Estimation gratuite Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau (1715 – 1783) est un artiste réputé pour ses portraits au pastel. Souvent comparé à Maurice Quentin de la Tour, peintre de la cour, il demeure l’un des grands pastellistes de son époque. Nomade, il parcourt l’Europe pour y représenter les personnalités influentes de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie.

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Les premières années artistiques du peintre Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau, dit aussi Perroneau, débute son apprentissage auprès du graveur Jean-François Cars. Il entre ensuite à l’atelier de Charles-Joseph Natoire, illustre peintre rococo. Le jeune homme ne tarde pas à travailler comme graveur, puis en tant que portraitiste. Il utilise la peinture à l’huile comme le pastel.
À trente-et-un ans, Jean-Baptiste Perronneau est agréé à l’Académie de peinture et de sculpture de Paris. Il y est reçu sept années plus tard, en 1753. 

Jean-Baptiste Perronneau expose au Salon du Louvre dès 1746, année de son agrément à l’Académie. Il y présente régulièrement ses tableaux, sans toutefois recueillir des louanges sur son œuvre. Au Salon de 1750, Jean-Baptiste Perronneau y est même moqué. En effet, comme le rapporte le critique Denis Diderot dans Le Salon de 1767, Maurice Quentin de La Tour, installé et estimé, commande son portrait au jeune artiste. Le pastel est alors présenté à côté de l’autoportrait réalisé en cachette par Maurice Quentin de La Tour. Les deux œuvres sont confrontées et comparées. Celle de son adversaire est encensée. Les deux artistes ne cessent d’être rivaux, parfois malgré eux.

C’est en 1753 que Jean-Baptiste Perronneau présente au Salon de Paris ses deux morceaux de réception. Le premier est un portrait du peintre Jean-Baptiste Oudry, et le second celui du sculpteur Lambert Sigisbert Adam. Ces deux œuvres lui valent enfin la reconnaissance. Jean-Baptiste Perronneau devient dès lors recherché pour ses portraits élégants et modernes.

En 1754, Jean-Baptiste Perronneau épouse Louis-Charlotte Aubert, fille du miniaturiste François Aubert. C’est deux ans plus tard, en 1756, que le pastelliste commence à voyager.  

Les portraits au pastel de l’artiste Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau excelle dans la maîtrise du pastel, même s’il ne délaisse pas complètement la peinture à l’huile. Le pastel lui permet de donner de l’expressivité à ses modèles. Ses portraits, principalement des personnages en buste ou en pied, se découpent sur un fond neutre. Les textures, les couleurs et les effets de lumière sont particulièrement étudiés. Jean-Baptiste Perronneau s’attache à donner à ses sujets une allure naturelle, à leur livrer de l’intensité dans le regard. Les modèles sont reconnaissables. Ils se distinguent par un ou deux accessoires qui les caractérisent.
Le pastel, moins couteux que la technique de la peinture à l’huile et plus rapide dans l’exécution, permet aussi d’atteindre une clientèle moins fortunée. Il s’agit principalement de bourgeois, de commerçants, d’intellectuels et d’artistes.

De Bordeaux à Orléans, de Turin à Londres, Jean-Baptiste Perronneau parcourt l’Europe pour répondre aux commandes. Parmi ses modèles figurent le juriste Daniel Jousse, le mathématicien Pierre Bouguer, le graveur Gabriel Huquier, l’homme d’affaires Charles-François Tassin de Charsonville, le diplomate Jacob van Kretschmar ou le danseur Jean-Georges Noverre. Jean-Baptiste Perronneau séjourne en Italie, en Angleterre, en Pologne, en Espagne ou encore aux Pays-Bas. Il décède à Amsterdam en 1783.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Baptiste Perronneau

Sur le marché de l’art, les ventes des dessins de Jean-Baptiste Perronneau, notamment ses portraits au pastel, surpassent en nombre et en prix celles de ses peintures. Par exemple, en 2016, le dessin au pastel intitulé Portrait d’Aignan-Thomas Desfriches, seigneur de la Cartaudière, un collectionneur et mécène, a atteint la forte somme de 330 000 euros.
En 2019, le Portrait d’un gentilhomme en habit sable et veste bleue a été vendu 70 000 euros. Le Portrait présumé de François Gorsse en habit gris s’est quant à lui vendu 45 000 euros en 2019. L’un des portraits au pastel ayant le prix le plus minime pour cet artiste ces dernières années s’est vendu en 2021. Il s’agit du Portrait d’une dame à la robe bleue portant un livre. Il a été adjugé à 1 628 euros. 

Le prix des peintures de Jean-Baptiste Perronneau se situe généralement entre 4 000 euros et 30 000 euros. En 2014, l’huile sur toile du Portrait d’une dame, probablement madame Blondel d’Azincourt, vêtue d’une cape à pois bleus et d’un manchon de fourrure, a été vendue pour la somme de 29 288 euros. Le Portrait présumé de Barthélémy Augustin Bondel d’Azincourt s’est quant à lui vendu 26 000 euros en 2016.
En 2022, le Portrait d’une dame portant un manteau bleu doublé de fourrure et le Portrait d’une élégante à la robe aux nœuds bleus tenant une rose ont été achetés pour des sommes plus modiques. Ils ont été adjugés respectivement à 4 304 euros et à 6 000 euros. 

(Illus.) Jean-Baptiste Perronneau Une Fille avec un chaton Vers 1743

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Estimation gratuite Filippo Palizzi

Filippo Palizzi

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Estimation et cote de l'artiste Filippo Palizzi

Issue d’une famille de peintres, Filippo Palizzi (1818 – 1899) est l’un des plus grands représentants de l’école du vérisme italien. Le « peintre des animaux » (il pittore degli animali) se distingue dans son exécution soigneuse et approfondie des espèces les plus variées. 

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L’apprentissage artistique du peintre Filippo Palizzi

Né en 1818 dans la région des Abruzzes, en Italie, Filippo Palizzi est le cinquième enfant d’une fratrie de treize. Trois de ses frères, Francesco Paolo, Giuseppe et Nicola, deviendront également des artistes.
Filippo Palizzi s’inscrit à l’Académie royale des beaux-arts de Naples pour y fréquenter les cours de Gabriele Smargiassi. La peinture de ce dernier est empreinte du style de l’École du Pausilippe, c’est-à-dire chargée de représentations fidèles de paysages urbains. Ce genre étant considéré comme démodé, le jeune artiste intègre l’atelier du portraitiste Giuseppe Bonolis.
Parmi les premiers, Filippo Palizzi s’intéresse à l’art de la photographie. Il capture des paysages pour s’en servir de modèles. Adepte d’une peinture véridique, il réalise avec minutie et moult détails des tableaux de nature d’après des études sur le vif. Les paysages et les animaux font déjà partie de ses thèmes de prédilection.

