Estimation gratuite Sheila Hicks

Sheila Hicks

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Estimation et cote de l'artiste Sheila Hicks

Sheila Hicks se destinait à la peinture avant de découvrir les textiles du Pérou précolombien. Dès les années 1950, elle parcourt l’Amérique du Sud et s’initie aux techniques des tisserands indigènes. Elle favorise la diversité des matériaux et alterne entre création minuscule et monumentale.

Estimation gratuite Sheila Hicks

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Le parcours artistique de Sheila Hicks

Sheila Hicks est une artiste américaine née le 24 juillet 1934 à Hastings, dans le Nebraska aux Etats-Unis. Au milieu des années 1950, elle étudie la peinture à l’Université de Yale. Quelques années plus tard, elle reçoit une bourse et part pour le Chili en 1957 : elle y découvre les textiles d’Amérique du Sud et les techniques ancestrales des tisserands indigènes. Sheila Hicks voyage ensuite au Mexique, en Colombie et au Pérou où elle apprend de nombreuses techniques de tissage. 

En 1959, elle obtient une deuxième bourse qui lui permet de venir en France. Elle rencontre Raoul d’Harcourt, ethnologue et grand spécialiste des textiles précolombiens. Depuis 1964, Sheila Hicks vit et travaille à Paris.

Sheila Hicks est une artiste textile : ses œuvres, entre tapisseries et sculptures, mettent en lumière la dimension anthropologique du textile. A travers les techniques de tissages traditionnels, elle alterne entre création minuscule et monumentale. Sheila Hicks joue également sur le choix des matériaux : laine, ardoise, coquilles, élastiques, lacets… Elle est notamment réputée pour ses cordes, des objets en trois dimensions qu’elle fixe sur des fonds tissés et qui pendent librement.

Aujourd’hui, les œuvres de Sheila Hicks sont intégrées dans des architectures du monde entier comme au Théâtre du Kiryo Cultural Center de Gumma au Japon.

L’œuvre de Sheila Hicks

Sheila Hicks réalise principalement des tapisseries et des sculptures qui révèlent son intérêt pour la dimension anthropologique du textile et de l’art contemporain. Durant ses phases de création, elle s’intéresse et joue avec les dimensions et les matériaux. Sheila Hicks utilise les techniques traditionnelles de tissage qu’elle a pu étudier lors de ses nombreux voyages : Inde, Colombie, Maroc, Mexique.

L’artiste déploie divers matériaux pour réaliser ses œuvres. En plus de la laine, du coton et de la soie, Sheila Hicks choisit d’utiliser des éléments inattendus : morceaux d’ardoise, coquilles, cols de chemises, écheveaux de fils à broder, élastiques, lacets et chaussettes de carmélite…

Elle ajoute parfois des grosses mèches aux fils de trame. Lorsqu’il s’agit d’une œuvre réalisée à partir de soie, ces mèches prennent la forme de pompons ou de tresses à l’aspect précieux. A contrario, lorsqu’elle travaille de la laine brute, Sheila Hicks préfère que ces mèches renvoient un aspect sauvage.

Sheila Hicks, une artiste post-minimaliste

Sheila Hicks est une artiste souvent rattachée au mouvement, ou à la tendance, Postminimalisme qui utilise comme point de référence esthétique et conceptuel le Minimalisme. Pour rappel, le Minimalisme est un courant de l’art contemporain, apparu au début des années 1960, qui s’oppose principalement à la tendance figurative et ironique du Pop Art, et dont la devise pourrait se résumer à « less is more ».
Les œuvres d’art post-minimalistes sont généralement des objets du quotidien, réalisées à partir de matériaux simples et présentant, parfois, une esthétique pure et formaliste.
Les créations de Sheila Hicks sont aussi parfois révélatrices de l’influence de Mark Rothko, notamment dans l’utilisation des couleurs vives et de motifs vibrants.
Les œuvres monumentales les plus célèbres de Sheila Hicks sont Lighthouse in the flatlands, une cascade de fils blancs suspendus au plafond, et Lianes de Beauvais, un rideau de fils roses.

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Les œuvres de Sheila Hicks sont assez rares dans les ventes aux enchères mais rencontrent une belle cote. Elles sont estimées à des prix qui diffèrent selon leurs dimensions.

Le prix des tapisseries de Sheila Hicks en vente aux enchères s’élève, en moyenne, entre 5 000 euros et 200 000 euros. En 2012, elle réalise Compass Arica de 91 centimètres par 147 centimètres par 53 centimètres : cette montagne de fils de laine est alors estimée entre 165 000 et 250 000 euros. En 2019, une broderie de coton sur toile de lin aux dimensions plus modestes, 30 centimètres par 30 centimètres, est vendue à 18 200 euros. En décembre 2022, une tapisserie aux techniques mixtes est adjugée à 56 250 euros ; elle mesure 180 centimètres par 190 centimètres.

Certaines œuvres de grandes dimensions de Sheila Hicks sont estimées à plus de 300 000 euros. C’est le cas de Voltaire, réalisée en 2018 et mesurant 100 centimètres par 420 centimètres.

Durant sa carrière, Sheila Hicks réalise également des sculptures dont les estimations sont comprises entre 400 euros et 45 000 euros. Elles sont très rares dans les ventes aux enchères. En juin 2016, des galets sculptures en textile sont adjugés à 3 750 euros. 

(Illus.) 

En lien avec Sheila Hicks

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Estimation gratuite Sándor Bortnyik

Sándor Bortnyik

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Estimation et cote de l'artiste Sándor Bortnyik

Sándor Bortnyik est l’un des artistes ayant contribué à la promotion de l’avant-gardisme hongrois. Son œuvre témoigne des multiples influences de son époque, entre Cubisme, Expressionnisme et Constructivisme.

Estimation gratuite Sándor Bortnyik

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Le parcours de Sándor Bortnyik

Sándor Bortnyik est un peintre et graphiste hongrois, né le 3 juillet 1893 à Marosvasarhely et mort le 31 décembre 1976 à Budapest. Il commence à étudier l’art en 1913 et, jusqu’en 1915, il s’intéresse au mouvement Fauve. À cette époque, Sándor Bortnyik rencontre Lajos Kassák, le rédacteur en chef de MA, qui l’invite à devenir un collaborateur du magazine.

En 1919, à la suite de l’effondrement du régime communiste, Sándor Bortnyik et d’autres artistes liés à MA sont contraints de fuir Budapest. Il s’installe à Vienne, puis à Weimar de 1922 à 1924. De retour en Hongrie en 1925, Sándor Bortnyik reprend son activité initiale d’affichiste et créé un atelier, notamment fréquenté par Victor Vasarely, qu’il est contraint de fermer en 1938 en raison de problèmes financiers.

Vers 1934, Sándor Bortnyik se remet à la peinture, influencé par un groupe d’artistes hongrois. Les années suivantes, il participe à la publication de livres et de magazines, et devient professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Budapest.

À la fin de sa vie, la Galerie nationale de Budapest organise une rétrospective de son œuvre pour rendre hommage à sa carrière.

Aujourd’hui, Sándor Bortnyik apparait comme l’une des figures importantes dans la diffusion et l’appréciation de l’avant-gardisme hongrois à son époque. Son œuvre est le reflet des différents mouvements picturaux qui définissent la première moitié du XXe siècle. En effet, Sándor Bortnyik réalise des compositions cubistes, expressionnistes et constructivistes.

