Estimation gratuite Bridget Riley

Bridget Riley

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Estimation et cote de l'artiste Bridget Riley

Bridget Riley (1931-…) est une peintre anglaise rattachée au groupe cinétique et en particulier au Space Limited group. Vous possédez une œuvre de Bridget Riley dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Bridget Riley

Prix des œuvres de Bridget Riley

  • Peinture (toile / panneau) : entre 10 000 € et plus de 5 200 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier : entre 500 € et 500 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie, multiples : entre 50 € et 60 000 €

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La découverte de la modernité artistique

La découverte de l’œuvre de Vincent Van Gogh à la Tate Gallery en 1947 bouleverse la perception de l’art de Bridget Riley, qui suit alors des cours de dessin académique. Elle choisit la carrière artistique, et s’inscrit au Goldsmiths College (1949-1952) puis au Royal College of Art de Londres (1952-1955). Tout en continuant à se former au dessin académique, Bridget Riley s’essaie à l’abstraction picturale et à la peinture en aplat. La peintre, qui recherche son style personnel, est fortement marquée par la visite de l’exposition Jackson Pollock à la Whitechapel Art Gallery en 1958. Bridget Riley s’intéresse particulièrement à l’énergie et à la vibration de la couleur. À l’incitation de son enseignant Maurice de Sausmarez, elle étudie l’art de Georges Seurat. À la fin des années 1950, elle adopte une touche pointilliste, qu’elle présente tant dans ses toiles que dans ses créations pour une agence de publicité (1958-1959). Pink landscape (1960) est un témoignage de cette période concentrée sur la vibration de la couleur. 

Les effets optiques

Progressivement, l’intérêt de Bridget Riley porte sur les effets optiques et la relation entre les formes. Dès 1959, elle se détourne du pointillisme pour appliquer la peinture en champ de couleur. Elle représente des formes simples, telles que des carrés, des triangles et des cercles, qu’elle déforme de multiples manières, comme dans Movement in Squares (1961). Pour provoquer des effets de mouvement, Bridget Riley exploite les lignes courbes parallèles. Ainsi, les toiles semblent onduler, comme Straight Curve (1963) ou Current (1964). Sous l’inspiration du mouvement britannique « Basic Design », la peinture de Bridget Riley se fait plus graphique et abstraite. L’attention de l’artiste porte sur les effets de perception visuelle. Bridget Riley privilégie le noir et blanc entre 1961 et 1965. Les séries Blaze, Twist et Disfigured Circle cherchent à perturber l’œil du spectateur par leurs contrastes. Pour l’artiste, ces toiles ont un but cathartique avoué. Outre ses créations personnelles, Bridget Riley travaille en tant que conseillère auprès de l’agence de publicité J. Walter Thompson, et en tant que professeur. Elle enseigne au Loughborough College of Art (1959-1961), au Hornsey College of Art (1960) et enfin au Croydon College of Art (1962-1964).  L’artiste rencontre un succès critique, dont témoigne le prix de l’AICA reçu en 1963. C’est cependant sa participation à l’exposition The Responsive Eye au Museum of Modern Art de New York en 1965 qui fait connaitre Bridget Riley du grand public.  

Space limited group

Poursuivant ses recherches optiques, Bridget Riley participe à la fondation du Space limited group avec Peter Sedgley. Au sein de ce groupe, elle explore divers effets optiques, s’inscrivant dans la lignée des recherches de Johannes Itten, reprises par Victor Vasarely et les artistes de l’Op Art. Afin de provoquer des déformations des perceptions du spectateur, Bridget Riley introduit des lignes noires et blanches et des points dans ses toiles. À partir de 1964, la tonalité des œuvres de Bridget Riley s’adoucit. La peintre réintroduit la couleur dans ses toiles. La juxtaposition de lignes de couleur pur se substitue aux formes ondulantes. Pour animer la composition, elle joue des contrastes entre couleurs complémentaires, et élargit progressivement la gamme chromatique comme en témoigne Late Morning (1968). Poursuivant ses recherches sur la couleur, Bridget Riley s’emploie à rendre les transitions de plus en plus fluides, et à augmenter la portée expressive des coloris. Elle réintroduit le noir pour accentuer la profondeur de ses toiles, comme le montre Cantus Firmus (1972-1973). Cette évolution artistique est récompensée par le prix international de la 34ème Biennale de Venise en 1972. 

