Estimation gratuite Jean-Étienne Liotard

Jean-Étienne Liotard

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Étienne Liotard

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Estimation gratuite Jean-Étienne Liotard

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Jean-Étienne Liotard, premiers pas vers la peinture entre Genève et Paris

Jean-Etienne Liotard est né à Genève en 1702, dans la famille d’un négociant français en joaillerie de confession protestante qui, avec sa femme, avait quitté le sol métropolitain après la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV. Jean-Etienne Liotard a un frère jumeau, Jean-Michel Liotard, futur graveur et dessinateur. La carrière de Jean-Etienne Liotard se dessine rapidement, avec celle de son frère. Le jeune virtuose est admis auprès du professeur de dessin genevois Daniel Gardelle (1673-1753), ébloui par le talent de son élève. Puis il passe à l’atelier de Jean-Louis Petitot (1692-1730), dans lequel il se forme en copiant émaux et miniatures réalisées par le maître genevois. 

Après ces études, pour parfaire son apprentissage, Liotard accompagné de son frère part à Paris, vers 1723, semble-t-il, et il entre dans l’atelier de Jean-Baptiste Massé (1687-1767), tout à la fois graveur, portraitiste et miniaturiste. Le frère de Jean-Etienne, Jean-Michel Liotard, entre lui dans l’atelier de Benoît Audran le Jeune. Cet apprentissage parisien marque pour les frères Liotard le début d’une vie professionnelle dans les arts. Jean-Etienne, sous la férule de Massé, exécute ses premiers portraits mondains, et en quelques années, sa réputation est faite. Outre la peinture, dans les années 1730, Liotard commence à manier le burin et réalise ses premières estampes. 

Jean-Étienne Liotard en voyage en Italie

Liotard se présente au concours de l’Académie Royale de peinture et de sculpture en 1735, mais son tableau (David et Abimelech, aujourd’hui perdu) est refusé. Cependant, ses portraits et son tableau d’histoire témoignent de son talent, et François Lemoyne, grand peintre devenu peintre royal, remarque Liotard et le confie au marquis de Puysieulx, diplomate français nommé ambassadeur de Naples en 1736. Jean-Etienne Liotard part avec le marquis en Italie, et réalise le fameux Grand Tour, inévitable circuit de la bonne société européenne pour visiter les merveilles de l’Italie. Liotard exécute durant son voyage à Rome les portraits du Pape Clément XII et de quelques cardinaux, ce qui lui vaut une belle renommée dans la Péninsule. Il se lie à l’amateur anglais William Ponsonby et à ses amis aristocrates, qui proposent au peintre de les accompagner à Constantinople. En 1738, Liotard monte dans le navire qui l’emmènera en Turquie, en passant par la Sicile et Malte, qu’il découvrira au cours de longues haltes. Jean-Etienne Liotard arrive à l’été 1738 à Constantinople, et y restera jusqu’en 1942. 

Jean-Étienne Liotard à Constantinople et à Vienne, succès du « peintre turc »

Liotard est à plusieurs égards le précurseur de l’orientalisme ; il est surnommé « le peintre turc ». Il se prend de passion pour les coutumes locales, se laisse pousser la barbe et adopte le turban et les vêtements traditionnels, comme le montrent des autoportraits de cette période. Claude Alexandre de Bonneval, renommé Humbaraci Ahmed Pacha, est un officier français qu’il rencontre sur place, et qui, nourri de la même fascination pour l’orient, introduit le peintre dans la cour ottomane. 

Puis il est invité par le Prince de Moldavie à voyager vers sa cour, en Europe. Liotard délaisse l’orient, mais pas son accoutrement, et se fait remarquer, vêtu à l’orientale dans les cours européennes qu’il traverse. L’autoportrait dessiné des Offices, réalisé en 1744, nous laisse imaginer l’effet qu’il laissait sur son passage. À Vienne, le futur empereur François Ier s’attache les services du peintre, qui deviendra peintre de la cour, et réalisera d’innombrables portraits de la famille royale. 

 

Liotard, artiste voyageur

Rentré à Paris en 1746, Jean-Etienne Liotard devient membre de l’Académie de Saint-Luc et continue de pratiquer on art du portrait. William Ponsonby, son ami anglais, est devenu Comte de Bessborough, et l’invite en 1753 en Angleterre. Son succès est établi, et les familles royales de France et du pays de Galles lui commandent des portraits. Après deux ans, le peintre se rend à La Haye et à Amsterdam. en 1757, avec femme et enfants, il rentre à Genève, sa ville natale. Jean-Etienne Liotard est désormais très célèbre, et immensément reconnu pour ses dons de portraitiste. Il travaille pour la haute-bourgeoisie de Genève, et voyage encore lorsque les commandes sont prestigieuses. C’est ainsi qu’en 1762, puis en 1777, il retourne à Vienne pour honorer des commandes de portraits de la famille royale autrichienne. En 1781, il s’installe provisoirement à Lyon. C’est là qu’est publié son art poétique, le Traité des principes et des règles de la peinture, où il explique que la peinture doit imiter fidèlement la nature. De retour près de Genève en 1782, il y meurt en 1789. 

L’estimation des oeuvres de Jean-Étienne Liotard

Les tableaux de Jean-Etienne Liotard sont très prisés, et peu circulent sur le marché. 

Le record d’enchères pour un tableau du maître a été atteint en 2016, pour « une enfant hollandaise au petit déjeuner », une huile sur toile de 47 x 39 cm, vendue 4 500 000 euros hors frais à Londres. On compte près d’une dizaine de tableaux et dessins de Jean-Etienne Liotard adjugés pour plus d’un million d’euros, ou une somme les approchant. 

Le record pour un dessin de Liotard a été adjugé en 2019 à Londres pour un pastel sur papier marouflé sur toile, « femme dans un costume turc dans un hamam donnant des ordres à une servante », une feuille de 70,3 x 56,3 cm, remportée pour 2 174 000 euros hors frais. Ses beaux portraits au pastel s’estiment en général entre 700 000 et 40 000 euros, certains bien moins selon leur technique, leur degré de qualité, de finition, selon le personnage représenté, ou encore le format. 

