Estimation gratuite Jacques et Dani Ruelland

Jacques et Dani Ruelland

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Estimation et cote des artistes Jacques et Dani Ruelland

Jacques (1926-2008) et Dani (1933-2010) Ruelland forment l’un des couples les plus emblématiques de la céramique française du XXᵉ siècle. Leurs œuvres, alliant formes épurées et couleurs vibrantes, incarnent une vision artistique novatrice qui a marqué les années 1950 et 1960. Leur travail commun a contribué à élever la céramique au rang d’art décoratif majeur, apprécié tant des collectionneurs que des amateurs d’art contemporain.

Estimation gratuite Jacques et Dani Ruelland

Prix des œuvres de Jacques et Dani Ruelland

  • Céramique (vases, lampes, sculptures) - entre 500 € et 150 000 €

  • Ensembles complets ou pièces rares - jusqu’à 200 000 €

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Les premiers pas de Jacques Ruelland et Dani Ruelland : l’initiation en couple à la céramique

Jacques Ruelland est né en 1926, et Danielle Dupin (dite Dani Ruelland), sa future femme, est née six ans plus tard, en 1933 dans une famille bourgeoise. Jacques et Dani Ruelland sont tous deux versaillais. Ils se rencontrent dans le cadre de l’école des Beaux-Arts dans les années 1940, grâce à un ami commun. Jacques Ruelland étudie la peinture, quai Malaquais, et Dani Ruelland la sculpture, dans un atelier de la rue de Seine, mais c’est un autre domaine qui les inspire : ensemble, ils s’initient à la céramique, pour faire couple à la ville comme à l’atelier ; il créera les décors, et elle les formes, chacun restant dans son domaine de formation. Les Ruelland partent en 1950 visiter les ateliers de Vallauris, où officient alors Pablo Picasso, Roger Capron, Suzanne et Georges Ramié dans leur atelier Madoura, et dans lequel des artistes phares comme Chagall ou Matisse viennent s’essayer à l’art de la céramique. À leur retour, le choix est fait : Les Ruelland s’installent dans une cave de Versailles et comment leur travail de céramistes. Puis ils intègrent un atelier des Beaux-Arts de Paris, rue de Buci, et logent en parallèle dans un appartement de la famille de Dani (rue Cardinal Lemoine). Ils se marient en 1951, et finalement s’installent dans un atelier de la rue de Buci où ils peuvent vivre, en 1954.

Les Ruelland, un couple de céramistes qui impose son style à Paris

Jacques et Dani Ruelland produisent d’abord des pièces à décor abstrait, à tendance géométrique, avant d’y renoncer totalement ; leur céramique s’oriente vite vers un choix de couleurs monochromatiques émaillées qui ignore les motifs du décor peint. Les Ruelland sont des autodidactes de la céramique, et laissent libre-cours à leur créativité, créant sans les contraintes que s’imposent les autres céramistes formés à cet art.  Dès 1955, ils développent la recette d’une terre, appelée « terre noire », fabriquée à base de poudre de manganèse et de terre blanche de Provins, qu’ils moulent et coulent, tant sa plasticité est réduite. Jacques procède ensuite à l’émaillage, qui réagit différemment selon sa composition aux oxydes de manganèse contenus dans la terre employée. Les Ruelland fréquentent de nombreux peintres, et exposent à partir de 1953 à la Galerie du Siècle, boulevard Saint-Germain des Prés. S’inspirant de formes zoomorphes, Jacques et Dani Ruelland élaborent un répertoire de vaisselles (pichets, bols, vases, gobelets) en céramique aux couleurs vives et monochromes, jaune, vert, orange, noir. S’inspirant du théâtre et de la danse, le couple imagine des séries d’objets dont la disposition sur une table compose une véritable scénographie, destinée à bouger dans l’espace selon les usages. S’y croisent notamment des vases ronds dits « boules » très ventrus et des carafes longilignes au col évasé. 

Le binôme à succès de Jacques Ruelland et Dani Ruelland part pour le sud en 1970

Le style innovant des céramiques de Jacques et Dani Ruelland leur confère une renommée internationale ; en 1958 déjà, on les retrouve à l’exposition internationale de Florence, puis aux Etats-Unis et même au Japon. Ils participent à partir de 1959 au Salon des Artistes Décorateurs. Tout au long de leur carrière, Jacques et Dani Ruelland exposent dans de grandes galeries et boutiques spécialisées, à commencer par la Galerie du Siècle, mais aussi la Galerie des Mouvements Modernes, le magasin Bobois, rue de Sébastopol, le Salon des Métiers d’arts, porte de Versailles, où ils rencontrent leur plus précieuse clientèle, ou encore les galeries d’Alexandre Guillemain ou Thomas Fritsch. Pourtant, en 1970, les Ruelland décident de s’installer près d’Avignon, dans la commune des Angles, afin de poursuivre dans le calme leur travail de la céramique. Jusqu’à la fin des années 1980, les galeries parisiennes continuent à diffuser leurs oeuvres. Les couleurs employées diffèrent de leur phase parisienne ; à la place des bleus, des verts et des oranges, on trouve des rouges, des beiges, du noir et des gris. Les Ruelland créent aussi une manifestation annuelle, Présence des formes, qui connaît son apogée dans les années 1980. Le couple Ruelland travaille ensemble jusqu’à l’aube des années 1990, puis ils cessent la production de céramique. En 1989, en effet, la maladie frappe Jacques Ruelland, qui arrête peu à peu son activité. Il décède en 2008, et Dani le suit en 2010.

L’estimation des oeuvres de Jacques et Dani Ruelland

En 2022, à Paris, un ensemble de trente-et-unes céramiques de Jacques et Dani Ruelland (ensemble de vaisselle) daté 1960 s’est vendu pour 150 000 euros (hors frais). Les céramiques du couple Ruelland se trouvent à l’unité ou en ensembles, d’où une variation assez grande des prix et des estimations. En 2012, un vase boule dit « pomme » de 1970 réalisé par le couple s’est vendu pour 16 000 euros hors frais, signant un record de vente. Les lampes de tables des années 60 sont estimées entre 3 000 et 15 000 euros et connaissent un vrai succès auprès des collectionneurs, attestant d’une cote en légère hausse ces dernières années pour les belles pièces.  

Reconnaître la signature de Jacques et Dani Ruelland

Les céramiques de Jacques et Dani Ruelland portent généralement une signature gravée ou incisée dans la pâte avant cuisson, ou parfois appliquée au pinceau dans l’émail. Cette signature peut apparaître sous plusieurs formes :

  • “J. & D. Ruelland” : la forme la plus fréquente, combinant les initiales des deux artistes et leur nom de famille, attestant de leur collaboration.

  • “Ruelland” seul : certaines pièces plus anciennes ou produites individuellement peuvent ne porter que le nom de famille.

  • Monogramme stylisé : sur certaines créations, surtout les séries limitées ou pièces uniques, un monogramme ou un symbole associé aux Ruelland peut remplacer la signature complète.

Il est important de noter que la position de la signature varie selon les types d’objets : sur le fond des vases, sous les lampes ou encore discrètement sur le bord des sculptures. La signature de Jacques et Dani Ruelland joue un rôle clé dans l’authentification des céramiques. En effet, les œuvres originales sont systématiquement signées, ce qui permet :

  • De distinguer les pièces authentiques des reproductions ou copies.

  • D’évaluer l’importance historique et artistique de l’objet, certaines signatures étant associées à des périodes spécifiques (années 1950-1960, période d’Avignon, etc.).

  • D’estimer la valeur marchande, car une signature claire et identifiable augmente significativement le prix d’une céramique Ruelland sur le marché de l’art.

Signature céramique Ruelland
Expertise gratuite signature Jacques et Dani Ruelland

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Estimation gratuite Andre Lhote

André Lhote

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Estimation et cote de l'artiste André Lhote

Découvrez la vie d’André Lhote, le cubiste mondain. Besoin d’une expertise concernant un tableau, un dessin ou une aquarelle d’André Lhote ? Contactez les experts d’Estimonobjet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Andre Lhote

Prix des œuvres d'André Lhote

  • Peinture : entre 1 000 € et plus de 1 600 000 €

  • Aquarelle, Gouache et œuvre sur papier : entre 100 € et 120 000 €

  • Estampes, Lithographies : entre 100 € et 5 000 €

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André Lhote, peintre bordelais : les débuts et le temps des rencontres  

André Lhote est né en 1885 à Bordeaux, d’un père employé de mairie et d’une mère brodeuse. En 1898, le jeune Lhote entre dans l’atelier de sculpture sur bois Courbaterre, et suit à l’école des Beaux-Arts des cours de sculpture décorative et de peinture le dimanche. Comme tous les jeunes peintres de sa génération, il apprend d’abord à maîtriser le langage impressionniste, notamment à travers les travaux d’Henri Martin, exposés au musée de Bordeaux. Aux alentours de Nevers, où vit la famille de son père, André Lhote pratique la peinture en plein air et participe à sa première exposition en 1904. Le jeune Lhote quitte le domicile familial et s’installe dans un grenier bordelais avec d’autres peintres. Il rencontre aux puces le brocanteur Paul-Désiré Maisonneuve qui lui fait découvrir l’art africain, et se lie avec le collectionneur Gabriel Frizeau qui lui montre sa collection de peintures modernes, notamment de peintures de Gauguin. C’est à ce moment que Lhote rencontre aussi Jacques Rivière. En 1906, Lhote expose au Salon d’automne. À partir de ces années, il séjourne régulièrement à Paris, même s’il reste fixé à Bordeaux, où il devient professeur de peinture et de dessin. En 1908 il est nommé membre par le comité du Salon des Indépendants. Toute sa vie, il y exposera. Frizeau, le collectionneur ami, devient pour lui un intermédiaire avec Ambroise Vollard, le célèbre marchand. En 1909, André Lhote est élu pensionnaire de la Villa Médicis libre, avec Raoul Dufy. Il rencontre Georges Rouault, est invité à exposer ses oeuvres au cercle d’art moderne du Havre en compagnie de Friesz, Braque, Matisse, Marquet et d’autres encore. Déjà, André Lhote connaît un immense succès, c’est un homme mondain qui a su placer ses pions. 

