature de François Desnoyer ?

La signature de François Desnoyer peut prendre plusieurs formes selon les œuvres. Sur plusieurs peintures conservées dans des collections publiques, on retrouve simplement « Desnoyer », placé dans la partie inférieure du tableau. Escale (1940), conservée au musée des Beaux-Arts de Nancy, porte ainsi « DESNOYER » en bas à droite. Sur la plage, conservée au musée des Augustins de Toulouse, présente également cette signature en bas à droite.

D’autres œuvres portent une signature plus développée. Les plaisirs de la plage (1949), conservé au Centre Pompidou, est ainsi signé « F.DESNOYER » en bas à droite. On trouve également la forme « F.Desnoyer » sur certaines œuvres plus anciennes, comme Nu assis dans un intérieur ; Paysage, peint vers 1942-1943.

La date peut accompagner directement la signature. Le musée d’Art moderne de Paris conserve par exemple Femme nue (1952), avec la mention « Desnoyer 1952 », tandis que Nu féminin (1958) porte « Desnoyer » et une indication au châssis : « Nu assis Automne 58 ».

Ces exemples sont particulièrement utiles pour une expertise, car ils montrent qu’il ne faut pas rechercher une signature unique et immuable. Notre expert compare plutôt la graphie, son emplacement, la technique utilisée et surtout sa cohérence avec la période du tableau. Une signature qui ressemble à celle de Desnoyer constitue un indice, jamais une preuve d’authenticité à elle seule !

Peinture de François Desnoyer : ce que regarde notre expert

Romain Rudondy, notre spécialiste de l’art moderne, examine chaque dossier photo avec la plus grande rigueur pour décrypter les subtilités techniques de vos biens. Son travail consiste à vérifier chaque détail pour démasquer une imitation ou confirmer la main du maître !

Pour estimer votre œuvre à distance, Romain regarde en premier lieu la manière dont l’artiste gère la lumière. Contrairement aux peintres académiques qui recherchent des dégradés parfaits, Desnoyer utilise des contrastes marqués entre des ombres colorées et des pans de lumière vive. S’il remarque une application trop lisse ou un manque de spontanéité dans les aplats de couleur, il pousse son enquête bibliographique plus loin.

Comme l’évaluation commence par des photographies numériques, Romain analyse aussi l’épaisseur de la matière et la façon dont les pinceaux ont structuré le sujet. Desnoyer pose sa couleur avec franchise, sans hésiter. Si les coups de pinceau semblent timides ou si la texture paraît plate et sans relief, cela peut indiquer une reproduction moderne. Chaque nuance et chaque aspérité comptent pour certifier scientifiquement et historiquement l’origine de l’objet !

François Desnoyer, un artiste passionné entre Paris et la Méditerranée

François Desnoyer naît à Montauban en 1894 au sein d’un milieu modeste. Son père, ancien maître d’armes, se montre particulièrement sévère, mais le jeune garçon nourrit déjà une passion dévorante pour le dessin. Contre l’avis familial, il quitte sa région natale pour s’installer à Paris en 1912 et intègre l’école des Arts décoratifs. Sa jeunesse parisienne bascule brutalement avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Mobilisé comme soldat, il subit l’enfer du front, est blessé à plusieurs reprises et finit par être fait prisonnier en 1918. Malgré ces épreuves terribles, il ne cesse jamais de dessiner pour garder espoir.

Une fois la paix revenue, il reprend ses études artistiques et commence une carrière de professeur de dessin tout en multipliant les expositions dans les salons parisiens. Durant les années 1930, il se lie d’amitié avec de grands noms de la peinture, notamment Albert Marquet, qui partage son goût pour les quais et les paysages lumineux. La découverte de la Méditerranée après la Seconde Guerre mondiale transforme radicalement son inspiration. Il s’installe durablement à Sète, puis à Saint-Cyprien, où il passe des décennies à peindre les ports, les plages et les joutes nautiques sous un soleil éclatant.

L’artiste consacre ses dernières années à la transmission et à la vie culturelle du Sud de la France, fondant une institution dédiée à l’art moderne à Saint-Cyprien. Jusqu’à sa mort survenue en 1972 à Perpignan, il garde un appétit insatiable pour la peinture et la couleur. Il laisse derrière lui une œuvre monumentale, saluée par les plus grands critiques et conservée aujourd’hui dans de nombreux musées français !

(Illus.) Le port de Sète, 1948, Sète, Musée Paul Valery 

Examinez attentivement le dos du tableau ou le carton : François Desnoyer avait pour habitude d’inscrire des notes de voyage, des dates ou des localisations directement au dos de ses œuvres lorsqu’il peignait sur le motif en plein air. Si vous découvrez une écriture ancienne au dos avec le nom d’un port ou d’une ville du Midi, c’est un indice formidable qui confirme l’authenticité de la pièce, aide grandement nos experts à la dater et augmente son intérêt sur le marché !

En lien avec François Desnoyer

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Georges d’Espagnat

Georges d’Espagnat

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Georges d’Espagnat

Georges d’Espagnat (1870-1950) est un peintre et illustrateur français rattaché au postimpressionnisme. Aux côtés d’artistes tels que Cézanne, Seurat ou Bonnard, il participe à redéfinir la peinture moderne à la suite de l’Impressionnisme et parfois par opposition à certains de ses principes. 

Estimation gratuite Georges d’Espagnat

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Georges d’Espagnat et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Georges d’Espagnat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Georges d’Espagnat, artiste à l’avant-garde

Né en 1870 en île de France, Georges d’Espagnat se décide sans hésitations pour la voie d’artiste. En 1888, il débute ses études à l’École des Beaux-Arts et à l’École des Arts décoratifs, mais leur préfère rapidement la formation en autodidacte. Georges d’Espagnat étudie minutieusement les maîtres, flamands et vénitiens, du Louvre. Dans sa peinture, l’artiste conservera la peinture de l’intime des nordiques, et la maîtrise sensuelle de la couleur des italiens.  

La formation artistique de Georges d’Espagnat se prolonge par de nombreux voyages. En 1898, il part à la découverte du Maroc sur les pas de l’artiste romantique, et coloriste de renom, Delacroix. Entre 1905 et 1910, il sillonne l’Europe et rapporte de nombreuses aquarelles de ses différents séjours. En France, Georges d’Espagnat est particulièrement sensible aux paysages de Collioure, de la Normandie, et du Quercy où il s’installe en 1921. L’artiste consacrera à ces régions de nombreuses peintures.