(Illus.) Jean-Étienne Liotard, Public domain, via Wikimedia Commons

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Jilali Gharbaoui

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Estimation et cote de l'artiste Jilali Gharbaoui : la cote du peintre marocain, et de ses tableaux expressifs

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Jilali Gharbaoui, de l’orphelinat à l’Académie Julian

Jilali Gharbaoui est né au Maroc, à Jorf El Mehla, en 1930. Ayant perdu successivement son père puis sa mère durant son enfance, Jilali Gharbaoui entre dans un orphelinat. Gharbaoui est dès son plus jeune âge attiré par l’expression artistique, et notamment par le dessin. À la suite d’une jeunesse difficile, il devient marchand de journaux dans la ville de Fès, et il profite de son étal pour exposer quelques dessins. Remarqué par Marcel Vicaire, peintre responsable de l’artisanat marocain de Fès, Gharbaoui est présenté à Ahmed Sefrioui, écrivain de renom qui fut fondateur et conservateur du musée Al Batha avant de travailler pour le ministère de la culture et du tourisme à Rabat, participant de manière considérable à la vie culturelle et artistique du Maroc. Cette rencontre marque le début de l’apprentissage de l’art pour Gharbaoui l’autodidacte, qui commence par se rendre sur le conseil de ses mentors aux cours du soir de l’Académie des arts de Fès. En 1952, âgé de 23 ans, il obtient une bourse pour partir étudier à l’école des Beaux-Arts de Paris. Gharbaoui reste à Paris, et fréquente l’Académie Julian.

Jilali Gharbaoui, le style personnel d’un peintre virtuose et tourmenté

À Paris, Jilali Gharbaoui se prend de passion pour divers mouvements picturaux, à commencer par le post-impressionnisme et l’expressionnisme allemand, fondateurs de sa propre démarche artistique, qui, tout en conservant la force expressive et la vigueur du trait propres à ces mouvements, va se tourner rapidement vers l’abstraction. L’expressionnisme abstrait français et américain, à cette même période, produisent les chefs-d’oeuvres de l’art mondial que l’on connaît encore, et Gharbaoui entre lui aussi dans cette nouvelle façon de refléter son état intérieur sur la toile. Oscillant entre abstraction lyrique et géométrique, sa voix est unique parmi celles des artistes de la même génération.

La carrière de Jilali Gharbaoui entre Paris, le Maroc et la Sicile

Victime d’épisodes psychiatriques qui le poussent plusieurs fois à attenter à sa vie, Jilalai Gharbaoui se réinstalle à Rabat en 1955 après son passage à Paris, et dans cette ville ainsi qu’à Salé, il fréquente les hôpitaux. Sa carrière est rythmée par ses crises, auxquelles succèdent de grands élans créateurs. Après une deuxième tentative de suicide, l’année suivante, Jilali Gharbaoui part à Rome, à l’Accademia delle Belle Arti, grâce à son ami, le peintre Farid Belkahya qui lui offre son propre poste pour un an. Gharbaoui en profite pour visiter la Sicile, terre du baroque et de la violence picturale des élans mystiques, puis rentre au Maroc. L’artiste intensifie son travail, qui est présenté dans de multiples pays, et même au Musée de San Fracisco, où il est primé. Mais Gharbaoui va mal, et s’isole dans le monastère de Toumlilline en 1957. En 1959, on retrouve le peintre expressionniste à Paris, auprès de deux grands noms de la période de la seconde école de Paris : le critique Pierre Restany, et l’artiste et écrivain Henri Michaux, deux amis chers qui l’ont introduit au groupe des informels (Salon Comparaisons), et avec lequel il expose.

La fin de carrière de Jilali Gharbaoui

Proche des nouveaux peintres et des critiques, Jilal Gharbaoui traverse de nouveau des périodes dures. Il rentre au Maroc en 1960, et en 1962 retourne au monastère de Toumlilline, puis à l’hôpital de Rabat où il séjourne l’année suivante. Pour autant, Gharbaoui continue de créer. Le peintre voyageur fuit ses démons à Paris et Amsterdam entre 1966 et 67. Puis, comme toujours, il revient dans sa ville de Rabat, avant de revenir à Paris, autre pole qui aura marqué sa vie, chez le critique Pierre Gaudibert (1971). Avant d’envisager le retour au Maroc, Jilal Gharbaui s’effondre sur un banc du champs de Mars, épuisé par les addictions et les souffrances. 

 

L’estimation des oeuvres de Jilali Gharbaoui

Les peintures des années 50 et 60 de Jilali Gharbaoui sont les plus cotées. De nombreuses toiles (de format 70 x 100 cm environ, son format privilégié) se sont vendues ces dix dernières années entre 235 000 euros hors frais – un record – et 70 000 euros (hors frais).

Certaines de ses gouaches sur papier atteignent les 75 000 euros (hors frais), mais la plupart sont estimées entre 5 000 et 30 000 euros. La cote de Jilali Gharbaoui semble prendre ces dernières années son essor, et laisse présager d’une hausse de la cote de l’artiste marocain, tenant d’une abstraction entre lyrisme et géométrie, à la patte expressive caractéristique.

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Estimation gratuite Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy

Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy

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Estimation gratuite Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy

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Les premiers pas académiques de Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy dans les arts

Jean-Jules Antoine Lecomte du Nouy, enregistré comme Dunouy à l’état civil, est né en 1842 à Paris, d’un père musicien. Son frère, André Lecomte du Nouy deviendra quant à lui architecte, mais ce sont les arts visuels, et notamment la peinture et la sculpture qui attirent Jean-Jules André Lecomte du Nouy dès sa tendre enfance. En 1861, il entre à l’école des Beaux-Arts, dans l’atelier de Charles Gleyre, puis passe dans l’atelier d’Emile Signol avant de suivre l’enseignement du fameux peintre Jean-Léon Gérôme, qui apprécie tout particulièrement les dispositions du jeune Lecomte Du Nouy. 

Dès 1863, Leocmte Du Nouy expose au Salon, où il rencontre un certain succès avec son tableau prenant pour thème Paolo et Francesca, les héros adultères de la Divine Comédie de Dante. Dès lors, il exposera annuellement, remportant dès ses premières participations quelques médailles et de bonnes critiques. Comme ses jeunes acolytes artistes, Lecomte Du Nouy rêve de voyages et d »horizons inconnus, et il part pour un grand tour découvrir les merveilles du monde méditerranéen. 

Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouyet l’antiquité rêvée

En 1865, Lecomte du Nouy s’embarque pour la Grèce, la Turquie et l’Egypte, et traverse même l’Asie Mineure, accompagné du peintre et ami Félix-Auguste Clément. Comme son maître Jean-Léon Gérôme, à la fois romantique, peintre-troubadour et précurseur de l’orientalisme, Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy se nourrit de diverses inspirations. Durant son voyage, l’antiquité, la renaissance, mais aussi l’orient l’inspirent. Il est assimilable au mouvement des néo-grecs qui orientalisent et sensualisent les références à l’antiquité. 

En 1866, au Salon, il remporte une médaille pour L’Invocation à Neptune, peinture aujourd’hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Lille. Le tableau intitulé Oedipe conduit par Antigone devant le corps de Jocaste, (autrefois conservé au Musée des Beaux-Arts d’Arras et sans doute perdu dans un incendie en 1915), témoigne comme le précédent de l’engouement de Lecomte du Nouy pour cette antiquité rêvée, à l’instar de Gérôme, mais aussi d’autres artistes incontournables de la période comme Jean-Auguste Dominique Ingres. Pour ce tableau, l’artiste reçoit le second grand prix de Rome. 

Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy, une carrière exemplaire

Désormais, Lecomte du Nouy est un peintre reconnu. L’Etat fait l’acquisition de certaines de ses toiles, comme pour celle des Porteurs de mauvaises nouvelles, exposée alors dans les collections du musée du Luxembourg en 1872. De même, L’Etat ainsi que la Ville de Paris lui commandent des oeuvres sur le thème de Saint Vincent pour l’église de la Sainte-Trinité l’année suivante.  

Pourtant, Lecomte du Nouy est attiré par l’Orient. De nouveau, en 1875, il voyage, se rendant au Maroc et en Egypte. De cette inspiration orientale naîtra une peinture idéalisée, dont le plus bel exemple est sans aucun doute l’Esclave Blanche conservée au Musée des Beaux-Arts de Nantes, peinte en 1888. 

En parallèle de ses dons dans la peinture de genre et dans la peinture d’histoire, Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy est aussi un très bon portraitiste. Lors d’un voyage à Bucarest en 1892 pour y voir son frère architecte, Lecomte du Nouy réalise les portraits du roi et de la reine de Roumanie. À son retour, il poursuit dans le portrait mondain, réalisant ceux de diverses figures de la haute-bourgeoisie et de la noblesse. Le Musée d’Orsay conserve notamment un beau portrait d’Adolphe Crémieux, l’un de ses parents, réalisé plus tôt, en 1878.

L’éclectisme et la curiosité dont fait preuve Lecomte du Nouy lui permettent de s’adapter. Fervent bonapartiste, il réalise des scènes historiques à visée politique, mais il surprend aussi avec une sculpture fameuse, le marbre intitulé « Le fer qui donne du pain » présenté au Salon de 1905, qui met en scène un paysan travaillant sa faux. Ce réalisme, loin de la veine néo-grecque de sa jeunesse, atteste des qualités artistiques et de l’adaptabilité de l’artiste. En 1901, Lecomte du Nouy était déjà l’auteur d’une autre sculpture remarquée, une Mort de Gavroche très remarquée. 

Après une carrière rythmée par de nombreux succès, Jules-Jean Lecomte du Nouy meurt à Paris en 1923. 

L’estimation des oeuvres de Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouy

Le record pour un tableau de Jean-Jules-antoine Lecomte du Nouy a été atteint en 2018, à Paris, lorsque le tableau Les portes du harem, souvenir du Caire, (75 x 130,5 cm) a remporté l’enchère de 2 millions d’euros hors frais. Les tableaux de Lecomte du Nouy sont en général estimés entre 8 000 et 70 000 euros, selon la qualité, le sujet, la date et le format. Ses petites esquisses peintes (études de diverses parties du corps, têtes, mains ou pieds) s’estiment autour des 2 000 euros, parfois moins. La sculpture la plus fameuse de Lecomte du Nouy, le Fer qui donne du pain, a été adjugée pour des reproductions en bronze de petit format (maximum 53 cm) entre 1000 et 2000 euros. 

(Illus.) Théodore Chassériau, Public domain, via Wikimedia Commons

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Estimation gratuite Louis-Auguste Girardot

Louis-Auguste Girardot

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Estimation et cote de l'artiste Louis-Auguste Girardot

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Les premiers pas de Louis-Auguste Girardot

Louis Auguste Girardot est né en 1856 à Loulans-les-Forges en Haute-Saône. Rien ne destinait ce garçon, issu d’un milieu populaire, à devenir peintre. Et Girardot ne commence pas ainsi sa carrière ; fils de mécanicien, il travaille et réalise toutes sortes de petits métiers précaires pour subvenir à ses besoins ; cependant, son rêve est d’apprendre le dessin. 

En 1880, alors qu’il est pensionnaire de la ville de Troyes, la municipalité lui offre la possibilité de suivre son rêve grâce à l’attribution d’une bourse. L’année suivante, Louis-Auguste Girardot se rend à Paris pour étudier l’art. Girardot entre alors à l’école Supérieure Nationale des Beaux-Arts, dans l’atelier du grand précurseur de l’orientalisme Jean-Léon Gérôme, et suit également l’enseignement de Paul Dubois, le peintre romantique dont la renommée est très importante dans ces années-là. 

Le début de carrière de Louis-Auguste Girardot

À partir de 1881, Louis-Auguste Girardot expose au Salon des Artistes Français. Il devient membre de la Société Nationale des Beaux-Arts un peu plus tard, en 1890, suite à l’obtention de son diplôme aux Beaux-Arts en 1886. Dès lors, son travail reconnu, Girardot exposera chaque année aux salons et manifestations officielles, rencontrant un certain succès auprès de la critique. La consécration a lieu dès le Salon de 1887 : L’Etat lui achète une première oeuvre, Ruth et Booz (aujourd’hui visible au Musée des Beaux-Arts de Troyes). À cette occasion, il se voit également décerner le prix Marie Bashkirtseff. 

L’année 1887 sourit décidément à Louis-Auguste Girardot : il obtient aussi une bourse pour voyager en Méditerranée : au programme, l’Espagne, le Maroc et l’Algérie. Ce voyage fait découvrir à Girardot les paysages ensoleillés et les traditions ancestrales du bassin méditerranéen, dont il s’éprend instantanément. Il rejoint son ami le peintre Jules-Alexis Muenier, également lauréat d’une bourse, et les deux acolytes vont jusqu’à Tétouan. C’est lors de ce voyage que se joue l’orientation picturale prise par le peintre, qui sera l’un des meilleurs représentants de l’orientalisme, déjà pratiqué par son maître des Beaux-Arts, Jean-Léon Gérôme.

Louis-Auguste Girardot et l’orientalisme : l’oeuvre d’une vie

Rentré à Paris, Louis-Auguste Girardot continue à peindre l’Orient. Ses tableaux prennent pour sujet la vie quotidienne au Maroc et les portraits féminins d’orientales, à l’exception de quelques paysages français. Son orientalisme plaît, et Girardot participe en 1889 à l’Exposition Universelle, ainsi qu’en 1900, année où c’est lui qui est mandaté pour organiser le pavillon des peintres orientalistes pour le pavillon de l’Algérie française. De même, il créée une affiche lithographiée pour l’occasion, « L’Andalouse au temps des Maures ». Lors de ces deux manifestations, Louis-Auguste Girardot se voit décerner des médailles d’argent pour ses peintures. Ces implications et récompenses attestent de son importance dans le panorama des peintres orientalistes de la fin du siècle, alors que le mouvement s’apprête à entamer son irrémédiable déclin. D’autres figures comme Constant Georges Gasté, Georges Brétegner, Pascal Dagnan-Bouveret ou Etienne Dinet sont aussi associées à cette dernière époque de l’orientalisme. 

