Estimation gratuite Didier Tarquin

Didier Tarquin

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Estimation et cote de l'artiste Didier Tarquin

Didier Tarquin (né en 1967) est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français. Il est notamment connu pour sa série Lanfeust de Troy, en collaboration avec le scénariste Christophe Arleston. Le succès de son univers, entre humour, action et magie, en a fait une référence de l’heroic fantasy.Découvrez ici l’histoire de Didier Tarquin et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Didier Tarquin ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Ses débuts en tant que dessinateur et auteur de bande dessinée

Né en 1967 à Toulon, Didier Tarquin passe son enfance en Algérie. C’est après son retour en France, à dix ans, qu’il découvre la bande dessinée et cultive l’envie d’en créer lui-même. Il se dirige ainsi vers le dessin et fait des études d’arts plastiques à Aix-en-Provence, avant de prendre la décision de se consacrer entièrement à la bande dessinée. Il apprend majoritairement en autodidacte. Sa carrière commence véritablement en 1990, avec la publication de son premier album, Les Maléfices d’Orient, aux éditions Soleil, alors nouvellement créées. Puis, entre 1992 et 1993, il dessine la série Röq, sous le scénario de Béatrice Avossa. La série est arrêtée après la publication seulement des deux premiers tomes, mais l’univers graphique de Tarquin, peuplé de monstres, entre réalisme et fantasy, est déjà présent. En parallèle, il anime des ateliers de bande dessinée dans le Var et réalise diverses affiches pour des manifestations culturelles.

Le succès de Lanfeust de Troy

C’est en 1994 que Didier Tarquin se lance, avec Christophe Arleston, dans une nouvelle série d’heroic fantasy : Lanfeust de Troy. L’enthousiasme des lecteurs est presque immédiat et le deuxième tome, Thanos l’Incongru, publié en 1995, est nominé au festival d’Angoulême pour le prix Alph-Art du public. La quête initiatique du héros Lanfeust, dans un monde où les humains ont des pouvoirs magiques et cohabitent avec les trolls, rencontre un succès qui en fait une des plus grandes séries françaises d’heroic fantasy, participant à la notoriété des éditions Soleil. Son ton, plus humoristique que les premiers albums de Tarquin, rend l’heroic fantasy accessible à un grand public. En effet, ses pages sont parsemées de jeux de mots, énigmes et clins d’œil à la pop-culture qui font le bonheur des fans. Par ailleurs, son style graphique, aux personnages d’abord sculpturaux et aux traits marqués, s’affine peu à peu au fil des nombreux albums, pour gagner en souplesse et en fluidité.

Le premier cycle de Lanfeust, qui regroupe déjà neuf tomes, est décliné ensuite en deux autres cycles développant le même univers : Lanfeust des étoiles (huit albums de 2001 à 2008) et Lanfeust Odyssey (dix albums de 2009 à 2018). En parallèle, Tarquin dessine également la série humoristique Gnomes de Troy, racontant sous forme d’histoires courtes les farces des enfants peuplant Troy. L’univers de Troy est ainsi développé sous plusieurs aspects, parfois épique, parfois humoristique, toujours avec le même succès, faisant désormais de Lanfeust de Troy un grand classique de l’heroic fantasy française en bande dessinée.

Le travail de scénariste de Tarquin et ses dernières œuvres

Tarquin n’est pas seulement dessinateur de bande dessinée : à la fin des années 1990, il se lance en tant que scénariste et collabore avec différents dessinateurs. Ainsi, il écrit les trois premiers tomes de Les ailes du Phaéton, en restant toujours dans son genre de prédilection, l’heroic fantasy, avec Serge Fino au dessin. En 2002, il publie également aux éditions Soleil, la série humoristique Krashmonsters, dont le dessin a la particularité d’être réalisé par trois dessinateurs différents (Guillaume Bianco, Olivier Dutto et Adrien Floch), puis il scénarise la série S.P.E.E.D., dessinée par Tony Valente.

En 2018, Tarquin s’essaye à la science-fiction, cette fois en tant que scénariste et dessinateur, avec la série UCC Dolores, en collaboration avec Lyse Tarquin, éditée aux éditions Glénat. Bien qu’on y retrouve son dessin et sa narration aussi bien haletante qu’humoristique, Tarquin développe un nouvel univers, ancré dans un monde futuriste. Bien que Tarquin soit reconnu comme un dessinateur caractéristique de l’heroic fantasy en bande dessinée, il montre ainsi une volonté de diversifier son travail et son style.

La cote de Tarquin dans le marché de l’art

Les œuvres de Tarquin sont présentes sur le marché de l’art depuis le début des années 2000, avec principalement des planches originales encrées, dont les prix d’adjudication varient généralement entre 1 500 et 4 000 €. Ainsi, une planche originale encrée tirée du deuxième album de Lanfeust de Troy a été adjugée en 2013 à 3 158 €. Par ailleurs, des couvertures originales sont aussi vendues : celle de L’énigme Or-Azur (le tome 2 de Lanfeust Odyssey), signée par Tarquin et Arleston, a atteint un prix d’adjudication de 4 000 € en 2017. Il est également à noter que les albums eux-mêmes font l’objet de lots. A titre d’exemple, une édition originale du premier album de Lanfeust de Troy fut adjugée à 579 € en 2006. 

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(Illus.) Cartel : Didier Tarquin, planche extraite de Lanfeust de Troy

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Estimation gratuite Regis Loisel

Régis Loisel

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Estimation et cote de l'artiste Régis Loisel

Régis Loisel (né en 1951) est un scénariste et dessinateur français, connu pour ses bandes dessinées fantasy, telles que la série La Quête de l’oiseau du temps ou son adaptation de Peter Pan, considérée comme son chef-d’œuvre. Découvrez ici l’histoire de Régis Loisel et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Régis Loisel ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Regis Loisel

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Sa formation et ses débuts dans les années 1970

En 1972, à l’âge de vingt et un ans, Régis Loisel décide de quitter sa ville natale (Saint-Maixent-l’École, dans les Deux-Sèvres) pour tenter sa chance à Paris. Sa carrière commence cette même année avec la publication de sa première planche dans Les Pieds Nickelés Magazine. Il suit ensuite des cours de bande dessinée à l’université de Vincennes, animés entre autres par Jean-Claude Mézières, scénariste de la déjà célèbre série Valérian. C’est là qu’il rencontre les scénaristes de bande dessinée Patrick Cothias et Serge Le Tendre, avec qui il se lie d’amitié et collabore à plusieurs reprises. Ils publient ensemble des histoires courtes, souvent d’inspiration fantastique, dans des magazines de bande dessinée variés, de Pilote et Pif Gadget, à Métal Hurlant et Fluide Glacial, touchant à la fois un public jeunesse et plus adulte. C’est ainsi qu’en 1975 sont publiées les premières pages de La Quête de l’oiseau du Temps en collaboration avec Serge Le Tendre, dans la revue Imagine. Même si une partie de ces récits est publiée sous forme de recueil dans Les Nocturnes, aux éditions Kesselring, Loisel n’assouvit pas encore ses projets de sagas. En parallèle, il publie également de nombreuses illustrations dans la presse, l’édition jeunesse et la publicité.

Les années 1980 et son premier succès : La quête de l’oiseau du temps

Après avoir commencé, en 1981, une histoire inachevée (« Pyrénée »), et dessiné une série de gags en une planche pour le magazine Jonas, Régis Loisel et Serge Le Tendre retravaillent les premières planches La Quête de l’oiseau du temps pour les proposer aux éditions Dargaud. La série d’heroic fantasy, prépubliée dans Charlie mensuel, connaît un succès considérable. Narrant les aventures du chevalier Bragon et de la jeune Pelisse, envoyés par la sorcière Mara à la recherche de l’oiseau du temps, la saga se déploie par la suite en onze albums, répartis en deux cycles. Un troisième cycle devrait voir le jour bientôt, toujours dessiné par Régis Loisel. À la même période, Loisel continue de réaliser des travaux diversifiés (un portfolio intitulé L’Offrande, des récits courts pour Pilote & Charlie, des illustrations pour la presse ou la publicité, des sérigraphies, des affiches…). Il publie également un recueil d’histoires et d’illustrations érotiques, Troubles fêtes, aux éditions Les Humanoïdes associés.

Ce n’est qu’en 1998 que commence le second cycle de La Quête de l’oiseau du temps avec le cinquième tome de la série, pour lequel Régis Loisel réalise le story-board et la mise en couleurs, mais délègue le dessin, étant trop pris par son autre série phare, Peter Pan.

