Estimation gratuite Henri Lebasque

Henri Lebasque

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Estimation et cote de l'artiste Henri Lebasque

Henri Lebasque est un peintre post-impressionniste français. Né en 1865 dans un foyer modeste du Maine-et-Loire, il se forme d’abord à l’École régionale des Beaux-Arts d’Angers, puis se rend à Paris et intègre l’Académie Colarossi. Il fait également un bref passage à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.

Estimation gratuite Henri Lebasque

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Débuts et inspirations artistiques du peintre Henri Lebasque

Lors de cette période parisienne, qui dure jusqu’en 1927, Lebasque se lie aux artistes majeurs du postimpressionnisme français. Il rencontre ainsi Camille Pissarro et Auguste Renoir, anciennes figures majeures de l’impressionnisme. Il fréquente également les pointillistes Paul Signac et Maximilien Luce, et les Nabis Pierre Bonnard et Édouard Vuillard, dont l’art l’intéresse tout particulièrement. Enfin, il rencontre les fauvistes Henri Matisse et Henri Manguin et organise à leurs côtés le premier Salon d’Automne en 1903.

À partir de 1906, Lebasque découvre le Midi sur les conseils de Manguin et séjourne dans un premier temps à Saint-Tropez. Sous l’effet des lumières et les couleurs du Sud de la France, sa touche se libère et sa palette devient plus claire, tandis que son style synthétise les différents courants modernes. Il est considéré comme le peintre de la douceur de vivre méditerranéenne par excellence. Il exécute principalement des portraits féminins, des paysages et des scènes de la vie quotidienne en plein air. Ses modèles favoris sont son épouse, Catherine Fisher, et leurs deux filles Hélène et Marthe. Promenade sur l’eau (1915) constitue un très bon exemple de cette peinture paisible et délicate : une femme dans une barque, sous son ombrelle, contemple l’eau calme, l’air pensif.

Ces œuvres connaissent rapidement un certain succès : Le Goûter sur l’herbe (1903) lui est acheté par l’État dès l’année de sa création. Il reçoit également des commandes pour des décors de salles de spectacle parisienne et collabore avec de grands marchands de l’époque comme Georges Petit.

En 1924, Lebasque s’installe définitivement dans le Midi, au Cannet, où il restera jusqu’à sa mort. Il cesse de commercialiser ses œuvres à la dissolution de la galerie Georges Petit et mène dès lors une existence discrète jusqu’à sa mort en 1937.

Estimation et cote de Lebasque sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, la cote d’Henri Lebasque est stable depuis les années 2000. Les huiles sur toile de format moyen représentant des femmes ou des scènes de genre du Midi sont généralement adjugées entre 10 000 et 60 000 euros, comme les Baigneurs à Cagnes-sur-Mer (1929), adjugée 59 000 euros en 2019. Mais certains grands formats particulièrement aboutis peuvent dépasser les 100 000 euros, voire exceptionnellement les 200 000 euros : en 2016, Préfailles, la sortie de bain (1922) a été adjugée 221 357 euros.

En lien avec Henri Lebasque

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Estimation gratuite François Morellet

François Morellet

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Estimation et cote de l'artiste François Morellet

François Morellet est un artiste peintre, sculpteur et graveur français né à Cholet en 1926. Mordu d’art abstrait, il déclare : « j’espère bien avoir introduit là un désordre discret et absurde qui pourra faire sourire des visiteurs […] au risque de les faire trébucher dans l’escalier » lorsqu’il présente ses vitraux décalés Esprit d’Escalier (2010) installés aujourd’hui dans l’escalier Lefuel du musée du Louvre. Ces quelques mots témoignent bien de sa personnalité truculente. 

Estimation gratuite François Morellet

Prix des œuvres de François Morellet

  • Peinture / reliefs et constructions murales (acrylique, techniques mixtes, pièces uniques) – entre 5 000 € et plus de 430 000 €

  • Sculpture et installations (dont œuvres lumineuses / néon, pièces en volume) – entre 3 000 € et 600 000 €

  • Dessin, gouache et œuvres sur papier (études, projets, compositions) – entre 300 € et 30 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie et multiples – entre 40 € et 20 000 €

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Le parcours artistique de François Morellet

Né à Cholet en 1926, François Morellet s’installe à Paris avec sa famille en 1937 où il commence à peindre dès l’âge de quatorze ans. Morellet grandit auprès de son père, directeur d’une entreprise industrielle dans le Maine-et-Loire qu’il intègre de 1948 à 1975, en parallèle de son activité artistique. Cette période est déterminante pour ses productions futures, qui en font l’un des acteurs majeurs de l’abstraction géométrique du XXème siècle et comme le précurseur du minimalisme français.

François Morellet et l'art concret

Lors d’un voyage au Brésil dans les années 1950, François Morellet découvre l’art concret à travers les travaux de Max Bill. Cette approche artistique devient aussitôt fondamentale dans son orientation artistique puisqu’à son retour en France, il réalise ses premières œuvres géométriques (lignes, carrés, bandes de couleur, triangles). Il peint de manière uniforme et répétitive sur le support (toiles, surfaces de bâtiments), en adoptant volontairement une facture anonyme. A la même époque, a lieu sa première exposition à la galerie Creuze à Paris. Il se familiarise avec les readymade de Marcel Duchamp et se passionne pour l’œuvre de Piet Mondrian, dont certains aspects se retrouvent dans son œuvre.

François Morellet, protagoniste du mouvement GRAV

Dans les années 1960, ses recherches évoluent : il établit des systèmes de formes (superposition, fragmentation, juxtaposition, interférences) et crée sa première trame qui consiste en un réseau de lignes noires parallèles qui se superposent selon un ordre précis. Il devient rapidement un des créateurs et principaux protagonistes de l’art cinétique au sein du Groupe de Recherches d’Art Visuel (GRAV), aux côtés de Francisco Sobrino, Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, Yvaral et Joel Stein. Leur ambition est de rendre l’art accessible au spectateur en lui permettant de toucher et manipuler les œuvres. Les différents groupes auxquels il se rattache l’inscrivent plus largement dans le mouvement international de la « Nouvelle Tendance » dont le but est de créer un art expérimental s’appuyant sur les connaissances scientifiques modernes, et notamment celles de la perception visuelle. Morellet, riche de son expérience d’industriel, se met à produire des œuvres avec des tubes de néon à l’instar de l’américain Dan Flavin. Ses intégrations architecturales, qu’il développe dans les années 1970, sont l’aboutissement de son parcours artistique. Elles tirent leur forme de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent, comme l’illustre son Fantôme de Malevitch, un carré en marbre installé sur la façade du musée des Beaux-Arts de Chambéry en 1981. Dès lors, ses œuvres font preuve d’un plus grand dépouillement et jouent avec leur support. Il déclare dans les années 1980 : « J’ai toujours cherché à réduire au minimum mes décisions subjectives et mon intervention artisanale pour laisser agir librement mes systèmes simples, évidents et de préférence absurdes ». De cette volonté, naissent des œuvres comme Beaming Pi (2002), articulation de segments et de droite en métal dont l’aspect élémentaire rappelle le minimalisme.