Lhote vers le cubisme… et la célébrité

Au Salon d’automne, l’année suivante, Lhote est fasciné par l’art de Cézanne, père spirituel du cubisme, dont on présente une rétrospective. Bientôt il va orienter sa peinture, non plus vers le fauvisme de Matisse, mais vers le cubisme de Braque et Picasso. Le peintre bordelais vient d’acheter une ferme dans l’Eure, et choisit de s’installer près de Versailles, dans les serres de l’école Le Nôtre à Vellipreux. En 1910 toujours, Lhote tient sa première exposition personnelle, patronnée par Jacques Rivière et André Salmon à la Galerie Druet. Fin 1911, fort de ses succès d’expositions personnelles et collectives, il s’installe définitivement à Paris. Il côtoie Bourdelle, Lipchitz, Cocteau, Maurice Denis, mais surtout il expose avec la Section d’Or en 1912 à la Galerie La Boétie. Lhote a trouvé son chemin, vers un cubisme lisible et coloré, notions de peinture partagées par ses acolytes, membres du groupe de Puteaux, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Fernand Léger, Jacques Villon ou Francis Picabia. Pendant la première guerre mondiale, Lhote, réformé à cause d’une maladie de la rétine, voyage en France et expose beaucoup. En 1917 il rentre à Paris où il retrouve ses amis peintres, Metzinger, María Blanchard, Braque ou le futuriste Severini. Il participe sous l’égide du galeriste Léonce Rosenberg à la fondation du mouvement du Cubisme Synthétique. Lhote écrit pour de nombreuses revues, comme la Nouvelle revue française, dont il deviendra l’un des critiques officiels. Il donne des cours à l’Académie de la rue Notre-Dame des Champs, puis en 1920 à celle du 240 boulevard Raspail. En 1919, André Lhote entre au comité du Salon des Indépendants. Dès lors, les expositions personnelles et collectives fleurissent pour lui en  France et en Europe, tout comme les conférences et les publications. En 1926 ouvre l’académie André Lhote à la rue d’Odessa. 

André Lhote, un personnage public et un peintre hyperactif

Lhote publie plusieurs articles sur le cubisme, puis en 1933 est édité son livre La Peinture, le coeur et l’esprit ; en 1936, son essai Parlons peinture ; en 1939, son Traité du paysage ; en 1942, Peinture d’abord… entre autres livres. Durant le second conflit mondial, sans cesse il écrit, et il expose ses oeuvres cubistes. André Lhote n’est pas qu’un théoricien, c’est un travailleur hyperactif. Après la période à Mirmande où il avait acheté une maison, il jette son dévolu sur Gordes où il vit désormais une partie de l’année (depuis 1938) ; il y est près de Chagall et de Jean Grenier, deux de ses amis proches. Les années 30 et 40 sont fastes pour le peintre, malgré la guerre. Lhote obtient de nombreuses commandes publiques, notamment pour l’Exposition universelle de 1937, deux fresques au Palais de la Découverte ; il expose dans d’innombrables galeries telles que Paul Rosenberg, Berthe Weill, Charpentier, la Galerie de France, Bernheim-jeune, et en 1946 l’Unesco lui consacre même une exposition au Musée d’art moderne de Paris et au musée de Bordeaux avec Albert Marquet. Les expositions collectives auxquelles il participe tournent autour du cubisme de Braque et Picasso et de leurs suiveurs, mais aussi de Cézanne et de ses héritiers.  Lhote, désormais installé dans le Var à la Cadière d’azur (depuis 1948), ne semble pas vouloir changer d’orientation, et se concentre sur cette géométrisation des formes de la nature dont il se fait le théoricien à de très nombreuses reprises, et qu’il enseigne aussi à l’académie André Lhote. Son « retour à l’ordre », une notion qu’il théorise et qui touche tous les artistes à la suite de la guerre, est tempéré chez lui ; jamais il ne renoncera pleinement au cubisme ni aux influences des avant-gardes, il les modérera simplement dans son vocabulaire pictural.

Une fin de carrière brillante pour André Lhote

En 50 et 51 il est en Egypte, en 52 au Brésil ; Lhote est invité partout. En 1955, il est nommé président de l’association internationale des artistes par l’Unesco, peu après avoir remporté le grand prix national de peinture. En 1956 il publie son dernier essai, La Peinture libérée. L’année suivante, l’Union des Arts Plastiques lui rend publiquement hommage. En 1958 il est nommé commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres. Cette même année, Jean Cassou organise une grande rétrospective Lhote au Musée national d’art moderne de Paris. André Lhote meurt en 1962, à Paris.

La cote des oeuvres d’André Lhote sur le marché de l'art

Malgré une brillante carrière et une reconnaissance nationale et internationale, la cote d’André Lhote n’est pas la plus élevée parmi celles des cubistes ayant suivi la voie ouverte par Braque et Picasso. On recense tout de même de beaux résultats parmi les toiles, notamment deux adjudications dépassant le million d’euros (hors frais), le record ayant été emporté pour 1 483 680 euros à New-York en 2011. En général, les peintures de Lhote se disputent pour une fourchette de prix allant de 100 000 euros à 10 000 selon que les compositions comportent des figures ou sont des paysages, selon leurs dimensions, leur support, une huile sur carton étant bien-sûr moins noble qu’une huile sur toile, et selon la période d’exécution, les années 1920 remportant les prix les plus importants. L’attrait pour les toiles de l’artiste semble pourtant en chute depuis une dizaine d’années.  Les dessins conçus comme des oeuvres abouties, techniques mixtes colorées, peuvent atteindre les 50 000 euros, le record ayant été atteint en 2017 pour « sur la plage », un dessin de 1928 remporté pour la somme de 80 000 euros (hors frais). En général, les prix sont plus abordables, et les estimations oscillent entre 20 000 et 5 000 euros pour de telles oeuvres, mais il est à souligner que depuis les années 2010, les ventes d’oeuvres de Lhote semblent plus difficiles, excepté pour les pièces maîtresses qui atteignent les prix dont nous venons de faire état. Ses gravures se vendent de manière générale entre 500 et 1500 euros selon leur rareté.

(Illus.) André LHOTE (1885-1962) Le défilé. Circa 1908-1910. Huile sur papier marouflée sur toile. Signée en bas à droite

Reconnaître la signature d'André Lhote

Pour authentifier une œuvre d’André Lhote, il est essentiel de savoir identifier sa signature, un élément clé dans l’estimation et la validation de ses créations. L’artiste, figure majeure du cubisme et professeur influent, signait principalement ses œuvres de son prénom et nom complets, « André Lhote », ou de son initiale suivie de son nom, « A. Lhote ». Cette signature apparaît généralement dans le coin inférieur droit ou gauche de la composition, parfois accompagnée de la date d’exécution, comme en témoignent des œuvres telles que Les Pins à La Cadière (1959) ou La Cadière (1957). Il est important de noter que la signature peut varier en fonction du support et de la technique utilisée. Par exemple, sur des œuvres sur papier, l’artiste utilisait parfois des monogrammes ou des signatures stylisées, comme le montre le dessin La Traversée. Ces variations témoignent de la diversité de son œuvre tout en conservant des éléments distinctifs propres à son style. Face à un marché où circulent de nombreuses œuvres d’atelier ou contrefaçons, il est indispensable de faire vérifier la signature d’un André Lhote par un expert qualifié. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées André Lhote, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gouache.

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Albert Gleizes

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Estimation et cote de l'artiste Albert Gleizes

Albert Gleizes : La vie et l’oeuvre d’un peintre multiple, pionnier du cubisme, membre fondateur de la Section d’Or et adhérent d’Abstraction-Création. Découvrez en un clic l’histoire d’Albert Gleizes et son oeuvre d’avant-garde. Besoin d’une expertise concernant Albert Gleizes? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

Estimation gratuite Albert Gleizes

Prix des œuvres d'Albert Gleizes

  • Peinture (huile sur toile / panneau) : entre 1 000 € et plus de 1 900 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre, dessin et techniques mixtes sur papier : entre 200 € et plus de 250 000 €

  • Estampe (gravure, pointe sèche, lithographie) : entre 100 € et 5 000 €

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Albert Gleizes, itinéraire d’un enfant des avant-gardes

Albert Gleizes est né à Paris en 1881, dans une famille de peintres. Il est guidé dans sa voie par son grand-père et son oncle, peintre de portraits lauréat du prix de Rome. Comme son (futur) grand ami Jean Metzinger et d’autres peintres de cette génération, Albert Gleizes commence un apprentissage traditionnel de la peinture qui le mène vers l’impressionnisme et le post-impressionnisme. Il expose en ce sens dès 1901 au Salon d’automne. Mais sa passion pour Cézanne d’abord, puis pour les avant-gardes émergentes, Picasso, Braque et leur cubisme né en 1907, ainsi que les fauves de Matisse Derain et Vlaminck, le poussent bien vite vers une peinture originale au langage renouvelé, dans le trait, la perspective comme dans la couleur. Ce tournant advient dès 1909 dans la peinture de Gleizes : le peintre rencontre alors Henri Le Fauconnier, jeune peintre d’avant-garde fasciné par la géométrisation des formes de Cézanne, grand précurseur du cubisme, ce mouvement prometteur qui est aussi dans le viseur des tout jeunes Gleizes et Le Fauconnier. 

Albert Gleizes fuit la guerre et s’envole pour New-York, passe par Barcelone et rentre en France

Le style de Gleizes diffère donc du cubisme de Picasso ; la géométrisation y est forte, mais pour Gleizes la lisibilité est primordiale, ce qui pousse le peintre à faire preuve de réalisme pour certains éléments, mêlés à des formes de géométrie méthodiquement exécutées. Ce style propre à Gleizes et aux artistes de la Section d’Or connaît un écho à New-York, lorsque Gleizes part en 1915 y rejoindre Marcel Duchamp et Francis Picabia. En 1916, il est parti pour Barcelone. En Espagne, il expose à la galerie Dalmau, diffusant hors des frontières hexagonales les leçons qu’il a tirées du cubisme.

La fin de carrière de Gleizes, une tentative de cubisme appliquée au sacré et Abstraction-Création

A partir de 1917, il tente une association entre la géométrisation des formes et les iconographies sacrées, un travail qui trouvera son apogée dans les années trente avant que Gleizes ne se convertisse au catholicisme en 1941. En 1920, il exprime ses nouvelles réflexions théoriques dans La Peinture et ses lois : ce qui devait sortir du cubisme. Outre sa peinture, Gleizes encourage les artistes. Avec son épouse, il créée en 1927 la première résidence d’artistes de France, les communautés de Moly-Sabata. Pourtant, il n’abandonne pas les pinceaux ; il poursuit encore ses recherches personnelles autour de la géométrie, en adhérant en 1931 au groupe Abstraction-Création, créé par Jean Hélion, Auguste Herbin et Georges Vantongerloo pour contrer les avancées du surréalisme et prôner l’avénement d’un art géométrique issu de l’observation des formes de la nature. Ainsi, Albert Gleizes a progressé vers l’abstraction toute sa vie, en passant de l’impressionnisme à son admiration pour Cézanne, puis accentuant la stylisation de la nature durant ses années cubistes de la Section d’Or, jusqu’à l’année 1931 qui marque son entrée dans Abstraction-Création, ou les formes prennent définitivement le pas sur l’illusionnisme. 

L’héritage du prince de la Section d’Or 

Albert Gleizes est mort en 1953 à Avignon. Il laisse un héritage théorique important, avec le manifeste Du Cubisme co-écrit avec Metzinger, mais il marque aussi une impression forte sur les artistes de la nouvelle vague de l’abstraction naissante. Gleizes a également eu une forte influence dans les années 30 sur le Bauhaus de Walter Gropius, adepte bien connu de la rationalisation des formes appliquées aux arts décoratifs.