L’évolution artistique de Sándor Bortnyik

D’abord attiré par le style des Fauves, Sándor Bortnyik est un artiste qui se nourrit de diverses influences. Lorsqu’il s’installe à Weimar, de 1922 à 1924, il entretient des contacts étroits avec le Bauhaus et les mouvements constructivistes de l’époque. Ces influences donnent naissance à des œuvres non figuratives avec des composantes architecturales très fortes. Cependant, Sándor Bortnyik refuse d’être assimilé au Bauhaus.

A cette période, il travaille également à Kosice, en Slovaquie, et à Berlin où la galerie Der Sturm organise une exposition de ses œuvres dès 1922. Deux ans plus tard, Sándor Bortnyik s’intéresse aux représentations de scènes satiriques, il met en scène des personnages dans des décors architecturaux étranges, tout en incluant ses précédentes recherches sur les formes géométriques.

Grâce à son œuvre, Sándor Bortnyik est aussi considéré comme étant l’un des principaux artistes ayant promu l’avant-gardisme hongrois qui se nourrit de plusieurs influences, comme le Cubisme, l’Expressionnisme et le Constructivisme. En mélangeant ces différents styles, Sándor Bortnyik parvient à créer des compositions nouvelles, originales et novatrices.

L’influence des styles dans l’œuvre de Sándor Bortnyik

Après avoir été attiré par le mouvement Fauve et influencé par le Bauhaus, Sándor Bortnyik se lance dans le Constructivisme. Ce mouvement pictural met en avant les formes géométriques, abandonnant l’aspect figuratif. Sándor Bortnyik créé des lithographies, de véritables architectures picturales, donnant lieu à des séries, qu’il publie dans la revue MA. Le travail autour du Constructivisme amène parfois Sándor Bortnyik vers une abstraction constructive, proche du Machinisme.

Néanmoins, Sándor Bortnyik ne se limite pas au mouvement constructiviste. Tout au long de sa carrière, il continue de réaliser des œuvres de style cubiste et de style expressionniste. Ses compositions traitent souvent du progrès industriel et de la technologie, des thèmes récurrents dans l’avant-garde de cette époque, que l’on retrouve également chez les futuristes italiens.

Faites estimer gratuitement une œuvre de Sándor Bortnyik

Aujourd’hui, une grande partie des œuvres de Sándor Bortnyik est conservée au MoMA de New York, comme les lithographies constructivistes publiées dans le magazine MA. Toutefois, plusieurs œuvres de l’artiste peuvent être acquises dans les ventes aux enchères. En moyenne, elles connaissent une belle cote et donc, des estimations assez élevées. Le prix d’adjudication dépasse d’ailleurs bien souvent celui des estimations.

Les estimations pour une peinture de Sándor Bortnyik s’échelonnent entre 400 euros et 150 000 euros, bien qu’il arrive que le prix d’adjudication surpasse ces valeurs. En effet, en décembre 2021, l’huile sur toile de 1925 intitulée Geometric Composition atteint le prix de vente de 217 840 euros. Plus récemment, la peinture Mona Lisa (Paris, New York, London) est adjugée 17 667 euros.

Quant aux estampes et lithographies de l’artiste, il faut compter entre une centaine d’euros et 6 000 euros. Lors d’une vente de novembre 2021, une sérigraphie en couleurs nommée MA. Blatt aus der Mappe « MA » et datée de 1921, est adjugée à 240 euros.

Enfin, Sándor Bortnyik réalise aussi des dessins et aquarelles. Leur estimation est fréquemment comprise entre 200 euros et 20 000 euros. En juin 2005, Bildarchitektur Raumformation, une aquarelle de 1924, se vend à 10 900 euros. En mars 2022, le dessin Rowers est adjugé 2 931 euros.

(Illus.) 

En lien avec Sándor Bortnyik

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Estimation gratuite Pierre Dmitrienko

Pierre Dmitrienko

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Dmitrienko

Pierre Dmitrienko (1925-1974) est l’un des grands noms de la peinture d’après-guerre à Paris. Français d’origine russe, il a créé un style très reconnaissable où la peinture semble presque sculptée sur la toile. Il n’essayait pas de dessiner des objets précis, mais plutôt de faire passer des émotions fortes avec des couleurs souvent sombres. Si vous avez un tableau de lui, sachez qu’il fait partie de ces artistes dont la valeur remonte sérieusement dans les ventes aux enchères !

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La cote de Pierre Dmitrienko sur le marché de l’art

La cote des peintures à huile

Ce sont les pièces les plus prisées du marché. Les collectionneurs recherchent en priorité ses tableaux à l’huile des années 50 et 60, car c’est l’époque où sa peinture est la plus épaisse et la plus travaillée. Pour un grand format aux couleurs denses, les prix se situent souvent entre 10 000 € et 30 000 €, mais certains modèles exceptionnels peuvent grimper au-delà des 50 000 € ! Si votre œuvre est plus tardive (années 70) ou de dimension plus modeste, l’estimation peut tourner généralement autour de 4 000 € à 12 000 €.

Dernières ventes constatées :

  • Le Combat (1957), huile sur toile, 100 x 81 cm : 28 600 €
  • Pluies (1970), huile sur toile, format moyen : 12 500 €
  • Composition abstraite, huile sur carton, 33 x 41 cm : 4 500 €

La cote des dessins et aquarelles

Dmitrienko a beaucoup utilisé le papier pour s’exprimer avec plus de légèreté. Bien que plus abordables que les toiles, ces œuvres restent très appréciées ! Une belle gouache avec des couleurs vives peut monter jusqu’à 6 000 €, tandis qu’en moyenne, il faut compter entre 2 000 € et 5 000 € pour une jolie pièce signée. Les dessins plus simples, réalisés au crayon ou à l’encre, trouvent preneur entre 800 € et 1 500 €.

Exemples de ventes récentes :

  • Composition, gouache sur papier des années 60 : 6 200 €
  • Étude pour les Présences, encre et aquarelle : 2 800 €
  • Sans titre, fusain sur papier, 25 cm : 950 €

La cote des lithographies

On en trouve régulièrement entre 150 € et 500 €, le prix étant souvent plus élevé si l’œuvre comporte la signature manuscrite de l’artiste !

Résultats de ventes :

  • Lithographie originale, Épreuve d’Artiste (E.A.) signée : 450 €
  • Eau-forte, numérotée sur 50 exemplaires : 220 €

Comment reconnaître une œuvre de Pierre Dmitrienko ?

L’indice principal pour identifier son style se trouve dans l’épaisseur incroyable de sa peinture. Chez lui, la toile n’est jamais lisse : elle ressemble un peu à une écorce d’arbre ou à une pierre avec des reliefs, des griffures et des couches de peinture empilées les unes sur les autres. Dmitrienko apporte un soin immense à la texture de ses tableaux, allant jusqu’à gratter la peinture encore humide pour faire apparaître des teintes cachées sous les couches sombres !

Sa palette de couleurs reste volontairement sombre et discrète pour ne pas distraire l’œil. Il privilégie les noirs profonds, les gris charbon et les tons qui rappellent la terre ou la rouille, qu’il réveille soudainement par une touche de bleu intense ou un rouge vif. Dans ses œuvres, l’organisation est souvent similaire : on retrouve une forme imposante au centre (comme une silhouette ou un bloc de pierre) qui donne au tableau une présence et un poids uniques.

Reconnaître la signature de Pierre Dmitrienko

L’artiste signait presque toujours de son seul nom de famille « Dmitrienko », écrit en lettres droites, simples et très lisibles. Contrairement à d’autres peintres qui cherchent l’originalité, lui restait sur une écriture sobre, souvent située dans l’un des coins inférieurs de l’œuvre. Il accompagnait quasiment systématiquement son nom de l’année de création (par exemple « 57 » pour 1957), ce qui est une aide précieuse pour situer le tableau dans sa carrière !