Estimation et cote de Morellet sur le marché de l'art

Bien qu’il veuille s’affranchir du culte de la personnalité de l’artiste, superflu à son goût, il accède à une reconnaissance internationale dès les années 1980. Il reçoit de nombreuses commandes publiques et privées à travers le monde (Allemagne, Suisse, Italie, Etats-Unis) et collabore avec les établissements les plus prestigieux (Manufacture Nationale de Sèvres en 1991, Musée d’Art Moderne de Paris en 2007, Musée du Louvre en 2010). Aujourd’hui, ses œuvres sont très convoitées dans les salles de ventes du monde entier. Les œuvres les plus précoces dans la carrière de Morellet obtiennent les cotes les plus hautes. Les prix pour une peinture des années 1990 débutent à 25 000 euros et peuvent atteindre les 100 000 euros pour celles qui datent des années 1950. Concernant les néons, les prix varient entre 20 000 et 70 000 euros. Il est également possible de se procurer des sculptures en salle de ventes dont les prix oscillent entre 10 000 et 30 000 euros. Ce sont les enchères de sphères qui atteignent des prix record. Elles sont formées d’une structure orthogonale métallique, et peuvent être suspendues ou mises en rotation afin d’offrir au regard une multiplicité de points de vue. A titre d’exemple, en 2015, Sphère-Trame, a été adjugée 240 000 euros soit plus de deux fois son estimation.

(Illus.) François Morellet

Reconnaître la signature de François Morellet

Savoir reconnaître la signature de François Morellet est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique, figure centrale du GRAV. Sur ses œuvres emblématiques — des séries Trames, Néons, Systèmes aux compositions à angles aléatoires et dispositifs lumineux exposés au Centre Pompidou et dans de grandes collections internationales — Morellet signe généralement « François Morellet » ou « Morellet », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature apparaît le plus souvent au verso (sur le châssis, le panneau ou le cadre) afin de préserver la rigueur formelle de la composition, mais peut figurer discrètement en bordure sur certains formats anciens. Sur ses multiples, sérigraphies et estampes, la signature manuscrite au crayon est associée au numéro de tirage et aux mentions d’atelier. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de François Morellet par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées François Morellet, qu’il s’agisse d’une œuvre géométrique, d’un relief ou d’un néon.

Expertise signature François Morellet
Signature François Morellet

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Estimation gratuite Jean-Paul Riopelle

Jean-Paul Riopelle

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Paul Riopelle

Jean-Paul Riopelle est un peintre et sculpteur québécois. Né à Montréal en 1923, il partage sa carrière entre la France et le Canada.

Estimation gratuite Jean-Paul Riopelle

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Qui est l'artiste Jean-Paul Riopelle ?

Se destinant d’abord à devenir architecte, Riopelle découvre sa passion pour le dessin au cours de sa formation à l’École polytechnique de Montréal. Il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts en 1942 et à l’École du meuble en 1943, où enseigne alors le peintre Paul-Émile Borduas. Sous son influence, Riopelle adhère aux principes du courant automatiste, une forme de surréalisme abstrait qui vise à laisser l’inconscient de l’artiste guider son pinceau.

Les toiles de cette première période des années 1940 ont majoritairement disparu, car elles étaient constituées de matériaux fragiles. Riopelle les qualifie plus tard d’œuvres “de destruction plutôt que de construction”, à cause de la rage de peindre qui l’animait alors. Ontario, 9 décembre (1945) en est un bon exemple, dans la violence du mouvement du pinceau et l’entrechoquement des couleurs.

En 1946, Riopelle et son épouse Françoise Lespérance s’installent à Paris. Deux ans plus tard, Riopelle signe le Refus global, manifeste principalement rédigé par Paul-Émile Borduas, dans lequel il dénonce l’obscurantisme de la société qui empêche la liberté des artistes.

Dans les années 1950, Riopelle réalise ses œuvres les plus célèbres, les « mosaïques ». Ces toiles abstraites monumentales sont composées de petites touches de peinture très épaisses et minutieusement appliquées. Pour ce faire, il expérimente avec de nombreuses techniques : peinture directement sortie du tube, appliquée à la spatule, au couteau… L’exemple le plus iconique est La Roue (Cold Dog – Indian Summer), exécutée vers 1954-1955.

Il produit également des sculptures en bronze à la cire perdue, technique qu’il emploie tout au long de sa carrière et qui sont quant à elles figuratives.

Les années 1950 et 1960 sont aussi celles de la notoriété : Riopelle contribue à des expositions importantes comme Les Véhémences Confrontées, organisée par Georges Mathieu en 1951. Il est également exposé dans des galeries majeures, comme la galerie Pierre Loeb en 1953.

Vers 1958, il se sépare de Françoise Lespérance et entame une relation avec l’artiste Joan Mitchell qui dure vingt-cinq ans.

À partir des années 1970, Riopelle passe de plus en plus de temps au Canada. Il poursuit ses expérimentations avec la sculpture : La Joute (1970-1974) est une sculpture-fontaine qui rassemble plus de trente éléments représentant des humains ou animaux, Le Hibou étant le plus célèbre de l’ensemble car cet animal revient souvent dans son œuvre sculptée.

Estimation et cote de Riopelle sur le marché de l'art

À la fin de sa vie, Riopelle se retire dans un atelier sur la pointe de l’Île-aux-Grues, au Québec, endroit qui lui est cher où il renoue avec la nature. Il réalise des projets monumentaux et ambitieux, bien que sa production soit moins abondante. Sa dernière œuvre majeure est L’Hommage à Rosa Luxemburg (1992) : il s’agit en réalité d’un hommage à son ancienne compagne Joan Mitchell, réalisé lorsqu’il apprend sa mort en 1992. Dans cette fresque composée de trois éléments horizontaux mesurant chacun plus de dix mètres de long, Riopelle retourne à la figuration et témoigne de son goût renouvelé de la nature en représentant des oiseaux en vol sur fonds colorés.

Il s’éteint à l’Île-aux-Grues en 2002, à l’âge de 79 ans.

Sur le marché de l’art, les collectionneurs privilégient les « mosaïques » des années 1950. Les formats moyens sont généralement adjugés plusieurs centaines de milliers d’euros, entre 200 000 et 800 000 euros environ, comme Black Abstraction (1953), adjugée 650 000 euros en 2018. C’est une de ces toiles qui détient le record de vente de l’artiste : Vent du Nord (1952) a été adjugée près de 5,3 millions d’euros en 2017, ce qui en a fait la deuxième toile canadienne la plus chère au monde. Les toiles plus tardives sont adjugées pour une fourchette de prix plus basse, entre 30 000 et 150 000 euros. Enfin, les sculptures trouvent acquéreur pour des prix oscillant entre 15 000 et 20 000 euros, avec un record à 27 000 euros pour un Hibou (1969).

