Estimation gratuite Maximilian Pirner

Maximilian Pirner

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Estimation et cote de l'artiste Maximilian Pirner

Né en 1854 à Sušice au Royaume de Bohême (actuelle Tchéquie), Maximilian Pirner est un artiste et enseignant qui obtient sa place parmi les peintres du courant Jugendstil, courant apparut au XIXe siècle.

Estimation gratuite Maximilian Pirner

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Qui est de Maximilian Pirner, peintre d’art contemporain

Maximilian Pirner commence dans le domaine de l’art par une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Prague de 1872 à 1874. L’artiste décide ensuite de suivre une seconde formation à l’Académie des beaux-arts de Vienne de 1875 à 1879. Sa reconnaissance prend du temps mais l’artiste persévère en perfectionnant sa formation. À Vienne, il fait la rencontre d’un peintre nommé  Josef Matyáš Trenkwald (1824-1897), devenu directeur des Beaux-Arts de Vienne, qui le recommande au poste de professeur à l’Académie de Prague.

 Au XIXe siècle, l’Empire Russe connaît un renouveau dans de nombreux domaines artistiques dû à une atmosphère agitée dû aux conflits politiques. Maximilian Pirner participe alors à l’exploitation des nouvelles tendances émergentes et se développe au sein de l’Art Nouveau. Il est presque aussitôt influencé par le souffle de la modernité et son œuvre lui vaut une reconnaissance importante de son vivant.

Maximilian Pirner est aussi membre de la Sécession viennoise, un courant artistique qui s’est épanoui en Autriche puis jusqu’à Vienne entre 1898 et 1910. Grâce à ça l’artiste peut participer à de nombreuses expositions et manifestations avec comme point d’ancrage Vienne, mais aussi Prague Budapest et d’autres villes de l’empire austro-hongrois. Les membres s’alignent sur une pensée qui tend à s’éloigner du conformisme, à instaurer un contact avec les artistes étrangers, de lutter contre l’élan nationaliste des pays européens et particulièrement de renouveler les arts appliqués afin de créer un art total.

Maximilian Pirner est parmi les membres fondateurs du Cercle artistique Mánes fondé en 1887 dont l’objectif est d’organiser des conférences et des débats sur l’art moderne, autant national qu’international. Le peintre y était actif et participe à de nombreuses manifestations. De plus, il laisse derrière lui de nombreux tableaux ainsi que des esquisses pour des vitraux. Pirner meurt le 2 avril 1924 à Prague et demeure comme l’un des précurseurs de l’esthétique austro-hongrois de la fin du XIXe siècle.

Les inspirations artistiques de Maximilian Pirner

Maxmilián Pirner est tout d’abord influencé par les thèmes classiques de la mythologie. Pour réaliser ses compositions, l’artiste étudiait, par de nombreux croquis, le corps et l’anatomie féminine. Lorsque le peintre réalise Hécate en 1901, son trait particulier crée une ambiance presque mystique influencée par le clair-obscur créé par la lune. En effet Pirner était décrit par la critique comme l’un des maîtres de la ligne sinueuse, c’est-à-dire avec un mouvement spontané, presque indirecte et aux nombreuses courbes.

Cette  singularité donne à ses réalisations une impression de mouvement à ses figures. Maxmilián Pirner est très vite influencé par le souffle de la modernité, l’Art Nouveau étant le déclencheur de son affirmation, le peintre se montre très vite avant-gardiste. En effet, il n’était pas commun d’observer des traits comme le sien dans une représentation classique souvent inspirée de la mythologie. Ses motifs encourageaient déjà les lignes courbes, aux sinuosités spontanées et un imaginaire presque fantastique voir macabre. Ces caractéristiques valent à Maxmilián Pirner d’être considéré comme un peintre aux représentations fantastiques, voir macabres et qualifiées parfois de “mysticisme exacerbé”.

En outre de ses toiles appréciées de la critique, l’artiste laisse derrière lui de nombreuses réalisations de vitraux ainsi que leurs esquisses. Maxmilián Pirner trouve en la lumière un moyen d’expression et de définition du mystique rendant sa production de vitraux unique dans son temps. La ville de Prague a vraisemblablement été le tremplin du peintre pour renforcer sa reconnaissance. En 1901, lorsque Pirner réalise son vitrail intitulé Homo homini lupus, il est facile d’y observer l’influence de l’art nouveau et de ses précurseurs. Sûrement inspiré par Alphonse Mucha (1860-1939), le célèbre affichiste, Maxmilián Pirner réalise un vitrail au code inspiré de l’Art Nouveau mais toujours en traitant une thématique classique.

Finalement la peinture de Pirner  est un parcours entre un attachement certain à l’académisme et un intérêt croissant pour le symbolisme. Ses représentations tendent vers des pulsions de vie et des pulsions de mort, sûrement inspirées par toutes les angoisses de la fin du XIXe siècle.

Faites estimer gratuitement une œuvre de Maximilian Pirner

 

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(Illus.) Hécate, 1901, pastel sur papier, 55cm x 89cm, collection privée.

En lien avec Maximilian Pirner

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Marc Chagall

Marc Chagall

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Estimation et cote de l'artiste Marc Chagall

Marc Chagall (1887-1985) est l’un des artistes les plus importants du XXe siècle. Peintre, dessinateur, graveur, sculpteur et céramiste d’origine russe naturalisé français, il développe un univers immédiatement reconnaissable où se mêlent l’amour, les souvenirs de son enfance, la musique, les animaux et les récits bibliques.

Ses peintures, gouaches et œuvres sur papier peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Ses lithographies et gravures, produites en nombre plus important, offrent un accès plus abordable à son travail. La valeur d’une œuvre de Marc Chagall dépend toutefois de sa technique, de sa période, de son sujet, de son état et de sa provenance.

Vous possédez une peinture, un dessin ou une lithographie signée Marc Chagall ? Nos experts vous accompagnent pour déterminer sa valeur et étudier la solution de vente la plus adaptée.

Estimation gratuite Marc Chagall

Prix des œuvres de Marc Chagall

  • Peinture : entre 50 000 € et 20 000 000 €

  • Dessin ou gouache : entre 10 000 € et 500 000 €

  • Lithographie ou estampe : entre 500 € et 80 000 €

Vous possédez une peinture, une lithographie ou un dessin de Marc Chagall et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet, la plateforme de référence pour l’expertise d’œuvres d’art en ligne.

Notre équipe d’experts et de commissaires-priseurs spécialisés dans les artistes modernes vous propose une estimation gratuite, rapide et confidentielle. En quelques jours, vous recevez une évaluation fiable, tenant compte de la technique, du sujet, de la période de création, de la provenance et de l’état de conservation de l’œuvre. Estimon’objet vous accompagne également dans la vente de votre œuvre de Chagall auprès de collectionneurs privés ou via les plus grandes maisons de ventes.

