Estimation gratuite Hans Arp

Hans Arp

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Estimation et cote de l'artiste Hans Arp

Artiste franco-allemand, Hans Arp est à la fois sculpteur, créateur de collages et poète. Fondateur du dadaïsme, proche du surréalisme, membre du groupe Abstraction Création, Hans Arp traverse l’histoire de l’art moderne. 

Estimation gratuite Hans Arp

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Hans Arp, cofondateur de Dada

Né en 1886 à Strasbourg, Hans Arp, également connu sous le prénom de Jean, grandit dans la culture franco-allemande. À la croisée de ces deux pays, Hans Arp étudie aux Beaux-Arts de Weimar et à l’Académie Julian entre 1904 et 1908. De ces deux écoles, il ne retient que leur académisme qu’il rejette. 

Hans Arp trace sa voie dans le milieu de l’avant-garde. En 1911, alors installé en Suisse alémanique avec sa famille, il co-fonde le mouvement Moderne Bund, où il rencontre Paul Klee. De retour à Strabourg, il étudie à l’école des arts décoratifs entre 1912 et 1913. Ces mêmes années, il exposera avec le groupe expressionniste Der Blaue Reiter, avant de délaisser les arts plastiques pour la poésie.  

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Hans Arp s’échappe à Paris avec son frère. L’année suivante, il trouve finalement refuge à Zurich, et rencontre de nombreux artistes tels que Tristan Tzara, Michel Janco, Sophie Taeuber… Au détour d’une rue, ils font la connaissance des propriétaires du Cabaret Volaire, Hugo Ball et Emmy Hennings, qui les invitent à exposer. 

Le 5 février 1916, le Cabaret Voltaire est inauguré. Les artistes présentent des concerts, des performance, de la poésie et des lectures, dans un décor créée par Michel Janco et Hans Arp. C’est au cours de cette soirée cacophonique que naît Dada. Co-fondateur du mouvement, Hans Arp créera en 1920 un groupe dadaïste à Cologne avec l’artiste Marx Ernst. 

Hans Arp, artiste à l’avant-garde

Littéraire et artistique, le mouvement dada rejette les conventions artistiques et politiques, mêlent les disciplines et expérimentent les formes. Les dadaïstes proposent l’humour, l’absurde et la fête comme alternative à la guerre, et se liguent contre l’ordre bourgeois. En 1916, Hans Arp laisse tomber des morceaux de papiers déchirés sur une feuille posée au sol. Typiquement dadaïste, ce  geste donne naissance à l’oeuvre Collage avec carrés disposés selon les lois du hasard. 

Au sein des dadaïstes, Hans Arp développe un vocabulaire formel abstrait et un univers onirique. À partir de 1917, il réalise des sculptures composées d’une juxtaposition de formes et de plans, parfois colorés, pareilles à des peintures en relief. Il créé ces compositions majoritairement en bois, ou à l’aide de ficelles clouées sur la toile. L’esthétique développée par l’artiste est étroitement liée à l’univers de Sophie Taueber, qui devient sa femme en 1920. 

Les oeuvres d’Arp rejoignent également les intérêts du Surréalisme. L’artiste partage avec les surréalistes le goût pour la création automatique et l’onirisme. Entre 1926 et 1930, Hans Arp fréquente le groupe à Paris, mais il demeure réticent face à leur rejet de l’art abstrait. En 1929, Arp et Taeuber rejoignent le groupe Cercle et carré, puis le mouvement Abstraction-Création, s’opposant farouchement au Surréalisme d’André Breton.  

À partir des années 1930, Hans Arp renouvelle sa création. Il crée ses premières sculptures biomorphiques, de plâtre et de marbre, en ronde-bosse, transposant et condensant ses compositions en relief. Il inaugure également des travaux textiles à travers la broderie et la tapisserie. En parallèle, l’artiste poursuit ses reliefs en bois peints et conçoit ses Constellations et ses Configurations, nouvelles séries de collage créées à partir de ses premières oeuvres sur papier. 

Hans Arp, au coeur de l’histoire de l’art moderne

Dès les années 1930, mais surtout à l’après-guerre, Hans Arp est de plus en plus sollicité par les galeries. Exposant au-delà des milieux d’avant-garde et à l’international, Hans Arp devient un artiste reconnu et soutenu au sein des réseaux traditionnels de l’art. En 1954, il reçoit le Grand prix de la Sculpture de Venise.

Dès la fin des années 1950, les institutions lui offrent des expositions personnelles. En 1958, le Musée d’art moderne de New York le consacre pour la première fois et, en 1962, le Musée d’art moderne de la ville de Paris lui organise une rétrospective. Cette dernière voyagera à Bâle, à Londres, à Copenhague et à Stockholm. Hans Arp consacrera la fin de sa vie à réaliser des sculptures monumentales issues de commandes publiques. 

De son vivant, Hans Arp est ainsi inscrit dans l’histoire de l’art moderne. Décédé en 1966, la majorité de ses oeuvres est conservée au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg. Nombre de ses oeuvres dada sont également visibles dans les grandes collections d’art moderne. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’Hans Arp

Comme souvent avec les artistes modernes reconnus, peu de leurs oeuvres circulent sur le marché de l’art. Pour le cas d’Hans Arp, on retrouve principalement des sculptures en ronde-bosse, des collages, des oeuvres textiles. Il s’agit en majorité des oeuvres réalisées à l’après-guerre par l’artiste. 

Pour une sculpture d’Hans Arp, les prix oscillent en moyenne entre 2 000 et 30 000 euros. Certaines sculptures biomorphiques, telles que Torse, et les rares sculptures en bois atteindront des sommes bien supérieures, autour des 90 000 euros. 

Les estimations pour les oeuvres textiles, notamment des tapis ou des tapisseries, débutent autour de 600 euros, mais s’élèvent en moyenne entre 1 500 et 40 000 euros. Pour un collage de papier découpé des années 1950, les prix varient entre 14 000 et 34 000 euros. 

Les dessins atteignent également de jolis prix, entre 2 000 et 5 000 euros, tandis que pour les illustrations (sérigraphies, gravures, estampes), il faudra compter entre 150 et 1 200 euros. 

(Illus.) Constellation According to the Laws of Chance, sculpture en aluminium, V. 1930, Tate Modern, Londres 

 

En lien avec d'Hans Arp

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Estimation gratuite Gustave Cariot

Gustave Cariot

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Estimation et cote de l'artiste Gustave Cariot

Gustave Cariot (1872-1950) est un peintre français spécialisé dans l’art du paysage. Influencé par l’impressionnisme de Claude Monnet, l’artiste réalise des peintures lumineuses, aux effets atmosphériques délicats, dans une touche proche du pointillisme. In fine, Gustave Cariot donnera une forme à ses observations fines de l’environnement et déclarera ainsi son amour à la nature.

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Gustave Cariot, un parisien amoureux de la nature

Né en 1872 à Paris, Gustave Cariot développe très tôt une sensibilité à l’art, en particulier au dessin, et à la nature. Contre l’avis familial, il décide de se former en autodidacte et passe son adolescence à esquisser des vues parisiennes et de la campagne environnante. Développant sa sensibilité pour l’art et la nature, le jeune homme choisit de leur dédier sa vie. 

Amoureux de l’art et de la nature, Gustave Cariot fait du paysage son genre pictural de prédilection. Désormais indépendant, l’artiste ajoute, à ses premières vues urbaines parisiennes, des paysages ruraux de la campagne française et allemande. Il sillonne la Bretagne, la Rhénanie, l’Yonne ou le Val-de-Marne, où il élit domicile à Perigny-sur-Yerres, et rapporte des vues de ses multiples séjours.

Au tournant du XXème siècle, Gustave Cariot commence à être remarqué. En 1903, l’artiste expose au Salon des Indépendants, puis devient membre de la Société des Artistes Indépendants. Il rencontre Paul Durand-Ruel, galeriste réputé de l’École de Barbizon et des artistes impressionnistes, qui devient son marchand et promeut ainsi son oeuvre auprès des collectionneurs français. 

Gustave Cariot, un peintre du paysage

Dans la peinture de Gustave Cariot, on retrouve différents types de paysages tels que le paysage urbain et parisien, des vues de villages et de fermes ; des marines capturant la cote nord de la Bretagne, son horizon et ses falaises ; des champs, des pleines et des forêts d’île de France ou des bords du Rhin. 