La consécration avec Peter Pan et la diversification de son travail

En effet, Loisel se consacre depuis 1990 à une interprétation très sombre et personnelle de Peter Pan, destinée à un public adulte, aux éditions Vents d’Ouest. Les six tomes de la série, terminés en 2004, sont considérés comme les chefs-d’œuvre de Loisel. Ils sont récompensés en 2002 par le Grand Prix du festival d’Angoulême, la reconnaissance ultime pour un auteur de bande dessinée en France. À la fin des années 1990, Loisel se lance également dans l’écriture de scénarios, par exemple pour Les Farfelingues, dessinés par Pierre Guilmard, ou Fanfreluche pour une sirène, par Christine Oudot. Dans une volonté de diversifier son travail après s’être consacré presque exclusivement à la bande dessinée suite au succès de Peter Pan, Loisel travaille pour deux dessins-animés Disney, Mulan et Atlantis, mais aussi pour le story-board d’un film, Le Petit Poucet. Il conçoit également le jeu vidéo Gift.

Mais il n’abandonne pas pour autant la bande dessinée, puisqu’entre 2006 et 2014, il réalise une nouvelle série, Magasin Général, dessinée à quatre mains avec son ami Jean-Louis Tripp. L’intrigue, beaucoup plus réaliste que ses sagas les plus connues, se déroule dans un petit village du Québec, où Loisel vit depuis quelques années. Loisel participe également à une autre série, Le Grand Mort, co-écrite avec Jean-Blaise Djian et dessinée par Vincent Mallié. Ce dernier assure aussi en parallèle le dessin des septième et huitième tomes de La Quête de l’oiseau du temps, avant de laisser la place à David Etien pour les trois derniers tomes de la série. 

La place de Loisel dans le marché de l’art

Régis Loisel est présent sur le marché de l’art depuis le début des années 1990. Il s’est classé, en 2023, 6524e au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères, avec un montant total de 69 000 €. Ses œuvres, principalement des dessins au crayon, des aquarelles, mais aussi des planches originales, sont en grande majorité adjugées en France. Ainsi, une illustration au feutre et stylo à bille de petit format illustrant la fée Clochette de Peter Pan, estimée entre 500 et 700 €, fut adjugée à 1574 € en 2022. 

Plus rarement, Loisel s’est également essayé à la sculpture. Ces dernières sont estimées entre 700 et 800 €, mais atteignent parfois des sommes plus élevées. Par exemple, un buste de Pelisse (héroïne de La Quête de l’oiseau du temps) en terre cuite et résine, numéroté et signé Loisel et Frédéric Beaudouin, fut adjugé à 4 550 € en 2018. Cependant, les œuvres de Régis Loisel connaissant généralement les prix d’adjudication les plus hauts sont ses planches originales. Bien qu’en 2014, une planche originale encrée du premier tome de la série de La Quête de l’oiseau du temps, datant de 1982, fut adjugée à 10 744 €, les planches des tomes postérieurs ont aujourd’hui des prix d’adjudication inférieurs, entre 3 000 et 4 000 €.

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Cartel : Régis Loisel, planche extraite de La Quête de l’oiseau du temps

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Estimation gratuite Jean-Pierre Gibrat

Jean-Pierre Gibrat

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre Gibrat

Né en 1954, Jean-Pierre Gibrat est un dessinateur et scénariste français de bande dessinée. Parmi ses œuvres les plus emblématiques figurent Le Sursis, Le Vol du corbeau et Mattéo. Ses travaux, acclamés tant pour leur narration riche que leur esthétique, ont fait de Jean-Pierre Gibrat l’un des auteurs contemporains les plus importants de la bande dessinée. Découvrez ici l’histoire de Jean-Pierre Gibrat et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Jean-Pierre Gibrat ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean-Pierre Gibrat

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Le début de carrière de Jean-Pierre Gibrat

Jean-Pierre Gibrat connaît une enfance paisible à Rueil-Malmaison, au sein d’une famille impliquée dans le syndicalisme. Bien qu’il manifeste un intérêt pour l’Histoire du XXe siècle, il obtient un baccalauréat de philosophie en 1972, avant de se lancer dans des études de graphisme publicitaire (1973) puis d’arts plastiques (1974-1975). Après ses études, il commence une carrière dans la bande dessinée en mettant son talent de dessinateur presque exclusivement au service de scénarios écrits par d’autres. Empreint d’une grande sensibilité, il apporte ainsi une dimension psychologique subtile aux divers récits qu’il crée en collaboration avec Jackie Berroyer, à commencer par Goudard (1978) et La Parisienne (1982).

Les collaborations de Gibrat se poursuivent avec L’Empire sous la mer, une œuvre où il donne vie à Zaza, la chienne de Dany Saval et de Michel Drucker, sur un texte de l’actrice elle-même. En 1988, il travaille successivement avec Guy Vidal puis Dominique Leguillier pour la série Médecins sans frontières, puis s’associe en 1995 avec Francis Leroi pour la bande dessinée Pinocchia, une version féminine du personnage classique de Carlo Collodi. L’année suivante, il élabore Marée basse avec Daniel Pecqueur. En parallèle, il publie des illustrations en couleurs dans de nombreux magazines, notamment Le Nouvel Observateur, Le Figaro magazine ou encore Elle.

Jean-Pierre Gibrat en tant que scénariste

À la fin des années 1990, Gibrat est de moins en moins enthousiaste par les histoires qu’on lui propose et désire, après vingt ans de métier, mener un projet seul. Il entame ainsi une nouvelle phase dans sa carrière en assumant l’écriture de ses propres scénarios de bande dessinée. En 1997 puis 1999, il signe les deux volets du Sursis, une histoire prenant place dans la France sous l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci raconte le parcours de Julien Sarlat, un déserteur du Service du travail obligatoire qui, passé pour mort, assiste du vieux pigeonnier où il s’est réfugié à son propre enterrement. Né en 1954, soit dix ans après la guerre, Jean-Pierre Gibrat est fasciné par cette période qu’il met fréquemment en scène dans ses œuvres. Beaucoup de personnages de sa génération s’interrogent en effet souvent sur la manière dont chacun aurait réagi dans le contexte de la guerre mondiale. Avec Le Sursis, le dessinateur apporte sa réponse : comme beaucoup de Français et à l’image de son personnage Julien Sarlat, il aurait sans doute adopté une attitude attentiste, ayant pour principal souci de survivre. Poursuivant l’exploration de cette période sombre, il élabore un autre diptyque intitulé Le Vol du corbeau, publié en 2002 et 2005, qui raconte l’histoire de Jeanne, une résistante arrêtée sur dénonciation anonyme.

À partir de 2008, il commence sa série Mattéo. Structurée en six périodes, de 1914 à 1940, cette bande dessinée narre la destinée particulière d’un espagnol fils d’anarchiste. De la Première à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, le récit traverse ces époques mouvementées en explorant les passions du protagoniste. Mattéo se démarque par la qualité de son écriture et son dessin, qui, libéré des contraintes de l’encrage, gagne en expressivité. En parallèle de cette série, Gibrat continue de proposer des scénarios avec la bande dessinée Les Gens honnêtes, dont les illustrations sont assurées par Christian Durieux. Cette œuvre est publiée en quatre tomes entre 2008 et 2016.

Le style de Jean-Pierre Gibrat

À travers des récits teintés d’un pessimisme latent, Jean-Pierre Gibrat se concentre sur la vie quotidienne de personnages vivant dans des cadres exceptionnels comme la clandestinité sous l’Occupation. Plutôt que de développer les actions et les combats, il préfère ainsi montrer leurs réactions lorsqu’ils sont au pied du mur, suscitant de la sorte l’empathie du lecteur. Dans cette perspective, son style de dessin se veut moins réaliste qu’expressif.

Le talent de conteur et de dialoguiste de Jean-Pierre Gibrat se manifeste à travers un trait maîtrisé avec finesse et un éclat particulier des couleurs, permis par la technique de la couleur directe, dans laquelle la couleur et les tracés de contours au noir ne sont pas séparés. En 2006, il se voit récompensé par l’attribution du Prix du dessin au Festival d’Angoulême pour Le Vol du corbeau.

Quelle est la place de Jean-Pierre Gibrat dans le marché de l’art ?

Jean-Pierre Gibrat s’est affirmé au fil des années comme l’un des artistes français les plus prisés : le total des ventes en galerie a ainsi atteint 4 millions d’euros depuis 2012 et ses œuvres peuvent dépasser les 100 000 €. En 2021, la couverture originale du Sursis illustrant son personnage principal derrière les persiennes s’est vendue à 130 000 €. Les planches, illustrations et couvertures originales des albums principaux de Jean-Pierre Gibrat, tels que Mattéo, Le Sursis et Le Vol du corbeau sont estimés entre 3 000 et 60 000 €. Des albums comme Pinocchia et Marée basse se trouvent quant à eux sur le marché pour une valeur comprise entre 1 500 et 4 000 €. L’estimation des dessins de l’auteur, réalisés à l’aquarelle, à l’encre ou à la mine de plomb, s’élève entre 1 000 et 20 000 €. Les croquis et esquisses de Jean-Pierre Gibrat se vendent entre 200 et 800 €. 