Rapidement, Georges d’Espagnat expose ses tableaux dans les lieux d’avant-garde de son époque. En 1892, il montre ses peintures au Salon des Indépendants, puis à la galerie Barc de Boutteville en 1894-1895. En 1903, l’artiste devient un membre du Salon d’Automne, signe de la reconnaissance  de sa peinture moderne par ses paires. À partir de 1904, Georges d’Espagnat est représenté par la galerie Durand-Ruel, et y expose fréquemment, ainsi que dans les galeries Bernheim et Druet. 

Georges d’Espagnat, peintre postimpressionniste

Les années 1880-1905 correspondent à la période du postimpressionnisme. Ce terme désigne la fin de l’Impressionnisme et l’arrivée de multiples tendances artistiques telles que le pointillisme, le synthétisme, le symbolisme ou encore le nabis. Le postimpressionnisme regroupe des artistes aussi iconiques et divers que Van Gogh, Gauguin, Cézanne, Seurat ou encore Bonnard. 

À l’image de ses contemporains, Georges d’Espagnat doit aux artistes impressionnistes leur affranchissement des valeurs académiques, la valorisation des genres picturaux dits « mineurs » et l’invention d’une nouvelle manière de peindre. Dans ses tableaux, Georges d’Espagnat représente des nus, des paysages, des scènes de genre, des portraits et des natures mortes, à l’aide d’une palette aux tons francs, de cernes marqués et d’une touche aux effets de texture proches de ceux de son ami Auguste Renoir. 

Avec certains de ses confères, Georges d’Espagnat se détache également de l’Impressionnisme, et de sa peinture de l’instant, dans une volonté de retourner à la composition en peinture. En 1905, Georges d’Espagnat publie un article dans Mercure de France appelant à ce retour à la composition et déplorant l’absence de véritables peintures au profit de nombreux croquis. Sans être rattaché à un groupe particulier, Georges d’Espagnat agence méthodiquement les motifs sur ses toiles. La dimension très intimiste de ses peintures rappelle les oeuvres d’Édouard Vuillard ou de Pierre Bonnard.

Georges d’Espagnat, artiste et illustrateur reconnu

Artiste d’avant-garde et peintre postimpressionniste, Georges d’Espagnat est également un illustrateur réputé. En parallèle de son métier de peintre, il dessine pour les journaux Le Courrier Français, La Critique et Le Rire entre 1895 et 1912. L’artiste illustre également de nombreux ouvrages tels que Les oraisons mauvaises de Rémy de Gourmont (1897), le Centaure de Maurice Guérin (1900) et L’immortel d’Alphonse Daudet (1930). 

À partir des années 1930, Georges d’Espagnat reçoit de nombreuses commandes pour réaliser des peintures murales. L’artiste en conçoit pour la mairie de Vincennes, le paquebot Normandie ou encore le Palais du Luxembourg. Il est également à l’origine de décors pour le théâtre, notamment pour Fantasio de Musset et le Barbier de Séville de Beaumarchais. 

Georges d’Espagnat est un artiste reconnu pour son travail d’illustrateur et de peintre. Exposé dès ses débuts, l’artiste est désormais présenté dans de grandes institutions. On retrouve les peintures modernes et postimpressionnistes de Georges d’Espagnat au Musée d’Orsay, au Musée d’art Moderne de la ville de Paris ou encore au Petit Palais de Genève. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Georges d’Espagnat

Sur le marché de l’art, les tableaux et les dessins de Georges d’Espagnat acquièrent une cote très honorable. Les prix débutent autour de 1 500 – 3 000 euros pour des peintures de petit format, à la palette moins franche et aux cernes plus légers qu’à son habitude. Ils s’élèvent jusqu’à 15 000 – 20 000 euros pour des toiles caractéristiques de son style, ou de grand format. Les natures mortes, paysages, les nus et les scènes de genre intimistes sont présentes dans les deux cas. 

On retrouve également de nombreux dessins de Georges d’Espagnat réalisés au crayon, à la sanguine, à l’encre ou au pastel. Pour l’un d’entre eux, il faudra compter en moyenne entre 100 et 200 euros. Quant aux aquarelles de Georges d’Espagnat, elles attireront particulièrement les collectionneurs, et leurs prix varieront en moyenne entre 500 et 800 euros. 

(Illus.) Georges d’Espagnat, Irina, Huile sur toile, v. 1900

En lien avec Georges d’Espagnat

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean-Baptiste Greuze

Jean-Baptiste Greuze

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Greuze

Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) s’est fait connaître au XVIIIe siècle avec ses scènes familiales et ses portraits chargés d’émotion. Une jeune fille qui pleure, un enfant inquiet, une famille réunie : ses personnages racontent toujours quelque chose, ce qui séduit rapidement le public parisien. Aujourd’hui, ses tableaux les plus importants peuvent atteindre plusieurs millions aux enchères.

Vous pensez posséder une œuvre de Greuze ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Jean-Baptiste Greuze

Prix des œuvres de Jean-baptiste Greuze

  • Peinture à l’huile (toile) : entre 15 000 € et plus de 600 000 €

  • Dessin, sanguine, lavis, étude : entre 5 000 € et 150 000 €

  • Pastel ou œuvre sur papier moins fréquente : entre 1 000 € et 20 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean-Baptiste Greuze et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean-Baptiste Greuze en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Quelle est la cote de Jean-Baptiste Greuze sur le marché de l’art ?

La cote des peintures à huile

Les huiles sur toile ou sur panneau constituent la partie la plus importante du marché de Greuze. Ses portraits et ses scènes de genre peuvent atteindre des prix très élevés lorsqu’ils sont bien documentés et reconnus comme autographes. Les œuvres importantes de sa période de maturité sont particulièrement recherchées.

Voici quelques ventes majeures et références :

  • Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau (1757) : cette huile sur toile ovale, signée et datée par Greuze, a été adjugée 2 470 000 $ chez Christie’s à New York en avril 2024. Elle est devenue à cette occasion le nouveau record mondial de l’artiste aux enchères.
    Innocence : une jeune fille en buste, vêtue d’une chemise blanche et regardant vers le haut (vers 1780) : cette huile a atteint 512 000 £ chez Christie’s à Londres en juillet 2005, pour une estimation de 150 000 à 250 000 £.
    Le Petit Mathématicien (vers 1780) : cette huile sur toile de 46,4 × 38,1 cm possède une provenance particulièrement documentée, avec notamment les collections Demidoff, Potocki et Yousoupoff. Elle avait été vendue 115 500 $ chez Sotheby’s à New York en janvier 1988.
    L’Effroi (XVIIIe siècle) : cette représentation d’une jeune fille effrayée illustre les célèbres études d’expression de Greuze. Une version sur panneau de 46,9 × 36,5 cm a été proposée chez Sotheby’s à New York en mai 2025 avec une estimation de 15 000 à 20 000 $. Le fait qu’elle soit alors décrite comme provenant d’une vente de 2021 sous l’attribution « cercle de Greuze » montre bien la prudence nécessaire lorsqu’une œuvre est réattribuée à l’artiste.