La cote des oeuvres d’Albert Gleizes sur le marché de l'art

 Les toiles d’Albert Gleizes directement issues du cubisme de Braque et Picasso sont les plus prisées. Les tonalités se rappellent souvent, dans cette période précoce de l’oeuvre, aux verts et aux marrons de Cézanne qui ont influencé les pères du cubisme. Le record concerne une oeuvre de 1911, intitulée « Le Chemin (Meudon) », vendue en 2012 pour 1 924 320 euros (hors frais) à Londres. Les plus belles huiles sur toile de sa période géométrisante de la Section d’Or ainsi que celles de fin de carrière tournées vers l’abstraction atteignent des estimations entre 200 000 et 500 000 euros. Les compositions sur papier de Gleizes (techniques mixtes) peuvent s’envoler dans les hautes sphères des enchères et avoisiner les 50 000 euros (la plus chère ayant été acquise en 2012 pour près de 80 000 euros à Paris), mais elles sont en général estimées autour des 15 000 euros, tandis que les esquisses et dessins à l’encre ne dépassent pas les 6 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Albert Gleizes et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Albert Gleizes en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Albert Gleizes, Portrait de Florent Schmitt (Le Pianiste), 1914-1915, pastel, reproduction photographique en noir et blanc.

Reconnaître la signature d'Albert Gleizes

Savoir reconnaître la signature d’Albert Gleizes est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre majeur du cubisme et théoricien de l’art moderne, cofondateur de la Section d’Or. Sur ses toiles emblématiques — telles que Les Joueurs de football, Portrait de Jacques Nayral, La Femme aux Phlox ou ses grandes compositions synthétiques des années 1920-1930 — Gleizes signe généralement « Albert Gleizes » ou plus simplement « Gleizes », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive ample et assurée, utilisant une teinte sombre contrastant avec la structure géométrique et la palette nuancée de l’œuvre. Sur ses dessins, gouaches et œuvres sur papier, on retrouve également une signature manuscrite au crayon ou à l’encre, parfois assortie d’une indication de lieu. Dans un marché très actif où circulent œuvres d’atelier, copies anciennes et faux, faire vérifier la signature d’Albert Gleizes par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Albert Gleizes, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une œuvre graphique.

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Jean Derval

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Estimation et cote de l'artiste Jean Derval

Jean Derval (1925-2010) est l’un des céramistes français les plus emblématiques du mouvement de Vallauris d’après-guerre. Artiste complet, sculpteur et décorateur, il a su mêler tradition artisanale et modernité plastique pour créer une œuvre singulière, à la croisée de la peinture, de la sculpture et de la céramique. Ses créations, aux lignes puissantes et aux glaçures profondes, incarnent l’esprit de renouveau qui a marqué la céramique française des années 1950. Besoin d’une expertise concernant Jean Derval ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Prix des œuvres de Jean Derval

  • Objets décoratifs / vases, pichets, assiettes, plats - entre 60 € et 10 000 €

  • Dessins, aquarelles, gravures - entre 150 € et 800 €

  • Sculptures, pièces volumineuses - entre 80 € et 20 000 €

  • Luminaires / pièces d’éclairage - entre 1 000 € et 5 000 €

  • Pièces de collection exceptionnelles (grands décors muraux, œuvres uniques) - jusqu’à 47 000 €

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Jean Derval, premiers pas dans l’art avec Roger Capron, et l’aventure de la céramique à Saint-Amand-en-Puisaye

Jean Derval est né à Châtillon-su-Indre en 1925. Sa famille s’installe à Gagny, près de Paris, où le jeune Derval découvre le dessin et le graphisme grâce à son professeur d’école. En 1938, après l’obtention du certificat d’études, Jean Derval entre en préparation du concours d’entrée à l’École des arts appliqués à l’industrie, et c’est à ce moment qu’il rencontre Roger Capron et Robert Picault, deux autres grands futurs céramistes de Vallauris, qui partageront la vie et la passion artistique de Derval. Jean Derval étudie 4 ans le graphisme publicitaire dans cette école sous la férule du designer de produits Max Ponty. En 1942, à peine diplômés, Jean Derval et Roger Capron sont recrutés par le Commissariat général à la jeunesse comme moniteurs de loisirs culturels, réalisent des fresques à Saint Quentin et Beauvais, puis sont rapatriés à Paris pour élaborer les affiches de leur employeur. Derval travail ensuite pour le musée archéologique d’Angers, et s’installe enfin, entre 1944 et 1945 comme affichiste à Paris. Il travaille pour Christofle, réalisant les projets de décoration de vaisselle, avant que le patron ne lui confie une collection entière à concevoir dans l’atelier Maubrou-Pigaglio à Sant-Amand en Puisaye, la patrie du céramiste Jean Carriès. Après cette première expérience de la céramique, Pigaglio engage Derval pour réaliser de nouveaux modèles de céramiques qui moderniseraient les poteries culinaires utilitaires typiques de la région. C’est là que Jean Derval décide de dédier sa vie à la céramique. 

Jean Derval à Vallauris, de l’atelier Callis à Madoura… et à l’atelier du Portail

En 1946, Derval rompt avec Pigaglio. Il reprend son travail d’affichiste à Paris, mais songe surtout à créer avec ses amis Roger Capron et Robert Picault un atelier de céramique à Vallauris. Mais Picault et Capron créent à deux l’atelier Callis, alors que Derval est retenu à Paris. Il les rejoint en août 1947. En 1948, Robert Picault fonde sa poterie, et Capron se spécialise dans le coulage : Jean Derval ne se sent plus à sa place, il veut continuer le travail artisanal, et répond à l’offre de Suzanne Ramié de rejoindre l’atelier Madoura qu’elle a fondé avec son mari. Derval y rencontre Picasso, et aide Suzanne Ramié à continuer sa production personnelle, mise en péril par le succès du travail novateur de Picasso. En 1951, soudainement, Jean Derval quitte Madoura pour fonder l’atelier du Portail. Il ne fabrique que des pièces uniques, aux motifs figuratifs, dans un style de simplification des formes inspiré de Picasso et des poteries des civilisations anciennes, associé à l’austérité sculpturale du grès, matériau découvert à Saint-Amand-en-Puisaye et qu’apprécie particulièrement Derval. En 1948, il expose pour la première fois ses créations, souvent inspirées de thèmes mythologiques, au Nérolium, la distillerie municipale de Vallauris, où depuis 1946 les céramiques se dévoilent lors d’une exposition annuelle. 

Jean Derval et les succès des années 50.

Jusqu’en 1986, Derval participe à l’exposition du Nérolium. En 1952, il participe à l’exposition « potiers de Vallauris » présentée par Françoise Gilot à la Maison de la pensée française à Paris. Il créée avec son beau-frère l’atelier du Mûrier, qui fonctionnera entre 1955 et 1984, grâce notamment à Jean-François Descombes, un élève céramiste de Derval. L’année 1955 marque divers prix et commandes de prestige pour Derval ; il remporte le premier prix à l’exposition internationale de céramique de Cannes, et le Grand prix de l’académie internationale de céramique de Genève. Fin des années 50, Derval expose à New-York et Chicago ; le succès est au rendez-vous. En 1958, il est honoré de la médaille d’or des métiers d’arts à l’Exposition Universelle de Bruxelles. Mais en 1961, face à la massification de la production de poterie à Vallauris, Derval participe à « L’Enterrement de la pièce unique » une exposition revendicatrice qu’il organise à l’Atelier du Portail. Malgré tout, le travail de Derval est prisé, en France et à l’international, et les commandes ses succèdent. En 1964, il expose sur le thème de la machine en terre avec plusieurs autres céramistes ; un thème qui marquera sa production postérieure.

Jean Derval retrouve Roger Capron, puis réouvre l’atelier du Portail

En 1966, Roger Capron demande à Derval de participer au projet d’aménagement de l’hôtel Byblos de Saint-Tropez. Derval a déjà réalisé de nombreux panneaux et oeuvres sculptées pour l’hôtellerie et accepte. Fort de cette collaboration fertile, Roger Capron, qui dispose d’une immense manufacture spécialisée dans les carreaux de céramiques, décide d’employer Jean Derval à temps plein, en tant que directeur d’études. En 1973 toutefois, désireux de privilégier sa production personnelle, Jean Derval retrouve l’Atelier du Portail. Il collabore avec de grandes entreprises de céramique, participe à d’importants projets d’aménagements, publics ou privés, comme la façade de l’immeuble Port Soleil au Cap-d’Agde, ou la résidence présidentielle de Djbouti. Derval poursuit aussi sa participation aux grands salons de la céramique, comme la biennale de Vallauris. Son travail est exposé à plusieurs reprises au Musée des Arts Décoratifs de Paris à l’occasion de rétrospectives sur la céramique contemporaine. En 1984, Derval reçoit la médaille d’or à la biennale de Vallauris pour des sculptures monumentales. Jusqu’à son décès en 2010, Jean Derval continue à honorer de multiples commandes, de la réalisation de fontaines en céramique, comme celle de 2008 pour la ville de Vallauris, à la création de sculptures monumentales ou de façades entières, comme pour celle de la pharmacie Raybaut à Cagnes-sur-mer (1988). En 1998, Pierre Rémy réalise un film sur Jean Derval.  Jean Derval est décédé chez lui à Vallauris en 2008.

L’estimation des oeuvres de Jean Derval

En 2019, une céramique « pichet femme du barbu » s’est vendue pour 33 000 euros, signant le record de vente pour une oeuvre de Derval. Ses céramiques des années 1950-1960 semblent les plus estimées, même si son travail des années 2000 connaît aussi un regain de succès, à l’instar de la coupe « les saltimbanques » de 2003, acquise pour la somme de 9 000 euros hors frais en 2021 à Blois. Le prix moyen pour une oeuvre de Jean Derval oscille selon les dimensions, les dates de fabrication, le sujet, et la qualité d’exécution, la plupart des pièces en céramique de moyenne taille (70-90 cm) s’étalant généralement entre 800 et 4 000 euros. La cote de l’artiste semble en légère hausse depuis quelques années.