La cote de Marc Chagall sur le marché de l’art

La cote de Marc Chagall repose sur un marché international particulièrement actif. Ses œuvres intéressent aussi bien les grands collectionneurs d’art moderne que les amateurs séduits par son univers coloré et poétique.

Les peintures réalisées entre les années 1910 et 1940 comptent parmi les plus recherchées. Les tableaux consacrés à Bella, sa première épouse et muse, occupent une place importante dans son marché. Les vues de Vitebsk, les mariés, les musiciens, les animaux et les scènes bibliques rencontrent également une forte demande.

Le sujet ne suffit toutefois pas à déterminer la valeur. La date, le format, la qualité de la composition, l’intensité des couleurs, la provenance et la présence d’un certificat jouent un rôle déterminant.

Prix des peintures de Marc Chagall

Les huiles sur toile constituent le segment le plus valorisé de l’œuvre de Marc Chagall. Les tableaux de sa première période parisienne et les œuvres consacrées à Bella peuvent atteindre plusieurs millions d’euros.

Parmi les résultats les plus significatifs :

  • Les Amoureux, peint en 1928, a été adjugé 28 453 000 dollars à New York en 2017 ;
  • Anniversaire, peint en 1915, a été vendu 14 850 000 dollars à New York en 1990 ;
  • Au-dessus de la ville, peint entre 1914 et 1918, a atteint environ 9 millions de dollars à New York en 1990 ;
  • Le Père, peint en 1911, a été adjugé 7,4 millions de dollars à New York en 2022 ;
  • Bethsabée, peint en 1965, a obtenu environ 5,1 millions de dollars à New York en 2024.

Ces prix concernent des œuvres importantes, dotées d’une provenance documentée. Une petite huile tardive ou une peinture dont l’historique reste incomplet peut présenter une valeur très inférieure.

Prix des dessins, gouaches et aquarelles de Marc Chagall

Marc Chagall utilise régulièrement la gouache, l’aquarelle, le pastel, l’encre et le crayon. Ces techniques lui permettent de travailler rapidement la couleur et de préparer certaines de ses peintures, illustrations, décors ou projets monumentaux.

Les œuvres sur papier peuvent présenter des niveaux de valeur très différents. Les gouaches abouties et très colorées sont généralement plus recherchées que les dessins préparatoires ou les études rapides. Parmi les résultats observés :

  • Les Amoureux bleus aux fleurs, exécuté à l’huile, à la gouache et au pastel sur papier, a été vendu environ 543 000 dollars à Londres en 2026 ;
  • Jeune homme et chèvre, une œuvre sur papier, a été adjugée 464 400 dollars à New York ;
  • Le Christ bleu aux fleurs, gouache, encre et crayon sur papier, a obtenu 101 575 dollars en 2007 ;
  • Musicien sur le banc, une œuvre sur papier, a atteint 109 650 dollars à New York.

La qualité d’exécution, le sujet et la fraîcheur des couleurs ont une grande influence sur le prix. L’état du papier doit également être contrôlé. Les rousseurs, pliures, déchirures, traces d’humidité ou décolorations peuvent entraîner une baisse importante de l’estimation.

Prix des lithographies et gravures de Marc Chagall

Les estampes représentent une part importante de la production de Marc Chagall. L’artiste travaille avec plusieurs imprimeurs et éditeurs de premier plan et participe directement à la création de nombreuses lithographies originales.

Les sujets les plus recherchés reprennent son vocabulaire familier : les amoureux, les bouquets, les chèvres, les violonistes, le cirque, Paris et les récits bibliques. Quelques résultats permettent d’apprécier ce marché :

  • La Femme à l’ombrelle, lithographie en couleurs, a été adjugée environ 30 960 livres sterling à Londres ;
  • Chloé’s Judgment, lithographie en couleurs de 1961, exemplaire 30/60, a obtenu 15 625 dollars en 2021 ;
  • Bouquet aux amoureux, lithographie en couleurs de 1976, exemplaire 24/50, a été vendu 15 625 dollars en 2025 ;
  • Le Chevalet aux fleurs, lithographie en couleurs de 1976, exemplaire 33/50, a atteint 15 000 dollars en 2022 ;
  • Le Bouquet du peintre, lithographie en couleurs de 1967, exemplaire 8/75, a obtenu 15 000 dollars en 2025.

Les suites complètes et certains livres illustrés peuvent atteindre des prix nettement supérieurs. Leur valeur dépend du nombre de planches, de leur état, de la présence de la chemise ou de l’emboîtage d’origine et du caractère complet de l’ensemble.

Une reproduction ou une affiche ne doit pas être confondue avec une lithographie originale. Certaines images réalisées d’après Marc Chagall portent également une signature ou une numérotation. Leur valeur n’est pas la même que celle d’une estampe directement créée par l’artiste.

Prix des céramiques et sculptures de Marc Chagall

Marc Chagall découvre la céramique à la fin des années 1940, après son installation dans le sud de la France. Il réalise des vases, plats, plaques, pichets et sculptures en terre cuite. La cote de ces œuvres dépend de leur caractère unique ou multiple, de leur technique, de leur format, de leur décor et de leur état de conservation.

Les céramiques originales peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, voire davantage pour les pièces rares. Les éditions et multiples se négocient généralement à des niveaux plus accessibles. Une attention particulière doit être portée aux restaurations, éclats, fêles et reprises de polychromie. Le catalogue raisonné officiel recense environ 350 céramiques produites entre 1949 et 1972.

Comment reconnaître une œuvre de Marc Chagall ?

L’œuvre de Marc Chagall repose sur un langage visuel très personnel. Ses compositions associent des souvenirs réels à des scènes imaginaires, sans respecter les règles traditionnelles de perspective ou de proportion. Plusieurs motifs apparaissent régulièrement :

  • les couples enlacés ou les mariés ;
  • les personnages qui flottent dans le ciel ;
  • les bouquets de fleurs ;
  • les violonistes et musiciens ;
  • les chèvres, coqs, ânes et poissons ;
  • les villages et maisons de Vitebsk ;
  • les scènes de cirque ;
  • les anges et personnages bibliques ;
  • Paris, la tour Eiffel et les paysages du sud de la France.

Les couleurs jouent un rôle central. Les bleus profonds, les rouges, les verts et les jaunes ne correspondent pas nécessairement à la réalité. Ils traduisent une émotion, un souvenir ou une atmosphère.

Les personnages peuvent apparaître à l’envers, voler au-dessus des maisons ou partager leur visage avec un animal. Cette liberté de composition donne aux œuvres de Chagall leur dimension poétique et onirique. Ces éléments stylistiques peuvent orienter une expertise, mais ils ne permettent pas à eux seuls de confirmer l’authenticité d’une œuvre.

Comment reconnaître la signature de Marc Chagall ?

La signature de Marc Chagall se présente souvent sous la forme « Marc Chagall » ou simplement « Chagall ». Elle peut être apposée à droite ou à gauche de la composition selon l’équilibre de l’œuvre. La forme de la signature évolue au cours de sa longue carrière. Elle doit toujours être étudiée en fonction de la date, de la technique et du support.