Filippo Palizzi remporte une médaille d’argent à l’Académie des beaux-arts de Naples. En 1839, il expose pour la première fois une étude d’animaux à la biennale du Real Museo Borbonico (aujourd’hui le musée archéologique national de Naples). Le dessin est acheté par la duchesse de Berry.

En 1842, Filippe Palizzi est invité à suivre le prince Maronsi en Moldavie pour enseigner le dessin au fils de celui-ci. Il y étudie les animaux du pays tels les ours. Puis, en 1855, Filippo Palizzi rend visite à son frère Giuseppe, installé en France. Celui-ci lui fait découvrir les peintres de l’École de Barbizon. Il visite l’Exposition universelle des beaux-arts en 1855 pour y admirer les œuvres de Camille Corot et de Gustave Courbet.

La vie en France de l’artiste italien Filippo Palizzi

Après un séjour aux Pays-Bas, Filippo Palizzi s’installe à Grez-sur-Loing puis à Marlotte, deux communes situées en Île-de-France. En compagnie de son frère Giuseppe Palizzi, l’artiste occupe la « villa Palizzi ». Ils établissent leur atelier, nommé la « Gobba », dans la forêt de Fontainebleau où sont accueillis entre autres le peintre Olivier de Penne et le marchand d’art Louis-Adolphe Beugniet. 

Le peintre présente six tableaux en 1867 pour l’Exposition universelle de Paris. Parmi les toiles figure le grand tableau Après le déluge. Celui-ci remporte alors un grand succès. Ce tableau représente un épisode de la Genèse. Dans un décor détruit, les animaux retrouvent la liberté après leur sauvetage dans l’Arche de Noé. Avec le souci du moindre détail, Filippo Palizzi s’attache à représenter la ménagerie idéale avec réalisme. Zèbres, hippopotames, lion, autruches ou encore éléphants s’éparpillent dans la nature anéantie. Le peintre a effectué des études des animaux du Jardin des plantes à Paris afin de pouvoir peindre toutes les espèces de bêtes.
En effet, les représentations de paysans, de paysages arborés et d’animaux tels les colombes, les chevaux, les ânes et les moutons sont des sujets qui apparaissent fréquemment dans son œuvre. Filippo Palizzi se distingue également pour ses petits tableaux de paysages des environs de Naples. 

Retour à Naples pour le peintre Filippo Palizzi

En 1861, Filippo Palizzi fonde avec Domenico Morelli la Società Promotrice di Belle Arti. Toujours prolifique dans sa production artistique, le peintre approfondit sa technique du clair-obscur. En 1878, il fonde avec Gaetano Filangeri et Domenico Morelli le musée artistique industriel qu’il dirige ensuite à partir de l’année 1880. Il s’attache à développer l’enseignement de la gravure, de la céramique et de la décoration murale.

L’estimation d’une œuvre de Filippo Palizzi

Les œuvres de Filippo Palizzi sont majoritairement présentées sur le marché de l’art autrichien. Parmi les ventes récentes, le tableau Les Petits Gardiens de chèvres, peint en 1871, a été vendu pour la somme de 80 000 euros en 2022. En 2020, le tableau représentant l’épisode biblique de L’Arche de Noé, peint en 1861, a atteint la somme de 163 119 euros. Précédemment, Perroquets dans une serre tropicale (1879), une huile sur toile originale de format carré, a obtenu la somme de 55 288 euros lors de sa vente.

La côte des dessins de Filippo Palizzi reste modeste. En 2021, une tempera sur papier d’une chèvre et son chevreau a été adjugée pour 900 euros. L’année précédente, en 2020, un Portrait de Stanislao Lista à la pierre noire a été vendu au prix du marteau à 2 211 euros. Une étude à l’encre de chine sur papier, représentant trois animaux, dont un mouton accroché par les pattes et un lapin, a quant à elle été acquise pour 1 100 euros en 2014. Auparavant, une petite aquarelle représentant un chien vu de dos s’était vendue 1 300 euros en 2012. 

(Illus.) Filippo Palizzi 

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Oudry

Jean-Baptiste Oudry

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Oudry

Peintre à la cour du roi Louis XV, Jean-Baptiste Oudry (1686 – 1755) se distingue par ses représentations de scènes de chasse et ses natures mortes. Son observation fine des animaux lui permet de représenter les bêtes avec réalisme et finesse. Ses Fables de Jean de la Fontaine figurent parmi les plus illustrations les plus remarquables du XVIIIe siècle. 

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L’apprentissage et les débuts artistiques du peintre Jean-Baptiste Oudry

Né à Paris, Jean-Baptiste Oudry entame sa formation artistique avec son père, le peintre et marchand de tableaux Jacques Oudry. Il poursuit son apprentissage auprès du portraitiste réputé Nicolas de Largillierre. En 1708, Jean-Baptiste Oudry est reçu membre de l’Académie de Saint-Luc, où son père est directeur. Élève brillant et appliqué, Jean-Baptiste Oudry ne tarde pas à être remarqué. Il se consacre particulièrement à l’étude des tableaux religieux et aux portraits. 

Par la suite, Pierre le Grand, de séjour à Paris, découvre Jean-Baptiste Oudry. Il est particulièrement touché par sa peinture. En 1717, le tsar de Russie lui commande son portrait et, conquis, il aurait même souhaité l’emmener à Saint-Pétersbourg. Deux ans plus tard, le jeune homme entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris en qualité de peintre d’histoire. Jean-Baptiste Oudry y présente son tableau allégorique L’Abondance et ses attributs.

Scènes de chasse et natures mortes par l’artiste Jean-Baptiste Oudry

Jean-Baptiste Oudry excelle dans la réalisation de natures mortes. En outre, il s’attache particulièrement à représenter les animaux, aussi bien domestiques que sauvages. Ses scènes de chasse sont remarquées pour leur réalisme. Il en exécute en 1724 pour la salle des gardes du château de Chantilly. Appréciant sa peinture, le roi lui commande alors le portrait de Misse et Turlu, ses deux levrettes. Suivront d’autres demandes de peintures animalières, genre où Jean-Baptiste Oudry est novateur en attribuant les places centrales aux bêtes. Il s’attache également à rendre leurs attitudes expressives et il joue sur les contrastes entre les pelages et les décors.

En 1726, Jean-Baptiste Oudry est nommé peintre ordinaire de la vénerie royale. Le tableau Nature morte au gibier et aux pêches dans un paysage (1727) montre le talent du peintre en ce qui concerne sa maîtrise de la matière, de la texture et des couleurs. De style rococo, cette œuvre affirme son savoir-faire pictural pour les animaux et les fruits.

