Estimation gratuite Tendo Mokko

Tendo Mokko

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Estimation et cote de l'artiste Tendo Mokko

Tendo Mokko est une marque de fabrique de meuble japonaise créée en 1940 dans la ville de Tendo, non loin de Tokyo. La caractéristique de cette ville était de travailler le bois et en particulier les pièces du jeu d’échecs japonais. Les Yamagata, artisans de la ville de Tendo, sont en effet reconnus dans leur travail car ils ont la réputation d’allier curiosité, technique et patience à travers leur savoir-faire.

Estimation gratuite Tendo Mokko

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Naissance de Tendo Mokko

À compter des années 1940, le contreplaqué, un matériau formé à partir de la superposition de fines plaques de bois collées à fibres opposées, offre de nouvelles possibilités dans la création de meubles pour les artisans de Tendo. C’est ainsi que naît la marque Tendo Mokko qui existe encore aujourd’hui et qui est l’une des premières au Japon à utiliser ce matériau, novateur pour l’époque. Cette coopérative d’ébénistes et de charpentiers souhaite avoir une production de masse tout en préservant la haute qualité du mobilier. En effet, le bois du contreplaqué, issu de conifères, est un matériau moins onéreux que le bois massif car il nécessite moins d’arbres à couper. La marque cherche aussi à valoriser la solidité de ses meubles faits pour durer et être transmis de génération en génération.

La qualité avant la quantité

La marque collabore en outre avec des architectes et designers japonais renommés et met en avant, à travers leurs réalisations, la souplesse du contreplaqué permettant de créer du mobilier tout en rondeur.

Tendo Mokko cherche avant tout à mettre en avant la qualité des meubles produits. Créés à partir d’un matériau composite, les meubles s’éloignent des créations réalisées avec des essences considérées comme « nobles », tel le noyer ou le bois de teck par exemple. Si la ligne des meubles est gracieuse et soignée, leur solidité n’est pas pour autant négligée et les meubles sont particulièrement légers. Enfin, une part belle est donnée aux textures, puisque la marque n’oublie pas le plaisir du toucher pouvant être ressenti par les utilisateurs. En effet, l’aspect extérieur du bois est très lisse et délicat, tandis que les matériaux textiles sont d’une grande douceur et d’un confort enveloppant.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Tendo Mokko

Les artistes les plus représentés aux enchères sont Isamu Kenmochi, Sori Yanagi et Saburo Inui. Leurs côtes sont relativement stables. Les tabourets Butterly de Yanagi avoisinent régulièrement les 4 000 euros et la moyenne des prix observés pour les tables basses de Saburo Inui est de 3 000 euros. Les tables basses d’Isamu Kenmochi atteignent des montants plus élevés, l’une d’elles, passée en vente le 26 mars 2015, obtient une adjudication de 13 480 euros.

En lien avec Tendo Mokko

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Steph Simon

Steph Simon

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Estimation et cote de l'artiste Steph Simon

Au commencement de sa carrière, Steph Simon (1902-1982) a été agent commercial de l’entreprise l’Aluminium français avant de devenir ingénieur des Arts et Métiers. C’est en 1956 qu’il ouvre une galerie située sur le boulevard Saint-Germain à Paris. Il la baptise de son nom et en fait un lieu renommé du design. Sa formation d’ingénieur influence sans doute ses choix de galeristes : il cherche dès lors à promouvoir un mobilier moderne.

Estimation gratuite Steph Simon

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L'histoire de Steph Simon

Par ce terme de moderne, on entend un mobilier qui soit fonctionnel, standardisé, et qui recherche un certain confort, caractéristique des années 1950. À l’origine du modernisme il y a le Bauhaus, à la fois école et lieu de création qui s’est développé entre 1919 et 1933 en Allemagne. L’esthétique prônée par le Bauhaus est dénuée d’ornements, très géométrique, dans des tons sombres et emploie des matériaux jusqu’alors réservés à l’industrie : le métal, le verre et le béton. Parmi les premiers artistes et architectes du Bauhaus nous pouvons nommer Walter Gropius, Marcel Breuer, ou encore Ludwig Mies van der Rohe.

La cote des œuvres de Steph Simon

Steph Simon greffe un bureau d’études à sa galerie où vont être conçus des aménagements intérieurs privés et industriels. Les plus grands noms du design français y sont représentés, parfois de manière exclusive à la fois parce que sa galerie est précurseuse dans le domaine, et à la fois car il acquiert une grande renommée. Ainsi, les designers Jean Prouvé et Charlotte Perriand, par exemple, trouvent leurs créations exposées. Figures majeures du design français dans l’après-guerre, tous deux participent à un projet d’ameublement de la résidence universitaire Monbois à Nancy et de la résidence universitaire Jean-Zay à Antony. Ces habitats construits à l’échelle industrielle accueillent un mobilier qui se veut tout à la fois fonctionnel, simple et élégant. Charlotte Perriand crée par exemple l’étagère Cassina, constituée de planches horizontales, des éléments de couleur noire sont modulables et permettent de s’adapter au besoin de l’utilisateur. Sans doute que le succès de Steph Simon et de sa galerie est lié à l’image qu’il incarne alors et qu’il partage avec les artistes dont il expose les créations de manière exclusive : un monde meilleur avec des objets qui soient tout à la fois pratiques, utiles et beaux. Il se fait aussi beaucoup connaître grâce à ses vernissages où clients, artistes et spécialistes du domaine se rencontrent.

D’autres grands noms du design sont diffusés grâce à Steph Simon : Serge Mouille et ses luminaires, les céramiques de Georges Jouve, les tissages de Simone Prouvé et les lanternes en papier d’Isamu Noguchi. Tous ces artistes œuvrent à créer des objets qui correspondent au mieux au besoin des utilisateurs, et qui soient accessibles au plus grand nombre. En tout cas, tel en a été le souhait, dans les faits, seule une certaine classe sociale pouvait en bénéficier. La production industrielle de ce mobilier n’empêchait pas de soigner leur qualité et leur beauté. La galerie ferme cependant ses portes en 1974 car la clientèle se fait désormais trop rare sans doute à cause de l’évolution des goûts et d’autres courants artistiques qui prennent le dessus, notamment l’esthétique vive et colorée du pop.

Certains designers qui ont vu leurs travaux présentés et vendus dans la galerie de Steph Simon jouissent encore aujourd’hui d’une importante reconnaissance et celle-ci se reflète naturellement au niveau du marché de l’art. Ainsi, la côte de Charlotte Perriand et Jean Prouvé atteint, pour des créations communes, environ 10 000 euros pour les modèles de lit à tablette pivotante par exemple. Le 30 juin 2021 a eu lieu une vente aux enchères où l’un des lits à tablette pivotante, en acier et mesurant 61 x 190 x 80,2 centimètres s’est fait adjuger 20 968 euros.

