Estimation gratuite Bernard-Édouard Swebach

Bernard-Édouard Swebach

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Estimation et cote de l'artiste Bernard-Édouard Swebach

Peintre et graveur, Bernard-Édouard Swebach s’inscrit dans la lignée artistique de son père Jacques Swebach. L’artiste s’illustre dans des scènes de genre équestres, de la vie militaire à la vie quotidienne. Au fil des années, Bernard-Édouard Swebach parvient à se détacher du style pictural de son aîné. Il s’affirme dans un style plus personnel inspiré par les peintres britanniques.

 

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La formation artistique du peintre Bernard-Édouard Swebach

Dès son plus jeune âge, Bernard-Édouard Swebach (1800 – 1870) fréquente le milieu culturel parisien par l’intermédiaire de son père. En effet, Jacques-François Swebach-Desfontaines, ou Jacques Swebach dit « Fontaine », était un artiste renommé au Premier Empire. Spécialiste des scènes de bataille et des scènes de genre, il illustre entre autres les guerres napoléoniennes. Par ailleurs, il occupe la place de premier peintre à la manufacture de Sèvres jusqu’en 1813. Le maître, réputé et installé, prend en charge l’éducation artistique de son fils. Par la suite, les deux artistes collaborent pour peindre de nombreux tableaux. La formation et les débuts de la carrière du peintre Bernard-Édouard Swebach restent donc étroitement liés à son paternel.

Tout en apprenant le métier auprès de son père, le jeune Bernard-Édouard Swebach entre à l’École des beaux-arts à quatorze ans, en 1814. Il y fait preuve d’un grand talent. En 2015, le jeune homme accompagne son père en Russie, appelé par le tzar Alexandre 1er pour diriger la manufacture de porcelaine de Saint-Pétersbourg. Il séjourne dans ce pays jusqu’en 1820 tout en poursuivant son travail artistique.

En 1822, Bernard-Édouard Swebach expose pour la première fois, seul, au Salon de Paris. Il présente une scène équestre intitulée Hangar servant d’écurie à des hussards de la garde. Sont également montrées des œuvres inspirées par son séjour à Saint-Pétersbourg telles Voyage d’hiver en Russie ou Marché aux chevaux dans les environs de Moscou.

Bernard-Édouard Swebach, par son apprentissage intensif auprès de son père, reste influencé par le travail de celui-ci. Les critiques, tout en applaudissant ses qualités picturales, lui adressent ce reproche. C’est à la mort de son ascendant que le jeune artiste parvient à s’en détacher peu à peu.

Les scènes de genre de l’artiste Bernard-Édouard Swebach

Les sujets équestres font partie des thèmes de prédilection de Bernard-Édouard Swebach. Les chasses à courre, les courses de chevaux, les scènes d’écurie ou de la vie militaire apparaissent fréquemment. Bien souvent, un ou plusieurs chevaux sont représentés dans ses toiles. Le peintre excelle dans l’étude anatomique de ces animaux. S’affranchissant de l’influence paternelle, il s’inspire alors des peintres équestres anglais. Son exécution et le raffinement de sa touche picturale sont unanimement reconnus par la critique. L’influence du romantisme se révèle progressivement dans ses toiles.

En 1838, Bernard-Édouard Swebach réalise un de ses plus célèbres tableaux. Intitulée La Retraite de Russie, cette œuvre représente une scène de bataille. Au milieu de la toile, un cavalier isolé est avachi sur son cheval mort, dans la campagne enneigée. Au loin, les troupes se replient, tête baissée. Le ciel ténébreux, aux couleurs froides, accentue l’atmosphère sombre de la défaite napoléonienne. Le blanc de la neige tranche dans la composition, mettant en valeur le personnage principal et sa monture. L’écharpe du soldat et les bords de la selle du cheval apportent une touche de rouge dans ce paysage de désastre.

À cette date, Bernard-Édouard Swebach délaisse les salons officiels pour se consacrer à la lithographie et à la gravure. Il décède en 1870, à Versailles.

Les peintures d’histoire et les portraits de l’artiste Pierre-Hubert Subleyras

Les sujets équestres font partie des thèmes de prédilection de Bernard-Édouard Swebach. Les chasses à courre, les courses de chevaux, les scènes d’écurie ou de la vie militaire apparaissent fréquemment. Bien souvent, un ou plusieurs chevaux sont représentés dans ses toiles. Le peintre excelle dans l’étude anatomique de ces animaux. S’affranchissant de l’influence paternelle, il s’inspire alors des peintres équestres anglais. Son exécution et le raffinement de sa touche picturale sont unanimement reconnus par la critique. L’influence du romantisme se révèle progressivement dans ses toiles.

En 1838, Bernard-Édouard Swebach réalise un de ses plus célèbres tableaux. Intitulée La Retraite de Russie, cette œuvre représente une scène de bataille. Au milieu de la toile, un cavalier isolé est avachi sur son cheval mort, dans la campagne enneigée. Au loin, les troupes se replient, tête baissée. Le ciel ténébreux, aux couleurs froides, accentue l’atmosphère sombre de la défaite napoléonienne. Le blanc de la neige tranche dans la composition, mettant en valeur le personnage principal et sa monture. L’écharpe du soldat et les bords de la selle du cheval apportent une touche de rouge dans ce paysage de désastre.

À cette date, Bernard-Édouard Swebach délaisse les salons officiels pour se consacrer à la lithographie et à la gravure. Il décède en 1870, à Versailles.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Bernard-Édouard Swebach

Sur le marché de l’art, des toiles de la main Bernard-Édouard Swebach sont à vendre, tout comme des œuvres signées conjointement par l’artiste et son père Jacques-François Swebach-Desfontaines. Celles-ci ne portent qu’un seul nom : Swebach. Dans cette continuité, Bernard-Édouard Swebach signe de la même façon ses tableaux quand il commence à en réaliser seul. Puis, ses œuvres portent la signature de « Ed Swebach ».

En 2020, le tableau Le Départ pour la chasse a été vendu pour la somme de 12 000 euros. Auparavant, portée sur le même thème, la toile Le rendez-vous de chasse a été adjugée pour 5 000 euros en 2018 tandis que Veneurs anglais a été cédée pour 5 800 euros en 2015.

En ce qui concerne ses dessins, les sommes atteintes restent modestes. En 2021, le dessin La promenade à cheval, amazone et cavalier a été vendu pour 810 euros. La même année, Chevaux et militaires à l’écurie, une aquarelle sur papier, a été adjugé dans le même ordre de prix, c’est-à-dire à 800 euros. Précédemment, deux aquarelles intitulées Scènes de chasse à courre ont cependant atteint le prix de 4 000 euros en 2014. Promenade à cheval et en calèche a été vendu pour le prix de 3 600 euros en 2016.