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Hermann

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Estimation et cote de l'artiste Hermann

Hermann (né en 1938), de son vrai nom Hermann Huppen, est un auteur belge de bande dessinée réputé pour ses œuvres réalistes, souvent ancrées dans des contextes historiques ou contemporains. Parmi ses travaux les plus notables figurent les bandes dessinées Comanche, Jugurtha, Jeremiah et Les Tours de Bois-Maury. Découvrez ici l’histoire d’Hermann et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Hermann ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Hermann

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Des débuts tardifs dans la bande dessinée

Le parcours d’Hermann n’a pas immédiatement débuté dans le milieu de la bande dessinée. À l’âge de treize ans, il se dirige d’abord vers une école professionnelle d’ébénisterie et suit en parallèle des cours de décoration d’intérieur et d’architecture à l’Académie de dessin de Saint-Gilles à Bruxelles. Devenu dessinateur dans ce domaine, son talent est remarqué par son beau-frère, Philippe Vandooren, le futur rédacteur en chef du journal Spirou. Celui-ci l’incite à explorer le domaine de la bande dessinée et lui permet de publier en 1965 une courte histoire dans Plein-Feu, une revue scoute qu’il dirige.

Ses dessins sont repérés par le scénariste de bande dessinée Michel Regnier dit Greg, qui l’engage dans son studio en 1966. Ensemble, ils créent en 1966 la série Bernard Prince publiée dans le journal Tintin, qui connaît un véritable succès. En parallèle, Hermann dessine les deux premiers albums de la série Jugurtha de 1967 à 1970, sur un scénario de Jean-Luc Vernal. En 1969, à nouveau aux côtés de Greg, il explore le genre du western avec Comanche.

La carrière prolifique d’Hermann

C’est lorsque Greg lui affirme qu’il n’a pas le talent pour être scénariste qu’Hermann commence à envisager cette dimension de la bande dessinée. Cette réflexion aboutit à la création de sa série Jeremiah en 1977, initiée après la lecture du roman Ravages de René Barjavel et décrivant un monde post-apocalyptique à la suite d’une guerre thermo-nucléaire. Son œuvre se diversifie dans les années 1980 avec les histoires humoristiques de Nic, scénarisées par son beau-frère Philippe Vandooren et publiées dans Spirou. À partir de 1984, Hermann se lance dans la série historique Les Tours de Bois-Maury, où il évoque la dureté du Moyen Âge. En 1995, il publie Sarajevo-Tango, une bande dessinée engagée dans laquelle il s’insurge contre l’indifférence des puissances occidentales face au conflit en ex-Yougoslavie. La même année, il illustre Le Secret des hommes chiens en collaboration avec son fils, Yves Huppen.

Hermann poursuit ses productions avec Caastinga en 1997 et un nouveau cycle des Tours de Bois-Maury en 1998. Il renoue avec le western avec On a tué Wild Bill en 1999, puis dessine Lune de guerre, scénarisé par Jean van Hamme. À partir des années 2000, Hermann intensifie sa collaboration avec son fils, devenu son principal scénariste. Ils travaillent ensemble sur des projets tels que Liens de sang, Rodrigo, Manhattan Beach 1957 et Zhong Guo. En 2016, le dessinateur reçoit le Grand Prix de la ville d’Angoulême, qui consacre son statut d’auteur majeur de la bande dessinée. À quatre-vingt-cinq ans, Hermann continue de dessiner : en 2023, il publie le quarantième volume de Jeremiah puis le péplum Brigantus en janvier de l’année suivante.  

Le style d’Hermann

Initialement inspiré par des artistes tels que Jijé et Jean Giraud, Hermann s’est rapidement émancipé de toute influence au profit d’un style personnel. Il affirme ainsi sa place parmi les auteurs majeurs de la bande dessinée réaliste contemporaine grâce à un style vivant et puissant. Déclarant qu’il « n’est pas un dessinateur à l’état pur, mais un raconteur d’histoires à travers le dessin », il s’adapte avec aisance à divers univers, que ce soit l’antiquité romaine, l’univers des westerns ou le Moyen Âge. Dans la construction de ses récits, Hermann n’est pas en possession de tous les éléments narratifs dès le départ, mais préfère en découvrir les aspects au fur et à mesure du processus créatif. Cette méthode lui permet d’adopter une spontanéité et une fraîcheur narrative, tout en laissant de la place à l’imprévu.

La cote d’Hermann sur le marché de l’art

Les œuvres d’Hermann sont généralement vendues à quelques milliers d’euros. L’estimation de ses planches varient selon la série : pour Comanche, leur prix oscille entre 2 000 et 25 000 €. Fin 2023, s’est ainsi vendue la planche originale n°1 du tome Le Désert sans lumière pour 20 100 €, qui illustre le moment clé de la série où le personnage Red Dust s’apprête à être libéré du bagne. À l’image de la série Blueberry dessinée par Jean Giraud, le trait d’Hermann participe à rendre le genre du western plus violent et plus adulte, représentant des paysages rocheux et des personnages harassés par le soleil.

On trouve également sur le marché de l’art des planches de Bernard Prince ou de Jeremiah, estimées entre 1 000 et 15 000 €. Celles des Tours de Bois-Maury sont quant à elles mises en vente entre 4 000 et 8 000 € ; et celles de Lune de guerre, entre 2 000 et 6 000 €. Pour les dessins et aquarelles d’Hermann, l’estimation oscille entre 250 et 20 000 €. Les prix sont néanmoins susceptibles de s’élever significativement lors des ventes : en 2023, la couverture originale de l’album Trois motos… ou quatre (1994) de la série Jeremiah se vendaient à 53 600 €. Sur un fond rouge sang, celle-ci illustre le portrait d’un couple de motards, évoquant avec force l’atmosphère oppressante distinctive de cette série post-apocalyptique.

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Estimation gratuite Uderzo

Uderzo

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Estimation et cote de l'artiste Uderzo

Albert Uderzo (1927-2020), nom de plume d’Alberto Aleandro Uderzo, est un auteur français de bande dessinée. Il est le créateur de la célèbre série Astérix, dont les ventes, s’élevant à 393 millions d’exemplaires, font de celle-ci la bande dessinée la plus vendue au monde après le manga One Piece. Découvrez ici l’histoire d’Uderzo et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Uderzo ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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La jeunesse d’Uderzo et l’affirmation de son goût pour le dessin

Ayant des parents immigrants italiens, Uderzo raconte qu’il se considérait comme descendant des Romains jusqu’à l’âge de sept ans. C’est à cet âge que ses parents obtiennent la nationalité française, lui permettant ainsi de découvrir à l’école que ses ancêtres sont dorénavant les Gaulois. Alors qu’il s’imagine clown à l’âge de dix ans, son talent pour le dessin se révèle très vite avec Stupido, un personnage issu de son imaginaire qui présente déjà un gros nez comme trait distinctif. À quatorze ans, il est engagé par la Société parisienne d’édition (SPE), spécialisée dans la production de périodiques de bande dessinée. Cet emploi lui permet d’apprendre les bases du métier, notamment le dessin des lettres et la retouche de photographie. Dans le supplément Boum de l’hebdomadaire Junior, édité par la SPE, il publie sa première illustration, une parodie de la fable Le Corbeau et le Renard.

En 1945, à dix-huit ans, il travaille également un temps dans un studio d’animation, déclarant a posteriori qu’il se voit alors « en toute simplicité devenir un jour le Walt Disney français ». La même année, il publie sa première bande dessinée, Flamberge, gentilhomme gascon, une histoire de mousquetaires écrite par Marcel Reville, très marquée par le style Disney. Dès la fin des années 1940, Uderzo devient dessinateur professionnel et multiplie les projets : il dessine en particulier Clopinard, Arys Buck, Belloy l’invulnérable, Zidore l’homme macaque et Capitaine Marvel Jr. Il travaille avec l’hebdomadaire O.K. et le magazine France Dimanche. 

La carrière d’Uderzo dans la bande dessinée

En 1951, Uderzo rencontre le scénariste René Goscinny. Les deux hommes se lient rapidement d’amitié, partageant des passions communes pour Walt Disney, Laurel et Hardy et la bande dessinée. Dès novembre 1951, ils publient leur première collaboration dans l’hebdomadaire féminin Bonnes Soirées, qui consiste en l’illustration d’une rubrique de savoir-vivre. Ils imaginent ensuite les histoires en bande dessinée du corsaire Jehan Pistolet, du reporter Luc Junior, inspiré de Tintin et d’Oumpah-Pah, un jeune indien vivant dans une réserve. Les auteurs rencontrent néanmoins des difficultés pour vendre ce dernier projet, et après l’avoir proposé jusqu’aux États-Unis, où il semble que l’humour sur les natifs américains prenne mal, ils l’abandonnent.