Par ses sujets et ses intérêts, Gustave Cariot trouve en la figure de Claude Monnet une source d’inspiration inépuisable. Parfois travaillés en série, les paysages du Gustave Cariot témoignent de différentes saisons ou moments de la journée, et accueillent les changements de la lumière par des variations colorées. Cette attention portée à la lumière, aux effets atmosphériques et aux changements de saison le rapprochent manifestement du maître impressionniste. 

Dans certains tableaux, Gustave Cariot semble citer directement le maître. Par exemple, il représente à plusieurs reprises le motif de la meule, tel un écho à la très célèbre série de Monnet, peinte en 1890 à Giverny. Mais à la différence du maître impressionniste, Cariot construit le motif à travers une touche pointilliste, superposant les points de couleurs rouges, jaunes, oranges et verts pour le blé, et usant d’une matière plus vaporeuse et délicate pour le ciel rosée. 

Gustave Cariot, un artiste post-impressionniste oublié

Après la Première Guerre mondiale, Gustave Cariot gagne en notoriété. Il reçoit des commandes, expose et est apprécié par ses pairs. Relativement oublié aujourd’hui, il est pourtant un artiste post-impressionniste de talent, ayant su développer un style personnelle. 

Au fil des décennies, Gustave Cariot travaille attentivement son style. La touche très pointilliste, ou divisionniste, caractéristique de ses premiers tableaux au tournant du siècle, devient plus personnelle à l’artiste. Cariot applique cette touche au motif de l’eau et aux reflets, rendant compte du mouvement et de la lumière, tandis qu’il reprend la ligne pour affiner et préciser les motifs représentés. 

La série du Pont Neuf de 1942 est à ce titre révélatrice de l’évolution stylistique de Gustave Cariot et de son originalité. D’une netteté photographique, l’artiste ne retire rien aux possibilités de la peinture. Car davantage que la paysage et sa représentation, c’est bien le sentiment face au paysage et sa poésie, que Gustave Cariot retranscrit dans ses toiles.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Gustave Cariot

Méconnu du grand public aujourd’hui, Gustave Cariot bénéficie pourtant d’une jolie cote sur le marché de l’art. Sous l’oeil attentif des collectionneurs, il retrouve toute sa valeur. 

Les prix débutent entre 900 et 3 000 euros pour des études de paysage de Gustave Cariot, et des petites huiles sur carton. Ils s’élèvent entre 4 000 et 25 000 euros pour les huiles sur toile de marines, de paysages champêtres, et quelques rares natures mortes. Pour des paysages caractéristiques de Gustave Cariot comme les meules ou le Pont Neuf, et des toiles tantôt de sa période très pointilliste, tantôt de ses dernières années plus personnelles, on comptera des prix en moyenne entre 25 000 et 60 000 euros. 

(Illus.) Le Pont Neuf à Paris (beau temps clair), 1940, Huile sur toile, 73×152 cm

 

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Estimation gratuite Raymond Guerrier

Raymond Guerrier

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Estimation et cote de l'artiste Raymond Guerrier

Raymond Guerrier  (1920-2002) est un artiste autodidacte associé à l’École de Paris, et précisément à la Jeune Peinture. L’artiste est connu pour ses peintures figuratives, à la palette austère et aux thèmes sombres, en écho au sentiment ambiant d’après-guerre. 

Estimation gratuite Raymond Guerrier

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Raymond Guerrier, artiste autodidacte

Raymond Guerrier nait en 1920 à Paris dans une famille modeste. Doué pour le dessin, il entre en apprenti dans un atelier de photogravure et y apprend la construction de l’image. En parallèle, il se forme à la peinture en étudiant les maîtres au sein des musées parisiennes. De sa période d’apprentissage, Raymond Guerrier retient les enseignements des artistes italiens et flamands de la Renaissance et du réalisme français, ainsi que la tradition picturale de la nature morte et de la vanité.

Autodidacte, Raymond Guerrier commence à vendre ses peintures, des vues de Paris, « à la sauvette » sur le boulevard Saint-Germain. À la fin des années 1940, il intègre les réseaux artistiques de son époque et participe notamment au Salon des Indépendants, au Salon de la rue de la Seine et au Salon des Jeunes peintres. Reconnu par ses pairs, il remporte plusieurs prix et devient membre du Salon des Jeunes peintres aux côtés d’artistes renommés tels que Bernard Buffet, Paul Rebeyrolle et André Minaux.

À la fin des années 1950, Raymond Guerrier acquiert une reconnaissance artistique et gagne son autonomie financière. Il quitte son emploi de photograveur ainsi que la capitale, et poursuit son chemin de solitaire dans les Alpilles. Installé à Eygalières, l’artiste représente, dans ses peintures, ces paysages nouveaux du Sud de la France. À partir des années 1970, Raymond Guerrier enrichira également ses thèmes en rapportant des vues de ses nombreux voyages en Espagne, en Italie ou encore au Maroc. 

Raymond Guerrier, peindre le réel

Dans les années 1950, Raymond Guerrier est profondément marqué par une exposition sur l’histoire de la nature morte et par une rétrospective de Georges Braques. Dans ses toiles, Raymond Guerrier représentera des vanités, composées de cierges, des crânes ou de bouquets de chardon, à travers des effets de textures et une palette sombre proche de l’artiste cubiste.   

Autodidacte et solitaire, Raymond Guerrier est pourtant un artiste emblématique de l’École Paris, et en particulier de la Jeune Peinture. Né du Salon homonyme en 1949, ce terme désigne le retour à la figuration privilégiée par certains artistes de l’époque, dans un contexte marqué par la tendance de l’abstraction. Aux côtés de ses natures mortes, Raymond Guerrier représente des paysages urbains parisiens dépeuplées, austères et mélancoliques, dénués de toute idéalisation. Ces oeuvres sombres, en écho au pessimisme d’après-guerre, le rapprochent d’artistes tels que Bernard Buffet, Paul Rebeyrolle et André Minaux. 

 

À partir des années 1960, le déménagement de Raymond Guerrier, et ses nombreux voyages, influence sa peinture. Au contact du Sud, l’artiste ajoute à sa palette, faite de noirs, de gris et de blancs, des teintes ocres, orangées, dorées. En parallèle, Raymond Guerrier tend de plus en plus à l’abstraction, réduisant progressivement le réel à son essence. Dans ses tableaux, il représente les paysages, ainsi que des natures mortes, par des volumes et des formes cernés de noir, jusqu’à perdre le sens de la figuration et du motif représenté. Austères, rigoureux et philosophiques, ces derniers tableaux ne cessent de le rapprocher de ses premières inspirations, la vanité et le cubisme de Georges Braques. 

Raymond Guerrier, un succès international

À partir des années 1950, Raymond Guerrier multiplie les expositions personnelles, notamment à la Galerie Stiebel, et les manifestations collectives. On le retrouve à plusieurs reprises au Salon de la Jeune Peinture ou au Salon des peintres témoins de leur temps, deux lieux fondamentaux de la peinture figurative d’après-guerre. Rapidement, Raymond Guerrier est également exposé à l’étranger dans des galeries de Londres, de New York ou encore de Genève ou Bruxelles. Emblématique de l’École de Paris et de la Jeune Peinture, l’oeuvre de Raymond Guerrier rencontre un succès international.

La peinture figurative de Raymond Guerrier trouve également sa place au sein des institutions. Avec ses vanités, Raymond Guerrier participe au Salon d’art sacré du Musée d’art moderne de la ville de Paris, aux côtés d’artistes tels que Le Corbusier ou Georges Braques. L’artiste s’investira plus directement dans le sujet religieux en représentant le thème de la Crucifixion et un épisode de la vie de Saint-François. Plus récemment, deux rétrospectives ont été consacrées à l’ensemblee de l’oeuvre de Raymond Guerrier, l’une à Genève en 1969, et l’autre à Saint-Rémy de Provence en 2020. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Raymond Guerrier

Sur le marché de l’art, on retrouve des tableaux de Raymond Guerrier issus de ses différentes périodes stylistiques. Pour ses premières toiles figuratives, représentant des paysages notamment de Paris, les prix sont estimés en moyenne entre 300 et 800 euros. Pour ses tableaux figuratifs, composés de formes et de volumes, des années 1950-1960, les estimations s’élèveront en moyenne entre 800 et 2000 euros. Pour certaines d’entre elles, représentant des natures mortes et des intérieurs, ainsi que pour les oeuvres plus abstraites, à la palette colorée, les prix seront les plus élevés : il faudra compter entre 2000 et 8000 euros. On retrouve également quelques lithographies de Raymond Guerrier, estimées entre 20 et 150 euros. 