(Illus.) Bernard-Édouard Swebach La Retraite de Russie 1838




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Pierre-Hubert Subleyras

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Estimation et cote de l'artiste Pierre-Hubert Subleyras

Pierre-Hubert Subleyras (1699 – 1749) est l’un des plus importants représentants de la peinture française à Rome au XVIIIe siècle. S’inspirant de peintres italiens tels Le Titien ou Le Caravage, il réalise des tableaux de scènes religieuses et des portraits de personnalités. L’artiste exécute également des œuvres pour des églises, certaines commandées par le pape Benoît XIV.

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Pierre-Hubert Subleyras, peintre italien de cœur

Bien que français, Pierre-Hubert Subleyras, appelé aussi Pierre Subleyras, est presque considéré comme un peintre italien. Né à Saint-Gilles-du-Gard (France) et décédé à Rome (Italie), l’artiste ne quitte plus la Ville éternelle dès l’année de ses vingt-neuf ans. En effet, en 1728, il présente avec succès son tableau Le Serpent d’airain au prix de Rome. Pierre-Hubert Subleyras remporte alors le grand prix de l’Académie de peinture et de sculpture, ce qui lui permet de s’installer en tant que pensionnaire dans la ville romaine. Les jeunes peintres Pierre-Charles Trémollières et Louis-Gabriel Blanchet l’accompagnent.
En 1739, Pierre-Hubert Subleyras se marie avec la miniaturiste romaine Maria Felice Tibaldi. Amoureux de sa femme, de la ville et du pays, il séjourne à Rome jusqu’à sa mort. 

Pierre-Hubert Subleyras, peintre de scènes religieuses

Pierre-Hubert Subleyras est le fils de Mathieu Subleyras, peintre-verrier local. Remarqué pour son talent, il est envoyé en apprentissage à seize ans chez le portraitiste toulousain Antoine Rivalz. Après un bref séjour à Paris, son arrivée à Rome engendre une certaine reconnaissance. Pierre-Hubert Subleyras conserve sa résidence au palais Mancini plus longtemps que la durée réglementaire, grâce à l’aide du duc d’Antin, de la princesse Pamphili, puis du duc de Saint-Aignan. 

L’ordre de Saint-Jean-de-Latran, à Asti, commande à Pierre-Hubert Subleyras le tableau Le Repas chez Simon. Achevée en 1737, la scène est tirée de La Bible. Elle représente Jésus, invité à manger chez Simon le pharisien. Les convives sont nombreux. Parmi eux figure la femme pécheresse qui verse du parfum sur les pieds du Seigneur. Cette composition, d’une longueur de sept mètres, se distingue par la finesse de son exécution, et la richesse de ses détails. Elle établit la bonne réputation de Pierre-Hubert Subleyras. Suivront d’autres commandes de tableaux, principalement religieux.
Par exemple, l’huile sur toile Saint Camille de Lellis sauvant les malades lors des inondations du Tibre, est peinte en 1746 pour la canonisation du saint. Dans cette scène dramatique, le fondateur de l’ordre des Camilliens est représenté en sauveur des nombreux malades. Le tableau était destiné à la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome. Il est aujourd’hui exposé au Museo di Roma.

Les peintures d’histoire et les portraits de l’artiste Pierre-Hubert Subleyras

Le duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France à Rome, commande à Pierre-Hubert Subleyras des illustrations de contes de La Fontaine. Parmi les quatre tableaux figurent notamment Le Faucon et La Courtisane amoureuse. Il existe plusieurs versions de ces œuvres. 

En 1740, Pierre-Hubert Subleyras est reçu à l’Académie de Saint-Luc. Sa renommée s’étend. Cette même année, le peintre exécute le Portrait du pape Benoît XIV, sur la demande du cardinal Silvio Valenti Gonzaga. L’habileté à représenter les tissus avec finesse, la palette de couleurs aux contrastes élégants, ainsi que la capacité à saisir l’expression du souverain pontife rendent cette peinture à l’huile particulièrement remarquable. Pierre-Hubert Subleyras réalise également des portraits de personnalités religieuses et politiques tels le cardinal Valenti Gonzaga, Don Cesare Benvenuti ou encore la comtesse Mahony.

En 1743, Pierre-Hubert Subleyras est chargé de peindre une toile pour la basilique Saint-Pierre de Rome. Cette œuvre monumentale s’intitule Saint Basile célébrant la messe de rite grec devant l’empereur Valens. Elle représente saint Basile le Grand, évêque de Césarée. Les expressions des personnages sont particulièrement soignées. De nombreuses esquisses ont été réalisées au préalable. Le tableau est terminé en 1748, un an avant le décès du peintre à cinquante ans. Il obtient un grand succès.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Pierre-Hubert Subleyras

Les œuvres de Pierre-Hubert Subleyras sont estimées entre 18 000 euros et 620 000 euros pour une peinture. Le prix de ses dessins se situe entre 260 et 6 000 euros.
Cependant, la peinture Ulysse découvrant Achille parmi les filles de Lycomède a été adjugée à 136 068 euros en 2018. Cette somme est l’une des plus hautes atteintes ces dernières années. En 2021, le Portrait présumé de Pierre Jacques a été vendu au prix de 90 000 euros. Les toiles intitulées La Visitation, Présentation de la Vierge au Temple et Petit garçon dégustant une gimblette ont été cédées respectivement pour 12 341 euros et 15 000 euros en 2023 et 2022.

Sur le marché de l’art, la sanguine sur papier intitulée Le Faucon de Pierre-Hubert Subleyras a été adjugée à 52 878 euros, l’un des prix les plus élevés de ces dernières années (2020). Une tête de vache avait été vendue 400 euros en 2012.

(Illus.) Pierre-Hubert Subleyras Portrait du pape Benedict XIV (Prospero Lambertini) 1746




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Estimation gratuite Henry Scheffer

Henry Scheffer

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Estimation et cote de l'artiste Henry Scheffer

Henry Scheffer (1798 – 1862), comme son frère Ary Scheffer, est un peintre du courant romantique. L’artiste réalise de nombreuses commandes officielles, dont des peintures d’histoire, des scènes religieuses et des portraits.

 

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La formation artistique du peintre Henry Scheffer

Issu d’une famille d’artiste, Henry Scheffer est né en 1798 à La Haye, aux Pays-Bas. À la mort de son père, portraitiste et peintre d’histoire à la cour du roi Louis-Napoléon, le jeune homme part à Paris avec sa mère, la miniaturiste Cornélia Lamme. Henry Scheffer suit l’exemple de son frère le peintre Ary Scheffer, et intègre l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin. Son autre frère, Arnold, deviendra rédacteur et critique d’art. 

