Estimation gratuite François-Emile Décorchemont

François-Émile Décorchemont

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste François-Émile Décorchemont

Découvrez le parcours du décorateur François-Émile Décorchemont. Besoin d’une expertise concernant François-Émile Décorchemont ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite François-Emile Décorchemont

Prix des œuvres de François-Émile Décorchemont

  • Céramique et pâte de verre : entre 200 € et 78 000 €

  • Peinture, dessin et aquarelle : entre 100€ et 90 000 €

  • Sculpture : entre 200 € et 80 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de François-Émile Décorchemont et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de François-Émile Décorchemont en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

François-Émile Décorchemont : une naissance placée sous le signe des arts manuels

François-Émile Décorchemont est né à Conches en 1880 dans une famille d’artistes originaire d’Écorchemont dans l’Eure. Son père, Émile Décorchemont, est issu d’une lignée de sculpteur sur bois, et il est lui-même sculpteur statuaire et professeur à l’école des Arts Décoratifs de Paris. Il fut aussi collaborateur du grand peintre Jean-Léon Gérôme. Du côté maternel, le grand-père de François-Emile est artiste autodidacte, très engagé pour le rayonnement du patrimoine de l’Eure. Sa famille déménage à Paris, et en 1895, après ses études générales, Décorchemont s’inscrit à l’Ecole des arts décoratifs de Paris, où il rencontre notamment Henri de Waroquier, Maurice Dufrêne ou Georges Bastard, dont il se fait l’ami proche. Pour l’instant, le jeune artiste suit le conseil de Jean-Léon Gérôme, et se fait peintre de paysages. Il expose entre 1898 et 1907 au Salon des artistes français, section peinture. 

François-Émile Décorchemont et les arts décoratifs : vers la pâte de verre

Pourtant, Décorchemont est attiré par les arts décoratifs, objet de sa formation, et en parallèle de la peinture il commence à se spécialiser dans la céramique. Malgré des débuts décevants (irrégularités, vases fendus), Décorchemont devient membre actif de la Société des Artiste Décorateurs en 1902. C’est à partir de 1903 que Décorchemont se met à travailler le verre en autodidacte, et à présenter ses créations au Salon des artistes français chaque année. Alors que son verre était un peu grisâtre, en 1905, il met au point une pâte de verre totalement translucide et vitrifiée. C’est un tournant majeur dans l’art du verre par Décorchemont. Sa palette s’égaie, et ses motifs végétaux se naturalisent. Le succès est au rendez-vous, et on retrouve le verrier dans diverses expositions, notamment celle de Bucarest ou celle de Milan en 1906 durant laquelle un grand prix lui est décerné. En 1907, fort de ses progrès dans la pâte de verre, Décorchemont abandonne la peinture, qu’il pratiquera dans un cadre personnel toutefois. Il conserve son atelier parisien comme point de vente et s’installe à Conches où il édifie un nouveau four pour travailler le verre. La maison Rouard devient l’un de ses principaux diffuseurs dès 1907. 

La nouvelle matière de François-Émile Décorchemont

Toute sa vie, François Décorchemont participe à de multiples expositions, de Nancy à Tokyo, Bruxelles ou Turin, en passant par Paris, son salon d’automne et son Salon des artistes décorateurs, où il sera exposé de 1908 à 1942. S’intéressant à la technique de la fonte à la cire perdue, normalement appliquée au bronze, Décorchemont expérimente le moulage du cristal et du verre. En 1912 il présente ses premiers « vases épais nouvelle matière » liés à cette technique, qui remplaceront désormais les pâtes de verre fines. Plus sculpturaux et translucides, ses ouvrages sont plus prisés encore que les précédents. Régulièrement, il expose avec Lalique, Bastard, Dunand, Clément Mère ou Lenoble à la galerie Rouard, dans le groupe des Artisans français contemporains. Malgré l’arrivée de la guerre, les expositions des oeuvres de Décorchemont (mobilisé jusqu’en mars 1919) se succèdent. 

François-Émile Décorchemont, grand nom de l’Art Déco

En 1925, il participe au projet de Rulhmann, le pavillon de « l’Hôtel du collectionneur » présenté à l’Exposition internationale de Paris, à celui de l’ambassade française, mis en place par la Société des Artistes décorateurs, un salon où il a été nommé vice-président de la section verre ; un triomphe total. Son vase aux serpents est acquis par le Metropolitant Museum, déjà acquéreur de quelques-unes de ses pièces. La carrière de Décorchemont est encore accélérée par le succès de l’exposition, et s’ouvre totalement au monde. Son style, robuste, à pans coupés, de plus en plus stylisé, consacre la gloire du style Art Déco, dont il est l’une des étoiles françaises. Décorchemont, malgré la crise de 29, expose au MoMa, au Palais Galliera et dans d’autres monuments dévoués aux arts appliqués. En 1933, malgré quelques problèmes financiers, Décorchemont se lance dans le vitrail. En 1934, il travaille à la réalisation des vitraux de l’église Sainte-Odile à Paris, chantier terminé en 1938. En 1935, c’est la chambre de Commerce d’Evreux qui lui commande un vitrail. En 1937, à l’exposition unvierselle, Décorchemont expose au pavillon de la céramique, tandis que ses vitraux sont exposés au pavillon de la Société des artistes décorateurs, au pavillon du vitrail et au pavillon de la Normandie. Décorchemont reçoit un diplôme d’honneur pour le vitrail et un grand prix pour la verrerie, se voyant ainsi consacré comme l’un des plus grands verriers de l’Art Déco. En 1942, malgré la guerre, il réalise 4 panneaux de verre pour l’autel de l’église de Pacy-Sur-Eure. Puis entre 1943 et 1945 l’activité cesse, faute de combustible. Dans les années 50 et 60, de nombreux édifices religieux lui commandent des vitraux. Plus tard, avec la redécouverte de l’art Nouveau en vogue, Décorchemont se remet à créer des oeuvres en pâte de verre fine, semblables à ses essais des années 1900. Il meurt en 1971. 

L’estimation des oeuvres de François-Émile Décorchemont

A Paris, en 2021, un vase daté 1921 en pâte épaisse moulée à la cire perdue, aux tonalités rouges, de petit format (25,5 cm x 22 cm), s’est vendu pour 60 000 euros hors frais. C’est le record pour un vase de François Décorchemont. Plusieurs vases et coupes de l’artistes vendus entre 2020 et 2021 ont réalisé des prix similaires. Les verres et coupes de plus petit format oscillent entre 2 000 et 20 000 euros d’estimation selon la date, la qualité d’exécution, l’épaisseur du verre. La cote de Décorchemont est en hausse. Ses peintures ne dépassent pas les 5 000 euros d’estimation (estimation haute). 

(Illus.) François émile Decorchemont (1880-1971) Vase en pâte de verre dans les tons jaune brun modèle «Vase à pans deux anses» créé en 1927, exécuté à six exemplaires. Signé.

Reconnaître la signature de François-Emile Décorchemont

Pour authentifier une œuvre de François-Émile Décorchemont, il est essentiel de savoir identifier sa signature. Cet artiste, reconnu pour sa maîtrise de la pâte de verre, utilisait plusieurs marques distinctives pour signer ses créations. La signature la plus courante est un cachet circulaire moulé portant le nom « DÉCORCHEMONT », parfois accompagné d’un numéro d’édition ou d’un modèle, tel que « B635 » ou « A679 », et parfois d’une date, comme « 1-4-29 ». Ce cachet est généralement situé sur la base de l’œuvre, assurant ainsi une identification discrète mais fiable. Dans certains cas, notamment pour les pièces en pâte de cristal, une gravure manuelle « F. DÉCORCHEMONT » peut être présente, offrant une alternative à la signature moulée. Les œuvres de Décorchemont sont souvent numérotées, ce qui permet de retracer leur provenance et leur authenticité. Face à un marché où circulent de nombreuses œuvres d’atelier ou contrefaçons, faire vérifier la signature d’un François-Émile Décorchemont par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art verrier vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées François-Émile Décorchemont, qu’il s’agisse d’une pièce en pâte de verre, d’un vase ou d’une sculpture.