Les cartons de tapisserie de Jean-Baptiste Oudry, sur le thème des Chasses royales de Louis XV, sont représentatifs de son œuvre à cette période. Commandés en 1733 par le roi, grand amateur de vénerie, ils témoignent de la passion du souverain pour la chasse. Jean-Baptiste Oudry s’inspire des paysages réels de Fontainebleau et il travaille d’après nature. Pour les espèces exotiques, il fréquente la ménagerie royale et les cabinets de curiosité. Son sens de la composition, sa touche précise et réaliste, sa palette variée et lumineuse prévalent dans ses œuvres. La réputation de Jean-Baptiste Oudry est telle que les commandes affluent de la part de la haute société française comme européenne. 

Jean-Baptiste Oudry devient inspecteur de la manufacture nationale des Gobelins, puis directeur artistique de la manufacture royale de tapisserie de Beauvais en 1734. En commandant des œuvres aux artistes renommés, il contribue au rayonnement international de cette institution. Jean-Baptiste Oudry réalise notamment 176 dessins illustrant les Fables de la Fontaine (1736) pour la manufacture. Ce sujet de choix pour qui aime les animaux lui offre une abondante variété de thèmes à illustrer.
Jean-Baptiste Oudry décède en 1755, à Beauvais. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Baptiste Oudry

Sur le marché de l’art, les peintures de Jean-Baptiste Oudry sont généralement estimées entre 1 000 et 500 000 euros. Ses dessins sont évalués entre 5 000 et 80 000 euros pour la plupart. Certaines exceptions sont cependant notables.

À titre d’exemple, en 2023, l’huile sur toile Nature morte de pêches, figues, melons et raisins sur un entablement (1722) a été adjugée pour la somme de 73 630 euros. En 2022, trois peintures de scènes naturalistes de chasse, représentant des chiens, des canards et des cygnes, ont été vendues respectivement à 8 500 euros, 50 000 euros et 120 000 euros.
Ces dernières années, l’une de ses œuvres au prix parmi les plus élevés était la Nature morte au violon, flûte à bec, livres, partitions, pêches et raisins sur une table. Elle s’est vendue à 448 500 euros. Quant à la peinture au prix le moins élevé, il s’agit du Portrait présumé de madame Desbarres qui a été achetée à 1 400 euros en 2019. La toile intitulée Chasse au loup a obtenu une vente à 2 000 euros en 2021.

Les dessins de Jean-Baptiste Oudry sont également recherchés. Son encre sur papier intitulée Trophée de chasse au sanglier a été adjugée 7 500 euros en 2021 tandis que celle représentant Louis XV tenant le limier a atteint le prix de 50 000 euros en 2016.
Reconnu comme un chef-d’œuvre, le second volume du recueil de dessins illustrant les Fables de Jean de la Fontaine s’est vendu 2 018 284 euros (2,7 millions de dollars frais inclus) en 2023.

(Illus.) Jean-Baptiste Oudry Le Lion et la Mouche 1732

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Estimation gratuite Jean-Marc Nattier

Jean-Marc Nattier

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Marc Nattier

Le peintre Jean-Marc Nattier (1685 – 1766) est un portraitiste réputé du XVIIIe siècle à la cour de Louis XV. Doté d’un style inventif, il réalise entre autres les portraits du tsar Pierre le Grand, de Madame de Pompadour et de la famille royale.

Estimation gratuite Jean-Marc Nattier

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La formation artistique du peintre Jean-Marc Nattier

Né à Paris en 1685, Jean-Marc Nattier est issu d’une famille artistique. Son père est le portraitiste Marc Nattier, et sa mère Marie Courtois est miniaturiste. Son frère ainé, Jean-Baptiste Nattier, est un peintre d’histoire.
Portraitiste estimé, Marc Nattier se charge de l’enseignement artistique de son fils. Le parrain de celui-ci n’est autre que le célèbre peintre Jean-Baptiste Jouvenet, membre influent à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Jean-Marc Nattier étudie les tableaux de Pierre Paul Rubens consacrés à l’histoire de Marie de Médicis, et exposés à la galerie du Palais du Luxembourg. Il en tire des gravures. Dès 1715, l’artiste est agréé à l’Académie de peinture et de sculpture. 

En 1717, Jean-Marc Nattier séjourne en Hollande, à Amsterdam, où il reçoit des commandes du tsar Pierre le Grand. Il y exécute des portraits de personnalités de la cour de Russie mais aussi des tableaux historiques tels La Bataille de la Poltava ou La Bataille de Lesnaya. Son style inscrit dans la grande tradition française séduit. La renommée de Jean-Marc Nattier s’accroit, portée par son talent de portraitiste.

Jean-Marc Nattier, peintre à la cour du roi Louis XV

Désireux de revenir en France pour y vivre avec sa femme Marie-Madeleine de la Roche, Jean-Marc Nattier présente son tableau Persée assisté par Minerve, pétrifie Phinée et ses compagnons en leur présentant la tête de Méduse à l’Académie. Il en devient membre en 1718. Cependant, Jean-Marc Nattier abandonne la peinture d’histoire pour se consacrer au genre du portrait.

Le maréchal de Saxe lui commande son portrait en 1728. C’est le Portrait de mademoiselle de Clermont prenant les eaux minérales de Chantilly, peint en 1729, qui lui vaut le succès. La princesse, fille de Louis III de Bourbon, est représentée dans des tonalités de bleu et de gris perle en déesse des eaux. Sa mise en scène de la mythologie est remarquée. Jean-Marc Nattier soigne particulièrement l’habillement et le décor, revêtant les femmes de costumes. Le peintre est reconnu pour enjoliver ses modèles tout en maintenant le réalisme. 

Portraitiste de la maison d’Orléans, Jean-Marc Nattier prend la relève de Jean Raoux pour la décoration de l’hôtel du chevalier Jean-Philippe d’Orléans. Dans le même temps, en 1737, Jean-Marc Nattier commence à présenter ses tableaux au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Il continue d’y exposer jusqu’en 1763.

En 1748, Jean-Marc Nattier devient le peintre officiel de la famille royale. Sa nomination lui permet de recevoir de nombreuses commandes de la part de la haute aristocratie. Parmi ses tableaux les plus célèbres figurent surtout des portraits féminins tels ceux d’Anne-Henriette de France, fille du roi Louis XV, de Madame Adélaïde de France en Diane ou encore de la princesse de Rohan. Sa série Les Quatre Éléments représente Mesdames de France, les filles du roi Louis XV, sous les traits de la terre, de l’eau, de l’air et du feu. Elle est représentative du genre allégorique dans lequel le peintre excelle. Jean-Marc Nattier utilise particulièrement la gamme chromatique du bleu, et crée une tonalité entre le bleu marine et le bleu roi. Cette couleur sera nommée « bleu Nattier » en son honneur.