Henry Scheffer débute au Salon de 1824 en exposant quatre de ses toiles. Parmi elles sont présentés un tableau religieux, le Christ sur les genoux de la Vierge, et la toile de la Jeune fille soignant sa mère malade. Cette dernière est remarquée par l’écrivain Stendhal qui se dit « vivement touché » dans son article sur le Salon, retranscrit dans le recueil Mélanges d’art et de littérature en 1867. Au contraire, Charles Baudelaire et Théophile Gautier émettent plusieurs critiques à son égard. Lors de cet événement, la médaille de deuxième classe est attribuée à Henry Scheffer.

Le peintre reçoit la croix de la Légion d’honneur en 1837, puis la médaille de première classe à l’Exposition universelle de 1855. Il occupe l’atelier de son frère Ary, dans sa maison parisienne qui deviendra plus tard le musée de la Vie romantique. Dans cette demeure, de nombreuses personnalités artistiques sont reçues régulièrement. Le Tout-Paris y discute art, politique et littérature tout en y jouant de la musique et en y faisant des lectures.
La fille d’Henry Scheffer, Cornélie, se marie avec le philosophe Ernest Renan en 1856.

Les peintures de sujets historiques, politiques et religieuses d’Henry Scheffer

Nombreux sont les tableaux d’histoire peints par Henry Scheffer. L’artiste bénéficie de commandes officielles de Louis-Philippe et de la famille royale par l’entremise de son frère Ary. En 1830, l’artiste expose son œuvre Charlotte Corday arrêtée après avoir tué Marat au Salon. Ce tableau représente la révolutionnaire arrêtée par les soldats. Dans la pénombre, le corps de l’homme politique assassiné se devine. Impassible, l’héroïne se tient au milieu de la cohue, au centre de la toile. Le décor est sombre, révélant les violences de la Révolution française. L’utilisation de l’ombre et de la lumière accentue la tension dramatique de la scène. L’État, afin de promouvoir la cohésion nationale, fait l’acquisition de ce tableau. 

D’autres œuvres d’Henry Scheffer reprennent des sujets historiques tels Jeanne d’Arc marchant au supplice (1835), Entrée de Jeanne d’Arc à Orléans, 8 mai 1429 (entre 1837 et 1843), la Bataille de Jemmapes (ou La Bataille de Cassel, 1837). 

Le peintre Henry Scheffer, comme beaucoup de ses contemporains, a également une prédilection pour les scènes religieuses. Il peint Jésus chez Marthe et Marie, vers 1841. Ce tableau illustre la visite du Christ chez les deux sœurs, symbolisant l’importance de l’écoute de la Parole de Dieu. Il se dégage de ces trois personnages une impression de sérénité. Par les gestes de ses mains, Jésus encourage Marthe à s’asseoir comme Marie, et à l’écouter.

Henry Scheffer, peintre de portraits

Henry Scheffer a réalisé des portraits finement travaillés des figures de son époque tel le journaliste Armand Carrel. Il représente également sa femme, Adélaïde Rousseau-Scheffer, son petit-fils Ary ou encore son gendre le philosophe Ernest Renan.
Son frère Ary Scheffer étant professeur des enfants à la cour, Henry a le privilège de peindre le monarque et sa famille. Son tableau Louis-Philippe et sa famille, peint après 1836, représente le roi, ceinturé du grand cordon de la Légion d’honneur, trônant au milieu de ses proches.
Artiste prolifique, Henry Scheffer a pourtant été éclipsé par le talent de son frère aîné. Dans l’histoire de l’art, il recueille moins d’éloges et de reconnaissance de ses pairs.

Estimations des tableaux du peintre Henry Scheffer

Sur le marché de l’art, les tableaux de Henry Scheffer sont peu nombreux. Certaines de ses œuvres sont cependant apparues dans les salles de vente ces dernières années.  En 2017, le tableau intitulé L’Odalisque, dont le thème a souvent été abordé à cette époque, a été vendu pour la somme de 3 500 euros. Une scène familiale avec quatre personnages et un chien, Une famille lisant la nuit, a été achetée pour 1 300 euros la même année. 

Plus récemment, en 2020, Jeune couple, une toile de petite dimension, a été cédée pour 360 euros. En 2021, le Portrait de Franz Liszt représentant le célèbre musicien a été vendu au prix de 3 200 euros.

(Illus.) Henry Scheffer – Charlotte Corday arrêtée après avoir tué Marat 1830


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Ary Scheffer

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Estimation et cote de l'artiste Ary Scheffer

Considéré comme l’un des artistes romantiques parmi les plus importants, Ary Scheffer (1795 – 1858) est un peintre, dessinateur et graveur franco-hollandais. Son talent lui permet d’aborder de nombreux genres picturaux. Ses tableaux historiques, mythologiques et religieux, ainsi que ses portraits, lui valent une solide renommée.

 

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Les débuts du peintre Ary Scheffer

Né en 1795 à Dordrecht, aux Pays-Bas, Ary Scheffer est issu d’une famille d’artistes. Son père, Johann-Bernard, était portraitiste et peintre d’histoire, nommé à la cour du roi Louis-Napoléon. Sa mère, Cornélia Lamme, exerçait comme miniaturiste. Suivant cette voie, son jeune frère Henry deviendra également peintre tandis que son autre frère Arnold sera critique d’art.

Ary Scheffer, après la mort de son père, quitte la hollande pour Lille, puis Paris. Il intègre l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin, peintre néoclassique. À dix-sept ans, il expose pour la première fois au Salon parisien, en 1812. Son tableau Abel, étant sorti avec Thirza de sa cabane au lever du soleil, chante les louanges du Seigneur, porte, comme son titre l’indique, sur un sujet religieux.
Au Salon, il remporte au fil des ans un certain succès avec de grandes toiles académiques. Cependant, c’est sept ans plus tard, en 1819, qu’il rencontre la reconnaissance avec son tableau Dévouement patriotique de six bourgeois de Calais. Cette œuvre sera achetée par l’État en 1820. De genre historique, elle représente le sacrifice des citoyens pour sauver leur ville durant le siège de Calais, en 1342.
Son travail est remarqué par le duc d’Orléans, futur roi Louis-Philippe, qui lui confie l’éducation artistique de ses enfants. 