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Estimation gratuite Guy de Rougemont

Guy De Rougemont

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Estimation et cote de l'artiste Guy de Rougemont

Guy de Rougemont est un peintre et sculpteur français, né en 1934 à Paris. Après des études aux Arts-Déco, il séjourne deux ans à Madrid, durant sa formation au sein de la Casa de Velázquez, école française proposant une formation culturelle. L’artiste participe rapidement à ses premières expositions, à l’instar de la Biennale de Paris en 1965 et du Salon de Mai de 1966.

Estimation gratuite Guy de Rougemont

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Guy de Rougemont, un vrai touche à tout

Guy de Rougemont prend également part à plusieurs programmes d’aménagement urbain et intervient dans des lieux quotidiens de passage : il réalise notamment la gare du RER de Marne-la-Vallée, le parvis du musée d’Orsay, l’hôpital Saint-Louis, ou encore d’autres œuvres à l’international, à l’instar de l’Hakone Open Air Museum au Japon ou l’Hofgarten de Bonn. Son travail est marqué par la volonté de supprimer la frontière entre les différents types d’art, en particulier entre la peinture et la sculpture.

 

La peinture pour commencer

Artiste pluridisciplinaire, Guy de Rougemont est avant tout un peintre, à la palette riche. Il se définit d’ailleurs comme tel dans l’un de ses derniers catalogues : « Je suis peintre : ma sculpture, mes meubles, mes tapis sont d’un peintre ».

Il s’inspire notamment de sa peinture afin de nourrir sa création sur les autres supports : l’artiste se lance alors dans la lithographie et la production d’objets mobiliers et de lampes. Par cette démarche, il cherche à exprimer son souci de rattacher les productions artistiques au quotidien.

René Faroux, critique d’art et journaliste, définit Guy de Rougemont comme ayant « inventé une galaxie faite de formes cylindriques, d’ellipses, de totems, de lignes serpentines qui proposent une symbiose polychrome entre le minimalisme et le Pop Art ».

Le Musée des Arts Décoratifs de Paris lui consacre en 1990 une spectaculaire rétrospective. Quelques années plus tard, en 1997, Guy de Rougemont est élu à l’Académie des Beaux-Arts.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Bernard Lorjou

Ses œuvres appartiennent aujourd’hui à de prestigieuses collections privées à travers le monde. Certaines productions emblématiques apparaissent sur le marché de l’art. La série des Lampes nuages, produite au début des années 1970, atteint une valeur d’environ 5 000 euros, tandis que ses emblématiques Colonnes colorées peuvent atteindre 20 000 euros, à l’instar d’un lot vendu en avril 2006, datant de 1976.

(Illus.)Table basse dit Nuages, Guy de Rougemont

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Olive

Jean-Baptiste Olive

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Olive

Jean-Baptiste Olive (1848-1936) est un peintre français renommé pour ses marines lumineuses et ses paysages méditerranéens d’une précision poétique. Artiste profondément attaché à la Provence et à la mer, il s’est imposé comme l’un des plus grands représentants de la peinture naturaliste du sud de la France, entre rigueur académique et éclat impressionniste. Ses toiles, empreintes d’un réalisme lumineux, séduisent depuis plus d’un siècle les collectionneurs du monde entier.

Estimation gratuite Jean-Baptiste Olive

Prix des œuvres de Jean-Baptiste Olive

  • Peinture : entre 2 000 € et 40 000 €

  • Dessin ou aquarelle : entre 800 € et 6 000 €

  • Estampe : entre 200 € et 1 200 €

Vous possédez une peinture, une aquarelle ou une marine signée Jean-Baptiste Olive et souhaitez connaître sa valeur ? Faites estimer votre œuvre simplement et gratuitement grâce à Estimon’objet. Nos commissaires-priseurs et experts agréés vous garantissent une estimation précise, confidentielle et sans engagement, réalisée sous quelques jours. La cote de Jean-Baptiste Olive varie selon la période, le sujet (marines, ports, paysages urbains), la technique et l’état de conservation de l’œuvre.

Jean-Baptiste Olive, le maître des marines méditerranéennes

Né à Marseille en 1848, Jean-Baptiste Olive se forme à l’École des Beaux-Arts de sa ville natale, sous la direction d’Émile Loubon et d’Augustin Aubert, deux figures majeures de la peinture provençale. Très tôt, il révèle un talent exceptionnel pour la représentation des paysages et des ports. Fasciné par la lumière du Sud, il en fait le sujet central de son œuvre. Dès les années 1870, Olive s’impose comme un peintre réaliste et précis, attentif à la composition et à la restitution des effets atmosphériques. Il expose pour la première fois au Salon de Marseille avant de présenter ses œuvres au Salon des Artistes Français à Paris, où il rencontre un vif succès.

Une carrière au service de la lumière

Installé à Paris à partir de 1876, Jean-Baptiste Olive se lie à de nombreux artistes et mécènes, tout en continuant à peindre les paysages du Sud et les vues portuaires. Son style, marqué par une observation minutieuse du réel, séduit un public en quête de beauté simple et d’horizons apaisés. Ses marines, ses vues du Vieux-Port de Marseille, de Martigues, de Venise ou encore de Gênes traduisent une même fascination pour les reflets de l’eau et les jeux de lumière sur les voiles et les quais. Olive peint la mer avec une justesse rare : jamais figée, toujours mouvante, oscillant entre calme et intensité. Parallèlement, il réalise de nombreuses commandes publiques, notamment pour la décoration du pavillon de la Méditerranée à l’Exposition universelle de 1900, où ses grandes toiles monumentales rencontrent un immense succès.

Un peintre reconnu et décoré

Jean-Baptiste Olive reçoit de nombreuses distinctions tout au long de sa carrière. Il obtient une médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1889, puis la médaille d’or en 1900. En 1918, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. Ses tableaux intègrent rapidement les collections publiques : le Musée d’Orsay, le Musée des Beaux-Arts de Marseille, le Musée de Toulon ou encore le Musée national de la Marine conservent plusieurs de ses toiles. Ces institutions saluent l’excellence de sa technique et sa capacité à traduire l’atmosphère méditerranéenne avec un réalisme vibrant.

L’univers pictural de Jean-Baptiste Olive

L’art de Jean-Baptiste Olive repose sur une observation précise du monde et une parfaite maîtrise de la lumière. Sa peinture se distingue par :

  • Une clarté méditerranéenne : Olive capte la transparence de l’air et la pureté du ciel, jouant avec des dégradés subtils de bleu, de beige et d’or.
  • Un réalisme poétique : bien que fidèle à la nature, sa peinture évoque une émotion sereine et contemplative.
  • Une technique maîtrisée : son coup de pinceau précis et l’harmonie de ses compositions lui confèrent une rigueur quasi photographique.

Outre ses marines, Olive a également peint des vues urbaines, notamment de Paris, de Venise et de Gênes, où il excelle dans la représentation des architectures et des reflets sur les canaux.