Dans les années 1950, Uderzo montre également sa maîtrise du dessin réaliste avec les séries Tom et Nelly, Enfants du Siècle, Marco Polo et ses illustrations de Sa Majesté mon mari, publiées dans Bonnes Soirées. Tout en continuant de dessiner des planches en abondance pour diverses productions, Uderzo entre, grâce à la recommandation de Goscinny, dans le journal Tintin en 1957. Avec son associé, il réalise diverses histoires, notamment Poussin et Poussif, La Famille Moutonet et La Famille Cokalane. Leur succès les pousse à publier Oumpah-Pah en 1958, dont l’histoire retrace les aventures du natif américain du même nom et de son ami, l’aristocrate français Hubert de la Pâte Feuilletée, Chevalier du Roy. Cette bande dessinée porte en germe ce qui fera le succès d’Astérix, à savoir l’alliance fructueuse de l’humour de Goscinny et du dessin rond et caricatural d’Uderzo. En 1959, le dessinateur participe à la création du journal Pilote. Il y anime deux séries-phares, Les Aventures de Tanguy et Laverdure sur un scénario de Jean-Michel Charlier, ainsi que les fameuses aventures d’Astérix, avec René Goscinny. 

Le succès d’Uderzo et de Goscinny avec la série Astérix

La bande dessinée Astérix met en scène les aventures d’un village d’irréductibles gaulois qui résistent aux légions romaines. Celle-ci se démarque par des scénarios pleins d’humour et des personnages emblématiques, à commencer par Astérix. Au moment de sa conception, Goscinny voit en lui un personnage petit et malingre et demande à Uderzo d’animer un petit bonhomme. Le dessinateur lui ajoute un compagnon plus fort, qui n’était pas prévu : Obélix. Les histoires de ce duo comique, se déroulant tantôt autour de leur village, tantôt dans d’autres contrées comme la Belgique, touchent un large public, du lecteur avide d’action cherchant un simple divertissement à celui qui voudra y trouver matière à réflexion.

Si le premier album, Astérix le Gaulois, connaît des débuts modestes à sa publication en 1961 avec un tirage à 6 000 exemplaires, le succès s’amplifie avec le temps : les histoires du Gaulois deviennent la série phare du journal et les ventes explosent. En 1965, le premier satellite français lancé dans l’espace est même baptisé du nom du personnage principal et un an après, le neuvième album de la série, Astérix et les Normands, est tiré à 1,2 millions d’exemplaires. En 1967, Astérix apparaît sur le grand écran avec le film d’animation Astérix le Gaulois réalisé par Ray Goossens, comptabilisant 2 millions d’entrées. 

La suite d’Astérix menée par Uderzo 

Après vingt-six ans de collaboration, dont dix-huit pour la production d’Astérix, Goscinny décède brutalement en 1977. Si les médias décrètent la fin des histoires du Gaulois, Uderzo reprend la série trois ans plus tard avec Le Grand Fossé. Le succès de la série se confirme davantage avec la création du Parc Astérix en 1981 ainsi qu’avec les multiples adaptations dont elle fait l’objet au cinéma, en particulier le film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, réalisé en 2002 par Alain Chabat qui comptabilise plus de 14 millions d’entrées.

À la fin des années 2000, Uderzo ne peut plus dessiner à cause de sa main qu’il a de plus en plus de mal à diriger. Il envisage un temps d’interdire que la série Astérix soit poursuivie après lui mais se ravise finalement : en 2011, il confie le scénario à Jean-Yves Ferri et le dessin à Didier Conrad. En 2023, trois ans après le décès d’Uderzo, le dernier album d’Astérix est publié sous un scénario de Fabcaro sous le nom de L’Iris blanc. Celui-ci est le livre le plus vendu cette année-là en France, avec plus d’un million d’exemplaires écoulés. 

La cote d’Uderzo

En tant que l’une des plus célèbres bandes dessinées au monde, les planches d’Astérix jouissent d’une cote importante sur le marché de l’art, leurs estimations variant entre 40 000 et 300 000 €. La planche numéro 2 de l’album Astérix et les Normands s’est ainsi vendue à 300 000 € en 2016. Le record d’une œuvre d’Uderzo est détenu par la couverture de l’album Le Tour de Gaule, vendue en 2017 à 1,449 millions d’euros. Les planches des autres séries d’Uderzo telles que Belloy et Jehan Pistolet sont estimées entre 3 000 et 18 000 €. Celles de la bande dessinée Oumpah-Pah peuvent quant à elles se vendre jusqu’à 50 000 €. Ses dessins dédicacés et croquis se vendent entre 300 et 7 000 €.
 
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(Illus.) Uderzo

 

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Peyo

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Estimation et cote de l'artiste Peyo

​​Peyo (1928 – 1992), de son vrai nom Pierre Culliford, est un auteur belge de bande dessinée, principalement connu pour être le créateur des Schtroumpfs. Affirmant une présence pour « ce qui est empreint de poésie et d’aventure », il écrit notamment des récits à tendance merveilleuse, que ce soit avec le monde de Johan et Pirlouit, peuplé d’enchanteurs et de sorcières, Les Schtroumpfs, ou encore Benoît Brisefer et sa force surhumaine. Il se présente d’ailleurs davantage comme un « conteur » plutôt qu’un dessinateur. Découvrez ici l’histoire de Peyo et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Peyo ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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La jeunesse et le début de carrière de Peyo

Dans sa jeunesse, Peyo est un lecteur assidu de revues américaines telles que Hurrah, Robinson et Hop-là : il s’en inspire pour dessiner ses propres cow-boys, Indiens, explorateurs et détectives. Il est également un grand amateur de Tintin et de dessins animés, ceux de Walt Disney notamment. En 1945, il est engagé en tant que gouacheur au Studio CBA (Compagnie belge d’actualités), une petite société produisant des dessins animés et où travaillent comme animateurs les futurs grands noms de la bande dessinée : Franquin, Morris et Eddy Paape. Mais un an après son arrivée, la compagnie est contrainte de fermer ses portes parce qu’elle ne parvient pas à faire face à la concurrence des films d’animation américains. Ce sont en effet cinq années de production qui déferlent sur la Belgique à la Libération, à la suite de la levée de l’interdiction qui pesait sur elles sous l’occupation allemande. Tandis que ses collègues, plus expérimentés, intègrent les éditions Dupuis pour faire de la bande dessinée, Peyo demeure sans emploi.

Il décide de parfaire son style à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, mais n’y reste que trois mois, prenant conscience que l’enseignement dispensé ne correspond pas à son désir de faire du dessin humoristique et de la caricature. Peyo commence alors à illustrer des prospectus publicitaires, ce qui lui permet d’assimiler des qualités en matière de graphisme et de composition.

Peyo et la bande dessinée

Peyo réalise ses premiers pas dans la bande dessinée avec Pied-Tendre le petit indien et Les Aventures de Johan en 1946, puis Poussy, le chat en 1949. Grâce à l’intermédiaire de Franquin, il intègre en 1952 l’équipe du magazine Spirou. Il travaille ainsi aux côtés de dessinateurs talentueux comme Franquin (Spirou et Fantasio), Morris (Lucky Luke) et Tillieux (Gil Jourdan) et, bénéficiant de leurs conseils, il améliore son dessin. Grâce à son évolution, il devient même l’un des auteurs vedettes du journal avec Johan et Pirlouit.

À la fin des années 1950, alors qu’il est attablé avec Franquin et ne parvient pas à trouver le nom d’un objet, Peyo demande à son ami de lui « passer le schtroumpf ». De cette blague naît le langage schtroumpf puis les petits personnages à la peau bleue, qui font leur première apparition dans l’épisode La Flûte à six trous de la série Johan et Pirlouit, en 1958. Figurant d’abord comme personnages secondaires, les Schtroumpfs provoquent un tel enthousiasme chez les lecteurs que Peyo est poussé par Yvan Delporte, le rédacteur en chef de Spirou, à les faire évoluer dans leurs propres aventures, publiées cette même année. 
Un an plus tard, Peyo anime également un nouveau personnage à succès avec la bande dessinée éponyme Benoît Brisefer, dont les décors sont réalisés par le dessinateur Will. 

Le succès des Schtroumpfs

Les Schtroumpfs est le plus grand succès de Peyo : les albums ont été vendus à près de 35 millions d’exemplaires et la série a fait l’objet de nombreuses adaptations animées. Dès 1959, les studios TV Animation des éditions Dupuis produisent neuf courts-métrages d’animation, puis deux longs métrages en 1965 et 1975. Au début des années 1980, le succès mondial des Schtroumpfs se concrétise, moins grâce aux albums, finalement réservés à un public francophone, que par les dessins animés américains : Peyo vend ses droits au studio américain Hanna-Barbera, qui réalise 256 épisodes, diffusés pendant vingt-cinq ans sur NBC. Pour leur créateur, le succès des Schtroumpfs s’expliquerait par le fait que « les gens aiment les histoires simples, gentilles, sans violence » et que chacun « peut retrouver autour de lui le Schtroumpf Farceur, Grognon, à Lunettes…, et s’identifier dans une certaine mesure à un Schtroumpf lui-même ». 