Des sujets de genre, La Veuve du soldat ou Le Retour du conscrit, sont reproduits en gravure, ce qui popularise les tableaux d’Ary Scheffer. À côté de ces sujets anecdotiques, Ary Scheffer exécute également des portraits tels que ceux de Benjamin Franklin ou du général La Fayette. Il devient un portraitiste accompli, comme en témoignent ses tableaux représentant le roi Louis-Philippe, le musicien Frédéric Chopin ou lui-même (Portrait d’un artiste, 1830).

La reconnaissance des critiques pour les peintures d’Ary Scheffer

La renommée d’Ary Scheffer s’accroit, particulièrement grâce à son tableau Les Femmes souliotes, peint en 1827. Cette œuvre illustre le sacrifice de femmes durant la guerre d’indépendance grecque. La composition, construite par une diagonale, met en valeur les figures féminines du premier plan. Sous le ciel crépusculaire, l’utilisation de la lumière renforce l’effet dramatique. Les héroïnes, aux expressions désespérées, sont peintes avec minutie. 

Comme certains de ses contemporains, Ary Scheffer emprunte des sujets aux œuvres littéraires pour créer ses tableaux. Faust, de l’écrivain Johan Goethe, lui inspire ses toiles Marguerite au Rouet, La Promenade au jardin ou encore Marguerite au puits. Par la suite, il reçoit des commandes pour le musée historique de Versailles.

Protestant, Ary Scheffer a peint le tableau intitulé Christ consolateur en 1851. Cette œuvre au sujet religieux est considérée comme majeure dans sa production. Le Christ, illuminé, se tient au centre de la toile, ses bras ouverts. À ses côtés est représentée Marie-Madeleine. À ses pieds, une femme pleure son enfant. Un homme gît, couvert par le drapeau polonais, symbole de son peuple opprimé par la Russie. Autre personnage remarquable, un esclave noir, aux poignets liés, implore sa libération. Tous ces éléments témoignent de l’engagement religieux et politique du peintre.

Le Tout-Paris dans l’atelier de la maison d’Ary Scheffer

Dans son atelier qui fait office de salon, Ary Scheffer reçoit fréquemment ses amis. Eugène Delacroix, Gioachino Rossini, Charles Dickens, Charles Gounod, Pauline Viardot et Frédéric Chopin figurent parmi les habitués. Continuant d’enseigner, le maître a pour élève le sculpteur Auguste Bartholdi.

Ary Scheffer se retire du Salon après la proclamation de la Deuxième République. Le peintre reçoit la médaille d’honneur en 1848, mais sa popularité diminue dans ses dernières années de vie. Il décède à Argenteuil en 1858. Sa maison parisienne, rue Chaptal, est rénovée en 1983 et abrite dorénavant le musée de la Vie romantique. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Ary Scheffer

Sur le marché de l’art, les peintures d’Ary Scheffer sont plus fréquentes que ses dessins et ses aquarelles. Parmi les dernières ventes, un tableau représentant un portrait de Marie-Christine d’Orléans, duchesse de Wurtemberg, a été adjugé à 57 000 euros en 2022. Une toile de petite dimension, La Plainte de la jeune fille abandonnée, a quant à elle été cédée pour 3 400 euros. Auparavant, l’huile sur toile Faust et Méphistophélès a été vendue 17 601 euros en 2021. 

Concernant les dessins d’Ary Scheffer, une aquarelle intitulée La Ronde des enfants a été vendue 350 euros en 2022. Le fusain Visage mortuaire du prince Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans, s’est vendu 2 000 euros en 2021. Les aquarelles sur papier représentant les portraits du baron Nathanael de Rothschild et Charlotte de Rothschild se sont vendues respectivement à 8 500 euros et 13 000 euros en 2020.

(Illus.) Ary Scheffer Christ consolateur 1837

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Louis-Etienne Watelet

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Estimation et cote de l'artiste Louis-Étienne Watelet

Maître de l’école française du paysage, Louis-Étienne Watelet (1780 – 1866) est un peintre, lithographe et dessinateur prolifique. L’artiste s’est attaché à représenter la nature. Il a réalisé des paysages d’Italie, de Belgique et de France, et en particulier de la région Île-de-France.

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La formation du peintre Louis-Étienne Watelet

Né à Paris en 1780, Louis-Étienne Watelet découvre le monde littéraire et artistique par son grand-père, amateur des sciences et des arts. Son oncle, le graveur Georges Malbeste, lui apprend les bases du dessin. C’est donc après une formation pratiquement en autodidacte que Louis-Étienne Watelet commence à peindre et à vendre ses œuvres, dès l’âge de seize ans. Toutefois, Georges Lanoë-Villène, dans son Histoire française de paysage, note que Louis-Étienne Watelet a été l’élève du peintre néoclassique Pierre-Henri de Valenciennes.

En 1799, à dix-neuf ans, Louis-Étienne Watelet expose pour la première fois au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Son tableau intitulé Soleil couchant reçoit les louanges de la critique. La conscription l’oblige cependant à interrompre la pratique de la peinture. Le jeune homme est envoyé pour un temps au 9e régiment de dragons. 

Les paysages de Louis-Étienne Watelet

De retour à Paris, Louis-Étienne Watelet perfectionne sa peinture dans un style historique. En 1810, le peintre reçoit une médaille de deuxième classe au Salon pour son grand tableau Bergers faisant des offrandes au dieu Pan. Dès lors, Louis-Étienne Watelet tient un atelier, suivi par de très nombreux élèves. Parmi ces derniers figurent Paul Delaroche, Prosper Baccuet, Abel Dufresne, Pierre Thuillier, Théodore Caruelle d’Aligny ou encore Jacques Guiaud.

En 1821, Louis-Étienne Watelet voyage en Italie. Il en rapporte plusieurs toiles représentant des paysages italiens comme le tableau Cascatelles de Tivoli ou la Vue de lac de Némi qu’il exposera au Salon. Peu à peu, le peintre s’écarte des sujets mythologiques ou historiques pour se consacrer à l’exploration de la nature. Louis-Étienne Watelet puise son inspiration dans les paysages du sud de la France, d’Italie, de Belgique et du Tyrol. 

Le peintre parcourt également la région d’Île-de-France. Il en tire des tableaux de style romantique tels Le Moulin d’Essonne, Vue du parc de Neuilly près de la Seine ou encore Vue d’un moulin des environs de Compiègne. Louis-Étienne Watelet réalise également des aquarelles prises d’après nature. 

Le peintre se distingue dans l’exécution de cascades, de moulins, de forêts, de rivières et de lacs. Quelques personnages figurent dans ces paysages apaisés. Par exemple, le tableau Paysage des Alpes au torrent et à la scierie, peint vers 1840, représente une scierie située près d’une rivière, dans une forêt. Au loin, les montagnes enneigées se dressent au bout du chemin. Trois personnages discutent tandis qu’un autre s’affaire devant la bâtisse. Une atmosphère tranquille se dégage de cette toile à la touche délicate.

