Estimation gratuite Léon Zeytline

Léon Tzeytline

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Estimation et cote de l'artiste Léon Zeytline

Léon Zeytline (1885-1962) est un peintre franco-russe connu pour ses représentations animées du Paris de la Belle Époque. Boulevards encombrés, cafés élégants, cabarets, fiacres, automobiles et promeneurs endimanchés peuplent ses tableaux. Formé à Moscou avant de rejoindre Paris, il associe la précision du dessin russe à une palette lumineuse, proche du postimpressionnisme. Plus de 500 peintures et aquarelles consacrées à la capitale ont été recensées. L’artiste a également représenté les côtes françaises, les ports, les paysages d’Alsace et les scènes de neige.

Vous possédez un tableau de Léon Zeytline, une aquarelle ou un dessin signé Zeytline ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Léon Zeytline

Prix des œuvres de Léon Zeytline

  • Grande peinture parisienne ou scène de la Belle Époque : entre 1 000 € et plus de 20 000 €

  • Paysage, marine ou peinture de petit format : entre 80 € et 2 000 €

  • Dessin, pastel, gouache ou aquarelle : entre 30 € et 500 €

Pour obtenir une estimation d’un tableau de Léon Zeytline, transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles inscriptions ou étiquettes. Pensez également à indiquer les dimensions exactes, la technique supposée et tout renseignement connu sur l’origine de l’œuvre.

Nos experts étudient ensuite le sujet, le support, la manière de peindre, la signature, l’état de conservation et les résultats obtenus récemment par des œuvres comparables. Ils recherchent aussi une éventuelle correspondance avec le catalogue raisonné de Léon Zeytline. Cette analyse permet de distinguer une grande scène parisienne, potentiellement très recherchée, d’un paysage tardif ou d’une petite étude sur papier dont la valeur sera généralement plus modeste. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection. Vous recevez gratuitement une première indication de valeur, dans un cadre rapide et totalement confidentiel.

La cote de Léon Zeytline sur le marché de l’art

La cote de Léon Zeytline présente des écarts importants. Les grandes scènes de la vie parisienne constituent la partie la plus recherchée de son œuvre. Les marines, les paysages bretons et les vues d’Alsace apparaissent régulièrement sur le marché à des niveaux plus accessibles. Les œuvres sur papier restent généralement moins cotées que les huiles sur toile de grand format.

La cote des scènes parisiennes et des tableaux de la Belle Époque

Les collectionneurs recherchent en priorité les compositions qui montrent le Paris animé du début du XXe siècle : grands boulevards, terrasses de café, bals, cabarets, sorties de théâtre et élégantes en promenade. Les tableaux de grandes dimensions, riches en personnages et clairement situés dans la capitale peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Voici un résultat public de référence :

  • Actualités (date non précisée) : cette huile sur toile signée de 73 × 100 cm a été adjugée 20 000 $ en octobre 2011 à New York. Il s’agit du résultat public le plus élevé actuellement documenté par les principales bases consacrées au marché de l’art.

Une vente importante organisée en 2011 réunissait plusieurs grandes scènes parisiennes. Dix peintures y ont atteint des montants compris entre 10 200 € et 20 500 €, ce qui confirme l’intérêt porté aux compositions urbaines les plus ambitieuses.

La cote des marines et des paysages

Léon Zeytline ne s’est pas limité aux rues de Paris. Il a peint de nombreux ports, bateaux, falaises, paysages bretons et vues d’Alsace. Leur valeur dépend fortement du format et de la qualité d’exécution. Une petite huile sur panneau peut rester sous les 500 €, tandis qu’une grande marine bien composée et en bon état peut obtenir un résultat supérieur.

Quelques résultats publics enregistrés à Nantes en avril 2026 permettent de situer ce marché :

  • L’Océan, les rochers (date non précisée) : cette huile sur panneau de 44,5 × 63,5 cm a été adjugée 550 €.
  • Rouen, le port (date non précisée) : cette petite huile sur panneau de 15 × 21 cm a été adjugée 480 €.
  • Le Remorquage dans la brume (1925) : cette huile sur panneau de 35,5 × 40 cm a été vendue 420 €.
  • Douarnenez, le pont (1927) : cette huile sur panneau signée et datée a été adjugée 200 €.
  • Après l’orage (date non précisée) : cette petite huile sur panneau de 15 × 21 cm a obtenu 80 €.

Ces résultats montrent à quel point les dimensions, le sujet et la qualité de la scène peuvent faire varier l’estimation d’une peinture de Léon Zeytline.

La cote des aquarelles, gouaches, pastels et dessins

Les œuvres sur papier de Léon Zeytline sont généralement plus abordables. Les petites aquarelles et études peuvent être estimées autour de quelques dizaines d’euros. Les compositions plus travaillées, de grand format ou répertoriées dans le catalogue raisonné peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros. Les bases publiques recensent des résultats allant jusqu’à environ 540 $ pour une œuvre sur papier. Parmi les œuvres documentées figurent :

  • Sainte-Odile, Bas-Rhin (1946) : une gouache et aquarelle sur carton de 46 × 67 cm, signée et datée, répertoriée au catalogue raisonné.
  • Pas-de-Calais, barques sur la grève (1923) : cette aquarelle signée, située et datée a été présentée à Nantes en 2026 avec une estimation de 80 à 100 €, sans adjudication publique enregistrée.
  • Scène de bal (date non précisée) : ce pastel sur papier signé de 48 × 68 cm a été présenté sur le marché français en 2022 avec une estimation de 500 à 800 €.

Pour ce type d’œuvre, l’état du papier est essentiel. Des taches d’humidité, une forte insolation, des déchirures ou un montage ancien peuvent réduire sensiblement la valeur.

Comment reconnaître un tableau de Léon Zeytline ?

Les grandes scènes parisiennes de Léon Zeytline se reconnaissent d’abord à leur abondance de détails. Le peintre installe souvent son point de vue légèrement en hauteur afin de montrer toute l’animation d’un boulevard. Les façades, les enseignes, les réverbères et les monuments permettent parfois d’identifier précisément le lieu. Au premier plan, les silhouettes sont davantage détaillées, tandis que la foule devient plus rapide et plus légère à mesure qu’elle s’éloigne.

Les moyens de transport occupent une place importante dans ses tableaux : chevaux, fiacres, omnibus, tramways, bicyclettes et premières automobiles se croisent au milieu des passants. Ces détails ne sont pas seulement décoratifs. Ils aident aussi l’expert à vérifier si la scène est cohérente avec la période représentée.

La palette est souvent chaude dans les vues de cafés et de cabarets, avec des rouges, des jaunes et des bruns soutenus. Les scènes extérieures utilisent davantage de bleus, de gris et de verts. Malgré une touche assez libre dans les ciels ou les chaussées, les personnages, les costumes et l’architecture restent lisibles. Dans les paysages plus tardifs, notamment les marines et les vues d’Alsace, la matière peut devenir plus épaisse et le dessin moins détaillé.

Reconnaître la signature de Léon Zeytline

Léon Zeytline signe généralement ses peintures « Zeytline » ou « Léon Zeytline », dans l’un des angles inférieurs du tableau. La signature peut se trouver aussi bien à gauche qu’à droite. Elle est le plus souvent appliquée au pinceau, dans une couleur choisie pour rester visible sur le fond. Certaines œuvres portent également une date près de la signature.

Le revers peut fournir des informations très utiles. On y rencontre parfois un titre, un lieu, une date, un numéro d’inventaire ou une seconde signature au crayon. Plusieurs variantes du nom apparaissent dans les archives et les catalogues, notamment Zeitlin, Zeitline ou Tzeytline.

Une signature ne suffit jamais à confirmer seule l’authenticité d’un tableau. Son tracé doit rester cohérent avec la peinture, le support et la période supposée. En cas de doute, faites appel aux experts d’Estimon’objet pour obtenir un premier avis.

Signature Léon Zeytline
Expertise signature Léon Zeytline

Tableau de Léon Zeytline : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par déterminer à quelle partie de la carrière de Léon Zeytline l’œuvre peut appartenir. Une grande scène parisienne du début du XXe siècle ne doit pas présenter le même traitement qu’une marine ou qu’un paysage alsacien plus tardif.

Sur les vues de Paris, Romain examine la façon dont les personnages sont répartis, la précision des costumes, la circulation des fiacres et des automobiles, ainsi que la représentation des immeubles. Zeytline savait remplir une toile sans rendre la scène confuse. La foule reste animée, mais les lignes principales du boulevard conduisent toujours le regard vers le fond du tableau.