Le style de Peyo

Particulièrement marqué par Hergé et Walt Disney dans sa jeunesse, Peyo opère une synthèse de ces deux influences dans son style. À l’auteur de Tintin, il reprend la fluidité de la narration et la lisibilité de la page ; à Walt Disney, l’aspect tout en rondeur du dessin. En grand amateur de dessins animés, il se dit être également inspiré par Tom et Jerry et Tex Avery. Les histoires de Peyo, et notamment Johan et Pirlouit, témoignent de sa fascination pour le Moyen Âge, une époque qu’il associe aux enchanteurs, troubadours et grandes chevauchées. Ses bandes dessinées sont en ce sens souvent empreintes de magie et de merveilleux. 

Quelle est la cote de Peyo sur le marché de l’art ?

Les planches des plus fameuses bandes dessinées de Peyo telles que Johan et Pirlouit et Les Schtroumpfs sont estimées sur le marché entre 40 000 et 180 000 €. En 2014, se vendait ainsi la planche 41 de l’album La Flûte à six schtroumpfs (initialement La Flûte à six trous), qui représente l’une des premières apparitions des petits lutins bleus. Les planches d’autres séries de Peyo, comme Benoît Brisefer ou Poussy, sont estimées entre 6 000 et 40 000 €. Des dessins dédicacés et des croquis sont également mis en vente sur le marché, à un prix oscillant entre 150 et 5 000 €. 

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(Illus.) Cartel : Les Schtroumpfs, Peyo

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Estimation gratuite Maurice Tillieux

Maurice Tillieux

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Tillieux

Maurice Tillieux (1921-1978) est un scénariste et dessinateur de bande dessinée, connu notamment pour les séries Gil Jourdan, Félix et César. Découvrez ici l’histoire de Maurice Tillieux et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Maurice Tillieux ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Maurice Tillieux

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Le début de carrière de Maurice Tillieux

La jeunesse de Maurice Tillieux est marquée par les films de Buster Keaton et de Charlie Chaplin qu’il redessine après les avoir visionnés, ainsi que par ses lectures de magazines de bande dessinée comme Cri-Cri et Le Petit Illustré. Il lit également les livres d’André Gide et de Marcel Aymé qu’il apprécie tout particulièrement. Malgré ce goût pour l’art, Maurice Tillieux ne se dirige pas d’emblée vers une carrière de dessinateur : désirant voyager, il aspire à travailler dans la marine marchande et suit pour cela des cours à l’école de navigation d’Ostende, puis d’Anvers. Cependant, la Seconde Guerre mondiale l’oblige à redéfinir ses projets : alors qu’il s’apprête à embarquer à Bordeaux pour l’Amérique du Sud, le port est détruit par un bombardement allemand.

Il se tourne donc vers la littérature policière et publie en 1943, à l’âge de vingt-deux ans, Le Navire qui tue ses capitaines. Ce roman tire son inspiration du Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie, où le coupable est le narrateur et du Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, qui met en scène un enquêteur particulièrement sagace. Il écrit deux autres romans en 1944 et 1945, mais finit par abandonner le roman, réalisant qu’il ne peut pas en vivre et que la bande dessinée offre des possibilités d’expression intéressantes. Dès 1944, Maurice Tillieux collabore ainsi à plusieurs journaux : caricatures et illustrations pour Le Moustique, bandes dessinées pour Bimbo ; il publie également dans Jeep, Blondine et, de manière plus anecdotique, dans Spirou.

À partir de 1947, il fait carrière dans le magazine belge Héroïc-Albums, pour lequel il dessine pendant quelque temps les histoires d’un marin de la série Bob Bang ainsi que des westerns avec Bill Sanders. Deux ans plus tard, il crée dans ce même journal son premier personnage à succès, le journaliste-détective Félix, inspiré des romans policiers. Après soixante-sept histoires de cette série, Maurice Tillieux y met un terme puis collabore avec Le Journal de Spirou.

La création de Gil Jourdan dans le journal Spirou

Charles Dupuis, l’éditeur du journal Spirou, l’accueille avec quelques réserves : il estime que son dessin, par sa ligne claire et sa sobriété, se rapproche davantage de celui de l’École de Bruxelles, associé au journal concurrent Tintin, que de celui de l’École de Marcinelle propre à Spirou. Il pousse Maurice Tillieux à adopter le style du journal, lequel privilégie l’humour et la caricature au moyen d’un trait dynamique et rond. À défaut de pouvoir continuer les aventures de Félix telles quelles, Maurice Tillieux reprend donc les personnages de la série en les adaptant à l’identité visuelle de Spirou et crée la bande dessinée Gil Jourdan. Si le style change, l’atmosphère de roman policier demeure, la série instillant un aspect plus noir et sérieux alors inédit dans le journal Spirou, cela sans écarter la dimension comique. La série rencontre un grand succès.

En parallèle de Gil Jourdan, Maurice Tillieux mène d’autres projets comme César et Ernestine dans Spirou puis dans Le Moustique, une série comique mettant en scène le dessinateur de bande dessinée César qui doit faire face à des problèmes du quotidien. En 1958, Maurice Tillieux reprend finalement son personnage Félix, l’améliore graphiquement et le rebaptise Ange Signe, pour publier ses aventures dans le magazine publicitaire Ima.

Le style graphique et les thématiques abordées par Maurice Tillieux

Gil Jourdan est l’un des plus grands succès de Maurice Tillieux. Pour José-Louis Bocquet, spécialiste de la série, Maurice Tillieux a su trouver à travers elle « le difficile équilibre entre dérision et action », ses histoires oscillantes entre le récit policier, l’aventure et l’humour. L’auteur aime faire évoluer ses personnages dans des endroits isolés et empreints de mystère, où après plusieurs péripéties, le jeune détective parvient à résoudre une affaire. Estimant qu’« on anime difficilement le héros » et que ce sont « les personnages secondaires qui font une série », Maurice Tillieux donne une place importante à ces figures. Gil Jourdan est ainsi aidé dans ses aventures par Libellule, un ancien repris de justice passé maître dans les plaisanteries douteuses, l’inspecteur Crouton et la secrétaire Queue-de-Cerise. Grand amateur des films burlesques de Charlie Chaplin et de Buster Keaton dans sa jeunesse, le dessinateur instille également à travers ces personnages un véritable humour visuel.

Les dialogues, avec leurs répliques cinglantes dignes d’un Michel Audiard (Les Tontons flingueurs, 1963) auquel Tillieux est parfois comparé, sont également l’une des principales composantes de son œuvre. 
Quant aux décors, d’un grand réalisme, ils donnent à voir des paysages ruraux et des quartiers populaires. Maurice Tillieux excelle également dans la représentation de voitures, les mettant en scène dans de multiples carambolages.

La carrière de Maurice Tillieux en tant que scénariste fameux

Maurice Tillieux est un scénariste de talent, faisant preuve d’une maîtrise de la narration et d’un grand sens dans le découpage des scènes. Au milieu des années 1960, il devient l’un des scénaristes les plus prolifiques de Spirou, écrivant des histoires pour les dessinateurs Jean Roba (La Ribambelle), Will (Tif et Tondu), Roger Leloup (Yoko Tsuno), ou encore François Walthéry (Natacha), pour ne citer qu’eux.
Particulièrement sollicité, Maurice Tillieux a de moins en moins de temps à consacrer à la série Gil Jourdan. En 1969, son éditeur Charles Dupuis le pousse à confier le dessin de sa bande dessinée à Roland Goossens, surnommé Gos, et à ne produire que des scénarios pour le périodique, celui-ci n’ayant que trop peu de scénaristes pour assurer l’entièreté des productions.

La cote de Maurice Tillieux sur le marché de l’art

Sur le marché de l’art, les planches de Félix sont estimées entre 500 et 5 000 €, celles de César et Ernestine entre 550 et 2 000 €. Si les planches de Gil Jourdan se vendent quant à elles entre 1 000 et 20 000 €, certaines voient leur prix s’envoler jusqu’à 60 000 €, voire davantage. En 2022, se sont vendues ainsi en Belgique à 190 989 et 157 429 € deux planches de l’album Gil Jourdan – Libellule s’évade. Dans la même vente, une planche des Cargos du crépuscule a quant à elle été adjugée à 44 519 €, pour une estimation initiale de 12 000/18 000 €.

Les dessins dédicacés et les croquis de Maurice Tillieux se vendent également pour une estimation comprise entre 150 et 800 €. Les albums en édition originale sont estimés entre 200 et 1 500 €.  Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Maurice Tillieux et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une œuvre de Maurice Tillieux en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

5Illus.) Cartel : Gil Jourdan, Maurice Tillieux

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Estimation gratuite Edgar P Jacobs

Edgar P Jacobs

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Estimation et cote de l'artiste Edgar P Jacobs

dgard Félix Pierre Jacobs, dit Edgar P. Jacobs (1904-1987), compte parmi les figures majeures de la bande dessinée franco-belge. Créateur de Blake et Mortimer, il a construit une œuvre immédiatement reconnaissable, où se rencontrent aventure scientifique, espionnage, archéologie et fantastique. Ses planches originales sont aujourd’hui particulièrement recherchées, notamment celles de La Marque Jaune, du Mystère de la Grande Pyramide et du Secret de l’Espadon.