Reconnaître la signature de Jean Derval

La signature de Jean Derval constitue un élément clé pour authentifier ses œuvres et les distinguer de celles d’autres céramistes de Vallauris. Artiste majeur de la céramique française d’après-guerre, Derval a signé ses créations de différentes manières selon les périodes, les techniques utilisées et la destination des pièces. On retrouve le plus souvent les mentions « J. Derval », « Jean Derval » ou « Derval Vallauris », apposées à la main sous l’émail, incisées dans la terre encore fraîche ou marquées d’un tampon d’atelier. Certaines signatures sont accompagnées de la mention « Vallauris », rappelant l’ancrage géographique de son atelier, ou d’un symbole stylisé, parfois une croix ou un motif géométrique distinctif. La diversité de ses signatures reflète la richesse et la durée de sa production, allant des pièces utilitaires décorées à la main jusqu’aux sculptures céramiques inspirées de l’art sacré et des formes archaïques. Les œuvres les plus recherchées, souvent réalisées dans les années 1950 et 1960, présentent une signature manuscrite délicate, parfois légèrement en relief sous la base ou au revers de la pièce. Certaines céramiques issues de l’atelier Derval, notamment celles réalisées en collaboration ou produites en petite série, ne comportent pas de signature apparente. D’autres peuvent avoir été signées par un assistant ou porter une marque d’atelier postérieure, ce qui rend l’identification plus délicate. Chez Estimon’Objet, nos experts en céramique d’après-guerre et de Vallauris examinent attentivement la signature, les émaux, la forme, la facture et la provenance pour confirmer l’authenticité des œuvres de Jean Derval. Cette analyse rigoureuse permet de déterminer la valeur réelle sur le marché actuel, où les pièces signées Jean Derval connaissent un regain d’intérêt marqué auprès des collectionneurs et amateurs de design du XXᵉ siècle.

Estimation gratuite Signature Jean Derval
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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Leopold Survage

Léopold Survage

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Estimation et cote de l'artiste Léopold Survage

Léopold Survage (1878-1968) est un peintre naturalisé français, connu pour faire partie de l’école de Paris et de la Section d’Or. Vous possédez une œuvre de Leopold Survage dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Leopold Survage

Prix des œuvres de Leopold Survage

  • Peinture (huile sur toile / panneau) – entre 600 € et plus de 330 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre, dessin et œuvres sur papier – entre 20 € et 40 000 €

  • Estampe et multiples (gravure sur bois, lithographie, pochoir) – entre 300 € et 38 000 €

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Léopold Survage et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre peinture de Léopold Survage en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours par de vrais commissaires priseurs. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts de peintre de Léopold Survage

Léopold Leopoldovitch Sturzwage est né à Moscou en 1879 d’un père fabricant de pianos et amateur d’art. Sa mère meurt en 1886 et Survage entre dans la fabrique de son père, en 1897. Passionné d’art, et notamment de peinture, il s’inscrit deux ans plus tard aux Beaux-Arts de Moscou et étudie auprès des peintres post-impressionnistes russes tels que Constantin Korovine et Leonid Pasternak. Il y rencontre Malevitch. Sa visite de la collection Chtchoukine change son regard sur l’art ; les toiles de Matisse, Gauguin et des avant-gardes françaises lui ouvrent la voie du modernisme. Il se lie avec des peintres et sculpteurs russes attirés eux aussi par ces nouvelles conceptions de l’art, notamment Alexandre Archipenko. Lorsqu’en 1908 la fabrique de son père se trouve en difficulté, Léopold Survage en profite pour partir avec sa fiancée à Paris, où il retrouve Archipenko, arrivé la même année dans la capitale des avant-gardes. Son but : avoir Matisse pour professeur.

Léopold Survage dans le Paris des avant-gardes

La première étape est le changement de son nom de famille, qu’il francise en Survage. Ensuite, il se fait accordeur de pianos à la salle Pleyel pour gagner sa vie. Vient enfin, en troisième lieu, l’assouvissement de sa passion : Léopold Survage suit les enseignements de l’Académie Matisse, peintre dont il a découvert l’oeuvre coloré à Moscou, et de la Grande Chaumière. Il y épanouit sa maîtrise du fauvisme, avant de se tourner vers la géométrisation des formes de Cézanne, et de ses héritiers, Braque et Picasso, fondateurs du cubisme. Très vite, il se lie avec Apollinaire, car Survage est aussi poète et musicien ; dès lors il gravite dans les cercles avant-gardistes, noue une relation avec la baronne d’Oettingen qui tient l’un des salons les plus courus de Paris, fréquente Max Jacob, Pablo Picasso qui l’oriente vers le cubisme, Robert et Sonia Delaunay au coeur de la Section d’Or, dont il partage le goût pour la couleur et l’abstraction. 

Léopold Survage à l’assaut du cubisme abstrait : les rythmes colorés de 1912-14

Fort de ses nouvelles relations qui l’orientent et plébiscitent son travail, Léopold Survage déploie son langage pictural, héritier à la fois du fauvisme et du cubisme, tout en restant libre et personnel. En 1911, il expose au Salon des Indépendants dans la salle des cubistes. Son style rythmé, qui brise les plans et les diagonales des éléments tirés du monde qu’il schématise, est tout à fait singulier. Comme Fernand Léger, Albert Gleizes et d’autres peintres liés au cubisme, Survage a trouvé un chemin tout personnel pour exprimer sa conception du monde dans une peinture marquée par les avant-gardes, dans les couleurs comme dans les formes. En 1914, Léopold Survage présente au Salon des Indépendants ses « rythmes colorés » (sous le patronage de Guillaume Apollinaire). Il s’agit d’ébauches de plans réalisés pour un futur « film cubiste » que la guerre empêchera de tourner. Léopold Survage s’y rapproche fortement de l’art abstrait, dont il est l’un des précurseurs avec Malévitch et Kandinsky, les Delaunay et Kupka. 

Survage après la pause niçoise : la poursuite du cubisme avec la Section d’or

Pendant la guerre, Survage, qui n’est pas mobilisé en raison d’une santé fragile, part à Nice avec la baronne d’Oettingen. Les couleurs de la côte d’azur lui suggèrent de nouvelles peintures. En 1917, première exposition personnelle organisée à Paris, Galerie Bongard, par Apollinaire qui apprécie notamment les paysages cubistes de Survage. Le peintre rentre à Paris en 1919, et poursuit son travail en accord avec les préceptes de la Section d’Or, avec Albert Gleizes, Alexandre Archipenko et les autres du groupe de Puteaux qui se réunissaient dans l’atelier de Jacques Villon. Leur but était de promouvoir leur nouvelle peinture issue du cubisme, devenue emblématique sous les pinceaux de Francis Picabia, de Robert et Sonia Delaunay, de Jean Metzinger ou des frères Duchamp. La Section d’Or expose notamment chez Léonce Rosenberg (Galerie de l’Effort Moderne) et à la galerie Berthe Weill. 

Le retour à l’ordre dans la peinture de Survage

Mais cette phase de revendication d’un nouveau genre va bientôt laisser place au « retour à l’ordre ». Comme de nombreux artistes de sa génération, après les années 20, Léopold Survage revient à la figuration et à la tradition picturale, en iconographie, mais aussi dans le traitement des sujets. Picasso, Derain, mais aussi Picabia comptent parmi les grands noms qui opèrent ce « retour à l’ordre ». Comme Picasso, qui se penche sur les mythologies gréco-romaines et les emblèmes espagnols, Survage, basé à Collioure entre 1925 et 1932 développe une attraction pour les symboles ancestraux. En parallèle, il travaille aussi pour Diaghilev et Stravinsky aux décors et costumes de certains ballets russes. Ce retour à la figuration s’ancre dans la poésie du symbolisme, notamment dans la série des pêcheuses, et l’artiste va plus loin, vers le surréel : les « Métaphores plastiques » de Survage en effet, se teintent de surréalisme, et rappellent les transparences de Francis Picabia ; déjà, les semis d’un nouveau mouvement à naître se repèrent dans leur travail. 

La fin de carrière et les honneurs

En 1937, Survage participe à l’Exposition Universelle, en proposant des immenses panneaux décoratifs pour le pavillon des chemins de fer, qui lui valent une médaille d’or. En 1954, il est choisi pour représenter la France à la Biennale de Venise, et en 1963 il sera honoré d’une légion d’honneur. Côté peinture, Survage ne craint pas les défis, et à partir de 1937 il se lance dans les très grands formats, dont les sujets se recentrent sur les symboles, témoins de la méditation et de l’oeil amusé du peintre sur le monde. Il réalise une fresque pour le Palais des Congrès de Liège, et dessine des cartons de tapisserie pour la manufacture des Gobelins. En 1939, Survage, au faîte de son art, innove : alors que sa peinture s’est assombrie, il ne peint plus à la traditionnelle peinture à l’huile, mais dans une peinture à laquelle il ajoute une émulsion de caséine, protectrice de l’éclat des couleurs. Léopold Survage est mort en 1968 à Paris. 

L’estimation des oeuvres de Léopold Survage

Le record récent pour une peinture de Leopold Survage a été atteint en 2013, à Londres, lorsque Le Taureau échappé s’est vendu pour 334 404 euros (sans frais). Les prix varient cependant beaucoup selon le type de peintures, la date, la qualité, les dimensions, de quelques milliers d’euros au record cité. Les dessins de Survage conçus comme des oeuvres abouties peuvent atteindre 38 000 euros (record atteint en 2007 à Paris), même s’ils sont souvent estimés entre 1000 et 15 000 euros. Vous possédez une peinture, un dessin ou une estampe de Leopold Survage et souhaitez connaître sa valeur actuelle sur le marché de l’art ? Estimon’objet vous propose une expertise en ligne rapide, fiable et confidentielle. Nos commissaires-priseurs partenaires analysent votre œuvre et vous accompagnent dans votre projet de vente ou de transmission patrimoniale. Estimon’objet s’impose aujourd’hui comme la référence de l’expertise d’œuvres d’art en ligne, au service des collectionneurs, héritiers et amateurs d’art moderne.

(Illus.) Léopold SURVAGE (1879-1968) Adoration. 1933 Huile sur toile Signée en bas à droite

Reconnaître la signature de Leopold Survage

Savoir reconnaître la signature de Léopold Survage est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre d’avant-garde, figure majeure du cubisme et de l’abstraction naissante, proche des milieux parisiens de la Section d’Or. Sur ses toiles et œuvres sur papier — notamment les séries de compositions rythmiques (Rythmes colorés), ses figures stylisées et ses paysages synthétiques des années 1910-1930 — Survage signe généralement « L. Survage » ou « Survage », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive nette et assurée, utilisant une teinte sombre contrastant avec ses aplats chromatiques et ses constructions géométrisées. Sur ses dessins, gouaches et estampes, on retrouve également une signature manuscrite au crayon, parfois assortie d’un numéro de tirage. Dans un marché où circulent œuvres d’atelier, attributions anciennes et faux, faire vérifier la signature de Léopold Survage par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Léopold Survage.

Expertise signature Leopold Survage
Signature Leopold Survage

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Roger Capron

Roger Capron

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Estimation et cote de l'artiste Roger Capron

Roger Capron est né à Vincennes en 1922. À seize ans, il entre à l’École des Arts appliqués, à Paris, pour étudier le dessin, sa passion première. Il y étudie jusqu’en 1943. Deux ans plus tard, on retrouve Roger Capron à l’École des Arts appliqués, en tant que professeur de dessin, cette fois-ci. En cette année qui signe la fin de la guerre, Roger Capron suit aussi l’enseignement de René Gabriel, le grand designer français qui influence toute la génération des créateurs qui officient après-guerre. René Gabriel est un décorateur de talent, et Roger Capron découvre grâce à lui la céramique. Une passion dévorante est née. En 1946, Capron part s’installer à Vallauris, et avec Robert Picault, il fonde l’atelier Callis.