L’expert observe également la matière picturale, les craquelures, le vieillissement du support et les éventuelles restaurations. Il contrôle ensuite la signature et toutes les inscriptions présentes au revers. Enfin, il recherche une correspondance dans le catalogue raisonné de Léon Zeytline. Une œuvre répertoriée, accompagnée d’une provenance ancienne et conservée dans un bon état dispose naturellement d’un dossier plus solide.

Léon Zeytline, le peintre du Paris de la Belle Époque

Issu d’une famille russe, Léon Zeytline passe une partie de sa jeunesse en Russie. Il entre vers 1900 à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Il y reçoit une formation académique auprès de peintres liés au groupe des Ambulants, parmi lesquels Abram Arkhipov et Alexeï Korine. Après la fin de ses études, vers 1906, il s’installe à Paris.

La capitale devient son grand sujet. Zeytline assiste aux transformations de la vie urbaine et peint les lieux de divertissement, les grands cafés, les théâtres et les boulevards où se croisent toutes les classes de la société. Il représente aussi les changements qui marquent la ville : développement de l’électricité, apparition du métro, multiplication des automobiles et nouvelles habitudes de loisirs. Ses tableaux forment aujourd’hui un témoignage particulièrement vivant du Paris de la Belle Époque et des Années folles.

À partir des années 1920, l’artiste séjourne davantage en Alsace et diversifie ses sujets. Il peint des paysages enneigés, des villages, des ports et de nombreuses marines. Il poursuit son activité jusqu’à la fin de sa vie, en 1962. En 2020, le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse lui a consacré l’exposition La Vie parisienne, qui réunissait une soixantaine d’œuvres issues de collections privées.

Sur une scène parisienne de Léon Zeytline, photographiez les personnages et les véhicules en gros plan. La forme d’un fiacre, d’un autobus, d’une automobile ou d’une entrée de métro peut aider à dater la scène et à vérifier sa cohérence. Prenez également une photographie générale bien droite, sans reflet, puis plusieurs vues du revers.

Ne retirez aucune ancienne étiquette et ne nettoyez pas les inscriptions. Un numéro, un titre ou un nom de lieu peut permettre de retrouver l’œuvre dans le catalogue raisonné ou dans les archives d’une exposition. Ces détails, parfois discrets, peuvent avoir une réelle influence sur l’expertise et la valeur du tableau.

Pour connaître la cote de votre œuvre de Léon Zeytline, confiez son étude à Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation en ligne de vos objets d’art et de collection. La demande est gratuite, rapide et confidentielle !

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Baya Mahieddine

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Estimation et cote de l'artiste Baya Mahieddine

Baya Mahieddine (1931-1998) est une artiste algérienne reconnue, dont les œuvres se vendent régulièrement dans les salles de ventes aux enchères. Née en Kabylie et orpheline très jeune, elle apprend à dessiner seule, sans passer par les écoles d’art. Elle crée des peintures et des poteries avec des personnages, des oiseaux et des plantes aux couleurs vives. C’est d’ailleurs ce qui rend ses œuvres reconnaissables !

Vous pensez posséder une céramique ou une peinture de Baya Mahieddine ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts et commissaires priseurs.

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Quelle est la cote de Baya Mahieddine sur le marché de l’art ?

La cote des peintures et gouaches sur papier

Si vous possédez une gouache sur papier, vous avez entre les mains les pièces les plus recherchées par les collectionneurs lors des ventes publiques. Le prix de vente dépend de la taille de la feuille, de la quantité de détails et de la vivacité des teintes ! Plus le format est grand, plus la composition respire et attire les acheteurs. 

Voici quelques ventes de référence :

Grande gouache avec des femmes et des oiseaux (années 1970) : un magnifique résultat de 15 000 € enregistré lors d’une vente à Paris en novembre 2024 !
Gouache avec des fleurs et des animaux (vers 1982) : cédée pour 9 500 € en mars 2025 à Lyon.
Tableau en couleurs sur papier (années 1960) : une belle adjudication à 12 000 € lors d’une vente à Bordeaux en juin 2023 !

La cote des céramiques de Vallauris

Pendant les années 1940 et 1950, Baya Mahieddine travaille à l’atelier Madoura à Vallauris. Si vous vendez un plat ou un vase en terre cuite émaillée, sachez que ces pièces suscitent un grand intérêt auprès des collectionneurs spécialisés !

Quelques exemples de vente :

  • Grand plat rond peint avec un personnage (vers 1948) : vendu 8 200 € en septembre 2024 à Montpellier.
    Vase coloré en forme de corps (années 1950) : vendu 6 500 € en février 2025 à Nice.

La cote des petits formats et éditions

Baya Mahieddine a réalisé de nombreuses petites gouaches, des lithographies et des céramiques de taille réduite tout au long de sa carrière. Ces formats plus accessibles répondaient à une volonté de rendre son art plus abordable pour les amateurs, mais aussi à un besoin rapide de production lors de ses passages dans les ateliers de céramique comme Madoura à Vallauris.

Quelques transactions de référence :

  • Lithographie signée et numérotée (1978) : vendue 1 400 € en décembre 2024 à Nîmes.
    Petite peinture sur papier avec des personnages (années 1980) : vendue 3 800 € en janvier 2024 à Marseille.

Comment reconnaître une œuvre de Baya Mahieddine ?

Pour identifier un vrai travail de Baya Mahieddine avant de le proposer à la vente, il faut d’abord regarder la façon dont elle dessine les corps. Elle ne cherche jamais à faire du réalisme ou à respecter les règles de proportion classiques. Les femmes qu’elle représente ont toujours le visage tourné de profil, avec des yeux immenses en amande qui donnent tout leur caractère au tableau !

Il faut ensuite observer la couleur et la manière dont elle pose sa peinture. Baya Mahieddine emploie des teintes très directes, comme du rouge vif, du bleu sombre ou du jaune lumineux. Chaque aplat est systématiquement entouré d’un trait noir ou d’encre bien tracé qui délimite les formes. Si vous regardez de plus près les habits ou les fonds, ils sont remplis de petits motifs minutieux posés rapidement, du premier coup, sans aucune hésitation !

Reconnaître la signature de Baya Mahieddine

Baya Mahieddine signe ses créations de manière très reconnaissable, mais c’est précisément sur ce point que les faussaires se trompent le plus souvent !

Sur ses gouaches et ses papiers, la signature se compose presque toujours de son seul prénom, « Baya », écrit d’un geste très libre à la gouache, à l’encre noire ou au pinceau fin. Elle y ajoute souvent l’année de création, écrite à la main avec la même spontanéité. Sur ses céramiques réalisées à Vallauris, le prénom est tracé ou gravé directement dans l’argile encore fraîche avant la cuisson, parfois accompagné d’un sigle d’atelier.

Une authentique signature de Baya Mahieddine ne fait jamais « appliquée » ou forcée. Les faux que nous expertisons présentent souvent une écriture trop lente, trop prudente ou au contraire grossièrement imitée, car le faussaire essaie de copier chaque lettre avec minutie. C’est l’analyse croisée du tracé de la signature et de la touche picturale qui permet à notre équipe de vous garantir une expertise fiable avant de lancer la vente de votre pièce !

Céramiques de Baya Mahieddine : ce que regarde notre expert

Chez Estimon’objet, c’est Romain Coulet, expert en céramiques et arts décoratifs du XXe siècle et habitué à voir passer ces œuvres, qui va authentifier une Baya Mahieddine. Pour cela, il demande de regarder de très près la matière. Quand il a une gouache en main, il regarde comment la peinture accroche le papier. Le trait doit filer tout droit, sans aucune correction, avec cette liberté propre à une artiste qui peignait sans s’encombrer des règles qu’on apprend dans les écoles d’art !

Romain vérifie aussi l’âge du support et l’état des bords de la feuille, car une vraie pièce porte toujours les traces discrètes du temps. Sur les céramiques faites à Vallauris, il regarde plutôt comment la terre a réagi au four, l’épaisseur de l’émail et la façon dont le pinceau a tracé le décor dans la glaçure encore tendre. C’est cette observation très concrète de la matière qui lui permet de repérer les copies trop raides.

Romain analyse vos trésors directement depuis chez vous. Pour cela, rien de plus simple : sortez votre téléphone et prenez quelques belles photos bien nettes de votre objet sous tous les angles ! Pensez à capturer la pièce en entier, un gros plan sur les détails pour voir la peinture ou le relief, et une photo très claire de la signature. En quelques clics, notre expert étudie votre demande pour vous offrir une estimation précise, rapide et totalement gratuite !