Louis-Étienne Watelet a lithographié un grand nombre de ses œuvres, contribuant ainsi à les diffuser plus largement. L’artiste reçoit en 1819 une médaille de première classe. En 1825, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
En 1827, le roi de Prusse Frédéric II commande deux tableaux au peintre qui s’intitulent Vue générale de la terrasse de Saint-Germain et Une Forêt. Par la suite, Louis-Étienne Watelet envoie des œuvres à l’Exposition de Prusse. La plupart sont acquises par le roi.
Louis-Étienne Watelet expose régulièrement au Salon ses nombreuses productions jusqu’en 1857. Cette dernière année, il y présente Effet d’orage. Si le maître continue de peindre jusqu’à sa mort en 1866, ses œuvres ne sont montrées qu’à ses proches. 

L’estimation d’une œuvre de Louis-Étienne Watelet

Sur le marché de l’art, les toiles de Louis-Étienne Watelet sont généralement présentées en France. En 2018, le tableau Entrevue de Napoléon 1er avec une délégation de Wurtemberg a obtenu un prix au marteau de 26 000 euros. En 2021, l’œuvre est vendue au prix de 7 500 euros. La même année, un paysage intitulé Vue des jardins des Tuileries est adjugé à 14 000 euros. Une œuvre représentative de son travail représentant un paysage où figurent une petite cascade et une forêt est adjugée pour la somme de 259 euros, ce qui constitue le prix au marteau le plus modeste concernant cet artiste. Entretemps, en 2020, l’huile sur toile Vachet et son troupeau à Tivoli a seulement atteint 770 euros.

En ce qui concerne les dessins exécutés par Louis-Étienne Watelet, ceux-ci sont moins nombreux sur le marché de l’art. En 2017, une aquarelle intitulée Le Petit Pont du village au pied des montages est adjugée pour 600 euros. Quant au lavis Paysage d’Italie, il est adjugé au prix de 400 euros. 

(Illus.) Louis-Étienne Watelet Vue des fabriques de la ville de Vienne 1837

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François Watteau

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Estimation et cote de l'artiste François Watteau

Lillois, François Watteau (1758 – 1823) a représenté des fêtes populaires, des scènes de genre et des scènes de cavalerie dans ses tableaux. Avec son père Louis Joseph Watteau, les deux peintres sont surnommés les « Watteau de Lille ». Par leurs peintures, ils témoignent de leur époque. Ils étaient considérés comme les peintres officiels de la ville lilloise.

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L’apprentissage artistique du peintre François Watteau

Né à Valenciennes, François Louis Joseph Watteau apprend la peinture auprès de son père, le peintre Louis Joseph Watteau. Il obtient la première médaille dans la classe de dessin de la ville de Lille en 1770. En 1774, il y remporte la médaille d’honneur.

Le jeune François Watteau poursuit sa formation artistique aux Beaux-Arts de Paris, sur la demande de son père. De nature indisciplinée, il en est congédié. Le peintre suit également l’enseignement du peintre d’histoire Louis-Jacques Durameau. En 1782, François Watteau obtient une troisième médaille à l’Académie des beaux-arts. Durant ses études parisiennes, il effectue toutefois de nombreux séjours à Lille.

François Watteau appartient à la famille de Jean-Antoine Watteau, célèbre pour ses représentations des fêtes galantes. N’appartenant pas à la même génération (il est son petit-neveu), les deux artistes ne se sont pas connus. 

Des illustrations de mode aux scènes de genre de François Watteau

À Paris, le jeune artiste contribue à la Gallerie des modes et costumes français. Cette publication périodique de mode rassemble des estampes en noir et blanc ou en couleurs. François Watteau y livre une centaine de dessins. Il représente avec talent les élégantes de l’époque, vêtues et coiffées de tenues à la mode. Son attirance pour les frivolités et les scènes galantes s’en ressent.

François Watteau continue également l’exécution de croquis et de tableaux. Parmi eux figure Le Menuet sous le chêne, peinture réalisée en 1787. Dans le même genre, Une Fête au Colisée, peint vers 1789, représente la haute société de Lille qui festoie. Les messieurs et les dames, habillés avec goût, se divertissent dans la guinguette réservée à la classe sociale aisée. Les enfants participent à la fête et ils jouent sur l’herbe. Ce tableau témoigne des loisirs des bonnes familles. La fraîcheur du coloris et la grâce des personnages confèrent à cette toile mondaine une atmosphère charmante. Le lieu, très en vogue et emblématique des lieux de plaisir de la société frivole de l’époque, sera pourtant éphémère et détruit en 1792.

François Watteau expose au Salon du Louvre en 1795. Se voulant peintre militaire, il réalise des toiles d’histoire comme La Bataille des pyramides en 1799 ou Le Siège de Beauvais la même année. Quelque temps plus tard, en 1802, il présente à nouveau deux tableaux au Salon de Paris, représentant les batailles d’Alexandre le Grand. Intitulées La Défaite de Porus par Alexandre et La Défaite de Darius par Alexandre, ces toiles lui valent une médaille d’or.

François Watteau, peintre de la ville de Lille

En 1786, François Watteau retourne à Lille où il est nommé professeur adjoint à l’Académie des Arts, puis professeur en 1798, succédant ainsi à son père. Il prend les fonctions de directeur en 1812. Par la suite, il devient conservateur adjoint du musée des Beaux-Arts de Lille de 1808 jusqu’à sa mort, en 1823.

Ancré dans sa ville, François Watteau a réalisé de nombreuses toiles représentatives de l’époque. Les fêtes populaires locales sont illustrées. Les œuvres La Fête du Broquelet (1803), La Procession de Lille (1801) ou encore La Braderie de Lille (1800) en témoignent. Dans ces deux derniers tableaux, la population régionale y figure, déambulant devant dans les lieux emblématiques de la ville comme l’ancien théâtre ou sur la Grand’Place. Au contraire de ses tableaux de scènes mondaines, la vie populaire y est ici brossée, non sans un sens du détail et un regard facétieux. Les coloris y sont cependant plus ternes. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre François Watteau

Ce sont majoritairement les dessins et les aquarelles de François Watteau qui sont présents sur le marché de l’art. En 2021, le dessin à la pierre noire intitulé Concert de musiciens improvisé dans un parc a obtenu un prix de vente au marteau de 5 500 euros. Trois dessins d’une dame élégante, à la mine graphite, ont été vendus pour 3 966 euros en 2018. Les prix des sanguines et des crayonnés débutent approximativement à 200 euros. 