Sur les peintures et les œuvres sur papier, la signature peut être réalisée à la peinture, à l’encre, au crayon ou au pastel. Une date, une dédicace ou une inscription peut également apparaître à proximité. Sur les lithographies et les gravures, la signature manuscrite se trouve généralement au crayon dans la marge inférieure. Elle peut être accompagnée :

  • d’un numéro de tirage ;
  • de la mention « E.A. » pour épreuve d’artiste ;
  • d’une dédicace ;
  • de la signature ou du cachet de l’imprimeur ;
  • d’une référence au catalogue raisonné.

La présence d’une signature imprimée dans l’image ne signifie pas que l’exemplaire a été signé à la main par Marc Chagall. Cette distinction influence fortement la valeur. De nombreuses reproductions et fausses signatures circulent sur le marché. La signature doit donc être confrontée au style de l’œuvre, à son support, à sa provenance et aux documents disponibles.

Signature Marc Chagall
Expertise Signature Marc Chagall

Que regarde notre expert sur une œuvre de Marc Chagall ?

Lors d’une demande d’estimation, Romain Rudondy, commissaire-priseur, et notre équipe examinent plusieurs critères afin de déterminer la nature et la valeur de l’œuvre. L’analyse porte notamment sur :

  • la technique et la nature du support ;
  • les dimensions de l’œuvre ;
  • la période de création présumée ;
  • la qualité et la complexité de la composition ;
  • les couleurs et les motifs représentés ;
  • la signature et les inscriptions ;
  • le revers de la toile ou de la feuille ;
  • les étiquettes de galerie ou d’exposition ;
  • l’état de conservation ;
  • les restaurations éventuelles ;
  • l’historique de propriété ;
  • les factures, certificats et documents anciens ;
  • la présence de l’œuvre dans un catalogue raisonné ;
  • les résultats obtenus par des œuvres comparables.

Pour une lithographie, nous contrôlons également le procédé d’impression, la qualité du papier, la numérotation, la signature, les marges, l’éditeur et l’imprimeur.

Les lithographies originales de Marc Chagall sont notamment étudiées à partir des catalogues de référence établis par Fernand Mourlot et Charles Sorlier. Les livres illustrés et portfolios disposent de références spécifiques. Cette analyse permet de distinguer une œuvre unique, une estampe originale, une édition réalisée d’après l’artiste ou une simple reproduction.

Comment faire authentifier une œuvre de Marc Chagall ?

L’estimation réalisée à partir de photographies constitue une première étape. Si l’œuvre semble présenter un intérêt et si son authenticité n’est pas déjà établie, une présentation au Comité Marc Chagall peut être recommandée. Le Comité examine physiquement les peintures et les œuvres uniques qui lui sont soumises. Un certificat d’authenticité ne peut pas être délivré sur la seule base de photographies.

Pour les gravures, lithographies et sérigraphies, l’examen repose notamment sur les catalogues raisonnés, les caractéristiques techniques de l’impression et l’intervention d’un spécialiste de l’œuvre graphique. Si vous possédez déjà un certificat, sa validité doit également être contrôlée. De faux certificats circulent sur le marché au même titre que de fausses œuvres. Estimon’objet peut vous aider à préparer votre dossier avant d’engager une démarche d’authentification.

Qui était Marc Chagall ?

Marc Chagall naît en 1887 à Vitebsk, dans l’actuelle Biélorussie. Issu d’une famille juive modeste, il reçoit ses premiers enseignements artistiques auprès du peintre Iouri Pen. Il poursuit ensuite sa formation à Saint-Pétersbourg avant de rejoindre Paris en 1911. Il découvre alors les recherches du cubisme, du fauvisme et des avant-gardes, mais conserve un langage très personnel, nourri par ses souvenirs de Vitebsk et par sa culture juive.

De retour en Russie au début de la Première Guerre mondiale, il épouse Bella Rosenfeld, qui devient l’une de ses principales sources d’inspiration. Après la révolution russe, il fonde une école d’art à Vitebsk, puis quitte définitivement le pays. Il revient en France en 1923. La montée de l’antisémitisme et la Seconde Guerre mondiale le contraignent à partir aux États-Unis en 1941. La mort de Bella, en 1944, marque profondément son œuvre.

Marc Chagall revient en France en 1948 et s’installe dans le sud du pays. Il développe alors ses recherches autour de la céramique, de la sculpture, de la mosaïque et du vitrail. Il réalise notamment les vitraux de l’hôpital Hadassah à Jérusalem, de la cathédrale de Metz et de plusieurs édifices religieux. En 1964, il peint le plafond de l’Opéra Garnier. Le Musée national Marc Chagall ouvre à Nice en 1973 autour de son Message biblique. L’artiste meurt à Saint-Paul-de-Vence en 1985.

Le marché de Marc Chagall est vaste, mais il comprend aussi de nombreuses reproductions, éditions postérieures et œuvres attribuées à tort à l’artiste. La première étape consiste donc à identifier précisément la nature de la pièce.

Pour une lithographie, vérifiez si la signature est manuscrite ou imprimée. Photographiez les marges, la numérotation, les éventuels cachets et toutes les inscriptions situées au verso. Ne retirez pas l’œuvre de son cadre si le papier paraît fragile.

Pour une peinture, une gouache ou un dessin, réunissez tous les documents disponibles : facture d’achat, certificat, correspondance, photographie ancienne, inventaire de succession ou étiquette d’exposition. Une provenance documentée peut renforcer considérablement la valeur et faciliter l’authentification.

Évitez toute restauration ou tout nettoyage avant l’expertise. Une intervention non adaptée peut altérer les couleurs, fragiliser le papier ou faire disparaître des indices utiles.

Vous souhaitez connaître la cote d’une peinture, d’une gouache ou d’une lithographie de Marc Chagall ? Envoyez-nous vos photographies et les informations dont vous disposez. Vous recevrez un premier avis confidentiel sur la valeur de votre œuvre et les démarches à envisager.

En lien avec Marc Chagall

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Léon Cogniet

Léon Cogniet

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Estimation et cote de l'artiste Léon Cogniet

Né à Paris le 29 août 1749, Léon Cogniet est un peintre et lithographe connu pour représenter des épisodes historiques et des portraits de figures aristocratiques. L’artiste se classe parmi les peintres du XVIIIe siècle comme engagé politiquement envers les épisodes historiques de la France.

Estimation gratuite Léon Cogniet

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Qui est Léon Cogniet, peintre d’art contemporain

Issu d’une famille d’artistes et d’artisans, son père Joseph Cogniet, artiste dessinateur de papier peint, et sa mère Marguerite Métuel, fille d’artisans aisés, Léon Cogniet s’intéresse très vite aux domaines artistiques. Dès l’année 1812, Léon Cogniet entre à l’école des Beaux-Arts de Paris et devient l’élève de Pierre Narcisse Guérin (1774-1833) avec qui il se lie d’amitié.