Le tournant lyrique de Bridget Riley

Les toiles de Bridget Riley prennent une dimension lyrique à partir de 1974, en conséquence de l’admiration qu’elle développe à ce moment pour les maîtres anciens tels qu’Albrecht Altdorfer, Pierre-Paul Rubens, Titien et Giambattista Tiepolo. Cette mutation se traduit par la réalisation exclusive de Curve Paintings entre 1974 et 1978.

Les peintures murales

À partir des années 1980, Bridget Riley se tourne vers les décors muraux. En 1983, elle reçoit une commande de décor pour les murs du Royal Liverpool University Hospital. Elle poursuit cette expérience en 1998, réalisant un grand dessin mural éphémère, Composition with Circles 1. L’artiste fait alors du mur un élément de la composition. Bridget Riley continue avec sa première peinture murale en 2007, Arcadia 1. Cette création montre son évolution vers un nouveau type de courbes. C’est encore aujourd’hui à la peinture murale que se consacre Bridget Riley. 

La cote des œuvres de Bridget Riley

Bridget Riley compte parmi les artistes les plus prisées sur le marché de l’art, et sa cote connait une croissance exponentielle. Elle occupait le 12ème rang des artistes femmes les plus performantes du marché de l’art en 2019. Ce sont les estampes qui représentent la plus grande part du marché en termes de volume (75%). Les feuilles s’échangent généralement pour 1 000 à 50 000 €. La gamme des prix des dessins et gouaches est elle-aussi assez élevée, avec des adjudications comprises entre 10 000 et 300 000 €. Ce sont les peintures qui atteignent les prix les plus hauts, avec des prix qui s’échelonnent entre 100 000 et 5 000 000 €. Le record des ventes a été atteint avec Untitled (Diagonal Curve) (1966), adjugé 4 593 820 € (3 800 000 £) en 2016 à Londres. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Bridget Riley et recevoir son estimation. Estimer une peinture de Bridget Riley en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel. 

(Illus.) Bridget Riley, Bolt of Colour, 2017-2019, Chinati Foundation, Marfa, Texas

Reconnaître la signature de Bridget Riley

Savoir reconnaître la signature de Bridget Riley est essentiel pour authentifier une œuvre de cette figure emblématique de l’Op Art. Bridget Riley signe la plupart de ses peintures et dessins de son nom complet « Bridget Riley », généralement en bas à droite de la composition, de manière discrète mais lisible, souvent avec un crayon ou un marqueur fin. Sa signature reflète la précision et la rigueur qui caractérisent son travail, notamment dans ses célèbres séries Movement in Squares ou Nataraja, où les formes géométriques et les contrastes chromatiques dominent. Sur certaines œuvres sur papier, y compris ses lithographies et sérigraphies, la signature est manuscrite au crayon, parfois accompagnée de la date et du numéro de tirage, ce qui constitue un indicateur clé pour l’authentification. Face à un marché où circulent des reproductions et éditions non certifiées, faire vérifier la signature de Bridget Riley par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bridget Riley, qu’il s’agisse d’une peinture originale, d’un dessin ou d’une estampe.

Expertise signature Bridget Riley
Signature Bridget Riley

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Estimation gratuite Zinaïda Serebriakova

Zinaida Serebryakova

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Estimation et cote de l'artiste Zinaïda Serebriakova

Zinaïda Serebriakova (1884-1967), née Lansere, est une peintre russe ayant consacré sa carrière à représenter le peuple russe et en particulier le travail paysan.

Estimation gratuite Zinaïda Serebriakova

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Les débuts artistiques de l'artiste Zinaïda Serebriakova

Zinaïda Serebriakova est encouragée dans sa carrière artistique par sa famille. Elle est la fille du sculpteur Evgueni Lansere, et la nièce du peintre et critique Alexandre Benois, membre fondateur du groupe du Monde de l’Art, Mir Iskousstva. Ce dernier encourage sa vocation artistique, et l’incite à étudier à Saint-Pétersbourg au sein de l’école d’art créée par sa mécène, la princesse Maria Ténichéva. Zinaïda Serebriakova continue sa formation artistique en 1900 auprès du peintre réaliste Ilya Répine et du portraitiste Ossip Braz. 

Zinaïda Serebriakova effectue ensuite un voyage d’étude en Europe. Elle réside en Italie en 1902-1903, puis se rend à Paris en 1905-1906, immédiatement après son mariage avec Boris Serebriakov (1905). A Paris, la jeune peintre étudie à l’Académie de la Grande Chaumière. Dès le début de sa carrière, elle cherche à représenter la beauté du paysage russe, avec des œuvres telles que Country girl (1906). 