(Illus.)Jean-Paul Riopelle – La Joute

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Estimation gratuite Auguste Rodin

Auguste Rodin

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Estimation et cote de l'artiste Auguste Rodin

Auguste Rodin, né en 1840 à Paris et décédé en 1917 à Meudon (Île-de-France), est un célèbre sculpteur français. Il appartient à la génération des impressionnistes qu’il fréquente comme Monet (1840 – 1926) et Cézanne (1839 – 1906).

Estimation gratuite Auguste Rodin

Prix des œuvres d'Auguste Rodin

  • Sculpture (bronze, marbre, plâtre, terre cuite) – entre 2 000 € et plus de 18 000 000 €

  • Bronzes (réductions / petits modèles) – entre 5 000 € et 2 000 000 €

  • Marbre / grand format (épreuves uniques) – entre 50 000 € et plusieurs millions d’euros

  • Dessin, aquarelle, encre sur papier (études, lavis, fusain) – entre 800 € et 500 000 €

  • Estampe, lithographie, eau-forte (séries et états) – entre 200 € et 50 000 €

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Les débuts artistiques d'Auguste Rodin

Refusé à l’École des Beaux-Arts, il fait ses classes à l’École spéciale de dessin, découvre l’inspiration religieuse en tant que novice chez les Pères religieux du Très-Saint-Sacrement de Paris et travaille pour les sculpteurs à la mode dans les années 1960 : Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824 -1887), Antoine-Joseph Van Rasbourgh (1831 – 1902). À 36 ans, il découvre l’Italie et ses artistes majeurs qui l’inspireront toute sa carrière. Déjà connu de son vivant, Rodin travaille comme décorateur pour la Manufacture de Porcelaine de Sèvres, reçoit des commandes de l’État français et des municipalités. Son œuvre est découverte dès 1875 et il connaît un succès international. À la tête d’un atelier prolifique, Rodin crée, commercialise ses œuvres et forme des artistes. En 1883, il rencontre Camille Claudel (1864 – 1943) sculptrice aujourd’hui célèbre qui fut son élève, sa muse et sa collaboratrice. Il travaille avec de nombreux assistants dont Antoine Bourdelle (1861 – 1929) ou François Pompon (1855 – 1933).

Auguste Rodin, un sculpteur, dessinateur et photographe prolifique

Sculpteur, dessinateur et auteur, il a réalisé environ 7 000 sculptures, 10 000 dessins et 10 000 photographies. Des milliers de dessins ou de notes évoquent des projets non réalisés, des études ou des variantes. Il défend un art « pour tous » et crée de nombreuses petites sculptures accessibles à un public plus large et lui assurent un revenu régulier. Son style est en rupture avec les codes de l’époque : il s’attache davantage au processus de création et au matériau qu’au sujet final. De nombreuses œuvres apparaissent comme inachevées, ainsi L’homme qui marche (avant 1900, agrandissement en 1907) n’a pas de tête. Ses œuvres aux traits naturalistes, souvent monumentales, expriment le mouvement ou le sentiment. La Porte de l’enfer, 1880 – 1917, commande de l’État pour le futur musée des arts décoratifs, est l’une de ses œuvres les plus célèbres. Inspirée de l’univers de la Divine Comédie, écrite au début du XIVème siècle par l’Italien Dante Alighieri (1265 – 1321), cette immense œuvre (6,35m sur 4m) est l’un des plus longs projets de l’artiste : Rodin y travaille toute sa vie, ajoutant et modifiant des éléments. Jamais achevée, la porte n’est créée en bronze qu’après la mort de l’artiste. Au centre de la partie haute, on peut observer Le Penseur dont des répliques se trouvent au Panthéon, à San Francisco, Copenhague, Venise ou encore Buenos Aires, illustrant l’immense succès de l’artiste. Soucieux de sa postérité, Rodin fait don à l’État de ses collections, créations et des droits de reproduction. En 1919, le musée Rodin ouvre ses portes dans l’hôtel Biron à Paris, occupé par l’atelier Rodin depuis 1908. Les œuvres et études de l’artiste y sont présentées au public et reproduites. En effet, les moules créés par Rodin sont encore utilisés pour créer des bronzes attribuables à l’artiste.

Estimation et cote de Rodin sur le marché de l'art

Actuellement parmi les 200 premiers artistes dans le classement du nombre de ventes aux enchères, Rodin reste un sculpteur important. Le nombre de lots sur le marché a légèrement baissé depuis 2020, environ 80 œuvres, et de même la moyenne du prix d’achat a baissé aux environs de 70 000€. Ces vingt dernières années, les ventes de Rodin se sont majoritairement faites aux États-Unis (36%) puis en France (26%). Vous pouvez trouver des dessins ou aquarelles, mais surtout des sculptures qui composent les deux tiers de l’offre et représentent 98% des montants récoltés. Ces dernières années, les dessins et aquarelles ont été adjugés entre 630€ (Study for a sculpture, Aquarelle, crayon, vendu en 2020) et 190 000€ (Prométhée, 1875 – 1876, fusain vendu en 2011). Pour les sculptures, Ssn bronze record, une Iris, messagère des Dieux de 1890 – 1891, a atteint 13 500 000€ en 2016. Cependant l’œuvre la plus chère de Rodin est son Éternel printemps de 1884, sculpté par l’artiste dans le marbre, qui s’est vendue pour 15 700 000€ en 2016. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’Auguste Rodin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet d’Auguste Rodin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Auguste RODIN (1840-1917) L’Âge d’airain, petit modèle Plâtre original conçu en 1875-1877

Reconnaître la signature d'Auguste Rodin

Savoir reconnaître la signature d’Auguste Rodin est indispensable pour authentifier une sculpture, un dessin ou un bronze de ce maître incontesté de la sculpture moderne. La signature de Rodin, bien que variable selon les périodes et les fondeurs, présente des constantes qui reflètent l’exigence et la notoriété de l’artiste. Sur ses sculptures en bronze, telles que Le Penseur, Le Baiser ou Les Bourgeois de Calais, la signature « Rodin » est généralement gravée ou moulée directement dans la matière, souvent sur la base ou sur le côté du socle. Elle apparaît en lettres capitales légèrement inclinées, aux contours nets et profonds. À partir des années 1890, les bronzes édités par les fondeurs Barbedienne, Alexis Rudier ou Eugène Blot comportent également leur marque d’atelier, souvent associée à la signature de l’artiste, gage d’authenticité et d’édition officielle. Sur ses dessins et aquarelles, Rodin signe parfois d’un simple « A. Rodin » à la mine de plomb ou à l’encre, dans une écriture cursive souple et assurée. Certaines œuvres préparatoires ou études d’atelier peuvent rester non signées, notamment celles conservées dans les carnets de travail. Compte tenu du grand nombre de fontes posthumes et de reproductions circulant sur le marché, faire authentifier la signature d’un Rodin par un expert est une étape essentielle avant toute transaction ou estimation. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la sculpture et du marché de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Auguste Rodin, qu’il s’agisse d’un bronze, d’un plâtre ou d’un dessin original.