Louis-Auguste Girardot participe en 1906 à l’Exposition Coloniale, puis renouvelle l’expérience en 1922 et 1931. Devenu sociétaire du Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, Girardot continue à y exposer chaque année en parallèle des expositions de grande envergure. Sa carrière est brillante ; chevalier de la Légion d’honneur en 1903, il aurait pu conserver son art orientaliste désormais célèbre, mais il choisit de se lancer un nouveau défi, et il lance en 1907 durant le Salon des peintres orientalistes l’Union provinciale des Arts Décoratifs avec Victor Prouvé, Jean-Adolphe Chudant et Etienne Dinet. Girardot y dirige la région Franche-Comté. 

Louis-Auguste Girardot continue de pratiquer son art jusqu’à sa mort en 1933. Fort de sa brillante réputation, il avait accueilli et formé le peintre et écrivain polonais Stanislaw Wyspiànski. 

 

L’estimation des oeuvres de Louis-Auguste Girardot

En 2009, une toile de Louis-Auguste Girardot représentant une jeune femme orientale dans un paysage aux tonalités rosées a été vendue à Paris aux enchères pour la somme record de 95 000 euros (hors frais). 

Les plus belles oeuvres orientalistes de Girardot – portraits féminins, scènes de vie locale – s’estiment en général autour de 10 000 et 60 000 euros. Les plus beaux dessins peuvent atteindre les 7 000 euros, tandis que d’autres ne dépassent pas les 200 euros. Tout dépend de la qualité, de la thématique, de la datation et des dimensions des feuilles de Girardot. 

 

(Illus.) Louis-Auguste Girardot, Public domain, via Wikimedia Commons

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Prosper Marilhat

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Prosper Marilhat, entre l’Auvergne et la formation parisienne

Prosper Marilhat, tout comme son ami Théodore Chassériau, est une étoile filante de la peinture française de la première moitié du XIXe siècle. 

Georges-Antoine-Prosper Marilhat, dit Prosper Marilhat, est né en 1811 à Vertaizon dans le Puy-de-Dôme, au sein d’une famille de la haute bourgeoisie (son père est banquier) qui évolue entre  le Château de Sauvagnat en Auvergne et la ville de Thiers, où le jeune Prosper Marilhat fait son apprentissage de l’art. 

Rapidement, Giovanni Valentini, un dessinateur italien, puis Michel Goutay-Riquet, un artiste local, lui enseignent les rudiments de la peinture et de l’art graphique. Dans la famille Marilhat, certains membres travaillant dans la coutellerie industrielle. Au vu de ses aptitudes manuelles, les parents de Prosper Marilhat l’envoient pour le compte d’un oncle industriel de la coutellerie, dans le midi de la France, où le jeune Marilhat reste dix-neuf mois, en s’obstinant dans le dessin plutôt que dans la vente. Le jeune peintre têtu obtient gain de cause, et peut bientôt gagner Paris, en 1829, où il compte faire ses armes en tant que peintre. 

Prosper Marilhat à Paris : naissance et consécration d’un peintre orientaliste

Prosper Marilhat s’installe à Paris et fréquente l’atelier du peintre Luc Charles Cicéri, un grand peintre décorateur qui travaille surtout pour l’Opéra de Paris, mais qui est également associé à de très nombreux travaux élaborés par le photographe Daguerre. Mais ce n’est pas ce qui convient au jeune Prosper Marilhat, et il s’inscrit à l’atelier de Camille Roqueplan, élève de Gros et peintre alors très en vogue. Dès 1831, à 20 ans, Propser Marilhat expose au Salon des artistes français. 

Le jeune homme se fait remarquer, et le baron Von Hugel, grand amateur de botanique, propose à Marilhat de l’accompagner en Orient. Le peintre voyage en Grèce, puis en Egypte avec le groupe, dont il se désolidarise pour s’établir à Alexandrie, où il se fait portraitiste pour subvenir à ses besoins, laissant le groupe du baron partir vers l’Inde. Marilhat visite ensuite le Liban, la Syrie, la Palestine. Il revient en France plus tard, en 1833, sur le Sphinx, un navire tractant l’obélisque de Louxor (mission organisée par le Baron Taylor), en compagnie du graveur Léon de Joannis, avec qui il publiera Campagne de Luxor en 1835. 

Passant par l’Auvergne, Marilhat, que l’on surnomme alors l’égyptien, décide finalement de s’établir définitivement à Paris pour poursuivre sa carrière artistique. Fort de ses 10 carnets de croquis, il se met à peindre des scènes orientalistes qui connaissent un immense succès. Prosper Marilhat expose au Salon, où Théophile Gautier le reconnaît comme l’un des grands peintres orientalistes aux côtés de Delacroix et Descamps. Eugène Fromentin, lui aussi peintre-voyageur, dira de même dans ses écrits quelques années plus tard, le rangeant aux côtés de Dauzats, de Delacroix et des premiers orientalistes. il fréquente le « cercle des arts » et se lie à de grandes figures de la protection du patrimoine, comme Prosper Mérimée, ainsi qu’à de grands artistes comme Théodore Chassériau, qui réalise son portrait, aujourd’hui conservé au Musée du Louvre, en 1835. Ainsi, Prosper Marilhat est devenu en peu de temps un peintre incontournable en France.

Prosper Marilhat, fin précoce de l’étoile filante de l’orientalisme

Prosper Marilhat a pris goût au voyage, et comme bien d’autres peintres du XIXe siècle, il effectue le fameux voyage en Italie sur le conseil de Théodore Caruelle d’Aligny, le paysagiste, afin de découvrir les trésors du pays, de l’antiquité à la Renaissance. En 1836, Prosper Marilhat voyage en Provence avec Camille Corot. 

Malheureusement, la maladie s’empare de Marilhat. Le peintre continue à honorer ses commandes, il grave deux de ses tableaux à l’eau-forte. En 1844-45, il réalise dans son atelier parisien des commandes pour l’état français, faute de pouvoir se rendre en Orient pour y chercher l’inspiration. Mais la syphillis progresse, et le peintre ne peut entreprendre le voyage, se résignant à peindre chez lui, grâce à ses carnets recelant les souvenirs de sa visite en Egypte. Camille Corot et Prosper Mérimée, que fréquente assidument Marilhat, se battent pour que le jeune peintre obtienne une bourse lui permettant d’entreprendre un voyage en Orient. Mais là encore, l’état de fragilité de Prosper Marilhat ne lui permet plus de voyager. Le peintre meurt à l’âge de 36 ans à Paris, en 1847.

L’estimation des oeuvres de Prosper Marilhat

Malgré la courte carrière de l’artiste, décédé très jeune, les tableaux de Prosper Marilhat sont prisés du public. Leur rareté est liée à la carrière écourtée du peintre, qui n’a pu produire quantités d’oeuvres. 