Signature François-Emile Décorchemont
Expertise signature François-Emile Décorchemont

En lien avec François-Émile Décorchemont

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Eugénie O’Kin

Eugénie O’Kin

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Eugénie O’Kin

Découvrez le parcours de la créatrice Art Déco Eugénie O’Kin. Besoin d’une expertise concernant Eugénie O’Kin ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Eugénie O’Kin

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Eugénie O’Kin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Eugénie O’Kin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Eugénie O’Kin : une enfance japonaise tournée vers les arts ancestraux

Eugénie Jubin, dite Eugénie O’Kin ou encore Yokohama O’Kin, est née en 1880 d’un père français et d’une mère japonaise à Yokohama, au Japon. Son père Charles Jubin est spécialisé dans le commerce de la soie entre le Japon et la France, et il travaille en lien avec l’oncle d’Eugénie O’Kin, Emile Jubin, resté à Paris. Cet oncle, grand amateur d’art oriental (et ami d’Emile Guimet), ainsi que les parents de la jeune O’Kin, encouragent cette dernière à emprunter la voie des arts, car dès son plus jeune âge, Eugénie se révèle bonne dessinatrice et très créative. Eugénie O’Kin fait ses classes au pensionnat des Dames de Saint Maur à Yokohama, seul établissement français de la zone. Son père meurt alors qu’elle est adolescente, et cinq ans plus tard, la jeune femme décide de se rendre en Europe pour compléter sa formation et devenir artiste. 

Eugénie O’kin à Paris : la découverte de l’Art Nouveau et de l’Art Déco

En 1900, Eugénie O’Kin se rend à Paris où elle découvre le métier qui sera le sien, tabletière. Henri Hamm lui en dévoile tous les secrets. La jeune O’Kin expose dès 1906 au Salon d’Automne, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts ainsi qu’au Salon des Artistes français. L’art d’Eugénie O’Kin est marqué par l’Asie, et rencontre les courbes voluptueuses de l’Art Nouveau finissant, qui se sont tempérées au contact des beaux bois et des matériaux nobles de l’Art Déco qui émerge alors. Tirant parti de cet amour pour la noblesse des matériaux, Eugénie O’Kin se consacre exclusivement à l’ivoire, aux perles, à la corne, au corail, au bois de sycomore, au palissandre ou bien encore à l’argent, des matériaux que son enfance lui ont permis de découvrir et d’apprécier. 

En parallèle de son apprentissage, Eugénie O’Kin rencontre le céramiste Henri Simmen, à qui elle enseigne les techniques ancestrales de la céramique japonaise et asiatique du sud. Simmen et O’Kin tombent amoureux, et continuent leur route ensemble. 

Eugénie O’kin et Henri Simmen : un couple d’artistes en Asie

En 1919, O’Kin et Simmen partent pour l’Asie, qu’ils vont sillonner jusqu’en 1921. Ils vont en Chine, au Japon, la patrie d’Eugénie, ou encore en Corée. Ils passent également par Saïgon où le frère d’Eugénie O’Kin est installé. C’est pour les deux époux une révélation ; leur art se colore d’une influence khmer dont jamais ils ne se départiront dans leur travail. Henri s’enivre plus que jamais de l’art traditionnel de la céramique, dont les tonalités rouges, brunes, ocres et moirées sont facilement reconnaissables dans son travail. Ce voyage est une véritable quête artistique, et ils rapporteront en France un style japonisant tout à fait en accord avec le travail des laques et des bois précieux tirés d’un goût pour l’orient typique de l’Art Déco que l’on observe déjà alors à Paris. 

Simmen et O’Kin : une collaboration à l’atelier comme à la ville

Quelques années après leur retour en France, en 1923, O’Kin et Simmen quittent la capitale pour s’installer à Marseille. Ce choix est lié à l’activité portuaire de la ville, où accostent les matériaux envoyés par le continent asiatique et dont Henri Simmen est si friand pour concevoir ses oeuvres. Eugénie O’Kin et Henri Simmen resteront toute leur vie des artistes-artisans, refusant l’industrialisation des procédés de fabrication. Leur travail dans le nouvel atelier de Marseille restera traditionnel, artisanal et précieux. À quatre mains, ils conçoivent bientôt des flacons et des vases surmontés d’un élément (bouchon, couvercle) travaillé en ivoire ou dans un autre matériau cher à Eugénie. Peu à peu, Eugénie O’Kin ne créée plus que les « pièces manquantes » des céramiques de son mari, comme si leur création était intimement liée, irrévocablement liée. 

La préciosité des oeuvres qu’ils créent est mise à contribution par l’un des plus grands représentants de l’Art Déco français, Jacques-Émile Ruhlmann, lui aussi tenté par l’usage de nobles matières, et qui, dans ses somptueux décors d’ameublements, intègre des céramiques et des objets en ivoire signés Simmen et O’Kin. En 1925, des pièces d’Eugénie sont présentes dans le fameux « Hôtel du Collectionneur » de Ruhlmann (Exposition internationale des Arts Décoratifs), une installation devenue mythique et tout à fait représentative du mouvement Art Déco. 

Eugénie O’Kin est morte en 1948. Son mari l’a suivie vingt ans plus tard. 

L’estimation des oeuvres d’ Eugénie O’Kin

L’art d’Eugénie O’Kin est reconnu et apprécié des amateurs. Le record d’enchère pour l’une de ses oeuvres a été atteint en 2017 ; une petite boîte ovale à décor d’ormeaux travaillée en ivoire, ébène, palissandre, points d’or, de 13,7 cm de diamètre, s’est vendue pour 120 000 euros (hors frais). Ses vases en ivoire miniatures les plus raffinés sont estimés aux alentours des 20 000 euros pièce, tandis que ses sculptures de jeunes femmes oscillent entre 15000 et 20 000 euros. Ses dessins sont beaucoup moins cotés, et ne dépassent pas les 1 000 euros d’estimation. 

(Illus.) Eugénie jubin detta o’kin, porta bonbon in legno dipinto e incrostato, francia 1910

En lien avec Eugénie O’Kin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Dunand

Jean Dunand

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Jean Dunand

Découvrez le parcours du sculpteur, décorateur et dinandier Jean Dunand. Besoin d’une expertise concernant Jean Dunand ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Jean Dunand

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean Dunand et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean Dunand en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Jean Dunand : un artiste précoce de Genève à Paris

Jules-John Dunand, qui francisera son nom en Jean Dunand, est né à Lancy, en Suisse, en 1877, dans une famille d’origine française. Dès 1891, le jeune Dunand entre à l’Ecole des Arts industriels de Genève. Après cinq ans d’études, couronnées du premier prix de ciselure en 1893, de la médaille d’argent des écoles municipales de Genève l’année suivante, et du Premier prix en 1895, il obtient en 1897 une bourse de la ville de Genève pour se rendre à Paris et y poursuivre ses études d’art. À son arrivée, il se met à travailler dans une entreprise de staff, modelage et décoration, où il rencontre le sculpteur Paul Jouve. En parallèle, il suit les cours du soir à l’Ecole nationale Supérieure des Arts Décoratifs dans l’atelier de Jean Dampt, qui le choisit, ainsi que son ami Carl Angst, pour poursuivre en petit comité leur apprentissage. Pendant les vacances, il rentre à Genève où il se forme chez un artisan aux subtilités de la dinanderie. Sous l’aile de Jean Dampt, qui invite régulièrement les jeunes artistes dans sa résidence de Touraine, Jean Dunand devient sculpteur. En 1900, il est présent à l’Exposition Universelle, pavillon suisse, où il expose la sculpture en bronze Quo Vadis et reçoit une médaille d’or.  

Jean Dunand et les arts décoratifs : de la sculpture vers la décoration et le laque avec le maître Sugawara

De 1903 à 1906, avec Dampt, Jean Dunand participe au réaménagement intérieur de la demeure de la comtesse de Béarn. Il est nommé membre associé de la Société nationale des Beaux-arts et à partir de 1906, il se tourne définitivement vers les arts décoratifs, à commencer par la dinanderie pour laquelle il obtiendra une médaille d’or à l’Exposition internationale de Milan cette même année. Reconnu par les Etats Suisse et Français pour son travail remarquable sur métal, Dunand enchaîne dès lors les titres. Il est présent à de nombreuses expositions d’envergure. En 1909, il contribue à former le groupe d’artistes décorateurs La Cimaise. C’est à cette époque qu’il change son nom en Jean Dunand. En 1910, Jean Dunand participe au salon des artistes décorateurs, mais il est également fait sociétaire du Salon d’automne, et encore une fois, l’un de ses vases en dinanderie est choisi pour aller rejoindre les collections du musée du Luxembourg. 