Expertise signature Auguste Rodin
Signature Auguste Rodin

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Estimation Art Contemporain

Hans Hartung

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Estimation, cote et valeur de l'artiste Hans Hartung

Hans Hartung, né en 1904, est un peintre et photographe allemand naturalisé français. Il est l’une des figures majeures de l’abstraction de la seconde moitié du XXème siècle.

Estimation gratuite Hans Hartung

Prix des œuvres d'Hans Hartung

  • Peinture (huile, acrylique, mixed media sur toile/panneau) – entre 250 € et plus de 2 700 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études, pastels et compositions sur papier) – entre 70 € et 180 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples (tirages signés/numérotés) – entre 50 € et 11 000 €

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Qui est le peintre et photographe Hans Hartung ?

Manifestant très jeune un intérêt prononcé pour l’art et les sciences sociales, Hartung étudie les lettres classiques, l’histoire de l’art et les arts plastiques à Leipzig, Dresde et Munich. Dès 1922, il produit ses premières aquarelles abstraites dont l’audace frappe encore les historiens de l’art : c’est le cas de Will Grohmann, auteur d’Aquarelle 1922, qui écrit que « si les aquarelles avaient été connues en 1922, elles seraient restées incomprises tant elles étaient en avance sur son temps. » Bleu au centre (1922) est un bon exemple de cette originalité et de l’intérêt que porte l’artiste au procédé de l’aquarelle : autour des formes abstraites, l’humidité a laissé des auréoles aux contours sombres. En 1926, Hartung part à Paris. Il rencontre l’artiste norvégienne Anna-Eva Bergman, qu’il épouse trois ans plus tard, mais le couple se sépare rapidement. Il étudie auprès d’André Lhote et Fernand Léger et fréquente assidûment le musée du Louvre, enrichissant grandement sa culture visuelle et ses influences diverses. Il met au point sa première technique picturale : il exécute d’abord un premier dessin spontané, qu’il reporte ensuite minutieusement à la peinture à l’huile sur une grande toile, grâce à la technique de la mise au carreau (un procédé permettant de reproduire une œuvre originale à plus grande échelle). Cette quête d’un équilibre entre spontanéité et parachèvement inspira de nombreux artistes du XXème siècle, comme Jean Degottex. Du point de vue stylistique, ses œuvres des années 1930 préfigurent l’abstraction lyrique. Ce courant se fonde sur le surgissement de formes abstraites dans un camaïeu de couleurs lumineuses et s’oppose à l’abstraction géométrique, privilégiant la spontanéité du geste. Enfin, Hartung met au point deux aspects emblématiques de son art : les formes brossées telles qu’on peut les voir dans l’œuvre T-46-17 (1946), et les titres chiffrés. Par exemple, cette même œuvre, T-46-17, indique que l’œuvre a été réalisée en 1946 et qu’il s’agit de la dix-septième version mise au carreau à partir du dessin initial. Ce procédé, qui semble d’abord difficile à comprendre, vise à empêcher toute lecture narrative d’une toile abstraite.

Hans Hartung et la tournure artistique après guerre

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Hartung combat dans l’armée française, mais il est blessé et amputé d’une jambe en 1945. À son retour à Paris, il est récompensé par plusieurs décorations militaires, tandis que sa peinture commence à être reconnue. Il expose dans des lieux prestigieux, comme à Venise lors de la Biennale de 1948, ou au musée de Bâle en 1952. C’est également à cette période qu’il retrouve Anna-Eva Bergman, dont il obtient la main pour la seconde fois en 1957. En 1960, Hans Hartung change radicalement son processus technique de création : il abandonne la mise au carreau pour peindre directement sur la toile, et travailler la matière des peintures industrielles comme l’acrylique. Il exécute alors des œuvres monumentales comme T-1964-E34 (1964), réalisée à la peinture vinylique sur toile. À la toute fin de sa vie, il expérimente le pistolet à peinture. Il continue à travailler jusqu’aux semaines précédant sa mort le 7 décembre 1989. Hans Hartung fut aussi un photographe de talent. Il s’adonna toute sa vie à cet art, en jouant avec les ombres, les lumières, la disposition des motifs, cherchant une forme d’abstraction via ce médium pourtant profondément figuratif.

Estimation et cote de Hartung sur le marché de l'art

Icône de l’abstraction, Hans Hartung fait l’objet de ventes importantes et sa cote n’a cessé de croître depuis sa disparition. Les huiles sur toile proches de l’abstraction lyrique de la première partie de carrière sont les plus prisées. Les adjudications démarrent autour de 300 000 euros pour les formats moyens, comme T-1952-45 (1952), adjugé 250 000 euros en 2017. Mais les adjudications peuvent atteindre des records, comme celle de T-1956-13 (1956), envolée pour 2,25 millions d’euros en 2017. Les peintures industrielles des années 1960-1980 font également l’objet de belles ventes : P40-1985-H21 (1985) a été adjugée 158 000 euros en 2021. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Hans Hartung et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre tableau ou votre photographie de Hans Hartung en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(illus.) Hans HARTUNG (1904-1989) P 40 1985 H1 Acrylique sur carton monté sur planche, ruban adhésif et papier kraft
Marqué «fait le 31.07.85» et titrée au dos

Reconnaître la signature d'Hans Hartung

Savoir reconnaître la signature de Hans Hartung est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de l’art abstrait gestuel et de l’expressionnisme européen d’après-guerre. Ses toiles, souvent marquées par des rythmes dynamiques et des traces gestuelles puissantes, présentent des signatures aux constantes précises. Hartung signe la plupart de ses œuvres de son nom complet « Hans Hartung » ou simplement « H. Hartung », généralement en bas à droite de la toile, à l’encre, à la peinture ou parfois au crayon. La signature peut être cursive ou imprimée de manière stylisée, reflétant la spontanéité et l’énergie qui caractérisent ses compositions, comme celles visibles dans T1960-15 ou L1970-T9 conservées dans des collections privées et muséales. Sur ses dessins et gravures, la signature est souvent accompagnée de la date ou d’un numéro d’édition, tracée au crayon ou à l’encre fine, intégrée dans un coin de la feuille ou sur le bord inférieur. Compte tenu du marché où circulent de nombreuses estampes, reproductions ou œuvres d’atelier, faire vérifier la signature d’un Hans Hartung par un expert qualifié est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art abstrait et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Hans Hartung, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gravure originale.

Expertise signature Hans Hartung
Signature Hans Hartung

En lien avec Hans Hartung

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Estimation gratuite James Ensor

James Ensor

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Estimation et cote de l'artiste James Ensor

James Ensor est un peintre, graveur et dessinateur belge qui se distingue par son regard satyrique.