Cogniet reçoit  l’enseignement de Guérin  et rencontre dans son atelier, Théodore Géricault (1791-1824), Jean Alaux (1786-1864) et Harry Scheffer (1794-1858). Entouré d’artistes de renommée, le jeune peintre débute sa carrière avec des aptitudes certifiées et un regard engagé sur la société environnante. En effet, après le conflit franco-britannique le pays ainsi que sa stabilité ont été bouleversés. Cogniet y trouvera l’une de ses plus grandes sources d’inspiration.

En 1815, Léon Cogniet reçoit le prix du Torse, créant ainsi un engouement autour de l’artiste qui finit par lui ouvrir les portes du concours pour le Prix de Rome.  Le peintre s’y présente alors et réalise pour cette opportunité, la toile intitulée Briséis pleurant Patrocle et reçoit le deuxième prix. Avec persévérance, il retente le concours l’année suivante et peint Œnone refusant de secourir Paris blessé. Malheureusement l’artiste essuie un nouvel échec, mais celui-ci retente en 1817  en y présentant son Hélène délivré par Castor et Pollux qui lui vaut, cette fois, le premier prix de Rome.

De 1817 à 1822, Cogniet est pensionnaire de l’Académie de France à Rome et participe de plus en plus au salon. Ses toiles aux thèmes historiques concordent avec le mouvement artistique en vogue à cette époque. Avant de partir en Italie, l’artiste confirme son talent de portraitiste en réalisant les portraits de son père, de sa mère et de sa sœur ainsi que son autoportrait. L’Italie et ses paysages aux couleurs chaudes amènent l’artiste à la pratique de la peinture de paysage. 

Installé en Italie, Léon Cogniet réalise une copie d’après un marbre antique afin de l’envoyer à Paris.  L’artiste introduit ce marbre dans sa composition et peint un grand tableau d’histoire intitulé Marius sur les ruines de Carthage. La toile est présentée au Salon de 1824 aux côtés d’une de ses réalisations nommée Scène de massacre des innocents. Ses travaux obtiennent un franc succès puisque la première est vendue au roi Charles X et la deuxième au banquier Lafitte.

Sa renommée étant certifiée Léon Cogniet devient de plus en plus proche des mouvements naissants comme le romantisme. Il présente au Salon de 1827 Une femme des pays des esquimaux ou encore en 1828 L’enlèvement de Rebecca inspiré de la littérature de Walter Scott.

Son passage en Italie lui a permis de découvrir la peinture de paysage et Cogniet y trouve un certain intérêt. En 1827, il commence une série de peintures sur la vie de Saint-Étienne pour l’église de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris. Le peintre représente des scènes religieuses aux atmosphères et aux arrière-plans minutieusement travaillés.

Les inspirations artistiques de Léon Cogniet

Léon Cogniet s’inspire majoritairement des scènes historiques et mythologiques provenant de l’histoire de France et de la Renaissance italienne. L’approche du peintre témoigne d’une époque charnière, la fin de la restauration réactionnaire et le début d’une révolution bourgeoise, qu’il tente de représenter dans ses compositions. La toile intitulée L’expédition d’Égypte peinte en 1835 témoigne, pour le peintre, d’une confiance agréée pour les nouvelles perspectives d’avenir pour l’Empire, ses découvertes, ses conquêtes et son universalité. La temporalité,  l’espace, les personnages et les objets historiques le rapprochent du courant réaliste.

Cogniet se détache d’un mouvement néoclassique pour s’immiscer sur le chemin des mouvements romantiques et orientalistes qui marqueront les périodes ultérieures. En 1831, le peintre réalise le portrait de Jean-François Champollion (1790-1834),  grand spécialiste de l’Égypte antique qui contribue à la reconnaissance de son art, et affirme à nouveau ses talents de portraitiste. Ce portrait en buste possède une dimension psychologique dû à une représentation réaliste du caractère de Champollion. L’égyptologue est vêtu avec élégance,  le peintre respectant alors les codes de l’esprit romantique, d’une veste sombre, le col relevé, la barbe désordonnée, la cravate nouée en papillon, et la main sur la poitrine, comme Napoléon. De ce fait, ce portrait exprime le génie et l’énergie créatrice du savant mais aussi la sensibilité et l’esprit de Cogniet.

Faites estimer gratuitement une œuvre de Léon Cogniet

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Léon Cogniet et recevoir son estimation ? Faites estimer une de Léon Cogniet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Léon Cogniet, l’Expédition sous les ordres de Bonaparte, 1835, huile sur toile, plafond de l’actuel salle 651 de la galerie Campana, musée du Louvre, Paris.

En lien avec Léon Cogniet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Jules Lefebvre

Jules Lefebvre

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Estimation et cote de l'artiste Jules Lefebvre

Né en 1834 à Tournan-en-Brie, Jules Lefebvre est un peintre du XIXe siècle considéré comme une des figures majeur de l’art académique français.

Estimation gratuite Jules Lefebvre

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jules Lefebvre et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jules Lefebvre en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est de Jules Lefebvre, peintre d’art contemporain

À partir de 1836, la famille de Jules Lefebvre s’installe à Amiens où son père exerce la profession de boulanger. L’artiste fréquente d’abord l’école communale de dessin sous l’enseignement de son professeur Joseph Fusillier. Le professeur remarque alors le talent du jeune Lefebvre et le convainc de s’inscrire à l’école des Beaux-Arts de Paris. Après avoir passé un concours avec brio, le peintre entre à l’école des Beaux-Arts en 1852 dans l’atelier du fameux Léon Cogniet (1794-1880). C’est grâce à la ville d’Amiens que Lefebvre peut bénéficier de cet enseignement puisqu’il reçoit une bourse de la ville afin de se concentrer entièrement à la peinture.

 En 1861, Jules Lefebvre participe au grand prix de Rome avec une peinture intitulée La mort de Priam et gagne le Grand Prix. Cet honneur accru à sa reconnaissance faisant de lui l’une des figures majeures de l’art académique français. Dès lors, l’artiste participe entre 1855 et 1898 au salon parisien où il expose environ soixante-douze portraits. En 1891, Lefebvre devient l’un des membres de l’Académie des Beaux-Arts où il se crée un réseau d’influence.

Jules Lefebvre enseigne aussi à la célèbre académie Jullian et est réputé comme étant un professeur sympathique, avec sous tutelle, des peintres de nombreuses nationalités. Il enseigne aux peintres américains tels que Childe Hassam (1859-1935), Frank Weston Benson (1862-1951),  Edmund Charles Tarbell (1862-1938) et John Noble Barlow (1861-1917).Aussi les peintres français tels que Georges Rochegrosse (1859-1938), Henri-Lucien Doucet (1856-1895), Camille Bourget (1866-1931), le sculpteur français Paul Landowski (1875-1961) et le portraitiste Gustave Brisgand (1867-1944). Son atelier se trouvait au numéro cinq de la rue La Bruyère à Paris.