(Illus.) Andalousie, Huile sur toile, 130 x 97 cm, 1977

 

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Estimation gratuite Alexandre Sacha Garbell

Alexandre Sacha Garbell

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Estimation et cote de l'artiste Alexandre Sacha Garbell

Alexandre Sacha Garbell (1903-1970) est un artiste français, d’origine lettonne, emblématique de l’École de Paris. Avec ses peintures modernes de paysage, il vise à dépasser l’opposition entre figuration et abstraction. Par cette idée, Alexandre Sacha Garbell influencera profondément la nouvelle génération d’artistes de l’après-guerre. 

Estimation gratuite Alexandre Sacha Garbell

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Alexandre Sacha Garbell, artiste de l’École de Paris

Né en 1903 à Riga, dans une Lettonie aux mains de l’Empire Russe, Alexandre Sacha Garbell exprime rapidement son désir de peindre. Âgée de treize ans, il commence à expérimenter avec des pinceaux. Jeune adulte, Alexandre Sacha Garbell débute des études d’art à Moscou, avant de rejoindre l’Académie d’Heidelberg en Allemagne. 

Dans les années 1920, Alexandre Sacha Garbell trouve finalement sa place à Paris, où il s’établit. En 1923, il s’inscrit à l’Académie Ranson dans la classe de Roger Bissière, et se lie d’amitié avec Jean Le Moal, Alfred Messenier et Francis Gruber. Alexandre Sacha Garbell se retrouve au coeur de l’École de Paris, dont il deviendra un représentant majeur. À partir de 1928, il bénéficie d’expositions personnelles, et participe de toutes les grandes manifestations collectives. 

L’arrivée de la Seconde Guerre mondiale bouscule la scène artistique parisienne. À l’image de nombreux confrères, Alexandre Sacha Garbell trouve refuge à Mirmande et fréquente l’académie libre créée par André Lothe. Garbell y rencontre toute une jeune génération d’artistes, en particulier lyonnais, tels que Gustav Bolin ou André Cottavoz, pour qui il deviendra une influence majeure. Lorsqu’il rentre à Paris, en 1946, Garbell est accueilli par les grandes galeries parisiennes qui consacrent définitivement ses peintures modernes.  

Alexandre Sacha Garbell, au-delà de l’opposition entre figuration et abstraction

Alexandre Sacha Garbell est habituellement associé à l’École de Paris. Ce terme désigne un ensemble d’artistes, souvent étrangers, de groupes et de styles ayant participé à faire de Paris la capitale occidentale de l’art moderne entre 1900 et 1960. Alexandre Sacha Garbell appartient à la deuxième génération, arrivée au cours de l’entre-deux-guerres, caractérisée par l’attrait pour la nouvelle tendance de l’abstraction.  

Rapidement, Alexandre Sacha Garbell demeure à l’écart des groupes et maintient une forme d’indépendance artistique. Figuratif, il réalise principalement des paysages et parfois des natures mortes ou des portraits. Il s’inspire principalement de Paris et de Mers-les-Bains, où il a ses habitudes, mais également de ses nombreux voyages en Italie ou encore au Danemark. Les paysages urbains et marins créés par l’artiste sont tantôt peuplés de ses habitants, tantôt dénués de toute présence humaine.  

À mesure qu’il progresse dans son travail, Alexandre Sacha Garbell évolue dans son style. Tenté par l’abstraction, il y renonce finalement et lui préfère une construction de la réalité en volumes et en formes, rythmés par des tons francs, contrastés et cernés. Alexandre Sacha Garbell vise le dépassement entre figuration et abstraction, abandonnant la représentation de la réalité au profit de la transposition sur la toile de l’essence du réel. Cet enseignement influence profondément la génération d’artistes de l’après-guerre, et Alexandre Sacha Garbell laisse une marque durable sur l’histoire de la peinture française. 

Alexandre Sacha Garbell, des peintures modernes au retentissement international

À partir des années 1960, Alexandre Sacha Garbell rencontre un succès à l’international. Les galeries et les musées danois, suisses, anglais, italiens ou encore étasuniens ouvrent leurs cimaises à ses peintures modernes représentatives de l’École de Paris. En parallèle, l’artiste participe à tous les grands salons français tels que le Salon des réalités nouvelles, le Salon d’automne ou encore Grands et jeunes d’aujourd’hui. Pour ce dernier évènement, il parraine des jeunes artistes tels qu’André Cottavoz, Gustav Bolin ou Eduardo Arroyo. 

Dans les années 1970, des rétrospectives sont consacrées à l’oeuvre moderne d’Alexandre Sacha Garbell. En 1970, la galerie parisienne Framond inaugure la première de la lignée, tandis que le Musée d’art moderne de la ville de Paris en offre une deuxième à l’artiste en 1979, et que le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne le consacre une troisième fois. Depuis, les peintures modernes d’Alexandre Sacha Garbell ont été montrées dans plusieurs expositions, notamment en 2022, à l’Espace Jacques-Prévert. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’Alexandre Sacha Garbell

Sur le marché de l’art, la présence d’Alexandre Sacha Garbell se fait timide, certainement en raison de la conservation de ses peintures modernes dans de nombreux musées. Toutefois, on y retrouve ses tableaux de paysage, ainsi que quelques natures mortes et portraits, estimés en moyenne autour de 2000 euros. Les premiers prix débutent à 400 euros pour les petits formats, les natures mortes et les portraits, et s’élèvent jusque’à 4 000 euros pour ses paysages, entre figuration et abstraction, caractéristiques de l’École de Paris. On retrouve également quelques oeuvres sur papier d’Alexandre Sacha Garbell, à l’encre, au lavis d’encre ou au pastel. Pour l’un de ses dessins, il faudra compter en moyenne entre 150 et 300 euros.

(Illus.) Abstract figures, Huile sur panneau, 30,5 x 27,9 cm, Kodner gallery

 

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Estimation gratuite Bernard Gantner

Bernard Gantner

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Gantner

Bernard Gantner (1928-2018) a marqué le monde par ses grands tableaux de paysages de neige. Pour comprendre son œuvre, il faut plonger dans sa vie, profondément ancrée dans sa Franche-Comté natale et rythmée par ses observations de la nature. Il est d’ailleurs très connu comme un grand peintre des paysages d’hiver et sa cote est à l’image de son talent : solide et recherchée !

Vous possédez une œuvre de Bernard Gantner ? Avec Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite et en ligne réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Bernard Gantner

Prix des œuvres de Bernard Gantner

  • Peinture (huile sur toile / panneau) : entre 40 € et 5 500 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études, pastels) : entre 40 € et 3 800 €

  • Estampe, lithographie, multiples : entre 10 € et 120 €

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La cote de Bernard Gantner sur le marché de l’art

La cote des peintures à l’huile

Les huiles sur toile de Gantner sont très appréciées des amateurs d’art et des passionnés de grands espaces. Les collectionneurs se bousculent pour acquérir ses tableaux, en particulier ses fameuses vues de neige qui battent régulièrement des records.

Voici quelques ventes records et références :

  • Paysage d’hiver en Franche-Comté (1974) : cette grande toile a été vendue en novembre 2018 à Paris pour un montant de 12 500 € !
    Etang gelé sous la brume (1982) : une peinture aux tons gris et bleus, vendue en mars 2021 chez Aguttes, qui a dépassé les 8 000 € !
    Le Ruisseau en sous-bois : cette étude sur toile a été vendue pour un montant de 2 400 € en novembre 2022 à l’Hôtel des ventes de Besançon.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Les travaux sur papier de l’artiste montrent une grande spontanéité et un vrai savoir-faire ! Ces pièces plus intimes permettent d’approcher son travail de façon simple et plaisent aux amateurs d’art moderne.