Estimation gratuite Roger Capron

Prix des œuvres de Roger Capron

  • Céramiques - entre 200 € et 7 000 €

  • Panneaux décoratifs - entre 2 000 € et 50 000 €

  • Lampes - entre 600 € et 4 000 €

  • Mobiliers - entre 1 000 € et 15 000 €

  • Pièces rares - entre 5 000 € et 42 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Roger Capron et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Roger Capron en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Roger Capron, Robert Picault, Jean Derval : l’atelier Callis de Vallauris

En 1946 a lieu une importante exposition, dans le hall du Nérolium de Vallauris, intitulée « Poterie, fleurs, parfum ». Elle est co-organisée par Madoura, l’atelier de Georges et Suzanne Ramié, ainsi que l’atelier Callis de Capron et Picault. Les deux compères de l’atelier Callis en sont véritablement à l’origine. Pablo Picasso visitera cette exposition, et y découvrira le pouvoir expressif de la céramique. Picasso viendra dès lors chaque année concevoir lui-même des céramiques à Vallauris chez Madoura, exposant ses créations en 1948 à l’exposition du Nérolium, et conférant l’artisanat délaissé de la poterie un immense prestige. Les belles années de Vallauris commencent, grâce aux pionniers Roger Capron et Robert Picault qui ont pensé l’exposition de 1946 et ouvert la voie à la réhabilitation de la céramique comme art à la mode. En 1947, Jean Derval rejoint Capron et Picault à Vallauris. Ensemble, les trois artistes ressuscitent la céramique de Vallauris, en déclin à cause de l’essor de la batterie de cuisine moderne. Les céramistes travaillent des formes artisanales massives, décorées de motifs très en relief. On y retrouve le langage caractéristique de Capron : usage de branchages, éléments géométrisés et sytlisés (formes circulaires, soleils…). À partir de 1950, Roger Capron souhaite diffuser l’oeuvre de l’atelier Callis. Pour ce faire, il passe du tour de potier à la technique du coulage, qui permet de produire plus rapidement.

Roger Capron se sépare de Picault et Derval : l’aventure industrielle

Roger Capron se lance seul dans l’aventure. En 1952, il achète une ancienne fabrique de poterie, la réaménage en usine de céramiques et y emploie sept ouvriers. Son style se précise : formes libres et toujours stylisées, décors quadrillés, exécutés en réserve, choix de couleurs souvent associées à la terre et à l’eau. L’année suivante, au Salon des ateliers d’art, il propose ses créations, aux côtés de personnages tels que Line Vautrin ou Georges Jouve. En 1954, il reçoit une médaille d’or à la Xème triennale de Milan. Roger Capron créée des céramiques à destination des boutiques de cadeaux, des panneaux décoratifs, et à partir de 1955, il commence à réaliser des tables, qui sont aujourd’hui son type de meubles le plus significatif. Cette année-là, il épouse Jacotte (Jacqueline Hubin) qui devient son assistante. Capron gagne des prix, et la ville de Cannes, qui l’a honoré d’une médaille à l’exposition universelle de 1955, lui commande bientôt un panneau en bandeau de 300 m2 ; Roger Capron le produit en utilisant de grès cérame en carreaux industriels. Capron veut exploiter les carreaux industriels pour réaliser ses panneaux décoratifs, afin de rendre le beau accessible à tous. Les couleurs de terre du grès vont prendre le dessus dans sa production, même si en parallèle il poursuit la production de petits objets en céramique. En 1958, Roger Capron obtient une médaille d’or à l’exposition internationale de céramique architecturale de Bruxelles.

Roger Capron et la céramique d’architecture

Capron, fort de ses succès dans les panneaux décoratifs, développe sa production de céramique architecturale et de carrelage. Il travaille le grès grand feu pour en faire des carreaux. Son but est la production massive, mêlée à l’art et à la décoration, dans l’intention de rendre le beau accessible au plus grand nombre par la production mécanisée. Roger Capron présente des éléments de décoration lors du salon Bâtimat en 1963. Il collabore avec Jean-Michel Carré, scénariste de talent qui lui ouvre les portes de plusieurs chantiers. Capron obtient notamment la commande de la piste de danse de l’hôtel Byblos de Saint-Tropez en 1968, en collaboration avec Jean Derval. Le directeur de l’hôtel est le beau-frère de Jean-Michel Carré. En parallèle, Roger Capron prend part à la reconstruction d’après-guerre, offrant ses services pour décorer de nombreux édifices publics, écoles et centres éducatifs (comme le lycée de Saint-Laurent du Var ou la cité des Loisirs de Vallauris). Ses activités lui valent une reconnaissance officielle ; en 1965, il reçoit le Prix de l’Académie d’architecture, et en 1968 celui du ministère des affaires culturelles. Roger Capron est désormais reconnu pour ses céramiques architecturales, et répond à d’innombrables commandes pour des hall d’entrées, des boutiques, en les ornant de grès à motifs typiques de son travail (grès des garrigues par exemple, dans la lignée du goût pour les branchages de ses débuts). Le parcours de Capron est sanctionné par de nouveaux prix : en 1970, le prix international de la Céramique, puis l’élection au titre de membre de l’Académie internationale de la céramique.

Roger Capron et les aléas de la fin de carrière

Pourtant, les années 1980 seront difficiles pour Roger Capron en raison de la crise économique. Alors qu’il emploie plus de 120 ouvriers, il est bientôt contraint de fermer son atelier, et de céder ses brevets et secrets de fabrication. L’entreprise Ets Carré rachète tout. Un temps Capron songe à s’associer à l’entreprise italienne Marazzi Sassuolo en 1988 pour créer une gamme nouvelle de céramiques. Il se met à travailler la ronde bosse, presque à sculpter. La dernière phase de l’oeuvre de Roger Capron bouleverse ses habitudes de céramiste. En 1991, Roger Capron ouvre un petit atelier à Vallauris. En 1993, ses travaux sont exposés par la galerie Sassi-Milici, qui continuera de le produire jusqu’en 2006. Durant cette période de maturité, Roger Capron exposera partout en Europe (notamment en Allemagne et en France) ainsi qu’aux Etats-Unis, à la galerie Hammer et à la galerie Guéridon de New-York. Il connaît une rétrospective de son oeuvre au Musée National de la Céramique, à Sèvres en 2003, une consécration. Roger Capron est mort le 8 novembre 2006.

L’estimation des oeuvres de Roger Capron

Le record pour un panneau en céramique de Roger Capron a été atteint en 2022, à Paris. Le panneau céramique Claustra de 1975 s’est vendu pour 42 000 euros hors frais. Le record pour une table à manger de Roger Capron a aussi été battu en 2022, à Paris : 15 000 euros hors frais pour une table en fer au panneau en céramique émaillée. Les estimations pour ses tables basses en grès, qui font office de « signature » pour l’oeuvre de Roger Capron, oscillent généralement entre les 800 euros et 8 000 euros. Pour ses vases et petites céramiques utilitaires, les prix varient selon les techniques, les dates, les dimensions, mais elles se situent en général sous la barre des 8 000 euros. Concernant ses sculptures de la dernière phase, et notamment les Raku, leur estimation augmente, et l’une d’elles s’est même vendue pour la somme de 18 000 euros hors frais à Paris en 2022. La cote de Roger Capron est en légère hausse, et est à surveiller. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Roger Capron et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une oeuvre de Roger Capron, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Roger Capron

La signature de Roger Capron constitue un repère fondamental pour identifier et authentifier ses céramiques. Actif à Vallauris dès les années 1950, le céramiste français a marqué son époque par un style reconnaissable et par une grande diversité de signatures au fil de sa carrière. La mention « Capron » est la plus courante, souvent incisée à la main, imprimée à l’aide d’un cachet, ou encore peinte à l’émail. Sur certaines pièces, elle est accompagnée du mot « Vallauris », rappelant l’ancrage de son atelier dans cette ville emblématique de la céramique d’après-guerre. Selon les périodes, Roger Capron a également utilisé différentes marques d’atelier ou monogrammes stylisés, parfois associés à la mention « Atelier Capron » ou à des symboles décoratifs. La signature se trouve le plus souvent sous la base des céramiques, mais elle peut aussi apparaître sur la tranche ou à proximité d’un motif émaillé, notamment sur les pièces murales et les carreaux décoratifs. Identifier une authentique signature de Roger Capron nécessite une analyse minutieuse. Les variations d’écriture, de cachets ou de graphisme sont fréquentes selon les collaborateurs de l’atelier, les périodes de production et les types d’objets (vases, plats, sculptures, lampes, tables). Le succès de Roger Capron a entraîné la circulation de nombreuses copies et rééditions, parfois difficilement différenciables des originaux. Faire appel à un expert est donc indispensable pour confirmer l’origine d’une pièce. Chez Estimon’Objet, nos spécialistes de la céramique française du XXᵉ siècle vous accompagnent pour authentifier et estimer une céramique signée Roger Capron, en examinant la signature, la pâte, les émaux et la technique de fabrication. Toutes les œuvres de Roger Capron ne sont pas signées, et certaines signatures peuvent avoir été apposées postérieurement. C’est pourquoi une expertise professionnelle demeure essentielle pour garantir l’authenticité et la valeur réelle de votre céramique de Roger Capron.

Expertise gratuite Signature Roger Capron
Signature Roger Capron

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Estimation gratuite Paul Sérusier

Paul Sérusier

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Estimation et cote de l'artiste Paul Sérusier

Paul Sérusier (Paris, 1864 – Morlaix, 1927) est un peintre français, co-fondateur du groupe des nabis. Ses travaux sur la couleur ont ouvert la voie au fauvisme. Vous possédez une oeuvre de Paul Sérusier dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimon’objet !

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Prix des œuvres de Paul Sérusier

  • Peinture (huile sur toile / panneau, tempera) : entre 800 € et plus de 1 350 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin sur papier : entre 80 € et 305 000 €

  • Estampe, lithographie : entre 400 € et 6 200 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Paul Sérusier et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Paul Sérusier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Paul Sérusier, formation et début artistique

Issue d’une famille bourgeoise, Paul Sérusier reçoit au Lycée Condorcet de Paris une éducation classique, où la philosophie et les mathématiques voisinent avec le latin et le grec. Après avoir un moment envisagé de suivre les traces de son père, homme d’affaire, il entre à l’Académie Julian en 1885. C’est là qu’il rencontre Maurice Denis, avec qui il restera lié jusqu’à sa mort et qui partagera ses positions artistiques. Durant l’été 1888, lors de vacances en Bretagne, Paul Sérusier côtoie certains des peintres que l’on regroupera a posteriori sous l’étiquette d’ « École de Pont-Aven », parmi lesquels Paul Gauguin, qui a une quinzaine d’années de plus que lui. Gauguin encourage Sérusier à se démarquer de la pure imitation.