Grâce à son talent pour les portraits, Jules Lefebvre affirme une connaissance de la physionomie et de l’anatomie qu’il exerce dans toutes ses réalisations. Son œuvre la plus célèbre est sans doute La Vérité,  ou le peintre représente une femme nue, aux courbes soulignant sa grâce, sortant d’un puits un miroir à bout de bras. Le clair-obscur ajoute au corps féminin une allure presque divine. Le peintre réalise également, dans un autre registre, les plafonds de l’hôtel de Vanderbilt à New York, le plafond de la cour de cassation ainsi que celui des Lettres à l’hôtel de ville de Paris.

Jules Lefebvre meurt après un long combat contre une maladie le 24 février 1912 dans son hôtel de la rue La Bruyère à Paris. Ce jour-là, les articles de presse parus à cette occasion reflètent un avis mitigé  entre le respect dû à cet artiste reconnu et une franche critique envers un artiste trop classique, presque passé de mode pour l’époque.





Les inspirations artistiques de Jules Lefebvre

Jules Lefebvre s’introduit dans le domaine de l’art par la pratique du portrait. Ces modèles sont issus de la classe moyenne autant que de l’aristocratie et sont souvent représentés en pied. En 1859 le peintre réalise le portrait de son père et de sa mère avec une sensibilité pleine de mélancolie.

Le talent de Lefebvre pour l’étude de l’anatomie et la représentation des corps en mouvement font de lui un peintre majeur de la période classique. Dans sa toile intitulée La mort de Priam, le peintre souligne la musculature relâchée de Priam lorsqu’il voit sa vie passée entre les mains de Néoptolème, le fils d’Achille. À nouveau, l’artiste se sert du clair-obscur pour mettre au premier plan cette scène mythique, et représente en arrière-plan la violence de ce conflit. Finalement, les représentations de Lefebvre mêlent l’académisme à un intérêt fort pour les nus, mettant alors en exergue les talents du peintre pour la représentation humaine.  

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(Illus.) La mort de Priam, 1861, huile sur toile, Paris, musée des Beaux-Arts.

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Estimation gratuite Antonin Mercié

Antoine Mercié

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Estimation et cote de l'artiste Antonin Mercié

Antonin Mercié (1845-1916) est un sculpteur et peintre français né à Toulouse. Il obtient sa reconnaissance de ses groupes sculptés aux thèmes patriotiques. Il fait partie de l’école dîtes toulousaine.

Estimation gratuite Antonin Mercié

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Qui est Antonin Mercié, sculpteur en art contemporain

 

Antonin Mercié  commence sa  formation à l’école des Beaux-Arts de Paris où il est l’élève d’Alexandre Falguière (1831-1900) et François Jouffroy (1806-1882). Le sculpteur apprend alors les bases de la sculpture, inspiré par ses professeurs profondément touchés par le patriotisme. 

Après avoir reçu le Prix de Rome en 1868, le sculpteur obtient une reconnaissance de Paris à Rome. Sa réalisation intitulée Thésée vainqueur du Minotaure contribue à sa participation au salon parisien.   Antoine Mercié est pensionnaire à la Villa Médicis depuis laquelle il transmet le plâtre de son David vainqueur de Goliath qui lui permet d’obtenir la médaille de première classe au salon de 1872. Le David reçoit tellement de succès qu’il devient une des images les plus diffusées dans les journaux illustrés. La statue est d’ailleurs éditée en plusieurs exemplaires de petites tailles puis en six dimensions différentes par le fondeur Barbedienne.

Dans ce même temps, le sculpteur réalise en 1874 son groupe sculpté Gloria Victis, d’une hauteur de deux mètres vingt qui finit par être installé en 1884 dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville de Paris.

Par la suite, Antonin Mercié rentre à Paris où il s’installe au 15 avenue de l’Observatoire dans le sixième arrondissement de Paris. Le sculpteur est déjà célèbre et ses statues sont prisées par des institutions telles que le musée d’Orsay, Le Petit Palais ou encore le musée du Louvre.  En 1877, le sculpteur réalise un bas-relief intitulé Le Génie des arts. L’engouement pour ce bas-relief est tel qu’il finit par remplacer un Napoléon III d’ Antoine Louis Barye sur les guichets du Carrousel du palais du Louvre. 

En 1882, Antonin Mercié renouvelle le succès patriotique obtenu grâce à son bronze Gloria Victis avec le groupe Quand même !, et obtient sa place au salon. Deux exemplaires en bronze sont érigés à Belfort  et un exemplaire en marbre est installé dans le jardin des tuileries à Paris. Son succès est confirmé par l’emplacement de ses productions. Le sculpteur reçoit en 1885 une commande d’ornement pour la tombe de l’épouse de Charles Ferry et réalise un haut-relief en marbre. Antonin Mercié reçoit des commandes d’ordre divers allant du groupe sculpté au monument aux morts, faisant de lui un sculpteur polyvalent.

Les inspirations et influences artistiques du sculpteur Antoine Mercié

Antonin Mercié réalise de nombreuses œuvres sur les thèmes patriotiques qui deviennent, très vite, son domaine de prédilection. Le sculpteur représente des épisodes historiques de l’histoire française en s’inspirant de représentations d’ordre mythologique. Lorsqu’il représente David,  une de ses œuvres les plus connue, le sculpteur  fait preuve d’une minutie sans pareil dans les détails du visage du héros de la Bible.  Son bronze s’inspire du fameux David de Donatello. L’artiste réalise de nombreux bustes, des statuts et même des médaillons qui lui valent une médaille d’honneur à l’Exposition universelle de 1878. Il finit par enseigner le dessin et la sculpture à l’école  des Beaux-Arts où il forme de nombreux artistes du XXe siècle comme le célèbre Constantin Brancusi. 

Antonin Mercié se lance dans la peinture à partir de 1880, et reçoit une médaille au salon de 1883 avec une Vénus rousse sur le modèle de celle de Botticelli. Le sculpteur s’inscrit dans la catégorie des peintres de l’École toulousaine dont Alexandre Falguière en est le chef de file. L’artiste est reconnu pour ses décorations architecturales, telle que Le Génie des arts, et pour avoir ornée plusieurs monuments de France. Antonin Mercié maîtrise, par un exercice minutieux, la forme et le rendu d’un drapé presque réaliste. Il utilise un bronze patiné pour réaliser son David et sculpte sur la base circulaire des motifs orientaux avec une précision impressionnante. Le sculpteur s’empare ensuite d’une action et il suppose un mouvement de retrait de l’épée de David ou bien son rangement dans le fourreau. La scène est à mi-temps entre le début et la fin de l’action rendant la sculpture dynamique malgré la symbolique de la scène représentée.

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(Illus.) Antonin Mercié, David, 1871, Bronze, Musée des Augustins, Toulouse.

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Estimation gratuite Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

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Estimation et cote de l'artiste Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Né le 29 janvier 1767 à Montargis, Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson est un peintre, illustrateur et graveur qui se situe à la charnière entre deux grands courants artistiques du début du XIXe siècle : la période néoclassique et romantique.