Zinaïda Serebriakova tire ses motifs de scènes de campagne observées dans son enfance à Neskuchnoye. La peintre cherche à donner une monumentalité à la représentation des paysans au travail, reprenant la puissance des formes observée dans l’art classique du Tintoret, de Nicolas Poussin, de Pierre-Paul Rubens et de Jacob Jordaens. Elle peint les paysages avec la plus grande simplicité, pour incarner l’harmonie des paysans avec la nature. En cela, Zinaïda Serebriakova s’inspire des toiles d’Alexeï Venetsianov. 

L’artiste expose à partir de 1909, et remporte un immense succès avec son Autoportrait à la table de toilette (1909) présenté à l’exposition de l’Union des artistes russes en 1910. Le public admire particulièrement la simplicité de sa touche et le réalisme de la représentation. 

Zinaïda Serebriakova, peintre du Monde de l’Art

En 1911, Zinaïda Serebriakova rejoint le groupe du Monde de l’Art, dirigé par son oncle Alexandre Benois. Elle continue à réaliser des tableaux sur le thème de la vie rurale, inspirés de scènes de son enfance. La peintre se distingue des autres membres du groupe par sa préférence pour les thèmes populaires, et par la monumentalité qu’elle insuffle à ses représentations. Les blanchisseuses (1917) est caractéristique de la puissance de ses images. 

Zinaïda Serebriakova réalise également une série de portraits sobres mais d’une grande profondeur psychologique, dont témoignent les portraits d’Ekaterina Lansere et d’Ekaterina Zelenkova (1913), respectivement la mère et la sœur de l’artiste. 

La peintre excelle à représenter la beauté féminine. Lorsque son oncle Alexandre Benois est chargé de décorer la gare de Kazan à Moscou en 1916, elle est choisie pour collaborer au projet. Pour représenter l’Orient, elle figure l’Inde, le Japon, la Turquie et le Siam sous la forme d’allégories féminines. 

Zinaïda Serebriakova et la Révolution d’octobre

La Révolution d’octobre bouleverse la carrière de Zinaïda Serebriakova. Son mari est arrêté dès 1917, et décède en 1920 des suites du typhus contracté dans les prisons bolchéviques. Les conditions de vie de l’artiste sont alors extrêmement précaires. Elle est contrainte de renoncer à la peinture à l’huile, trop onéreuse, et de la substituer par le crayon. 

Lorsque l’Académie de Petrograd lui offre un poste d’enseignante en 1920, Zinaïda Serebriakova déménage dans cette ville avec sa mère et ses quatre enfants. 

La famille de Zinaïda Serebriakova est très présente dans ses œuvres. Ainsi, en 1917 elle représente ses quatre enfants dans Château de cartes. De la même façon, lorsque sa fille aînée commence le ballet, le thème du spectacle apparait dans ses créations. La peintre figure alors surtout des ballerines se préparant pour la représentation. 

L’exil de la peintre Zinaïda Serebriakova à Paris

En 1924, Zinaïda Serebriakova se rend à Paris pour réaliser une grande peinture murale décorative, dont elle a reçu la commande. Elle prévoit alors de finir la peinture, puis de rentrer en Russie auprès de ses enfants. La fermeture des frontières par l’Union soviétique la contraint à demeurer en exil en France. 

Les œuvres de Zinaïda Serebriakova traduisent sa nostalgie de la Russie. Elle continue à représenter les scènes de vie populaire de sa mémoire. La peintre puise également inspiration dans ses nombreux voyages, notamment en Bretagne, en Algérie et au Maroc. Elle s’attache toujours à représenter les gens du peuple. Ainsi, en Bretagne, Zinaïda Serebriakova effectue une série de portraits de paysans et pêcheurs. 

En 1947, Zinaïda Serebriakova prend la nationalité française. Elle doit attendre le « dégel » des relations internationales sous Nikita Khrouchtchev dans les années 1960 pour renouer avec sa famille restée en Russie. Ses toiles sont présentées lors d’une grande exposition organisée à Moscou, Léningrad et Kiev en 1966, un an avant sa mort à Paris.

La cote des œuvres de Zinaïda Serebriakova

La cote des œuvres de Zinaïda Serebriakova est assez volatile, mais on note une croissance générale de l’indice des prix de 175% depuis 2000. 