Baya Mahieddine, l'artiste algérienne entrée dans l'histoire de l'art

Née en 1931 en Algérie, Baya Mahieddine perd ses parents très tôt et grandit dans les montagnes de Kabylie, avant d’être adoptée par une Française passionnée d’art qui lui offre un cadre propice pour créer. Sans jamais passer par les bancs d’une école d’art ou suivre un enseignement classique, elle commence à modeler de petits animaux en terre glaise et à dessiner de manière totalement instinctive dès son plus jeune âge !

Dès ses seize ans, son destin bascule lorsque son travail arrive jusqu’à Paris et tape dans l’œil du poète surréaliste André Breton, qui lui organise une première exposition personnelle en 1947 qui fait sensation. Ce succès immédiat attire l’attention des plus grands maîtres de l’époque, dont Pablo Picasso, qui l’invite à venir travailler à ses côtés dans les ateliers de céramique de Vallauris au début des années 1950.

Malgré cette reconnaissance rapide au cœur du monde de l’art occidental, elle fait le choix de l’indépendance en rentrant s’installer en Algérie, d’abord à Blida. Femme simple et travailleuse, elle mène de front sa vie de famille, l’éducation de ses enfants et sa création artistique, sans jamais cesser de peindre, de dessiner et de modeler la terre jusqu’à sa disparition en 1998, en restant totalement fidèle à sa liberté de créer !

(Illus.)Pierre Savigny de Belay, La Bretonne, 1941, Musée des Beaux-Arts de Brest

Mon conseil est de regarder le grammage et le grain de la feuille : Baya Mahieddine travaillait avec ce qu’elle avait sous la main à l’atelier, souvent des papiers assez simples ou de récupération de son époque, et non des feuilles de dessin standard ultra-lisses ou modernes !

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Rose Adler

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Estimation et cote de l'artiste Rose Adler

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Rose Adler : les premiers pas brillants dans les arts décoratifs au lendemain de la guerre

Rose Adler est née à Paris en 1890, dans une famille aisée du 17e arrondissement. Très tôt, elle entre en contact avec le milieu artistique, grâce à ses fiançailles avec le fils du critique d’art Roger Marx, Léon, un passionné d’arts décoratifs dont la famille possède une belle collection d’oeuvres d’art. Léon décède brutalement durant la Première Guerre Mondiale en 1917. La même année, Rose Adler, désormais seule, commence à se former à Paris à l’Ecole du comité des Dames de l’Union centrale des Arts Décoratifs (UCAD), et elle se spécialise dans la reliure. Elle y étudiera jusqu’en 1925. En parallèle, pour se perfectionner, dès 1923, Adler se forme également auprès du doreur et graveur Henri Noulhac, qui lui apprend son art. Cette même année, Rose Adler devient aussi membre de la prestigieuse Société des Arts Décoratifs ; la jeune Rose Adler est déjà connue et reconnue pour son travail de relieuse par les professionnels des arts décoratifs et le public averti. Avec la société des Artistes Décorateurs, elle exposera jusqu’en 1929. 

Rose Adler dans le Paris de l’Art Déco : rencontre avec Hébert, Doucet, Chareau

Le succès de Rose Adler est notoire. Ses reliures originales et raffinées, aux subtils jeux colorés, sont présentées par l’école et acquises par des collectionneurs tels que Paul Hébert, qui, avant même la fin de ses études, devient un client fidèle de Rose Adler. En 1923, avec l’Ecole de l’Union Centrale des Arts Décoratifs Adler expose au Pavillon de Marsan, où ses oeuvres sont remarquées par le couturier et collectionneur Jacques Doucet, grand mécène des arts et qui acquiert trois reliures de Rose Adler. Cette rencontre marque une étape décisive dans la carrière de Rose Adler, car elle travaillera pour Jacques Doucet et avec le décorateur Pierre Legrain, que Doucet lui présente, jusqu’à sa mort. 

À peine sortie de l’Ecole des Arts Décoratifs, Rose Adler expose auprès d’artistes fameux du mouvement Art Déco, à commencer par Pierre Chareau. En 1925 elle participe à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels. Rose Adler gravite désormais dans les sphères artistiques, et l’une de ses plus grandes amies n’est autre que Marie Laurencin. Elle fréquente également René Char et Pierre André Benoît, les grands poètes. Le grand créateur de mobilier et décorateur Pierre Chareau la remarque lui aussi, et la fait participer à la décoration de la Maison de verre (1928-1931) construire par Bernard Bijvoet, un projet pour lequel Rose Adler créée un système d’éclairage.

Les succès et les projets de Rose Adler dans les années de maturité

Rose Adler est relieuse, mais comme en témoigne le projet de Pierre Chareau auquel elle a participé, Adler sait sortir de sa zone de confort. Créatrice multiple, Rose Adler réalise aussi des meubles, rares aujourd’hui sur le marché. Adler a notamment réalisé des petites tables d’appoint en bois laqué et plateau gainé de parchemin, un matériau cher à la relieuse. Elle n’en oublie toutefois pas son amour du cuir relié, et en 1931 Adler apparaît à l’Exposition internationale du Livre pour présenter ses créations. 

En 1937, Rose Adler participe à l’Exposition Universelle, et suite à cela, elle entre dans l’Union des Artistes Modernes. Durant la Seconde Guerre Mondiale, Adler se réfugie en zone libre. 

Désireuse de reprendre une vie de travail normale, en 1946, elle participe à la fondation de la Société de la Reliure Originale, auprès d’autres grands relieurs tels que Paul Bonet, Robert Bonfils, Georges Cretté, Henri Creuzevault et Jacques-Anthoine Legrain. Avec eux, elle va participer à de nombreuses expositions autour du livre et de la reliure d’exception. 

Le travail singulier de reliure de Rose Adler

Rose Adler a appris le travail du cuir, de la couture, de la dorure. Elle met à profit cet apprentissage des techniques pour concevoir des modèles de reliure innovants, au carrefour entre Art Déco et modernisme. Rose Adler réinvente la reliure en y incrustant (entre autres) des pierres semi-précieuses, des plaques de métal, en fondant les cuirs des doublures avec ceux de couverture, et réalisant des doublures bord à bord. Ses harmonies colorées et la préciosité de son travail séduisent de nombreux écrivains et artistes. Elle reliera notamment certaines oeuvres de Paul Morand, de Valéry, d’Apollinaire ou de Colette. En 1934, elle relie un album de lithographies de Georges Gimmel retraçant le chemin de Croix, qui sera vendu par la galeriste Jeanne Bucher au Vatican – prestigieuse collection s’il en est !  

Peu à peu, au cours de sa carrière, Rose Adler cessera de réaliser elle-même la reliure pour la confier à des artisans reprenant fidèlement ses dessins. En 1951, Rose Adler est nommée chevalier de la Légion d’Honneur. Alors qu’elle s’apprête à participer de nouveau à l’exposition de la Société de la Reliure Originale (dont elle est l’un des membres fondateurs), elle s’éteint, en 1959.

L’estimation des oeuvres de Rose Adler

Les oeuvres de Rose Adler sont rares sur le marché de l’art. Le record aujourd’hui établi pour l’une de ses oeuvres date de 2015, lorsqu’un petit coffret en cuir s’est vendu pour la somme de 31 000 euros (hors frais) à Paris. Ses tables d’appoint en bois des années 1930 sont estimées autour des 25 000 euros pièce, ses boîtes à correspondance en ébène et parchemin autour des 5000 – 10 000 euros. Les peintures (gouaches) et dessins de Rose Adler ne dépassent pas, quant à eux, les 1000 euros d’estimation, en général. 

(Illus.)

 

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Estimation gratuite Philippe Starck

Philippe Starck

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Estimation et cote de l'artiste Philippe Starck

Découvrez le parcours du designer génial Philippe Starck. Besoin d’une expertise concernant Philippe Starck ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Philippe Starck

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Philippe Starck, débuts fulgurants d’un designer passionné de dessin

Philippe Starck est né en 1949 à Paris, dans une famille dont le père est constructeur d’avions. Très jeune, sans doute en lien avec ce père si spécial, Starck se passionne pour le dessin. La voix artistique s’ouvre et le jeune Philippe Starck choisit d’étudier, dans le milieu des années 1960, à l’école Nissim de Camondo à Paris. En 1968, Starck a tout juste vingt ans. Il décide de fonder sa première entreprise, spécialisée dans les objets gonflables. Mais le tournant qui va décider de sa carrière advient dans les années 1970 : Starck est alors chargé d’aménager l’intérieur de deux night-clubs huppés de Paris, La Main Bleue en 1976, puis les Bains-Douches en 1978. Philippe Starck s’est lancé de plain-pied dans la décoration. 