Ces écarts de prix sont importants à comprendre : le nom de Greuze inscrit au dos d’un tableau ne suffit absolument pas à lui donner une cote de plusieurs centaines de milliers d’euros. Pour cet artiste, la question de l’attribution peut changer radicalement la valeur.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Greuze est également un dessinateur très recherché. Il a réalisé de nombreuses études de têtes, de personnages et de scènes destinées à préparer ses peintures ! Les fameuses « têtes d’expression » occupent une place importante dans son œuvre : Greuze y étudie une émotion à travers un visage, parfois pour la réutiliser ensuite dans une composition plus importante. Le marché peut être particulièrement élevé pour les dessins rares, bien conservés et accompagnés d’une provenance ancienne.

Voici quelques résultats de ventes :

  • Tête d’enfant portant un bonnet (XVIIIe siècle) : ce dessin à la sanguine a été vendu 85 500 € chez Christie’s à Paris en mars 2015, pour une estimation de 60 000 à 80 000 €. Il s’agissait alors d’un record mondial pour un dessin de Greuze.
    Tête d’enfant portant un bonnet (XVIIIe siècle) : le même dessin a ensuite été revendu 101 600 $ chez Sotheby’s à New York en février 2026. Il avait déjà atteint 92 300 $ chez Christie’s en 2015.
    Maman, ou La Bonne Mère (XVIIIe siècle) : cette feuille à la pierre noire, plume, encre noire et lavis a une provenance exceptionnelle, puisqu’elle est passée par plusieurs collections anciennes et a notamment été vendue à Paris dès 1778. Elle est également répertoriée dans le catalogue raisonné de Greuze.
    Le Retour du fils prodigue (XVIIIe siècle) : ce grand dessin signé et daté fait partie des œuvres sur papier les plus importantes de Greuze apparues sur le marché. Sotheby’s souligne notamment sa rareté et le fait que très peu de dessins de cette ampleur ont été proposés aux enchères depuis 2005.

Pour un dessin de Greuze, la technique compte énormément : sanguine, pierre noire, lavis ou combinaison de plusieurs techniques ne correspondent pas forcément aux mêmes périodes ni aux mêmes usages. La provenance est également précieuse, surtout lorsqu’elle remonte à des collectionneurs du XVIIIe ou du XIXe siècle.

La cote des estampes et gravures

Greuze n’est pas principalement recherché pour des estampes originales comme peuvent l’être certains graveurs. En revanche, ses peintures ont été largement diffusées par la gravure au XVIIIe siècle. Des graveurs ont reproduit ses compositions, ce qui a largement contribué à faire connaître son travail auprès du public.

Quelques exemples permettent de comprendre ce marché :

  • Le Geste napolitain (vers 1763) : cette composition de Greuze a notamment été reproduite par Pierre-Étienne Moitte sous la forme d’une gravure. Le Metropolitan Museum of Art conserve cette estampe réalisée d’après Greuze.
    Le Petit Mathématicien : la composition a elle aussi été gravée, ce qui témoigne de son succès auprès du public. Christie’s et Sotheby’s signalent notamment une gravure de cette œuvre dans leurs notices.

Il faut donc être particulièrement prudent si vous possédez une gravure portant le nom de Greuze. Une œuvre « d’après Greuze » n’est pas une estampe originale réalisée par Greuze lui-même. Cette distinction est fondamentale pour l’estimation.

Comment reconnaître une peinture de Jean-Baptiste Greuze ?

Greuze est surtout connu pour ses personnages représentés de près, souvent des enfants, des jeunes femmes ou des familles. Les visages occupent une place très importante dans ses tableaux. Il cherche à faire comprendre immédiatement ce que ressent son personnage : tristesse, peur, tendresse, surprise ou inquiétude. Cette attention portée aux expressions explique aussi le succès de ses « têtes d’expression », réalisées à l’huile ou au dessin.

La peau est un autre élément intéressant à observer. Dans ses meilleures œuvres, Greuze soigne particulièrement les visages et les mains. Les chairs sont modelées avec des changements subtils de couleur et de lumière, tandis que les vêtements permettent de montrer sa maîtrise des matières. Dans Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau, Christie’s souligne par exemple la finesse des carnations, mais aussi le soin apporté aux cheveux, aux perles, au tissu et aux plumes du petit oiseau.

Le sujet peut également mettre sur une piste. Greuze représente souvent des scènes de la vie familiale et des personnages pris dans une situation qui raconte quelque chose. L’Accordée de village, peinte en 1761, en est un excellent exemple : le tableau montre les fiancés entourés de leur famille au moment où le père de la jeune femme remet sa dot au futur époux. Le Louvre conserve l’œuvre originale et précise qu’elle fut présentée au Salon de 1761.

Comment reconnaître la signature de Jean-Baptiste Greuze ?

Greuze signe certaines œuvres de manière bien visible, mais il n’existe pas une signature unique permettant d’authentifier automatiquement un tableau. Un exemple particulièrement intéressant est Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau, signé et daté « I. GREUZE. 1757 » sur la cage de l’oiseau, dans l’angle inférieur droit. Cette signature est directement intégrée à la composition.

Il faut donc regarder la signature, mais aussi son emplacement, sa couleur, son état et surtout la peinture qui l’entoure. Une signature ajoutée plus tard peut donner l’impression qu’une œuvre est ancienne alors qu’elle ne l’est pas. Le dos du tableau peut également apporter des informations : anciennes étiquettes, inscriptions, numéros de collection ou marques de marchands peuvent aider à retracer son histoire.

Cette prudence est particulièrement importante avec Greuze. Les maisons de ventes distinguent clairement les œuvres autographes des tableaux « attribués à », « cercle de », « atelier de » ou « d’après ». Ces mentions ne sont pas interchangeables et peuvent entraîner des différences considérables de prix.

Expertise signature Jean-baptiste Greuze
Signature Jean-Baptiste Greuze

Peinture de Jean-Baptiste Greuze : ce que regarde notre expert

René Millet, notre expert en tableaux anciens et peintures de maître, commence par regarder le visage des personnages. Chez Greuze, c’est souvent là que se trouve une grande partie des informations ! Il observe les yeux, la bouche, les joues, mais aussi la façon dont la lumière arrive sur le visage. Une jeune fille qui semble triste ou inquiète peut rappeler immédiatement les sujets de Greuze, mais Romain cherche surtout à savoir comment cette émotion est peinte.

Il regarde ensuite les mains, les cheveux et les vêtements. Ce sont des détails auxquels Greuze accorde beaucoup d’importance. Dans une bonne peinture, les matières ne sont pas traitées de la même façon : la peau est douce, les cheveux ont leur propre texture et les tissus sont peints avec suffisamment de précision pour donner une idée de leur matière. Dans Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau, Christie’s relève justement le travail très fin des cheveux, de la peau, de la soie, de la mousseline et des perles.