La cote d’Edgar P. Jacobs dépend de la nature de l’œuvre, de l’album concerné, de la présence des personnages principaux, de la qualité de la composition et de la provenance. Une planche emblématique peut dépasser 200 000 €, tandis que les dessins préparatoires, éditions originales, dédicaces et estampes se négocient dans des gammes de prix très différentes.

Vous possédez une planche, un dessin, un album ancien ou une estampe attribuée à l’artiste ? Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de votre œuvre d’Edgar P. Jacobs, en toute confidentialité.

Estimation gratuite Edgar P Jacobs

Prix des œuvres d’Edgar P. Jacobs

  • Planche originale de Blake et Mortimer : de 15 000 € à plus de 200 000 €

  • Planche ou illustration originale du Rayon U : de 5 000 € à plus de 60 000 €

  • Strip, dessin préparatoire ou projet de couverture : de 3 000 € à 30 000 €

  • Album en édition originale, dédicace, estampe ou objet édité : de 20 € à plus de 5 000 €

L’estimation d’une œuvre d’Edgar P. Jacobs commence par l’identification précise de sa nature. Une planche publiée, un projet de couverture, un strip, un calque de travail, une mise en couleurs, une illustration indépendante ou une reproduction imprimée ne répondent pas aux mêmes critères de valeur. Les dimensions, la technique, les annotations, le numéro de planche, les traces de crayon, les corrections à la gouache blanche, les collages de textes et les inscriptions figurant au verso permettent de replacer l’objet dans le processus de création de l’artiste.

Il convient ensuite d’étudier la publication d’origine, la qualité graphique, la présence de Blake, Mortimer ou Olrik, l’importance de la scène et la provenance. Des photographies nettes du recto, du verso, des marges et de la signature, accompagnées des dimensions et des documents disponibles, permettent aux experts d’établir un premier avis argumenté. Estimon’Objet analyse ces différents éléments afin de proposer une estimation fiable et confidentielle, adaptée au marché actuel de la bande dessinée de collection.

La cote d’Edgar P. Jacobs sur le marché de l’art

La cote d’Edgar P. Jacobs repose en grande partie sur la rareté de ses originaux. L’auteur a réalisé lui-même un nombre limité d’aventures de Blake et Mortimer, ce qui contribue à entretenir une demande soutenue pour les planches présentant une scène caractéristique de son univers.

Les compositions spectaculaires, les séquences de suspense, les décors scientifiques ou archéologiques et les apparitions d’Olrik figurent parmi les sujets les plus appréciés. L’album d’origine joue également un rôle essentiel : les planches de La Marque Jaune occupent une place particulière sur le marché.

La cote des planches originales de Blake et Mortimer

Les planches originales de Blake et Mortimer représentent le segment le plus prestigieux du marché d’Edgar P. Jacobs. Leur prix varie selon l’album, la construction de la page, le nombre de personnages, la présence de cases marquantes et la qualité du dessin.

Parmi les résultats publics significatifs :

  • La Marque Jaune, planche originale no 8, réalisée en 1953 et prépubliée la même année : 205 500 €, Paris, 2015.
  • La Marque Jaune, autre planche originale de l’album publié en 1954 : 147 000 €, Paris, 2015.
  • Le Mystère de la Grande Pyramide, planche originale no 35, réalisée au début des années 1950 : 105 500 €, Paris, 2010.

Ces montants concernent des œuvres importantes et ne doivent pas être appliqués automatiquement à toutes les planches. Une page de transition sans personnage central peut présenter une valeur sensiblement inférieure à celle d’une scène clé.

La cote des œuvres du Rayon U et des dessins préparatoires

Créé en 1943, Le Rayon U précède Blake et Mortimer et constitue une étape déterminante dans la carrière de Jacobs. L’artiste y développe déjà son goût pour la science-fiction, les civilisations mystérieuses, les machines extraordinaires et les compositions théâtrales. Les planches et illustrations de cette série sont rares.

Une planche du Rayon U, réalisée pendant la période de publication de 1943-1944, a atteint 62 500 € à Paris en 2015. Une composition originale à l’aquarelle liée au même univers a obtenu 17 000 € à Bruxelles en 2021.

Les strips originaux, études de personnages, projets de couverture et dessins préparatoires se situent généralement dans une fourchette de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros. La valeur augmente lorsque l’œuvre peut être rapprochée d’un album, d’une couverture ou d’une scène publiée.

La cote des albums, dédicaces et estampes

Les éditions originales de Blake et Mortimer intéressent un marché plus large. Leur valeur dépend de l’édition, de la date d’impression, de l’état du dos et des plats, de la fraîcheur des pages et de la présence éventuelle d’un envoi autographe. Un simple exemplaire signé n’a pas la même valeur qu’un album enrichi d’un dessin original développé.

Une édition ancienne courante peut valoir quelques centaines d’euros, tandis qu’un exemplaire rare, parfaitement conservé ou accompagné d’une dédicace dessinée d’Edgar P. Jacobs peut dépasser plusieurs milliers d’euros. Les lithographies, sérigraphies, affiches et reproductions éditées se négocient le plus souvent entre 20 € et 1 000 €, selon le tirage, la technique, la signature et l’état.

Comment reconnaître une œuvre d’Edgar P. Jacobs ?

Une œuvre originale de Jacobs se distingue par un dessin précis, une construction très maîtrisée et un important travail préparatoire. Les architectures, machines, laboratoires et décors archéologiques sont représentés avec une grande attention documentaire. Les personnages adoptent souvent des attitudes expressives, héritées du théâtre et de l’opéra, deux domaines qui ont profondément marqué l’artiste.

Sur une planche originale, il est fréquent d’observer un dessin sous-jacent au crayon, des traits à l’encre de Chine d’intensité variable, des corrections à la gouache blanche et parfois des textes ou phylactères rapportés. Les marges peuvent porter un numéro de planche, un titre abrégé, des indications éditoriales ou des repères d’impression.

Blake apparaît généralement sous les traits d’un officier britannique blond au visage anguleux. Mortimer se reconnaît à sa chevelure rousse et à sa barbe caractéristique, tandis qu’Olrik possède des cheveux sombres, une fine moustache et une expression plus dure. Leur présence, surtout dans une scène emblématique, peut avoir une incidence importante sur le prix d’une planche de Blake et Mortimer.

Une impression moderne, un fac-similé ou une reproduction offset présente au contraire une surface plus régulière. Une observation attentive peut révéler une trame d’impression, l’absence de relief de l’encre et la reproduction mécanique des corrections. En cas de doute, une photographie ne suffit pas toujours : un examen physique peut être nécessaire.

Reconnaître la signature d’Edgar P. Jacobs

La signature d’Edgar P. Jacobs peut prendre plusieurs formes, notamment « E. P. Jacobs », « E.P. JACOBS » ou simplement « Jacobs ». Elle peut être exécutée à l’encre ou au crayon et apparaître dans la composition, en marge d’un dessin, sur une page de garde ou sous une dédicace.

Toutes les planches originales ne sont toutefois pas signées de manière visible. Inversement, une signature ne suffit jamais à garantir l’authenticité d’un dessin. La technique, le papier, les inscriptions éditoriales, la comparaison avec la page publiée et la provenance doivent être étudiés conjointement. Une signature ajoutée postérieurement, imprimée ou reproduite mécaniquement ne confère pas à elle seule le statut d’œuvre originale.

Signature Edgar P Jacobs
Expertise signature Edgar P Jacobs

Planche d’Edgar P. Jacobs : ce que regardent nos experts

Les experts spécialisés en bande dessinée et arts graphiques examinent d’abord le support. La qualité du papier, ses dimensions, son vieillissement et les traces de manipulation doivent être compatibles avec la période supposée. Les planches de Jacobs présentent généralement un format de travail sensiblement supérieur à celui de la page imprimée.

L’étude se poursuit avec l’encre, le dessin préparatoire, les reprises de blanc, les collages et les annotations techniques. La comparaison avec l’album ou la prépublication dans le Journal de Tintin permet de vérifier la place exacte de la planche, d’identifier d’éventuelles modifications et de distinguer un original définitif d’un calque ou d’un document de fabrication.

La provenance occupe enfin une place essentielle. Les archives de Jacobs ont connu une histoire complexe et une partie des œuvres a été dispersée. Une ancienne facture, une photographie, une correspondance, une publication ou un historique de collection cohérent peut donc renforcer considérablement le dossier d’authenticité.