Estimation et cote de Jean-Baptiste Olive sur le marché de l'art

Les œuvres de Jean-Baptiste Olive sont très recherchées par les collectionneurs français et étrangers, séduits par leur qualité picturale et leur élégance intemporelle. Les grandes marines représentant Marseille, Martigues ou Venise atteignent les prix les plus élevés.  La cote de l’artiste demeure stable, avec une tendance haussière pour les huiles sur toile de grand format et les compositions maritimes signées de sa main. Ses aquarelles et dessins, plus accessibles, offrent une belle opportunité d’acquérir une œuvre authentique d’un grand maître provençal. Le marché de Jean-Baptiste Olive reste solide, soutenu par une clientèle fidèle et par la rareté des grandes marines sur le marché. Voici quelques ventes marquantes :

  • « Le Vieux-Port de Marseille au crépuscule », huile sur toile, adjugée 36 000 € en 2023.
  • « Venise, le Grand Canal », huile sur toile, vendue 28 000 € en 2022.
  • « Martigues, le port au soleil levant », huile sur toile, adjugée 22 500 €  en 2024.
  • « Bateaux au port de Gênes », aquarelle, vendue 5 200 € 

Les petits formats et études préparatoires s’échangent entre 2 000 et 8 000 euros, tandis que les grandes marines peuvent dépasser 40 000 euros selon leur sujet, leur provenance et leur état de conservation. Vous détenez une toile ou une aquarelle de Jean-Baptiste Olive et souhaitez en connaître la valeur ? Confiez votre demande à Estimon’objet, spécialiste de l’estimation en ligne d’œuvres d’art. Nos experts et commissaires-priseurs vous accompagnent pour une expertise fiable, confidentielle et gratuite, vous permettant de connaître la juste valeur de votre œuvre avant vente ou succession. Obtenez dès aujourd’hui votre estimation gratuite sur www.estimonobjet.fr, la référence pour l’expertise et l’évaluation d’œuvres de Jean-Baptiste Olive.

(Illus.)Jean-Baptiste Olive – Calanque d’En Vau

Reconnaître la signature de Jean Baptiste Olive

La signature de Jean-Baptiste Olive est généralement apposée en bas à droite de la toile, parfois à gauche selon la composition. Elle est souvent écrite en lettres cursives élégantes ou capitales fines, accompagnée parfois du mot Marseille sur les œuvres anciennes. Sur certaines toiles, on trouve simplement « J.-B. Olive » ou « Olive ». La signature est appliquée à la peinture noire ou brune, discrète mais lisible, fidèle à la sobriété de l’artiste.

Signature Jean-Baptiste Olive
Expertise signature Jean-Baptiste Olive

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Estimation gratuite Pierre-Auguste Renoir

Pierre-Auguste Renoir

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Estimation et cote de l'artiste Pierre-Auguste Renoir

Pierre Auguste Renoir (1841-1919) est l’un des plus grands maîtres de l’Impressionnisme. Son œuvre, d’une grâce infinie et d’une sensualité lumineuse, a profondément marqué l’histoire de la peinture française et mondiale. Renoir a célébré la beauté, la joie de vivre et la douceur du quotidien à travers des portraits, des scènes de vie et des paysages vibrants de lumière. Aujourd’hui, ses toiles comptent parmi les plus recherchées du marché de l’art, et les collectionneurs du monde entier continuent de se passionner pour ses œuvres.

Estimation gratuite Pierre-Auguste Renoir

Prix et cote des œuvres de Pierre Auguste Renoir

  • Peintures : entre 200 000 € et plus de 70 millions d’euros

  • Dessins et pastels : entre 10 000 € et 400 000 €

  • Estampes et lithographies : entre 1 000 € et 40 000 €

Vous possédez une peinture, un dessin ou une lithographie de Pierre Auguste Renoir et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet, plateforme d’expertise en ligne reconnue. Nos commissaires-priseurs et experts en art impressionniste réalisent une estimation gratuite, précise et confidentielle, sous quelques jours seulement. Chaque œuvre est étudiée selon ses caractéristiques : technique, période, signature, provenance, état de conservation et résultats d’enchères comparables.

Pierre Auguste Renoir, le peintre de la lumière et de la vie

Né à Limoges en 1841 dans une famille modeste, Pierre Auguste Renoir manifeste très tôt un don exceptionnel pour le dessin. À treize ans, il entre comme apprenti dans un atelier de porcelaine, où il peint des motifs floraux et décoratifs — une formation qui influencera durablement son goût pour la couleur et la texture. En 1862, Renoir s’installe à Paris et suit les cours de Charles Gleyre, où il rencontre Claude Monet, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. Ensemble, ils posent les bases de ce qui deviendra l’Impressionnisme. Renoir participe à la première exposition impressionniste en 1874, où il présente des œuvres audacieuses, marquées par une touche libre et une lumière vibrante.

Un art du bonheur et de la sensualité

Contrairement à Monet, qui se consacre principalement au paysage, Renoir s’intéresse à la figure humaine. Il peint des scènes de la vie moderne : des déjeuners en plein air, des bals, des portraits de jeunes femmes et des enfants. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on retrouve :

  • “Le Déjeuner des canotiers” (1881) — un chef-d’œuvre de convivialité et de lumière, conservé à la Phillips Collection de Washington.
  • “La Danse à Bougival” (1883) — incarnation de la joie et du mouvement, exposée au Museum of Fine Arts de Boston.
  • “Les Grandes Baigneuses” (1887) — témoignage de son intérêt pour la peinture classique et la sensualité du corps féminin.

Son style évolue au fil du temps : plus structuré et sculptural dans les années 1880, il tend vers une recherche d’harmonie et de douceur dans sa maturité. Les visages s’arrondissent, les chairs deviennent nacrées, et les contours se dissolvent dans une lumière dorée.

Renoir et la maturité de son art

Souffrant d’arthrite dans les dernières années de sa vie, Renoir continue pourtant de peindre avec un pinceau fixé à sa main. Il s’installe à Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d’Azur, où il réalise des œuvres d’une grande sérénité, baignées de soleil et d’humanité. Il y produit également des sculptures en collaboration avec le sculpteur Richard Guino, élève d’Aristide Maillol. Ces pièces, bien que moins nombreuses que ses peintures, sont aujourd’hui très recherchées sur le marché. Renoir décède en 1919, laissant une œuvre considérable de plus de 4 000 toiles et dessins. Son influence perdure encore aujourd’hui : de nombreux artistes modernes, comme Matisse ou Picasso, admirèrent sa liberté picturale et sa maîtrise du coloris.