Romain vérifie aussi si le sujet et la manière de peindre correspondent à ce que Greuze réalisait à la période supposée du tableau. C’est particulièrement important pour cet artiste, car certaines compositions ont été reprises plusieurs fois. Le Petit Mathématicien en est un bon exemple : plusieurs versions existent et les spécialistes les comparent entre elles pour déterminer leur place dans l’œuvre de Greuze.

Enfin, Romain regarde tout ce qui peut raconter l’histoire du tableau. Une étiquette ancienne au dos, un numéro d’inventaire, une inscription ou un document de famille peut être très précieux. Pour un peintre du XVIIIe siècle comme Greuze, une provenance ancienne peut permettre de relier une œuvre à une collection connue ou à une vente historique. Faites confiance à Estimon’objet !

Jean-Baptiste Greuze, une vie entre Tournus, Paris et les grands collectionneurs

Jean-Baptiste Greuze naît à Tournus, en Bourgogne, en 1725. Il vient d’une famille modeste : son père exerce le métier de couvreur. Le jeune homme montre très tôt un intérêt pour le dessin et part étudier la peinture à Lyon avant de rejoindre Paris. Il travaille notamment auprès de Charles-Joseph Natoire et entre dans le monde artistique parisien au milieu des années 1750. En 1755, il présente ses premières œuvres à l’Académie royale.

Sa carrière prend rapidement de l’ampleur. Après un séjour en Italie avec son protecteur, l’abbé Louis Gougenot, Greuze revient à Paris en 1757 et connaît plusieurs succès au Salon. Ses scènes de la vie quotidienne rencontrent un véritable enthousiasme, notamment auprès de Denis Diderot, qui apprécie particulièrement leur dimension morale et émotionnelle. Avec L’Accordée de village, présentée au Salon de 1761, Greuze atteint l’un des grands moments de sa carrière. Le tableau entre finalement dans les collections de Louis XVI en 1782.

Greuze souhaite pourtant obtenir une reconnaissance encore plus prestigieuse. Il rêve d’être reçu à l’Académie royale comme peintre d’histoire, catégorie considérée comme la plus importante. En 1769, il présente Sévère et Caracalla, mais l’œuvre est mal accueillie et il est finalement reçu comme peintre de genre. Cette déception marque durablement ses relations avec l’institution. Il continue néanmoins à travailler pour des collectionneurs privés et produit de nombreux portraits, scènes familiales et études de têtes jusqu’à la fin de sa vie. Il meurt à Paris en 1805.

Ne vous fiez pas au visage seul ! Chez Greuze, les têtes d’expression sont particulièrement reconnaissables, mais elles ont aussi été largement reprises par l’atelier et copiées par d’autres artistes. Notre expert conseille donc de regarder aussi les détails moins évidents : la façon dont les cheveux sont peints, les mains, les vêtements et surtout la matière dans les zones de lumière. La comparaison avec les œuvres connues est indispensable, car certaines compositions de Greuze existent en plusieurs versions. Le Petit Mathématicien, par exemple, est connu à travers de nombreuses copies !

En lien avec Jean-Baptiste Greuze

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Raoux

Jean Raoux

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Jean Raoux

Jean Raoux (1677-1734) est un peintre et portraitiste français. Découvrez le peintre Jean Raoux et ses plus beaux tableaux. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Raoux

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean Raoux et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean Raoux en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Formation de Jean Raoux : de Montpellier à l’Italie

Dans sa ville natale, Montpellier, Jean Raoux se forme auprès d’un autre natif du cru, Antoine Ranc, son aîné de quarante ans. Et comme un troisième Montpelliérain, Joseph-Marie Vien (son cadet de quarante ans, celui-ci), c’est la découverte de l’Italie qui décide d’abord de son style. 

 

Après avoir obtenu le prix de Rome pour son David tue Goliath d’un coup de fronde en 1704, il est reçu pensionnaire à l’Académie française du palais Capranica, dans la Ville éternelle. Durant trois ans, Jean Raoux parcourt l’Italie, exerçant ses talents de décorateur au palais Giustiniani de Venise. Les coloris de l’école vénitienne mais aussi le sens dramatique des caravagesques semblent l’avoir particulièrement marqué. 

Jean Raoux adoubé

Ayant fait la connaissance du grand prieur de l’ordre de Malte, Philippe de Vendôme, il reçoit la protection de ce haut personnage, qui, après son retour à Paris en 1711, lui fournit logement et premières commandes. 

À une époque où la peinture d’histoire se place en tête dans la hiérarchie des arts, Jean Raoux se fait d’abord connaître dans ce genre monumental et exigeant (La Chasse de Didon et Enée, réalisée entre 1714 et 1725). En 1717, Pygmalion amoureux de sa statue – sujet mythologique aux hardis jeux de lumière, qui montre la statue Galatée s’animant sous les yeux énamourés de son créateur – lui vaut d’être reçu comme « peintre d’histoire » à l’Académie royale de peinture et de sculpture.

Jean Raoux durant la Régence

Sans cesser d’aborder les sujets mythologiques, Jean Raoux s’attaque durant la Régence, – période souvent considérée comme hédoniste et insouciante -, aux scènes de genre, avec des compositions d’une grande vivacité, théâtralisées par de vigoureux jeux d’ombre et de lumière (La Diseuse de bonne aventure, 1720). 


C’est cependant dans le genre confidentiel du portrait que Jean Raoux s’illustre particulièrement, introduisant dans ses peintures ce fondu chromatique et cette lumière poudrée propre aux artistes hollandais, Vermeer, notamment, dont il a étudié les œuvres (Jeune fille lisant une lettre, vers 1730).

Un maître du portrait féminin 

À partir du milieu du XVIII° siècle, Jean Raoux est avec Antoine Watteau l’un des peintres parisiens les plus demandés, Voltaire estimant qu’il « égale Rembrandt » dans ses pièces les plus réussies. Les grands mécènes, dont Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie collectionnent ses tableaux (l’une de ses représentations de Vestale se trouve aujourd’hui au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg). 

 

Ses portraits féminins – visages lumineux à la douce carnation, mêlant pudeur et discret érotisme, vêtements aux draperies voluptueuses se fondant dans l’ombre – sont particulièrement réussis : la façon dont l’artiste a assimilé les leçons des maîtres vénitiens et néerlandais engendre un style sensuel, intimiste dans son propos et cependant audacieux dans ses choix de mise en scène (Le Silence, dit aussi L’Indiscrète, 1728). Nombre des plus importants tableaux de Jean Raoux sont aujourd’hui conservés au Musée Fabre de Montpellier. 