Cependant, le succès de Jean-Marc Nattier se tarit peu à peu. L’artiste décède à Paris en 1766 dans la pauvreté et la maladie. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Marc Nattier

Sur le marché de l’art, une peinture de Jean-Marc Nattier peut atteindre la somme de 617 750 euros comme le Portrait de la marquise de Pleumartin, née Anne de Laÿ de Villemaré, vendue en 2016. Ses œuvres se vendent généralement à des prix moins élevés. Le Portrait d’une jeune femme dans une robe blanche, probablement une duchesse, une huile sur toile de petite dimension, a été cédée à 1 752 euros en 2018.
En 2022, plusieurs toiles se sont vendues aux enchères. Parmi elles, le Portrait d‘une jeune fille dite autrefois madame Lenormant d’Etiolles (Madame de Pompadour) a été vendu 115 000 tandis que le Portrait de Marie Henriette de Polastron, comtesse d’Andlau, a été adjugé pour 460 000 euros. Récemment, le Portrait d’une dame a obtenu la somme de 67 770 euros en 2023.

Concernant les dessins de Jean-Marc Nattier, le pastel à la technique soignée, représentant le Portrait de madame Royer, a exceptionnellement atteint la somme de 421 781 euros en 2020. Dans le même style, le Portrait de René Pahoyau de Bonneval, une aquarelle et pastel sur papier, a été adjugé à 17 000 euros en 2013. Les dessins à la pierre noire de Jean-Marc Nattier se vendent entre 3 000 et 40 000 euros.

(Illus.) Jean-Marc Nattier Portrait d’une femme en Diane 1752

 

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Estimation gratuite Charles-Joseph Natoire

Charles-Joseph Natoire

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Estimation et cote de l'artiste Charles-Joseph Natoire

Charles-Joseph Natoire (1700 – 1777) est un peintre du XVIIIe siècle, très apprécié par ses contemporains. Son œuvre riche, aux couleurs raffinées, est marquée par la grâce et l’élégance. L’artiste excelle dans l’illustration rococo de sujets mythologiques, historiques, religieux et littéraires. 

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La formation artistique du peintre Charles-Joseph Natoire

Fils du sculpteur Florent Natoire, Charles-Joseph Natoire débute son apprentissage artistique auprès de son père. De Nîmes où il est né, le jeune homme monte à Paris pour parfaire sa formation dans l’atelier de Louis Galloche, peintre du roi. Il est ensuite l’élève de François Lemoyne, premier peintre du roi. Celui-ci l’influencera fortement dans son œuvre.

En 1721, Charles-Joseph Natoire remporte le premier prix de peinture de l’Académie avec son tableau Manué fait un sacrifice au Seigneur pour obtenir un fils. L’huile sur toile représente un épisode biblique tiré de L’Ancien Testament. Unanimement apprécié par les juges, ce tableau à la composition harmonieuse est remarqué pour sa palette lumineuse et variée.  

De 1723 à 1729, Charles-Joseph Natoire séjourne à l’Académie de France à Rome. Il y contemple les toiles de maîtres italiens et notamment celles de Pierre de Cortone et du Titien. Charles-Joseph Natoire obtient le premier prix de l’Académie Saint-Luc en 1726.    

Les commandes prestigieuses offertes à l’artiste Charles-Joseph Natoire

De retour à Paris, Charles-Joseph Natoire est reçu à l’Académie de peinture et de sculpture en 1730. Son morceau de réception présenté en 1734 s’intitule Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée. Pour cette œuvre, l’artiste s’inspire du tableau de François Boucher sur le même thème afin de bâtir sa composition. Charles-Joseph Natoire sera nommé professeur pour l’Académie en 1737.

La renommée de Charles-Joseph Natoire s’accroit. Les commandes commencent à affluer de la part de la noblesse de la cour et de financiers. L’artiste exécute notamment des toiles pour le château de la Chapelle-Godefroy appartenant à Philibert Orry, contrôleur général des Finances. Puis, il est chargé en 1734 de peindre des dessus de porte pour la Chambre de la Reine au château de Versailles. Cette glorieuse commande royale entraîne d’autres demandes pour les petits appartements de Fontainebleau, le château de Marly ou encore pour la Bibliothèque royale. 

L’année suivante, le général Pierre Grimod du Fort, désirant une tenture pour la décoration de son hôtel Chamillart, adresse sa commande à la manufacture de Beauvais. Charles-Joseph Natoire, très prisé à cette époque, s’occupe de la réalisation des cartons de tapisserie. L’artiste peint une série de onze œuvres sur L’Histoire de don Quichotte. Celles-ci illustrent les épisodes principaux du roman de Miquel de Cervantès. Des variations de couleurs y créent de notables effets de profondeur. 

Deux ans plus tard, c’est pour le salon ovale de l’hôtel de Soubise que Charles-Joseph Natoire réalise L’Histoire de Psyché, une remarquable série de seize tableaux. Considérée comme un chef-d’œuvre de l’art rococo, cette œuvre constitue un décor harmonieux et somptueux. Les coloris délicats et le style élégant séduisent. La série reflète le goût de l’époque pour la grâce, la volupté et la joie de vivre.
Puis, en 1747, Charles-Joseph Natoire reçoit l’honneur de peindre le Portrait de Louis de France, dauphin. 

Charles-Joseph Natoire, directeur de l’Académie de France à Rome

La grande réputation de Charles-Joseph Natoire lui permet d’être nommé directeur de l’Académie de France à Rome en 1751. Il occupe ce poste jusqu’en 1775, deux ans avant son décès à Castel Gandolfo (Italie).
Le peintre est très investi dans ses fonctions de directeur. En 1751, Charles-Joseph Natoire réalise tout de même avec soin un travail gigantesque. Il s’agit du plafond de la voûte de l’église Saint-Louis des Français. La fresque représente l’apothéose de Saint-Louis. Après son achèvement, l’artiste est nommé chevalier de l’Ordre royal de Saint-Michel.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Charles-Joseph Natoire

Les prix des peintures de Charles-Joseph Natoire fluctuent entre 6 000 et 600 000 euros. En 2017 par exemple, l’huile sur toile Diane au bain surprise par Actéon a été vendue à 610 000 euros tandis que l’œuvre de petite dimension Les Trois Marie au tombeau du Christ a été adjugée à 7 800 euros. Plus récemment, en 2023, La Source – Le Triomphe de Bacchus a atteint la somme de 550 441 euros.