Concernant les tableaux, en 2022, Fête au parc s’est vendu 1 600 euros. La toile Réjouissance familiale dans un paysage a atteint la somme de 23 000 euros en 2016. Ces dernières années, les prix des œuvres de François Watteau, selon leurs dimensions et leur sujet, s’échelonnent généralement entre 700 et 10 000 euros. En 2013, l’huile sur toile Le Bal de Tivoli fait figure d’exception. Elle a été adjugée à 220 000 euros.

 

(Illus.) François Watteau La Braderie de Lille 1800

En lien avec François Watteau

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René Magritte

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Estimation et cote de l'artiste René Magritte

Né à Lessines le 21 novembre 1898, René Magritte est un peintre, dessinateur, graveur, sculpteur, photographe et cinéaste belge. Il est compté parmi les artistes éminents du mouvement surréaliste au XXe siècle et sa reconnaissance prospère encore aujourd’hui.

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Les débuts de Magritte et son art contemporain

La famille de René Magritte s’installe à Gilly en mai 1900, son père Léopold Magritte est un marchand tailleur et un célèbre homme d’affaires, sa mère Régina Bertinchamps, une modiste particulièrement connue. Magritte a deux frères, Raymond et Paul. En 1904, la famille déménage dans l’ancienne maison occupée par le frère de Regina à Châtelet. À l’âge de 12 ans, Magritte commence à peindre et à dessiner une fois par semaine au sein d’une classe improvisée située au-dessus d’un magasin de bonbons. Il suit également les cours de l’école moyenne.

Le 24 février 1912, un événement tragique vient bouleverser la famille lorsque la mère de Magritte se suicide en se jetant de la fenêtre de sa chambre. Le peintre et ses frères sont alors confiés à des gouvernantes, encore sous le choc de la perte de leur mère. Certains critiques émettent l’idée que ce souvenir est à l’origine des peintures de visages voilés que réalise ultérieurement René Magritte. Afin de s’éloigner de ce souvenir dramatique, la famille Magritte part pour Charleroi en 1913 où René commence à étudier à l’Athénée.

En 1915, René Magritte est installé à Bruxelles et réalise ses premières œuvres de facture impressionniste. Le peintre expose l’année suivante deux dessins et deux toiles dans une exposition à Châtelet et commence ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. L’artiste entre en même temps dans l’atelier d’Emile Vandamme-Sylva (1853-1935).

En 1918, la première affiche d’après un projet de René Magritte, une publicité pour le pot-au-feu Derbaix, est présentée au public. L’année suivante, l’artiste participe au premier numéro de la revue Au volant éditée par Victor et Pierre Bourgeois, dans laquelle il réalise plusieurs dessins. Cette reconnaissance permet à l’artiste de partager un atelier, situé rue des Alexiens à Bruxelles, avec Pierre Flouquet (1900-1967) jusque 1920.

L'avènement du surréalisme chez Magritte

En décembre 1919, Magritte expose des projets d’affiches au centre d’art au 6 rue Coudenberg. De 1921-1924, Magritte travaille à l’usine de papier peint Peters Lacroix à Haren en tant que dessinateur. Il rencontre par la suite Marcel Lecomte (1900-1966), écrivain émanant du mouvement surréaliste.

Le peintre s’intéresse de plus près, et ce grâce à son cercle de connaissance, au mouvement du dadaïsme. Il participe à la revue de Francis Picabia, intitulé 391, et s’implique de plus en plus dans les activités du mouvement. Avec l’aide de Lecomte, il réalise un prospectus pour la revue Dada, Période. C’est dans cette même période, que Magritte réalise la vente de sa première toile, le portrait de la chanteuse Évelyne Brélia.

En 1925, sous l’influence de Max Ernst (1891-1976) et Giorgio de Chirico (1888-1978), René Magritte commence ses premières toiles surréalistes et utilise la technique des papiers collés. À partir de 1926, le peintre signe un contrat pour exposer dans la galerie Le Centaure. Durant cette période, il réalise deux cents quatre-vingt peintures à l’huile. La première exposition personnelle de l’artiste se déroule en mars 1927, justement dans la galerie Le Centaure, le catalogue y répertorie soixante-et-un œuvres exposées. En septembre l’artiste se rend à Paris où il fréquente pendant 3 ans la banlieue parisienne, participant activement au groupe surréaliste parisien. Il rencontre et fréquente Paul Éluard (1895-1952), André Breton (1896-1966), Joan Miro (1893-1983) et Jean Arp (1886-1966).

En 1929, René Magritte rencontre Salvador Dali qui l’inspire alors dans sa traduction du surréalisme.  À partir de cette période, le peintre participe à de nombreuses expositions mettant en avant le surréalisme au service de la Révolution, façonnant ainsi sa reconnaissance auprès des surréalistes du XXe siècle. L’artiste expose en Belgique, à Paris, à New York et propage sa vision du mouvement comme un étendard, au même titre qu’un manifeste.

Les inspirations artistiques de René Magritte

Les inspirations de Magritte émergent tout d’abord de sa vision poétique et de son amour pour les paradoxes. Le peintre est connu pour sa conceptualisation de l’image, il a façonné un monde dont l’évidence n’est qu’un leurre et où l’interprétation n’est en aucun cas figée. À partir des années 1920, Magritte entreprend une œuvre de déconstruction qui anticipe de près d’un demi-siècle les révolutions de la pensée postmoderne. L’histoire de l’art qualifie ses œuvres de tableaux-mots où l’objet résonne au-delà de son sens, de sa traduction.

Magritte accorde une importance majeure au langage, aux mots ainsi qu’à leur force, dans une société qui avance de plus en plus vers le modernisme. Dans sa toile intitulée Ceci n’est pas une pomme, issue de la série Trahison des images peinte en 1929, Magritte sous-entend que la représentation de la pomme ne qualifie pas pour autant l’objet sur lequel elle est peinte, c’est-à-dire une toile. Le peintre veut montrer que les images et les choses ne sont pas forcément liées.

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Estimation gratuite Pierre-Paul Prud’hon

Pierre-Paul Prud’hon

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Estimation et cote de l'artiste Pierre-Paul Prud'hon

Né le 4 avril 1758 à Cluny, Pierre-Paul Prud’hon est un artiste majeur de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Ses productions sont à la limite entre le néoclassicisme et le romantisme, mais l’artiste se démarque par sa singularité.