Edgar P. Jacobs, de l’opéra à la bande dessinée

Edgard Félix Pierre Jacobs naît le 30 mars 1904 à Bruxelles. Très jeune, il partage son intérêt entre le dessin et les arts de la scène. Il suit des cours à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, travaille dans la publicité et exerce différents métiers liés à l’image. Parallèlement, il étudie le chant classique, obtient en 1929 un prix d’excellence décerné par le gouvernement belge et se produit comme choriste et baryton, notamment à Bruxelles et à Lille.

La Seconde Guerre mondiale interrompt cette première carrière. Jacobs se tourne alors vers l’illustration et rejoint en 1941 le périodique Bravo !. Lorsque les pages américaines de Flash Gordon cessent d’être disponibles, il est chargé d’en dessiner une conclusion. Il crée ensuite sa propre histoire de science-fiction, Le Rayon U, publiée à partir de 1943. Son travail sur la couleur attire l’attention d’Hergé, avec lequel il collabore à la modernisation et à la mise en couleurs de plusieurs albums de Tintin.

En 1946, Jacobs participe au lancement du Journal de Tintin et commence la publication du Secret de l’Espadon, première aventure de Blake et Mortimer. Il quitte progressivement l’atelier d’Hergé pour se consacrer à sa série, qui lui permet de développer un univers personnel mêlant science, histoire, fantastique et espionnage. Il publie huit aventures de Blake et Mortimer et travaille jusqu’à ses dernières années sur Les Trois Formules du professeur Satō. Il meurt le 20 février 1987 à Lasne, en Belgique.

Ne nettoyez pas une planche et ne tentez pas de retirer un collage, une ancienne bande de texte ou une correction blanche. Ces éléments peuvent appartenir au processus de création et participer à l’authentification de l’œuvre. Conservez également les vieux encadrements, étiquettes et documents associés, même s’ils vous paraissent sans valeur.

Pour une première étude, photographiez l’œuvre à plat, à la lumière naturelle et sans reflet. Ajoutez des vues détaillées de la signature, des marges, des corrections, des annotations et du verso. Indiquez les dimensions exactes sans le cadre et précisez les circonstances d’acquisition. Ces informations permettront d’obtenir une estimation Edgar P. Jacobs plus précise.

L’écart de valeur entre une reproduction, un album signé, un dessin préparatoire et une planche publiée peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une expertise documentée est donc indispensable avant une vente, un partage, une succession, une assurance ou un inventaire de collection.

Estimon’Objet s’impose comme un partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection. Nos experts étudient les caractéristiques matérielles, la provenance, la publication et les références du marché afin de vous fournir un avis clair, confidentiel et adapté à votre œuvre. Vous possédez une planche originale de Blake et Mortimer, un dessin, une dédicace, un album ancien ou une estampe ? Confiez votre demande à Estimon’Objet pour connaître sa nature, son authenticité présumée et sa valeur actuelle.

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Jean-Marc Rochette

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Marc Rochette

Né en 1956, Jean-Marc Rochette est un peintre, sculpteur, illustrateur et auteur de bande dessinée français. Il est connu pour être le dessinateur des séries Edmond le cochon (1979) et Le Transperceneige (à partir de 1982), ainsi que le créateur des bandes dessinées Ailefroide, altitude 3954 (2018), Le Loup (2019) et La Dernière Reine (2022). Ces dernières réalisations, qui sont aussi les plus personnelles, laissent transparaître son amour de la montagne qui l’a guidé dans son œuvre. Découvrez ici l’histoire de Jean-Marc Rochette et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Jean-Marc Rochette ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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L’affirmation du goût pour l’art chez Jean-Marc Rochette

Jean-Marc Rochette grandit à Grenoble, une ville où l’on trouve, selon le mot de Stendhal, « au bout de chaque rue, une montagne ». Dès son adolescence, il nourrit son goût pour l’art en visitant chaque semaine le musée municipal de Grenoble, où il admire les œuvres de Chaïm Soutine, Georges de La Tour et Henri Fantin-Latour. Il suit pendant un an des cours en histoire de l’art, avant de s’inscrire en arts plastiques à Aix-en-Provence.

Alors qu’il projette de devenir guide de haute montagne, Jean-Marc Rochette est victime en 1976 d’un grave accident lors d’une ascension dans l’Oisans. Des années plus tard, il raconte cet événement dans l’album de bande dessinée Ailefroide, altitude 3954 (2018), dans lequel il déclare : « je me suis toujours imaginé alpiniste, mais au moment de mourir, c’est le dessin que je regrette ». Il renonce ainsi à cette voie pour se tourner vers une carrière artistique.

Les débuts dans la bande dessinée

À la fin des années 1970, Jean-Marc Rochette estime que la peinture et la montagne ne sont pas les sujets les plus en vogue. Il n’en fait donc pas tout de suite sa spécialité, et publie ses premières bandes dessinées dans les magazines Actuel et L’Écho des savanes. Dans ce dernier, il travaille avec Martin Veyron au scénario pour créer la série Edmond le cochon, une bande dessinée à l’humour cynique, influencée par l’underground américain, qui est un genre de bande dessinée moquant les valeurs morales admises à l’époque.

En 1984, Jean-Marc Rochette crée avec le scénariste Jacques Lob Le Transperceneige, une bande dessinée de science-fiction post-apocalyptique sur fond de lutte des classes. Ce premier tome remporte le prix décerné par le journal Témoignage Chrétien au festival d’Angoulême un an plus tard.
Dans les années qui suivent, Jean-Marc Rochette mène plusieurs projets, dont Requiem blanc en 1987 sur un scénario de Benjamin Legrand, ainsi que des illustrations pour la littérature jeunesse comme Le Petit Poucet ou Pinocchio.

Les premiers essais à la peinture de l’artiste

À la fin des années 1980, Jean-Marc Rochette se consacre à la peinture. Considérant que celle-ci est vaine lorsqu’elle prétend au réalisme et qu’elle est « essentiellement de la matière », il abandonne la couleur et se met à peindre des gris. Son raisonnement l’amène peu à peu à considérer la matière comme anecdotique, jusqu’à atteindre, selon son expression, la « négation de la peinture », voire du réel lui-même. Sentant que cette réflexion lui fait perdre pied avec la réalité, il décide d’adopter une approche plus humble dans les années 1990, à travers la peinture de paysage. Il trouve un renouveau grâce à la bande dessinée dans les années 1990 en reprenant sa collaboration avec Benjamin Legrand pour la conception du Tribut en 1995, puis du second tome du Transperceneige en 1999.

Le succès de Jean-Marc Rochette : un artiste au sommet

Après avoir mené des projets sans grand succès en bande dessinée et glissant une nouvelle fois vers l’abstraction en peinture, Jean-Marc Rochette décide de s’installer à Berlin en 2008. Là-bas, il parvient à porter un regard neuf sur le monde, ce qui lui permet de renouer avec la peinture. Ses aquarelles laissent alors transparaître davantage d’énergie, ses bleus sont plus profonds.

En 2009, il crée la bande dessinée Himalaya Vaudou avec le scénariste Fred Bernard. De cet album, ce sont sans doute les premières pages, réalisées à la peinture et dont émergent des monts enneigés, qui ont amené Elisabeth Chambon, alors conservatrice du musée Géo-Charles d’Échirolles, à le contacter pour une exposition. Lui suggérant de peindre des montagnes, elle fait ainsi naître en lui le désir de figurer l’endroit où il avait failli mourir trente ans plus tôt. En 2010, il peint dans cette optique Le Couloir, une oeuvre où le blanc des montagnes rencontre le sang du grimpeur. Ce tableau est décisif dans sa représentation des montagnes.

En 2013, la sortie du film Snowpiercer, Le Transperceneige du réalisateur coréen Bong Joon-ho relance la carrière de Jean-Marc Rochette. En 2015, ce dernier publie avec le scénariste Olivier Bocquet le quatrième volet de la série Le Transperceneige, puis sa bande dessinée autobiographique, Ailefroide, altitude 3954, en 2018, qui rencontre un grand succès.

Pendant cette période, Jean-Marc Rochette retourne en France pour s’installer dans les Alpes, au massif des Écrins. Là-bas, il se remet à l’alpinisme et consacre du temps au dessin, à la peinture et à l’écriture. En 2019, il célèbre ces montagnes dans le roman graphique Le Loup, un récit retraçant la confrontation d’un berger avec un loup, soit de l’homme avec la nature. En 2022, paraît La Dernière Reine, un titre désignant la dernière ourse abattue dans le Vercors en 1868. Pour Jean-Marc Rochette, cet album constitue l’aboutissement de sa carrière. Celle-ci est un succès, se vendant, comme Ailefroide et Le Loup, à plus de 100 000 exemplaires. Après cet album, l’artiste décide de laisser de côté les histoires et de se consacrer uniquement à la peinture et la sculpture.