Les aquarelles et dessins de Charles-Joseph Natoire peuvent obtenir plus de 100 000 euros sur le marché de l’art. En 2014, l’aquarelle et gouache intitulée L’arrivée de Cléopâtre à Tarse a été vendue à 115 000 euros. En 2012, l’encre brune Orphée charmant les animaux et les nymphes a été adjugée à 96 087 euros. La sanguine La Procession de Silène et le dessin à la pierre noire intitulé La Cascade des jardins de la villa Aldobrandini à Frascati ont respectivement été vendus 42 066 euros et 41 000 euros en 2015 et 2017.
Cependant, en 2022, La Chute des géants, une esquisse réalisée à la sanguine, a été achetée à seulement 335 euros. 

(Illus.) Charles-Joseph Natoire Adame et Eve chassés du Paradis terrestre 1740

 

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Estimation gratuite Georges Michel

Georges Michel

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Estimation et cote de l'artiste Georges Michel

Peintre français du XVIIIe siècle, Georges Michel (1763 – 1843) est influencé par la peinture de tradition réaliste hollandaise. Longtemps méconnus, ses tableaux sont admirés après sa mort par Vincent Van Gogh. L’artiste se distingue par ses paysages franciliens sous des temps orageux. Surnommé le « Ruisdael de Montmartre », il est réputé pour ses sublimes vues de la butte.

 

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La vie simple de l’artiste Georges Michel

Georges Michel est placé à douze ans en apprentissage chez maître Leduc, peintre d’histoire à l’école publique de l’Académie Saint-Luc. Le jeune homme délaisse souvent l’atelier pour dessiner d’après nature dans la plaine de Saint-Denis. Afin de se perfectionner, il devient un élève du peintre Carle Vernet, puis de Nicolas-Antoine Taunay. 

En 1783, Georges Michel s’engage dans le régiment des hussards, en Normandie, pour subvenir aux besoins de sa famille. À vingt-six ans, le jeune artiste a déjà cinq enfants avec sa première femme. Par la suite, il se mariera à deux reprises.
De retour à Paris, le peintre travaille en tant que restaurateur et copiste de paysages hollandais grâce au collectionneur Jean-Baptiste-Pierre Lebrun. Toutefois, il parvient à produire régulièrement des tableaux plus personnels. Il parcourt, crayons et feuilles en main, la butte Montmartre et ses environs. 

C’est en 1791 que Georges Michel commence à exposer ses tableaux au Salon de Paris, dorénavant accessible à tous les artistes. Bien que présentées à plusieurs reprises au fil des années, ses toiles n’y suscitent aucun engouement. La critique, mises à part quelques piques occasionnelles, le dédaigne. Passionné, Georges Michel n’en cesse pas moins de peindre. Il s’intéresse à la nature, et la représente avec des paysages aux ciels agités.

Les paysages orageux de Georges Michel, annonciateurs de l’école de Barbizon

Si ses premières toiles sont fortement marquées par la tradition picturale française, puis influencées par les peintres hollandais, Georges Michel s’émancipe peu à peu picturalement. Au fur et à mesure, l’artiste ne se préoccupe plus des jugements et de la critique. C’est alors qu’il déploie pleinement son talent. 

De la butte Montmartre à la Plaine Saint-Denis, mais aussi à Fontainebleau, Saint-Cloud ou Romainville, Georges Michel sillonne l’Île-de-France. Installé en plein air, il réalise des études sur papier d’après nature. Celles-ci lui permettent ensuite de peindre ses compositions sur toile. Ses thèmes de prédilection restent les paysages, fréquemment de la banlieue de Paris. Souvent l’orage y gronde, comme dans sa toile Troupeau sous l’orage peinte entre 1796 et 1843. Le ciel menaçant, dans des tons grisâtres, produit un effet des plus dramatiques.  

Dans son Paysage près de Paris, exécuté entre 1820 et 1825, les nuages s’étalent dans des teintes noires jusqu’au gris clair. Le ciel occupe une large part de l’espace du tableau. Dans la partie inférieure de la toile, un chemin menant à un village se dessine dans des tons ocre et foncés. Un paysan et son cheval tirant sa charrette sont représentés minutieusement. Un moulin, autre sujet de prédilection de Georges Michel, se dresse sur la droite. Encore une fois, l’orage menace. Le contraste de la lumière, à coups de pinceau vif, témoigne de la force de cette nature indomptable. Georges Michel acquiert une liberté de touche en peinture. Par ses tableaux de campagnes sombres et désertes, il influencera des peintres tels Jules Dupré, Charles Jacque ou encore, pour le plus fameux, Vincent Van Gogh.

La côte du peintre Georges Michel

De son vivant, Georges Michel ne connaît pas de grandes gloires. Ses tableaux ont commencé à susciter l’attention vers les années 1870, grâce notamment à l’intervention du marchand d’art Paul Durand-Ruel. Ses œuvres pour la grande majorité ne sont pas signées, ce qui complique leur attribution.
Sur le marché de l’art, en 2017, une huile sur toile représentant un paysage a été vendue pour la somme de 22 500 euros. En 2016, son tableau Vaste paysage avec un village et un moulin à vent s’est vendu 20 000 euros tandis qu’en 2015 Une vue de Paris depuis Montmartre était adjugée à 18 408 euros. Plus récemment, son Paysage crépusculaire, une huile sur toile de petite dimension, a atteint la somme de 17 500 euros en 2021.

Coutumier des dessins sur le motif, Georges Michel a également réalisé des esquisses, des aquarelles et des études au crayon et à la pierre noire. Un lot de cinq dessins représentant des chevaux, une chaumière et des études d’arbres ont été acquis pour 760 euros en 2022. Un paysage au moulin, exécuté à l’aquarelle, a été vendu au prix de 180 euros en 2022. La même année, deux œuvres au crayon, intitulées Effet de lumière dans un paysage de vallée et Paysage à la chaumière, ont cependant atteint 2 200 euros.

(Illus.) Georges Michel Le Moulin d’Argenteuil Vers 1830

 

En lien avec Georges Michel

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Estimation gratuite François Lemoyne

François Lemoyne

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Estimation et cote de l'artiste François Lemoyne

Annonciateur du style rococo, François Lemoyne (1688 – 1737) est premier peintre du roi Louis XV. L’artiste réalise principalement des peintures d’histoire, des œuvres aux sujets religieux et mythologiques. Le plafond du salon d’Hercule, commandé pour le château de Versailles, reste l’une de ses œuvres les plus magistrales. 