Philippe Starck, « interior Designer » : l’ascension du jeune prodige

L’année suivante, en 1979, Philippe Starck fonde « Starck Product », sa nouvelle entreprise. Son succès est tel qu’en 1982, il est appelé pour réaménager les appartements (privés) de François Mitterrand à l’Elysée. Philippe Starck est déjà très célèbre, mais ce chantier confère une renommée internationale au jeune designer. Il poursuit aussi le réaménagement de lieux de restauration et de boîtes de nuits, à commencer par le Café Costes, à Paris ; mais on le retrouve aussi à Tokyo, où il conçoit le design de la boîte de nuit Manin, ou à Madrid, en 1990, où c’est au tour du night-club Teatriz d’être revu façon Starck. 

Philippe Starck, les hôtels, les entreprises, les résidences : un designer très sollicité dans les années 1990 comme architecte et designer d’intérieur

Philippe Starck poursuit son chemin dans le design d’intérieur, et désormais, les clients les plus en vue du monde entier souhaitent qu’il appose sa marque personnelle sur la décoration des immeubles qu’ils lui confient, ou même sur la conception de ces immeubles. Il s’occupe d’aménagements d’hôtels, comme c’est le cas des hôtels Royalton et Paramount  New-York en 1988 et 1990, mais conçoit aussi des restaurants, de l’architecture à l’aménagement, comme l’immeuble La Flamme conçu pour la brasserie Asahi à Tokyo. Starck ne se limite pas à ces types de bâtiments ; il réalise aussi le design de certains immeubles de bureaux, comme c’est le cas en 1991 pour l’immeuble Le Baron Vert à Osaka, ou l’immeuble Nani Nani à Tokyo pour Rikugo en 1990, son premier immeuble, à dimension anthropomorphe. Philippe Starck, petit génie français du design, se démultiplie pour assumer un large panel de projets d’aménagements d’intérieurs et de design. Philippe Starck transmet ses plans et les donne à réaliser à divers associés. Occupé par des projets liés à de grandes entreprises, il n’oublie toutefois pas les habitations particulières, et s’occupe de nombreuses résidences privées, comme Lemoult imaginée à Paris dès 1987, L’Angle, résidence située à anvers (projet de 1991) ou encore 18 maisons de rapport à Los Angeles, toujours en 1991. L’année 1991 signe l’explosion du style Starck, déjà très en vogue, mais qui devient absolument incontournable. en plus de tous les chantiers cités, Starck réalise cette année-là une maison particulière à Madrid, une usine de produits biologiques, non loin de Bordeaux, et une rue toute entière, la Rue Starck, à Paris, réalisée entièrement selon les plans projetés par le designer devenu une icône de la création française.

Philippe Starck, designer superstar de mobilier

À partir des années 1980, Starck se voit confier un grand nombre d’immeubles à réaménager. Pour ce faire, le designer invente son propre mobilier. Il dessine des meubles individuels sur mesure, mais également des produits destinés à être édités en nombre, par des maisons françaises et internationales (italiennes, comme Alessi ou Kartell, espagnoles, comme Disform, suisses comme la fameuse maison Vitra, ou même japonaises). Son credo, l’utilité et le confort pour tous – avant-même d’engager la dimension esthétique. D’où l’usage de matériaux peu chers et faciles à produire en série, comme les divers plastiques colorés dont Starck fait usage. 

En parallèle, Philippe Starck se lance dans le design industriel et réalise de nombreux design de produits : pâtes pour Panzani, brosses à dent ludiques pour Fluocaril, lunettes Starck Eyes (firme rachetée par Luxottica)… mais aussi véhicules, articles de voyage pour Vuitton, ou appareils ménagers pour Alessi ; dont le plus célèbre est sans doute le presse-agrumes « Juicy Salif ». Du plus ordinaire au plus noble, Starck conçoit des produits fonctionnels avec cette pointe d’humour et de joie caractéristiques de sa patte.

Philippe Starck, un mythe du design encore aujourd’hui

En 2015, le lustre « ZEnith » à 36 feux, designé en 2005, a été acquis à Paris pour la somme de 36 000 euros hors frais. Cela constitue un record pour une oeuvre de PHilippe Starck vendue aux enchères. Une paire de chaises « costes » (conçues pour le Café Costes en 1982) a été vendue en 2021 en Australie pour 5 500 euros hors frais. Le presse-agrumes d’Alessi Juicy Salif est estimé autour des 150 euros pièce. Ses fauteuils de la série « Louis Ghost » créés pour Kartell en 2005, acrylique ou méthacrylate, sont estimés autour des 1200 euros la suite de 8 chaises. 

Accessibles et ludiques, les mobiliers et les produits de design de Philippe Starck sont toujours appréciés des collectionneurs. 

L’estimation des oeuvres de Philippe Starck

À partir des années 1980, Starck se voit confier un grand nombre d’immeubles à réaménager. Pour ce faire, le designer invente son propre mobilier. Il dessine des meubles individuels sur mesure, mais également des produits destinés à être édités en nombre, par des maisons françaises et internationales (italiennes, comme Alessi ou Kartell, espagnoles, comme Disform, suisses comme la fameuse maison Vitra, ou même japonaises). Son credo, l’utilité et le confort pour tous – avant-même d’engager la dimension esthétique. D’où l’usage de matériaux peu chers et faciles à produire en série, comme les divers plastiques colorés dont Starck fait usage. 

En parallèle, Philippe Starck se lance dans le design industriel et réalise de nombreux design de produits : pâtes pour Panzani, brosses à dent ludiques pour Fluocaril, lunettes Starck Eyes (firme rachetée par Luxottica)… mais aussi véhicules, articles de voyage pour Vuitton, ou appareils ménagers pour Alessi ; dont le plus célèbre est sans doute le presse-agrumes « Juicy Salif ». Du plus ordinaire au plus noble, Starck conçoit des produits fonctionnels avec cette pointe d’humour et de joie caractéristiques de sa patte.

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Joe Colombo, des arts visuels vers le design

Cesare Colombo, dit Joe Colombo, est né à Milan en 1930. Malgré une vie courte (1930-1971), il a marqué de son empreinte le design italien et mondial. 

Joe Colombo est issu d’une famille de manufacturiers de rubans. Son père a repris l’usine et en a fait une usine de câbles électriques. Le jeune Joe Colombo est pressenti, après le décès de son frère aîné, pour reprendre la tête de l’entreprise. En parallèle, le jeune Joe Colombo, attiré par les arts, s’inscrit à l’académie de la Brera où il poursuit des études de peinture jusqu’en 1949. En 1951, il rejoint le mouvement avant-gardiste de sculpture et peinture « Movimento Nucleare » fondé par Enrico Baj et Sergio D’angelo. Il y réalise des dessins futuristes comme La Cité Nucléaire (Musée des arts décoratifs, Paris) où Colombo invente des infrastructures, moyens de transports et appartements nouveaux. C’est en suivant cet idéal que Joe Colombo va peu à peu réformer l’aspect et la structure traditionnels du mobilier et de l’aménagement d’intérieur. 

Joe Colombo commence à expérimenter diverses techniques, et en 1953, il réalise les plafonds d’un club de jazz, ainsi que des espaces de repos de la Triennale de Milan, rendez-vous incontournable des créateurs et des designers italiens. L’année suivante, il s’inscrit à l’école polytechnique de Milan. 

Joe Colombo, designer avant-gardiste au succès fulgurant

En 1958, face à la maladie paternelle, Joe Colombo reprend les rênes de l’entreprise familiale avec son frère Gianni. Le designer en profite pour tester matériaux et techniques de production nouvelles. Il délaisse l’entreprise en 1961, fort de ses nouvelles connaissances, pour monter son studio de design créé en 1962 avec le concours de son frère Gianni Colombo. Très rapidement il trouve des clients dans l’immobilier. Joe Colombo aménage notamment de nombreuses résidences de ski. Il créée un mobilier unique, au début, puis entame la production en série dans une optique de modules à ré-assembler de diverses manières. Son approche rappelle celle de Le Corbusier, mobilier modulaire et modulable, fonctionnalisme, rationalisme des formes et maison conçue comme « appareil à habiter », que Joe Colombo renomme « cellule d’habitation ». 