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Qui est Pierre-Paul Prud’hon, peintre en art contemporain

Pierre-Paul Prud’hon commence sa carrière à l’école de dessin de Dijon en 1774. Il suit les cours de son maître François Devosges (1732-1811) connu pour sa pédagogie mêlant l’apprentissage de la technique à la découverte de l’histoire de l’art. Le professeur usait de plâtre et de gravures pour apprendre le dessin à ses élèves. Pierre-Paul Prud’hon consacre à François Devosges une grande admiration. Il devient, pour Prud’hon, un véritable maître qui finit par lui rendre hommage en réalisant son portrait en 1788.
En 1784, Pierre-Paul Prud’hon se rend à Rome où il y découvre la beauté de l’Antiquité et de la Renaissance, en particulier Raphaël (1433-1520) et Michel-Ange (1457-1564) qui inspire certaines de ses réalisations. Cette même année, il remporté le Prix de Rome des États de Bourgogne. L’artiste découvre alors les travaux de Léonard de Vinci et manifeste une admiration presque passionnelle envers son génie. Il réalise le décor de l’hôtel de Lannoy autour de 1800 et se lance dans le dessin du Berceau du roi de Rome en 1811 avec une inspiration venue directement de la péninsule italienne.
Pierre-Paul Prud’hon rentre à Paris en 1788 où il tente de se faire agréer par l’Académie royale. Malheureusement l’artiste échoue et se voit obligé de délaisser la peinture d’histoire au dépit de subsister grâce à des illustrations, des portraits ainsi que de la décoration. Pierre-Paul Prud’hon collabore alors avec l’éditeur Pierre Didot dit Didot l’Aîné (1730-1804) qui s’entoure des plus grands artistes néoclassiques contemporains : David, Girodet… et bientôt Prud’hon.
Entre 1780 et 1800, Prud’hon se dirige vers les portraits et parvient à se démarquer en utilisant les exigences de la représentation sociale et une réelle profondeur psychologique. Le portrait de Georges Anthony, maître de poste à Gray peint en 1796 en est un bel exemple. Le maître de poste est représenté d’un admirable naturel dans une composition de plein air où son expression songeuse trouve écho dans l’aspect orageux du ciel. Finalement, Pierre-Paul Prud’hon fini par travailler comme décorateur pour les membres d’une nouvelle classe enrichie sous le Directoire.

Les inspirations artistiques du peintre Pierre-Paul Prud’hon

Pierre-Paul Prud’hon est d’abord inspiré par son voyage à Rome où il découvre l’Antiquité et la Renaissance. Il y aperçoit les premiers canons de beauté de Michel-Ange ou encore Léonard de Vinci (1452-1519), et perçoit en leur travaux une ingéniosité touchant aussitôt sa sensibilité. Les principales caractéristiques du style de Prud’hon sont une délicatesse subtile dans la réalisation du trait, un érotisme affirmé mais discret hérité du XVIIIe siècle et une douceur du modelé mise en contraste avec l’utilisation du clair-obscur. Tout comme De Vinci, Prud’hon explore la composition entre une dimension douce et pure et une réalité peut-être plus rude et sombre.

 

Pourtant après son échec à l’Académie royale, Prud’hon délaisse les sujets de la peinture d’histoire antique et interprète une forme singulière de l’allégorie avec une spontanéité et une évidence qui lui font souvent défaut. Le tableau intitulé L’union de l’amour et de l’amitié en 1793 en est l’exemple. L’association des deux allégories, élégantes et sensuelles, dans une composition équilibrée par une douceur due à un sfumato  présente de manière naturelle le raccord, entre l’amitié et l’amour.  Pierre-Paul Prud’hon manifeste un attrait pour les sujets iconographiques liés à l’expression du sentiment et de l’amour.

 Durant la période de la restauration, Pierre-Paul Prud’hon reçoit des commandes du régime impérial et réalise son chef-d’œuvre intitulé La Justice et la Vengeance Divine poursuivant le Crime en 1808.  L’artiste insiste sur la dramatisation de la scène, évoquant de manière implicite le meurtre d’Abel par Caïn,  en utilisant la lumière lunaire, la violence de la situation et des émotions donnant à l’image une force particulièrement romantique. La toile se trouve aujourd’hui au Louvre.

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(Illus.) Pierre Paul Prud’hon, La Justice divine et la Vengeance Divine poursuivant le Crime, 1808, huile sur toile, Paris, Musée du Louvre.

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Estimation gratuite Pierre Tal Coat

Pierre Tal Coat

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Tal Coat

Né en 1905 à Clohars-Carnoët dans le sud du Finistère, Pierre Tal Coat est un artiste peintre du XXe siècle inspiré par les mouvements fauviste et cubiste.

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Qui est Pierre Tal Coat, peintre d’art contemporain

Fils d’un marin-pêcheur, Pierre Tal Coat commence son cursus scolaire à l’école primaire de 1912 à 1914. Puis en 1918 il devient apprenti forgeron tout en commençant à dessiner et à sculpter. En 1915 son père meurt sur le front d’Argonne, rendant ainsi pierre Tal Coat, pupille de la Nation. Il rentre ensuite à l’école primaire supérieure de Quimperlé. En 1923, il occupe le métier de clerc de notaire à Azerno et l’année suivante de mouleur et peintre céramiste à la faïencerie de Quimper.

En 1924, Tal Coat s’installe à Paris et devient modèle à l’Académie de la Grande Chaumière. Il est en même temps mouleur à la Manufacture de Sèvres où il rencontre le peintre Émile Compard. L’artiste vient à partager un atelier avec le peintre Jean Sautter, dont un ami le présente au directeur de la galerie Fabre. Par la suite, Tal Coat s’engage dans son service militaire au courant de l’année 1925. En 1926, il expose dans la galerie Fabre et prend le nom de Tal Coat, la traduction en breton de “front de bois”.

La Grande Dépression de 1929, contraint Tal Coat à de longs séjours en Bretagne durant lesquels il arpente les sites mégalithiques. En 1926 l’artiste s’octroie un voyage en Provence où il rencontre Picasso. Pendant cette période, il peint de nombreux portraits comme celui d’Alberto Giacometti et la série des massacres, inspiré par les horreurs de la guerre d’Espagne. Son succès l’amène à exposé en 1938 à la galerie Julien Levy à New York.

Après une longue mobilisation à Saint-Germain-en-Laye, l’artiste expose en 1941 à l’exposition Vingt jeunes peintres de tradition française organisée à la galerie Braun à Paris. Une fois la fin de la guerre déclarée, Pierre Tal Coat retourne à Paris et loue un atelier rue Brézin, à Montparnasse. L’artiste se rend à l’aquarium du Trocadéro et au Jardin des Plantes, où il dessine de façon assidue la faune : Aquarium, Poissons, Coqs, Taureaux. Tal Coat se lance dans une série de gravures d’une trentaine de planches qui seront montrées dans les expositions La jeune gravure française à Paris et Montevideo.