Une particularité importante à vérifier est l’emplacement de cette signature : elle semble souvent faire corps avec la peinture, parfois même légèrement gravée dans l’épaisseur de la matière encore fraîche. N’oubliez pas de retourner votre tableau : Dmitrienko avait l’excellente habitude de signer une seconde fois au dos de la toile ou sur le châssis en bois, en y ajoutant très souvent le titre de l’œuvre au pinceau ou au feutre. Cette double signature est un indice de confiance majeur lors d’une expertise.

Tableau de Pierre Dmitrienko : ce que regardent nos experts

Pour estimer votre œuvre de Pierre Dmitrienko à distance, notre expert en art moderne Romain Rudondy s’attarde d’abord sur la texture de la peinture. Sur un vrai Dmitrienko, la lumière doit impérativement accrocher les reliefs de la pâte : une photo montrant une surface trop lisse ou uniforme est souvent un signal d’alerte. Il observe avec une attention particulière la manière dont l’artiste a gratté la matière pour faire ressortir les couleurs cachées en dessous, un procédé technique presque impossible à imiter sans trahir sa main !

Un autre indice crucial se cache fréquemment derrière le tableau. Dmitrienko travaillait avec des galeries parisiennes de renom (comme la Galerie Lucien Durand) qui marquait souvent les œuvres de son empreinte. Si Romain découvre une ancienne étiquette de galerie ou un titre écrit au pinceau par l’artiste lui-même au dos de la toile, c’est un excellent point pour la valeur de l’œuvre ! Ces preuves de provenance rassurent les acheteurs et permettent bien souvent de viser l’estimation la plus haute en salle des ventes.

Pierre Dmitrienko, un peintre en quête de lumière et de silence

Fils d’un immigré ukrainien et d’une mère polonaise, Pierre Dmitrienko (1925-1974) grandit à Paris dans une atmosphère slave qui imprègne durablement sa sensibilité. Après des études d’architecture à l’École des Beaux-Arts, il délaisse les plans techniques pour se consacrer pleinement à la peinture dès 1944. Cette même année, il s’installe dans son premier atelier et rencontre la sculptrice Alice Alleaume. Elle devient son épouse et sa plus proche collaboratrice dans une vie entièrement dévouée à la création.

Tout au long des années 1950, sa carrière prend une dimension internationale. Dmitrienko ne se contente pas de peindre : il expose également à Londres, à Lausanne ou encore à Venise et participe activement aux grands salons parisiens. Mais s’il fréquente des artistes comme Arpad Szenes ou Vieira da Silva, il fuit les mondanités pour privilégier la vie de quartier et le travail quotidien. Ses journées s’organisent autour de l’expérimentation : il triture la pâte, gratte les pigments et superpose les couches pour donner à ses œuvres sa patte reconnaissable entre mille.

La maladie fauche l’artiste en pleine ascension. Il s’éteint à seulement 49 ans, alors que les musées du monde entier commencent à collectionner ses toiles. Ce départ précoce laisse derrière lui une production immense mais un sentiment d’inachevé qui renforce le mystère de son travail. Aujourd’hui, on ne regarde pas ses tableaux comme de simples objets, mais comme le legs d’un homme qui a vécu pour son art avec une sincérité absolue. 

(Illus.) Pierre Dmitrienko – Pluie dorée ( 1960 )

Comme Dmitrienko travaillait avec beaucoup d’épaisseur, la peinture peut craqueler si elle a subi des changements de température brutaux. Mais ce n’est pas grave : un tableau conserve souvent mieux sa valeur qu’une œuvre trop restaurée. Pour l’expertise, n’hésitez pas à m’envoyer des photos de face, mais aussi quelques clichés de trois-quarts sous une lumière latérale pour que je puisse bien juger du relief. Et si vous retrouvez une vieille facture d’achat ou un catalogue d’époque, c’est un énorme plus pour obtenir l’estimation la plus haute !

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Estimation gratuite Constant Georges Gasté

Constant Georges Gasté

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Estimation et cote de l'artiste Constant Georges Gasté

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Les années de formation à Paris de Constant Georges Gasté

Constant Georges Gasté est né en 1869 à Paris, dans une famille de marchands de tableaux (père et grand-père). Assez tôt, il suit des cours de peinture à l’académie Colarossi auprès de Raphaël Collin. Puis en 1887, le jeune Constant Georges Gasté entre à l’école des Beaux-Arts, dans l’atelier d’Alexandre Cabanel qui lui transmet notamment sa maîtrise du portrait et de la ligne féminine. Jusque là, le parcours de Constant Georges Gasté est parfaitement académique. Il commence à exposer au Salon et se fait remarquer. 

Le tournant de la carrière de Constant Georges Gasté est amorcé en 1889, lorsqu’il voyage au Maroc. Découvrant les couleurs du sud, Gasté décide de devenir peintre orientaliste, afin de participer à ce style pictural né dans les premières décennies du siècle dans la peinture de grands artistes tels qu’Eugène Delacroix, puis développé par les talents de grands phares tels que Jean-Léon Gérôme ou encore Horace Vernet et Félix Ziem. 

Constant Georges Gasté, un peintre en Orient

Instantanément, Constant Georges Gasté se prend de passion pour les paysages et les traditions qui s’offrent à lui. Au retour, poussé dans cette voie nouvelle par le peintre Etienne Dinet et le directeur du musée du Luxembourg Léonce Bénédicte, il ne pense déjà plus qu’à repartir. Le Maghreb est véritablement la terre d’élection de Gasté, qui voyage à de multiples reprises, et se fixe en Algérie, à Bou Saâda pendant quatre ans, avant de partir pour le Caire où il réside cinq années, entre 1893 et 1903 – un séjour extrêmement important dans le développement de son art. 

Durant ces années, Constant Georges Gasté portraiture de nombreux habitants locaux, et notamment des femmes, cadrées au niveau du visage. Leur sensualité et leur expression joyeuse témoigne de l’idéalisme de l’artiste, que l’on retrouve souvent dans le mouvement entier de la peinture orientaliste française, où les fantasmes des peintres se cristallisent dans le type idéal de la femme orientale. 

Constant Georges Gasté réalise aussi de nombreux paysages, prenant inspiration dans le désert et suivant le défilé des caravanes et chameaux. La lumière qui traverse ses oeuvres est traitée notamment dans le fond de ses portraits, souvent aux teintes jaunes et solaires. La patte de Gasté est brossée largement, les coups de pinceau sont visibles, et confèrent de l’épaisseur et du relief à ses peintures. 

Constant Georges Gasté et le voyage aux Indes

Constant Georges Gasté est surnommé « le peintre des Indes » en 1907 par le comité du Salon des Orientalistes ; cette dernière phase de la carrière de Constant Georges Gasté est donc fondamentale pour son travail, ainsi que pour la réception de son oeuvre. 

Le peintre est un artiste nomade, ce qui fait toute sa spécificité. Avant de s’embarquer pour les Indes et Ceylan, point final de sa carrière, Gasté part pour l’Italie, l’Espagne puis la Turquie. Désireux d’explorer la Méditerranée, le peintre-voyageur fait escale partout pour découvrir les paysages et les traditions qui animent les lieux, loin de l’esprit colonial habituel, puis il décide d’aller encore plus loin dans son exploration du monde. 