Quelques exemples de vente :

  • Arbres sous la neige (lavis à l’encre) : cette feuille d’une grande sobriété expressive a été adjugée 3 200 € à Besançon !
    Village vosgien (aquarelle) : ce travail tout en nuances s’est vendu 2 400 € à Mulhouse.
    Étude de sapins givrés (encre sur papier) : ce croquis préparatoire plein de vie a décroché 1 800 € lors d’une vente parisienne en 2025.

La cote des estampes et lithographies

Bernard Gantner a beaucoup produit d’estampes, ce qui fait qu’on en voit souvent passer sur le marché de l’art ! Les collectionneurs aiment ces tirages signés à la main qui gardent une cote bien stable.

Résultats de ventes :

  • Paysage enneigé (Lithographie originale) : un tirage d’époque numéroté et signé, adjugé au prix 130 € en septembre 2026 à Paris.
    La maison inhabitée (Lithographie originale) : une estampe de paysage, passée aux enchères en janvier 2026 à Paris pour un montant de 70 €.

Comment reconnaître une peinture de Bernard Gantner ?

Bernard Gantner s’inspire directement des paysages de sa région, mais il travaillait la peinture d’une façon très personnelle ! Dans ses tableaux, plusieurs détails ne trompent pas : il utilisait souvent un couteau à la place du pinceau, ce qui donne du relief à la neige, avec des couleurs tournant autour du blanc, du gris et du brun foncé. Pour obtenir ce résultat, il étalait la peinture en épaisses couches sur la toile. Le résultat se voit tout de suite : la surface de ses paysages a du relief et de la consistance !

Le format rectangulaire choisi aide aussi à l’expertise. Gantner préférait les tableaux larges pour montrer l’immensité de ses paysages de neige et de ses grands plateaux vides.

Reconnaître la signature de Bernard Gantner

Bernard Gantner signe ses œuvres de façon très simple pour ne pas gâcher la vue du paysage. Vous trouverez le mot « Gantner » dans un coin en bas de la toile, écrit avec une écriture nette et allongée. Cette signature est souvent écrite avec une couleur foncée par rapport au fond, sans chercher à attirer tous les regards. Sur certaines lithographies ou estampes, notamment celles éditées par Mourlot, on retrouve une signature manuscrite au crayon gris accompagnée du numéro de tirage.

Il faut tout de même faire attention : une signature ancienne ne suffit jamais à prouver qu’un tableau est vrai ! De nombreuses copies circulent et c’est pour cela qu’il faut demander l’avis de professionnels pour estimer votre tableau. Alors faites confiance à Estimon’objet !

Expertise signature Bernard Gantner
Signature Bernard Gantner

Tableaux de Bernard Gantner : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre expert de l’art moderne, regarde chaque demande avec beaucoup d’attention, en utilisant son expérience pour trouver les petits détails techniques de vos œuvres ! Son objectif est simple : trouver la vraie façon de peindre de l’artiste pour séparer un vrai tableau d’une copie !

Pour estimer votre œuvre en ligne, Romain regarde d’abord comment Gantner travaille la matière avec son couteau. Il cherche ces couches de peinture épaisses qui prennent la lumière, car chez Gantner, la neige ne doit jamais faire plate ou uniforme. Il regarde aussi les contrastes : les troncs d’arbres foncés doivent bien se voir sur le sol blanc.

Comme l’expertise se fait sur photo, Romain regarde aussi la liberté des gestes. Au lieu de dessiner chaque flocon ou chaque brin d’herbe un par un, Gantner suggère les formes avec de grands coups de pinceau ou de couteau ! Pour un expert, c’est un point très important : si le paysage est peint de façon trop plate ou trop minutieuse, cela peut être un signe que ce n’est pas un vrai !

Bernard Gantner, le peintre de la nature et des espaces enneigés

Bernard Gantner naît en 1928 à Belfort, dans une région de moyenne montagne où les hivers sont rudes et les paysages sauvages. Dès son plus jeune âge, il se prend de passion pour le dessin et passe de longues heures à observer les variations de la lumière sur les arbres et les étangs de sa région. Après des années d’études artistiques à Paris où il apprend les bases académiques, il fait un choix radical : il refuse de rester dans la capitale et décide de rentrer chez lui pour trouver sa propre voie. Loin du tumulte et des grandes modes parisiennes, il s’installe dans un petit village franc-comtois pour se consacrer entièrement à sa passion !

Au fil des décennies, son travail patient et sincère dépasse largement les frontières de sa région natale. Ses toiles de neige séduisent bien au-delà de la France, lui ouvrant les portes de grandes galeries internationales, de New York jusqu’au Japon ! Il reçoit de nombreux prix et distinctions qui viennent saluer la régularité de son talent. Malgré ce beau succès, l’homme garde les pieds sur terre et refuse les paillettes. Il préfère passer ses journées dans son atelier de campagne, entouré de ses pinceaux, de ses couteaux à palette et de ses tubes de peinture, fidèle jusqu’au bout à sa vision d’un art simple et direct qui touche le cœur du public.

Il continue de travailler chaque jour, pinceau à la main, pour transmettre la beauté de ses hivers familiers jusqu’à sa disparition en 2018. Il laisse derrière lui une immense quantité de tableaux très recherchés par tous les amateurs de paysages authentiques, qui prennent toujours autant de plaisir à retrouver la magie silencieuse de ses matins de neige.

(Illus.) Ferme sous la neige, Huile sur toile 

Regardez bien les côtés de la toile et l’arrière du cadre en bois : Gantner écrivait très souvent le nom du paysage et la date de sa propre main au dos de ses tableaux ! Si vous trouvez une écriture au crayon ou à l’encre qui donne le nom d’un lieu de sa région avec une date logique, c’est une excellente preuve de vérité ! Ce soin apporté au dos du tableau montre bien le sérieux de son travail.

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Estimation gratuite Jean Fusaro

Jean Fusaro

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Estimation et cote de l'artiste Jean Fusaro

Jean Fusaro (1925) est un artiste lyonnais et membre du groupe Sanzisme, reconnu pour sa peinture expressive et poétique. Fusaro est une figure emblématique de la peinture contemporaine d’après-guerre, et de ses débats entre figuration et abstraction.  

Estimation gratuite Jean Fusaro

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Les débuts lyonnais de Jean Fusaro au sein du groupe Sanzisme

Né en 1925 à Marseille, Jean Fusaro grandit à Lyon dans une famille d’esthètes. Très jeune, il fréquente les opéras, les théâtres et les musées avec ses parents. Ces visites l’initient à l’environnement artistique et l’encouragent à envisager la possibilité de devenir lui-même artiste. Ainsi, à l’âge adulte, Jean Fusaro se décide pour l’École des Beaux-Arts de Lyon. 

Entre 1941 et 1946, Jean Fusaro réalise ses études au sein de l’établissement lyonnais et y  rencontre les artistes André Cottavoz et Jacques Truphémus dans la classe d’Antoine Chartres. Rejoints par les artistes Philibert Charrin, Pierre Coquet et James Bancal, ils formeront le groupe Sanzisme, désignant par ce terme leur volonté de s’affranchir de tous courants artistiques terminant en -isme. En 1947, Jean Fusaro présente ses peintures dans le cadre de sa première exposition personnelle.

À la fin des années 1940, Jean Fusaro expose à de nombreuses reprises avec le groupe Sanzisme, tandis qu’il assure son indépendance financière à l’aide de petits boulots. Entre 1948 et 1950, les artistes présentent leurs peintures au sein de La Chapelle du Lycée Ampère. Puis, ils décident ensemble de déménager à Paris, au début des années 1950 dans l’idée d’intégrer les réseaux artistiques les plus cotés.

Le style figuratif et expressif de Jean Fusaro

Avec ses amis du groupe Sanzsime, Jean Fusaro participe à redéfinir la peinture par-delà l’opposition entre figuration et abstraction. Chacun à leur manière, les artistes lyonnais se réunissent autour de la volonté de faire émaner la lumière de l’espace pictural plutôt que de la nature extérieure. Précisément, ce travail de la lumière à partir de la matière picturale brouille la frontière entre figuration et abstraction dans leurs peintures. 

Dans ses tableaux, Jean Fusaro représente des nus ou des scènes de la vie quotidienne, mais s’illustre principalement à travers les paysages. Les effets atmosphériques, retranscrits par l’artiste, lui permettent de travailler la matière de la peinture. Brossée ou légèrement empâtée, la touche de Jean Fusaro se déploie à travers des teintes douces, voire pastels, dans l’intention de restituer la lumière. 