Le Talisman de Paul Sérusier

C’est sous la direction de Gauguin que Paul Sérusier réalise, en 1892, Le Talisman, un petit tableau (27 x 21,5 cm, que l’on peut admirer au Musée d’Orsay de Paris), ou plutôt une étude, représentant un bord de rivière arboré à travers la juxtaposition de couleurs pures. De retour à Paris, Sérusier fait admirer son œuvre à ses amis artistes, qui lui donnent le nom de « talisman ». Maurice Denis, qui ajoutera la toile à sa collection, en fera l’icône d’un nouveau mouvement artistique, d’une nouvelle conception de la peinture, qui lui inspire cette célèbre définition : « se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. »(Art et critique, 1890)

Paul Sérusier et le groupe des nabis

Les peintres qui partagent cette vision se rassemblent autour de Paul Sérusier pour former le groupe des « nabis » (« prophètes », en hébreu). Parmi eux, il faut citer Pierre Bonnard, Maurice Denis et, venu plus tardivement, Édouard Vuillard. Plusieurs de ces artistes ont en commun le goût des couleurs complémentaires, d’une juxtaposition volontiers décorative, d’un espace non soumis aux lois de la perspective, mais penchent aussi vers le symbolisme, voire vers l’occultisme. Si le groupe participe à diverses expositions d’avant-garde et décors de spectacles, il se dissout aux environs de 1896.

Évolution de l’art de Paul Sérusier

Quant à Paul Sérusier il s’installe dès 1893 dans le Finistère, où il continue à peindre sur le motif mais dans une palette aux teintes plus étouffées, plus terreuses (Les Batteurs de blé noir, 1919, Musée des Beaux-Arts de Brest). À Paris, il poursuit son activité de décorateur aux côtés de Lugné-Poe, fondateur du Théâtre de l’Oeuvre et proche de Maeterlinck. Dès 1908, Paul Sérusier enseigne à l’Académie Ranson. L’approche postimpressionniste, symboliste et l’inspiration bretonne que l’on trouve aux débuts de la peinture de Sérusier vont, par la suite, se mâtiner d’autres influences : celle des primitifs italiens, des tapisseries médiévales et des arts orientaux ou égyptien, qui lui inspirent de grands panneaux décoratifs, assez proches, par l’esprit, des œuvres « tahitiennes » de Gauguin. À partir de 1913, il réalise dans sa maison de Châteauneuf-du-Faou une série de fresques murales évoquant l’art crétois comme la technique des lissiers. En 1921, il publie un court traité, ABC de la peinture, dans lequel il développe ses théories à propos de l’art. Il décède d’une crise cardiaque à Morlaix, où il est enterré sous une stèle dessinée par Maurice Denis.

Cote des oeuvres de Paul Sérusier sur le marché de l'art ?

Les tableaux et dessins de Sérusier n’encombrent pas le marché de l’art. Si ses lithographies se négocient à des tarifs abordables (environ 250€), ses peintures à l’huile atteignent des prix plus conséquents : Nature morte au potiron a été vendue à 61 000 € en 2021, Eve et le serpent à près de 80 000 € la même année, tandis que Les porteuses de sac a dépassé les 220 000 € en 2022. Un record a été enregistré a plus d’un million d’euros il y a quelques années. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Paul Sérusier et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Paul Sérusier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Paul Serusier, Le Talisman, l’Aven au Bois d’Amour (1888), huile sur bois 

Reconnaître la signature de Paul Sérusier

Savoir reconnaître la signature de Paul Sérusier est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre majeur du mouvement des Nabis et figure centrale du symbolisme français. Sur ses toiles emblématiques — telles que Le Talisman, Les Rochers de Belle-Île, Paysage à Châteauneuf-du-Faou ou ses nombreuses scènes bretonnes et compositions spirituelles — Sérusier signe généralement « Paul Sérusier » ou plus simplement « Sérusier », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture manuscrite souple et lisible, utilisant une teinte sombre contrastant avec ses aplats colorés et ses constructions synthétiques. Sur ses dessins, études et œuvres sur papier, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre, parfois assortie d’une indication de lieu. Dans un marché très actif où circulent copies anciennes, œuvres d’atelier et faux, faire vérifier la signature de Paul Sérusier par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Paul Sérusier, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une œuvre graphique.

Expertise signature Paul Serusier
Signature Paul Serusier

En lien avec Paul Sérusier

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Line Vautrin

Line Vautrin

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Estimation et cote de l'artiste Line Vautrin

Line Vautrin (1913-1997) est une créatrice française connue pour ses miroirs en Talosel, ses bijoux en bronze doré et ses objets décoratifs empreints de poésie. À la frontière de l’art, du design et de l’artisanat, elle développe un univers personnel fait de soleils, d’animaux, de rébus et de références à la mythologie.

Longtemps recherchées par un cercle d’initiés, les créations de Line Vautrin occupent désormais une place importante sur le marché international du design du XXe siècle. Ses miroirs les plus rares peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Vous possédez un miroir, une boîte ou un bijou signé Line Vautrin ? Nos experts vous accompagnent pour déterminer sa valeur et étudier la solution de vente la plus adaptée.

Estimation gratuite Line Vautrin

Prix des œuvres de Line Vautrin

  • Miroirs en Talosel : de 3 000 à plus de 490 000 euros

  • Bijoux en bronze ou en Talosel : de 300 à plus de 35 000 euros

  • Boîtes, poudriers et objets décoratifs : de 500 à plus de 60 000 euros

  • Lampes et mobilier : de quelques milliers d’euros à plus de 200 000 euros

Pour obtenir une première estimation, transmettez-nous : des photographies nettes de l’objet ; des vues de face, de profil et du revers ; une photographie rapprochée de la signature ou du monogramme ; les dimensions exactes ; le poids pour les bijoux et les objets en métal ; des photographies des attaches, charnières et systèmes de fermeture ; les éventuelles étiquettes, inscriptions ou numéros ; les factures, certificats et documents de provenance ; des photographies des accidents ou restaurations visibles.

Notre équipe étudie ces éléments de manière confidentielle. Cette première analyse permet d’identifier la nature de l’objet, son modèle probable, sa période et son positionnement sur le marché. Une estimation de valeur ne constitue toutefois pas une authentification définitive. Pour une pièce importante, un examen complémentaire et une confrontation avec des œuvres documentées peuvent être nécessaires.

La cote de Line Vautrin sur le marché de l’art

La cote de Line Vautrin connaît une forte progression depuis sa redécouverte à la fin des années 1980. Les collectionneurs recherchent particulièrement ses miroirs en Talosel, devenus des œuvres emblématiques du design français de l’après-guerre. 

Les créations issues de collections historiques ou conservées par la famille de l’artiste bénéficient généralement d’une attention particulière. La provenance, la rareté du modèle et la qualité d’exécution peuvent entraîner des écarts de prix considérables.

Les miroirs dominent le marché, mais les bijoux, les boîtes en bronze et les objets ornés de rébus disposent également d’un cercle de collectionneurs actifs.

Prix des miroirs de Line Vautrin

Line Vautrin crée ses premiers miroirs en Talosel au cours des années 1950. Ils associent généralement une glace centrale, souvent convexe, à un encadrement sculpté et incrusté de fragments de miroir.

Les modèles solaires et les miroirs dits « sorcière » sont les plus connus. Les modèles Folie, Soleil à pointes, Soleil torsadé, Chardon, Gribiche, Monaco ou Roi Soleil figurent parmi les créations les plus recherchées. Parmi les résultats les plus significatifs :

  • Grand miroir feuilles vertes, pièce unique créée vers 1960, a été adjugé 491 400 euros à Paris en 2022 ;
  • Si tous les gars du monde, créé vers 1963, a atteint 421 500 euros à Paris en 2015 ;
  • Folie ou Le Soleil a rendez-vous avec la Lune, créé vers 1958, a été vendu 327 600 euros à Paris en 2022 ;
  • un rare miroir Monaco a atteint 228 600 livres sterling à Londres ;
  • un miroir Soleil torsadé a obtenu 120 650 livres sterling à Londres ;
  • un miroir Soleil à pointes, modèle no 3, a été adjugé 86 360 livres sterling à Londres.

Tous les miroirs de Line Vautrin n’atteignent pas ces montants. Les petits formats et les modèles plus courants peuvent se situer entre 5 000 et 30 000 euros. La valeur augmente pour les grands formats, les variantes colorées, les modèles rares et les pièces dotées d’une provenance prestigieuse.

Prix des bijoux de Line Vautrin

Line Vautrin commence sa carrière avec la création de boutons et de bijoux en bronze doré ou argenté. Elle conçoit des colliers, bracelets, broches, bagues, boucles d’oreilles et ceintures.

Ses bijoux se distinguent par leurs reliefs, leurs inscriptions et leurs sujets tirés de la littérature, de la mythologie ou de la nature. Certains prennent la forme de rébus qu’il faut déchiffrer. Les prix généralement observés se situent autour de :

  • Broches et boucles d’oreilles : de 300 à 5 000 euros ;
  • Bracelets : de 600 à 10 000 euros ;
  • Colliers : de 1 000 à 15 000 euros ;
  • Parures et modèles exceptionnels : jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Parmi les résultats marquants :

  • le collier Ne pas confondre le Cœur avec les grelots a été adjugé 35 000 euros à Paris en 2015 ;
  • le bracelet Le Monde est plein de Fous a atteint 31 250 euros la même année ;
  • la broche Si tous les gars du monde a été vendue 6 875 euros ;
  • un collier Vertèbres, créé vers 1955, a obtenu 5 000 livres sterling à Londres en 2015.

Le prix dépend du modèle, du matériau, de la complexité du décor et de l’état des attaches. Les bijoux les plus recherchés sont souvent ceux qui portent un titre, une inscription ou une iconographie identifiable.

Prix des boîtes et objets décoratifs de Line Vautrin

Les boîtes, poudriers, piluliers, cendriers et presse-papiers occupent une place majeure dans l’œuvre de Line Vautrin. Ces objets en bronze doré ou argenté associent une fonction pratique à un décor narratif.

Leur surface peut porter un poème, une phrase, un rébus, un visage ou une scène figurative. Les titres tels que Tout ou Rien, C’est idiot, Icare, La Monade ou Les Sept Péchés capitaux témoignent du goût de Line Vautrin pour les jeux de mots et les doubles sens. Les prix peuvent aller de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros :

  • la boîte Ville et Campagne a été adjugée 61 500 euros à Paris en 2015 ;
  • une boîte en bronze doré a atteint 11 430 dollars aux États-Unis en 2025 ;
  • une autre boîte en bronze doré a été vendue 7 560 dollars aux États-Unis en 2023.

Les boîtes les plus rares, les grands formats et les modèles dotés d’un décor complexe peuvent dépasser 20 000 euros. Les objets plus courants ou incomplets se situent généralement à un niveau inférieur. L’état des charnières, du fermoir, de la dorure et du miroir intérieur doit être contrôlé avec attention.