En 1905, Gasté s’embarque pour les Indes. Il navigue entre les Indes du sud et du nord, source inépuisable d’inspiration pour le peintre. Se mêlant aux colons (anglais le plus souvent) mais aussi à la population locale qui le fascine, Constant Georges Gasté travaille même en lien avec un brahmane qui lui ouvre les portes fermées habituellement aux européens. Gasté envoie ses toiles en France, qui sont exposées lors des Salons des Orientalistes. Le mouvement, très à la mode dans le second XIXe siècle, est au crépuscule de son existence, et Gasté est l’un de ses derniers représentants. En parallèle de son travail de peintre, Constant Georges Gasté est aussi un bon photographe, et ses recherches sur la vie locale des contrées où il s’est rendu nous sont également parvenus par le biais de la photographie documentaire. 

En 1910, âgé seulement de 41 ans, Constant Georges Gasté est mort à Madurai en Inde du Sud. 

L’estimation des oeuvres de Constant Georges Gasté

Constant Georges Gasté était de son temps reconnu comme un bon artiste ; mais le manque de collaboration avec les galeries d’art et son isolement géographique ont eu tendance à le faire disparaître au fur et à mesure du temps, dans le panorama des artistes de la toute fin du XIXe siècle. Cela explique la cote assez faible de l’artiste aujourd’hui. 

En 2013, à Paris, une toile de Gasté, « les laveuses bédouines », a été acquise pour la somme (hors frais) de 14 200 euros aux enchères ; un record à ce jour. Ses plus beaux portraits de femmes sont estimés dans les 4 000 euros. 

Les oeuvres de Constant Georges Gasté sont assez rares sur le marché de l’art, et ne connaissent pas la valorisation qu’elles mériteraient. 

Pourtant, la reconnaissance contemporaine du peintre est bien réelle depuis deux décennies ; en 2013, au musée du Montparnasse à Paris a eu lieu une rétrospective de ses tableaux orientalistes, et l’année suivante, au musée Mandet de Riom, une exposition consacrée à ses photographies. 

(Illus.) George Casté – Jeune fille de Bou Saâda, 1896

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Estimation gratuite Charles Landelle

Charles Landelle

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Estimation et cote de l'artiste Charles Landelle

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Estimation gratuite Charles Landelle

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Charles Landelle, une formation académique à la peinture

Charles Zacharie Landelle, dit Charles Landelle, est né à Laval en 1821. Landelle est issu d’une famille dont le père est employé de la préfecture. En 1827, la famille Landelle déménage à Paris. Très jeune, Charles est attiré par l’art, et en 1837, il entre à l’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts, dans l’atelier du célèbre peintre Paul Delaroche et du romantique Ary Scheffer, qui lui enseigne la technique du portrait. Dès 1841, grâce à son talent de portraitiste, Charles Landelle expose au Salon un autoportrait remarqué et salué par le roi Louis-Philippe lui-même, qui lui vaut une médaille. Très rapidement, Landelle connaît un grand succès auprès de la critique et de la haute société parisienne. En 1841, il réalise le portrait d’alfred de Musset (aujourd’hui conservé au Musée du Louvre), un pastel emblématique de la carrière de portraitiste de la bonne société et des cercles dans lesquels Landelle gravite désormais. 

Charles Landelle et les succès

En 1848, la ville de Paris lui achète une Sainte Cécile (église Saint-Nicolas-des-Champs), et en1852, c’est l’empereur Napoléon III lui-même qui achète deux tableaux de Charles Landelle, avant de les offrir à la ville de Laval, de laquelle est originaire le peintre. Ces achats rehaussent le prestige de Landelle, qui devient un portraitiste très demandé, et un peintre de sujets religieux et historiques couru. Il réalise notamment le portrait de l’acteur Jean Mounet-Sully à cette période. En 1855, il se voit décerner la Légion d’Honneur pour son Repos de la Vierge, un tableau de grand format trônant dans la collection personnelle de Napoléon III. À Saint-Sulpice (chapelle Saint-Joseph), à Saint-Germain-l’Auxerrois, dans de multiples églises de Paris, on retrouve son travail. Landelle officie même au Palais de l’Elysée, décorant en 1859 le Salon des aides de camp. 

Charles Landelle dédie la seconde partie de sa carrière à l’orientalisme

Charles Landelle n’est pas qu’un peintre mondain. En 1866, il part dans le cadre d’une mission diplomatique en Afrique du Nord, et notamment au Maroc, où la lumière de la Méditerranée l’éblouit. Landelle a alors 45 ans. Lorsqu’il rentre, Landelle expose au Salon des Artistes vivants une toile qui témoigne de sa nouvelle orientation stylistique, la Femme Fellah. Ce tableau, orientaliste qui lui vaudra, avec ses innombrables variations sur le même thème, le surnom de « peintre des fellah » est acheté à titre personnel par l’Empereur, qui le place dans son Château de Saint Cloud, où le tableau sera malheureusement détruit dans l’incendie de 1870. (De ce tableau, il existe une réplique autographe au musée de Laval). 

Ainsi, Landelle se sert de son savoir de portraitiste et de peintre de scènes de genre pour raconter – tout en la romançant, comme bon nombre d’orientalistes – le quotidien des populations locales du Maroc. Après le Maroc en 1866, Charles Landelle partira en 1875 en Egypte, et descendra le Nil avec l’explorateur français Auguste Mariette. Chaque année désormais, il partira au Maghreb, et déploiera ses talents de peintre orientaliste, venant puiser en Algérie et dans différents pays l’inspiration que lui offrent les coutumes et le climat du sud de la Méditerranée. Landelle, en peintre voyageur, se rend aussi en Italie, où il étudie les maîtres de la Renaissance. Mais c’est véritablement l’Orient, L’Egypte, le Maroc, la Palestine, mais surtout l’Algérie, où il entraîne le peintre Renoir, qui sera sa terre de prédilection. 

Entre 1866 et 1885, on dénombre 23 variantes de Femme Fellah, preuve de l’importance du motif féminin pour le peintre, allié au choix du portrait qui lui est cher également. Landelle, devenu l’un des fers de lance de l’orientalisme, continuera sa production jusqu’à l’aube de sa mort.  

Charles Landelle s’est éteint en 1908 à côté de Paris, après avoir contribué en 1895 à fonder le Musée de peinture de Laval, aujourd’hui Musée des Sciences de la ville natale de l’artiste orientaliste. 

L’estimation des oeuvres de Charles Landelle

En 2000, à New-York, une Algérienne jouant de la Darbouka (137,5 x 96,5 cm), date vers 1886-87, a été adjugée pour 74 834 euros (hors frais), marquant ainsi un record de vente pour une peinture de Charles Landelle. Une variante de Femme Fellah a été acquise en 2004 à Paris pour la somme de 30 000 euros (hors frais). Les portraits féminins de Landelle qui s’écartent de l’orientalisme sont moins prisés, et plus bas en estimation (autour des 3 000 – 5 000 euros généralement). Les dessins de l’artiste ne dépassent pas les 4 000 euros d’adjudication, pour ce qui concerne les esquisses et les compositions non orientalistes. 

(Illus.) Charles Landelle – Portrait d’Alfred de Musset

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Estimation gratuite Eugène François Deshayes

Eugène François Deshayes

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Estimation et cote de l'artiste Eugène François Deshayes

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Eugène François Deshayes : une enfance solitaire à Alger

Eugène François Deshayes est le fils d’un militaire ayant participé au siège de Constantine, qui fut par la suite muté dans l’administration française à Alger. C’est dans cette ville que naît Eugène François Deshayes, dit Eugène Deshayes, en 1862. De constitution fragile, le jeune Eugène Deshayes est souvent alité, et luttant contre l’ennui et la solitude, il se met à dessiner, une passion qui décidera de sa carrière. Un peu plus tard, au lycée, il est repéré par son professeur de dessin. Mais le destin s’acharne contre Eugène François Deshayes, qui perd ses parents dans de douloureuses circonstances ; sous la férule de son frère médecin, Eugène poursuit seul sa passion pour le dessin, et à l’âge de 18 ans, il peut s’inscrire à l’École Nationale des Beaux-Arts d’Alger, dirigée par le peintre de Barbizon Emile-Charles Labbé. 