Ces deux composantes offrent aux peintures de Jean Fusaro une dimension expressive puissante et poétique. Elle se manifeste à travers des ciels tourmentés, des mers agitées, des arbres balancés ou des villes habitées de figures humaines. Construits par des lignes fines, à la lisière du fantasmatique, les motifs de Jean Fusaro rappellent le dessin des peintures de Raoul Duffy. Les talents de coloriste et de dessinateur de Jean Fusaro s’exprimeront également dans de nombreuses aquarelles ainsi que des pastels. 

La reconnaissance internationale de Jean Fusaro

Aujourd’hui considéré comme un maître de la peinture figurative et contemporaine, Jean Fusaro reçoit des signes de reconnaissance artistique dès les années 1950. En 1951, il remporte le prix de la Biennale de Menton, puis le prix Fénéon en 1953 et le prix de la ville de Marseille en 1957. À partir des années 1990, les peintures contemporaines de Jean Fusaro sont régulièrement exposées notamment au sein du réseau des galeries Estades. 

Depuis la fin des années 1950, les peintures figuratives de Jean Fusaro remportent également un succès à l’international. À partir de 1956, ses tableaux sont présentés au Japon, à la galerie Taménaga de Tokyo et d’Osaka, tandis qu’ils sont sélectionnés pour le Prix Catherwood aux États-Unis. Jean Fusaro est également apprécié en Suisse, au Luxembourg, en Angleterre et aux États-Unis.  

Les peintures figuratives emblématiques de Jean Fusaro sont aujourd’hui présentes dans les collections permanentes de prestigieux musées tels que le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, le Musée des Beaux-Arts de Lyon ou encore le Musée de Nagoya au Japon. On peut également contempler le talent de Jean Fusaro dans les peintures murales monumentales de l’Église de Saint-Jacques-des-Arrêts, auxquelles il se consacre entre 1990 et 2010. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Jean Fusaro

Sur le marché de l’art, les oeuvres de Jean Fusaro se font rares, sans doute en raison de leur conservation au sein des institutions. On retrouve toutefois de nombreuses peintures de nus, de scènes de la vie quotidienne et bien sûr de paysages, mais également des dessins et des lithographies. 

Pour les peintures de Jean Fusaro, les prix débutent autour de 800 euros pour des nus, des scènes de genre, ou des paysages très abstraits. Ils s’élèvent rapidement jusqu’à 8 500 euros pour des paysages caractéristiques de son style, aérien et poétique, et emblématiques du groupe lyonnais Sanzisme. Ces cinq dernières années, la meilleure vente concerne un paysage vénitien adjugé à 12 000 euros. 

Les oeuvres sur papier de Jean Fusaro ravissent également les collectionneurs. Les prix pour des dessins classiques, à l’encre ou feutre, varient entre 100 et 600 euros, tandis qu’ils augmentent jusqu’à 2000 euros pour des aquarelles, et jusqu’à 4 000 euros pour des pastels d’exception. Quant aux lithographies, il faudra compter en moyenne entre 30 et 150 euros. 

(Illus.)  Fusaro Jean, Temps de houle la Bretagne 

 

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Francis Bacon

Francis Bacon

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Estimation et cote de l'artiste Francis Bacon

Francis Bacon (1909-1992) est l’un des peintres les plus importants du XXᵉ siècle. Né à Dublin et installé à Londres, cet artiste autodidacte a profondément renouvelé la peinture figurative. Ses portraits montrent des visages déformés, des corps isolés et des personnages enfermés dans des espaces presque vides. Derrière ces images parfois violentes se trouvent souvent ses amis, ses amants et les artistes qu’il admirait, comme Diego Velázquez, Vincent van Gogh ou Pablo Picasso.

Aujourd’hui, les tableaux de Francis Bacon comptent parmi les œuvres d’après-guerre les plus recherchées au monde. Ses grands triptyques peuvent dépasser 80 millions de dollars et son record atteint 142,4 millions de dollars ! Les portraits de Lucian Freud, George Dyer, Henrietta Moraes et Isabel Rawsthorne occupent également une place centrale sur le marché.

Vous possédez une peinture, une gravure ou une lithographie de Francis Bacon ? Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, vous propose une première estimation gratuite, rapide et confidentielle.

Estimation gratuite Francis Bacon

Prix des œuvres de Francis Bacon

  • Peinture originale sur toile : de plusieurs centaines de milliers d’euros à plus de 130 millions d’euros

  • Petit portrait ou triptyque de têtes : entre plusieurs millions et plus de 30 millions d’euros

  • Gravure, lithographie ou estampe signée : entre 1 000 € et plus de 100 000 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’une œuvre de Francis Bacon ? Commencez par photographier la face, le revers, les bords de la toile, le châssis et l’encadrement. Prenez également des images rapprochées de la matière picturale, des inscriptions, des étiquettes et des éventuels numéros d’inventaire. Dans le cas d’une estampe, photographiez la signature au crayon, la justification du tirage, le filigrane et les marges du papier.

Nos experts étudient ensuite la technique, les dimensions, la provenance, l’état de conservation et la cohérence de l’œuvre avec la production connue de Francis Bacon. Ils vérifient également si la peinture figure dans le catalogue raisonné officiel, publié en 2016 sous la direction de Martin Harrison. Cette vérification est indispensable car de nombreuses œuvres faussement attribuées à Bacon circulent sur le marché.

Grâce à cette analyse, Estimon’objet vous apporte un premier avis fiable et confidentiel. Pour une œuvre potentiellement importante, notre équipe peut ensuite vous orienter vers les recherches documentaires et les examens complémentaires nécessaires.

La cote de Francis Bacon sur le marché de l’art

La cote de Francis Bacon dépend fortement du format et du sujet. Les grands triptyques dominent son marché, suivis par les portraits de ses proches et les représentations du pape inspirées de Velázquez. La période de création, l’historique des expositions et la provenance peuvent faire varier la valeur de plusieurs millions d’euros.

La cote des grands triptyques de Francis Bacon

Les grands triptyques représentent le sommet du marché de Francis Bacon. Chaque ensemble se compose de trois panneaux autonomes, généralement de même dimension. Les collectionneurs recherchent tout particulièrement les œuvres consacrées à Lucian Freud, George Dyer, aux grandes tragédies grecques ou au thème de la crucifixion.

Voici quelques résultats de référence :

  • Three Studies of Lucian Freud (1969) : ce triptyque représentant le peintre Lucian Freud a été vendu 142,4 millions de dollars en novembre 2013 à New York. Il s’agit du record mondial de Francis Bacon.
  • Triptych, 1976 (1976) : cette œuvre monumentale composée de trois panneaux a été adjugée 86,3 millions de dollars en mai 2008 à New York.
  • Triptych Inspired by the Oresteia of Aeschylus (1981) : ce triptyque inspiré de la tragédie grecque d’Eschyle a été vendu 84,55 millions de dollars en juin 2020 à New York.

Ces résultats montrent l’importance du triptyque dans l’œuvre de Bacon. Un ensemble resté complet, bien documenté et présent dans de grandes expositions internationales peut atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

La cote des grands portraits et des peintures sur un seul panneau

Francis Bacon peint régulièrement ses proches sur de grandes toiles verticales. George Dyer, Lucian Freud, Peter Lacy, Isabel Rawsthorne et John Edwards deviennent les principaux visages de son œuvre. Les portraits liés à une relation personnelle forte avec l’artiste sont particulièrement recherchés.

Plusieurs ventes témoignent de leur valeur :

  • Portrait of George Dyer Talking (1966) : cette grande huile sur toile représentant George Dyer assis a été vendue 42,19 millions de livres sterling en février 2014 à Londres.
  • Landscape near Malabata, Tangier (1963) : cette peinture liée au séjour marocain de Francis Bacon et à sa relation avec Peter Lacy a été adjugée 19,63 millions de livres sterling en mars 2024 à Londres.
  • Study for Portrait of José Capelo (1989) : ce portrait tardif, retrouvé après avoir été volé en Espagne, a été évalué autour de 5 millions d’euros en 2024.