La carrière de Jean Dunand s’envole, et en 1912 a lieu un événement important : il rencontre le laqueur japonais Seizo Sugawara qui lui apprend les techniques du laque. Dunand est de toutes les expositions et de tous les salons, il réalise un très remarqué vase aux deux cobras mesurant plus d’1,30 m, ou la notoire pendule Caducée en partenariat avec Jean-Philippe Worth. 

La guerre met un terme à l’exceptionnelle ascension de Jean Dunand, pendant quelques années d’engagement au cours desquelles il perd un oeil et conçoit un nouveau casque à visière. 

Jean Dunand au sortir de la guerre : passion laque et récompenses

Jean Dunand continue de travailler le laque. Il est élu au jury du prix américain Blumentahl qui récompense les artistes français de la période. Dunand expose à New-York mais il se remet aussi à exposer en France aux salons habituels (artistes décorateurs, salon d’automne). Le style de Dunand se modernise, grâce à la géométrisation des formes qu’il opère. Dunand est chevalier de la Légion d’Honneur en 1919. En 1921, au Salon des Artistes Décorateurs, Jean Dunand peut enfin exposer l’oeuvre dont il rêve depuis plusieurs années, lui qui n’arrivait pas à intégrer totalement le laque à ses créations : un long panneau entièrement laqué, commandé par le peintre Henry de Waroquier, que Dunand a réalisé sur dessin de ce dernier (motifs de barques de pêcheurs et fond montagneux). En 1921, une exposition à la galerie Georges Petit fait date : Dunand y a réuni ses amis Paul Jouve, Jean Goulden et François-Louis Schmied, ami d’enfance de Dunand. Ces artistes sont les tenants les plus brillants du luxe Art Déco, et leur succès est fulgurant, à tel point qu’ils recommencent plusieurs années de suite à exposer ensemble. 

Jean Dunand se diversifie : la mode, le mobilier, les paquebo

Dunand japonise et géométrise son style ; usage de coquille d’oeuf, du contraste rouge et noir, le modernisme de ses dinanderies  sur cuivre s’accroît. Le créateur se lance dans la mode, créant des bijoux pour Jeanne Lanvin, Elsa Schiaparelli ou Madame Agnès. En 1925, à l’Exposition des Arts décoratifs et industriels modernes, il est présent, vice-président de la section Métal. Outre ses vases de dinanderie, c’est son talent de laqueur qui est visible : le fameux bahut de Jacques-Emile Ruhlmann, l’un des plus grands créateurs de l’Art Déco, est recouvert d’une laque noire par Jean Dunand. Dans le pavillon de la Société des Artistes Décorateurs, Jean Dunand réalise l’ensemble du fumoir du projet d’« Ambassade française à l’étranger », un grand succès. Fort de cette ascension, Jean Dunand devient en 1926 vice-président de la Société des Artistes décorateurs, refusant d’en prendre directement la tête. Cette même année, il présente 17 paravents lors de l’exposition annuelle avec ses trois amis à la galerie Georges Petit, un exploit qui se renouvellera dans le temps. 

À partir de 1927, Jean Dunand va participer aux chantiers des plus beaux paquebots français. Il commence par l’Ile-de-France, puis l’Atlantique, dès 1930. De plus en plus, il travaille pour les grands mécènes américains : Joséphine Baker, mais aussi la société Lord & Taylor, puis le milliardaire Templeton Crocker dont il réaménage la demeure de San Francisco avec Jean-Michel Frank. Retenu pour l’Exposition coloniale de 1931 (Vincennes), il réalise un ensemble de décoration pour un vestibule colonial, d’abord présenté à Paris, au Salon des Artistes Décorateurs de 1930, qui connaît un succès retentissant. Jean Dunand y sera honoré d’un grand Prix, et il offrira à l’Etat français la majeure partie de ses décorations réalisées pour l’occasion. 

Jean Dunand, une référence de l’Art Déco

En 1932, après un voyage en Italie où il découvre les mosaïques de Ravenne, Jean Dunand se lance dans cette discipline, car l’inaltérabilité de la mosaïque lui plaît. En 1933, il reçoit une prestigieuse commande de cartons de tapisseries pour la manufacture des Gobelins. En 1935, le paquebot Normandie est présenté au public ; à l’intérieur, un fumoir et une partie des pièces de la première classes sont signées Jean Dunand, ornées des panneaux de laque unie dorée ou de laque polychrome gravée de l’artiste. Dans le jury de l’Exposition Universelle de 1937, Jean Dunand est aussi nommé professeur de laque, et est exposé au pavillon de la Société des Artistes Décorateurs. 

Jusqu’à l’année de sa mort, en 1942, Dunand continue à travailler les panneaux de laque, les vases martelés en cuivre, à être exposé en France et à l’étranger. La veille de sa mort, il travaillait encore à un large panneau laqué représentant l’église d’Estaing (Lot). 

L’estimation des oeuvres de Jean Dunand

Le travail de Jean Dunand est très coté et très prisé des collectionneurs. Le record d’enchère a été remporté en 2021 à Londres, lorsqu’un ensemble de revêtement mural en bois laqué et métal de 1930-36, intitulé « Les Palmiers », et originellement destiné à la résidence de Melle Colette Aboucaya, a été acquis pour la somme de 3 145 200 euros hors frais (soit près de 3 millions 900 000 euros avec). 

L’un de ses panneaux de laque de 1930, représentant une baigneuse (274,3 x 189,2 cm) a été acquis pour 910 200 euros hors frais en 2015 à New-York. 

Quant au record pour l’une de ses dinanderies, c’est un vase de 51,5 cm de hauteur, daté vers 1925, en métal laqué et coquille d’oeuf, qui s’est vendu en 2012 pour la somme de 578 500 euros hors frais à New-York. Si certaines de ses oeuvres connaissent de tels records, il est à noter que les prix sont extrêmement variables. Certaines coupelles en dinanderie simple sans laque se sont par exemple récemment vendues autour de 600 euros hors frais pièce. 

Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Jean Dunand, et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire, en cliquant ici. Faites estimer une oeuvre de Jean Dunand, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Autoportrait de Jean Dunand 

En lien avec Jean Dunand

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Gino Sarfatti

Gino sarfatti

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Gino Sarfatti

Découvrez le parcours du designer de luminaires Gino Sarfatti, fondateur de la maison Arteluce. Besoin d’une expertise concernant Gino Sarfatti ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Gino Sarfatti

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Gino Sarfatti et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Gino Sarfatti en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Gino Sarfatti chez Lumen (Murano) : les débuts d’un luminariste prometteur

Gino Sarfatti est né en 1912 à Venise dans une famille de commerçants prospères. Le jeune Gino Sarfatti commence ses études à Gênes pour devenir ingénieur aéronaval, mais la banqueroute familiale en 1929 le contraint à s’interrompre pour chercher du travail. En 1934, il est représentant pour Lumen, une entreprise de verrerie de Murano ; en 1938, inspiré par l’art du verre soufflé de Murano, et de ses jeux de transparences et de lumière, Gino créée son premier luminaire, en autodidacte, à partir d’un vase en Murano et d’un élément de cafetière, surmontés d’un abat-jour. Gino Sarfatti se passionne pour les nouvelles possibilités de l’éclairage et décide de dédier sa vie à cette discipline. Cette étape fondatrice marque le début d’un travail de designer qui mènera Sarfatti au succès international.

1939-1945 : Gino Sarfatti et Arteluce : création d’une maison de design destinée au succès

En 1939, un an plus tard, Gino Sarfatti fonde un petit atelier avec un groupe d’architecte, appelé Arteluce. Mais la guerre éclate et le jeune designer doit se réfugier en Suisse. Malgré tout, il revient régulièrement à Milan sous couverture pour poursuivre son travail. À la fin de la guerre, Sarfatti rentre à Milan, et en quelques années il rachète entièrement l’atelier. 

Sous l’égide de Sarfatti, devenu unique propriétaire du lieu, Arteluce connaît de plus en plus de succès. Comme c’est le cas pour d’autres designers qui émergent sur la scène du design d’éclairage en Italie, tels qu’Angelo Lelli (Arredoluce), c’est Gio Ponti, designer à l’autorité incontestable, qui remarque Gino Sarfatti, et qui va lui offrir la plus belle des tribunes afin de le faire connaître : la revue Domus, qu’il a fondée, et dans laquelle il dédie des papiers à l’innovante maison de luminaires Arteluce. 