Ses paysages orientalistes rencontrent la ferveur des collectionneurs. En 2000, à Londres, la Vue de la place de l’Esbekieh et du quartier copte au Caire, un tableau de 1833, a été adjugé pour la somme record de 427 400 euros hors frais. D’autres toiles de l’artiste, comme Les voyageurs à l’oasis, une huile sur toile de 40 x 58,4 cm, ont réalisé une enchère supérieure à 100 000 euros. Généralement, ses tableaux orientalistes s’estiment entre 5 000 et 40 000 euros. 

Les dessins de Prosper Marilhat se vendent entre 500 et 3 000 euros selon la technique, la finition, la date et le format des feuilles proposées. 

(Illus.) Théodore Chassériau, Public domain, via Wikimedia Commons

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Raoul Du Gardier

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Raoul du Gardier, premiers pas dans la peinture

Raoul du Gardier est un peintre français d’origine allemande né à Wiesbaden en 1871 dans une famille de diplomates. Atteint de tuberculose, le jeune Raoul du Gardier se fait soigner à Paris, où sa famille déménage alors qu’il est adolescent. En 1888, Raoul du Gardier, passionné de dessin, s’inscrit à l’école Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il y reçoit l’enseignement d’Elie Delaunay, Théobald Chatran, Albert Maignan et Gustave Moreau. Présent au Salon des artistes français à partir de 1893, il reçoit une mention honorable pour son Oedipe et le Sphinx en 1897, avant d’en devenir membre en 1900.

Sa souffrance pulmonaire oblige le jeune artiste à se rendre régulièrement en Algérie, à Ameur el Aïn, où la famille Du Gardier possède un vignoble, pour profiter des bienfaits du climat méditerranéen. En 1897, lors d’un séjour, Raoul du Gardier y rencontre le peintre belge Henri Evenpoel, souffrant de la même maladie. Les deux acolytes visitent Tipasa, se prenant de passion pour les paysages maritimes offerts par l’Algérie. Le jeune Du Gardier se nourrit de ses voyages pour proposer en 1900 à l’exposition universelle la toile « Les femmes kabyles », récompensée par une médaille de bronze, et l’entrée en tant que sociétaire de Salon des artistes français. 

Raoul du Gardier, la mer et les voyages

Raoul du Gardier se spécialise dans deux types d’oeuvres : les peintures mondaines, dont les portraits pour lesquels il est reconnu, et les peintures orientalistes. En 1904, l’Etat acquiert « La femme en blanc » pour le musée du Luxembourg. En 1905, il participe à la fondation du Salon d’Automne. Raoul du Gardier est décidément attiré par l’Orient ; en 1911, il voyage en Turquie. Mais son succès s’affirme à la fin de la Première Guerre Mondiale, durant laquelle il s’est engagé auprès des troupes. A l’issue du conflit, Du Gardier collabore avec de nombreuses revues qui publient ses dessins et gravures, il reçoit la légion d’honneur, est nommé peintre de la marine, ce qui lui assure un revenu et aussi la perspective de voyages, et décuple ses séjours pour aller retrouver son frère Pierre-charles Du Gardier, devenu consul : Suez, Maurice, Madagascar… le peintre y étanche sa soif de voyages et d’exotisme. 

Raoul du Gardier exploite les couleurs vives de ces zones du globe ensoleillées lors de ses séances de peinture en plein-air. Il se rend plusieurs fois en Egypte et illustre le voyage d’autres que lui, notamment le récit de voyage d’Egypte de Pierre Mille, publié en épisodes dans l’Illustration. 

Le vrai tournant dans son inspiration arrive en 1929, lorsqu’en qualité de peintre de la marine, il embarque sur le croiseur Général Duquesne, pour un périple de trois mois qui le mène en Orient et jusqu’à l’ïle Maurice. À son retour, son carnet de croquis plein de dessins merveilleux, et la tête remplie de rêves, Raoul du Gardier se met à peindre d’innombrables tableaux reflétant les paysages de l’océan indien qu’il a découverts, de Port-Saïd en Egypte jusqu’à Djibouti et Zanzibar. En 1929 toujours, du Gardier illustre avec Charles Fouqueray la publication sur les croisières de Paul Chack. 

Raoul du Gardier, vie mondaine, vie bretonne, fin de vie

En 1932, Raoul du Gardier participe à la décoration du paquebot Normandie, chantier représentatif du mouvement Art Déco en France, où son exotisme prend des allures de raffinement extrême. Il se rend l’année suivante à Toulon pour décorer le bâtiment Vauban. En 1936, le peintre mondain, peintre de la marine, devient peintre de l’Air, et va découvrir le Maghreb, qu’il avait déjà aperçu dans son enfance grâce à son vignoble en Algérie. En dehors de ses voyages, Raoul du Gardier, désormais célèbre pour ses toiles orientalistes, reste à Paris, ou rejoint pour les mois d’été son frère Pierre-Charles à Pornic, en Bretagne. Eternel amoureux de la mer, il y installe un atelier où il réalise des peintures de marine. 

Lorsqu’éclate la Seconde guerre Mondiale, Raoul du Gardier n’est pas en bonne santé. En raison de son manque d’autonomie, il vient s’installer à Pornic, où le rejoindra bientôt Charles Fouqueray, et ne quittera plus la Bretagne. Son frère Pierre-Charles meurt en 1950, et deux ans plus tard, Raoul du Gardier s’éteint. 

L’estimation des oeuvres de Raoul du Gardier

Le record pour une peinture de Raoul du Gardier a été atteint à Monaco, en 2019, pour une oeuvre intitulée « croisière » (huile sur toile, 148 x 247 cm), qui a été remportée aux enchères la somme de 220 000 euros hors frais. Les plus belles oeuvres de Raoul du Gardier, notamment des scènes de vie maritime mettant en scène des personnages dans un décor de bateaux, sont généralement estimées entre 10 000 et 50 000 euros. Selon la taille, la technique et la qualité, ses peintures peuvent descendre dans des estimations tournant autour des 3 000 – 5 000 euros. Les gouaches et aquarelles de Du Gardier sont estimées entre 1000 et 5 000 euros généralement. Quelques oeuvres moins abouties se vendent pour quelques centaines d’euros, mais on trouve aussi des exceptions comme l’aquarelle « Déchargement du bateau au Maroc » (99 x 80 cm), vendue à Melun en 2003 pour 17 000 euros hors frais. 

(Illus.) Raoul du Gardier, Public domain, via Wikimedia Commons

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Victor Eeckhout, premiers pas d’un peintre belge

Victor Eeckhout est un peintre belge, né à Anvers en 1821. Fils du peintre de renom Jacob Joseph Eeckhout, le jeune Victor suit un parcours académique. Ses parents s’installent à La Haye en 1831, et son père, le peintre, est nommé en 1839 directeur de l’académie des Beaux-Arts de La Haye. C’est auprès de son père que Victor Eeckhout se forme au dessin et à la peinture. 