Pour ces peintures, l’identité du modèle joue un rôle essentiel. Un portrait de George Dyer ou de Lucian Freud possède une place différente sur le marché d’une figure anonyme. La date, la qualité de la composition et la présence de l’œuvre dans les expositions historiques de Bacon doivent aussi être prises en compte.

La cote des petits portraits et des triptyques de têtes

À partir des années 1960, Francis Bacon réalise de nombreux portraits sur de petites toiles d’environ 35,5 × 30,5 cm. Il réunit souvent trois panneaux pour montrer plusieurs points de vue d’un même visage. Malgré leurs dimensions réduites, ces œuvres peuvent atteindre des prix impressionnants.

Parmi les résultats connus :

  • Three Studies for George Dyer (1964) : ce petit triptyque de portraits a été vendu 26,68 millions de livres sterling en juin 2014 à Londres.
  • Three Studies for a Portrait of Henrietta Moraes (1963) : cet ensemble de trois petites toiles a été adjugé 24,3 millions de dollars en novembre 2022 à New York.
  • Three Studies of George Dyer (1966) : ce triptyque consacré au compagnon de Bacon a atteint 38,6 millions de dollars en novembre 2017 à New York.

Ces résultats prouvent que la taille ne détermine pas seule la valeur d’une œuvre de Francis Bacon. Un petit triptyque consacré à un modèle important peut dépasser le prix d’une grande toile isolée.

Comment reconnaître un tableau de Francis Bacon ?

Francis Bacon représente presque toujours la figure humaine, mais il ne cherche pas à reproduire fidèlement un visage. Les traits semblent glisser, se superposer ou disparaître sous de larges traces de peinture. Une bouche peut paraître ouverte, une joue se déplacer et plusieurs profils se mêler dans une seule tête. Ces transformations ne sont pas improvisées au hasard : Bacon connaissait parfaitement le visage de ses modèles et travaillait souvent à partir de photographies.

Ses personnages apparaissent fréquemment seuls dans une pièce presque vide. Une ligne courbe, une cage transparente, un cercle ou un simple rectangle permet de délimiter l’espace. On retrouve aussi des fauteuils, des lits, des ampoules suspendues, des lavabos et des rideaux. Les arrière-plans peuvent employer des couleurs très franches : orange, rose, violet, rouge sombre, vert ou noir.

La matière apporte des indices importants. Bacon applique parfois la peinture avec un pinceau, un chiffon, une éponge ou directement avec les mains. Certaines parties du visage sont travaillées avec précision, tandis que d’autres restent presque effacées. Des projections et des traces rapides peuvent apparaître autour de la bouche, des yeux ou du corps.

Francis Bacon utilise principalement de la peinture à l’huile, parfois associée au pastel. Il travaille souvent sur le côté non préparé de la toile. La trame du tissu reste alors visible et absorbe directement la couleur. Cette particularité constitue un indice technique important, mais elle ne suffit jamais à prouver l’authenticité d’un tableau.

Il peint rarement ses modèles en direct. Il préfère travailler seul, à partir de ses souvenirs et de photographies pliées, déchirées ou tachées. Les photographies de John Deakin, les études du mouvement d’Eadweard Muybridge, des images médicales et des reproductions de tableaux anciens font partie de ses principales sources.

Reconnaître la signature de Francis Bacon

Francis Bacon signe très rarement ses peintures sur la face. L’absence de signature visible ne constitue donc pas un signe négatif. La plupart de ses tableaux authentiques sont identifiés grâce à leur provenance, à leurs anciennes étiquettes, à leur historique d’exposition et à leur présence dans le catalogue raisonné de Francis Bacon.

Le revers peut porter un titre, une date, un numéro d’inventaire ou une étiquette provenant de la galerie qui représentait l’artiste. Ces informations doivent être photographiées avec beaucoup de soin. Elles peuvent permettre de relier directement la toile à une ancienne exposition ou à une collection connue.

Sur les gravures et les lithographies, la situation est différente. La signature « Francis Bacon » apparaît généralement au crayon dans la marge inférieure. Le numéro du tirage est souvent inscrit de l’autre côté sous une forme comme « 12/150 » ou « 34/200 ». Certaines estampes portent aussi un cachet sec, la marque de l’imprimeur ou le nom de l’éditeur.

Il faut rester très prudent : une signature manuscrite ne prouve jamais à elle seule l’authenticité d’une œuvre. Le marché compte de nombreuses reproductions, affiches et estampes apocryphes qui portent une fausse signature. Pour une toile prétendument peinte par Bacon, le contrôle du catalogue raisonné et de la provenance reste indispensable.

Signature Francis Bacon

Tableau de Francis Bacon : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur spécialisé en peintures modernes, commence par vérifier la nature exacte de l’objet. Il doit déterminer s’il s’agit d’une peinture originale, d’une estampe signée, d’une reproduction ou d’une œuvre réalisée d’après Francis Bacon. Cette première distinction peut représenter un écart de valeur de plusieurs millions d’euros.

Pour une peinture, il examine le support et la matière. Bacon travaille souvent sur une toile de lin non préparée, dont la couleur beige reste visible autour des figures. Romain vérifie si la peinture pénètre naturellement dans les fibres ou si elle semble posée sur une toile déjà enduite. Il recherche aussi les passages réalisés au chiffon, les projections, les zones frottées et les empâtements plus épais.

Il compare ensuite les dimensions aux formats utilisés par Francis Bacon. Les grands tableaux mesurent fréquemment environ 198 × 147,5 cm, tandis que les petits portraits adoptent souvent un format proche de 35,5 × 30,5 cm. Ces mesures ne constituent pas une preuve, mais une dimension inhabituelle doit être expliquée par l’historique de l’œuvre.

Romain regarde également l’encadrement. Bacon accordait beaucoup d’importance à la présentation de ses peintures. Il choisissait souvent une baguette dorée et plaçait la toile derrière une vitre. Le cadre, le verre et le montage ancien peuvent donc apporter des informations utiles. Ils ne doivent jamais être démontés sans précaution.

Enfin, il contrôle la provenance, les anciennes photographies, les factures, les certificats et les étiquettes. Il vérifie surtout si l’œuvre figure parmi les peintures répertoriées dans le catalogue raisonné publié par l’Estate of Francis Bacon. Face à une valeur potentiellement très élevée, une simple ressemblance avec le style de l’artiste ne suffit jamais.

Francis Bacon, le peintre des visages et de la condition humaine

Francis Bacon naît à Dublin en 1909 dans une famille britannique. Son père élève et entraîne des chevaux de course. L’enfance du jeune Francis est marquée par un asthme sévère et par une relation difficile avec son père, qui accepte mal son homosexualité. À l’âge de 16 ans, Bacon quitte le domicile familial et mène une vie indépendante entre Londres, Berlin et Paris.

À Paris, il découvre les œuvres de Pablo Picasso, une rencontre artistique qui le pousse à devenir peintre. Il n’entre pourtant dans aucune école d’art et se forme seul. À son retour à Londres, il travaille d’abord comme décorateur et créateur de mobilier. Sa carrière de peintre reste hésitante jusqu’en 1944, année où il réalise Three Studies for Figures at the Base of a Crucifixion. Présentée à Londres après la guerre, cette œuvre choque le public et impose immédiatement son nom.

Au cours des années suivantes, Bacon rencontre les personnes qui vont marquer sa vie et sa peinture : le pianiste Peter Lacy, le peintre Lucian Freud, la modèle Isabel Rawsthorne, Henrietta Moraes et surtout George Dyer. Ses relations sont souvent passionnelles et douloureuses. En 1971, George Dyer meurt à Paris, deux jours avant l’ouverture de la grande rétrospective de Bacon au Grand Palais. L’artiste transforme ce drame personnel en plusieurs tableaux connus sous le nom de triptyques noirs.

Bacon travaille pendant plus de trente ans dans son petit atelier du 7 Reece Mews à Londres. La pièce, remplie de photographies déchirées, de livres, de pinceaux, de tubes de peinture et de chiffons, semble totalement désordonnée. L’artiste sait pourtant où se trouve chaque image. Après sa mort, le contenu complet de cet atelier est transféré et reconstitué à Dublin.