Estimation gratuite James Ensor

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James Ensor et les années d’expérimentation artistique à Bruxelles

James Ensor nait à Ostende en 1860. Il entre à l’âge de 13 ans en apprentissage auprès de deux peintres d’Ostende, qu’il considère comme trop traditionnels. A cette période, James Ensor représente des ports, des dunes, et des études de pêcheurs.
En 1877, James Ensor part à Bruxelles étudier à l’Académie des Beaux-Arts. Il se lie d’amitié avec Théo Hannon, qui l’introduit dans le cercle réuni autour du couple Rousseau, où il rencontre l’Avant-garde artistique bruxelloise. Il réalise alors des portraits à taille naturelle d’anonymes, tels que La Femme au nez retroussé (1879) ou encore Le Lampiste (1880). Ses tableaux sont cependant fortement critiqués par ses professeurs. Déçu par le milieu artistique, James Ensor retourne en 1880 à Ostende, et ne quitte plus la ville.

La maturité du style de James Ensor (1881-1890)

Les peintures satyriques de James Ensor

De retour à Ostende, James Ensor installe son atelier dans le grenier de l’immeuble du magasin familial, qu’il quitte peu. Il puise alors inspiration dans les scènes de rue observées depuis la fenêtre. Marqué par la boutique familiale et le carnaval d’Ostende, il adopte comme motif de prédilection les masques, symboles des dérives et de l’hypocrisie de la société, et les squelettes, la mort étant vue comme sens de l’existence. Inspiré par Pierre Paul Rubens, James Ensor réalise également de nombreux autoportraits. L’humour et le sarcasme sont très présents dans son art, comme le montre Squelettes se disputant un hareng-saur (1891), dont le titre constitue un jeu de mot sur le nom d’Ensor.
James Ensor se rapproche du symbolisme en créant des atmosphères oppressantes, suggérant indirectement des situations inquiétantes. A partir de 1881, ses toiles prennent des couleurs franches et expressives, formant des empâtements. Les expressions de ses modèles annoncent l’Expressionisme.

James Ensor, dessinateur et graveur

En 1880, James Ensor commence une série de dessins représentant des portraits, des scènes de rue, et des natures mortes. Vivant dans un monde clos, il représente ce qu’il observe dans son environnement immédiat, soit les femmes de sa famille et ses lieux de vie. Les scènes de rue sont des juxtapositions de situations observées depuis la fenêtre, avec une économie de moyen, sans intérêt pour la cohérence et l’échelle.
James Ensor expérimente également la gravure à la taille sèche et douce à partir de 1885, menant alors des expériences pour capter la lumière.

La réception des créations de James Ensor

Isolé à Ostende, James Ensor participe néanmoins à la vie artistique bruxelloise. La critique se montre d’abord peu réceptive. Ses créations sont montrées à Bruxelles pour la première fois en 1880, mais on moque ses toiles telles que Le chou (1880) pour leur « turpitude ».
Cherchant une alternative au monde artistique conventionnel, James Ensor participe à la fondation du « groupe des XX » en 1883, un cercle d’artistes bruxellois revendiquant la liberté d’expression. Il en reste membre jusqu’à sa dissolution en 1893, mais ne s’entend pas avec le secrétaire du groupe, Octave Maus. Quand « La libre esthétique » succède au « groupe des XX », James Ensor en est exclu.

Le tournant des années 1890 : apaisement et reconnaissance du public

En 1893, James Ensor connaît une crise qui bouleverse sa production. Il cesse de peindre pendant un an, puis renoue avec la peinture avec un style plus léger. Il n’abandonne pas ses thématiques macabres, mais représente également des sujets religieux de façon décorative, tels que Moïse et les oiseaux (1924), des natures mortes et des paysages. Il retravaille également certaines œuvres réalisées entre 1880 et 1890, ce qui a parfois fait dire que sa créativité s’était tarie.
James Ensor reçoit une reconnaisse artistique à partir de la deuxième moitié des années 1890. En 1896, l’État belge lui achète Le Lampiste en 1896, et il organise sa première exposition personnelle à Bruxelles la même année. En 1903, il est fait Chevalier de l’Ordre de Léopold.
Le travail de James Ensor a eu une grande influence en Allemagne. Emil Nolde, Paul Klee, Erich Heckel, Alfred Kubin, Marc Chagall, et George Grosz en particulier sont particulièrement admiratifs du peintre.

Estimation et cote d'Ensor sur le marché de l'art

Au sein des Symbolistes, l’estimation des œuvres de James Ensor compte parmi les plus élevées, et connaît une hausse depuis les années 2000. Artiste important du marché belge, il est également bien représenté sur les marchés anglais, américains et français. Ses peintures, qui représentent 79% des ventes, s’échangent rarement pour moins de 10 000 €. Il faut généralement compter 100 000 à 500 000 € pour acquérir l’une de ses toiles. Le record historique a été atteint en 2016 avec Squelette arrêtant masques, vendue pour 6 400 000 € à Paris. Les dessins pour leur part s’acquièrent le plus souvent pour 1000 à 5000 €. Le record des ventes de dessin a été atteint en 2020 à Londres, montrant la continuité du goût des collectionneurs pour cet artiste.

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(Illus.)James Ensor, Squelettes se disputant un hareng-saur (1891), Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

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En lien avec James Ensor

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation Yves Klein

Yves Klein

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Estimation et cote de l'artiste Yves Klein

Yves Klein (1928-1962) est un artiste en haut en couleurs ; et pour cause, c’est au cours des années 1950 qu’il développe et brevète sa propre teinte connue sous le nom d’IKB (pour International Klein Blue), persuadé que dans le futur, les artistes ne peindraient plus que des monochromes. Cette invention, devenue la véritable marque de fabrique de l’artiste français, découle d’une volonté de représenter les émotions par la couleur plutôt que par la ligne, qui selon lui n’est pas en mesure de nous donner accès « à une quelconque autre dimension ».

Estimation Yves Klein

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Les débuts artistiques du peintre Yves Klein

Alors qu’il avait pour première vocation d’être judoka, Yves Klein se dédie à une carrière artistique en autodidacte et se livre à des expérimentations diverses ; dont certaines, comme l’usage du pigment outremer, rencontrent un vif succès. En somme, il est un véritable pionnier dans son domaine, avide de nouveautés.

Yves Klein s’inscrit dans le mouvement du « Nouveau Réalisme », qui apparaît en octobre 1960. A l’instar du groupe des « artistes indépendants », qui deviennent “impressionnistes” dans les années 1870-1880, le Nouveau Réalisme est une initiative collective ayant pour but de réunir des artistes aux langages plastiques divers mais aux aspirations communes (utilisation d’objets de récupération et volonté de symboliser une nouvelle société de consommation après la guerre). Ce mouvement met en relation des figures connues du grand public telles que Niki de Saint Phalle et César, mais aussi Arman, François Dufrêne et Raymond Hains. Cette expression est forgée par le critique d’art Pierre Restany à l’occasion d’une première exposition collective en mai 1960.