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L’apprentissage du peintre François Lemoyne

Né en 1688 à Paris, François Lemoyne, aussi appelé Le Moyne ou Le Moine, est un élève du peintre Louis Galloche. Le maitre lui enseigne notamment la peinture sur modèle et d’après nature. Par la suite, les deux artistes seront amenés à collaborer. À cette époque, le jeune homme suit également les cours du peintre Pierre-Jacques Cazes.
Avec son tableau Ruth glane dans les champs de Booz, François Lemoyne obtient le prix de Rome en 1711, sans pour autant pouvoir se rendre immédiatement en Italie. Agréé en 1716 à l’Académie de peinture et de sculpture, il en devient membre en 1718 sur présentation de son morceau de réception Hercule assommant Cacus. Le héros grec et le géant Cacus s’y affrontent. Les couleurs chaudes et contrastées mettent en exergue la violence du combat. 

Les compositions mythologiques et religieuses de François Lemoyne lui valent la reconnaissance de ses pairs et du public. Certains de ses élèves resteront influencés par sa palette. Il s’agit, pour les plus célèbres, de Charles-Joseph Natoire et de François Boucher.

Les peintures religieuses de l’artiste François Lemoyne

Entre 1723 et 1724, François Lemoyne séjourne en Italie pour y contempler les toiles des grands maitres vénitiens tels Titien ou Tintoret. Il est profondément marqué par les chefs-d’œuvre du Corrège et de Véronèse.
C’est à son retour à Paris qu’il obtient des commandes pour décorer des hôtels particuliers et des églises. Auparavant, il avait exécuté le tableau Saint Paul aveuglant Elymas pour l’église Saint-Germain-des-Prés. En 1727, François Lemoyne achève la voûte de l’église des Jacobins. Cette œuvre représentant la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor lui vaut de nombreux éloges et une reconnaissance officielle. 

L’Apothéose d’Hercule, une œuvre flamboyante pour Versailles par François Lemoyne

En 1733, François Lemoyne est désigné par ordre du Roi sous la direction du duc d’Antin pour décorer le plafond d’un salon au château de Versailles. Sur le thème de l’apothéose d’Hercule, le plafond constitue une vaste surface de 400 mètres à peindre. Le salon est situé à l’entrée du Grand Appartement du Roi. La fresque représente le héros, vêtu d’une peau de lion, vainqueur de ses douze travaux et rejoignant l’Olympe. Il accède à l’immortalité, tout un symbole pour le décor de cette pièce précédant la chambre du monarque. Au centre de cette composition figure le ciel bleu. Hercule se tient sur son char, accueilli par Jupiter et Junon. Les personnages, au nombre de 142, sont des figures de la mythologie grecque et romaine comme Hébé, la déesse de la jeunesse et du printemps, Apollon, le dieu du soleil, ou encore les muses protectrices des arts et des sciences. La palette de couleurs est lumineuse, mettant en valeur les personnages. Cette fresque de François Lemoyne se distingue également par la touche fluide du peintre et son sens du détail.

Achevée en 1736, cette œuvre vaut à François Lemoyne le titre de premier peintre du roi. Cependant, tourmenté et épuisé par la pression, le peintre se suicide par des coups d’épée à son domicile l’année suivante, à quarante-neuf ans.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre François Lemoyne

Sur le marché de l’art, les œuvres du peintre rococo François Lemoyne sont estimées entre 10 000 euros et plus de 150 000 euros. En effet, en 2104, son tableau Le Triomphe de Vénus a été adjugé à 10 980 euros tandis que son huile sur toile La Fécondité, dans un ovale sculpté, a atteint la somme de 164 060 euros.
Plus récemment, le tableau intitulé Ananias redonne la vue à saint Paul a été vendu pour 12 153 euros en 2018. En 2021, l’œuvre Les Amours pécheurs a été adjugée pour 40 282 euros.

Certains dessins de François Lemoyne peuvent atteindre 240 000 euros comme son Étude pour la figure d’Hercule, œuvre à la pierre noire vendue en 2018. D’autres, tel son dessin à la pierre noire et craie blanche sur papier Allégorie du dessin, vendu en 2019, sont adjugés à moins de 1 000 euros.
En 2020, une Étude de femme assise pour le plafond du salon d’Hercule à Versailles a été vendue 55 000 euros. Une sanguine sur papier, représentant une Étude de chasseur assis, avec reprise du bras et d’une main, a obtenu un prix au marteau de 16 000 euros.

(Illus.) François Lemoyne Vénus et Adonis 1729



En lien avec François Lemoyne

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Estimation gratuite Jean Victor Schnetz

Jean Victor Schnetz

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Estimation et cote de l'artiste Jean Victor Schnetz

Né le 14 avril 1787 à Versailles, Jean Victor Schnetz est un peintre universel dont le parcours lui vaut une reconnaissance digne de celle Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). L’artiste offre à ses prédécesseurs l’exemple d’une peinture s’exerçant sur une voie entre le néo-classicisme et le romantisme naissant.

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Qui est Jean Victor Schnetz, peintre, aquarelliste et graveur en art contemporain

Jean Victor Schnetz est issu d’une famille d’origine suisse et commence son parcours dans l’atelier d’Henri Régnault (1843-1871)  où il acquiert ses premières bases de dessin. En 1812, il est l’élève de Jacques-Louis David (1748-1825). C’est de son maître qu’il tire une grande partie de ses influences. Il voue une très grande admiration au travail et aux inspirations de David.

L’artiste côtoie aussi les peintres de renommée comme Antoine Jean Gros (1771-1835) et François Gérard (1770-1737). Son entourage est l’une des raisons de sa formation méthodique et variée, dont il a su tirer profit. Jean Victor Schnetz  expose et participe au salon à partir de 1808 et ce jusqu’en 1867. 

Jean Victor Schnetz partage sa vie entre la France et l’Italie. Son amitié avec Théodore Géricault l’inspire car les discours du peintre mettent en avant la beauté de l’Italie, terre de l’Antiquité et de la Renaissance. Pourtant Jean Victor Schnetz essuie plusieurs échecs au concours du Grand Prix de Rome mais son inspiration ne cesse pour autant d’augmenter. Il est d’ailleurs considéré comme l’hôte le plus assidu du salon tenu à Rome par Madame Récamier en 1824. C’est lors de cet événement que la critique découvre un artiste profondément touché par la vie authentique des paysans des environs de Rome.  

Jean Victor Schnetz obtient un vif succès, après l’envoi de plusieurs toiles représentant des scènes du quotidien italien, qui se diffuse jusqu’à Paris. À partir de 1831, l’artiste rentre en France. Il reçoit par la suite de nombreuses commandes publiques pour les églises de Paris et les programmes décoratifs de la monarchie de Juillet. Il finit par succéder à Ingres comme directeur de l’Académie de France à Rome 1837 et obtient un second mandat de 1853 à 1866. De plus, l’Académie des Beaux-Arts lui offre le poste de directeur de la Villa Médicis de 1841 à 1846.