Plus tard, en 1848, Eeckhout part à Bruxelles pour se perfectionner, et participe à divers salons. Il présente en 1848 une Clarisse Harlowe qui fait grand bruit lors de l’Exposition Nationale, le Salon de  Bruxelles, où l’on reconnaît encore l’enseignement paternel au sujet duquel les critiques s’accordent à dire qu’il marque brillamment une entrée dans le monde professionnel des peintres. 

Victor Eeckhout entre dans la lumière

Jusqu’à l’orée des années 1860, Victor Eeckhout pratique majoritairement le portrait et la peinture troubadour et historiciste, reprenant des faits du passé médiéval ou des scènes phares de la littérature internationale (comme le texte de Richardson, traité en 1848). Il traite aussi la scène de genre, et présente en 1855 à l’Exposition Universelle de Paris, section des artistes belges, un tableau, « La leçon mal sue », loué par l’un des critiques français de l’événement, et dont le livret nous est parvenu, Edmond About. Eeckhout est un peintre cultivé, grand admirateur de Rembrandt et de Salvator Rosa, dont il s’inspire dans son traitement du clair-obscur. En 1850, il présente notamment un Joueur Novice dont la critique lui fait le reproche d’en avoir copié le motif sur le peintre napolitain. 

Mais l’artiste est également très apprécié pour son beau colorisme, hérité de la peinture de son père Jacob Joseph Eeckhout, et de Rembrandt, un don pour la subtilité de la palette que le jeune homme va exploiter durant toute sa carrière au Maroc, où la brillance des soleils du sud lui dictera des tonalités chatoyantes.  En 1859, il contribue, avec son père, lui aussi compté parmi les 16 membres-fondateurs, à fonder la Société Royale belge des aquarellistes, présidée par Jean-Baptiste Madou.

Victor Eeckhout est un touche-a-tout, et on retrouve son nom associé à la toute fin des années 1850 à un procédé de reproduction photographique des dessins, en ajoutant de l’acide acétique au bain d’acétate de plomb imaginé par Harville et Pont, et qui permettait déjà, mais en plusieurs bains, la reproduction des dessins. 

En 1865 et 1866, Victor Eeckhout poursuit son chemin à Paris, où son père s’était installé et était mort en 1859. Victor Eeckhout y regarde les peintres orientalistes au faîte de leur art.  

Victor Eeckhout et l’orientalisme : le choix d’une vie au Maroc

Eeckhout part l’année suivante s’installer au Maroc, à Tanger. Fasciné par l’orient qu’il découvre pour la première fois, le peintre décide de ne pas rentrer. Il visite les territoires du Maroc et se rend aussi en Algérie. Au cours d’un voyage au Maroc, il rencontre le peintre Jean Portaels, qui avait déjà séjourné en Orient dans les années 1840 et y était revenu en 1870. Avec Portaels, Victor Eeckhout noue une amitié forte et rencontre d’autres peintres orientalistes belges. 

L’orientalisme que développe Victor Eeckhout est à tendance réaliste ; il renie l’orient fantasmé des peintres occidentaux, pour se rapprocher d’une étude pure et simple des modes de vie locaux, une peu comme l’avait initié le grand précurseur français de l’orientalisme, Eugène Delacroix. 

Loin de la sensualité imaginée des femmes orientales, Eeckhout exécute des scènes de vie populaire, en montrant le rusticité des habitants, dans des paysages ensoleillés où la terre et le ciel se mêlent en des couleurs primaires incomparables. Victor Eeckhout restera toute la dernière partie de sa vie au Maroc. Il meurt à Tanger en 1879. 

L’estimation des oeuvres de Victor Eeckhout

Rares sont les oeuvres de Victor Eeckhout à avoir circulé sur le marché de l’art. Le record d’enchère pour l’une de ses oeuvres a été atteint en 2018, lorsque l’oeuvre intitulée « Scène à Tanger », une huile sur toile de 75 x 110 cm, a été adjugée pour la somme de 106 300 euros hors frais à Casablanca. En tout, on comptabilise neuf oeuvres ayant dépassé les 10 000 euros d’adjudication (hors frais) depuis 2004. Ses compositions orientalistes sont les seules prisées, reléguant les quelques compositions historicistes qui nous sont parvenues à un rang inférieur (- comptez quelques centaines d’euros pour ce genre de scènes-). 

(Illus.) Victor Eeckhout, Public domain, via Wikimedia Commons

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Louis-Michel van Loo

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Estimation et cote de l'artiste Louis-Michel van Loo

En digne descendant de la lignée d’artistes dont il est issu, Louis-Michel van Loo (1707 – 1771) est un peintre reconnu pour ses tableaux d’histoire et ses portraits. Son talent lui permet de recevoir des commandes prestigieuses de la royauté espagnole et française, comme de la haute société du XVIIIe siècle. 

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Louis-Michel van Loo, héritier d’une lignée artistique

Fils du peintre Jean-Baptiste van Loo, Louis-Michel van Loo est également le frère de François et de Charles-Amédée, et le neveu de Carle van Loo, tous trois artistes. Il est issu de cette dynastie de peintres français d’origine néerlandaise, dont le premier représentant n’est autre que Jacob van Loo.

Né à Toulon en 1707, Louis-Michel van Loo suit son apprentissage artistique auprès de son père. Il accompagne ce dernier à Turin et à Rome, avec ses frères et son oncle. Le peintre François Boucher voyage en leur compagnie. La formation académique du jeune homme lui permet de se perfectionner dans la peinture d’histoire.
En 1725, Louis-Michel van Loo remporte le prix de l’Académie royale de peinture et de sculpture de Rome (Prix de Rome). Son tableau Moïse enfant faisant tomber la couronne de pharaon suscite l’admiration. Ce sont cependant ses portraits qui lui permettront de forger sa réputation.

Les portraits réalisés par le peintre Louis-Michel van Loo

En effet, reconnu pour ses talents de portraitiste, Louis-Michel van Loo reçoit de prestigieuses commandes. Sa renommée grandissante dépasse les frontières françaises. En 1736, l’artiste est nommé peintre officiel de la cour d’Espagne, à Madrid. Il prend ainsi la suite du portraitiste Jean Ranc. Là-bas, le peintre exécute de nombreux portraits de la famille royale espagnole, dont celui de Philippe V, roi d’Espagne. Louis-Michel van Loo est l’un des membres fondateurs de l’Académie de Madrid.

De retour en France en 1752 à la mort du roi d’Espagne, le peintre reçoit des commandes des Bâtiments du roi. En 1759, Louis-Michel van Loo gagne l’honneur de peindre le portrait de Louis XV en habit royal.
Concernant ses expositions au Salon de peinture et de sculpture de Paris, il y prend part pour la première fois en 1753. Par la suite, Louis-Michel van Loo y présentera des œuvres régulièrement jusqu’en 1769. 