En convoquant le concept de « réalisme », il se réfère au mouvement artistique et littéraire né au XIXème siècle qui entendait décrire, sans la magnifier, une réalité banale et quotidienne. Cependant, ce réalisme est « nouveau », de même qu’il y a eu un Nouveau Roman ou une Nouvelle Vague cinématographique. Sa vocation est de dépeindre une société contemporaine sans artifice à travers le prisme d’un objet spécifiquement choisi par l’artiste plutôt que par une image adéquate. Il s’agit plus simplement d’une façon de désacraliser l’art en explorant de nouvelles représentations du réel. Il est apparenté au mouvement américain du Pop Art par ses similitudes (sources d’inspiration puisées dans la réalité quotidienne et dans la publicité) mais n’en est pas une adaptation française. Yves Klein propose en une phrase sa définition personnelle du courant dans un de ses Monochromes : « Les Nouveaux Réalistes ont pris conscience de leur singularité collective ». Il faut d’ailleurs souligner que les artistes de ce groupe n’hésitent pas à avoir recours à la provocation afin de se faire une place sur la scène médiatique.

Yves Klein et le monochrome

Klein ne fait pas exception à la règle, il est tout aussi audacieux que ses contemporains. Le mélange entre art conceptuel et performance inhérent à son œuvre contraste avec l’expressionnisme ou les premières sensibilités Pop d’autres artistes de l’époque. En effet, il explore à lui seul toutes les possibilités que son époque met à disposition. Ses Monochromes, des toiles recouvertes d’une seule couleur et systématiquement estimées par les experts au-delà d’un million d’euros, figurent parmi les œuvres les plus emblématiques de Klein. Toutefois, ce n’est pas lui, mais Restany qui choisit de les désigner comme « propositions monochromes ». Bien que l’on retienne essentiellement ses peintures bleu outremer (IKB), il faut rappeler que Klein choisit de présenter un tableau orange au salon des Réalités Nouvelles de 1955. Il est cependant refusé par le jury en raison de sa « trop grande simplicité ». C’est à l’occasion d’une soirée privée en 1958, que Klein renouvelle ses Monochromes en inventant les Anthropométries. Elles lui permettent de dépasser les frontières de la création artistique pour atteindre le concept de performance ou happening. Ces Anthropométries sollicitent des femmes nues en guise de pinceau pour appliquer de la peinture sur une toile. Le corps devient par cet acte à la fois créateur et création, faisant partie intégrante de l’œuvre finale. Il renouvelle l’expérience en 1960, cette fois-ci devant un public. Enfin, l’originalité de Klein réside dans la diversité de ses productions qui, loin de se limiter à la peinture, explorent aussi les voies de la sculpture, de l’estampe, du dessin et de l’ameublement.

Estimation et cote de Klein sur le marché de l'art

De nos jours, les œuvres de Klein et plus largement des artistes du Nouveau Réalisme sont très prisées sur le marché de l’art. Les innovations de Klein et sa contribution au groupe des Nouveaux Réalistes expliquent les prix élevés de ses productions : une peinture d’Yves Klein peut valoir entre 28 000 et 6 500 000 euros, tandis qu’une de ses sculptures peut valoir entre 4 000 et 3 000 000 euros. Les œuvres de Klein battent souvent des records : son tableau Feu Couleur 1 (1962) a été estimé à 30 millions de dollars en 2012, et La Rose du bleu (1960) a été vendue pour 29,8 millions d’euros la même année. Sa Sculpture éponge Bleue Sans titre (Se168, 1958) quant à elle, a été vendue aux enchères au prix record de 15 030 600 euros en 2013.

En lien avec Yves Klein

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Estimation gratuite Maurice Esteve

Maurice Estève

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Estève

Maurice Estève est un peintre et dessinateur français lié au groupe des Réalités Poétiques et l’un des membres de la Nouvelle École de Paris.

Estimation gratuite Maurice Esteve

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Qui est l'artiste Maurice Estève ?

Maurice Estève passe son enfance à Culan, dans le Cher, où il connaît sa première expérience artistique à l’âge de neuf ans. Saisi par la beauté de la nature, il y trouve tout au long de sa vie une source d’inspiration primordiale. La seconde expérience décisive qui détermine sa vocation artistique a lieu en 1913, lorsqu’il découvre au Louvre les tableaux de Chardin, Corot, Delacroix, Courbet, et surtout de Paolo Uccello. En 1915, retenu à Culan par la guerre, Maurice Estève réalise ses premières peintures. A la fin de la guerre, il s’installe à Paris et travaille comme typographe et apprenti dans une fabrique de meubles, tout en fréquentant le soir les Académies libres de Montparnasse. Il représente alors ce qui l’entoure dans un style naturaliste.

Maurice Estève : du naturalisme à la peinture de paysage

Après avoir passé un an à Barcelone pour diriger un atelier de dessin textile, Maurice Estève rentre à Paris en 1924, et s’inscrit à l’Académie Colarossi à Montparnasse. Il donne alors libre-court à son intérêt pour les Primitifs du Louvre, et pour l’œuvre de Cézanne. Maurice Estève se détourne progressivement du naturalisme, et ses œuvres prennent des accents pointillistes, fauves, et surtout surréalistes dans les années 1927-1928. Inspiré par Henri Matisse et Fernand Léger, Maurice Estève choisit la voie du non-illusionniste, et peint des figures statiques ou actives en compartimentant les surfaces par des bandes de couleurs vives. La thématique privilégiée est celle du couple, représenté par des combinaisons de plans échelonnés et arabesques. Il participe à sa première exposition de groupe en 1929, au Salon des Surindépendants à Paris.

L’intérêt nouveau de Maurice Estève pour le cinéma et la mise en scène ralentit sa production au début des années 1930. Elle reprend cependant en 1933 avec une facture et des sujets nouveaux. Il s’attache à représenter des scènes d’ablutions, en créant des jeux d’ombres et de lumières. Les figures, aux volumes robustes, sont réalisées sans dessin préalable.

La guerre civile espagnole ravive les souvenirs de Catalogne de Maurice Estève, et provoque sa période expressionniste en 1936. Ses œuvres telles que Les sœurs de Barcelone présentent des alors personnages aux silhouettes torturées, et aux visages comparables à des masques. Cette phase expressionniste est intense mais brève. Dès 1937, Maurice Estève se lie avec Robert et Sonia Delaunay, pour qui la couleur est forme et mouvement. A leurs côtés, Maurice Estève réalise des décors muraux pour l’Exposition universelle de Paris. En 1938, Maurice Estève se rapproche du Primitivisme hiératique, et se consacre à la réalisation de natures mortes et de tableaux intimes, à présence féminine, sous l’influence de Cézanne et de Pierre Bonnard. Pendant l’Occupation, pour échapper à l’atmosphère d’enfermement parisienne, il retourne cependant à la penture de paysage, avec un intérêt marqué pour l’ouverture des espaces et la brillance des couleurs.

Estimation et cote de Maurice Estève sur le marché de l'art

Dans les années 1940, après avoir rencontré Ferdinand Léger en 1946, Maurice Estève évolue vers l’Abstraction. Il consomme cette transition avec Hommage à Fouquet (1952), dans lequel il utilise la couleur pure, sans référent extérieur, en donnant une grande importance à la couleur et à la lumière. Son cheminement n’est pas le résultat d’une conversion mais plutôt l’aboutissement de ses multiples expérimentations artistiques.