Eugène François Deshayes à Paris : dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme

Grâce aux Beaux-Arts, Deshayes se lie à l’amateur Charles Jourdan, qui lui présente le peintre Jules Bastien Lepage, séjournant à Alger pour restaurer une santé fragile. Le travail de Lepage inspire Eugène Deshayes, qui rêve d’obtenir une bourse pour aller poursuivre ses études à Paris, ce qu’il obtient en 1882. Il entre dans l’atelier du grand peintre Jean-Léon Gérôme à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. Inspiré par Labbé, de l’école paysagère de Barbizon, et désormais par Gérôme, qui l’admire et le soutient, le jeune Deshayes ne dédaigne pas l’idée d’aller peindre en plein air. Il rencontre le marchand Durand-Ruel, à qui il vend un « Paysage de neige à Clamart ». Après 8 ans passés à Paris, où Deshayes continue de se former et de fréquenter les grands peintres, il rentre à Alger, en 1890. 

Eugène François Deshayes, le retour à Alger et l’orientalisme

Le passage à Paris a conféré à Deshayes une stature de peintre important, et dès son retour, le monde culturel algérois lui ouvre ses portes. Il expose notamment à la Galerie Dru (rue d’Isly), des paysages datant de son long séjour parisien, mais également des paysages orientalistes des alentours d’Alger. L’orientalisme est né plus tôt dans le siècle, mais Eugène François Deshayes, qui ne se lassera pas de croquer les paysages de son Algérie natale, en est l’un des plus beaux représentants, aux côtés d’un autre Eugène plus fameux, Delacroix, et de quelques autres artistes comme Adrien Dauzats, Horace Vernet ou Félix Ziem. Chaque année, désormais, Deshayes envoie des toiles au Salon des artistes français à Paris. Eugène François Deshayes expose également au Petit-Athénée (rue Dumont d’Urville), au Vieux-Chêne, et change plusieurs fois d’atelier, jusqu’à trouver en 1909 un atelier boulevard Laferrière où il se stabilisera. Son orientalisme retranscrit le paysage aride, mais il travaille aussi le genre de la marine, grâce à ses allées et venues en bateau jusqu’aux Baléares qui lui permettent d’explorer les horizons et même les fonds marins. Deshayes se laisse aussi aller à son éducation artistique parisienne (et il retourne à Paris en 1897 pour y chercher de l’inspiration, se rendant également en Bretagne) ; en attestent ses beaux bouquets de fleurs et ses natures mortes. Son travail est multiple. À cette période, il se lie avec Léon Tanzi, peintre français venu découvrir les beautés de l’Orient ; le style de Deshayes s’en ressent. 

L’orientaliste Deshayes en baroudeur : Algérie, Maroc, Tunisie

Deshayes navigue, mais il randonne aussi. Il dessine les bateaux à aube du siècle précédant qui avaient permis aux français d’accoster en Algérie, mais sa prédilection de sujet va aussi au désert saharien qu’il parcourt sans relâche en accompagnant les caravanes de bédouins. Cette appétence pour le désert se retrouve dans l’art de Deshayes, et jusqu’en 1928 l’artiste orientaliste s’y promènera. En 1902, le gouverneur général de l’Algérie envoie le peintre dans le sud Oranais afin d’y peindre et retranscrire la vie dangereuse que les populations y mènent. Saïda, Biskra, une ville qui sera chère à Matisse (1906), El-Kantara, Deshayes se rend partout. Il réalise ses fameux « jardins d’Alger » qui feront le bonheur de ses collectionneurs. Deshayes ne s’arrête pas là et se rend aussi au Maroc, dont les villes de Marrakech et Fez le marqueront beaucoup. Puis c’est en Tunisie qu’on retrouve Eugène Deshayes, mandaté par deux fois par l’administrateur Pichon pour reproduire les ruines antiques qui jalonnent le sol du pays. 

Les oeuvres orientalistes de Deshayes connaissent alors un grand succès ; il expose à Paris, où il obtient une médaille d’or pour la Vue de Ténès à lexposition universelle de 1937, Marseille, Arras, mais aussi en Espagne ou encore en Allemagne, et même aux Etats-Unis, sans compter les pays qu’il parcourt et où ses peintures sont exposées dans de multiples galeries. 

Sa renommée est aussi liée aux commandes officielles de l’Etat, qui affluent depuis ses débuts, et dont l’année 1900 marque l’apogée précoce : grand format pour la salle à manger du Palais d’Eté, et 14 panneaux peints pour le Pavillon de l’Algérie à l’Exposition universelle cette même année.

Eugène Deshayes est mort en 1939. 

L’estimation des oeuvres d’ Eugène François Deshayes

Les plus beaux (et fleuris) jardins d’Alger d’Eugène Deshayes se vendent généralement entre 12 000 et 40 000 euros, même si certains ont été acquis aux enchères pour moins (jusqu’à 4000 – 5000 euros). 

Le record pour l’une de ses oeuvres peintes a été atteint en 2007, à Marseille, lorsqu’une vue d’El-Kantara (100 x 150 cm), a réalisé le prix (hors frais) de 38 000 euros. 

Concernant les aquarelles, la cote d’Eugène Deshayes est plus basse. Le record est obtenu en 2013 par une Vue de Bruges acquise à Toulouse pour 14 500 euros hors frais. De manière générale, les aquarelles de Deshayes osciellent entre 200 et 1000 euros d’estimation. 

(Illus.) Deshayes – Jardin d’Alger

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Estimation gratuite Emile Vernet-Lecomte

Émile Vernet-Lecomte

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Estimation et cote de l'artiste Émile Vernet-Lecomte

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Estimation gratuite Emile Vernet-Lecomte

Prix des œuvres d'Émile Vernet-Lecomte

  • Peintures - entre 100 € et 110 000 €

  • Dessins - entre 40 € et 20 000 €

  • Estampes - Entre 60 € et 15 000 €

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Émile Vernet-Lecomte, un peintre issu d’une prestigieuse lignée

Charles Émile Hippolyte Lecomte, dit Émile Vernet-Lecomte, est né en 1821 à Paris dans la famille de grands peintres français, les Vernet. Émile Vernet-Lecomte est le petit-fils de Claude Joseph Vernet, peintre de marines, d’où le patronyme célèbre qu’il décide d’accoler au nom de Lecomte, nom de son père, Hippolyte Lecomte, lui-même peintre battailliste et gendre du peintre Carle Vernet. Émile Vernet-Lecomte est également le neveu d’Horace Vernet, grand peintre battailliste et orientaliste, dont Émile est l’élève à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, (ainsi que du peintre Léon Cogniet). Nous ne disposons que de peu d’informations sur sa vie. Celui qu’on appelait erronément – et très souvent – Lecomte-Vernet, et non Vernet-Lecomte, et dont on disait de manière toute aussi fausse qu’il était mort en 1874 – alors qu’il décède en 1900 – n’aura donc pas connu la postérité historique des plus célèbres Vernet de son arbre généalogique. 