En 1962, déjà, il réalise avec son frère Gianni Colombo la lampe Acrilica, qui marque le début du style Colombo. En 1963, l’année suivante, il créée le fauteuil Elda, devenu iconique, à structure en fibre de verre auto-portante, garni de coussins de cuir. Sa chaise Universale de 1965-67 est réalisée dans un seul bloc de plastique moulé, une révolution technique pour l’époque. Son fonctionnalisme et ses innovations techniques séduisent le monde, et Joe Colombo connaît un immense succès. Déjà, en 1969, au Musée des Arts Décoratifs de Paris, son travail est montré aux côtés de celui de Charles Eames, Roger Tallon, ou Verner Panton, dans l’exposition « Qu’est-ce que le design ? ». Colombo ne s’arrête pas là pour autant. L’année d’après, il réalise la lampe Alogena, elle aussi devenue un classique du genre dans le luminaire. Colombo exécute également en 1970 sa fameuse Multi-chair, qui pousse plus loin l’expérience modulaire. 

Joe Colombo et la théorie du design : Colombo digne héritier de Le Corbusier

Joe Colombo pense ses fameuses « cellules d’habitation » dans le but d’atteindre pour chacun un confort optimal grâce à des éléments prenant un minimum d’espace. Il y imagine une cellule de bain, une cellule de jour (avec l’élément mural Rotoliving créé en 1969, très modulaire, à la fois table horloge télévision et éclairage), une cellule de nuit (cabriolet bed créé en 1969), pouvant se rassembler en un espace unique, dans une vision novatrice et re-dynamisée de l’habitat intérieur, décloisonné. À cela, il adjoint une cellule de cuisine. Puis s’y ajoutent une unité centrale avec Visiona 1 (projet de 1969), et une total Furnishing Unit en 1971, destinée à remplir les cellules ; ce que tend à créer Joe Colombo dans son projet de cellule d’habitation, c’est une oeuvre d’art totale, un espace à habiter fonctionnel et complet. 

Joe Colombo, outre sa propre maison, signe avec des maisons d’édition de meubles célèbres comme Kartell, Longhi, Boffi, O-Luce, ou Zanotta. son but est de diffuser à coût raisonnable ses créations, imaginées pour permettre à tout un chacun de vivre confortablement. Joe Colombo participait également à des conférences où il exposait ses vues sur l’idéologie appliquée au design et à la création. Joe Colombo a 41 ans à peine lorsqu’il s’éteint brutalement d’une crise cardiaque. Au faîte de son art, il ne verra pas l’exposition au MoMA qui lui est consacrée, et qui ouvre ses portes en 1972. Joe Colombo laisse un héritage mythique et encore très actuel.

L’estimation des oeuvres de Joe Colombo

Le record pour une création de Joe Colombo a été atteint en 2015 à Londres pour des lambris en frêne de la maison Zancopé (Milan) réalisés en 1962-67, et acquis pour la somme de 167 700 euros hors frais. Ses chaises longues pour cellule de jour de 1970, en aluminium, métal chromé, plastique et cuir, s’estiment aux alentours des 20 000 – 40 000 euros (pour 4 pièces) selon l’état. Ses très célèbres tube-chairs, assemblage modulaire de divers cylindres pour former une assise longue, sont estimées aux alentours des 12 000-15 000 euros pièce. Quant à son fameux fauteuil Elada, comptez entre 6 000 et 10 000 euros pièce pour en faire l’acquisition.

(Illus.)

 

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Les premiers pas d’Ico Parisi : de l’architecture vers le design

Domenico Parisi, dit Ico Parisi, est né à Palerme en 1916. Au début des années 1930, il étudie la construction en bâtiment, à Côme, où sa famille s’est installée durant son enfance. Ico Parisi obtient son diplôme de technicien en 1936, à l’âge de vingt ans. Il s’engage ensuite comme apprenti auprès de l’architecte rationaliste Giuseppe Terragni. Grâce à Terragni, Ico Parisi rencontre de nombreux architectes et designers de la région, ainsi que de l’Italie entière, comme Alberto Sartoris qui deviendra un ami proche. Ico Parisi connaît ses premiers succès d’architecte, et participe à l’exposition « Mostra Coloniale » de la Villa Olmo à Côme en 1937. 

Parisi fonde un groupe de design, le Studio Tecnico Alta Quota, avec ses amis architectes Fulvio Cappelletti, Silvio Longhi et Giovanni Galfetti. Il sera également l’un des membres fondateurs du Gruppo di Como, également structuré autour des recherches sur la géométrie et le rationalisme chers à Giuseppe Terragni. En parallèle, Ico Parisi s’adonne à la réalisation de films, notamment de deux documentaires pour le compte de la cité de Côme, et à la photographie. Peu à peu, il se détache de l’architecture pure pour se tourner vers les arts visuels et le design.   

1948, La Ruota : Luisa Aiani et Ico Parisi à l’ombre du mentor Gio Ponti

Durant la guerre, engagé sur le front russe, Ico Parisi dessine tout ce qu’il voit et filme la guerre. Rentré à Côme en 1943, il se met à dessiner du mobilier. Il collabore avec Luisa Aiani, une ancienne élève du designer Gio Ponti, qui est tout à la fois la jeune veuve de l’ami Galfetti, et la future femme d’Ico Parisi. Ensemble, ils créent des intérieurs aux décors innovants. En 1945, Ico Parisi organise la première exposition de mobilier contemporain à Côme. En 1948, les jeunes époux fondent leur studio, La Ruota. La Ruota n’est pas seulement un atelier, mais aussi un lieu de rendez-vous et d’exposition où les jeunes designers et leurs maîtres, comme Gio Ponti, entretiennent le débat et mettent à l’épreuve leur imagination.  

À la demande insistante de son ami Satoris, Ico Parisi termine ses études par un diplôme d’architecture obtenu en 1952 à l’Institut Athenaeum de Lausanne. 

Décoration intérieure : la méthode Ico Parisi.

Parisi a une vision novatrice de l’architecture comme art total. À l’innovation concernant les volumes et les murs, il veut adjoindre une réflexion sur les arts visuels, la sculpture, en un mot, imaginer une autre manière de faire architecture, en unissant les différents arts au profit d’un habitat inédit. 

Le design de mobilier est l’une des voies à employer dans cette optique. Le designer combine bois, métal et verre dans ses créations. Parisi travaille avec des artisans de Brianza, puis commencera à collaborer avec la maison d’édition Cassina, qui réalisera le mobilier projeté par Ico Parisi en série. Le designer ne se limite pas à cette firme ni au design de mobilier, travaillant avec Singer & sons, M.I.M., Longhi, Altamira, et produisant aussi de la céramique, de la verrerie et d’autres objets de décoration pour orner l’intérieur de ses inventions architecturales. En 1955, il reçoit le Compasso d’oro.

Ico Parisi poursuit dans son idée d’art total, et dès 1950 pour le projet de la maison Carcano (Maslianico, province de Côme), il implique des artistes de renom tels que Fausto Melotti ou Mario Radice. En 1954, il présente un pavillon « lounge » à la Triennale de Milan. Les projets de décoration intérieure se suivent tout au long des années 1950, comme la maison Parisi de 1958 ou l’église de Santa Maria dell’Osa à Fontebanda en Toscane, réalisée en 1961-62. 

Parisi est membre de l’Art Club de Milan, et de l’Associazione per il disegno industriale. 

Ico Parisi, l’utopie du designer

Un tournant advient toutefois dans le travail d’Ico Parisi dans les années 1960, lorsque l’architecte de formation se prend de passion pour la sculpture, et tente d’en faire l’outil d’un changement dans les modes de vie. Il s’allie avec le sculpteur Francesco Somaini pour créer les « contenitoriumani », les conteneurs humains, qui sont pour la première fois exposés à Milan, en 1968, pour le Salon du Meuble. Une idée du vivre ensemble, du mieux vivre, se dessine au fil de ses projets, qui se font de plus en plus communautaires. Accompagné d’un groupe d’artistes animé par les mêmes préoccupations, en 1972 et 1973, Ico Parisi aboutit à l’ « hypothèse pour une maison existentielle », un projet présenté à Paris en 1974. Cette quête existentielle culmine en 1974 et 1976 avec l’opération Arcevia, portée par toute une communauté de poètes, musiciens, cinéastes et créateurs variés, qui oeuvrent ensemble. Ico Parisi et tous les membres du projet sont présents à la 76e Biennale de Venise, puis à la Galerie nationale d’art moderne de Rome en 1979. Ico Parisi se laisse aller à un travail graphique de différentes « plaques de provocation », un travail typique de la dernière phase de sa carrière. 

en 1992, avec Angelo Cassi, il réalise son dernier projet professionnel, « Bobadilla », un immeuble au design futuriste, à moitié ruiné, héritier du passé et tourné vers la modernité. 

Ico Parisi est mort en 1996 à Côme. 