En 1951, Sarfatti remporte le diplôme honoraire de la Triennale de Milan. En 1954, Arteluce remporte le fameux Compasso d’oro pour le modèle de luminaire 559, et l’année suivante de nouveau pour le modèle 1055/S. 

Après la guerre : l’envol d’Arteluce grâce à Gio Ponti et les autres collaborateurs de Gino Sarfatti

Reconnue et appuyée par le grand Gio Ponti, la firme de Gino Sarfatti se fait une renommée parmi les autres maisons de design, et attire à elle certains jeunes créateurs italiens, qui vont collaborer et grandir avec Arteluce : Franco Albini, Vignelli, Zanuso, Vigano… assurant une qualité et une célébrité incontournables à la maison d’édition de luminaires. Arteluce produira aussi quelques meubles, mais elle demeure iconique pour son édition de lampes et luminaires divers. 

Le design fonctionnaliste et élégant créé par Sarfatti et ses acolytes est basé sur l’usage du verre, du laiton, mais aussi de nouveaux matériaux comme le Plexiglas (utilisé dès 1951), le verre acrylique, l’aluminium ou le Perspex. Sarfatti, comme Angelo Lelli et d’autres créateurs de la période, s’intéressera aussi à l’ampoule halogène. Il conservera de ses années Murano l’amour de mêler ces techniques nouvelles à celles, artisanales, du verre soufflé ou de la taille du marbre.

 

Depuis l’origine du projet, Arteluce est non seulement une maison d’édition d’objets d’arts, mais aussi un magasin physique, dont le premier point de vente est situé à Milan, Corso Littorio (aujourd’hui Matteotti). Ce premier magasin Arteluce est confié en 1953 à Marco Zanuso qui en revoit entièrement le design, en faisant l’emblème de la modernité de l’entreprise. Une nouvelle boutique sera imaginée plus tard par Vottoriano Vigano en 1962 (boutique aujourd’hui détruite), témoignage du succès commercial d’Arteluce. 

Gino Sarfatti en quelques modèles intemporels

En 1954, Arteluce produit le modèle de néon 1073, devenu iconique. En 1956, c’est le tour de la lampe 1063. 

En 1971, Sarfatti créée sa première lampe à poser disposant d’une ampoule halogène : le modèle 607. Ces créations, parmi tant d’autres, le font passer à la postérité des designers de luminaires les plus influents du XXe siècle. 

Gino Sarfatti aura créé au total près de 400 luminaires innovants, ses « appareils à éclairer » comme il aimait à le dire dans l’optique du fonctionnalisme. Il est l’un des membres fondateurs de l’Association italienne de Design (en 1956). 

En 1973 Gino Sarfatti vend son entreprise à Flos, qu’il quitte définitivement deux ans plus tard pour se retirer de la création. Il meurt en 1985. 

L’estimation des oeuvres de Gino Sarfatti

Le plafonnier n° S00106, en laiton et acier, un cercle sur lequel se fixent des globes de verre, a connu un record d’enchères en 2016 à New-York, se vendant pour près de 165 000 euros (avec frais). Le modèle circulaire en acier 2109/27 avec globes en verre opaque connaît lui aussi des sursauts d’estimations. L’un d’eux a été acquis à Londres en 2017 pour la somme de 125 400 euros (avec frais). 

Les fameuses lampes à pied en néon (modèles 1063 et 1073) sont estimés entre 17 000 et 40 000 euros.  

Les luminaires de Gino Sarfatti et d’Arteluce font l’objet d’une redécouverte de la part des collectionneurs. La cote de l’artiste est en hausse, laissant présager de nouveaux beaux résultats d’enchères pour l’un des pontes du design italien des années 50. 

En lien avec Gino Sarfatti

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Lambert-Rucki

Jean Lambert-Rucki

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Jean Lambert-Rucki

Arrivé en France en 1911, le peintre et sculpteur polonais Jean Lambert-Rucki fait partie de ces artistes à la touche reconnaissable. Principalement célèbre pour ses sculptures du Christ en croix au faciès de type africain, Jean Lambert-Rucki est un artiste en perpétuel recherche créative.

Estimation gratuite Jean Lambert-Rucki

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean Lambert-Rucki et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre de Jean Lambert-Rucki en quelques clics par de véritables commissaires priseurs et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le parcours artistique de Jean Lambert-Rucki

Jean Lambert-Rucki est un peintre et sculpteur d’origine polonaise, né le 17 septembre 1888 à Cracovie et mort le 29 juillet 1967 à Paris. Lorsque son père décède, Jean Lambert-Rucki doit aider financièrement sa famille, il commence alors à exécuter des portraits de bourgeois de Cracovie à l’âge de onze ans.

Il intègre ensuite l’École des Beaux-Arts et s’imprègne rapidement de l’influence munichoise alors prédominante dans la ville. Les années suivantes, Jean Lambert-Rucki se rend régulièrement en Russie où il fréquente la communauté tzigane et apprend des danses locales. Ses expériences personnelles influencent son œuvre.

Durant sa jeunesse, Jean Lambert-Rucki s’intéresse au cubisme et aux œuvres de Paul Gauguin qu’il admire à l’occasion d’une exposition à Cracovie. Cet enthousiasme pour ces œuvres françaises l’amène à s’installer à Paris dès 1911, où il devient un artiste de l’École de Paris, puis de la Section d’Or.

Malgré un mariage dans les années 1920, Jean Lambert-Rucki reste solitaire toute sa vie, fuyant le monde plein d’exigences et de vanités, selon lui. Il dédie sa vie à son esprit créatif, ayant le besoin perpétuel de créer des œuvres nouvelles et originales.

Jean Lambert-Rucki est un artiste principalement connu pour ses représentations du Christ. Son œuvre est le résultat d’influences diverses, comme le Cubisme, l’Art brut ou l’Art byzantin. Il travaille des matériaux bruts – la tôle, le fer forgé, le cuivre – dans ses œuvres, dont l’idée de vide est aussi importante que celle du plein.

Les premières années parisiennes de Jean Lambert-Rucki

A la fin de la guerre en 1918, Jean Lambert-Rucki revient à Paris et devient un membre de la Section d’Or, un groupe d’artistes valorisant une approche « post-cubiste » dans leurs œuvres. Deux ans plus tard, il participe à la première exposition de la Section d’Or à la Galerie de la Boétie, à Paris. 

En 1923, Jean Lambert-Rucki rencontre Jean Dunand, décorateur et sculpteur, avec lequel il travaille la laque pendant une vingtaine d’année. 

A partir de 1925, et après avoir participé à l’Exposition internationale des Arts décoratifs, Jean Lambert-Rucki expose ses œuvres à travers l’Europe et en Amérique du Nord. Il se met également à réaliser des commandes pour des églises et commence à participer à des manifestations de l’Art Sacré.

L’après-guerre pour Jean Lambert-Rucki

A la fin de la guerre en 1918, Jean Lambert-Rucki revient à Paris et devient un membre de la Section d’Or, un groupe d’artistes valorisant une approche « post-cubiste » dans leurs œuvres. Deux ans plus tard, il participe à la première exposition de la Section d’Or à la Galerie de la Boétie, à Paris. 

En 1923, Jean Lambert-Rucki rencontre Jean Dunand, décorateur et sculpteur, avec lequel il travaille la laque pendant une vingtaine d’année. 

A partir de 1925, et après avoir participé à l’Exposition internationale des Arts décoratifs, Jean Lambert-Rucki expose ses œuvres à travers l’Europe et en Amérique du Nord. Il se met également à réaliser des commandes pour des églises et commence à participer à des manifestations de l’Art Sacré.

Jean Lambert-Rucki, un pionnier l’Art Sacré Moderne

À partir des années 1930, Jean Lambert-Rucki devient l’un des pionniers de l’Art Sacré Moderne, une forme d’art majoritairement sculpturale qui présente des lignes pures et des formes simples. À travers l’Art Sacré Moderne, Lambert-Rucki parvient à s’exprimer avec un minimum de moyens, et le clergé de l’époque lui commande des œuvres mystiques.