Émile Vernet-Lecomte, premiers pas aux Beaux-Arts de Paris

Ainsi, le jeune Émile Vernet-Lecomte baigne dès son plus jeune âge dans le monde de la peinture et des arts, et c’est sans surprise qu’il choisit de suivre la voie familiale. Il entre à l’école Nationale supérieure des Beaux-Arts pour y suivre l’enseignement de son oncle Horace Vernet ainsi que de Léon Cogniet, tous deux peintres de très grand renom à cette époque. Son talent est effectivement remarqué par les peintres de sa famille, Horace bien-sûr, mais aussi, et peut-être en premier lieu, par son arrière-grand-père Claude-Joseph Vernet, le peintre de marines, qui l’encourage beaucoup. Émile Vernet-Lecomte adopte un style à la fois très précis dans le dessin et très coloré dans la palette picturale. 

Ses premières toiles présentées au Salon, dès 1843 sont signées « Émile Lecomte », avant que l’artiste ne se choisisse le patronyme plus prestigieux de « Vernet-Lecomte », officiellement admis dès 1864. Ces premiers travaux sont essentiellement des portraits mondains. Pour l’un d’entre eux, dès sa première participation, le jeune Vernet-Lecomte âgé de 22 ans seulement, reçoit une médaille de bronze. Dans sa vie privée, Émile Vernet-Lecomte est un homme heureux ; il se marie en 1846 à Georgette-Amélie Cournol, dont il aura deux enfants, un garçon né en 1852 et une fille née en 1847.  

Émile Vernet-Lecomte, un jeune peintre à la mode

La carrière d’Émile Vernet-Lecomte semble similaire à celle d’autres peintres du XIXe siècle. Il expose régulièrement au Salon, et reçoit une seconde médaille en 1846. Vernet-Lecomte semble séjourner à Rome où il apprend les beautés de l’art italien pour en nourrir son art. L’artiste, peintre de portraits mais aussi bon peintre d’histoire, est chargé de décorer des églises de Paris, comme l’église Saint-Louis-en-l’île (chantier des années 1980-90) ou des bâtiments administratifs comme le Palais de Justice (mêmes années). Le peintre prometteur change son nom de Lecomte pour Vernet-Lecomte, en 1864, et cette même année, il est décoré de la Légion d’honneur, preuve de son prestige d’alors, sans aucun doute renforcé par la mention de la lignée d’artistes incontournables dont il est issu. 

Émile Vernet-Lecomte et l’orientalisme

Comme d’autres artistes pionniers de l’orientalisme, et à l’instar de son oncle Horace Vernet, le jeune Émile Vernet-Lecomte se passionne rapidement pour l’orient. Dès 1847, alors qu’il n’a pas encore visité les contrées orientales récemment conquises, Vernet-Lecomte se met à peindre un orient fantasmé. Sa Femme syrienne et sa Tête du syrien marquent le Salon de 1847. En 1850, la Jeune fille syrienne jouant avec une panthère met en scène une femme seule, d’une grande beauté, formule qui deviendra typique dans l’orientalisme de Vernet-Lecomte. Vernet-Lecomte présente aussi des peintures d’histoire dans les années 1860, qui semblent attester d’un voyage en Syrie ; les épisodes du siège de Sébastopol et de l’expédition en Syrie après la victoire des Druzes sur les Maronites (1860-61) semble en attester. De même, comme le souligne l’historienne Lynne Thornton, une huile signée Vernet-Lecomte et datée de 1863 (vendue à Drouot en 1976) représente un artiste en train de dessiner un campement sous un arbre ; un autoportrait de l’artiste, ou bien une représentation de l’un de ses collègues au travail ? 

Vernet-Lecomte effectue sans doute un voyage précoce en Syrie, puis en 1863 un voyage en Egypte, et en voyage en Algérie entre 1869 et 1870, qui nourrit son travail aux personnages de fellahs et de berbères. Le peintre portraiture surtout des femmes. La Femme fellah portant son enfant de 1864, aujourd’hui au Musée de La-Roche-sur-Yon, ou la Jeune femme amazighe, Algérie, exposée par la Galerie Aryy Jan, attestent de ce penchant pour un orientalisme toujours tourné vers le portrait féminin, sa marque depuis les débuts au Salon. Émile Vernet-Lecomte expose régulièrement au Salon jusqu’en 1892. Il décède en 1900, à l’âge de 80 ans révolus.

L’estimation des oeuvres de Émile Vernet-Lecomte

Bien qu’ils soit historiquement l’un des premiers orientalistes, les oeuvres d’Émile Vernet-Lecomte se font extrêmement rares en vente aux enchères. En 2018, à Paris, l’un de ses portraits de femme orientale, « Rebecca au puits », a été adjugé pour la somme record de 110 000 euros hors frais. Ses plus beaux portraits de femmes orientales vues à mi-cors dans un  format allongé sont les plus représentatifs de l’artiste, et sont généralement estimés entre 20 000 euros et 80 000 euros. Ses esquisses se font plus rares encore, et sont plus accessibles que ses peintures à l’huile, s’adjugeant pour quelques centaines d’euros. 

 

(Illus.) Émile Vernet-Lecomte – La tricoteuse

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Estimation Amédée Rosier

Amédée Rosier

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Estimation Amédée Rosier : la cote du peintre la lagune de Venise et de ses tableaux orientalistes

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Estimation Amédée Rosier

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Les débuts d’Amédée Rosier dans la peinture à Paris

Amédée Rosier est né à Meaux en 1831. Le jeune homme s’installe par la suite à Paris, afin de recevoir l’enseignement du grand peintre Léon Cogniet, puis du fameux peintre de portraits mondains Carolus-Duran. Nous ne disposons pas d’une grande somme d’informations sur sa vie. Pourtant, en son temps, Amadée Rosier fut un peintre plébiscité, l’un de ces peintres voyageurs qui, entre Venise et Constantinople, nous ont offert, à l’instar de Félix Ziem, des vues marines inimitables et encore très prisées des collectionneurs. On retrouve Amédée Rosier au Salon des Artistes Français en 1857 avec la toile « Combat naval devant Sébastopol », une peinture d’histoire qui témoigne dès la première apparition de Rosier au Salon de son appétence pour les sujets de marine. Il poursuit dans cette veine en présentant, en 1959, la toile « La Flotte turque au bombardement de Sébastopol ». Avec les voyages d’Amédée Rosier en Orient et en Italie, cette prédilection pour les marines va se confirmer.

Amédée Rosier, peintre-voyageur orientaliste et spécialiste des marines

À partir de la toute fin des années 1950 et du début des années 1960, Amédée Rosier présente des tableaux orientalistes, à commencer par son « Constantinople soleil couchant » de 1964. Le peintre semble voyager en Italie, à Venise, puis en Orient, jusqu’en Turquie, et rendre ce qu’il voit. En 1865, il propose une oeuvre singulière, le paysage « Environs de Saint-Pierre et Miquelon (Terre Neuve) effet de nuit ». La même année, plusieurs toiles sur Venise laissent suggérer qu’il est dans la lagune. L’année suivante, des toiles prenant pour décor le port de Marseille, puis la Hollande, laissent voir son itinéraire de peintre nomade, à la recherche de paysages et d’inspirations variées. Amédée Rosier n’est donc pas uniquement classable dans les orientalistes. En 1968, c’est le tour de la Tunisie d’être dépeinte avec « Le lac d’eau douce à Tunis », suivie de « la pêche des moules à marée basse sur le port de Trouville ». L’étonnant Amédée Rosier mêle ainsi toutes les influences pour produire tour à tour des tableaux ciblant différentes destinations.Leur point commun est le colorisme délicat du peintre, auquel on peut rajouter l’obsession pour le paysage, qu’il soit marin ou pas.