Estimation et cote de Renoir sur le marché de l'art

Les œuvres de Pierre Auguste Renoir figurent parmi les plus recherchées du marché de l’art. Sa cote, stable et soutenue depuis plusieurs décennies, témoigne de la reconnaissance universelle dont il bénéficie. Les collectionneurs apprécient particulièrement :

  • Ses nus féminins, célébrant la beauté charnelle et la douceur des formes.
  • Ses portraits intimistes, empreints d’une chaleur humaine rare.
  • Ses paysages méditerranéens, lumineux et apaisants.

Quelques ventes remarquables de Pierre Auguste Renoir

  • “Bal du moulin de la Galette” (1876) — vendu pour 78,1 millions de dollars en 1990.
  • “Au Bord de l’eau” (1885) — adjugé 26,9 millions de dollars en 2010.
  • “Jeune femme cueillant des fleurs” — vendue 14 millions de dollars  en 2022.
  • “La Baigneuse assise” — adjugée 9,5 millions d’euros en 2019.

Ces ventes illustrent la valeur exceptionnelle des œuvres de Renoir sur le marché international et leur attrait intemporel auprès des collectionneurs. Vous possédez un tableau, un dessin ou une estampe de Pierre Auguste Renoir ? Confiez son évaluation à Estimon’objet, votre partenaire de confiance pour l’expertise et l’estimation d’œuvres d’art. Nos spécialistes vous accompagnent avec rigueur et discrétion, afin de vous fournir une estimation fiable et adaptée à la réalité du marché actuel. Recevez une expertise gratuite et rapide en quelques clics et découvrez la véritable valeur de votre œuvre de Pierre Auguste Renoir. Quelques ventes remarquables de Pierre Auguste Renoir

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Reconnaître la signature de Pierre-Auguste Renoir

La signature de Renoir varie légèrement selon les périodes, mais elle se compose le plus souvent de la mention “Renoir” seule, inscrite à la peinture rouge ou brun foncé, généralement en bas à droite de la toile. Sur certaines œuvres plus anciennes, on trouve la signature complète “A. Renoir” ou juste un“R” majuscule  , tandis que ses dessins et lithographies peuvent porter des variantes manuscrites plus libres. Les experts d’Estimon’objet examinent la signature à la loupe, en croisant les éléments stylistiques et techniques pour garantir l’authenticité d’une œuvre.

Expertise signature Pierre Auguste Renoir
Signature Pierre Auguste Renoir

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Pierre Ambrogiani

Pierre Ambrogiani

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Ambrogiani

Pierre Ambrogiani (1907-1985) est une figure emblématique de la peinture provençale du XXᵉ siècle. Connu pour son style vigoureux et coloré, il s’impose comme un grand interprète de la lumière méditerranéenne, à la croisée du fauvisme et de l’expressionnisme. Ses œuvres, souvent empreintes de joie, de mouvement et d’intensité, capturent l’âme du Sud avec une force rare. Vous possédez une œuvre de Pierre Ambrogiani dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez Estimon’objet !

Estimation gratuite Pierre Ambrogiani

Prix des œuvres de Pierre Ambrogiani

  • Peinture : entre 1 000 € et 30 000 €

  • Dessin, gouache ou aquarelle : entre 400 € et 5 000 €

  • Estampe ou lithographie : entre 100 € et 1 500 €

Vous possédez une peinture, une gouache ou une lithographie de Pierre Ambrogiani et souhaitez en connaître la valeur ? Faites appel à Estimon’objet, la plateforme de référence pour l’estimation en ligne d’œuvres d’art. Notre équipe de commissaires-priseurs et d’experts agréés vous propose une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement, en quelques jours seulement. Chaque demande est étudiée avec rigueur, en tenant compte de la cote actuelle de l’artiste, de la technique utilisée, de la dimension, de l’état de conservation et de la provenance de l’œuvre.

Pierre Ambrogiani, le peintre des couleurs du Midi

Né en 1907 à Ajaccio, Pierre Ambrogiani s’installe très jeune à Marseille, ville à laquelle il restera profondément attaché toute sa vie. D’abord facteur des Postes, il se consacre à la peinture dès les années 1930, animé par une passion viscérale pour la couleur et la lumière. Autodidacte, il développe un style singulier, libre de toute influence académique, marqué par une touche énergique et une palette flamboyante. Son œuvre, joyeuse et expressive, rend hommage à la Provence, à ses paysages, à ses marchés, à ses ports et à ses scènes de vie populaires. Ambrogiani peint la Méditerranée avec une intensité solaire, traduisant sur la toile les émotions immédiates que lui inspire son environnement.

Une carrière féconde et reconnue

À partir des années 1940, Pierre Ambrogiani expose régulièrement à Paris et dans le sud de la France. Il participe à de nombreux salons et expositions collectives, notamment au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants et au Salon Comparaisons. Sa peinture, rapidement reconnue pour sa puissance expressive, attire l’attention des critiques et des collectionneurs. Dans les années 1950 et 1960, Ambrogiani s’impose comme une figure majeure de l’école provençale, aux côtés d’Augustin Hanicotte, Louis Mathieu Verdilhan ou Antoine Ferrari. Il reçoit la médaille d’or du Salon des Artistes Français en 1953, consacrant son talent et sa contribution à la peinture contemporaine. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques, notamment au Musée Cantini de Marseille, au Musée d’Art Moderne de Paris et au Musée d’Art de Toulon, mais aussi dans de prestigieuses collections privées à travers le monde.

L’univers pictural de Pierre Ambrogiani

La peinture d’Ambrogiani est immédiatement reconnaissable : une matière dense, des aplats audacieux, une gestuelle libre et une explosion de couleurs chaudes. Son trait vif traduit le mouvement et la vie, tandis que sa palette — rouge vermillon, jaune éclatant, vert olive, bleu outremer — restitue la lumière crue du Midi. Ses thèmes de prédilection témoignent de son attachement à la Méditerranée :

  • Les ports et les marins, notamment ceux de Marseille ou Martigues, où il saisit la vitalité du monde maritime.
  • Les marchés provençaux, grouillants de personnages et de senteurs, véritables symphonies chromatiques.
  • Les paysages du Sud, où la nature se fait éclat et rythme.
  • Les natures mortes, dans lesquelles fruits et fleurs deviennent prétextes à des études de matière et de lumière.

Ambrogiani fut également un dessinateur et lithographe prolifique, maîtrisant à merveille les jeux d’ombre et de densité de l’encre.

Pierre Ambrogiani et la modernité

Bien que profondément enraciné dans sa Provence natale, Ambrogiani sut inscrire son œuvre dans la modernité picturale du XXᵉ siècle. Son approche instinctive et expressive de la couleur le rapproche du fauvisme, tandis que la vigueur de son trait évoque parfois les recherches expressionnistes européennes. Il n’imite ni ne théorise : il peint par nécessité, avec sincérité, refusant l’académisme comme les modes passagères. Cette authenticité confère à son œuvre une force intemporelle. Aujourd’hui, la cote de Pierre Ambrogiani connaît un regain d’intérêt. Les collectionneurs recherchent activement ses œuvres majeures — en particulier les grandes huiles figuratives et les paysages lumineux — pour leur puissance émotionnelle et leur ancrage dans la tradition méditerranéenne.