Tout en préservant son expression plastique, Jean Lambert-Rucki explore d’autres sujets. Ses sculptures représentent des figures longilignes, souvent groupées, ou des couples s’enlaçant qui deviendront même un motif récurrent dans son œuvre. Jean Lambert-Rucki recherche avant tout à supprimer l’inutile pour valoriser une émotion pure. Pour se faire, il opte notamment pour une simplification optimale des formes.

En 1931, Jean Lambert-Rucki intègre l’Union des Artistes Modernes, fondée deux ans plus tôt, où il expose aux côtés de Charles-Édouard Jeanneret, plus connu sous le nom Le Corbusier, et Jean Fouquet.

Cote de Jean Lambert-Rucki sur le marché de l'art

Des œuvres de Jean Lambert-Rucki sont régulièrement proposées dans les ventes aux enchères, notamment des sculptures. Il est néanmoins possible de trouver des peintures ou des dessins de l’artiste.

Les sculptures de Jean Lambert-Rucki, dont les volumes peuvent atteindre 280 mètres, sont estimées entre 2 000 euros et 40 000 euros. Les sculptures en collaboration avec Jean Dunand affichent les meilleures cotes et dépassent généralement les 100 000 euros dans les salles des ventes. En 2001, Totem, masque et sphères, un bronze de 260 centimètres, atteint le prix de vente de 114 337 euros. Plus récemment, en 2018, la sculpture en bois polychrome intitulée Femme qui pleure est adjugée à 20 800 euros.

Les peintures de Jean Lambert-Rucki sont plutôt cubistes, voire surréalistes, car elles sont issues du début de sa carrière. Elles présentent une approche géométrique des formes et des couleurs saturées. De plus, il s’agit essentiellement d’huiles sur toile, sur papier ou sur carton représentant un motif récurrent : des visages de profil. Les estimations pour ces peintures s’échelonnent entre 2 000 euros et 20 000 euros. Bien que ces estimations soient parfois dépassées comme le démontre Animaux, vendue 140 000 € en 2005.

Enfin, il est possible de trouver quelques dessins, des pastels sur papier ou aquarelles, signés Jean Lambert-Rucki dont les estimations avoisinent 5 000 euros. En 2017, le dessin au pastel et fusain Saint François d’Assise et les oiseaux est vendu aux enchères au prix de 8 450 euros.

(Illus.) 

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Hugo Scheiber

Hugo Scheiber

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Hugo Scheiber

Hugo Scheiber est un peintre contemporain hongrois. Dans les années 1910, il rencontre et se lie d’amitié avec Filippo Tommaso Marinetti qui l’invite à rejoindre le mouvement futuriste italien. Quelques années plus tard, Hugo Scheiber préfère orienter son travail vers l’Expressionnisme et le Cubisme, comme en témoignent ses œuvres colorées aux sujets très modernes.

Estimation gratuite Hugo Scheiber

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Hugo Scheiber et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Hugo Scheiber en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Hugo Scheiber ?

Hugo Scheiber est un artiste hongrois, né le 29 septembre 1873 et mort le 7 mars 1950 à Budapest. Il commence son apprentissage de la peinture à l’âge de huit ans aux côtés de son père en tant que peintre d’enseignes dans les théâtres, à Vienne. À quinze ans, il retourne dans sa ville natale et entre à l’École du dessin industriel et l’École des Arts Décoratifs. Au début des années 1900, Hugo Scheiber réalise plutôt des œuvres postimpressionistes. Vers 1910, il commence à s’intéresser à l’Expressionnisme allemand et au Futurisme. 

En 1915, Hugo Scheiber rencontre Filippo Tommaso Marinetti qui l’initie au mouvement futuriste. Six ans plus tard, grâce au soutien de Lajos Kassak, il expose à Berlin avec son ami Béla Kádár : cet événement lui octroie une première reconnaissance et l’argent nécessaire pour continuer son activité de peintre.

Grâce à plusieurs succès berlinois, Hugo Scheiber commence à exposer à Londres et à New York. A partir de 1930, ses expositions voyagent dans plusieurs pays. En 1933, Hugo Scheiber participe à la grande exposition des futuristes à Rome.

Dans les années suivantes, Hugo Scheiber présente ses œuvres futuro-expressionnistes au Salon National et au Musée Ernst de Budapest. La Seconde Guerre mondiale impacte fortement la carrière de Hugo Scheiber : comme plusieurs de ses amis peintres, il finit sa vie dans la pauvreté et l’oubli jusqu’à sa mort en 1950.

L’influence du futurisme dans les œuvre de Hugo Scheiber

C’est en 1915 que Hugo Scheiber rencontre Filippo Tommaso Marinetti, un avant-gardiste italien et peintre futuriste. Devenus des amis proches, Marinetti initie Hugo Scheiber au Futurisme, un mouvement artistique européen qui se développe essentiellement entre 1910 et 1920 qui rejette la tradition esthétique et met en lumière le monde moderne, notamment la civilisation urbaine, les machines et la vitesse.

Marinetti, digne représentant du Futurisme italien, invite Hugo Scheiber à rejoindre le mouvement. Cependant, et malgré un influence futuriste certaine, Hugo Scheiber développe un style moderniste unique qui se rapproche davantage de l’Expressionnisme allemand.

De par son amitié avec Marinetti, Hugo Scheiber est invité en 1933 à participer à la Mostra Nazionale d’Arte à Rome. Malheureusement, la montée du nazisme le rattrape et le peintre décide de rentrer à Budapest en 1934.

L’intérêt de Hugo Scheiber pour l’Expressionnisme et le Cubisme

Au début des années 1900, Hugo Scheiber réalise ses premières œuvres. Celles-ci sont marquées par l’Impressionnisme, très en vogue en Europe, suite au développement de l’avant-garde française. Cependant, du fait de sa rencontre avec Marinetti en 1915, il se tourne rapidement vers l’Expressionnisme allemand et le Futurisme italien.

A partir de 1920, Hugo Scheiber oriente son travail vers un style Art Déco, influencé par le Cubisme et par une palette fauve empruntée à celle de Romain de Tirtoff, dit Erté. Dans ses peintures de cette époque, Hugo Scheiber privilégie les sujets qui traitent de la vie urbaine et représente plutôt des intérieurs de cafés, de théâtres ou de cabarets fréquentés par la société mondaine.

Les œuvres de Hugo Scheiber, réalisées à cette époque, sont alors composées de larges surfaces colorées et d’une dimension lyrique. Les figures représentées proposent une intense gestualité, rendue possible par des lignes serpentines et mouvantes, caractéristiques des puissantes compositions cubistes.

Faites estimer gratuitement une œuvre de Hugo Scheiber

Les œuvres de Hugo Scheiber sont relativement fréquentes dans les salles de ventes aux enchères. Depuis 1999, environ 300 lots ont été proposés par les maisons de ventes. Les estimations et les prix d’adjudication sont assez variés en fonction de la nature de l’œuvre, à savoir s’il s’agit d’une peinture, d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste.

Pour une peinture signée Hugo Scheiber, les estimations débutent à une centaine d’euros et peuvent atteindre plus de 150 000 euros. En 2022, l’huile sur isorel Les deux cousines est adjugée à 1 600 euros. Cinq ans plus tôt, en novembre 2017, une huile sur toile trouve acquéreur pour 10 625 euros.

Les estimations et les prix de vente pour un dessin ou une aquarelle de Hugo Scheiber sont plus modestes, il faut compter entre 2 000 euros et 30 000 euros. En mai 2018, une gouache et pastel nommée Personnage sur un banc est adjugée à 9 360 euros. Lors d’une vente aux enchères de 2022, Personnage sur un banc, une aquarelle, est vendue à 4 297 euros.

(Illus.) Hugo Scheiber – Jazzband, Wikipedia

En lien avec Hugo Scheiber

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Béla Czóbel

Béla Czobel

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Béla Czóbel

Béla Czóbel est un peintre hongrois considéré comme l’un des représentants de l’Avant-garde et de l’École de Paris. Membre du mouvement Fauve et fondateur du groupe des Huit, Béla Czóbel introduit le Fauvisme à Budapest. Il est inspiré par les différentes influences artistiques de son époque, comme le démontre son œuvre.

Estimation gratuite Béla Czóbel

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Béla Czóbel et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Béla Czóbel en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Béla Czóbel ?