Amédée Rosier prisé des collectionneurs et des critiques de son temps

L’insaisissable Amédée Rosier connaît un grand succès avec ses vues marines et ses paysages d’orient. Sur ses paysages orientalistes en Turquie, Gustave Gouellain explique dans la Revue de la Normandie (Tome Ier, 1862, Rouen, p. 732) à l’occasion de l’exposition internationale de Rouen, à laquelle participe Amédée Rosier : « Dans la série des paysages qui séduisent, à première vue, par l’accent du vrai, nous citerons ceux de M. Amédée Rosier, La Corne d’Or, Constantinople vu du Bosphore et les Environs de Tunis. Le soleil miroite sur ces eaux bleues presqu’aussi bien que dans une marine orientale de M. Ziem, le maître inimitable. » Plus de dix ans après cette critique flatteuse sur l’orientalisme du peintre, c’est sur ses marines vénitiennes qu’un autre critique fait l’éloge du travail d’Amédée Rosier, qui semble effectivement se concentrer sur la thématique de Venise dans les années 1870.

Amédée Rosier, la fascination de Venise

Voici ce qu’en dit Charles Yriarte en 1876, alors que la toile « La Lagune, le soir et Venise, le Grand Canal » est récompensée d’une médaille de troisième classe : « M. Amédée Rosier, qui avait débuté il y a bien des années par de charmantes petites études faites aux environs de Paris, est devenu amoureux de la lagune, et depuis quelques années il nous rend Venise, ses chatoiements et ses lumières, ses reflets et ses effets multiples. Le Canal de San Marco au crépuscule est une toile excellente, il a exprimé la poésie du ciel, de l’eau, et nous a fait retrouver la sensation idéale qu’on éprouve à glisser sur la lagune dans la gondole silencieuse à l’heure poétique où, vue de la pointe des jardins, « Venise la Rouge » dort encore. » (« Salon de 1876 », Gazette des Beaux-Arts, p. 30). Les collectionneurs se pressent pour acquérir ce genre de toiles de Rosier. On compte parmi eux le célèbre prince Demidoff, dont la collection de tableaux est restée célèbre, et qui acquit l’oeuvre intitulée « La lagune au jardin public le soir (Venise) ». Jusqu’à la fin de sa carrière, le peintre semble avoir orienté sa peinture vers le paysage de Venise. En 1889, Amédée Rosier est récompensé d’une médaille de bronze à l’Exposition Universelle. En 1896, à Chalons, qui propose une exposition régionale, aux côtés des paysages marocains de Louis-auguste Girardot, on retrouve des vues de Venise d’Amédée Rosier. Amédée Rosier décède en 1898.

L’estimation des oeuvres d’Amédée Rosier

Le record d’enchères pour une oeuvre d’Amédée Rosier a été atteint en 2006, lorsque la peinture « vaisseau américain devant Venise » (125 x 200 cm) a été adjugée pour 15 000 euros hors frais à Cannes.

Généralement, les marines de Rosier montrant Venise ou Constantinople sont estimées entre 5 000 et 80 000 euros selon leur datation, leur format, leur qualité. Ses dessins sont estimées selon leur degré de finition et leur sujet entre quelques centaines d’euros et 5 000 euros pour les gouaches et aquarelles représentant le paysage de la lagune de Venise.

(Illus.) Amédée Rosier – The Golden Horn with the Süleymaniye Mosque

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Estimation gratuite Adrien Dauzats

Adrien Dauzats

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Estimation et cote de l'artiste Adrien Dauzats

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Estimation gratuite Adrien Dauzats

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Adrien Dauzats, premiers pas d’un jeune peintre de Bordeaux à Paris

Adrien Dauzats est né à Bordeaux en 1804. En 1819, Dauzats a 15 ans, et on le retrouve inscrit à l’école des Arts et Métiers d’Angers, et de 1821 à 1822, il se forme à Bordeaux, auprès de T. Olivier, un peintre spécialisé dans les décors de théâtre. L’année suivante, il est à Paris, auprès de Blanchard père et de Mathis avec qui il participe aux décors du théâtre italien. C’est à cette époque qu’il devient l’élève de Michel-Julien Gué, lui-même ancien élève de David, qui perçoit les talents de paysagiste d’Adrien Dauzats. C’est donc dans cet atelier qu’Adrien Dauzats se forme à la peinture de paysage et au dessin, un art qui le conduira bientôt à suivre les pas du célèbre Baron Taylor pour illustrer ses célèbres voyages.  

Adrien Dauzats, le Baron Taylor et Delacroix : les voyages et la peinture orientaliste

Dès 1827, Adrien Dauzats, jeune peintre reconnu, est effectivement appelé par Charles Nodier, écrivain et académicien, et le Baron Taylor, diplomate, grand collectionneur et amateur d’art, pour illustrer leurs publications communes, et notamment la fameuse série des Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, série pour laquelle Adrien Dauzats livrera toute sa vie un nombre incalculable de dessins et d’aquarelles. Dauzats traverse donc la France entière aux côtés des écrivains pour en croquer les monuments et les paysages les plus significatifs. 

La vie mondaine de Dauzats lui permet d’entrer en contact avec les plus grands artistes. Au salon de l’Arsenal de Charles Nodier, Dauzats rencontre notamment les artistes romantiques, et il se lie avec Eugène Delacroix, un autre peintre qui rêve d’orient. Très bientôt, Dauzats va en effet partir pour aller à la découverte de cette partie du monde que les peintres et les poètes fantasment, et dont ils vont tirer l’un des genres picturaux les plus importants du XIXe siècle, l’orientalisme. 

Dauzats se spécialise non seulement dans le paysage, mais aussi dans la peinture d’architectures, un motif typique du romantisme, ce qui va lui servir lorsqu’il suivra le Baron Taylor en Orient, de l’Egypte à l’Asie Mineure. En 1830, ensemble, Dauzats et Taylor parcourent l’Egypte, la Palestine, la Syrie, se rendent à Jérusalem et dans d’autres points stratégiques retenus par les anciens croisés comme Saint-Jean d’Acre, terminant leur course par la contemplation des ruines de Palmyre et de Baalbek. Le Baron Taylor voyage pour des missions diplomatiques – en l’occurrence obtenir le don de l’obélisque de Louqsor -, mais aussi par passion et par amour de l’art. Ces voyages donnent lieu à des publications, dont les illustrations sont majoritairement réalisées par Adrien Dauzats. 

Dauzats illustre notamment La Syrie, l’Egypte, la Palestine et la Judée, ouvrage de Taylor paru suite au voyage des deux hommes, en 1839. De ce voyage, Adrien Dauzats tire également des dessins qui l’aideront à illustrer Quinze jours au Sinaï en 1838, un livre d’Alexandre Dumas, dont le peintre est un proche. 

Adrien Dauzats poursuit ses voyages pour nourrir sa peinture

Dauzats se rend aussi en Espagne en 1835, où le baron Taylor constitue une très belle collection d’oeuvres de peintres locaux (Goya, le Gréco, Murillo, Velazquez) pour le compte du roi Louis-Philippe, un ensemble appelé la « galerie espagnole » de Louis-Philippe. Taylor et Dauzats se rendent également au Portugal. 

Plus tard, en 1839, c’est en Algérie qu’on retrouve Adrien Dauzats aux côtés du Duc d’Orléans, qui y a entrepris sa célèbre expédition de Djurdjura. Renouant avec la terre d’orient, il réalise notamment sur commande du Duc cinq aquarelles orientalistes. Il illustrera aussi le Journal de l’expédition d’Algérie de son ami Charles Nodier, paru en 1844. Tous ces voyages inspirent le peintre Dauzats, qui devient une figure incontournable du mouvement romantique et orientaliste en France. 