Cote des œuvres de Pierre Ambrogiani sur le marché de l’art

Le marché de Pierre Ambrogiani reste dynamique, notamment pour les huiles sur toile et les gouaches représentant des paysages du Midi ou des scènes portuaires. Ses œuvres s’échangent régulièrement dans les grandes maisons de ventes françaises et internationales. Quelques ventes marquantes :

  • « Marché provençal », huile sur toile, adjugée 18 000 € en 2023.
  • « Le port de Marseille », huile sur toile, vendue 22 000 € en 2022.
  • « Nature morte aux fruits », huile sur toile, adjugée 9 500 €  Londres.
  • « Les pêcheurs à Martigues », gouache, vendue 4 000 € en 2024.

Les lithographies et dessins, plus accessibles, se négocient entre 200 et 800 euros, tandis que les grandes compositions peintes atteignent aisément plus de 20 000 euros selon leur sujet, leur période et leur provenance. Vous souhaitez vendre ou simplement connaître la valeur de votre tableau signé Pierre Ambrogiani ? Confiez votre demande à Estimon’objet, expert de l’estimation en ligne d’œuvres d’art. Notre équipe de commissaires-priseurs spécialisés vous accompagne dans l’identification, l’évaluation et la mise en vente de votre œuvre, en toute transparence. Obtenez dès aujourd’hui votre estimation gratuite, précise et confidentielle sur www.estimonobjet.fr.

(Illus.) Pierre AMBROGIANI (1907-1985) Autoportrait Huile sur toile Signée en bas à gauche

Reconnaître la signature de Pierre Ambrogiani

La signature de Pierre Ambrogiani est généralement écrite en capitales ou en cursives épaisses, souvent placée en bas à droite du tableau. Elle est parfois inscrite à la peinture rouge ou noire, directement sur la couche picturale. On retrouve fréquemment les initiales « P. Ambrogiani » ou la signature complète « Pierre Ambrogiani ». Comme son geste pictural, sa signature est énergique et spontanée, témoignant d’un tempérament expressif.

Expertise signature Pierre Ambrogiani
Signature Pierre Ambrogiani

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Estimation gratuite Maurice De Vlaminck

Maurice De Vlaminck

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Estimation et cote de l'artiste Maurice de Vlaminck

Maurice de Vlaminck est un artiste autodidacte anarchiste, fermement opposé tant à la tradition artistique qu’aux courants d’Avant-garde. Il forme avec André Derain l’école de Chatou, et participe au mouvement Fauve, avant de s’inspirer de façon originale de l’art de Cézanne et de l’Expressionnisme.

Estimation gratuite Maurice De Vlaminck

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Maurice de Vlaminck, un artiste autodidacte

Maurice de Vlaminck s’intéresse à la peinture à partir de 1892. Il exerce plusieurs activités, travaillant notamment comme mécanicien, cycliste de course, et musicien. Entre 1896 et 1899, il donne des leçons de musique et travaille comme violoniste au Théâtre du Château d’Eau.

Artiste anarchiste, Maurice de Vlaminck refuse l’enseignement artistique et évite les musées. Très revendicatif, il dit vouloir bruler l’école des Beaux-arts. Jules Robichon, membre de la Société des Artistes Français, lui donne cependant des techniques de dessin en 1895. Maurice de Vlaminck apprécie alors l’Impressionnisme, et rencontre Claude Monet en 1900. Il s’intéresse aussi à l’art « primitif », qu’il collectionne à partir de 1900.

Sa personnalité artistique s’affirme entre 1900 et 1901, lorsqu’il partage un atelier avec André Derain, son voisin à Chatou. Tous deux visitent ensemble l’exposition Van Gogh à la galerie Bernheim-Jeune en 1901, et A. Derain lui présente Henri Matisse. Impressionnés par l’expressivité de l’art de V. Van Gogh, Maurice de Vlaminck et André Derain adoptent des couleurs contrastées, indépendantes de la réalité mais traduisant des sentiments. Maurice de Vlaminck s’inspire également des formes synthétiques et de la touche de Van Gogh, en long aplats, qui semble jetée au couteau.

La collaboration s’interrompt avec le départ d’André Derain pour son service militaire, mais Maurice de Vlaminck continue ses recherches, et ses premières œuvres sont présentées dans une exposition collective à la galerie Berthe Weill à Paris en 1904.

Maurice de Vlaminck, l’artiste Fauve (1904-1907)

Maurice de Vlaminck expose dans la salle VII du Salon d’Automne de 1905, surnommée « la cage aux Fauves », aux cotés d’André Derain, Henri Matisse, Henri Manguin, Charles Camoin et Albert Marquet. Pour Maurice de Vlaminck, « Le fauvisme n’est pas une invention, une attitude mais une façon d’être, d’agir, de penser, de respirer ». Il pratique ce style de 1904 à 1907. Ses œuvres sont très proches de celles d’André Derain, avec qui il peint depuis son retour à Chatou. Il refuse cependant de l’accompagner à Collioure, peut-être pour raisons financières. En 1906, Ambroise Vollard achète toutes les peintures de l’atelier de Maurice de Vlaminck, qu’il présente à une exposition l’année suivante. Il est alors un artiste Fauve renommé, mais ses recherches évoluent vers de nouvelles directions lorsqu’il visite la rétrospective consacrée à Cézanne au Salon d’Automne de 1907.

Le tournant Cézannien (1907-1910)

La visite de l’exposition Cézanne constitue un nouveau stimulus esthétique, qui l’incite à se préoccuper davantage de la structure du paysage, et non plus de l’exubérance de la couleur. Cette recherche se traduit dans des œuvres telles que Nature morte au pichet et à l’orange (1910), ou encore Cheminée d’usine à Puteaux (1910-1911). Elle dure jusqu’en 1910, où il connaît une brève période cubiste.

Bien qu’il partage des sources d’influences communes avec le cubisme, il s’oppose finalement à ce mouvement, et cherche à réaliser des œuvres plus réalistes. Il réalise alors surtout des paysages, d’abord en Angleterre, où il se rend sur les conseils d’Ambroise Vollard en 1911, puis sur la côte d’Azur, où il séjourne avec André Derain en 1913. Ses paysages sont fortement architecturés, et rendus dans des tons austères. A la même période, il commence une activité de céramiste.

L’expressionnisme paysager

La Première guerre mondiale constitue une interruption dans sa pratique artistique. Père de quatre enfants, il n’est pas envoyé au front mais mobilisé dans une usine. Il ne retourne à la peinture qu’après la guerre, et réalise des paysages avec des tons plus sombres, et de forts empâtements. Ses motifs de prédilection sont une route, quelques maisons, ou un arbre sous un ciel menaçant, comme pour La route nationale (1935). Son style est qualifié d’Expressionnisme paysager en raison de la représentation dramatique de la lumière.