Combien vaut une œuvre de Jean Raoux ?

Certaines huiles ambitieuses et de grand format de Jean Raoux trouvent difficilement preneur, mais ses peintures plus intimistes, où se révèle son sens du clair-obscur, se vendent à des prix confortables : 16 000€ pour La toilette avant le bal, 19 000€ pour le Portrait de la marquise de Changey.
Ses dessins sont rares et partent aux environs de 2000€.

En lien avec Jean Raoux

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Cuno Amiet

Cuno Amiet

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste Cuno Amiet

Cuno Amiet (1868-1961) est un artiste suisse, membre du groupe expressionniste allemand Die Brucke. À l’origine de l’art moderne suisse, Cuno Amiet est reconnu pour sa maîtrise de la couleur dans des tableaux de paysages résolument modernes. 

Estimation gratuite Cuno Amiet

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Cuno Amiet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Cuno Amiet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Cuno Amiet, l’apprentissage de la couleur

Né en 1868 à Soleure, en Suisse alémanique, Cuno Amiet montre des aptitudes à la peinture dès l’adolescence. Élève du peintre Frank Buchser, il intègre ensuite l’Académie de Munich où il rencontre le sculpteur Giovanni Giacometti, avec qui il se lie d’amitié. En 1888, les deux jeunes artistes emménagent à Paris et s’inscrivent à l’Académie Julian. 

Peu enthousiaste de la formation parisienne, Cuno Amiet part à Pont-Aven, sur les traces de Paul Gauguin, où il séjourne durant l’année 1892. Il y rencontre le groupe Synthétique, composé de disciplines de Gauguin, apprend la gravure auprès d’Armand Seguin et découvre les oeuvres de Vincent Van Gogh. Dans le fief breton de la peinture moderne, Cuno Amiet pose les jalons de sa pratique de la couleur. 

À la suite de cette riche année d’apprentissage, Cuno Amiet retourne en Suisse. Il y fait la connaissance du peintre symboliste Ferdinand Hodler, auprès de qui il participe à créer un symbolisme suisse. En 1898, fraîchement marié à Anna Luder, Cuno Amiet s’installe dans le canton de Berne, à Oschwand, qui deviendra un vivier de l’art moderne suisse à partir de 1908. Cuno Amiet participe ainsi largement à l’implantation de l’art moderne en Suisse. 

Cuno Amiet, artiste expressionniste

Dès les années 1900, Cuno Amiet expose en Suisse et à l’étranger. En 1904, il participe à la Sécession viennoise avec Ferdinand Hodler, tandis qu’en 1905, il réalise sa première exposition personnelle au Künstlerhaus de Zurich, saluée par ses pairs et la critique. La même année, il présente ses tableaux à Dresde dans une exposition collective aux côtés, entre autres, de Ferdinand Hodler. 

À cette occasion, Cuno Amiet attire l’attention des artistes Kirchner, Heckel et Schmidt-Rottluf qui fondent, la même année, le groupe expressionniste Die Brucke. Sous l’influence du fauvisme, les artistes de Die Brucke entendent libérer la peinture de ses codes académiques, en privilégiant l’expression de leurs sentiments à partir d’un dessin libre et d’une explosion de la palette colorée. En résonance avec son travail pictural, Cuno Amiet rejoint le groupe, sur leur invitation, en 1906. 

Dans ses tableaux, Cuno Amiet représente de thèmes classiques tels que des paysages, des scènes de genre, des portraits et des natures mortes. Il construit ses toiles à travers des coups de pinceaux, d’intensité variable en fonction du motif, ainsi que d’une décomposition des nuances colorées, parfois cernées de noir, de bleu ou de rouge. Si la touche de Cuno Amiet n’est pas sans rappeler celle de Van Gogh, son travail de la couleur marque la singularité de la patte de cette artiste coloriste. 

Cuno Amiet participera aux expositions collectives de Die Brucke, jusqu’à la dissolution du groupe en 1913.

Cuno Amiet, pionnier de l’art moderne suisse

Dans les années 1920, Cuno Amiet réalise majoritairement des paysages idylliques et joyeux, un thème largement partagé par les artistes expressionnistes à l’époque de Die Brucke. En 1931, l’artiste perd une partie de son travail, transformé en poussière par l’incendie du Palais de Verre de Munich. Par la suite, Cuno Amiet crée des tableaux de plus en plus abstraits, fasciné par la couleur, la lumière et l’étude de l’espace. 

Cuno Amiet est largement considéré comme un pionnier de l’art moderne suisse, reconnu pour ses tableaux colorés et sa touche expressionniste. Aux côtés de ses tableaux et de ses dessins, l’artiste réalise des lithographies et des gravures, des sculptures en bronze et en marbre, ainsi que des peintures murales. 

Au cours de sa carrière, Cuno Amiet occupera également des postes importants au sein des institutions tels qu’à la commission fédérale des Beaux-Arts de Berne ou à la commission de la Fondation Gottfried Keller, et il sera nommé docteur honoris causa de l’Université de Berne. Décédé en 1961, ses oeuvres reposent dans les plus prestigieuses institutions autour du monde. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Cuno Amiet

Sur le marché de l’art, les oeuvres de Cuno Amiet se font rares, comme souvent avec les artistes modernes reconnus, majoritairement conservés dans les institutions. On retrouve toutefois des peintures et des dessins et aquarelles à des très belles sommes. 

Concernant les peintures, les prix débutent entre 4 000 et 30 000 euros pour une nature morte ou une scène d’intérieur, s’élèvent jusqu’à 40 000 euros pour les portraits, et 50 000 euros pour les paysages. Pour des tableaux d’exception, les prix avoisineront, voire dépasseront largement les 100 000 euros. Le record revient à une des rares scènes de genre peintes par l’artiste adjugée à plus de 800 000 euros. 

Concernant les dessins, les prix débutent entre 400 et 6 000 euros pour des dessins à la mine de plomb ou à l’encre, tandis qu’ils sont estimés entre 2 000 et 19 000 euros pour les aquarelles. Un paysage réalisé à la gouache et au stylo obtient même l’excellente somme de 23 480 euros. 

(Illus.) Autoportrait avec la pomme, 1902, Huile sur toile, 54 x 65 cm

En lien avec Cuno Amiet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Andre Cottavoz

André Cottavoz

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l'artiste André Cottavoz

André Cottavoz (1922-2012) est un artiste français reconnu pour sa peinture figurative réalisée par empâtement. Débutant au sein du groupe lyonnais du Sanszisme, l’artiste évoluera à Paris, puis dans le Sud de la France où il s’ouvrira à la céramique et à la gravure. 