Estimation gratuite Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

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Qui est Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson, peintre d’art contemporain

La mère d’Anne-Louis Girodet était la fille d’un banquier expéditionnaire auprès du pape et possédait une place importante auprès de la noblesse. Elle était connue pour être une femme lettrée dont l’éducation donné à son jeune fils eu un impact déterminant pour la suite de sa formation. Le père de Girodet était issu d’un milieu plus modeste, mais il réussit à gravir l’échelle sociale pour devenir Directeur des domaines de l’apanage du duc d’Orléans. L’homme possédait l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ainsi que l’œuvre de Rousseau. Girodet a donc disposé très tôt d’un bagage culturel conséquent qui renforça son indépendance et son ouverture d’esprit.

 À la mort de ses parents,  le jeune Girodet est envoyé à Paris où il poursuit de grandes études classiques qui révèlent presque aussitôt c’est dont littéraire et artistique. Le futur artiste a pour tuteur le docteur Benoît-François Trioson avec qui il crée une relation très forte, celui-ci le considère pratiquement comme son fils adoptif. Anne-Louis Girodet rentre dans l’atelier de Jacques-Louis David (1748-1825) en 1785 et demeure comme l’un de ses meilleurs élèves.

En 1789, Anne-Louis Girodet se prépare pour le Prix de Rome qu’il obtient avec brio avec son œuvre intitulée Joseph reconnu par ses frères. Durant son séjour en Italie, le peintre côtoie les travaux des plus grands maîtres de la Renaissance italienne et puise en eux un renouveau pictural. Girodet s’étant construit dans la lignée de David, il décide d’emprunter un chemin orienté vers les codes de la Renaissance. Dès lors ses travaux s’imprègnent d’un mélange entre romantisme et néoclassisme qui lui vaut un grand succès.

Dès 1791, par l’influence de Léonard de Vinci ainsi que Corrège (1489-1534), il use d’un sfumato unique en son genre et fait de son œuvre intitulée Sommeil d’Endymion, son premier succès romantique. À partir de 1793, Anne-louis Girodet se réfugie à Naples, où inspiré par les paysages qui l’entourent, il se met à exécuter des paysages néoclassiques. Le peintre décide de rentrer à Paris en 1795, mais la maladie le retient à Gênes où il fait la rencontre de Antoine-Jean Gros (1771-1835), venu avec l’armée d’Italie et réalise son autoportrait. Autoportrait qu’il vient à échanger avec celui que Gros avait réalisé de lui. 

À son retour à Paris, Anne-Louis Girodet est amené à réaliser de nombreux portraits, celui de Jean-Baptiste Bellay en 1797 ou bien encore le fameux portrait de Napoléon Bonaparte en 1802. Inspiré par la littérature, il réalise le portrait de Chateaubriand méditant sur les ruines de Rome en 1809.

 

À partir de 1812, Anne-louis Girodet, par sa famille, vient à hériter d’une fortune qui lui permet de se consacrer à l’écriture de poème sur l’esthétisme. Il participe en 1813 au projet de décoration du château de Compiègne où il y peint plusieurs fresques murales.

Les inspirations artistiques d’Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Même si la facture d’Anne-Louis Girodet reste essentiellement classique, le peintre ne réprime pas sa volonté d’exprimer les passions. Le peintre se situe à une époque charnière entre la fin du courant néoclassique et le début du courant romantique. Lorsqu’il réalise ses portraits, Girodet accorde une attention particulière au trait et à la personnalité du modèle. C’est le cas par exemple avec le célèbre portrait de Chateaubriand en 1809 où l’artiste interprète les prémices du romantisme.

Grâce à son bagage culturel hérité dès son plus jeune âge, Girodet trouve un complément dans la littérature de grands classiques. L’artiste allie ses références littéraires à ses réalisations picturales. Girodet interprète en 1800 l’œuvre littéraire intitulée Ossian et laisse librement cours à ses émotions. Ayant entretenu une certaine relation avec Chateaubriand, de par la réalisation de son portrait, l’artiste décide d’interpréter une de ses œuvres littéraires. Dès 1808 Girodet se met à peindre une illustration fidèle à l’écrit et réalise Atala au tombeau. La critique et notamment son maître David ont été directement touchés par la pureté de la composition.

Anne-Louis Girodet alterne donc entre les codes néoclassiques et les codes romantiques pour créer des œuvres où émotions et académisme trouvent leur complémentarité. Le peintre trouve son inspiration au cœur de la Renaissance italienne,  de Léonard de Vinci en passant par le célèbre sculpteur Canova. C’est d’ailleurs avec le portrait de Galatée réalisé en 1819, qu’il rend hommage au travail du sculpteur.

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(Illus.) Portrait de Châteaubriand, 1808, huile sur toile, Saint-Malo, musée d’histoire de la ville et du Pays Malouin.

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Estimation gratuite Séraphine de Senlis

Séraphine de Senlis

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Estimation et cote de l'artiste Séraphine de Senlis

Née le 3 septembre 1864 à Arcis dans l’Oise, Séraphine de Senlis est une artiste peintre dont l’œuvre sa ligne au mouvement naïf et à l’art brut. Son parcours est remarquable et marque le XXe siècle de son originalité.

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Qui est Séraphine de Senlis, peintre d’art contemporain

Séraphine de Senlis est issue d’une famille modeste de quatre enfants. Orpheline à sept ans, Séraphine devient domestique de 1881 à 1901 au couvent de la charité de la Providence à Clermont-de-l’Oise. L’empreinte religieuse qu’elle tire de cette expérience marque son œuvre durant toute sa carrière. À partir de 1906, la peintre est installée à Senlis où elle loge au 1 rue du Puits-Tiphaine et travaille pour des familles bourgeoises. En 1912, sa rencontre avec le marchand Wilhelm Uhde (1874-1947), qui la confond avec une femme de ménage, ouvre de nombreuses opportunités pour Séraphine de Senlis.

En 1907, après un élan de créativité, Séraphine de Senlis présente six toiles à l’exposition de la Société des Amis des Arts à l’hôtel de ville de Senlis. Wilhelm Uhde visite l’exposition est directement frappé par ses œuvres et décide de la soutenir. L’artiste se fait remarquer et en 1928 le musée de Cassel en Allemagne acquiert un de ses tableaux. En 1929, le marchand Wilhelm Uhde est touché par la crise et cesse d’aider Séraphine de Senlis qui entreprend alors de grandes dépenses.

Le 31 janvier 1932, après une crise de folie, Séraphine de Senlis est internée dans l’hôpital psychiatrique de Clermont de l’Oise. L’artiste arrête de peindre et se met à écrire de nombreuses lettres sur sa souffrance et se plaint d’être persécutée. Pour autant, ces œuvres sont exposées par Uhde en 1932 à l’exposition les primitifs modernes et à l’exposition Les Maîtres populaires de la réalité, réalisées à Paris. Ses œuvres sont aussi envoyées à Zurich et à New York en 1942.