L’estimation des oeuvres d’Ico Parisi

La « egg chair » ( modèle n° 813, de 1953) dont même Gio Ponti disait qu’elle était une merveille est l’un des mobiliers les plus emblématiques du design d’Ico Parisi. En 2019, l’une de ces chaises si rares s’est vendue pour un peu plus de 86 000 euros frais compris à Londres. Certains de ses sofas des années 1950 connaissent des succès d’enchères et sont acquis pour des sommes allant de 50 à 65 000 euros pièce (hors frais). 

Le bureau en palissandre daté vers 1959 typique de la gamme proposée par Ico Parisi connaît lui aussi une forte croissance, atteignant la barre des 50 000 euros hors frais depuis les années 2010 lors des différentes ventes aux enchères qui en ont proposé un exemplaire. D’autres gammes de mobiliers pensées par Ico Parisi restent plus accessibles, bureaux et étagères en bois, fauteuils de différents modèles ; tout dépend de la date, du modèle, de la condition de l’objet.  

Comme d’autres designers italiens des années 1950, tels qu’Angelo Lelli ou Gino Sarfatti pour les luminaires, le travail d’Ico Parisi a connu ces dix dernières années un regain d’intérêt auprès des collectionneurs, faisant monter la cote de ce designer aux mobilier élégant et raffiné, typique de la sobriété fonctionnaliste des années 1950. 

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Découvrez le parcours du designer luminariste Angelo Lelli, fondateur de la maison Arredoluce. Besoin d’une expertise concernant Angelo Lelli ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Angelo Lelli : le sens inné du design.

Angelo Lelli – ou Lelii, autre orthographe possible – semble être né en 1911 à Ancône, en Italie. Mais très vite sa famille vient se fixer dans la ville de Monza, où l’enfant prodige du design commencera son travail de design luminaire dans sa cave, en autodidacte, avant de faire éclore après la seconde guerre mondiale son entreprise Arredoluce, et de devenir avec Gino Sarfatti, Giuseppe Ostuni et Gio Ponti l’un des plus grands noms du design moderne italien. Nous disposons de peu d’informations sur l’enfance et la formation d’Angelo Lelli, mais dans les rares témoignages qui traitent de cette période de jeunesse d’avant-guerre, c’est déjà l’inventivité et l’autonomie du créateur qui émergent, révélant ses aptitudes d’artistes et de futur chef d’entreprise.

1946 : Domus, la revue de Gio Ponti, offre la célébrité à Angelo Lelli.

C’est un autre designer, déjà très célèbre dans les années 1940, qui donne une visibilité précieuse à Angelo Lelli. Gio Ponti, fondateur de la firme Fontana Arte, est aussi le fondateur et le rédacteur en chef de la revue Domus, qui célèbre le design. Ponti a alors cédé la direction de la revue à Ernesto Nathan Rogers mais son influence est encore prépondérante. Les deux professionnels décident d’offrir une tribune dans Domus à Angelo Lelli, dont ils ont remarqué le travail innovant dans le luminaire. Trois designs pensés par Lelli se retrouvent publiés dans Domus, dont la lampe « Tris » en fonte et laiton, et le succès est immédiat. L’année suivante, Angelo Lelli créée son entreprise, Arredoluce.

1947 : Arredoluce, fondation par Angelo Lelli d’une entreprise de luminaires fonctionnalistes vouée au succès.

D’aucuns disent que la firme Arredoluce a été créée à Monza au début de la Seconde Guerre Mondiale, vers 1939. Pour d’autres, c’est en 1943 que l’entreprise aurait vu le jour. La date officielle retenue est pourtant celle de 1947, un an après la publication des trois designs luminaires d’Angelo Lelli dans la revue Domus de Gio Ponti. À partir de ce moment, en tant que chef d’entreprise, Angelo Lelli prend la liberté de créer de très nombreux modèles de luminaires, plafonniers, appliques, lampes, et même de quelques meubles, qu’il va diffuser en Europe grâce à sa firme Arredoluce. 

Parmi les premiers à employer l’ampoule halogène, Angelo Lelli propose un design fonctionnel, aux formes sobres et élégantes, travaillées dans des matériaux chers au design de luminaire des années 1950, dans une gamme allant du laiton au perspex.  

Dès 1948, Lelli participe à la triennale de Milan où il présente son lampadaire à trois bras 12128, réalisé en aluminium et que l’on appellera plus familièrement « Triennale », un modèle aujourd’hui devenu iconique.

L’envol d’Arredoluce et les collaborations prestigieuses : Ettore Sottssas, Gio Ponti et les autres

À partir de 1950, Arredoluce prend son envol. Lelli dessine, et il emploie les meilleurs techniciens italiens pour travailler le métal, le verre, la fonte.  Il se lie aussi aux firmes américaines Prescolite, Lightolier, Altamira, ou Raymor, qui produit sa lampe « Triennale » et la diffuse outre-atlantique. 

Angelo Lelli s’inspire en effet des Etats-Unis où il voyage régulièrement, (et d’où il importe la lampe halogène). Il réalise en l’honneur du pays les lampes dites « stelline » reprenant les étoiles du drapeau américain. 

Parmi ses autres designs iconiques, le plafonnier Stella, composé de nombreuses petites sphères de lumière, aujourd’hui représentatif de son oeuvre et très prisé. De même, le modèle 12755 dit « Honolulu », aujourd’hui phare, ou la lampe dite « cobra » témoignent de l’empreinte indélébile posée sur le design italien par Angelo Lelli. 

Ses multiples succès classent Lelli parmi les plus brillants représentants du design italien, et c’est tout naturellement que beaucoup d’autres grands noms le suivent et s’associent à Arredoluce pour produire de nouveaux luminaires fonctionnalistes. Vico Magistrelli, Fanco Albini, Ettore Sottsass, sans oublier Gio Ponti, son mentor, comptent parmi les collaborateurs occasionnels d’Arredoluce. Nanda Vigo entre très jeune chez Arredoluce, et projettera le dernier showroom d’Arredoluce à Monza.

La brillante fin de carrière d’Angelo Lelli

La diffusion du style Arredoluce ne se limite pas à l’Italie, ni même à l’Europe. Tout le monde se met à passer commande à Angelo Lelli : les Emirats-Arabes-unis, l’Iran de Farah Diba, qui lui commande une fontaine lumineuse de quatre mètres de diamètres. Ses oeuvres apparaissent à Bangkok à Téhéran et lui assurent un succès mondial. Le designer s’éteint en 1979. 

L’estimation des oeuvres d’Angelo Lelli

Les luminaires design d’Angelo Lelli connaissent un regain d’intérêt auprès des collectionneurs depuis une dizaine d’années, faisant croître les estimations des objets d’art d’Arredoluce. Les lampes à pied « Triennale » se vendent en moyenne entre 6000 et 15000 euros pièce, le record ayant été atteint en 2022 à Paris (15 500 euros hors frais). 

en 2022 à Londres, une lampe à pied en verre et laiton estimée 9 000 euros s’est vendue pour 152 700 euros hors frais, témoignant de cette hausse de la cote d’Angelo Lelli. Les plaffoniers Stella, devenus iconiques du design d’Arredoluce, se disputent pour des valeurs estimées entre 30000 et 40 000 euros pièce. Le style imposé par Angelo Lelli a bénéficié d’une redécouverte de la part du public averti et des collectionneurs, et semble bien parti pour réaliser prochainement de nouveaux records d’enchères. 

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Estimation et cote de l'artiste André Arbus

Estimation André Arbus : la cote du décorateur-ensemblier français, et son mobilier Art Déco. Découvrez le parcours du décorateur André Arbus. Besoin d’une expertise concernant André Arbus ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite André Arbus

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André Arbus et la passion du mobilier : un enfant né dans une famille d’ébénistes

André Arbus est né à Toulouse en 1903. Il est issu d’une famille d’ébénistes étalée sur plusieurs générations. La société familiale porte le nom du grand-père, Léon Arbus. Gérée par le père d’André Arbus, elle comporte un magasin de vente et une usine. Pourtant, le jeune André pense se dédier à la peinture, et entre à l’école des Beaux-Arts. Il rencontre le sculpteur Henri Parayre, qui l’accompagnera longtemps, et continue de travailler dès qu’il peut pour l’entreprise Léon Arbus. 