Doté d’un véritable intérêt pour l’archéologie (il devient en 1831 membre de la Société archéologique du Midi de la France), son style est précis et adroit, pour rendre les architectures du passé et les paysages, mais l’art de Dauzats sait conserver les grands contrastes d’ombres et de lumière typiques du romantisme, conférant toujours à ses peintures et à ses aquarelles une dimension dramatique et esthétique qui ne le cède en rien à la valeur documentaire de sa précision. 

Adrien Dauzats est reconnu pour ses illustrations de livres, mais également pour ses gravures de presse, parus dans des revues telles que La Mode, l’Artiste ou l’Illustration. En 1864, Dauzats illustre le Voyage en Egypte d’A. Rhoné, preuve que l’imaginaire développé durant le voyage des années 30 n’a cessé de le préoccuper. 

Adrien Dauzats est mort en 1868 à Paris, très admiré et reconnu, et comblé d’honneurs (titulaire de la légion d’honneur et de l’ordre de Charles III d’Espagne). 

L’estimation des oeuvres d’ Adrien Dauzats

En 2004, le tableau « Mosquée au Caire » (huile sur panneau, 65,5 x 82 cm) a été vendu à Paris pour la somme de 40 000 euros hors frais. En 2009, un tableau du même format et même technique, représentant une rue du vieux Caire, a réalisé un prix hors frais de 23 103 euros à Doha. Les vues peintes d’Adrien Dauzats oscillent entre ces prix hauts et 5 000 euros, les peintures orientalistes étant plus prisées que les peintures représentant les monuments français ou européens. 

Les dessins d’Adrien Dauzats (esquisses à la pierre noire et aquarelles) s’échelonnent dans les estimations entre 10 000 euros et 300 euros, selon qu’il s’agit d’une composition aboutie ou d’une esquisse, et toujours, le style orientaliste est mieux évalué que les autres sujets d’Adrien Dauzats. 

En lien avec Adrien Dauzats

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Estimaiton gratuite Hans Hedberg

Hans Hedberg

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Estimation et cote de l'artiste Hans Hedberg

Découvrez la vie d’Hans Hedberg, le potier aux céramiques fruitières. Besoin d’une expertise concernant Hans Hedberg ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Hans Hedberg : les premiers pas vers la carrière artistique

Hans Hedberg est né en 1917 à Köpmanholmen, un port du nord de la Suède. Hedberg est issu d’un père suédois, héritier d’une scierie, et d’une mère française, fille de baleiniers bretons. Sensible aux talents de son fils, qui s’intéresse aux arts plus qu’à la pêche, la mère d’Hans Hedberg pousse le jeune homme à se dédier à sa passion. À l’âge de vingt-et-un ans, Hans Hedberg s’investit dans une carrière artistique qui l’orientera vers la céramique et le sud de la France, loin des brumes et des hivers sans fin de sa suède natale. 

Hans Hedberg et la céramique : un voyage vers la poterie européenne ; Capri, Lucio Fontana et Peggy Guggenheim

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le jeune Hans Hedberg effectue son service militaire. Il voyage beaucoup en conséquence, et découvre l’art européen, notamment à l’Académie royale danoise de Copenhague, où il se rend par à-coups pour étudier, et à l’Académie Colarossi de Paris. Peu à peu, Hedberg va se spécialiser dans la céramique. C’est surtout le voyage à Capri de 1947 d’Hedberg qui l’oriente définitivement vers cet art : Hans Hedberg se passionne pour la céramique italienne, et va étudier à l’Institut de céramique de Faenza durant deux ans, sur l’île de Capri. Hedberg se perfectionne dans l’art céramique, et il rencontre de grands collectionneurs ainsi que de grands artistes comme Marino Marini, et même le célèbre Lucio Fontana, lui-même très friand de céramique, ainsi que la très influente mécène Peggy Guggenheim. 

1949 : Hans Hedberg à Biot, parmi les artistes céramistes du Sud de la France

Après ces rencontres qui finissent de convertir Hans Hedberg à la pratique de la céramique, l’artiste décide de se rendre dans l’une des cités du sud de la France qui, avec celle mitoyenne de Vallauris, ont contribué au renouveau de cet art traditionnel : Biot, qui est aussi connue pour ses ateliers artisanaux traditionnels de verrerie. Hedberg rejoint sur la Côte d’Azur une colonie d’artistes tels que Suzanne Ramié (atelier Madoura), Picasso, Cocteau et Jean Marais, qui s’adonnent déjà à la poterie et ont adopté le sud-est comme patrie. 

Hans Hedberg ouvre son atelier à Biot, et connaît au fur et à mesure de plus en plus de succès. Pablo Picasso, mais aussi Fernand Léger, Jean Cocteau ou Marc Chagall viennent lui rendre visite et écouter ses conseils pour modeler la terre. En 1954, Hans Hedberg obtient le diplôme d’honneur de la 10e Triennale de Milan. En 1955, l’année suivante, la Médaille d’or des Chefs-d’oeuvre de la Céramique moderne, à Cannes. Entre autres, il obtiendra en 1968 le grand prix de la première biennale internationale de céramique d’art à Vallauris, preuve incontestable que de jeune potier, Hans Hedberg est devenu un maître en la matière.   

Hans Hedberg et la céramique fruitière vernie

Hans Hedberg s’intéresse aux formes rondes et pleines. Il commence par modeler sa terre pour former des oeufs, en reproduit les différents coloris, et tente d’inventer des émaux et vernis qui confèrent encore plus de rondeur à ses oeuvres. Peu à peu, à force d’essais, il se met, dans les années 1970 surtout, à réaliser des fruits, pommes, poires, raisins, citrouilles, aux formes exagérées, immenses, qu’il enduit d’un épais vernis. La brillance des coloris s’en voit renforcée ; une pomme est semblable, dans son répertoire, à une pomme d’amour, une pomme luisante de taille XXL. 

En parallèle, inspiré par la mer et la montagne qui s’offrent à lui depuis Biot, petite bourg médiéval planté sur une bande de terre coincée entre les deux éléments, Hans Hedberg imagine des créatures qui peupleraient les profondeurs azuréennes ; étranges oursins, coraux inconnus, mais aussi créatures de la terre, comme ses silhouettes de cyprès étrangement regroupées. Hedberg a aussi réalisé des reliefs sur commande, notamment pour la fac de sciences de Marseille.

Son vocabulaire issu de la nature est toujours rehaussé d’une forte dose d’imagination, de rêve et de mystique propre à l’âme du plus français des artistes suédois. Son travail est exposé dans de grands musées, à commencer par le musée qui porte son nom, le Hans Hedberg Museum, d’Örnsköldsviks, en Suède, mais aussi le Musée international de la céramique de Faenza, en Italie, le MoMA de New-York, Le Musée National de la Céramique, à Sèvres, ou le Kunstmuseum de Munich. 

Hans Hedberg s’est éteint à Cannes en 2007. 

L’estimation des oeuvres d’Hans Hedberg

Le record d’enchères pour une oeuvre d’Hans Hedberg a été atteint pour une grosse citrouille de 1990, céramique de 52 x 96 cm, vendue en 2016 en Suède pour la somme de 49 400 euros (hors frais). Pour la même somme (hors frais), on trouve également une paire de cerises qui a été acquise en Suède en 2015. Ses citrons et ses pommes circulent sur le marché, à des prix oscillant entre les 40 000 et 4 000 euros selon la taille, la couleur, la qualité. 

(Illus.) Hans Hedberg

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