Francis Bacon meurt à Madrid en 1992. Il laisse derrière lui une œuvre rare : le catalogue raisonné recense 584 peintures conservées. Ses tableaux figurent aujourd’hui dans les plus grands musées du monde et continuent d’occuper une place majeure sur le marché de l’art international.

Si vous pensez posséder une œuvre de Francis Bacon, ne cherchez pas seulement une signature. Commencez par réunir tous les documents qui accompagnent le tableau : facture ancienne, certificat, photographie de l’œuvre dans un intérieur, courrier, catalogue d’exposition ou étiquette de transport. Pour un artiste de cette importance, une provenance continue et vérifiable est souvent plus convaincante qu’un nom inscrit sur la toile.

Photographiez ensuite le revers sans démonter l’œuvre. Chez Bacon, la toile, les étiquettes, les numéros d’inventaire et le système d’encadrement peuvent fournir des renseignements essentiels. Prenez aussi une photographie très rapprochée des zones où la toile brute reste visible. Il faut pouvoir distinguer la fibre du lin, les passages absorbés et les couches de peinture déposées en surface.

Dans le cas d’une estampe, ne vous limitez pas à la signature. Photographiez le numéro du tirage, les marges, le filigrane, le cachet de l’éditeur et le dos de la feuille. Une lithographie authentique, une reproduction photographique et une affiche d’exposition peuvent reprendre exactement la même image, mais leur valeur n’a rien de comparable.

Ne nettoyez pas la toile, ne retirez aucune étiquette et ne remplacez pas l’encadrement avant l’expertise. Envoyez vos photographies à Estimon’objet : nos experts pourront identifier la nature de votre œuvre et vous fournir une estimation gratuite, confidentielle et argumentée.

Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos tableaux, gravures, objets d’art et objets de collection.

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Estimation gratuite Edouard Cortes

Edouard Cortes

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Estimation et cote de l'artiste Edouard Cortes

Edouard Cortes (1882-1969) est un artiste peintre impressionniste. Menant une carrière brillante de son vivant, Edouard Cortes est célébré pour ses paysages urbains, et en particulier ses vues de Paris, au crépuscule ou de nuit. 

Estimation gratuite Edouard Cortes

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Edouard Cortes, une brillante carrière

Né en 1882 à Lagny-sur-Marne, Edouard Cortes grandit dans une famille d’artistes. Petit fils de l’artisan André Cortes et fils du peintre espagnol réputé Antonio Cortes y Aguilar, il grandit au milieu des pots de peinture de son père. Sensible à l’art, Edouard Cortes entre dans l’atelier familial dès ses treize ans. Sans surprise, Edouard Cortes intègre l’École des Beaux-Arts de Paris en 1899, et y étudie jusqu’en 1904. 

Dès ses années d’études, Edouard Cortes remporte un immense succès. En 1902, il expose au Salon des artistes français pour la première fois. L’artiste présente ses premières toile, des vues nocturnes de Paris, largement saluées par la critique et le public. Edouard Cortes reçoit de nombreuses éloges de la presse internationale, et il devient membre de la Société des artistes français, avec qui il expose annuellement. 

Au cours de sa carrière, Edouard Cortes n’a cessé d’exposer, de vendre ses oeuvres et de remporter des prix. En 1907, il organise une vente aux enchères très réussie de ses paysages parisiens à l’Hotel Drouot. En 1915, l’artiste reçoit une médaille d’argent au Salon des artistes français et une médaille d’or au Salon des Indépendants. Ce succès global d’Edouard Cortes auprès de ses paires, de la critique et du public, n’a d’égal que son travail rigoureux de peintre, étendant sans cesse les limites de son talent. 

Edouard Cortes, peintre de Paris

Révélé par ses vues de Paris, Edouard Cortes fait du paysage urbain, et des nocturnes en particulier, sa spécialité. Dans ses toiles, il représente la Ville Lumière, ses rues et ses quartiers emblématiques, tels que la Madeleine, Opéra, les Champs Elysées, Bastille ou encore République, en variant le cadrage, le moment de la journée ou encore le temps.   

En parallèle, Edouard Cortes réalise également des paysages urbains et ruraux, ainsi que des scènes de genre, bretons et normands, régions dans lesquelles il séjourne. Dans ces tableaux, l’artiste représente les villes tels que Caen, les campagnes bordant les zones urbaines, les intérieurs paisibles des habitants bretons, ou encore les bords de mer. Si Edouard Cortes développe ainsi son talent en se confrontant à d’autres types de paysages, les vues parisiennes nocturnes demeurent le lieu où il déploie toute sa maîtrise technique.  

Dans ses paysages urbains et parisiens, Edouard Cortes tire le portrait de Paris à l’aide d’une touche  à la fois vaporeuse et nette, d’une palette au service des effets atmosphériques et de la luminosité présente, et d’un cadrage photographique. Il apporte un soin particulier à la représentation de la pluie, des reflets et des trottoirs humides; aux paysages crépusculaires ou nocturnes, à leurs cieux et aux lumières de la ville; et aux perspectives dégagées, épousant les lignes dessinées par l’architecture hausmannienne nouvelle. 

Edouard Cortes, artiste impressionniste

Édouard Cortes commence à créer dans le contexte esthétique des années 1900. Au cours de ces années, l’Impressionnisme est bel et bien dépassé par de nombreuses tendances artistiques, ou des artistes solitaires, qui évoluent parallèlement. Ce moment, défini comme « postimpressionniste », préfigure déjà l’art moderne et les avant-gardes du XXe siècle. 

Évoluant dans ce moment postimpressionniste, Édouard Cortes demeure attaché au lègue de l’Impressionnisme, tant dans son style que dans ses thèmes. Représentant la vie moderne, les artistes impressionnistes tels que Monnet, Renoir et surtout Pissaro, inaugurent le paysage urbain, et les vues de Paris, à peine sorties du réaménagement haussmannien. 

Plus précisément, Édouard Cortes est souvent rapproché des vues parisiennes du peintre solitaire et impressionniste Eugène Galien-Laloue. Intéressés par des thèmes similaires, Édouard Cortes et Eugène Galien-Laloue se rejoignent également sur le style. Ils emploient une même touche allusive pour les cieux, le mouvement et la capture des effets atmosphériques, et très précise pour les points de lumière électrique dans les réverbères, les vitrines et les terrasses des cafés. 

De par ses thèmes et sa touche, Édouard Cortes s’inscrit ainsi davantage dans la lignée de ces premiers artistes impressionnistes, que dans d’autres courants « postimpressionnistes » tels que le symbolisme, le pointillisme ou le synthétisme.  

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’Edouard Cortes

Sur le marché de l’art, les peintures d’Édouard Cortes se font rares. La plupart de ses toiles sont conservées dans des collections publiques ou privées, en France comme aux États-Unis. Les tableaux d’Edouard Cortes présents obtiennent toutefois une jolie cote. 

Les prix débutent autour de 3 000 euros pour des petits formats, des paysages ruraux, des scènes de genre ou de rares natures mortes, et s’élèvent jusqu’à 15 000 euros. Pour les paysages parisiens d’Edouard Cortes, crépusculaires et nocturnes, ou de grand format, il faudra compter davantage entre 15 000 et 30 000 euros.  

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Estimation gratuite Joseph-Marie Vien

Joseph-Marie Vien

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Estimation et cote de l'artiste Joseph-Marie Vien

Faites connaissance avec Joseph-Marie Vien (1716-1809), peintre et dessinateur français et découvrez ses pièces maîtresses

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Formation et voyage en Italie De Joseph-Marie Vien

Issu d’un milieu modeste (son père était serrurier), Joseph-Marie Vien travaille d’abord dans une usine de faïences. Il se forme à la peinture de portraits auprès de Jacques Giral, peintre du roi, architecte et décorateur.
Après avoir quitté Montpellier pour Paris, il entre dans l’atelier de Charles-Joseph Natoire, à l’Académie royale. Il aurait aussi reçu des leçons de Charles Parrocel.

Sa rencontre avec le Comte de Caylus, antiquaire et passionné d’archéologie, qui lui accorde sa protection, et sa visite de l’Italie vont avoir une influence décisive sur son style.
Ayant remporté le prix de Rome en 1743, Joseph-Marie Vien est donc reçu pensionnaire à l’Académie de France à Rome l’année suivante.
Sa découverte des peintures antiques provenant d’Herculanum et des divers vestiges romains l’amènent à modifier son style, qui se fait plus sévère, statique et architecturé, au rebours du genre rococo alors à la mode.