Les premiers pas d’André Arbus dans le monde des décorateurs

En 1925, le jeune diplômé des Beaux-Arts présente à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris une coiffeuse réalisée avec le peintre Marc Saint-Saëns. Elle est exposée dans la section art et industrie du bois et du cuir, dont l’architecte est Jean Patout. Les deux amis remportent la médaille d’argent, et Arbus décide de devenir décorateur-ensemblier. Dès 1936, André Arbus participe à l’exposition toulousaine de la société des artistes méridionaux (dont il devient membre), et au Salon d’automne à Paris. Il reprend en main l’entreprise Léon Arbus pour y développer son travail de décorateur. En outre, Arbus se marie à Jeanne Vergé, artiste, et de cette union naître une fille, Madeleine Arbus, future peintre ; les deux femmes de sa vie l’épauleront dans son travail de décorateur. Arbus et sa famille sont dans la continuité de la dynastie Arbus, unie dans le travail du mobilier d’art. 

André Arbus, un décorateur-ensemblier Art Déco et moderniste à Paris

En 1929, André Arbus ouvre une galerie, L’Epoque, rue de la Boétie, pour y vendre ses meubles. En parallèle, il continue d’exposer pour la Société des artistes méridionaux (il y sera membre sociétaire jusqu’en 1955) et au Salon d’Automne, où on le remarque. Dans ses ensembles de décoration, il travaille toujours en étroite collaboration avec Marc Saint-Saëns et Henri Parayre. Arbus est dans le mouvement de l’Art Déco. Il emploie des matériaux nobles, Macassar, palissandre, ébène, laque, galuchat, ivoire pour réaliser son mobilier. En 1932, la galerie ferme, mais Arbus décide de s’installer à Paris et loue un bureau rue de la Boétie. Cette même année, il expose au Salon de la société des Artistes Décorateurs pour la première fois, et en devient membre. En 1933, André Arbus s’installe définitivement à Paris avec sa famille. Il est exposé par la galerie des Quatre-Chemins, aux côtés du sculpteur Vadim Androusov et Marc Saint-Saëns. 

André Arbus avant et après la guerre ; le succès du décorateur et de son « retour à la courbe »

En 1934, Arbus est lauréat du prix Blumenthal des arts décoratifs, qui finit d’asseoir sa carrière de grand décorateur. André Arbus ouvre une galerie avenue Matignon. Sa carrière est couronnée d’un immense succès, il participe à toutes les expositions importantes et les rendez-vous, exposition au Petit Palais en 1936, salon annuel de la Société des Artistes Décorateurs, et obtient sa première commande d’état cette année-là. En 1937, à l’exposition Universelle il organise notamment le premier étage du pavillon des artistes décorateurs (imaginé par Jean Patout), où il propose « Une Demeure en île-de-France », mais on le retrouve dans plusieurs sections. En parallèle de ce mobilier de luxe, André Arbus créée des éditions pour le Palais de la Nouveauté, ancienne maison Dufayel dont il est nommé directeur artistique.  Arbus est honoré de diverses commandes publiques et privées. En 1941, malgré la guerre pour laquelle il est mobilisé, Arbus devient membre du Salon d’automne. 

Arbus après la Libération : une fin de carrière brillante tournée vers la décoration et la sculpture

À la libération, Arbus expose partout, est très sollicité par l’Etat (commandes pour des cabinets de la haute administration ou des cadeaux prestigieux). À côté du luxe, au 7e salon de l’imagerie (1946) il imagine un mobilier simple dans l’optique de la Reconstruction, se mettant au service des plus humbles. En 1947, avec l’architecte Jean Willerval, il est chargé de construire des logements populaires à Marseille. Mais il poursuit aussi dans le luxe, notamment, avec l’exposition Formes françaises présentée à New-York en 1949. Il participe à chaque Salon des Arts de la Table, contribue à réaménager l’Elysée, et en 1951 il est nommé professeur à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs. À partir de cette date, il va être sollicité pour décorer des paquebots, dont le Provence ou encore les Jean Laborde et Henri Poincarré (1953), puis le France en 1961 (Fumoir de première classe). 

Arbus est entre-temps devenu sculpteur. À partir de 1956, il s’adonne de plus en plus à cet art, notamment grâce à la fidélité de la galerie de Varenne qui l’expose, même s’il continue son métier de décorateur (en aménageant par exemple avec les Giacometti l’appartement de Marguerite et Aimé Maeght à Paris en 1958). En 1962, en alternance avec Zadkine et Giacometti, il obtient la chaire de sculpture à l’école Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. En 1965, il est élu à l’académie des Beaux-Arts. 

Après une vie de succès artistiques dans la décoration et la sculpture, André Arbus, chevalier de la Légion d’honneur, meurt à Paris en 1969. 

L’estimation des oeuvres d’ André Arbus

Un bureau en bois d’André Arbus vendu à Paris en 2000 a obtenu l’enchère record de 11 300 euros (hors frais). Un secrétaire à abattant typique de son travail, daté de 1936, gainé de parchemin et avec l’abattant en écailles de tortue, et gainé de cuir fauve s’est vendu à Paris pour 40 000 euros hors frais en 2013. L’une des belles et larges commodes d’André Arbus de 1937, en bois laqué de Chine, galuchat, ivoire (boutons des neufs tiroirs) a été acquise en 2016 pour 27 000 euros (hors frais). Ses sculptures sont moins cotées que son mobilier d’art, pour lequel il est aujourd’hui perçu comme une référence. En 2023, une tête de femme en plâtre (23 cm) a été acquise pour 4 000 euros hors frais. En 2006, à Paris, la sculpture Actéon (1959) un grand bronze de 246 cm, est partie pour 36 000 euros hors frais, un record pour une sculpture d’André Arbus sur le marché des enchères. 

(Illus.) 

En lien avec André Arbus

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Estimation gratuite Marie Mela Muter

Marie Mela Muter

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Estimation et cote de l'artiste Marie Mela Muter

Marie Mela Muter est une peintre d’origine polonaise qui s’établit et évolue à Paris au début des années 1900. Souvent associée à l’École de Paris, son œuvre est assez méconnue. Aujourd’hui, elle est reconnue comme l’une des grandes portraitistes d’artistes et d’intellectuels de son époque.

Estimation gratuite Marie Mela Muter

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Qui est Marie Mela Muter ?

Marie Mela Muter, pseudonyme de Maria Melania Klingsland, est une artiste franco-polonaise née le 25 avril 1882 à Varsovie, en Pologne, et morte le 14 mai 1967 à Paris. Issue d’une famille juive aisée et cultivée de Varsovie, Marie Mela Muter étudie à l’école de peinture et de dessin pour femmes de Milosz Kotarbinski jusqu’en 1900. Elle décide ensuite de s’installer à Paris avec son mari, Michal Muttermilch, journaliste socialiste. Elle s’inscrit à l’Académie Colarossi et à celle de la Grande Chaumière.

Rapidement, Marie Mela Muter devient une personnalité emblématique de ce qu’on nomme l’École de Paris. En 1902, elle présente ses œuvres au Salon des Beaux-Arts. En 1905, elle participe au Salon d’automne et au Salon des indépendants. Lors de ces évènements, le marché Ambroise Vollard remarque les travaux de Marie Mela Muter.

La peinture de Marie Mela Muter est d’abord influencée par le symbolisme avant d’évoluer, assez rapidement, vers un style davantage expressionniste : elle opte pour des couleurs éclatantes. Ses œuvres reflètent un intérêt certain pour celles de Vincent Van Gogh, Paul Cézanne ou Édouard Vuillard.

Marie Mela Muter, une artiste méconnue

Pendant longtemps, Marie Mela Muter est oubliée en Pologne et dans le monde, son travail restant dans l’ombre de ses contemporains masculins de l’École de Paris ; cette appellation désigne l’ensemble des artistes, bien souvent étranger, qui ont contribué à faire de Paris un centre d’art de premier plan entre 1900 et 1960.

Aujourd’hui, les peintures de Marie Mela Muter appartiennent toutes à des collections privées. Ainsi, son œuvre demeure méconnue alors qu’elle apparait comme la première femme peintre juive professionnelle en Pologne. Bien que Marie Mela Muter soit souvent associée à l’École de Paris, elle reste une artiste-peintre à part entière qui parvient à se créer une véritable identité artistique. Son œuvre, très personnelle, met en avant des choix de sujets et de techniques peu communs.

Grâce à la redécouverte de son travail, Marie Mela Muter est reconnue comme l’une des grands portraitistes d’artistes et d’intellectuels de son époque.

L’œuvre de Marie Mela Muter

Les peintures de Marie Mela Muter présentent une grande variété de sujets : des vues urbaines, des paysages, des natures mortes ou encore des scènes religieuses. Il est toutefois intéressant d’observer que les femmes apparaissent comme un sujet de prédilection pour Marie Mela Muter. En parallèle, de nombreux artistes et intellectuels de l’époque posent pour elle, comme Auguste Rodin, Diego River ou Georges Clémenceau.