A partir des années 1950, Maurice Estève multiplie d’ailleurs les pratiques, et traduit son art sur tous types de supports. Il réalise ses premières lithographies en 1952 à l’atelier Clot. Ayant reçu la commande de cartons de vitraux pour l’église de Berlincourt, il les conçoit comme une couronne de lumière (1957). Après les vitraux, Maurice Estève s’essaie à la réalisation de cartons de tapisserie, sur la commande du marchand Iram Iynedjian en 1963. La même année, il commence à pratiquer activement le collage, mais réserve cette pratique à ses séjours dans le Cher. Maurice Estève mène des recherches sur la matérialité des œuvres jusqu’à la fin de sa carrière, récompensées en 1970 par le Grand Prix national des Arts, puis en 1987 par une exposition hommage au Grand-Palais.

Les œuvres des membres de la Seconde école de Paris ont suscité un véritable engouement des collectionneurs entre les années 1996 et 2006, avec une hausse de leur estimation de 130%. Les œuvres de Maurice Estève ont bénéficié de cette faveur, comme en témoigne la vente de succession d’Olga Carré, veuve du galerie Louis Carré, en 2002. Maurice Estève ayant signé un contrat d’exclusivité avec ce galeriste en 1942, les œuvres présentées à cette vente étaient nombreuses. Ce sont les dessins qui ont eu le plus de succès, étant souvent adjugés à 4 fois au-delà des estimations hautes (soit à 3 000 – 8 000€). Les ventes n’atteignent cependant plus les niveaux des années 1990, et le record des ventes est encore détenu par une vente londonienne de 1990 (Trigourec (1972), adjugé pour 483 988 € soit 297 000 £). Aujourd’hui, pour un budget de 10 000 à 50 000 €, l’amateur peut trouver un large choix de travaux sur papiers, et pour 50 000 à 150 000 €, il est possible d’acquérir une peinture.

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Estimation gratuite Auguste Herbin

Auguste Herbin

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Estimation et cote de l'artiste Auguste Herbin

Auguste Herbin (1882-1960) est un peintre, fresquiste, sculpteur et dessinateur qui eut un rôle central sur le développement de l’Abstraction géométrique française grâce à son « Alphabet plastique ». Il rejoint successivement les groupes de la Section d’Or, Abstraction-Création, et Réalités Nouvelles.

Estimation gratuite Auguste Herbin

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Les recherches stylistiques d’Auguste Herbin

Les années de formation

Auguste Herbin découvre le dessin en suivant les cours municipaux. Une bourse de mérite lui permet de s’inscrire à l’école des Beaux-Arts de Lille, et d’y étudier le dessin entre 1900 et 1901. Rapidement, Auguste Herbin s’installe à Paris. Il y découvre l’Impressionnisme et le Postimpressionnisme de Manet, Seurat, Van Gogh et Cézanne. En 1906, il expose au Salon des Indépendants des toiles présentant des formes et couleurs indépendantes de la réalité. Il est alors qualifié de Fauve par la critique.

Auguste Herbin et le cubisme

Auguste Herbin se nourrit des innovations artistiques de la scène parisienne. Il s’installe au Bateau-Lavoir en 1909, et mène des expériences cubistes. Cherchant à transcrire la réalité, il rejoint le cubisme « prismatique », et expose ses toiles en 1912 à la Section d’Or à Paris, ainsi qu’à la Sécession de Berlin. L’année suivante, ses œuvres sont présentées à l’Armory Show de New York.

Entre Abstraction et figuration

Auguste Herbin compte parmi les pionniers de l’Abstraction en France. A partir de 1917, il choisit l’abstraction pure. Ses toiles se présentent alors comme des compositions de couleurs, non figuratives. Il est exposé par la Galerie de L’Effort Moderne dirigée par Léonce Rosenberg. De 1922 à 1925, dans un contexte de Retour à l’ordre, Auguste Herbin revient brièvement à la figuration. Il figure les paysages de Haute-Provence, mais dans une sensibilité cubiste renouvelée. La représentation est soumise à un découpage géométrique rigoureux. S’interrogeant sur les fondements de la création artistique, Auguste Herbin se tourne finalement définitivement vers l’Abstraction.

Auguste Herbin, le peintre Abstrait à l’ « Alphabet plastique »

La mise en place d’un vocabulaire particulier

A partir de 1926, Auguste Herbin cherche à créer un art universel accessible à tous, en donnant une nouvelle tridimensionnalité à son œuvre. S’inspirant de la symbolique des couleurs développée par Vassily Kandinsky, Auguste Herbin met en place un « Alphabet plastique » qu’il théorise dans L’Art Non Figuratif Non Objectif en 1949. Associant les formes et les couleurs à des sensations précises, à une spatialité particulière, il codifie la couleur pour permettre une transmission universelle des émotions, et donne à chaque coloris des significations multiples. Ainsi, il associe le jaune au rayonnement vers l’extérieur, et le bleu au rayonnement vers l’intérieur. Le rouge, jaune et bleu sont aussi associés à la mobilité, et le blanc, le noir et le vert à l’immobilité. Enfin, les roses et les violets peuvent être associés tant à la mobilité qu’à l’immobilité, selon les teintes qui les encadrent. Les formes et couleurs sont simplifiées pour maitriser les relations des couleurs entre elles, qui changent leurs significations. A chaque lettre correspondent une couleur et plusieurs formes. Les œuvres sont des compositions de formes et de couleurs, sans recours à la sensibilité, qu’Auguste Herbin rejette pour sa subjectivité. Cette codification annonce les structures primaires de l’Abstraction minimaliste américaine. Auguste Herbin s’illustre également par des sculptures qui adoptent des formes géométriques et organiques.

Une figure tutélaire de l’Abstraction

L’importance d’Auguste Herbin pour l’histoire de l’Abstraction se manifeste par son rôle dans la création du groupe Abstraction-Création, réunissant les artistes abstraits travaillant à Paris, avec Georges Vantongerloo en 1931. Auguste Herbin compte aussi parmi les fondateurs du Salon des Réalités Nouvelles en 1946, qu’il dirige jusqu’en 1955. La renommée de l’artiste est très forte après la guerre, et son influence sur l’Abstraction géométrique perdure jusqu’à sa mort en 1960.

Estimation et cote d'Auguste Herbin sur le marché de l'art

Auguste Herbin est un artiste polymorphe reconnu par les collectionneurs pour l’entièreté de sa carrière artistique. En ce qui concerne les peintures, elles sont estimées pour la plupart entre 10 000 et 50 000 €. Ce sont avant tout les œuvres réalisées en Corse et à Paris en 1907, les plus rares dans sa production, qui remportent l’adhésion des collectionneurs. Elles représentent les 7 meilleures ventes de toiles de l’artiste, avec Route de montagne en Corse (1907), vendue à New York en 2018 pour 589 398 € (700 000 $), comme vente la plus élevée. Ses toiles de sa première période abstraite sont classées juste derrière, avant ses créations inspirées par son alphabet. Les dessins et aquarelles les plus prisées sont pour leur part les compositions « cubistes » de sa première période abstraite, le record des ventes étant détenu par Composition cubiste (1918), vendue à New York en 2017 pour 72 896 € (80 000 $ ).