Qu’est-ce que le Talosel ?

Le Talosel est une matière synthétique à base de résine que Line Vautrin utilise principalement après la Seconde Guerre mondiale. Elle le chauffe, le façonne et le travaille en relief avant d’appliquer des patines et d’insérer des fragments de verre miroir.

Cette matière lui permet de créer des cadres complexes, plus légers que le métal et riches en effets de surface. Les variations de relief, de patine et de couleur donnent à chaque objet un caractère particulier. Les miroirs en Talosel présentent souvent :

  • une surface sculptée et irrégulière ;
  • des motifs géométriques ou rayonnants ;
  • des fragments de verre teinté ou argenté ;
  • une patine brune, noire, dorée, verte ou cuivrée ;
  • une glace centrale convexe ;
  • des variations liées à une fabrication artisanale.

Le Talosel reste une matière fragile. Avec le temps, il peut se déformer, se fissurer ou perdre certains de ses fragments de miroir. Une restauration ancienne ou un remplacement de la glace centrale peut modifier la valeur de l’œuvre.

Comment reconnaître une création de Line Vautrin ?

L’univers de Line Vautrin repose sur une combinaison de formes, de matières et de références littéraires. Elle transforme des objets usuels en créations poétiques dotées d’un sens caché. Plusieurs éléments peuvent orienter l’examen :

  • des formes solaires, lunaires ou végétales ;
  • des miroirs convexes entourés d’un cadre rayonnant ;
  • des reliefs profonds et irréguliers ;
  • des incrustations de verre miroir ;
  • des figures issues de la mythologie ;
  • des visages, animaux ou silhouettes stylisées ;
  • des citations, phrases et jeux de mots ;
  • des rébus intégrés au décor ;
  • un travail artisanal du bronze ou du Talosel.

La présence de ces caractéristiques ne suffit pas à confirmer l’authenticité. Plusieurs créateurs et élèves de Line Vautrin ont utilisé des matières et un vocabulaire esthétique proches du sien.

Comment reconnaître la signature de Line Vautrin ?

La signature de Line Vautrin varie selon la matière, la période et la nature de l’objet. Elle peut apparaître sous différentes formes :

  • LINE VAUTRIN, inscrit ou incisé au revers ;
  • Line Vautrin, estampé dans le métal ;
  • le monogramme L.V. ;
  • une signature moulée ou frappée sous une boîte ;
  • une étiquette ou une plaquette métallique d’atelier.

Sur les miroirs en Talosel, la signature est fréquemment incisée au revers. Sur les bijoux et les objets en bronze, elle peut être frappée dans le métal ou réduite au monogramme « L.V. ».

Certaines pièces documentées ne portent toutefois aucune signature. À l’inverse, la présence d’une inscription « Line Vautrin » ne garantit pas l’authenticité. L’expert doit donc confronter la signature :

  • au modèle de l’objet ;
  • à sa technique de fabrication ;
  • à la matière employée ;
  • aux dimensions connues ;
  • au dessin des motifs ;
  • à la patine ;
  • à la provenance ;
  • aux pièces de comparaison documentées.
Signature Line Vautrin
Expertise Signature Line Vautrin

Que regarde notre expert sur une œuvre de Line Vautrin ?

Lors d’une demande d’estimation, Romain Rudondy, commissaire-priseur, et notre équipe examinent l’objet dans sa globalité. Pour un miroir en Talosel, l’analyse porte notamment sur :

  • la forme générale et les dimensions ;
  • la structure du cadre ;
  • la qualité du moulage et des reliefs ;
  • la couleur et la patine du Talosel ;
  • la disposition des fragments de miroir ;
  • la nature de la glace centrale ;
  • la signature située au revers ;
  • le système d’accrochage ;
  • les manques et déformations ;
  • les restaurations ou remplacements ;
  • la correspondance avec un modèle connu.

Pour un bijou ou un objet en bronze, nous contrôlons :

  • la qualité de la fonte ;
  • la dorure ou l’argenture ;
  • les traces d’usure ;
  • la signature ou le monogramme ;
  • les charnières et les fermoirs ;
  • la cohérence du décor ;
  • le caractère complet de l’objet ;
  • son historique et ses documents.

La provenance joue un rôle important. Une facture ancienne, une photographie d’époque, une ancienne étiquette ou un certificat peut renforcer l’attribution et faciliter la mise en vente.

Comment faire authentifier une œuvre de Line Vautrin ?

L’authentification d’une création de Line Vautrin ne peut pas reposer sur un seul détail. Elle nécessite une analyse croisée du modèle, des matériaux, de la technique, de la signature et de la provenance.

La comparaison avec des pièces documentées permet de vérifier la cohérence des proportions, des reliefs, des patines et des finitions. Une fabrication artisanale peut entraîner des différences entre plusieurs exemplaires d’un même modèle : deux miroirs authentiques ne sont donc pas nécessairement identiques. Pour les pièces importantes, il peut être nécessaire de constituer un dossier complet avec :

  • des photographies professionnelles ;
  • les dimensions exactes ;
  • une description détaillée de l’état ;
  • les inscriptions et signatures ;
  • l’historique de propriété ;
  • les factures et certificats disponibles ;
  • les références bibliographiques ;
  • les comparaisons avec des œuvres reconnues.

Estimon’objet peut vous aider à identifier les premières caractéristiques de votre objet et à préparer les démarches complémentaires nécessaires.

Qui était Line Vautrin ?

Line Vautrin naît à Paris en 1913 dans une famille de bronziers installée dans le faubourg Saint-Antoine. Elle apprend très jeune à travailler le métal et crée ses premiers bijoux dans les années 1930. En 1937, elle présente ses créations à l’Exposition internationale de Paris. Leur succès lui permet d’ouvrir sa propre boutique, rue du Faubourg-Saint-Honoré, en 1938.

Après la Seconde Guerre mondiale, elle poursuit ses recherches sur les matières et développe le Talosel. Elle quitte progressivement le seul domaine du bijou pour créer des boîtes, des objets décoratifs et surtout des miroirs. À partir du milieu des années 1950, ses cadres solaires et ses miroirs convexes deviennent caractéristiques de son travail. Sa boutique de la rue de l’Université attire une clientèle française et internationale.

Line Vautrin ferme sa boutique à la fin des années 1960 et crée une école destinée à transmettre ses techniques. Son œuvre connaît une nouvelle reconnaissance internationale à partir de la fin des années 1980. Elle reçoit le Grand Prix national des métiers d’art en 1992, puis est nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1993. Elle meurt en 1997. Une importante rétrospective lui est consacrée au Musée des Arts décoratifs de Paris en 1999.

Ne nettoyez jamais un miroir en Talosel avec un produit ménager, un solvant ou un abrasif. La résine, les patines et l’argenture des fragments de verre peuvent être altérées de manière irréversible.

Ne remplacez pas non plus une glace ancienne, une charnière ou un système d’accrochage avant l’expertise. Même endommagé, un élément d’origine peut apporter des informations essentielles sur la fabrication et la période de l’objet.

Pour un bijou, conservez les éléments détachés, les fermoirs et l’écrin, même s’ils semblent abîmés. Pour une boîte, photographiez l’intérieur, le dessous et les charnières avant toute intervention.

Vous souhaitez connaître la cote d’un miroir, d’une boîte ou d’un bijou de Line Vautrin ? Envoyez-nous vos photographies et les informations dont vous disposez. Vous recevrez un premier avis confidentiel sur la valeur de votre objet et les démarches à envisager.

En lien avec Line Vautrin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Ceramiques

Image

Georges JOUVE (1910-1964) Exceptionnelle et monumentale pièce de forme à décor d’oiseaux stylisés En céramique émaillée noire et pattes en métal laqué

💰 Adjudication :
81 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

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Georges Jouve (1910-1964) Os. Sculpture en céramique émaillée noire sur socle en pierre. Signé et marqué du sigle d’Apollon. H. : 54 cm. Provenance :

💰 Adjudication :
56 000 €

🔎 Estimation :
6 000 € - 8 000 €

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Jean DERVAL (1925-2010) Importante composition murale Le concert aux femmes nues En terre chamottée, émaux polychromes, enchâssée dans une structure e

💰 Adjudication :
47 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Line VAUTRIN (1913-1997) Miroir dit soleil à pointes n°1 Talosel, miroir
Signé Line Vautrin « Roi »
D. : 22.5 cm. Circa 1955 Mirror
Talosel resin,

💰 Adjudication :
45 000 €

🔎 Estimation :
8 000 € - 10 000 €

Estimation gratuite Jean Besnard

Jean Besnard

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Estimation et cote de l'artiste Jean Besnard

Jean Besnard (1889-1958) est un céramiste et décorateur français, figure emblématique du renouveau des arts décoratifs au XXᵉ siècle. Fils du peintre et décorateur Albert Besnard et de l’artiste Charlotte Dubray, il s’inscrit dans une lignée artistique prestigieuse. Son œuvre, à la croisée de la tradition et de la modernité, marque une étape essentielle dans l’évolution de la céramique française. Ses créations raffinées, aux émaux subtils et aux formes équilibrées, séduisent aujourd’hui collectionneurs et amateurs d’objets d’art.

Estimation gratuite Jean Besnard

Prix des œuvres de Jean Besnard

  • Céramique décorative : entre 2 000 € et 25 000 €

  • Vase émaillé : entre 4 000 € et 15 000 €

  • Lampe ou objet d’art : entre 3 000 € et 20 000 €

Vous possédez un vase, un bol ou une lampe signée Jean Besnard et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre gratuitement et en toute confidentialité grâce à Estimon’objet. Nos commissaires-priseurs et experts spécialisés en céramique française vous apportent une estimation précise sous quelques jours, basée sur l’analyse du modèle, de la technique et de la cote actuelle de l’artiste sur le marché. Estimation gratuite, rapide et sans engagement : il vous suffit d’envoyer vos photos et informations sur www.estimonobjet.fr.

Jean Besnard, un héritier de l’Art nouveau devenu maître de l’Art déco

Né à Paris en 1889, Jean Besnard grandit dans un univers où l’art tient une place centrale. Son père, Albert Besnard, est peintre académicien, et sa mère, sculptrice. Ce contexte familial le sensibilise très tôt à la beauté des formes et à la rigueur du dessin.
Après une formation à l’École des Beaux-Arts, il s’oriente vers la céramique dans les années 1910, cherchant un mode d’expression plus libre et plus proche de la matière. Dans les années 1920, il s’impose comme l’un des grands céramistes de l’époque Art déco, aux côtés de Jean Mayodon, Émile Decoeur ou Alexandre Bigot. Son style se distingue par une recherche constante d’équilibre entre la simplicité des lignes et la richesse des textures.

La singularité du style Besnard

Jean Besnard développe un langage visuel unique, reconnaissable au premier regard :

  • Des formes épurées, souvent inspirées de la nature, aux contours doux et harmonieux.