Béla Czóbel est un peintre hongrois ni le 4 septembre 1883 et mort le 30 janvier 1976 à Budapest. Il développe un intérêt pour l’art assez jeune au contact de son grand-père, ancien peintre décorateur. En 1902, il intègre un groupe d’artistes peintres hongrois nommé et pratique la peinture en plein air

Par la suite, Béla Czóbel est admis aux Beaux-Arts de Munich où il côtoie de nombreux artistes connus comme Jules Pascin ou Walter Bondy. En 1903, il décide de poursuivre ses études à l’Académie Julian à Paris. Il devient l’élève de Jean-Paul Laurens, peintre français de scène historique.

A cette époque, Béla Czóbel est rapidement repéré, il obtient le premier prix au concours d’études de nu. Dans la foulée, il fait la connaissance d’Henri Matisse et prend part au mouvement Fauve. En 1909, Béla Czóbel participe à la fondation d’un groupe d’avant-garde hongrois, « Les Huit », et à l’introduction du Fauvisme à Budapest.

De son vivant, Béla Czóbel voit sa notoriété prendre de l’ampleur. Il expose notamment au Salon d’automne et au Salon des Indépendants, aux côtés de Derain ou Braque. Ses peintures font le tour du monde : en Hollande de 1914 à 1918, puis à Berlin jusqu’en 1925, à New York en 1927 ou encore à Tokyo.

Entre 1919 et 1925, Béla Czóbel vit à Berlin et découvre l’expressionnisme allemand, avant de rejoindre la France en 1925. Jusqu’en 1939, il vit en Normandie et dans le Midi, puis s’installe à Szentendre. Jusqu’à sa mort en 1976, Béla Czóbel partage son temps entre la France et la Hongrie.

La période Fauve de Béla Czóbel

Arrivé à Paris en 1903 pour étudier, Béla Czóbel fait partie de ces artistes de l’École de Paris, groupe qui inclut les artistes issus de l’immigration dans la capitale à cette époque.

Vers 1905, Béla Czóbel rencontre le peintre Henri Matisse et s’imprègne du Fauvisme. Ce mouvement pictural, apparu en France au début du XXe siècle, simplifie les formes, tout en marquant leurs contours, et met l’accent sur les couleurs fortes, travaillées en aplats. Les artistes de ce mouvement, dont Georges Braque ou André Derain font partie, basent leurs représentations sur l’instinct et cherchent à faire ressortir les expressions de manière, parfois, provocatrice.

Béla Czóbel prend alors part au mouvement Fauve et expose aux côtés de ses collègues dans une salle dédiée lors du Salon d’automne de 1905.

Béla Czóbel et Les Huit

En parallèle, Béla Czóbel continue de rencontrer de nombreux artistes qui viennent influencer sa technique. Après avoir fait la connaissance de ses compatriotes peintres Ödön Márffy et Róbert Berény, Béla Czóbel fonde le groupe des « Huit » en 1909.

Il s’agit d’une continuité de la colonie des peintres hongrois, l’École de Nagybánya, qu’il a côtoyé à ses débuts. Le groupe des Huit travaille sur la représentation objective de la nature, tout en jouant avec les tons clairs.

Grâce à ce groupe, Béla Czóbel introduit peu à peu le fauvisme à Budapest. En 1913, son œuvre et son implication sont salués, il obtient le prix de l’Exposition internationale de peinture postimpressionniste de la maison des Artistes à Budapest.

A partir des années 1920, Béla Czóbel développe une technique inspirée de nombreux mouvements, dont l’expressionnisme allemand. Il créé l’effet sfumato qui donne une impression vaporeuse au tableau.

Faites estimer gratuitement une œuvre de Béla Czóbel

Aujourd’hui, les œuvres sont de Béla Czóbel sont assez fréquentes dans les ventes aux enchères, bien qu’elles soient essentiellement adjugées en Hongrie. Le plus souvent, ce sont les peintures de l’artiste qui sont proposées.

Les estimations d’une peinture signée Béla Czóbel et proposée en vente aux enchères s’échelonnent entre 150 euros et 120 000 euros. En 2019, l’huile sur toile intitulée Flower Still-life with Dotted Pitcher est adjugée à 9 081 euros. Cependant, le prix de vente surpasse parfois l’estimation comme le démontre une vente de décembre 2022 où l’huile sur toile, Fruit Still-Life datée de 1929, atteint le prix de 245 717 euros.

Durant sa carrière, Béla Czóbel réalise aussi des dessins et des aquarelles, dont les estimations débutent à une centaine d’euros et peuvent atteindre 8 000 euros. En octobre 2019, le dessin Adolphe Basler à la terrasse du Café du Dôme est adjugé à 908 euros. La même année, un autre dessin de Béla Czóbel, intitulé Nature morte avec des roses, est vendu à 1 408 euros.

(Illus.) Bela Czobel, 1907 nature morte fouvisme

En lien avec Béla Czóbel

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Gustave Guillaumet

Gustave Guillaumet

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Gustave Guillaumet

Découvrez le parcours du peintre orientaliste Gustave Guillaumet. Vous possédez une œuvre de Gustave Guillaumet dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimonobjet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Gustave Guillaumet

Prix des œuvres de Gustave Guillaumet

  • Peinture à l'huile : entre 3 000 € et plus de 90 000 €

  • Aquarelle, lavis, gouache : entre 600 € et 10 000 €

  • Dessin (crayon, fusain, craie, étude) : entre 100 € et 6 000 €

  • Esquisse / étude préparatoire (huile ou mixed media, petits formats) : entre 500 € et 15 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Gustave Guillaumet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Gustave Guillaumet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premiers pas de Gustave Guillaumet dans la peinture

Gustave Achille Guillaumet, dit Gustave Guillaumet, est né en 1840 à Puteaux, à côté de Paris dans les Hauts-de-Seine. Très jeune, il se tourne vers le dessin, et désireux de devenir peintre, il s’inscrit à l’école supérieure nationale des Beaux-Arts. Guillaumet y entre dans l’atelier du peintre François-Edouard Picot, puis d’Abel de Pujol, tous deux grands peintres néo-classiques (élèves de Jacques-Louis David) ayant contribué entre autres chantiers à restaurer le château de Fontainebleau. Guillaumet fréquente aussi aux Beaux-Arts l’atelier du peintre sur porcelaine Félix Joseph Barrias, du frère sculpteur de grand renom Ernest Barrias, et y poursuit un apprentissage académique. Gustave Guillaumet est apprécié de ses professeurs, et son talent se manifeste en plein jour lorsqu’il obtient le second Prix de Rome en 1861, alors qu’il a à peine plus de vingt ans. 

Gustave Guillaumet et la découverte de l’Algérie : naissance d’un peintre orientaliste

L’année suivante, en chemin pour aller visiter l’Italie et ses trésors, Gustave Guillaumet s’embarque finalement pour l’Algérie. Malade, il reste à l’hôpital de Biskra pour soigner sa malaria. Mais la folie de l’orient s’est bel et bien emparée de lui, et souvent (dix ou onze fois exactement), Gustave Guillaumet reviendra pour séjourner dans ce pays qui lui ouvre, comme à d’autres grands peintres, et comme à Eugène Delacroix notamment, un peu avant lui, la voie de l’orientalisme dont il est un des principaux représentants. Gustave Guillaumet va plus loin que beaucoup d’autres de ses confrères ; à chacun de ses longs passages en Algérie, où il visite les villes et les villages d’est en ouest, et du nord au sud, il se fond dans la population locale pour mieux la comprendre et mieux la peindre. Il se prend de passion pour les modes de vie et les tentes berbères, qu’il dépeint souvent. Guillaumet ne craint pas de montrer les souffrances liées à la colonisation. En 1864, il suit les colonnes expéditionnaires françaises et avance dans le désert. Gustave Guillaumet relate ses expériences de vie auprès des français et des populations locales auxquelles il se mêle volontiers dans ses écrits, et transmet aussi par les pinceaux ces modes de vie et ces cultures inconnues à Paris. 