Fréquentant la haute société, Louis-Michel van Loo représente également des écrivains ou des artistes tel l’architecte Jacques-Germain Soufflot. Son portrait de Marivaux reste l’une des plus célèbres représentations du romancier. En 1762, Louis-Michel van Loo succède à son oncle Carle van Loo en tant que premier peintre du roi. Trois ans plus tard, il prend également sa place à la direction de l’École royale des élèves protégés.

Le Portrait de l’auteur, accompagné de sa sœur et travaillant au portrait de son père, exécuté en 1763, constitue un bel exemple du talent de Louis-Michel van Loo dans l’art du portrait. L’artiste est représenté assis, jambes croisées, tenant ses pinceaux d’une main. Sa sœur Marie-Anne se tient derrière lui, vêtue d’une riche robe. L’exécution de cet habit est particulièrement soignée. Les deux personnages semblent interrompus dans leur tâche. Ils regardent l’air interrogatif en direction du spectateur du tableau. Sur le chevalet est posée une esquisse d’un portrait de Jean-Baptiste van Loo, père de Louis-Michel, décédé en 1745.  

Un autre portrait de Louis-Michel van Loo reste également parmi les plus célèbres de sa production. En 1767, le peintre réalise un portrait de Denis Diderot en signe de son amitié pour le philosophe. L’illustre homme des Lumières est représenté à sa table de travail, rédigeant un texte. Il semble pensif, interrompu dans ses idées. Il pointe un doigt nonchalant vers sa droite. Vêtu d’une robe de chambre en satin finement travaillée, l’écrivain suspend son écriture le temps de la pose. La mise en scène est étudiée. Pourtant, Denis Diderot critiquera cette œuvre à cause de son allure qu’il trouve enjolivée, et de l’habit bien trop luxueux. Cette toile est exposée au Salon de peinture et de sculpture de Paris de la même année. 

Poursuivant ses tableaux de commande jusqu’à sa mort, Louis-Michel van Loo décède à Paris, en 1771.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Louis-Michel van Loo

Ces dernières années, ce sont plutôt les peintures de portraits exécutés par Louis-Michel van Loo qui sont présentées dans les salles de vente aux enchères. Peu de dessins ou d’aquarelles de cet artiste circulent sur le marché de l’art.

En 2022, l’huile sur toile Portrait d’une jeune fille, en buste, s’est vendue 7 099 euros. Le Portrait de François Louis Colins, chargé de l’entretien des tableaux du roi, a quant à lui été vendu 20 000 euros la même année. Cependant, quelques années avant, le Portrait de Charles-Nicolas Cochin avait atteint la somme de 100 000 euros en 2015. Le Portrait de Jacques Roettiers, dans une veste mauve tenant un médaillon, a été acquis pour le prix de 49 628 euros. Dans un genre différent, l’huile sur toile Scène galante dans un parc a été vendue à 20 000 euros en 2018.

(Illus.) Louis-Michel van Loo Portrait de Denis Diderot 1767



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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste van Loo

Fils du peintre Louis-Abraham van Loo, Jean-Baptiste van Loo (1684 – 1745) fait partie d’une dynastie d’artistes d’origine néerlandaise. Il est particulièrement réputé pour ses portraits, ses scènes de genre et ses peintures d’histoire.

 

 

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L’apprentissage artistique de Jean-Baptiste van Loo

Né à Aix-en-Provence, Jean-Baptiste van Loo est initié très tôt à la peinture par son père Louis-Abraham van Loo. Ce dernier est le fils de Jacob van Loo, peintre néerlandais reconnu pour ses scènes mythologiques et bibliques. Rapidement, Jean-Baptiste van Loo accompagne son père dans ses voyages au sud de la France. En 1706, le jeune artiste découvre les œuvres de Pierre Puget à l’Arsenal de Toulon. Jean-Baptiste van Loo débute sa carrière de peintre en acceptant des commandes des portraits. Il se marie avec Marguerite Lebrun, à qui il enseigne l’art de la miniature. 

Fuyant l’invasion de la ville en 1707 par le duc de Savoie lors de la guerre de Succession d’Espagne, Jean-Baptiste van Loo retourne à Aix-en-Provence. Il y réalise des tableaux religieux, ainsi que deux plafonds de la maison de campagne du commissaire général des guerres Simon Lenfant. À cette période, le peintre exécute notamment une Annonciation pour les jacobins, L’Agonie de saint Joseph pour l’église de la Madeleine et un portrait de François de Mailly, archevêque d’Arles.

Jean-Baptiste van Loo, peintre reconnu par la Cour

La notoriété de Jean-Baptiste van Loo ne cesse de croitre. Le peintre est invité à la cour de Monaco pour y réaliser des portraits de la famille Grimaldi et de la société mondaine.

Dès l’année 1912, Jean-Baptiste van Loo voyage en Italie, à Turin. Il y emmène son jeune frère, le peintre Carle van Loo, ainsi que ses fils Louis-Michel, François et Charles Amédée Philippe van Loo. Son talent l’amène à rencontrer le prince de Carignan, cousin et gendre du roi Victor Amédée de Savoie. Celui-ci devient son mécène, lui permettant de séjourner à Rome. Par la suite, le prince loge Jean-Baptiste van Loo et sa famille dans son hôtel parisien, en 1720. Ainsi débutent les honneurs de la haute société comme de la royauté. Jean-Baptiste van Loo exécute notamment le portrait du banquier John Law, connu pour son invention du billet de banque.

Jean-Baptiste van Loo se voit attribuer des commandes par son protecteur telle sa toile Le Triomphe de Galathée. Pour l’église de Saint-Germain-des-Prés, il peint Saint Pierre délivré de la prison par un ange. Présenté à la Cour, Jean-Baptiste van Loo réalise des peintures pour le Régent, le duc Philippe d’Orléans. Le roi Louis XV lui commande ensuite deux portraits. En 1731, Jean-Baptiste van Loo est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Le peintre présente son tableau Diane et Endymion, considéré comme l’un de ses chefs-d’œuvre. 

Parmi les élèves de Jean-Baptiste van Loo figurent Jean Siméon Chardin, Françoise Duparc ou encore Pierre Charles Trémolières. Son jeune frère et ses enfants ont également bénéficié de ses conseils. Son fils Louis-Michel van Loo deviendra premier peintre du roi d’Espagne tandis que son autre fils Charles-Amédée sera nommé auprès du roi de Prusse.

Le retour à Aix-en-Provence de l’artiste Jean-Baptiste van Loo

En 1737, Jean-Baptiste van Loo présente au Salon sa peinture Le Bain de Diane, exécutée pour le prince de Carignan. Le succès est minime par rapport à celui de Carle van Loo. Le thème mythologique, pourtant en vogue à cette époque, ne séduit pas autant que les peintures de son jeune frère.  