La gamme des prix de ses peintures est haute, avec une majorité des peintures vendues pour 50 000 à 500 000 €. Les adjudications dépassant le million sont également fréquentes. Le record des ventes a été atteint en 2015 à Londres avec une Étude de jeune femme endormie (1923), acquise pour 4 600 530 € (3 300 000 £). 

L’enthousiasme des collectionneurs pour les œuvres de Zinaïda Serebriakova ne se dément pas à propos des dessins et aquarelles. Le prix de vente moyen est de 10 000 à 50 000 €, avec des adjudications hautes dépassant le million. 

(Illus.) Zinaïda Serebriakova, Autoportrait au foulard, 1911, Moscou, The Pushkin State Museum of Fine Arts

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Estimation gratuite Vladimir Davidovitch Baranov-Rossiné

Vladimir Davidovitch Baranov-Rossiné

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Estimation et cote de l'artiste Vladimir Baranov-Rossiné

Vladimir Baranov-Rossiné (1888-1944) est un représentant de l’avant-garde russe de la première moitié du XXème siècle, rattaché au cubisme orphique. Musicien, peintre et sculpteur, il est avant tout connu pour ses inventions synesthésiques, unissant son et couleur dans des créations innovantes.

Estimation gratuite Vladimir Davidovitch Baranov-Rossiné

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Vladimir Baranov-Rossiné, le peintre de la modernité

Malgré sa formation classique à l’Académie des arts de Saint-Pétersbourg (1903-1907), Vladimir Baranov-Rossiné s’affirme très rapidement comme un peintre de la modernité. À l’issue de sa formation, il expose immédiatement aux cotés de peintres d’avant-garde réunis par David et Vladimir Bourliouk, et Michel Larionov. Les premières œuvres de Vladimir Baranov-Rossiné sont principalement des paysages et portraits, et manifestent l’influence de la peinture postimpressionniste européenne.  

Le peintre participe ainsi à l’exposition Venok (« la guirlande ») à Moscou en 1907, puis Zvieno (« le maillon ») à Kiev en 1908, et Venok-Stephanos en 1909 à Saint-Pétersbourg. Comme les autres exposants, Vladimir Baranov-Rossiné cherche à moderniser l’art russe et à trouver un autre vocabulaire artistique. C’est dans cette perspective que Vladimir Baranov-Rossiné se rend à Paris en 1910. 

Le premier séjour parisien du peintre Vladimir Baranov-Rossiné

Vladimir Baranov-Rossiné réside une première fois à Paris de 1910 à 1914. Il se rend régulièrement à la Ruche, et fréquente les membres de l’avant-garde parisienne, notamment Blaise Cendrars, Alexander Archipenko, Robert et Sonia Delaunay et Alexandra Exter.

C’est à Paris que Vladimir Baranov-Rossiné découvre le cubisme parisien, le futurisme italien, et l’expressionnisme allemand. Il élabore une manière témoignant de sa maitrise du langage de l’avant-garde européenne, et de son sens de la couleur. Il réalise tant des toiles évoquant les formes de Fernand Léger, que des œuvres à composition géométrique proches de celles des Delaunay. À cette période, le peintre signe sous le nom de Rossiné. 

À partir de 1913, Vladimir Baranov-Rossiné se rapproche progressivement de l’abstraction, comme en témoigne sa série inspirée du ruban de Möbius. La bande en spirale enroulée sur elle-même devient la forme principale de ses œuvres. Visible dans des toiles telles que Fjord Christiana (1915) ou encore Rhapsodie Norvégienne (1916 ?), elle symbolise le mouvement de l’espace. 

En 1913, Vladimir Baranov-Rossiné s’essaie également à la sculpture, et réalise sa première « sculpto-peinture ». Sa première œuvre totale, intitulée Rythme, est constituée d’un assemblage de métaux peints. Il s’agit pour l’artiste d’une manière d’unir la peinture et la sculpture. 

Poursuivant sa recherche liée à l’art total, Vladimir Baranov-Rossiné met au point en 1916 un piano optophonique, permettant une synthèse des sons et des couleurs. Le clavier déclenche le mouvement de disques colorés transparents, projetant des couleurs sur un écran. Cet instrument, qu’il présente lors de concerts à Christiana et à Stockholm dès 1916, est aujourd’hui considéré comme la préfiguration de l’art cinétique. 

Vladimir Baranov-Rossiné et la Révolution russe

Lorsqu’éclate la Révolution de 1917, Vladimir Baranov-Rossiné retourne en Russie pour participer à la réforme artistique du pays. Il établit son atelier à Saint-Pétersbourg, et montre ses œuvres aux expositions révolutionnaires sous le nom de Baranov-Rossiné. 