Estimation gratuite Andre Cottavoz

Prix des œuvres d'André Cottavoz

  • Peinture (huile/huile sur panneau/carton) : entre environ 150 € et 40 000 €

  • Dessin / aquarelle / œuvre sur papier (technique mixte, aquarelle) : entre environ 80 € et 3 800 €

  • Estampe / lithographie / multiples : entre environ 50 € et 1 140 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de André Cottavoz et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de André Cottavoz en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts d’André Cottavoz marqués par la Guerre

André Cottavoz naît en 1922 à Saint-Marcellin dans une famille de chapeliers. À l’adolescence, il manifeste déjà un intérêt pour le dessin et la peinture. Très tôt, le jeune artiste commence à expérimenter la peinture et sa matière en utilisant le couteau, une technique qui deviendra sa signature. La formation d’André Cottavoz est marquée par la Seconde Guerre Mondiale. En 1942, alors qu’il est en première année à l’École des Beaux-Arts de Lyon, l’artiste se retrouve réquisitionné au service de travail obligatoire en Autriche. Dans des conditions de travail et de vie difficiles, il rencontre Philibert Charrin et l’initie à la peinture. Les jeunes artistes représentent leur quotidien dans des tableaux qui seront par la suite brulés par les SS. De retour en 1946 dans sa famille, André Cottavoz garde un souvenir impérissable de la Guerre.  Grâce au soutien de sa mère, il réintègre finalement l’École des Beaux-Arts de Lyon où il rencontre les artistes Jean Fusaro et Jacques Truphémus dans la classe d’Antoine Chartres. Rejoints par d’autres artistes tels que Philibert Charrin ou Pierre Coquet, ils formeront le groupe Sanzisme et exposeront ensemble à Lyon à partir de 1948. 

La peinture figurative d’André Cottavoz au sein du groupe Sanzisme

Terme inventé par Philibert Charrin, le Sanzisme désigne la volonté de s’affranchir de tous courants artistiques terminant en -isme, tels que le fauvisme, le cubisme ou le surréalisme, qui ont ponctué la première moitié du XXème siècle. Esthétiquement, les artiste lyonnais se réunissent autour de la volonté de faire émaner la lumière de l’espace pictural plutôt que de la nature extérieure.  À l’intérieur de ce groupe, André Cottavoz conçoit une peinture figurative à la lisière de l’abstraction. Dans ses tableaux, il représente de nombreux paysages, marins et urbains, qu’il rapporte de ses séjours et voyages, mais aussi des nus, des portraits et des natures mortes. À travers une palette aux tons pastels, l’artiste construit les motifs par empatement, à la truelle, et réduit la représentation à son essence. Peintre, André Cottavoz entretient un rapport sculptural avec son médium, qui lui vaudra le surnom de « Monticelli vert ». Le groupe du Sanzisme assure à André Cottavoz une base solide pour démarrer sa carrière, bien qu’il ne lui permette pas encore de vivre de son art. Au début des années 1950, André Cottavoz et ses confères déménagent à Paris dans l’idée d’intégrer les réseaux artistiques les plus cotés. Côtoyant les salons et répondant aux concours, André Cottavoz obtient le prix Fénéon en 1953, véritable tremplin pour sa carrière de peintre. À la suite, il exposera ses peintures figuratives dans toutes les grandes manifestations parisiennes.  

L’oeuvre d’André Cottavoz après les années parisiennes

En 1958, las de la vie parisienne, André Cottavoz séjourne chez son père à Cannes, avant de s’établir dans le Sud de la France. Émerveillé par les paysages méditerranéens, l’artiste leur consacrera de nombreux tableaux. À partir des années 1960, André Cottavoz s’ouvre également à de nouveaux médiums. À côté de ses peintures figuratives, l’artiste réalise des dessins et des lithographies, et expérimente la céramique et la gravure au carborundum. Au cours de ses années parisiennes, André Cottavoz collabore avec de nombreuses galeries, et rencontre le collectionneur japonais Kiyoshi Taménaga. Admirateur de sa peinture, Taménaga lui achète de nombreuses toiles et lui offre un contrat dans sa galerie à Tokyo, spécialisée dans l’art européen. En 1990, André Cottavoz y séjourne pour peindre le tableau monumental Vue du mont Fuji-Yama commandé par son galeriste. La même année, l’artiste rencontre sa future femme, Hélène, et gérante de la galerie Longchamp de Nice qui représentera son oeuvre. Exposées depuis les années 1950 en France et à l’étranger, les oeuvres d’André Cottavoz intègrent également les collections publiques des institutions. Les peintures figuratives de l’artiste sont à contempler au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, au Musée des Beaux-Arts de Lyon ou encore au Fonds national d’art contemporain de Puteaux. 

Cote d'André Cottavoz sur le marché de l'art

Depuis 2021, on observe une multiplication des ventes d’oeuvres d’André Cottavoz sur le marché de l’art, ainsi qu’une cote à la hausse. On retrouve principalement ses tableaux, bien que ses dessins, ses lithographies, ses gravures et ses objets céramiques soient également présents. Natures mortes, portraits, nus, paysages marins ou urbains… Les tableaux figuratifs, à la lisière de l’abstraction, d’André Cottavoz sont estimés en moyenne entre 1 000 et 6 000 euros. Pour des petits formats, les prix débuteront dès 200 euros, tandis que certains tableaux d’exception (grand format, paysage connu ou lié à l’artiste), les prix avoisineront les 10 000 voire 15 000 euros. Pour un dessin, à la mine de plomb, au feutre, à l’encre, il faudra compter entre 100 et 800 euros. Les rares objets céramiques d’André Cottavoz présents sont également estimés à de jolis sommes : à partir 200 euros et jusqu’à 700 euros pour des objets peints. Enfin, pour une lithographie ou une gravure, les estimations varieront entre 50 et 200 euros. 

Reconnaître la signature d'André Cottavoz

Savoir reconnaître la signature d’André Cottavoz est indispensable pour authentifier une œuvre de ce peintre français associé à l’École de Lyon, célèbre pour ses paysages et natures mortes aux empâtements puissants. Sur ses toiles, Cottavoz signe le plus souvent « Cottavoz », parfois précédé d’un simple « A. », en lettres manuscrites fermes et légèrement anguleuses, généralement situées en bas à droite. Dans de nombreuses peintures réalisées dans les années 1950–1980, la signature est peinte par-dessus l’épaisseur de la matière ou même incisée directement dans la pâte picturale, ce que l’on observe sur plusieurs œuvres passées en ventes publiques. Elle peut être accompagnée de la date, inscrite au recto ou au verso, avec une graphie régulière et reconnaissable. Sur les œuvres sur papier, on rencontre également un « Cottavoz » plus léger, tracé à l’encre ou au crayon. Dans un marché actif où circulent parfois des attributions incertaines, faire vérifier la signature d’André Cottavoz par un expert qualifié reste essentiel. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées André Cottavoz, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une œuvre sur carton.