Gustave Guillaumet, peintre orientaliste reconnu

Dès 1861, année de son second prix de Rome, le jeune Gustave Guillaumet expose au Salon. Il y sera présent presque jusqu’à la fin de sa carrière, exposant des peintures orientalistes dont de nombreuses toiles sur le sujet féminin ; car, tout comme Eugène Delacroix quelques décennies avant lui, Guillaumet a réussi la prouesse de se fondre dans la population locale, et d’avoir ainsi accès à la vie des femmes, se déroulant en intérieur, à l’abri des regards. Ainsi, son oeuvre ne reflète pas un orient sensuel idéalisé, comme on le retrouve par exemple dans le « Bain Turc » d’Ingres, mais une vision plus réaliste du quotidien des femmes algériennes. De même, lors de la famine qui sévit en Algérie entre 1865 et 1868, le peintre ne cherche pas à cacher la vigueur de la souffrance du peuple qu’il met en scène, comme en témoigne sa fameuse toile, tout simplement intitulée « La Famine en Algérie ». 

Gustave Guillaumet, fin précocre d’un prodige de l’orientalisme

Gustave Guillaumet écrit aussi bien qu’il peint. Il publie entre 1879 et 1884 des articles retraçant ses « tableaux algériens » dans La Nouvelle revue. Sa peinture orientaliste connaît un grand succès en métropole, et il reçoit diverses médailles pour ses tableaux exposés chaque année au Salon des artistes français (jusqu’en 1880). Il est aussi primé à l’exposition Universelle de 1878. La même année, Gustave Guillaumet est décoré de la Légion d’Honneur. Plus les années passent, plus il se prend de passion pour le sud désertique de l’Algérie, qu’il passe des mois à sillonner avec les berbères. Sa vie oscille entre séjours sur place et retours à Paris. Guillaumet a produit de nombreux dessins et des peintures, représentant des portraits, des scènes de vie locale, ou encore des paysages orientalistes. Il s’éteint à Paris en 1887. L’année suivante, l’école des Beaux-Arts organise une rétrospective de son travail, preuve s’il en fallait de l’immense qualité artistique de ce peintre orientaliste. 

L’estimation des oeuvres de Gustave Guillaumet

En 2022, un portrait d’homme algérien de profil daté 1863 (huile sur toile, 41 x 32,5 cm) a été adjugé pour 64 951 euros hors frais à Londres. Les plus belles scènes de genre de Guillaumet ont réalisé entre 20 000 et 50 000 euros hors frais. Ces dix dernières années, on compte cependant de nombreuses toiles orientalistes du maîtres adjugées sous la barre des 5 000 euros. Ses esquisses au crayon sont plus accessibles, sous la barre des 1 000 euros de manière générale. Vous souhaitez faire estimer un tableau de Gustave Guillaumet  ? Une peinture ancienne héritée ou un paysage signé découvert en brocante ? Estimon’objet vous accompagne gratuitement et en toute confidentialité. Nos experts spécialisés en peinture du XIXe siècle vous fourniront une estimation juste et fiable, avec possibilité de mise en vente sur le marché si vous le souhaitez. Estimon’objet, la référence en expertise d’œuvres d’art en ligne.

Reconnaître la signature de Gustave Guillaumet

Savoir reconnaître la signature de Gustave Guillaumet est indispensable pour authentifier une œuvre de ce peintre orientaliste majeur du XIXᵉ siècle, célèbre pour ses scènes d’Algérie, ses paysages du désert et ses études ethnographiques empreintes de réalisme et de poésie. Sur ses toiles, Guillaumet signe le plus souvent en bas à droite, parfois en bas à gauche, d’une écriture sobre, fine et régulière, généralement en lettres capitales : « G. GUILLAUMET » ou plus simplement « GUILLAUMET », tracée à la peinture à l’huile dans un ton brun, ocre ou gris clair, selon la luminosité du fond. On retrouve cette signature notamment sur des œuvres emblématiques telles que Le Sahara (musée d’Orsay) ou L’Enterrement maure (musée des Beaux-Arts de La Rochelle), où elle apparaît discrètement intégrée à la composition. Sur certaines études ou esquisses préparatoires, il peut employer ses initiales seules, « G.G. », parfois accompagnées d’une date. Ces variantes permettent de distinguer ses œuvres de jeunesse de ses réalisations plus abouties. Face à un marché de l’art orientaliste où circulent copies, attributions et répliques d’atelier, faire authentifier la signature d’un Gustave Guillaumet par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en peinture du XIXᵉ siècle et de l’orientalisme vous accompagnent dans l’authentification, la vérification et l’estimation de vos œuvres signées Gustave Guillaumet, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une esquisse ou d’un dessin préparatoire.

Expertise signature Gustave Guillaumet
Signature Gustave Guillaumet

En lien avec Gustave Guillaumet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Hippolyte Lazerges

Hippolyte Lazerges

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Hippolyte Lazerges

Découvrez le parcours du peintre orientaliste français Hippolyte Lazerges. Besoin d’une expertise concernant Hippolyte Lazerges? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Hippolyte Lazerges

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Hippolyte Lazerges et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Hippolyte Lazerges en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Hippolyte Lazerges, d’Alger à la formation parisienne auprès de David d’Angers et François Bouchot

Jean Raymond Hippolyte Lazerges, dit Hippolyte Lazerges est né à Narbonne en 1817. Très jeune, Lazerges est attiré par le dessin et les arts. Sa famille part s’installer en 1830 en Algérie, où son père s’établit comme boulanger à Alger. Huit ans plus tard, il est temps pour le jeune Hippolyte Lazerges de participer à l’effort national en satisfaisant à la conscription militaire ; il retourne en France à cette occasion. Après un mois seulement, Lazerges est réformé. Il choisit de s’installer à Paris pour se lancer dans la carrière artistique. Lazerges fréquente l’atelier du célèbre sculpteur David d’Angers, où ses premiers travaux lui valent une réputation de jeune talent prometteur. Le jeune artiste aime la peinture, et va se former en parallèle auprès du peintre François Bouchot jusqu’en 1843. En 1840, il envoie au Salon des artistes français sa toute première toile, un portrait. 

Peu à peu, Lazerges se tourne vers la peinture d’histoire, et plus précisément la peinture religieuse, laissant s’exprimer de profondes convictions. Pauvre et malade, il survit en répondant à des commandes de l’état français : il réalise notamment un Stabat Mater pour la Sorbonne, ou un Jésus dans les Limbes pour la cathédrale de Narbonne.

 

1861, Hippolyte Lazerges : le retour en Algérie et l’orientalisme. 

Hippolyte Lazerges est de santé fragile. Il décide donc de rentrer en Algérie, où le climat plus doux se prête mieux au soin de ses problèmes de santé. Lazerges change alors l’orientation de sa peinture. Il se tourne résolument vers l’orientalisme, délaissant la peinture religieuse qui l’avait fait connaître en métropole. Au Salon de 1861, nous retrouvons quelques peintures qui annoncent la carrière orientaliste de Lazerges ; leurs noms en sont évocateurs : « La danse des Aisouas », ou « Kabyles moissonnant dans la plaine de Mitidja ». Le peintre se spécialise dans la scène de genre orientaliste, montrant le quotidien des habitants locaux, si différent de celui des français. Les couleurs vives de l’Algérie éclatent dans son travail, et rapidement, Lazzrges accède à la notoriété pour son travail orientaliste. 

Pour autant, Hippolyte Lazerges n’abandonne pas complètement la peinture religieuse, et se rend régulièrement en France ; entre 1863 et 1868, il réalise un cycle de peintures murales sur le thème marial pour les chapelles de l’église Notre-Dame de Recouvrance d’Orléans, puis de 1865 à 1869, c’est au tour de l’église Saint Laurent d’Orléans d’être décorée par Lazerges. Sa renommée est telle qu’en 1867, lors de l’Exposition universelle, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur. Lazerges est à la fois peintre, graveur, musicien et écrivain ; il peut incarner à lui seul la fameuse figure du « génie artistique » telle que l’envisage le XIXe siècle, ce qui explique sa renommée et ses récompenses officielles. 