L’artiste présente notamment son piano optophonique lors de concerts lumineux en 1923 au théâtre Meyerhold, puis au Bolchoï de Moscou. Sa quête d’un art total et non-objectif est cependant condamnée par le régime soviétique. En effet, la position des artistes d’avant-garde est alors précaire, et en 1925 le comité central du parti communiste soviétique dénonce toute forme d’art abstrait. L’art doit désormais être explicitement au service de l’idéologie. 

L’exil de Vladimir Baranov-Rossiné à Paris

Son art n’étant plus admis en Russie, Vladimir Baranov-Rossiné s’exile à Paris en 1925. L’artiste russe poursuit dans l’Abstraction, et se rapproche du courant surréaliste. Il continue par ailleurs à présenter son piano optophonique lors de concerts, et ouvre même une Académie optophonique en 1927. 

Vladimir Baranov-Rossiné est remarqué par Jean Arp, qui admire ses sculptures de métal et de verre. Il fait connaître son art en participant à de multiples expositions, notamment au Salon des Indépendants, à l’Exposition internationale de 1937 à Paris et au Salon de la Peinture Musicaliste de Limoges en 1939. 

Vladimir Baranov-Rossiné choisit de rester à Paris durant l’Occupation, et est arrêté en 1943 en raison de sa confession juive. Il meurt l’année suivante à Auschwitz. Des rétrospectives de son œuvre ont été organisées au Salon des Indépendants (1954) puis au Musée national d’art moderne de Paris (1972). 

La cote des œuvres de Vladimir Baranov-Rossiné

Les œuvres de Vladimir Baranov-Rossiné ont connu un véritable engouement des collectionneurs dans la deuxième moitié des années 2000. Cet élan s’est aujourd’hui assagi. 

Les prix de vente des toiles de Vladimir Baranov-Rossiné sont régulièrement répartis entre 10 000 et 500 000 €. Les enchères hautes peuvent être plusieurs fois millionnaires, comme ce fut le cas en 2008 à Londres avec la vente du Rythme (Adam et Eve) (1910), pour 3 036 720 € (2 400 000 £). 

Les dessins et aquarelles sont pour leur part essentiellement acquis pour 10 000 à 50 000 €. Aucune vente de sculpture de Vladimir Baranov-Rossiné n’a été enregistrée au cours des vingt dernières années. 

(Illus.)Vladimir Baranov-Rossiné, Adam et Ève (1912), Madrid, musée Thyssen-Bornemisza.

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Estimation gratuite Viktor Vasnetsov

Viktor Vasnetsov

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Estimation et cote de l'artiste Viktor Vasnetsov

Viktor Vasnetsov (1848-1926) est un peintre russe ayant connu une évolution majeure dans son art, du réalisme critique à l’art onirique encourageant le sentiment national. Il a exercé une influence primordiale sur l’art russe au tournant du XXème siècle. 

Estimation gratuite Viktor Vasnetsov

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Viktor Vasnetsov, une formation d’artiste religieux

Viktor Vasnetsov se forme d’abord à l’art religieux, à l’imitation de son père, Mikhaïl Vassilievitch Vasnetsov, prêtre au village de Viatka et peintre d’icône. Il étudie au séminaire théologique de Viatka de 1862 à 1867, et apprend les rudiments de la peinture d’icônes. 

Passionné par le dessin, Viktor Vasnetsov rejoint ensuite l’école de dessin de la Société pour l’encouragement des arts de Saint-Pétersbourg. De 1867 à 1868, il y suit l’enseignement d’Ivan Kramskoï. Viktor Vasnetsov poursuit sa formation à l’Académie des Arts Saint-Pétersbourg en 1869-1875, et adopte un style réaliste. 

Un membre controversé du cercle des Ambulants

Une fois diplômé, Viktor Vasnetsov rejoint en 1876 le groupe des peintres Ambulants « Peredvijniki », dont il est proche par son amitié avec deux membres éminents du cercle, Ivan Kramskoï et Ilya Répine. 

Son œuvre, particulièrement critique, témoigne d’un sens de l’ironie et de la satire. Les thèmes de prédilection de Viktor Vasnetsov sont les conditions de vie des pauvres de Saint-Pétersbourg, et la critique de la vie bourgeoise. En témoignent des œuvres telles que D’appartement en appartement (1876) ou encore Préférence (1879). Son style manifeste l’influence de la peinture de genre hollandaise, ainsi que des œuvres de William Hogarth et Pavel Fedotov.