Les inspirations artistiques de Séraphine de Senlis

Les inspirations de Séraphine de Senlis proviennent de son amour pour la botanique qu’elle exprime durant ses débuts dans la peinture par le biais de natures mortes, souvent composées de fruits accrochés à un branchage. Autodidacte, Séraphine fabrique sa palette de couleur en réalisant ses propres mélanges, elle dilue des agents colorants dans du Ripolin blanc acheté à la droguerie Duval à Senlis.

Après son succès à l’exposition senlisienne de 1927, Séraphine de Senlis se met à peindre des grands formats composés de fleurs foisonnantes, colorées et habillées de plumes. La peintre s’éloigne petit à petit de la représentation formelle et s’empare d’une végétation tropicale et paradisiaque qui arbore des couleurs flamboyantes et lumineuses. 

Sur la fin de sa vie, les œuvres de Séraphine de Senlis annoncent de plus en plus son déclin mental qui mettra un terme à toute sa création picturale. L’artiste représente au travers de son œuvre sa réalité intérieure, attachée à la nature et à ses aspirations spirituelles. Sa création tend alors vers l’abstraction, créant une rupture avec ses premières natures mortes.

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(Illus.) Séraphine de Senlis, Grand bouquet au vase noir et fond bleu, 1929, pigments et Ripolin, collection particulière.

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Estimation gratuite Camille Roqueplan

Camille Roqueplan

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Estimation et cote de l'artiste Camille Roqueplan

Contemporain d’Eugène Delacroix et de Richard Parkes Bonnington, Camille Roqueplan (1803 – 1855) est un artiste romantique du XIXe siècle. Défini comme un fin coloriste, l’artiste est célèbre pour ses compositions littéraires et historiques. Ses paysages et ses marines, exécutés à l’aquarelle ou en peinture, sont également réputés.

Estimation gratuite Camille Roqueplan

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La formation et la vie artistique du peintre Camille Roqueplan

Né à Mallemort en 1803, dans les Bouches-du-Rhône, Camille Roqueplan s’intéresse tôt à la peinture sans pour autant commencer un apprentissage. C’est à vingt ans, encouragé par son père, qu’il entre à l’atelier de maître Maillard. Il y étudie l’art du paysage avant de devenir l’élève du peintre néoclassique Abel de Pujol, puis de l’artiste Antoine-Jean Gros. Interrompant son apprentissage, Camille Roqueplan tente sans succès le concours du prix de Rome. En 1822, il expose pour la première fois au Salon des artistes français. Il y remportera plusieurs médailles, dont la médaille d’or en 1822 pour ses tableaux Paysan au coucher du soleil et Roulier dans une écurie. Par la suite, il obtient la médaille de première classe en 1828 et la croix d’officier de la Légion d’honneur en 1852. 

À cette époque, Camille Roqueplan est reconnu et estimé dans le monde de l’art. Dans les années 1830, il tient son atelier. Adolphe Menut, Gabriel-Gervais Chardin ou encore Charles Fortin figurent parmi ses élèves.
En 1841, le peintre reçoit une commande importante. Il est chargé de la décoration de la Bibliothèque de la Chambre des pairs au Sénat, en collaboration avec Eugène Delacroix et Léon Riesener. 

Camille Roqueplan décède de la tuberculose en 1855, à Paris. Le romancier et critique d’art Théophile Gautier fait alors l’éloge du maître. Ce texte est reproduit dans son ouvrage Histoire du romantisme, paru en 1874.

Les tableaux romantiques de l’artiste Camille Roqueplan

Des sujets d’histoire et de genre aux paysages et aux marines, Camille Roqueplan ne se cantonne pas à un seul style. L’artiste s’illustre dans des thèmes divers.
Comme certains artistes de l’époque, Camille Roqueplan s’inspire des œuvres littéraires pour peindre ses compositions. Les livres du poète et écrivain écossais Walter Scott, tel le roman historique Rob Roy auquel se rapporte sa toile la Mort de l’espion Morris, sont quelques-uns des textes qui suscitent son imagination. Il en est de même pour Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau.

Le Lion amoureux, huile sur toile exposée au Salon de 1836, est quant à elle une illustration de la fable de Jean de la Fontaine. Ce tableau représente une bergère coupant les griffes d’un lion tombé sous le charme de la jolie demoiselle. La bête sera dévorée par les chiens aussitôt ses armes de défense naturelle – griffes et dents – éliminées. En arrière-plan, se distinguent les soldats et les chiens prêts à bondir, maintenus en arrêt par une autre jeune fille. La bergère est mise en valeur par la lumière sur sa poitrine dénudée et sa chemise blanche ouverte, tranchant avec le rouge de sa coiffe. Camille Roqueplan, contrairement à la fable originale, met en scène le pouvoir de la femme sur le lion amoureux. Ce tableau sera l’un des plus célèbres du peintre, notamment grâce à son achat par le duc d’Orléans et par sa reproduction au moyen de la gravure.

Parmi ses toiles remarquables se comptent également plusieurs paysages et marines, dont des vues de Dieppe, de la Bretagne, de la Hollande ou de l’Italie. Camille Roqueplan a également réalisé des peintures d’histoire comme La Souscription des Hollandais ou Le Billet, une scène de la Saint-Barthélemy.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Camille Roqueplan

En 2022, le tableau Portrait d’une dame à la ceinture rose de Camille Roqueplan a été vendu pour la somme de 31 385 euros, prix encore jamais atteint pour une des œuvres du peintre. En effet, ces dernières années, ses tableaux mis en vente aux enchères ont été estimés entre 200 et 5 000 euros, selon les sujets et les dimensions. Pour exemple, l’huile sur toile La Ramasseuse de fagots a été vendue à 4 900 euros en 2015. La Vue d’un parc parisien, de petit format, a été achetée pour 600 euros en 2022 tandis que le prix au marteau de son panneau intitulé Jeune Paysanne et pigeons a été de 769 euros en 2021.

Camille Roqueplan a également exécuté de nombreuses ébauches, des études, des dessins et des aquarelles. Récemment, sur le marché de l’art, son dessin à l’encre brune intitulé Cueilleurs de moules sur l’Estran a été cédé pour 1 177 euros en 2013. Une Femme à la robe rouge sur son cheval, exécutée au pastel sur papier, a été vendue 1 100 euros en 2021. Son aquarelle et gouache Jeune mère et son enfant en costume reste dans les mêmes ordres de prix puisqu’elle a été vendue 1 000 euros en 2020.

(Illus.) Camille Roqueplan Coup de vent et diligence 1830

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Estimation gratuite Hubert Robert

Hubert Robert

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Estimation et cote de l'artiste Hubert Robert

Surnommé « Robert des ruines » par ses contemporains, Hubert Robert (1733 – 1808) est un peintre, graveur, concepteur de jardins et professeur. Il est particulièrement réputé pour ses paysages d’architectures antiques délabrées, mêlant le réel à l’imaginaire. L’artiste a également endossé des fonctions administratives en tant que conservateur du muséum central des arts de la République, qui deviendra le musée du Louvre. Il est considéré comme un visionnaire, imprégné de poésie.