Expertise signature André Cottavoz

En lien avec André Cottavoz

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Commere

Jean Commere

Home » artistes » Page 133

Estimation et cote de l’artiste Jean Commère

Jean Commère (1920-1986) est un peintre, aquarelliste, dessinateur, graveur et illustrateur français rattaché à la Jeune Peinture et à la seconde École de Paris. À une époque où l’abstraction occupe une place croissante, il reste fidèle à la peinture figurative. Ses paysages d’Anjou et de Seine-et-Marne, ses marines des îles Chausey, ses scènes de chasse, ses portraits et ses bouquets de fleurs composent une œuvre très personnelle, immédiatement reconnaissable à son dessin nerveux et à sa palette lumineuse.

Récompensé par le prix Othon-Friesz en 1952, Jean Commère connaît rapidement une carrière internationale. Ses œuvres figurent aujourd’hui dans plusieurs collections publiques françaises et étrangères. Sur le marché de l’art, les prix varient fortement selon le sujet, la technique, le format et la période.

Vous possédez un tableau de Jean Commère, une aquarelle, un dessin ou une estampe ? Chez Estimon’objet, obtenez gratuitement une première estimation réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs. C’est rapide et totalement confidentiel !

Estimation gratuite Jean Commere

Prix des œuvres de Jean Commere

  • Peinture à l’huile sur toile, panneau ou Isorel : entre 100 € et plus de 4 000 €

  • Aquarelle, dessin, gouache ou encre : entre 30 € et 1 000 €

  • Estampe, lithographie ou livre illustré : entre 20 € et 500 €, selon la rareté, le tirage et la présence d’une signature

Vous possédez une œuvre de Jean Commère et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles étiquettes. Indiquez également les dimensions exactes, la technique supposée ainsi que les informations dont vous disposez sur l’histoire de l’œuvre.

Nos experts et commissaires-priseurs étudient ensuite le support, le sujet, la manière de dessiner, la matière picturale, la signature, l’état de conservation et la provenance. Ils comparent également votre œuvre aux résultats obtenus récemment par des peintures de dimensions, de techniques et de périodes similaires.

La valeur ne dépend pas uniquement du nom de l’artiste. Une grande huile sur toile des années 1950, bien documentée et représentative de la carrière de Jean Commère, n’aura pas la même cote qu’un dessin rapide ou qu’une lithographie tirée à plusieurs exemplaires. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.

La cote de Jean Commère sur le marché de l’art

La cote de Jean Commère reste accessible, mais les écarts de prix sont importants. Les grandes peintures figuratives, les portraits familiaux, les paysages d’Anjou et les marines de Chausey comptent parmi les œuvres les plus recherchées. Les aquarelles et les dessins séduisent aussi les collectionneurs, notamment lorsqu’ils présentent un beau format et une exécution aboutie.

La cote des paysages et des marines

Jean Commère peint de nombreux paysages en Anjou, en Brie et en Bretagne. Entre 1959 et 1980, il séjourne régulièrement dans l’archipel de Chausey, dont les rochers, les plages et les variations de lumière deviennent des sujets majeurs de son œuvre. Les grandes marines et les paysages réalisés sur le motif peuvent atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.

Voici quelques résultats publics de référence :

  • Paysage (date non précisée) : cette peinture de Jean Commère a été adjugée 810 € en juillet 2020 en France.
  • Paysage (date non précisée) : une autre composition a été vendue 800 € en octobre 2017 en France.
  • Les Îles Chausey (date non précisée) : cette huile sur toile signée a obtenu 1 000 € lors d’une vente française.
  • Le Port de Doëlan (date non précisée) : cette vue portuaire a été adjugée 650 € en France.
  • L’Étang en Sologne (date non précisée) : cette peinture a été vendue 120 € en avril 2019, un résultat qui montre l’influence du format, de l’état et de la qualité d’exécution sur la valeur finale.

Les paysages les plus appréciés associent généralement une composition lisible, une lumière contrastée et une matière encore bien conservée. Le lieu représenté peut aussi jouer un rôle important dans l’estimation.

La cote des portraits, scènes familiales et natures mortes

Les figures occupent une place essentielle dans la peinture de Jean Commère. L’artiste représente ses proches, des femmes, des enfants, des cavaliers, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Les compositions familiales et les portraits de son épouse Suzanne, dite Suzette, sont particulièrement personnels.

Quelques résultats permettent de situer leur cote :

  • Suzette écrivant aux Raguinières (date non précisée) : cette huile sur toile signée de 65 × 100 cm a été adjugée 4 000 € en novembre 2012 à Paris. Elle constitue l’un des résultats publics significatifs de l’artiste.
  • Nature morte, vase de fleurs (date non précisée) : cette composition a été vendue 180 € en février 2022 en France.
  • Chasse à courre (date non précisée) : une œuvre consacrée à ce sujet a été adjugée 80 € en juillet 2020.
  • Partie de chasse à courre (date non précisée) : cette autre composition a obtenu 120 € en juillet 2020.

Le prix d’un portrait ou d’une scène de genre dépend beaucoup de ses dimensions, de la présence de personnages identifiables et de sa place dans la carrière de l’artiste. Les grandes compositions des années 1950 sont généralement plus recherchées que les petites études tardives.

La cote des aquarelles, dessins, encres et estampes

Jean Commère est considéré comme un excellent dessinateur et aquarelliste. Ses œuvres sur papier sont souvent réalisées avec une grande liberté. Il utilise l’aquarelle, la plume, l’encre noire, le lavis ou plusieurs techniques combinées. Leur prix demeure généralement inférieur à celui des huiles sur toile, mais les feuilles de grand format et les sujets emblématiques peuvent attirer les collectionneurs.

Voici quelques exemples documentés :

  • Les Îles Chausey (1972) : cette aquarelle et encre noire sur papier de 37,5 × 27,5 cm, signée et datée, a été adjugée 150 € à Paris.
  • La Salle d’opération (date non précisée) : cette plume, encre noire et aquarelle de 48 × 63 cm a été adjugée 30 € en décembre 2020 en France.
  • Paysage (date non précisée) : un dessin à l’encre signé a été présenté sur le marché français avec une estimation de 100 à 150 €.
  • Paysage de bord de mer (1970) : cette grande aquarelle et encre de Chine sur papier de 99,5 × 64 cm, signée, datée et située aux îles Chausey, illustre le type d’œuvre sur papier susceptible d’obtenir une estimation supérieure grâce à son format et à son sujet.