Hippolyte Lazerges, fondateur de l’orientalisme

Mais Lazerges est désormais reconnu unanimement pour son travail autour de l’orientalisme. Ses portraits d’orientaux et ses scènes de genre le consacrent comme l’un des fondateurs de l’école orientaliste d’Alger, à l’égal de Jospeh Sintés et Alfred Chataud. Chaque année, au Salon, ses oeuvres orientalistes sont présentées aux parisiens. En 1879, on peut noter « le Derouich du café Mohamed Chérif » comme une oeuvre absolument représentative de son travail, à la fois colorée, sensuelle et exotique. Hippolyte Lazerges diffuse également l’orientalisme algérien dont il est l’un des pères par le biais de la gravure. En 1864, dans l’Artiste, il fait publier, par exemple « un prisonnier d’Algérie ». Le peintre orientaliste travaillera même avec Alexandre Dumas (fils), qui lui confiera la tache d’illustrer son livre L’Affaire Clémenceau, mémoire de l’accusé, de 1866. En 1882, il publie La forme et l’idéal dans l’art, un essai où il explique ses choix artistiques. 

Hippolyte Lazerges est mort en 1887 à Mustapha, en Algérie. 

L’estimation des oeuvres d’Hippolyte Lazerges

Peu d’oeuvres d’Hippolyte Lazerges sont passées en vente aux enchères récemment. En 2007 à Fontainebleau, une huile sur toile représentant le foyer du théâtre de l’Odéon (70,5 x 120 cm) a été adjugée pour la somme de 31 000 euros hors frais. Concernant les peintures orientalistes de Lazerges, un musicien arabe portraituré en 1884 (55,3 x 36,5 cm) a été vendu pour la somme de 19650 euros hors frais en 2014 à Londres. Ses compositions orientalistes (scènes de vie et portraits) sont généralement estimés autour des 10 000 euros pour des formats moyens ou petits. Ses plus grands records de vente sont anciens, une descente de croix adjugée 74700 euros hors frais en 1998, et une vue d’un café maure vendue pour 53 400 euros hors frais en 1990, laissant présager de possibles belles enchères pour les meilleurs tableaux de l’artiste. 

 

(Illus.) Hippolyte Lazerges, Public domain, via Wikimedia Commons

En lien avec Hippolyte Lazerges

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Gaston Mantel

Jean Gaston Mantel

Home » artistes » Page 123

Estimation et cote de l'artiste Jean Gaston Mantel

Découvrez le parcours du peintre orientaliste Jean Gaston Mantel. Besoin d’une expertise concernant Jean Gaston Mantel ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

Estimation gratuite Jean Gaston Mantel

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean Gaston Mantel et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean Gaston Mantel en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Jean Gaston Mantel d’Amiens à Paris

Jean Gaston Mantel est né à Amiens en 1914. Son père est représentant pour une manufacture textile, et de ce fait souvent absent. Dans le contexte de la grande guerre, et de l’absence du père, Jean Gaston Mantel se met à dessiner, et la fréquentation d’un magasin de décoration (chez Madame Gaillon) alors qu’il n’a même pas 10 ans, lui ouvre définitivement les portes de l’art. Il se prend de passion pour les roses et en dessine tant que ses parents, alors qu’il a 13 ans, finissent par l’inscrire aux cours du soir des Beaux-Arts d’Amiens en parallèle du collège et du lycée.  

Jean Gaston Mantel gagne un concours, et il est repéré à cette occasion par l’historien et académicien Louis Hourticq qui le guide vers son futur métier, le détournant des études de pharmacies que le jeune Mantel pensait débuter. Hourticq est un proche du peintre Devambez, qui enseigne aux Beaux-Arts de Paris ; c’est là que va commencer la carrière de peintre de Jean Gaston Mantel. Aux Beaux-Arts, Mantel et son ami d’Amiens François Darquet s’ennuient, mais il apprennent les bases. 

Jean Gaston Mantel vers la Méditerranée

En 1935, les deux amis prennent un atelier dans le XIVe arrondissement de Paris. Mantel s’essaie au prix de Rome, mais n’est pas retenu. En 1936, il participe au « prix de Rome en liberté », une exposition organisée par une galerie pour permettre aux jeunes artistes de s’exprimer sur le sujet officiel choisi par l’institution (concours auquel ne participe pas Mantel cette année-là, après l’échec de l’année précédente). Durant l’exposition, Jean Gaston Mantel vend sa première toile, ce qui lui permet de se payer un séjour d’un mois sur la côte d’azur où il expérimente pour la première fois la palette vive inspirée des soleils de la Méditerranée qui sera la sienne. Dès 1933, il participe au Salon d’automne, et en 1935 à Amiens, il propose sa première exposition personnelle (parainée par Louis Hourticq).

En 1936 a lieu un véritable tournant pour Gaston Mantel : il est admis à la Société Nationale des Beaux-Arts qui organise différentes expositions ; il obtient le premier prix de la Compagnie générale Transatlantique, gagnant une bourse d’un an et un aller-retour en bateau pour aller étudier au Maroc. 

Jean Gaston Mantel au Maroc

Jean Gaston Mantel débarque à Marrakech, mais il s’installe à Fès, dans les jardins de Bou Jeloud attenants au palais de la Résidence générale. Le peintre y rencontre d’anciens élèves des Beaux-Arts et des peintres de la Casa Velazquez, délocalisés à Fès en raison de la guerre civile en Espagne. Puis Mantel s’installe à Rabat, dans casbah des Oudaïas, Villa Pinatel, une sorte de résidence d’artistes pour les lauréats métropolitains, avec des ateliers aménagés spécialement pour eux. Jean Gaston Mantel, s’y plaît, des amis peintres viennent lui rendre visite, il part travailler à Meknès avec Mattéo Brondy, mais un événement mondial vient briser l’engouement général pour la lumière marocaine. 

Durant la guerre, Jean Gaston Mantel est mobilisé, et quitte le Maroc pour Paris, puis Saumur et le Sud-Ouest. Démobilisé en 1940, il regagne le Maroc, où il reprendra rapidement son poste de professeur au Collège des Orangers de Rabat. Puis, de nouveau mobilisé au Maroc, il part avec son bataillon vers l’Algérie, et apprend dans la foulée qu’on vient de lui attribuer la médaille d’or du « salon des artistes mobilisés », un rendez-vous artistique inédit. Autre fait d’arme notoire, il organisera pour Hermès une exposition à la fin de la guerre, sur le thème du cheval, lui qui avait été mobilisé en tant que cavalier. 

Jean Gaston Mantel après la guerre : Paris-Rabat-Villefranche-sur-mer

Jean Gaston Mantel s’installe alors à Paris, puis part vivre en banlieue avec sa nouvelle épouse, rencontrée sur place. Il travaille comme illustrateur de revues, pour Marie-France notamment. Il publie un livre pour enfant imaginé pour son fils. Cette phase française va durer jusqu’en 1946. Il rentre au Maroc, à Rabat, où il est nommé professeur de dessin au lycée Gouraud. Il y réalise des affiches pour promouvoir le tourisme au Maroc, et il est nommé par le ministère du tourisme pour décorer les locaux du ministère. De même, il décorera l’hôtel Hilton de Rabat. Très lié au Maroc, Jean Gaston Mantel refuse de partir à l’indépendance, et il devient professeur au lycée de la mission française de Rabat. 

L’artiste finira par reprendre le chemin de la métropole, mais décidera de planter son chevalet dans le sud de la France, qu’il avait connu grâce à la vente de sa première toile. Jean Gaston Mantel s’installe à Villefranche-Sur-Mer, sur la Côte d’Azur, où Jean Cocteau l’a précédé. C’est dans cette région française, les pieds dans l’eau, baignée du soleil méditerranéen qui aura guidé toute son oeuvre, que Jean Gaston Mantel s’éteint en 1995. 

L’estimation des oeuvres de Jean Gaston Mantel

Le record pour une peinture de Jean Gaston Mantel a été atteint en 2007, pour la toile « Moussem » de 1968, (huile sur toile, 80 x 180 cm), acquise pour la somme de 88 500 euros hors frais à Casablanca. Les peintures de Jean Gaston Mantel sur le thème des cavalcades ou des sujets pittoresques de la casbah sont prisées des collectionneurs, et atteignent régulièrement des prix s’échelonnant entre 20 000 et 50 000 euros. Ses toiles de format allongé (en général 90 x 30 cm, format panneau) réalisent dans les salles d’enchères des ventes autour de 4 000 – 10 000 euros. Ses gouahces et aquarelles sur papier réalisent des estimations moins élevées, autour de quelques milliers d’euros pièce selon le sujet, le traitement et la dimension de la feuille, descendant parfois jusqu’à des estimations de quelques centaines d’euros seulement pour les pièces les moins représentatives de son travail. 

En lien avec Jean Gaston Mantel

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.