Lors de la Seconde guerre mondiale, Maurice de Vlaminck participe au voyage des artistes et écrivains français en Allemagne nazie en 1941, et collabore ensuite pendant l’occupation. Il publie un violent article intitulé « Opinions libres… sur la peinture » dans lequel il accuse Pablo Picasso d’avoir dévoyé la peinture française. Il est interdit de publication par le Comité national des écrivains à la Libération, et meurt ostracisé en 1958.

Estimation et cote de de Vlaminck sur le marché de l'art

Bien que la plupart des œuvres de Maurice de Vlaminck soient vendues en France, c’est aux États-Unis et au Royaume Uni que leur chiffre d’affaires est le plus élevé. Ses peintures représentent 46% des ventes, et se vendent pour la majorité pour 10 000 à 50 000 €. Il n’est néanmoins pas rare qu’elles dépassent le million, et peuvent aller jusqu’à 13 488 000 € (20 000 000 $ ), comme fut le cas en 2011 à New York, pour Paysage de banlieue (1905). Les estampes s’échangent plus facilement, mais moins fréquemment. Elles ne représentent que 35% des ventes, bien qu’elles soient accessibles à davantage de bourses. En effet, elles s’acquièrent le plus souvent pour 100 à 500 €, et ne dépassent que très rarement les 5 000 €.

(Illus.)Maurice de Vlaminck, Maisons à Chatou, 1905, The Art Institute of Chicago.

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Estimation gratuite Sam Francis

Sam Francis

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Estimation et cote de l'artiste Sam Francis

Sam Francis (1923-1994) est un peintre, lithographe et sculpteur américain (Californie) lié à l’Abstraction post-moderne. Vous possédez une œuvre de Sam Francis dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts et commissaires-priseurs d’Estimon’objet via notre formulaire en ligne. Estimation gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Sam Francis

Prix des œuvres de Sam Francis

  • Peinture : entre 5 000 € et 250 000 €

  • Dessin / œuvre sur papier : entre 500 € et 25 000 €

  • Sculpture / mobilier : entre 2 000 € et 60 000 €

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Les débuts artistiques du peintre Sam Francis

La Seconde guerre mondiale interrompt ses études de médecine et psychologie à l’université de Californie. Blessé dans un accident aérien dans le désert de l’Arizona en 1945, Sam Francis reste quatre ans à l’hôpital. C’est pendant sa convalescence qu’il commence à peindre, avant tout pour survivre. A partir de 1947, Sam Francis suit des cours privés avec David Park. Il abandonne alors ses études de médecine, pour entrer à la California School of Fine Arts de San Francisco. Sous la direction de Clyfford Still, il obtient une licence en peinture en 1949 puis une maitrise en 1950. Durant cette période, il expérimente différents styles de peinture. D’abord inspiré par Claude Monet et Pierre Bonnard, il dit faire du « Monet tardif pur ». A partir de 1947, Sam Francis tend vers l’Abstraction, se tournant d’abord vers le surréalisme, puis l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, Mark Rothko et surtout Clyfford Still. Après toutes ces expériences, son style personnel transparait dans les années 1949-1950, avec Opposites (1950). Il adopte des formes de couleurs vives et fluides, qui transmettent une « instabilité incessante ». La peinture, brossée légèrement, compose des cellules régulières et monochromes qui dévoilent la toile. Sam Francis se montre plus sensible à la couleur et à la lumière qu’à l’énergie, contrairement à ses contemporains de l’expressionnisme abstrait.

Sam Francis et ses inspirations artistiques du monde entier

De 1950 à 1960, Sam Francis réside à Paris. Il fréquente l’Académie de Ferdinand Léger, et côtoie les artistes américains vivant à Paris. Observant les œuvres de Pierre Bonnard, Henri Matisse, et de Claude Monet, qu’il ne connaissait jusque-là que par reproductions, Sam Francis transforme sa manière. Accordant encore davantage d’importance à la qualité et la luminosité de la couleur, il initie sa série des White Paintings. Il limite d’abord sa palette à des gris et blancs, avant de peindre des monochromes de couleurs transparentes. Ces toiles peuvent être interprétées comme un désir de renouer avec l’origine de la peinture. Pour Sam Francis, peindre, c’est recréer « la substance même dont est faite la lumière ». Son intérêt pour la qualité de la lumière et de la couleur transparait dans les titres donnés à ses œuvres, tels que Pale Green (1951) ou Yellowish Green (1952). Dans ces toiles, la couleur s’intensifie aux limites de la toile, éclairant un vide central noir ou blanc. En 1955, San Francis change d’atelier, ce qui lui permet d’entreprendre une série de peintures murales de plus grand format.

Dans ces nouvelles compositions, telles que Lovely Blueness (1955-1957) ou Adorable Colour Blue (1955-1957), Sam Francis donne davantage d’importance au bleu, et ses cellules colorées prennent la forme de tesselles de mosaïques, en référence aux mosaïques byzantines qu’il a vues en Italie. Elles se désagrègent, laissant apparaitre un vide sur la toile. En 1957, Sam Francis réalise son premier tour du monde. La découverte du Japon constitue un choc esthétique, qui coïncide avec des transformations dans sa manière d’occuper la toile. Ses compositions se font plus asymétriques, et il laisse davantage d’espace au blanc, comme dans The Whiteness of the Whale (1957). Peintre reconnu, Sam Francis reçoit désormais des commandes de peinture de grande taille pour la Kunsthalle de Bâle (1956-1958), la Sogetsu School of Flower Arrangement à Tokyo (1957) ou encore la Chase Manhattan Bank à New York (1959).

La combinaison de l'art européen et américain

Entre 1960 et 1962, la couleur bleue devient la teinte dominante de ses toiles. Il se consacre à la série des Blue Balls, projetant des bulles sur la toile, créant ainsi des formes organiques et arrondies. Installé à Santa Monica en 1962, Sam Francis revient à des compositions de couleurs vives plus froides qu’auparavant, ce qui concorde avec son intérêt pour la lithographie. A la fin des années 1960, Sam Francis se rapproche du Minimalisme, avec des toiles telles que Mako (1966). Il cherche toujours à transmettre « la substance de la lumière », mais cette fois par l’intermédiaire de monochromes blancs bordés de lignes fluides et colorées. Entre 1971 et 1977, les contacts de Sam Francis avec un psychiatre ravivent son intérêt pour la représentation des rêves. En réaction à cette stimulation, il peint une série de toiles inspirée par les mandalas, ornées de carrés, rectangles et cercles. Ces mandalas se transforment en grilles perpendiculaires à la fin des années 1970, puis se muent au début des années1980 en lettres et formes serpentines. Dans cette dernière partie de sa carrière, le peintre introduit parfois la figure humaine. Jusqu’à la fin de sa carrière, Sam Francis réussit à concilier l’attrait européen pour la lumière et le goût américain pour l’échelle et l’espace.