Les deux facettes de Jean-Marc Rochette

Jean-Marc Rochette adopte une approche différente de l’image selon qu’il est peintre ou dessinateur. En peinture, il représente des paysages et notamment des montagnes, leur beauté lui procurant un « sentiment de plénitude » et lui permettant « d’explorer son lien avec le réel ». Pour lui, la maîtrise d’un tableau ne doit pas être absolue, cela afin que celui-ci « s’autogénère ». En ce sens, sa peinture serait à l’image de la nature, désordonnée en apparence mais en réalité harmonieuse. Pour Jean-Marc Rochette, peindre revient à « capter le mystère de la matière, la chair du monde », l’œuvre devenant ainsi une « zone où la parole n’a pas sa place ».

Au contraire, le dessin est le lieu de la « maîtrise », où l’on doit « concilier liberté et lisibilité ». Mais si dessiner est selon lui déjà une manière de saisir un objet, de le comprendre et le décrypter, il s’agit aussi de rechercher l’humanité dans ses sujets, afin de leur donner un « poids charnel et humain ». Comme dans ses peintures, son trait est dynamique et expressif.

La place de Jean-Marc Rochette dans le marché de l’art 

Quelques planches des albums les plus emblématiques de Jean-Marc Rochette, tels que Le Transperceneige, Ailefroide, altitude 3954, Le Loup et La Dernière Reine sont mis en vente sur le marché de l’art à une estimation de 3 000 à 7 000 €. Les couvertures originales des albums connaissent la même tranche de prix. Les peintures de Jean-Marc Rochette sont quant à elles mises en vente entre 1 500 et 1 800 € lorsqu’elles sont réalisées à l’acrylique, et entre 3 000 et 4 000 € pour les aquarelles. Ce sont toutefois ses représentations de montagnes qui valent le plus cher, celles-ci, généralement réalisées à l’encre de Chine et lavis, étant estimées entre 4 000 et 7 000 €. Fin 2023, se vendait aux enchères à 14 950 € la couverture originale de La Dernière Reine, accompagnée de son étude couleur à l’aquarelle et encre de Chine. Celle-ci représente l’ours se détachant sur la montagne au lointain, dessinée sur le bleu profond du ciel. 

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Estimation et cote de l'artiste Milo Manara

Né en 1945, Milo Manara est un dessinateur et scénariste de bande dessinée italien, dont l’œuvre somptueuse et prolifique s’est élaborée sur près de cinquante années de carrière. Connu notamment pour ses dessins érotiques, Milo Manara est considéré comme un maître dans le domaine, notamment grâce à sa manière de magnifier la sensualité de la femme. Découvrez ici l’histoire de Milo Manara et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Milo Manara ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Des débuts de Milo Manara à son succès

Milo Manara naît en 1945 à Luson, une petite ville de montagne dans le Nord-Est de l’Italie. Faisant preuve d’un goût prononcé pour l’art, il réalise dès l’âge de douze ans des panneaux décoratifs sur commande, puis intègre quelques années plus tard un lycée artistique. Il s’installe ensuite à Vérone pour travailler en tant qu’assistant auprès du célèbre sculpteur espagnol Miguel Berrocal. Il poursuit en parallèle ses études à la Faculté d’architecture de Venise. Alors qu’il n’avait jamais été particulièrement intéressé par la bande dessinée, Manara est séduit par ce médium à la lecture des albums Barbarella de Jean-Claude Forest et Pravda la Survireuse de Guy Peellaert. Il voit alors dans la bande dessinée un moyen de toucher le grand public, ce qui le convainc de s’éloigner d’une peinture plus classique.

À la fin des années 1960, il fait ses débuts en tant que dessinateur de bande dessinée avec notamment la série Genius, qui propose une intrigue à la fois policière et érotique. Il est ensuite engagé par les éditions ErreGi, des initiales de Renzo Barbieri et Giorgio Cavedon, qui produisent des dizaines de ses titres érotiques. Durant cette période, Milo Manara multiplie les travaux en mûrissant un style de plus en plus personnel. En 1978, il crée son premier personnage à succès avec l’album HP et Giuseppe Bergman, « HP » faisant référence à son professeur et mentor Hugo Pratt, l’auteur de Corto Maltese, et Giuseppe Bergman à lui-même. Hugo Pratt marque en effet profondément Manara dans son travail, le poussant à replacer l’aventure au centre de sa narration et à écrire ses propres histoires. 

Sa renommée devient internationale au début des années 1980 avec la publication du Déclic, une histoire résolument érotique vendue à plus d’un million d’exemplaires et adaptée au cinéma. Fort de ce succès, il poursuit son œuvre dans cette même veine érotique avec la publication du Parfum de l’invisible, dans lequel évolue Miele, l’un de ses personnages féminins les plus célèbres.

Les collaborations de Milo Manara

En collaboration avec Hugo Pratt qui lui fournit les scénarios, Milo Manara dessine deux ouvrages d’aventure fondamentaux pour sa carrière. Le premier, Un été indien, est publié dans le magazine Corto Maltese de 1983 à 1985. Prenant place dans le contexte de la colonisation américaine au XVIIIe siècle, l’histoire relate la difficile coexistence d’un village puritain et d’une tribu indienne. Le second album, El Gaucho, produit par Il Grifo au début des années 1990, développe la tentative de conquête de Buenos Aires au début du XIXe siècle par les Anglais sur les Espagnols.

En 1987, Milo Manara commence sa collaboration avec le réalisateur de cinéma Federico Fellini, dont les œuvres, notamment Huit et demi, l’avaient déjà beaucoup influencé. Il réalise pour lui des illustrations pour des scénarios et utilise l’un de ses textes pour la bande dessinée aux tons oniriques Voyage à Tulum, parue dans Corto Maltese en 1989. Ensemble, ils travaillent sur l’un des projets les plus personnels du réalisateur, Le voyage de G. Mastorna, dit Fernet. Pour Fellini, Manara dessine également les affiches des films l’Intervista et La voix de la lune.

Milo Manara réalise de nombreuses collaborations sur le plan international. À titre d’exemple, Chanel retient son scénario pour le film publicitaire Le Chaperon rouge, réalisé par Luc Besson en 1998. Le dessinateur travaille également pour les maisons d’éditions DC Comics et Marvel Comics, contribuant à la production de couvertures pour les héroïnes les plus importantes de ces univers comme Black Widow. En 2022, il dessine pour le cinéaste espagnol Pedro Almodovar les illustrations pour son texte de jeunesse Le Feu aux entrailles. 

Un maître de la bande dessinée érotique, mais pas seulement

Le dessin de Milo Manara se démarque par son raffinement et sa virtuosité. Il décrit son style comme étant “assez académique” et prend pour modèle les canons de la Grèce antique et de la Renaissance. Il cite également le dessinateur français Jean Giraud pour ses influences de jeunesse, connu en particulier pour son western Blueberry et ses œuvres de science-fiction, publiées sous le pseudonyme de Moebius.

L’œuvre de Milo Manara est profondément marquée par l’érotisme et le fantasme, ses dessins donnant à voir des personnages largement idéalisés. À la fin du siècle dernier, il s’inscrit dans le mouvement de remise en question des tabous de la société qui avait pris naissance lors des événements de Mai 68. 
Cependant, si son corpus d’œuvres le plus éminent consiste effectivement dans ses productions érotiques, Manara se révèle être un véritable maître de la narration, n’hésitant pas à mettre son talent au service de l’aventure. En sont la preuve les albums Les Aventures de Giuseppe Bergman, Gullivera, Christophe Colomb ou encore Borgia, pour ne citer qu’eux.

Ses bandes dessinées sont aussi empreintes d’humour et parfois d’onirisme, les scènes pouvant passer d’une situation ordinaire à un univers fantasmatique. Le Nom de la Rose illustre cette tendance de l’artiste, l’album alternant entre la crudité de la violence du Moyen Âge et la richesse de la fantaisie de cette époque. 

La cote de Milo Manara

Sur le marché de l’art, les œuvres érotiques de Manara sont particulièrement prisées. En 2016, vingt-cinq aquarelles de l’artiste représentant Brigitte Bardot ont ainsi été vendues pour près de 600 000 €, chacune étant estimée entre 15 et 20 000 €. La plus chère, adjugée à 35 000 €, décrit la nudité de l’actrice, assise, les genoux repliés sur sa joue. Pour les illustrations à l’encre de Chine et à l’aquarelle, la fourchette est assez large, celles-ci étant évaluées entre 2 000 et 15 000 €. Les planches de bande dessinée de Milo Manara sont quant à elles estimées entre 10 000 et 15 000 € pour ses albums les plus fameux (Le Déclic, Le Parfum de l’invisible) et entre 1 000 et 10 000 € pour les autres. Ses comics strips (des bandes dessinées de quelques cases) se vendent entre 600 et 1 500 €. L’estimation de ses dessins originaux s’élève en moyenne entre 150 et 600 €, mais les illustrations de ses œuvres les plus célèbres comme Les Aventures de Giuseppe Bergman peuvent s’évaluer entre 700 et 900 €. 

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