  • Des décors géométriques ou spiralés, obtenus par grattage, incisions ou jeux d’émail.

  • Une maîtrise exceptionnelle de la matière, utilisant des émaux craquelés, des engobes poudrés ou des effets de relief subtils.

Son goût pour les expérimentations le conduit à créer des pièces d’une modernité saisissante, où l’on perçoit à la fois la rigueur de la tradition artisanale et l’audace esthétique du XXᵉ siècle. Ses céramiques sont aussi bien décoratives que fonctionnelles : vases, bols, plats, lampes et objets d’intérieur. Chacune témoigne d’une approche quasi méditative du matériau et d’un dialogue constant entre le feu, la terre et la couleur.

Jean Besnard et le mouvement Art déco

Dans le contexte de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, Jean Besnard s’affirme comme l’un des artisans majeurs du style Art déco.
Ses créations, exposées dans les galeries parisiennes et les salons prestigieux, séduisent par leur élégance et leur équilibre formel. Il collabore notamment avec des architectes et décorateurs comme Jacques-Émile Ruhlmann ou Maurice Dufrêne, qui intègrent ses pièces dans leurs ensembles décoratifs. Les vases de Besnard deviennent rapidement des symboles du raffinement français de l’entre-deux-guerres. Leur jeu de textures et de lumières reflète l’esprit d’une époque où le luxe se veut sobre, mesuré et profondément esthétique.

Un héritage durable

Jusqu’à sa mort en 1958, Jean Besnard n’a cessé d’innover dans ses recherches d’émaux et de matières. Son influence se retrouve dans les générations suivantes de céramistes, qui voient en lui un précurseur du dialogue entre art et artisanat.
Aujourd’hui, ses œuvres figurent dans les collections du Musée des Arts décoratifs de Paris, du Musée de Sèvres et dans de nombreuses collections privées en Europe et aux États-Unis. Son nom est désormais associé à une période phare de la céramique française, celle où l’objet utilitaire devenait œuvre d’art.

Cote des œuvres de Jean Besnard sur le marché de l’art

La cote de Jean Besnard est restée stable ces dernières années, soutenue par l’intérêt croissant des collectionneurs pour la céramique Art déco. Ses pièces les plus rares sont très recherchées en salle des ventes, notamment les modèles à décor géométrique ou spiralé. Quelques ventes marquantes illustrent cette tendance :

  • Vase à décor géométrique spiralé, céramique émaillée, adjugé 19 500 €  en 2021.

  • Grande lampe en grès émaillé blanc craquelé, vendue 12 000 € en 2019.

  • Coupe décorative signée Jean Besnard, céramique tournée et engobée, adjugée 8 800 € en 2020.

  • Vase ovoïde à décor de spirales brunes, vendu 15 000 € en 2023 à Drouot.

Que vous possédiez un vase, une lampe ou une coupe signée Jean Besnard, faites appel à Estimon’objet, le site de référence pour l’estimation et l’expertise d’objets d’art.
Notre équipe d’experts vous accompagne dans la valorisation, la vente ou la succession de vos pièces, en vous garantissant un accompagnement sur mesure. Demandez dès maintenant votre estimation gratuite sur www.estimonobjet.fr 

 

(Illus.) Jean BESNARD (1889-1958) Vase En céramique émaillée dans les tons brun Signé Jean Besnard France sous la base

Reconnaître la signature de Jean Besnard

Savoir reconnaître la signature de Jean Besnard est indispensable pour authentifier une œuvre de ce grand céramiste français actif dans les années 1920 et 1930. Élève de Jean Carriès et fils du décorateur Henri Besnard, Jean Besnard a développé un style immédiatement identifiable, mais ses signatures présentent plusieurs variantes selon les périodes et les supports. On retrouve le plus souvent son nom complet « Jean Besnard » incisé à la pointe ou gravé dans la pâte avant cuisson, parfois accompagné d’un décor de croix ou d’un monogramme stylisé. Certaines pièces plus précoces ou expérimentales ne portent qu’un simple « J. Besnard », souvent placé sous le talon ou sur le revers du vase. Les faux et attributions erronées existent, notamment pour des céramiques d’inspiration art déco réalisées dans le même esprit. Faire appel à un expert en céramique d’art est donc essentiel pour confirmer l’authenticité d’une signature et estimer la valeur réelle d’une pièce signée Jean Besnard. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’expertise et l’estimation en ligne de vos céramiques, qu’il s’agisse d’un vase, d’une coupe ou d’un décor signé Jean Besnard.

Signature Jean Besnard
Expertise Signature Jean Besnard

En lien avec Jean Besnard

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Bernard Cathelin

Bernard Cathelin

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Cathelin

Bernard Cathelin (1919-2004) est un peintre, illustrateur et lithographe français né le 20 mai 1919 à Paris. Il est reconnu pour ses tableaux harmonieux réalisés avec seulement quelques tons et de grands à-plats de couleurs vives qui prennent le pas sur la forme. Il est grandement influencé par le Fauvisme, qu’il s’agisse de ses paysages de la Drôme, de ses nus ou bien de ses natures mortes.

Estimation gratuite Bernard Cathelin

Prix des œuvres de Bernard Cathelin

  • Peinture (huile sur toile / panneau) : entre 100 € et 70 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (dessins, lavis, pastels) : entre 60 € et 2 500 €

  • Estampe, lithographie, multiples : entre 20 € et 6 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Bernard Cathelin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Bernard Cathelin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Bernard Cathelin, formation et premières expositions

Bien qu’il naisse à Paris, la famille maternelle de Bernard Cathelin est originaire de la Drôme, département auquel le peintre restera attaché toute sa vie. Il réalise ses études aux lycées Carnot et Hanson-de-Sailly à Paris, puis au lycée Émile-Loubet de Valence avant d’intégrer l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris entre 1945 et 1948. Deux ans plus tard, c’est lui qui devient professeur pour préparer au concours d’entrée à l’École nationale des arts décoratifs. Pour cela, il enseigne à l’académie Colarossi et reçoit la même année le prix Blumenthal qui récompense les artistes.En 1951, Bernard Cathelin fait une rencontre importante : celle de Henri Matisse (1869-1954), lequel lui offre des conseils ainsi que des enseignements que le jeune artiste emmènera avec lui tout au long de sa vie. Le style fauviste de Matisse ne fait d’ailleurs que renforcer celui de Cathelin, déjà profondément fauviste dans la palette de couleurs qu’il emploie.

Bernard Cathelin, l'influence des pays visités

Dans les années 1950, Bernard Cathelin se fait connaître au-delà de la France : il expose en Suisse, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Chine. Ces expositions sont une occasion pour le peintre de voyager et de découvrir de nouveaux pays à explorer de manière picturale. Si la Drôme est son premier sujet de prédilection, Bernard Cathelin commence à brosser des portraits, des paysages et des bouquets de fleurs relatifs à ces pays. Il représente ainsi le Mexique, l’Inde, le Mexique et surtout, le Japon.C’est en 1973 que Bernard Cathelin découvre pour la première fois le Japon. Le pays l’inspire tant qu’il décide non seulement de le peindre mais aussi de réaliser, plus tard en 1990, six lithographies gigantesques, mesurant pas moins de 2,5 mètres par 1,5 mètre. Le Japon a notamment inspiré Bernard Cathelin dans la composition et l’architecture de ses toiles.

Bernard Cathelin, son amour pour la Drôme

Bernard Cathelin passe chaque année trois mois dans la Drôme, pendant la saison estivale. Son amour pour la région est flagrant puisqu’une grande partie de son œuvre est constituée de paysages de ce département. En 1991, il offre au comité départemental du tourisme de la Drôme une affiche Hommage à la Drôme.En 1994, Bernard Cathelin reçoit une classe entière d’enfants drômois pour leur faire découvrir la peinture et partager son vécu. L’expérience est si bénéfique pour les élèves comme pour l’artiste qu’ils réitèrent cette journée chaque année comme un rituel. En 1996, Bernard Cathelin décide d’ailleurs d’offrir une de ses œuvres à l’école d’Alixan, celle qui a initié cette rencontre des années auparavant, et dont le tableau trône désormais dans le hall.

La cote des œuvres de Bernard Cathelin

L’œuvre de Bernard Cathelin, influencée par le Fauvisme, prend sa source dans les nombreux paysages visités au cours de sa vie. Si la Drôme est un sujet récurrent en raison de l’amour qu’il porte à ce département, c’est le Japon qui inspire beaucoup l’artiste quand il réalise son tour du monde. Il peint alors de grandes lithographies de femmes japonaises ou de compositions florales qui sont, comme ses peintures, très appréciées dans ce pays. Les palettes de Bernard Cathelin, riches en couleurs et en matières, ont fait le succès de l’artiste dans le monde entier, ce qui lui a d’ailleurs valu le titre de Chevalier de la légion d’honneur en 1995, remis par François Mitterrand (1916-1996).Bernard Cathelin a réalisé des dessins et aquarelles qui sont évalués entre 300 et 2 500 €, ainsi que des motifs pour la tapisserie que l’on peut trouver entre 2 500 et 15 000 €. Sa tapisserie Les Deux Indiennes (Le Deux Tarasques) (1974), estimée entre 5 000 et 7 000 €, a été vendue 6 000 €. Les lithographies de l’artiste, déjà plus réputées, sont estimées entre 20 et 6000 €. Quant aux peintures de Bernard Cathelin, lesquelles représentent des paysages, des portraits de femmes et des bouquets à la peinture à l’huile, il faut compter entre 700 et 70 000 € aux enchères. Son huile sur toile Le bouquet sicilien (1960), estimée entre 15 000 et 20 000 €, a été adjugée environ 34 600 € en 2008. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Bernard Cathelin  et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Bernard Cathelin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Bernard Cathelin Nature morte 

Reconnaître la signature de Bernard Cathelin

Savoir reconnaître la signature de Bernard Cathelin est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur du XXᵉ siècle, célèbre pour ses compositions colorées, ses portraits stylisés et ses natures mortes empreintes de douceur. Bernard Cathelin signe la plupart de ses toiles, lithographies et dessins de son nom complet « Cathelin », rarement précédé du prénom. Sa signature, souvent placée en bas à droite de l’œuvre, se distingue par une écriture manuscrite droite et allongée, aux lettres capitales nettes et légèrement espacées, exécutée avec assurance. Sur les lithographies originales, notamment celles éditées par Mourlot ou les ateliers de Paris, on retrouve une signature au crayon gras noir ou gris, apposée à la main sous l’image, parfois accompagnée du numéro de tirage. Certaines contrefaçons ou reproductions posthumes peuvent présenter une signature imprimée ou un graphisme trop rigide, sans la spontanéité du tracé authentique de l’artiste. Pour éviter toute confusion, il est recommandé de faire examiner la signature d’un Bernard Cathelin par un expert qualifié. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bernard Cathelin, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une lithographie ou d’un dessin original.

Expertise signature Bernard Cathelin
Signature Bernard Cathelin

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