Estimation et cote de Sam Francis sur le marché de l'art

La cote de Sam Francis témoigne de l’hégémonie du marché américain. Le prix de vente de ses toiles a connu une croissance stable depuis 2004, cependant interrompue depuis 2019. Ses peintures, qui constituent 30% des ventes, s’échangent pour la plupart pour 10 000 à 30 000 €. Ce sont surtout les peintures du milieu des années 1950 qui remportent l’adhésion des collectionneurs, et dépassent les 1 000 000 € aux enchères. Record Summer #1, une toile de 1957, détient le record des ventes, avec un prix au marteau de 9 094 545 € (10 350 000 $ ) en 2016 à New York. Les vendeurs sont cependant plus nombreux pour les estampes et multiples, également plus abordables. Généralement estimés entre 1 000 et 5 000 €, les multiples représentent 60% des ventes. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Sam Francis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet de Sam Francis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Sam Francis

Savoir reconnaître la signature de Sam Francis est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’expressionnisme abstrait américain. Sam Francis signait la plupart de ses peintures, aquarelles et lithographies de son nom complet « Sam Francis », généralement tracé à la main dans un geste fluide et énergique, souvent en bas à droite ou au verso de l’œuvre. Ses signatures, parfois accompagnées de la date d’exécution, présentent une écriture à l’encre, au crayon ou au pinceau, fidèle à son style libre et gestuel. Sur ses œuvres sur papier, notamment dans les séries de Blue Balls ou de Edge paintings, la signature s’accompagne fréquemment d’un cachet sec ou encreur apposé par la Sam Francis Foundation, garantissant l’authenticité de l’œuvre et souvent assorti d’un certificat officiel. Face à la grande diffusion de son travail et aux nombreuses œuvres d’atelier ou d’éditions posthumes, faire authentifier une signature de Sam Francis par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, la vérification du cachet de la fondation et l’estimation de vos œuvres signées Sam Francis, qu’il s’agisse d’une toile, d’une aquarelle ou d’une estampe originale.

Signature Sam Francis
Expertise signature Sam Francis

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Estimation gratuite Maurice Marinot

Maurice Marinot

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Marinot

Maurice Marinot (1882-1960) est un peintre et verrier Art déco à la trajectoire très originale. Louis Vauxcelles le considérait comme « l’anti-Gallé et l’anti-Lalique ».

Estimation gratuite Maurice Marinot

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La formation artistique de Maurice Marinot

Maurice Marinot a avant tout une formation de peintre. Après ses études au lycée de Troyes, il étudie auprès du peintre Fernand Cormon à l’École des Beaux-Arts à Paris à partir de 1901. Il est cependant rapidement exclu de l’atelier pour « non-conformisme dangereux ». Maurice Marinot ne renonce pas pour autant à la peinture, et se rapproche des Nabis puis des Fauves entre 1905 et 1913. Il fréquente alors Henri Manguin, Othon Friesz, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen, ou encore Henri Matisse. A leurs côtés, Maurice Marinot expose au Salon des Artistes Indépendants et aux Salon d’Automne des toiles à la palettes éclatante, appliquée en aplats.

En 1911, la visite de Maurice Marinot dans la gobeleterie de ses amis Viard à Bar-sur-Seine constitue un tournant décisif dans sa carrière. Fasciné par la transparence et l’éclat du verre, il débute une activité de décoration émaillée sur verrerie. Se considérant comme un opposant au style Art nouveau, il cherche à renouveler les décors. Il orne alors les bols et les cols des bouteilles de fleurs et de grâcieux danseurs, associés à des motifs géométriques. Dès 1911, il multiplie également les recherches techniques sur les procédés décoratifs, jouant du nombre d’immersions dans des bains d’acides pour créer des effets de profondeur lorsqu’il fait des gravures à l’acide. Ses premières expositions au public remportent un succès immédiat. En 1912, à l’instigation d’André Mare, il participe à la décoration de la Maison cubiste organisée par le groupe de Puteaux, présentée au Salon d’automne de 1912. La critique, élogieuse, confirme la réussite de Maurice Marinot l’année suivante, lors de sa première exposition particulière dans la galerie du fondeur d’art Adrien-Aurélien Hébrard. C’est son travail de décor sur verre qui remporte l’adhésion de collectionneurs tels que Jacques Zoubaloff et Louis Barthou.

Maurice Marinot et l'art du soufflage de verre

Pendant la Première guerre mondiale, Maurice Marinot est affecté au Service de Santé. Envoyé au Maroc en 1917, il découvre un nouveau vocabulaire formel qui l’inspire. Après la guerre, de retour à Bar-sur-Seine, il assure désormais lui-même la production du verre. Ayant commencé comme décorateur, il maitrise le soufflage du verre en 1920, et dès 1923, peut assurer l’intégralité de la production des pièces. Il abandonne alors l’émaillage des verres, pour se concentrer sur le modelage du verre à chaud, et travailler à la fois les formes et textures. Maurice Marinot s’attache à diversifier les méthodes, et à mener de véritables expérimentations techniques. Si ses premières pièces sont transparentes, il emploie rapidement la technique des verres intercalaires. Certains verres sont décorés à chaud, emprisonnant une multitude de bulles d’air ou encore des volutes de couleur, ou présentent une transparence fumée. D’autres, ornés à froid, sont gravés à la roue et à l’acide. Ses créations sont utilitaires mais uniques. Les œuvres de Maurice Marinot remportent un vif succès à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Il est alors considéré par la critique comme le nouveau Palissy de sa génération, car il semble associer le travail du verre à l’alchimie, en représentant les différents états du verre. Grâce à ces différentes techniques, il réconcilie visuellement des états contradictoires, les parois semblant à la fois liquides et solides, lourdes et légères.

A partir de 1927, Maurice Marinot se tourne vers le modelage du verre à haute température, d’un seul bloc, ce qui donne à ses pièces un aspect sculptural. Ses réflexions sur la forme plastique sont connues par ses dessins, rehaussés d’ombres ou de craies, qui trahissent sa formation de peintre. Pour manipuler le verre, il crée ses propres outils. Il inclut des éléments chromatiques dans la pâte de verre en insérant des poudres colorées, et estampe parfois les verres d’une seule forme géométrique répétée, et insérée dans la surface organique. Bien que ses créations en verre soient très appréciées du public, l’état de santé de Maurice Marinot ralentit sa production verrière, qui s’interrompt en 1938 quand ferme la gobeleterie Viard dans laquelle il avait son atelier. En 26 ans, il aura réalisé 2 500 pièces.

Contraint de mettre fin à son activité de verrier, Maurice Marinot renoue alors avec la peinture. Ses tableaux, figuratifs, représentent des scènes intimes et de maternité, à l’aide de couleurs vives, en particulier le rouge et le turquoise, deux tons autrefois fréquents dans ses verres.