En 1947, Tal Coat participe à l’exposition Painting in France 1939-1946 au Whitney Museum à New York. Le théoricien d’art Clément Greenberg remarque ses peintures avec celles de Jean Dubuffet. L’exposition personnelle qui se déroule en 1950 déconcerte la critique par une prétendue disparition du motif. Quatre ans plus tard, il rejoint à la galerie Maeght où chacune de ses expositions seront accompagnées d’une parution de la revue catalogue Derrière le miroir ainsi que de l’édition de nombreuses estampes.

Les inspirations artistiques de Pierre Tal Coat

Pierre Tal Coat s’inspire tout d’abord du cubisme dans la représentation de l’espace, et par le fauvisme dans l’usage subjectif de la couleur. Le peintre représente majoritairement des paysages, des natures mortes ou encore des portraits. Influencé par les travaux de Cézanne, l’artiste réalise en 1940 des tableaux où la figure est progressivement mêlée au fond.

Après 1945, Tal Coat s’éloigne de la figuration et s’intéresse au travail de la matière et du matériau, au mouvement et à la couleur. L’artiste temps vers l’abstraction où les lignes s’emparent et cisèlent la toile. L’utilisation de matériaux comme le coton ou le fer en guise de support craquelle la matérialité de la peinture. Les œuvres de Pierre Tal Coat sont à l’origine d’une prospérité influente, inspirées d’influences multiples dont l’écho se traduit dans la deuxième moitié du XXe siècle.

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(Illus.) Pierre Tal Coat, Sans titre, 1978-1979, Circa.

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Estimation gratuite Natalia Gontcharova

Natalia Gontcharova

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Estimation et cote de l'artiste Natalia Gontcharova

Né le 4 juin 1881 à Ladyjino (ancien gouvernement de Toula en Russie), Natalia Sergeuïevna Gontcharova est une peintre et décoratrice de théâtre aux compétences multiples. C’est d’ailleurs cette polyvalence qui l’inscrit parmi les peintres les plus reconnus du XIXe siècle.

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Natalia Gontcharova, une artiste aux inspirations paysannes

Fille d’un architecte, Natalia Gontcharova grandit à la campagne auprès de sa grand-mère en pleine campagne. C’est la raison pour laquelle l’artiste porte un intérêt sentimental aux coutumes paysannes, coutumes qui se ressentent au cours de sa formation artistique. De 1901 à 1909,  Natalia Gontcharova suit un enseignement d’art à l’école de peinture de sculpture et d’architecture de Moscou. C’est au cœur de cette formation qu’elle rencontre le peintre Mikhaïl Larionov (1881-1964) avec qui elle se marie en 1955. La peintre puise dans cet amour de nombreuses inspirations.

Rapidement, Natalia Gontcharova est à la recherche de formes concrètes et de lignes simplifiées. Elle traverse de 1906 à 1912 une période néoprimitive et aborde essentiellement les thèmes de la vie rurale et les sujets religieux.

À partir de 1907, Natalia Gontcharova s’introduit de plus en plus dans les sphères artistiques russes et participe à de nombreuses associations et expositions importantes de l’avant-garde russe : La Guirlande-Stephano, La Queue D’âne, La Cible en 1914 et Le Valet de Carreaux en 1912. Ces participations aident à mettre l’artiste en lumière, il en va d’ailleurs de même pour son mari avec lequel elle participe, en 1912, à la deuxième exposition du Cavalier Bleu à Munich.

De la peinture aux décors de théâtre

En 1913, Natalia Gontcharova et son mari signent le manifeste du Rayonnisme, un mouvement alliant à la fois l’héritage du cubisme, de l’Orphisme des Delaunay et enfin du futurisme italien. La théorie du rayonnisme se détache de la figuration pour exprimer uniquement les vibrations émanant d’un objet alors lié à son milieu. Natalia Gontcharova participe à cette théorisation par sa maîtrise des couleurs. 

Au premier quart du XXe siècle, les toiles religieuses de Natalia Gontcharova sont considérées comme blasphématoires par leur traitement libre et très coloré, elles sont très vite censurées. L’artiste se dirige alors vers une autre direction, celle du Futurisme et du Rayonnisme qui tendent à l’abstraction. Inscrite dans ce mouvement, l’artiste illustre des poèmes, publie un portefeuille de lithographie intitulé Images mystiques de la guerre et met en avant la dure réalité du quotidien russe.

En 1915, l’artiste quitte définitivement la Russie pour la Suisse puis s’installe à Paris. Natalia Gontcharova est particulièrement connue pour ses créations de décors pour le théâtre. En 1929 elle se consacre à la scénographie et au costume des ballets russes de Diaghilev ainsi que pour le théâtre et l’opéra. En 1922, Gontcharova participe régulièrement au Salon des indépendants et au Salon d’Automne. Au début des années trente l’artiste réalise des illustrations pour le journal Le Populaire. Puis la guerre vient à frapper à nouveau et le couple se sépare, laissant Natalia Gontcharova dans l’oubli. Elle meurt à Paris en 1962.

Les inspirations artistiques de Natalia Gontcharova

Natalia Gontcharova puise d’abord son inspiration dans l’art populaire russe. Ses premières œuvres témoignent de son assimilation de l’impressionnisme, des Nabis ou encore du fauvisme. Par ailleurs ses peintures religieuses s’inspirent notamment des icônes et des Loubki, estampe populaire russe gravée en général sur du bois. Les Loubki reflètent les goûts esthétiques du peuple, ses notions du bien et du mal, ses critères moraux, ses normes éthiques et constituent ainsi un domaine extrêmement intéressant de la culture nationale russe.

Par conséquent, Natalia Gontcharova a une maîtrise des couleurs singulières, permettant de distinguer ses œuvres de celle de son mari. Son œuvre intitulée Le Cycliste réalisée en 1913, dépeint l’influence du futurisme dans la représentation du mouvement mais aussi de la lumière. Natalia Gontcharova se trouve alors entre la tradition, les coutumes, mais aussi le début d’une modernité qu’elle ne cesse de s’approprier tout au long de sa carrière.

Son intérêt pour le théâtre ainsi que son interprétation de la scénographie font de Natalia Gontcharova une artiste polyvalente, mais surtout engagée contre les courants artistiques classiques. Son lien avec le futurisme et sa participation au rayonnisme fait d’elle l’une des premières artistes femmes russes considérées comme avant-gardiste.

(Illus.) Natalia Gontcharova, Le cycliste, huile sur toile, 1913, Musée russe, Saint-Pétersbourg.

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