 

Passionnée et influencée par l’art de son époque, Marie Mela Muter créée des compositions qui peuvent parfois être associées à celles de Gauguin, notamment dans la représentation approximative des personnages. Une autre influence se retrouve dans les peintures de Marie Mela Muter, celle de l’École de Pont-Aven, dans le traitement abstrait de la nature avec des zones de couleurs planes.

 

De son vivant, Marie Mela Muter a l’occasion d’exposer ses œuvres dans de grandes galeries parisiennes et dans différents salons : Salon d’automne, Salon des indépendants, Salon des Tuileries, Salon des Femmes Artistes Modernes. Elle acquiert donc une notoriété, qui décline après sa mort le 14 mai 1967.

L’évolution de la peinture de Marie Mela Muter

Le début des années 1920 marquent un tournant dans la vie et l’œuvre de Marie Mela Muter qui doit faire face à de nombreux deuils, comme celui de son fils unique, puis de son compagnon. Malgré ces évènements, elle continue de peindre et acquiert une certaine maturité artistique. Ses compositions deviennent plus expressives à travers une structure plus forte.

Dans les années 1930, les commandes de portraits commencent à se faire de plus en plus rare. Marie Mela Muter choisit alors de représenter les objets qui l’entourent. Elle opte pour des teintes pures et s’attarde sur le moindre détail, ce qui donne une réelle profondeur aux objets. Les œuvres de cette époque témoignent d’une sensibilité différente de la part de l’artiste.

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Depuis quelques années, la cote de Marie Mela Muter connait un nouvel essor dans les ventes aux enchères. Bien que les estimations et les prix d’achat varient selon le type d’œuvre présenté, Marie Mela Muter apparait aujourd’hui comme une valeur sûre du marché de l’art.

Les peintures de Marie Mela Muter les plus recherchées, et les plus cotées, sont les portraits. Leur estimation débute autour de 10 000 euros mais leur prix d’achat se situe autour de 50 000 euros et peut atteindre près de 100 000 euros. En 2018, l’huile sur toile Portrait de femme en robe du soir est adjugée 140 942 euros.

Marie Mela Muter peint plusieurs ports et paysages dont les estimations sont comprises entre 40 000 euros et 60 000 euros. En 2018, l’huile sur toile intitulée Paysage provençal atteint le prix de vente de 75 000 euros.

Quant aux natures mortes et aux représentations de bouquet de fleur signées Marie Mela Muter, il faut compter entre 15 000 euros et 30 000 euros. Il arrive parfois que des pièces rares excèdent ces chiffres, comme en 2017 avec l’adjudication à 63 000 euros de l’huile sur toile Les tournesols sur la nappe rayée.

Enfin, les dessins de Marie Mela Muter sont estimés plus modestement. Il s’agit souvent d’aquarelles représentant des paysages ou des vues parisiennes, estimées entre 4 000 euros et 7 000 euros. L’aquarelle Place de la cathédrale, Carpentras est adjugée à 35 000 euros en 2015.

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Estimation et cote de l'artiste Óscar Domínguez

Óscar Domínguez est un artiste peintre espagnol qui s’illustre dans le mouvement du Surréalisme. Arrivé à Paris à la fin des années 1920, il intègre rapidement le groupe mené par André Breton. Grâce à une production importante et à des trouvailles artistiques qui ont marqué l’Histoire de l’Art, Óscar Domínguez est une figure de la peinture surréaliste.

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La courte biographie d’Óscar Domínguez

Óscar Domínguez est un peintre surréaliste espagnol, né le 6 janvier 1905 a Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries, et mort le 31 décembre 1957 à Paris. Issu d’une riche famille de négociants de bananes, Óscar Domínguez arrive à Paris en 1927 pour veiller sur les affaires de son père ; c’est à cette période qu’elle commence à peindre. Après être retourné dans sa ville natale en 1928,  revient à Paris en 1931 à la suite du décès de son père et travaille dans l’illustration publicitaire pour gagner sa vie.

En 1932, Óscar Domínguez peint des œuvres surréalistes et, deux ans plus tard, il intègre un groupe artistique parisien mené par André Breton, poète et écrivain. De 1935 à 1940, il invite le groupe des surréalistes à exposer sur son île.

A partir des années 1940, Óscar Domínguez travaille pour « La Main à plume » en tant qu’illustrateur, aux côtés de Paul Éluard, René Magritte et Pablo Picasso. Dans la foulée, sa première exposition se tient à la galerie Louis Carré en 1943 : il est alors l’un des premiers à utiliser la décalcomanie et la peinture sur feutre.

Les années 1950 sont douloureuses pour Óscar Domínguez. Le décès de son ami Paul Éluard survenu en 1952 le touche profondément : la mort devient un sujet de prédilection dans son œuvre. En 1957, Óscar Domínguez choisit de se donner la mort dans son atelier de Montparnasse, à cause de l’échec de sa dernière exposition.

Óscar Domínguez, le peintre expérimental

Óscar Domínguez, aussi appelé  « le dragonnier des Canaries » par ses amis surréalistes,  réussit à faire de la ville de Ténériffe un lieu de stimulation intellectuelle grâce à ses trouvailles artistiques. En effet, l’artiste a un goût pour l’expérimentation en plus d’une imagination débordante. Entre 1934 et 1940, ses découvertes font véritablement avancer le mouvement surréaliste.

Óscar Domínguez est alors l’auteur de nombreuses inventions. La plus connue est sans doute celle de la technique de la « décalcomanie sans objet » qui s’apparente à l’exploitation poétique d’une tache d’encre ou de peinture écrasée. Cette technique est ensuite reprise par Max Ernst.

Son esprit imaginatif et créatif le conduit également à réaliser des pièces iconiques. En 1938, Óscar Domínguez présente l’un des objets surréalistes les plus mystérieux lors de l’Exposition internationale du Surréalisme : La femme-phonographe. Pablo Picasso décide même de l’acquérir quelques années plus tard.

L’œuvre lyrique d’Óscar Domínguez

Avant tout, Óscar Domínguez est un artiste peintre dont l’œuvre est à la fois particulière et singulière. Les multiples motifs choisis sont intégrés à un univers lyrique et côtoient divers objets, comme des cruches ou des boîtes de sardines. Les peintures aux représentations tourbillonnantes d’Óscar Domínguez s’approchent parfois de l’abstraction.

Óscar Domínguez est admiratif du travail de Picasso et Chirico, dont il s’inspire fortement. Cette admiration est telle qu’elle l’amène parfois, et malencontreusement, à plagier ces artistes qu’il respecte tant.

A sa mort, Óscar Domínguez laisse derrière lui une importante production d’œuvres. Leur point commun est qu’aucune d’entre elles ne cherchent à répondre au dilemme relevant de la figuration ou non figuration.

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Depuis 2005, la cote des œuvres d’Oscar Dominguez est en légère hausse : elle se situe entre 2 000 euros et 20 000 euros pour ses peintures de petits formats, entre 45 000€ et 120 000€ pour de moyens formats, et au-delà pour ses grands formats ou ceux datant de sa période liée au groupe des surréalistes.

Les paysages surréalistes d’Óscar Domínguez sont estimés entre 3 000 euros et 1 500 000 euros. Les compositions abstraites peuvent atteindre un prix compris entre 1 000 euros et 150 000 euros. Quant aux quelques toiles figuratives surréalistes d’Óscar Domínguez, il faut compter entre 2 000 euros et 2 000 000 euros, prix de vente d’une huile sur toile de l’artiste intitulée Machine à coudre électro-sexuelle en 2013. Durant sa carrière, Óscar Domínguez peint également des représentations animales, issues du folklore, de légendes ou de son propre imaginaire, comme ses célèbres Minotaures : leur estimation se situe entre 2 000 euros et 1 900 000 euros.
Les dessins d’Óscar Domínguez connaissent des estimations plus modestes mais tout aussi notables, entre une centaine d’euros et 115 000 euros. En 2017, le dessin peint à la gouache Deux femmes est adjugé 59 800 euros.
Enfin, les sculptures signées Óscar Domínguez sont estimées entre 3 500 euros et 90 000 euros. Souvent, l’artiste représente des figures humaines surréalistes aux visages et corps féminins et sensuels. Cette thématique est particulièrement recherchée : lors d’une vente aux enchères de 2005, Femme couchée, une sculpture sur bois, atteint le prix de vente de 240 500 euros. Les sculptures animales d’Óscar Domínguez rencontrent également un grand succès et peuvent se vendre entre 15 000 euros et 85 000 euros.

(Illus.) 

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