Estimation gratuite Hubert Robert

Prix des œuvres d'Hubert Robert

  • Peinture (huile sur toile, huile sur panneau) – entre 20 000 € et plus de 1 500 000 €

  • Dessin (plume et encre, lavis, sanguine) – entre 3 000 € et 200 000 €

  • Aquarelle, gouache – entre 5 000 € et 150 000 €

  • Estampe, gravure – entre 500 € et 8 000 €

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La formation artistique du peintre Hubert Robert

Après une éducation classique au collège de Navarre, à Paris, Hubert Robert est l’élève de Michel-Ange Slodtz. Ce sculpteur est l’un des représentants du style baroque. En 1754, Hubert Robert part en Italie. Mécéné par le futur duc de Choiseul, Hubert Robert est pensionnaire à l’Académie de France à Rome. Il y rencontre Jean-Honoré Fragonard et l’architecte Charles de Wailly. Le jeune artiste suit les cours de Giovanni Paolo qui lui enseigne l’art de la perspective. Quant au graveur Piranèse, il l’initie à la représentation des monuments.
Hubert Robert dessine et croque des jardins, des paysages et surtout les monuments et les sites exceptionnels de Rome, puis de Naples. Ceux en ruines détiennent sa préférence. Le peintre Hubert Robert retourne à Paris en 1765. L’année suivante, il est agréé et reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture avec Le Port de Ripetta à Rome comme tableau de réception. La toile représente une vue imaginaire du port, où se dressent des monuments antiques et modernes dans une atmosphère poétique. Elle est exposée en 1767 au Salon de peinture et de sculpture de Paris.

Des tableaux d’un monde en ruine par l’artiste Hubert Robert

La renommée du peintre Hubert Robert s’accroit rapidement. Ses tableaux représentant des architectures en ruine sont prisés. Le philosophe Denis Diderot écrit à propos du tableau Grande galerie éclairée du fond, exposé au Salon en 1767 : « Ô les belles, les sublimes ruines […] Le morceau dont il s’agit ici est le plus beau de ceux qu’il a exposés. L’air est épais ; la lumière chargée de la vapeur des lieux frais et des corpuscules que des ténèbres visibles nous y font discerner. Et puis cela est d’un pinceau si doux, si moelleux, si sûr. C’est un effet merveilleux produit sans effort. On ne songe pas à l’art. On admire, et c’est de l’admiration même que l’on accorde à la nature. ». En 1766, Hubert Robert s’intéresse à l’art des jardins. Il est chargé de la réalisation du parc du château d’Ermenonville. Il devient par la suite dessinateur des jardins du roi. C’est en 1777 qu’il est nommé conservateur des tableaux du roi. Puis, en 1778, Hubert Robert contribue à l’aménagement de la Grande Galerie du Louvre. Son tableau Vue imaginaire de la grande galerie en ruine, peint en 1796 représente une scène imaginaire où l’architecture est envahie par la végétation. Les statues sont renversées, les tableaux délabrés. C’est une vision de fin de monde mélancolique issue de l’imagination du peintre. En 1793, suspecté par le Comité de surveillance révolutionnaire, Hubert Robert est détenu pendant dix mois à la prison de Sainte-Pélagie. À sa libération, il est nommé conservateur au muséum central des arts de la République, le musée du Louvre. Il ne cesse de peindre, même sur des assiettes durant sa détention.

L’œuvre du peintre Hubert Robert

Hubert Robert crée des scènes pittoresques, entremêlant le réel au fantastique. Son œuvre se caractérise par son atmosphère poétique. Elle montre la fragilité, l’éphémère et honore la nature. Des personnages sont souvent utilisés pour marquer un contraste avec la grandeur et la majestuosité des ruines. Comme l’écrit Denis Diderot, « s’il me reste quelque chose à dire sur la poésie des ruines, Robert m’y amènera ».

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Hubert Robert

Les prix des tableaux d’Hubert Robert s’échelonnent entre 8 000 euros et plus de 1 000 000 euros. Cet écart se justifie en fonction du sujet, de l’état de conservation et des dimensions des toiles. En effet, en 2023, son huile sur toile intitulée Personnages au pied d’une statue a été adjugée pour la somme de 8 000 euros. La toile Une mère et son enfant tirant du vin d’un tonneau dans une cave en ruine a atteint le prix de 73 392 euros. Toujours en 2023, les œuvres La Cueillette des pommes et Paysage avec des lavandières près d’un pont ont été vendues respectivement à 33 000 euros et 30 000 euros. Ces sommes n’égalent pas celles atteintes sur le marché de l’art en 2020. Le tableau Vue du palais Durazzo, Gênes, avec les lavandières et d’autres personnages en premier plan a été adjugé à 578 830 euros. Le Temple de Diane à Nîmes a été acheté pour 468 107 euros. Quant à son diptyque Le Matin / Le Soir, il a été vendu pour 1 100 000 euros en 2019. Malgré tout, la vente des dessins et aquarelles de l’artiste Hubert Robert est majoritairement plus nombreuse que ses tableaux. Une sanguine sur papier dont le titre est Cour près du camp Vaccino à Rome a été adjugée à 93 122 euros en 2022. En 2023, le dessin Vue d’une maison de campagne inspirée par la villa de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre dans l’Essonne a été vendu à 7 339 euros.

(Illus.) Hubert Robert Le Vieux Temple 1788

Reconnaître la signature d'Hubert Robert

Savoir reconnaître la signature d’Hubert Robert est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître du paysage et des architectures imaginaires, surnommé par ses contemporains « Robert des ruines ». Hubert Robert (1733–1808), figure majeure de la peinture française du XVIIIe siècle, signe généralement « H. Robert » ou « Hubert Robert », d’une écriture cursive souple, le plus souvent apposée en bas de la composition, dans des tonalités brunes ou rougeâtres harmonieusement intégrées à la matière picturale. Sur des œuvres emblématiques telles que Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines (1796) ou Le Bassin d’Apollon à Versailles, la signature se fond discrètement dans l’architecture ou le paysage, sans rompre l’équilibre lumineux caractéristique de son style. Certaines feuilles et dessins préparatoires portent également une signature manuscrite à l’encre, parfois accompagnée d’annotations anciennes. L’étude du graphisme, de la position de la signature et de sa cohérence avec la technique (huile sur toile, lavis, sanguine) constitue un élément déterminant dans l’authentification d’un tableau d’Hubert Robert. Face à la présence d’œuvres d’atelier, de copies anciennes ou d’attributions incertaines sur le marché de l’art, faire expertiser la signature d’un Hubert Robert par un spécialiste reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts en peinture du XVIIIe siècle vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Hubert Robert, qu’il s’agisse d’un paysage de ruines, d’une scène de parc ou d’une composition architecturale.

Expertise signature Hubert Robert
Signature Hubert Robert

En lien avec Hubert Robert

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