Les inspirations artistiques de Jean Victor Schnetz

Pour Jean Victor Schnetz, l’inspiration se trouve dans le quotidien, au cœur des métiers et des vies les plus compliqués. Dans une période où le néoclassique et le romantisme, il trouve une voie consistant à traiter de manière classique des sujets pittoresques tirés de la vie quotidienne des paysans et des brigands. Cette manière étant une découverte pour la critique de l’époque, son succès est alors controversé entre réussite et échec. Cependant, cette note qui lui est singulière, lui accorde un regard attentif de la part de ses confrères pour qui son art reste un exemple d’interprétation.

 

 Les sujets et les thématiques de Jean Victor Schnetz sont le reflet d’un esprit pieux, caustique dissimulant une véritable sensibilité. Son œuvre intitulée Femme assassinée peint en 1824  procure au spectateur un questionnement sur l’origine de la mort de cette femme. La scène se déroule sous les yeux du contemplateur avec un arrière-plan ouvert vers une perspective atmosphérique digne des grands maîtres de la Renaissance.

Jean Victor Schnetz  reste un coloriste modeste selon la critique puisque sa reconnaissance se construit plutôt autour des sujets et scènes du quotidien.  L’artiste  participe aux chantiers décoratifs majeurs  de Paris sous Louis-Philippe. Il est l’un des quatre  peintres choisis pour honorer aux murs de l’ancienne salle du trône de l’hôtel de ville les grandes révolutions parisiennes.

Élève de David, ami de Jéricho, directeur de la Villa Médicis, Jean Victor Schnetz est finalement le traducteur d’une histoire française interprétée par les codes classiques et inspirée par un romantisme singulier. Son travail est rempli de références autant littéraires qu’historiques, faisant alors de ses toiles un véritable témoignage culturel. Lorsqu’il peint  pour l’ancienne salle du trône de l’hôtel de ville le second jour des Trois Glorieuses de 1830, l’artiste réalise sa propre version de La Liberté guidant le peuple de Delacroix.

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(Illus.) Jean Victor Schnetz, Femme assissinée, 1824, huile sur toile, musée des Beaux-Arts de Quimper.

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Estimation gratuite Jean Dubuffet

Jean Dubuffet

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Estimation et cote de l'artiste Jean Dubuffet

Né le 31 janvier 1901 au Havre, Jean Dubuffet est un peintre français et est le préconiseur de l’art brut. L’artiste obtient une place parmi les peintres et théoriciens du XXe siècle.

Estimation gratuite Jean Dubuffet

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Qui est Jean Dubuffet, peintre d’art contemporain

Né de parents négociants en vin,  Jean Dubuffet se rapproche du domaine artistique dès son entrée au lycée François 1er du Havre en 1908. Durant ses études secondaires, il côtoie Georges Limbour (1900-1970), écrivain, Armand Salacrou (1899-1989), dramaturge et Raymond Queneau (1903-1976), romancier et poète. Entouré d’intellectuels, Dubuffet entreprend alors de s’inscrire au cours du soir de l’École des Beaux-Arts à partir de 1917. L’année suivante, il obtient son baccalauréat et s’installe à Paris avec Limbourg pour se consacrer à son domaine de prédilection, la peinture. Après avoir suivi pendant six mois les cours de l’Académie Julian, il se détache du groupe pour travailler seul. Dès lors, il rencontre et fréquente Suzanne Valadon (1865-1938), Élie Lascaux (1888-1968), le poète Max Jacob (1876-1944), et l’écrivain Charles Albert Cingria (1883-1954).

En 1920, ses parents partent pour les affaires s’installer à Alger pendant une durée d’une année. Ces douze mois sont pour Dubuffet une période d’isolement où il s’intéresse de plus près au domaine de la littérature, à l’étude de la langue et à la musique. À partir de 1922, l’artiste se rend régulièrement dans l’atelier d’André Masson (1896-1987). En 1923 il séjour à Lausanne chez son ami l’écrivain Paul Budry. Il visite l’Italie pendant quelques jours et se doit de rentrer pour réaliser son service militaire.

À partir de 1924, Dubuffet traverse une grande période de doute, remettant en question les valeurs de la culture, l’artiste cesse de peindre pendant environ huit ans. Afin de s’éloigner de cet état d’esprit, l’artiste décide de partir pour Buenos Aires où il y séjourne pendant quatre mois. À son retour au Havre en 1927, Dubuffet reprend l’affaire paternelle après la mort de son père. L’année 1930 est pour lui une période décisive dans son héritage, puisqu’il fonde à Bercy un négoce de vin en gros, mais Dubuffet n’en oublie pas pour autant la peinture. En 1933 l’artiste revient s’installer à Paris où il loue un atelier rue du Val-De-Grâce, il consacre quelques heures chaque après-midi à travailler ses productions.

À partir de 1937, Jean Dubuffet se doit de retourner sur le chemin de Bercy pour sauver la firme familiale de la faillite et abandonne une nouvelle fois la peinture. Une fois l’entreprise stabilisée, le peintre reprend la direction de Paris et se jure de se consacrer exclusivement à sa passion. Il développe en même temps un intérêt pour le jazz. En 1944, Dubuffet participe à sa première exposition à la galerie René Drouin où il exposera régulièrement jusqu’en 1947. Cette première exposition expose le peintre à de nombreuses controverses. 

Dubuffet commence ses premières lithographies chez Fernand Morlot (1895-1988). Il rencontre Pierre Matisse (1900-1989), le fils du peintre et marchand à New York,et lui présente ses productions. Le peintre s’envole ensuite pour la Suisse où il commence ses premières recherches sur les productions d’art brut. En 1946, il assiste à sa deuxième exposition chez Drouin.Il part à New York en 1947 où il expose à la galerie Pierre Matisse, où il exposera régulièrement jusqu’en 1959. Son voyage continu ensuite dans le désert saharien, à El Goéla, où il découvre des paysages et des couleurs inédits. Les années 1948 sont une période charnière pour Dubuffet, puisqu’elle résume la fondation du foyer de l’art brut, au sous-sol de la galerie Drouin dans lequel se sont déroulées plusieurs expositions avant l’installation du foyer aux USA en 1951.

De 1949 à 1971, Dubuffet a une activité conséquente et construit un cercle de connaissance important qui le mène toujours vers des projets différents et variés. En plus d’être un peintre reconnu, l’artiste se met à écrire et à théoriser sa représentation de la culture. Engagé, Dubuffet unis autour de sa cause un cercle intellectuel solide.