À Londres de 1738 à 1742, l’artiste y retrouve la gloire. Il est recherché par la société pour ses portraits. Il réalise notamment celui de William Murray, comte de Mansfield, et celui d’Augusta de Saxe-Gotha, princesse de Galles, et de sa famille.
Jean-Baptiste von Loo se retire ensuite à Aix-en-Provence pour des raisons de santé où il continue de peindre jusqu’à sa mort, en 1745, à l’âge de soixante-et-un ans. Durant cette période, l’artiste peint les portraits de la princesse de Carignan, du comte de Brue ou encore du prince Dom Philippe.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Baptiste van Loo

Sur le marché de l’art, les prix des tableaux de Jean-Baptiste van Loo se situent entre 1 500 euros et 175 000 euros. En 2020, le tableau Portrait d’un acteur de Jean-Baptiste van Loo a été vendu au prix de 58 000 euros, somme la plus importante obtenue ces dernières années. Plus récemment, le portrait de Madame Marie Justine Benoit Duronceray Favart a été vendu 4 023 euros en 2022. Le propriétaire de l’huile sur toile La Flagellation du Christ à la colonne a quant à lui obtenu 9 453 euros pour la vente du tableau en 2019. Peu de dessins ou d’aquarelles ont été mis en vente. En 2014, un dessin représentant Une Femme nue assise, exécuté à la craie sur papier, a cependant été vendu à 5 377 euros.

(Illus.) Jean-Baptiste van Loo Le Bain de Diane



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Estimation et cote de l'artiste Charles-André van Loo

Issu d’une dynastie de peintres d’origine néerlandaise, Charles-André van Loo (1705 – 1765) acquiert une renommée importante de son vivant. Cet artiste virtuose s’illustre dans le style rococo. Populaire à la cour, il est nommé premier peintre du roi Louis XV.

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La formation artistique de Charles-André van Loo

Charles-André van Loo, dit Carle van Loo ou Carle Vanloo, est né à Nice en 1705. Il est l’un des descendants de Jacob van Loo (1614 – 1670), peintre néerlandais réputé pour ses scènes mythologiques et bibliques. Son père, le peintre Louis-Abraham van Loo, décède en 1912. C’est alors son frère Jean-Baptiste van Loo qui prend en charge l’éducation artistique du jeune garçon. Artiste également, son aîné l’emmène avec lui à Turin et à Rome. Charles-André van Loo se forme auprès du peintre italien baroque Benedetto Lutti, puis avec Pierre Le Gros qui lui fait découvrir la sculpture. 

En 1720, la famille van Loo s’installe à Paris. Charles-André van Loo, déjà précédé par sa réputation d’artiste de talent, obtient en 1724 le premier prix de Rome avec sa toile Jacob purifie sa maison avant de partir pour Bethel. Ce succès lui permet de devenir pensionnaire à l’Académie de France à Rome en 1728. L’année suivante, il réalise Enée portant Anchise, l’un de ses plus célèbres tableaux. Cette toile illustre une scène mythologique, un épisode de la guerre de Troie. Le pape Benoît XIII, sensible à ses talents, l’honore d’un cordon de chevalier.  

Charles-André van Loo, premier peintre du roi Louis XV

Charles-André van Loo effectue des tableaux pour le roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne. En 1732, l’artiste épouse la musicienne Christina Somis à Turin. Il réalise des fresques pour le palais de Stupinigi. Il peint également des toiles pour le Palazzo Reale. Charles-André van Loo y reçoit de nombreux éloges, tant par la critique que par ses pairs.

De retour en France deux ans plus tard, Charles-André van Loo est nommé membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture, et en deviendra l’un de ses professeurs. En 1749, il reçoit le titre de gouverneur de l’École royale des élèves protégés. Poursuivant son ascension administrative, Charles-André van Loo accède au poste de directeur de l’Académie en 1763. Entre-temps, bénéficiant de la faveur de Louis XV, il est nommé premier peintre du roi en 1762. 

Les œuvres majeures de Charles-André van Loo

La renommée de Charles-André van Loo est telle que des commandes lui parviennent de la manufacture des Gobelins et de personnalités de la haute bourgeoisie, mais aussi du Roi. Le peintre se diversifie dans son art. Il exécute aussi bien des scènes mythologiques et religieuses que des scènes de genre, des allégories et des portraits. 

Pour le Roi et la Marquise de Pompadour, Charles-André van Loo exécute des scènes de chasse à Versailles telle son œuvre La Chasse à l’autruche, peinte en 1738. Son habileté dans le dessin est éminemment reconnue, tout comme la suavité de ses coloris. Ses scènes de genre, des turqueries – c’est-à-dire des portraits de personnalités mondaines vêtues à la mode « exotique » -, accroissent sa popularité. Peu instruit, le peintre est influençable et il recommence parfois sa composition par suite d’une mauvaise critique. Cela a été le cas pour la première version du premier tableau commandé pour la décoration du chœur de l’église Notre-Dame-des-Victoires, à Paris. Suivront six tableaux, de grande dimension, représentatifs des peintures religieuses de Charles-André van Loo. Exécutées entre 1745 et 1755, les toiles retracent la vie de saint Augustin. 

Délaissant le style rococo vers 1750, Charles-André van Loo se fait peintre d’histoire. En 1757, Frédéric II de Prusse commande au peintre une de ses œuvres les plus marquantes : Le Sacrifice d’Iphigénie. Destinée au Salon de marbre du Nouveau Palais de Potsdam, elle y est admirée et acclamée par les uns, critiquée par d’autres. En effet, Charles-André van Loo y représente Agamemnon le visage découvert, une nouveauté dans la tradition picturale.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Charles-André van Loo

En 2022, le tableau de Charles-André van Loo intitulé L’Aveuglement des habitants de Sodome atteint la somme de 100 574 euros lors d’une vente aux enchères. La même année, Le Sacrifice à l’amour, huile sur toile représentant une jeune femme offrant une guirlande de fleurs à une statue d’ange, a été vendue au prix de 38 600 euros. Auparavant, le Portrait de Louis XV en habit militaire a été cédé pour 73 000 euros en 2016. De plus petite dimension, sa toile Une Nymphe à son bain a obtenu pour sa vente la somme de 48 011 euros en 2020. 

Récemment, les dessins de Charles-André van Loo se sont vendus à des sommes allant de 400 à plus de 30 000 euros. Par exemple, son dessin à la pierre noire représentant une Nymphe au bord de l’eau a été acheté à 13 000 euros en 2022. Un Portrait de jeune homme assis, toujours à la pierre noire, a atteint la somme de 33 000 euros. Par ailleurs, Le Mendiant et son chien, une sanguine sur papier, a été cédé pour 650 euros en 2022. En 2019, une étude académique d’un homme nu, sanguine, atteignait 10 591 euros sur le marché de l’art.

(Illus.) Charles-André van Loo Enée portant Anchise 1729

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