(Illus.)Auguste Herbin dans l’atelier de Picasso, 11 boulevard de Clichy, début 1911

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Estimation gratuite Georges Mathieu

Georges Mathieu

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Estimation et cote de Georges Mathieu

Georges Mathieu (1921-2012) est l’un des maîtres incontestés de l’abstraction lyrique, un mouvement dont il fut à la fois le pionnier et le théoricien. Son œuvre, marquée par la spontanéité du geste et la fulgurance de la couleur, rompt avec les canons traditionnels de la peinture pour s’imposer comme une véritable écriture de l’énergie. Visionnaire, provocateur et poète, Mathieu a profondément influencé l’art du XXᵉ siècle, ouvrant la voie à l’expression gestuelle et à la performance picturale.

Estimation gratuite Georges Mathieu

Prix des œuvres de Georges Mathieu

  • Peinture : entre 15 000 € et 800 000 €

  • Dessin, gouache ou encre : entre 2 000 € et 60 000 €

  • Estampe ou lithographie : entre 300 € et 5 000 €

Vous possédez une toile, une gouache ou une estampe de Georges Mathieu et souhaitez en connaître la valeur ? Faites appel à Estimon’objet, plateforme d’expertise et d’estimation en ligne de référence. Nos commissaires-priseurs et experts spécialisés en art moderne et contemporain vous garantissent une estimation gratuite, précise et confidentielle, réalisée à partir de simples photos et descriptions. Que votre œuvre soit une peinture monumentale, une composition sur papier ou une lithographie, Estimon’objet vous accompagne dans toutes les étapes de l’évaluation et de la vente, en France comme à l’international.

Georges Mathieu, le maître de l’abstraction lyrique

Né à Boulogne-sur-Mer en 1921, Georges Mathieu se forme d’abord à la littérature et à la philosophie avant de se tourner vers la peinture dans les années 1940. Très tôt, il revendique une approche intuitive et émotionnelle de l’art, à rebours du constructivisme géométrique dominant à l’époque. En 1947, il expose ses premières œuvres abstraites, où le geste prime sur la forme. En 1948, il organise avec Wols et Hartung l’exposition HWPSMTB, marquant la naissance de l’abstraction lyrique, un courant qu’il définira comme « la traduction directe de l’émotion en peinture ». Sa carrière prend un tournant décisif dans les années 1950, lorsqu’il réalise ses célèbres performances publiques : Mathieu peint alors de grandes toiles en direct, souvent devant des spectateurs, dans un véritable acte de création théâtralisé. Ces gestes rapides, exécutés sans dessin préalable, traduisent l’intensité du moment et la pureté du sentiment.

Une œuvre gestuelle, poétique et monumentale

Les œuvres de Georges Mathieu se distinguent par :

  • Un geste calligraphique libre : le pinceau, souvent trempé directement dans la peinture, glisse ou éclabousse la toile dans un élan spontané.

  • Une palette éclatante : rouge carmin, bleu outremer, or, noir et blanc s’entrecroisent pour créer des compositions dynamiques et vibrantes.

  • Une tension entre chaos et harmonie : chaque toile est un champ de forces où la matière semble exploser tout en obéissant à une mystérieuse rigueur interne.

Ses peintures emblématiques — telles que Homage to Charles Quint (1958), Bataille de Bouvines (1954) ou Capétienne (1972) — illustrent cette énergie brute et spirituelle. Par son approche performative et intuitive, Mathieu a anticipé le dripping de Pollock et influencé les grands mouvements gestuels américains et japonais (Gutai).

Georges Mathieu, un artiste célébré à travers le monde

Tout au long de sa carrière, Georges Mathieu a exposé dans les plus prestigieux musées et galeries du monde : le Musée d’Art Moderne de Paris, la Tate Gallery à Londres, le Museum of Modern Art (MoMA) de New York, ou encore le Musée national d’art moderne de Tokyo.
Il est également connu pour ses incursions dans le design et la communication : il a conçu des logos (comme celui d’Antenne 2 en 1975) et des pièces de mobilier au style baroque et futuriste. Chevalier de la Légion d’Honneur et membre de l’Académie des Beaux-Arts, Mathieu laisse une œuvre foisonnante, célébrée tant pour son audace plastique que pour sa philosophie de la création.

Cote des oeuvres de Georges Mathieu sur le marché de l'art

La cote de Georges Mathieu connaît une ascension continue depuis plusieurs années, portée par un regain d’intérêt pour les pionniers de l’abstraction gestuelle. Les grandes toiles des années 1950 à 1970 atteignent régulièrement des prix élevés, tandis que les œuvres sur papier restent accessibles pour les jeunes collectionneurs. Les collectionneurs apprécient particulièrement les œuvres datées et signées de la main de l’artiste, dont la gestuelle unique garantit l’authenticité. Cette forte demande confirme la place de Mathieu parmi les artistes français les plus influents du XXᵉ siècle. Quelques ventes marquantes de Georges Mathieu :

  • Souvenir de la maison d’Autriche (1958), huile sur toile, vendue plus de 2 000 000 € en 2021.

  • Capétienne (1972), huile sur toile, adjugée 1 250 000 €

  • Hommage à Louis XI (1955), vendue près de 750 000 €

  • Les Capétiens partout ! (1960), huile sur toile, adjugée 680 000 € à Paris

Vous possédez une œuvre de Georges Mathieu — peinture, gouache, dessin ou lithographie — et souhaitez en connaître la valeur actuelle ? Grâce à Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par des experts spécialisés en art abstrait et contemporain. En quelques clics, transmettez vos photos et informations : notre équipe vous délivrera une évaluation rigoureuse et vous orientera vers la meilleure stratégie de vente pour valoriser votre œuvre sur le marché français et international.

(Illus.) Georges MATHIEU (1921-2012) Jour immense. 1986

Reconnaître la signature de Georges Mathieu

La signature de Georges Mathieu est généralement inscrite en bas à droite ou à gauche de la toile, à la peinture fine ou au pinceau brosse. Elle se caractérise par une écriture rapide, légèrement inclinée, souvent accompagnée de la date. Dans certaines œuvres, notamment les grands formats, Mathieu ajoute parfois un titre manuscrit au dos de la toile. Sa signature, fluide et nerveuse, reflète le dynamisme de son geste pictural : les lettres sont élancées, le « G » souvent ouvert et le « M » anguleux. Ces particularités, ainsi que la présence d’un certificat ou d’une provenance claire, permettent de confirmer l’authenticité d’une œuvre du maître.

Signature Georges Mathieu
Expertise signature Georges Mathieu

En lien avec Georges Mathieu

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