Estimation et cote de Marinot sur le marché de l'art

Après la rétrospective de l’œuvre de Maurice Marinot organisée en 1990 au musée de l’Orangerie, les prix de vente ont connu une croissance importante jusqu’en 2009, avant de chuter brutalement. Malgré une reprise actée au milieu de la décennie suivante, les ventes n’atteignent plus de tels niveaux. Le record reste détenu par la vente d’une bouteille avec son bouchon (1930) à Londres en 2012, adjugée à 67 540 € (55 000 £). Aujourd’hui, 98% des ventes ont lieu en France, avec une gamme de prix comprise entre 100 et 500 € pour les dessins et estampes, 1 000 et 5 000 € pour les peintures, et 5 000 à 50 000 € en ce qui concerne les objets. Les peintures et objets se partagent chacun un tiers des ventes, dans un rapport relativement équilibré. Ce sont cependant les objets qui représentent la part la plus importante du chiffre d’affaires (73%).

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Estimation gratuite Maurice Denis

Maurice Denis

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Denis

Maurice Denis est le plus jeune peintre du groupe Nabi, dont il est aussi le théoricien. Dans ses peintures, il s’attache aux thématiques religieuses et familiales.

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Maurice Denis : un artiste symboliste

Dès 1888, Maurice Denis fréquente l’Académie Julian, aux côtés de Paul Sérusier, Pierre Bonnard, Paul Ranson et Henri-Gabriel Ibels. La même année, Maurice Denis est reçu à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de Jules Lefèbvre et de Lucien Doucet. Très religieux, Maurice Denis affirme en 1886 son ambition d’être un peintre chrétien, à la dernière exposition du groupe Impressionniste. En réaction au matérialisme de son époque, il rejette le naturalisme et choisit alors le symbolisme. Il puise inspiration dans l’art des Primitifs, qui précèdent selon lui toute codification artistique. Admirateur de Fra Angelico, Maurice Denis cherche à en imiter la simplicité décorative, et l’expression synthétique des formes et des couleurs.

Maurice Denis, peintre et théoricien Nabi

Le « Nabi aux belles icônes »

En 1889, Maurice Denis est l’un des fondateurs du groupe Nabi. Inspiré par le Talisman (1888), peint par Paul Sérusier, il abandonne la perspective linéaire et le modelé, pour construire ses tableaux en grands aplats de couleur subjective, sans profondeur ni relief, cloisonnés par des cernes. En cela, il s’inspire avant tout de Pierre Gauguin, mais aussi de Pierre Puvis de Chavannes, de l’art des Primitifs, et des estampes japonaises. La « définition du néo-traditionnisme » rédigée par Maurice Denis, publiée dans le journal Art et Critique en 1890, constitue le manifeste du mouvement Nabi. Maurice Denis se singularise parmi les Nabis par sa volonté de créer des images ancrées dans la foi chrétienne et la nature, comme le montre L’Enfant de chœur (1890). En visite à Pont-Aven en 1893-1894, il retient de la rencontre avec Paul Gauguin sa capacité à représenter le sacré dans un espace quotidien et familier.

Le décorateur de succès

Souhaitant diffuser l’art dans la vie quotidienne, Maurice Denis diversifie les supports de création. Il réalise une série d’objets d’usage, tels que des éventails, abat-jours, papiers peints, carreaux de céramique, meubles, cartons de vitraux. Il privilégie le décor mural, et reçoit dès les années 1890 des commandes d’amateurs. Il présente notamment une frise pour chambre à coucher à l’exposition inaugurale de la galerie L’Art nouveau de Bing à Paris en 1895. En renouvelant le décor mural, Maurice Denis suit le modèle de Pierre Puvis de Chavannes. Maurice Denis connaît aussi un grands succès dans le monde littéraire. Il réalise des illustrations lithographiques pour la partition de La Damoiselle élue de Claude Debussy et pour le conte symboliste Le Voyage d’Urien d’André Gide en 1892-1893.

Vers un nouveau classicisme

Le voyage en Italie de Maurice Denis

Maurice Denis fait un premier voyage en Italie en 1895, découvrant la Rome papale, et les fresques de Raphaël au Vatican. De retour en France, il étude l’art d’Ingres et de Poussin, et s’en inspire pour renouveler le classicisme. En 1899, il réalise son premier décor religieux au collège Sainte-Croix du Vésinet. Cette évolution artistique s’accompagne d’une démarche de théorisation. Dans ses Théories (1890-1910), Maurice Denis défend la place du classicisme au cœur de la tradition culturelle en France.

L’influence de Paul Cézanne

En 1906, Maurice Denis rend visite à Paul Cézanne, qui lui inspire une cherche d’équilibre esthétique entre modernité et tradition. Cette quête se traduit plastiquement dans son Hommage à Paul Cézanne (1906). Il privilégie alors les compositions ordonnées et mesurées, et adopte une gamme extrêmement pâle. Il s’oppose fermement à l’art Fauve, qui s’impose alors, et à l’emploi de la couleur pure. Maurice Denis présente la même esthétique pour ses commandes officielles. Rare artiste capable de peindre sur de très larges surfaces, il réalise plusieurs grandes compositions. En 1912, il peint le plafond et les frises du Théâtre des Champs-Élysées, construit par Auguste Perret. Dix ans plus tard, au Petit Palais, il peint sur la coupole une Histoire des Arts français (1924-1925). Artiste renommé, Maurice Denis diffuse ses théories par ses publications et enseignements dispensés aux Ateliers d’Art Sacré qu’il ouvre en 1919 avec Georges Desvallières. Sa carrière est couronnée par son élection à l’Académie de France en 1932, et la rétrospective présentée à l’exposition des Maîtres de l’Art Indépendant au Petit Palais en 1937.

Estimation et cote de Maurice Denis sur le marché de l'art

La hausse de l’indice des prix de vente des œuvres de Maurice Denis (+71% en 2021) témoigne du goût des collectionneurs pour cet artiste. Les peintures et céramiques se vendent pour la plupart entre 10 000 et 50 000 €, mais dépassent parfois largement ces sommes. Ainsi, l’huile sur toile La Cuisinière (1893) a été acquise pour 1 951 840 € (2 200 000 $ ) à New York en 2015. Ses lithographies sont également très prisées par les collectionneurs, en particulier celles de la série Amour, qui font les prix les plus hauts. Pour ce médium, la gamme de prix est très large, puisqu’elles s’échangent pour 1 000 à 50 000 €. Ce sont cependant les dessins et aquarelles qui atteignent les prix les plus hauts, se vendant pour la plupart pour 500 000 à 1 000 000 €.

(Illus.)Maurice Denis, Saint Georges aux rochers rouges (1910), musée des beaux-arts d’Angers.

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