Joseph-Marie Vien entre à l’Académie

Ce retour à l’antique et à l’imitation de la nature est mal perçu des autorités en place, qui jugent son Embarquement de sainte Marthe (1750) trop peu impressionnant pour que la candidature de VIen à l’Académie royale de peinture soit agréée. Présenté au public lors du Salon de 1753, le tableau est cependant fort remarqué. 
L’année suivante, en 1754, Vien expose Dédale et Icare, peinture frontale se souvenant de Champaigne et Poussin (son premier tableau mythologique conservé).
Bien que le style de Vien se situe aux antipodes du sien, François Boucher déclare qu’il ne reparaitra plus à l’Académie royale si Vien n’y est pas admis. Cette consécration amorce un nouveau tournant dans la carrière de Joseph-Marie Vien.

Joseph-Marie Vien, entre retour à l’antique et réalisme

Après sa réception à l’Académie, Joseph-Marie Vien produit plusieurs peintures dont le thème mythologique, désormais débarrassé de toute théâtralité (Une Vestale couronnée de fleurs, 1760), rejoint une veine allégorique plus dépouillée (La Douce mélancolie, 1756). 

L’inspiration antique reste centrale (La Marchande d’amours, 1763, inspirée d’une fresque romaine), cohabitant avec des sujets plus quotidiens qui s’attirent la prédilection du public (Denis Diderot vante sa Marchande à la toilette, 1763). 

 

En 1771, Joseph-Marie Vien décore le palais de justice de Montpellier d’un plafond allégorique, La Province du Languedoc se mettant sous la protection de la Justice. Les commandes officielles affluent. 

En 1772, la comtesse du Barry, favorite de Louis XV, fait remplacer les tableaux conçus par Jean-Honoré Fragonard pour son pavillon de Louveciennes par quatre toiles de Joseph-Marie (cycle des Progrès de l’Amour dans le cœur des jeunes-filles). Suivra une série de grandes toiles inspirées d’Homère commandée par le directeur des Bâtiments du roi (Les Adieux d’Hector et d’Andromaque, 1786). 

Joseph-Marie Vien, professeur de David

Joseph-Marie Vien fonde une école qui connaît un grand succès : parmi ses nombreux élèves, on compte son propre fils, Joseph-Marie Vien le Jeune, Jean-Baptiste Regnault, Gaspard Duché de Vancy et, surtout, Jacques- Louis David, qui fera triompher la veine néo-classique de son maître. 

Joseph-Marie Vien est nommé directeur de l’Académie de France à Rome en 1775 et premier peintre du roi en 1789, peu avant la Révolution. 

 

Ruiné par cette dernière, Vien reparaît sur le devant de la scène à partir de 1796 et se voit couvert d’honneurs par l’empereur Napoléon, qui le nomme comte de l’Empire en 1808 et lui accorde des funérailles nationales l’année suivante : Joseph-Marie Vien est ainsi le seul artiste à reposer au Panthéon. 

 

Aujourd’hui, Joseph-Marie Vien est surtout connu comme précurseur du néoclassicisme, du style « à l’antique », et comme professeur de David. 

Jugé assez froid et parfois mièvre en son temps, il eut pour mérite d’amorcer le retour à un certain naturel de la forme, à la fermeté du dessin et à la clarté de la composition, tout en prêtant attention à des sujets modestes qui n’avaient pas, avant lui, la prédilection des commanditaires.

À combien sont estimées les œuvres de Joseph-Marie Vien ?

Les œuvres de Joseph-Marie Vien sont plutôt rares et leur cote reste fluctuante : le grand tableau Agamemnon dans sa tente a été adjugé plus bas que son estimation (à 8000€ seulement), tandis qu’une autre toile mythologique, Pan et Syrinx, atteignait les 20 000€. 

En 2021, son huile sur toile La Flagellation du Christ est partie pour 40 000€, mais cela reste une exception. 

Ses encres, fort belles et travaillées, se négocient aux environs de 1000€.

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Estimation gratuite Louis-Jean-François Lagrenée

Louis Jean François Lagrenée

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Estimation et cote de l'artiste Louis-Jean-François Lagrenée

Louis-Jean-François Lagrenée, dit L’Aîné, est un peintre français (1725-1805), qui traversa avec les honneurs divers régimes : monarchie, Révolution, Directoire, Consulat et premier Empire. S’il est dit « L’Aîné », c’est pour le distinguer de son frère Jean-Jacques, dit Le Jeune, également peintre ; l’un de ses fils et élèves, Anthelme-François, embrassa la même profession.

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Premiers succès de Louis-Jean-François Lagrenée

Grâce à son professeur Charles André van Loo, Louis-Jean-François Lagrenée intègre l’École royale des élèves protégés, fondée en 1748 par Louis XV pour assurer trois ans d’études aux lauréats du grand prix de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Cette formation prélude au séjour à l’Académie de France à Rome. Lagrenée décroche le prix de Rome en 1749 et, désormais pensionné, réside au palais Mancini (où se tient l’Académie de France à Rome) de 1750 à 1754. 

 

En 1755, le succès de L’Enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus (aujourd’hui au Louvre) vaut à Lagrenée d’être reçu membre à part entière de l’Académie royale. En 1758, il réalise une vaste toile – Saint Jean dans l’ile de Patmos – pour la Primatiale Saint-Jean de Lyon. 

 

Lagrenée directeur

En 1760, l’impératrice Elisabeth de Russie fait de Lagrenée le peintre officiel de sa cour et le nomme directeur de l’Académie des beaux arts de Saint-Pétersbourg, fondée par le Français Louis-Joseph Le Lorrain, dont Lagrenée prend ainsi la succession. Lagrenée revient cependant dès 1763 en France pour diriger, cette fois, l’Académie royale. Il enseigne également à l’Académie de France à Rome, où il assume des responsabilités de plus en plus importantes.

Il multiplie alors les toiles allégoriques ou mythologiques, obtenant diverses commandes officielles (Allégorie à la mort du Dauphin, 1767, Château de Fontainebleau) ou privées (Diane et Endymion, 1768, Musée de Stockholm). Denis Diderot juge cependant avec sévérité les toiles de Lagrenée exposée au Salon de 1767: « tu peins, tu dessines à merveille, écrit-il, mais tu n’as ni imagination, ni esprit ; tu sais étudier la nature, mais tu ignores le cœur humain. ». S’il ne produit plus guère après 1790, Lagrenée reste apprécié du pouvoir en place, puisque Napoléon le fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1804.
Il décède le 19 juin 1805 (un an après la proclamation du Premier Empire) au palais du Louvre, où il résidait.

Le style de Louis-Jean-François Lagrenée

Dans ses premières productions, Lagrenée emploie une touche vive et claire, volontiers galante, dans la lignée de François Boucher. Son art du mouvement, s’il n’a pas la modernité de celui de Jean-Honoré Fragonard, est aussi remarquable (par exemple dans Vénus et Mars, 1770). Son sens du coloris et de la composition lui vaut le surnom d’ « Albane moderne » – en référence au peintre bolonais Francesco Albani, assistant d’Annibal Carrache – et témoigne d’une solide formation italienne.

Ses miniatures allégoriques ou sacrées séduisent les amateurs tandis que ses grands formats à sujets historiques ou mythologiques servent à décorer les bâtiments officiels et sont parfois déclinés sous forme de tapisseries. Ses productions tardives, plus hiératiques (La Mort de la femme de Darius, 1785), annoncent le néoclassicisme d’un Jacques-Louis David.

Combien vaut une œuvre de Louis-Jean-François Lagrenée l’Aîné ?

La cote des peintures à l’huile est très variable : les moins achevées peuvent être estimées aux environs de 2000€, mais il faut compter jusqu’à… cent fois plus pour les œuvres majeures. Au cours des trois dernières années, Pygmalion et Galatée a été adjugé 34 000€, Le Retour d’Abraham au pays de Canaan 66 000€ tandis qu’Aurore et Titon partait pour 140 000€.

Les petites peintures de genre et médaillons ne dépassent guère les 10 000€, tandis que les grisailles, esquisses et gouaches se contentent d’adjudications plus modestes : entre 500 et 1500€.

 

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