Jean Commère a également illustré plusieurs ouvrages de bibliophilie. Il réalise notamment des lithographies pour les Géorgiques de Virgile et des eaux-fortes pour les Bucoliques. La valeur de ces éditions dépend du tirage, du papier, de la présence de suites supplémentaires, de l’état de l’emboîtage et de la signature de l’artiste.

Comment reconnaître une œuvre de Jean Commère ?

Les tableaux de Jean Commère se reconnaissent souvent à la place accordée au dessin. Dans ses œuvres des années 1940 et 1950, les contours sont tracés avec des lignes rapides, parfois anguleuses. Ces traits restent visibles sous la peinture et donnent du mouvement aux personnages, aux arbres et aux paysages. La toile n’est pas toujours entièrement recouverte : certaines zones plus légères laissent apparaître le support.

La couleur constitue un autre indice. Jean Commère utilise fréquemment des jaunes, des ocres, des verts, des bleus et des blancs posés par touches franches. Dans les paysages, la lumière traverse les branches et se reflète dans l’eau. Dans ses œuvres plus tardives, la peinture peut devenir plus épaisse, avec des touches plus larges et une matière plus dense.

Les sujets permettent aussi de replacer une œuvre dans sa carrière. Les ports et les femmes bretonnes se rattachent notamment à ses séjours en Bretagne de 1947 et 1948. Les champs, les jardins et les villages évoquent l’Anjou ou la Brie, où il s’installe à partir de 1954. Les rochers, les plages, les bateaux et les ciels marins sont souvent liés à ses longs séjours aux îles Chausey.

Jean Commère peint surtout sur toile, mais il utilise aussi des panneaux de bois et de l’Isorel. Sur papier, il associe volontiers l’aquarelle à l’encre noire. La présence de traits rapides et fortement marqués ne constitue pas un défaut : elle fait partie de sa manière de construire l’image.

Reconnaître la signature de Jean Commère

Jean Commère signe généralement « Commère », dans l’angle inférieur droit ou inférieur gauche de l’œuvre. La signature est souvent tracée d’un geste rapide, avec des lettres liées et légèrement inclinées. Sur certaines œuvres, elle peut être précédée d’une initiale ou prendre la forme « Y. Commère ». L’artiste ajoute parfois l’année de réalisation et le lieu représenté.

Sur les aquarelles et les dessins, la signature est le plus souvent réalisée à l’encre, au crayon ou à la plume. Elle peut être accompagnée d’une dédicace. Le revers des peintures comporte parfois un titre, une date, une seconde signature ou une ancienne étiquette d’exposition.

Une signature ne suffit toutefois jamais à authentifier une œuvre. Elle doit correspondre au style, au support et à la période du tableau. Des signatures ajoutées après coup existent sur le marché. Pour éviter toute erreur, confiez vos photographies aux experts d’Estimon’objet.

Signature Jean Commere

Tableau de Jean Commère : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par identifier la technique et la période probable de l’œuvre. Chez Jean Commère, la manière évolue au fil des décennies. Une toile des années 1950 possède souvent un dessin très présent et une peinture relativement légère, tandis que certaines œuvres plus tardives montrent une matière plus généreuse.

Romain examine ensuite la façon dont les lignes traversent la peinture. Chez Commère, le dessin ne sert pas uniquement à délimiter les formes : il anime la composition. Les branches, les herbes, les voiles des bateaux ou les vêtements sont souvent définis par des traits rapides qui restent visibles. Une peinture trop lisse, sans dessin sous-jacent ni variation dans la matière, mérite donc une attention particulière.

L’expert contrôle également le support. Il vérifie l’ancienneté de la toile, du panneau ou de l’Isorel, puis recherche les restaurations, les déchirures et les repeints. Sur une œuvre sur papier, il observe les rousseurs, les traces d’humidité, l’insolation et les éventuelles décolorations de l’aquarelle.

Enfin, il étudie la signature, le revers, les anciennes étiquettes et la provenance. Une œuvre exposée du vivant de Jean Commère ou accompagnée de documents anciens bénéficie d’un dossier plus solide. Tous ces éléments permettent d’établir une estimation fiable du tableau.

Jean Commère, une grande figure de la peinture figurative française

Jean Commère naît à Paris le 5 avril 1920, mais ses attaches familiales se trouvent en Anjou. En 1936, il intègre l’École des beaux-arts d’Angers, où il étudie la sculpture et le dessin. Deux ans plus tard, il entre à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier du sculpteur Jean Boucher. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est emprisonné après avoir manifesté en faveur du physicien Paul Langevin. Libéré en 1941, il rejoint sa famille en Anjou sous le régime de la résidence surveillée.

Après la guerre, Jean Commère se consacre pleinement à la peinture. Il séjourne en Bretagne, puis organise sa première exposition personnelle à Paris en 1951. L’année suivante, il reçoit le prix Othon-Friesz pour son tableau Inondations à Denée. Cette récompense lance véritablement sa carrière. En 1955, il crée le rideau de scène, les décors et les costumes du Concerto aux étoiles de Béla Bartók pour l’Opéra de Paris. Il réalise également des portraits d’Yves Montand et de Simone Signoret à l’occasion du film Les Sorcières de Salem.

En 1954, Jean Commère achète une maison au Plessis-Feu-Aussoux, en Seine-et-Marne, avec son épouse Suzanne. Il y peint les paysages de Brie, des scènes familiales, des bouquets et une série de Madones. Nommé chevalier des Arts et des Lettres en 1958, il participe la même année à la Biennale de Venise. Il est promu officier des Arts et des Lettres en 1979. Au début des années 1980, il revient en Anjou et réalise notamment une peinture murale de 9,50 mètres consacrée au cirque pour le Centre des congrès d’Angers. Très affecté par la disparition de son épouse en 1986, Jean Commère meurt quelques mois plus tard, le 22 octobre 1986.

Observez attentivement les zones où la peinture est la plus fine. Chez Jean Commère, le dessin préparatoire ou les traits d’encre peuvent rester visibles à travers la couleur. Ce détail est particulièrement utile sur les paysages et les marines des années 1950. Prenez une photographie rapprochée de ces traits, puis une autre en lumière rasante pour montrer l’épaisseur réelle de la matière.

Photographiez aussi l’intégralité du revers. Les anciennes étiquettes, les titres manuscrits, les dates et les mentions de lieux peuvent permettre de rattacher l’œuvre à une exposition ou à une période précise. Ne retirez aucune étiquette et ne cherchez pas à nettoyer la surface avant l’expertise : un nettoyage trop énergique peut supprimer les glacis légers et modifier les couleurs d’origine.

Pour connaître la cote de votre œuvre de Jean Commère, faites appel à Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation en ligne de vos objets d’art et de collection. Votre demande est gratuite, rapide et confidentielle !

En lien avec Jean Commere

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.