Les inspirations artistiques de Jean Dubuffet

Jean Dubuffet est littéralement le créateur de l’art brut, grâce à sa collection d’art qu’il constituait de toutes sortes de cercles : prisonniers, reclus, anarchistes, révoltés et mystiques. En 1922, le peintre s’intéresse déjà aux travaux du docteur Hans Prinzhorn (1886-1933), qui rassemblaient les œuvres de ses malades mentaux pour en faire un musée d’art pathologique à Heidelberg. Le peintre est donc inspiré par l’art psychique, psychologique où les formes et les couleurs sont la représentation, ou la déconstruction de la pensée de l’auteur.

Par « art brut », Dubuffet désigne l’art produit par des non professionnels, des autodidactes travaillant en dehors des normes esthétiques convenues, ayant des rapports éloignés avec les milieux artistiques classiques du XXe siècle. De ce fait, l’artiste s’intéresse autant à la peinture,  qu’à la culture et à l’architecture, différents domaines qu’il prend plaisir à mêler dans ses œuvres. Par exemple, l’une de ses plus grande réalisation intitulée l’Hourloupe, produite entre 1962 et 1964.  Dubuffet présente un assemblage de supports, d’étoiles, des encres de couleurs, des sculptures et d’assemblages de matières. Cette déconstruction de matière, projette l’artiste dans un mouvement dont il sera lui-même le maître.

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(Illus.) Jean Dubuffet, l’Hourloupe, 1966, vinyle sur toile, Fondation Dubuffet, Paris.

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Estimation gratuite Jacques Raymond Brascassat

Jacques Brascassat

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Estimation et cote de l'artiste Jacques Raymond Brascassat

D’origine bordelaise, le peintre Jacques Raymond Brascassat né en 1804 et meurt en 1867 à Paris. Le peintre est reconnu pour ses représentations d’animaux qui sont alors présentés à plusieurs salons. Jacques-Raymond Brascassat obtient une place considérable dans la sphère artistique du XIXe siècle et notamment dans la peinture animalière.

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Qui est Jacques Raymond-Brascassat, peintre d’art contemporain

La formation de Jacques-Raymond Brascassat commence dès son plus jeune âge lorsque son père artisan et sa mère couturière descellent en lui un futur talent. Dès 1816, il entame un apprentissage auprès d’un certain Lacaze, faiseur de trumeaux et d’attiques. Un an plus tard, l’artiste se forme auprès de Théodore Richard (élève présumé de Jean-Auguste-Dominique Ingres) avec qui il entretient un lien similaire à celui d’un père avec son fils.

 L’année 1822 marque pour lui une victoire au cœur de sa ville de naissance, Bordeaux, où il remporte un prix de dessin et se lance dans la vente de sa production. Après cela, en 1825, il suit son maître Théodore Richard (1782-1859) à Paris. Jacques-Raymond Brascassat entre alors dans l’atelier de Louis Hersent (1777-1860)  et gagne la seconde place au concours du Prix de Rome du paysage historique. Le sujet imposé étant La chasse de Méléagre. Cette récompense, malgré l’obtention de la seconde place, lui vaut tout de même de recevoir une pension royale pour son séjour à Rome, tout comme un lauréat.

Jacques-Raymond Brascassat séjourne en Italie de 1826 à 1830, il visite Rome, Gênes et Florence. Durant son voyage,  il rencontre Camille Corot (1796-1875)  et Léon Fleury (1804-1858). Le peintre découvre dans les paysages italiens une beauté qui le laisse admiratif. Nombreuses de ses productions sont inspirées par les atmosphères des villes italiennes, Pompéi, Capri, la Sicile mais aussi Syracuse, Palerme, Sélinonte et bien d’autres. Après s’être enrichi d’inspiration, Brascassat  retourne à Paris pour illustrer ses paysages en y intégrant des animaux qu’il croque en visitant l’école vétérinaire accompagné du sculpteur Antoine Louis Barye (1795-1875).

En 1831, Jacques-Raymond Brascassat tente d’exposer au Salon de Paris avec des productions dépeignant des paysages, mais aussi une étude de chien ayant une histoire bien singulière. En effet,  durant son voyage en Italie le peintre a dû laisser sur place son chien, Romolo, malheureusement malade sans pour autant l’oublier. Cette étude est certainement à l’origine de sa vocation de peintre animalier.

 À partir de 1831 et ce pendant dix ans, Jacques-Raymond Brascassat réalise de long séjour en Côte-d’Or chez monsieur de Musigny, un artiste amateur et riche propriétaire, rencontré lors de son voyage en Italie. Il se découvre une passion pour l’étude des bovins et plus particulièrement les taureaux. Par ailleurs, en 1835 il expose au Salon de Paris son œuvre intitulée Taureau se frottant contre un arbre et rencontre un énorme succès. 

Les inspirations artistiques de Jacques-Raymond Brascassat

Jacques-Raymond Brascassat se nourrit d’abord des paysages de la péninsule italienne et de sa faune dont il fait sa vocation. En tant que peintre animalier, Brascassat met au premier plan la faune et l’expose lors de plusieurs salons parisiens. La représentation des animaux dans l’art ne date pas du XIXe siècle puisqu’on la retrouve dans les premières peintures rupestres.  

Jacques-Raymond Brascassat travaille les animaux avec un réalisme inspiré des plus grands peintres hollandais comme Paulus Potter (1625-1654) ou Karel Dujardin (1626-1678). Le peintre représente taureau et vache dans une composition large, laissant place au décor, mais avec un cadrage suffisamment resserré pour observer chaque détail de l’animal. Grâce à une précision réaliste, l’ampleur des formes du corps de l’animal souligne sa présence, si ce n’est sa prestance, au cœur de la composition. Le rendu du pelage est traité avec plusieurs couches épaisses donnant du volume aux bovins.

En ce qui concerne ses arrière-plans, Jacques-Raymond Brascassat est très vite inspiré par la campagne environnante dans laquelle il évolue. De ce fait, il peint énormément d’arbres et de paysages avant de se lancer dans la peinture animalière. Il accorde une grande importance à la cohérence et organise ses arbres en fonction du terrain, du climat, s’ils viennent des montagnes ou des plaines. Finalement les représentations de Brascassat sont pratiquement des études naturalistes ou l’importance du temps est symbolisée. En effet, lorsqu’il représente des branches mortes tombées au pied d’un arbre cela accentue la composition d’un message ou la vieillesse est discrètement représentée.

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(Illus.) Jacques-Raymond Brascassat, Étude de taureau, v.1849,  dessin sanguine et pastel sèche, musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

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