Viktor Vasnetsov pratique également la gravure. Le Vendeur de livres de 1870 et Le Garçon à la bouteille de vodka de 1872 présentées à l’Exposition universelle de Londres en 1874 sont récompensées d’une médaille de bronze.

Viktor Vasnetsov puise également inspiration dans son voyage à Paris, en 1876-1877. Il étudie tant les peintres classiques que les artistes contemporains, s’intéressant à la fois aux toiles académiques et impressionnistes. Il réalise plusieurs grandes toiles inspirées de la série des Saltimbanques d’Honoré Daumier, notamment Kiosques de foire à Paris (1876-1877). 

Le peintre est alors un réaliste reconnu. Cependant, à partir de 1877, il ouvre ses centres d’intérêts aux sujets mythologiques et aux contes. Il compose cette année-là Ivan montant un loup gris et L’Oiseau de feu, avant de rentrer à Moscou. 

À son retour en Russie, on lui reproche de s’être éloigné de l’idéal et de l’esthétique des Ambulants. Son œuvre religieuse est elle-aussi décriée, et ses peintures murales pour la cathédrale Saint-Vladimir de Kiev (1884-1889) sont dites sacrilèges. 

Cette évolution de l’artiste vers des sujets plus mythologiques et légendaires fait cependant de lui un acteur majeur du réveil du sentiment national. 

Viktor Vasnetsov, peintre inspirateur du mythe national

Viktor Vasnetsov puise inspiration dans les sujets de la mythologie nationale, et encourage le renouveau de l’intérêt du public pour le passé slave. Il renouvelle la peinture historique russe, en représentant des scènes d’histoire nationale avec une précision archéologique, tout en créant une atmosphère onirique et légendaire. 

L’artiste représente en particulier les héros de la littérature nationale. Ainsi, le motif de la bataille du prince Igor contre les Polovtsy (1880) est tiré du Dit de la Campagne d’Igor, poème épique du XIIème siècle, aujourd’hui reconnu comme la plus ancienne œuvre littéraire des slaves orientaux. Les bogatyrs, chevaliers de la Russie ancienne, deviennent des personnages récurrents des toiles de Viktor Vasnetsov.  

Accompagnant ce renouvellement thématique, l’esthétique du peintre se transforme. Ses toiles gagnent une ampleur nouvelle et son traitement de la couleur se fait plus monumental. Si la profondeur psychologique des représentations s’amenuise, leur dimension symbolique s’affirme. D’un point de vue stylistique, Viktor Vasnetsov annonce l’Art nouveau, avec l’aspect très décoratif de ses toiles. Cette parenté avec l’Art nouveau est particulièrement perceptible dans Trois princesses du royaume souterrain (1881). 

Le style de Viktor Vasnetsov est alors admiré à l’étranger par les intellectuels tels que Rainer Maria Rilke, et désigné comme « le nouveau style russe ». 

L'artiste Viktor Vasnetsov et l’architecture

Viktor Vasnetsov œuvre également comme architecte à la fin de sa carrière. Il dessine d’abord les plans de sa demeure à Moscou en 1894, puis conçoit le Pavillon Russe à l’Exposition Universelle de Paris en 1898. Architecte reconnu, il est même choisi en 1904 pour élaborer les plans de la Galerie Tretyakov.

Viktor Vasnetsov s’essaie aussi au décor architectural, et dessine les mosaïques de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski de Varsovie entre 1906 et 1911. 

La carrière de l’artiste est récompensée par son anoblissement par le tsar Nicolas II en 1912. 

La cote des œuvres de Viktor Vasnetsov

Viktor Vasnetsov est un artiste clé dans le développement de l’art russe, en tant que peintre réaliste et représentant du mythe national. A ce titre, l’intérêt des collectionneurs pour ses peintures est sensible. Ses toiles s’échangent majoritairement pour 100 000 à 500 000 €, mais les adjudications peuvent atteindre le million. Ce sont les œuvres du second temps de sa carrière qui remportent les prix les plus élevés. Le record des ventes a été atteint en 2011 à Londres avec un Bogatyr (1920), adjugé pour 1 108 650 € (950 000 £).  

Viktor Vasnetsov est également réputé pour ses gravures. Ses estampes s’échangent aujourd’hui pour 1 000 à 5 000 €. Les dessins et aquarelles peuvent pour leur part être acquis pour 500 à 10 000 €, avec une majorité des ventes pour 500 à 1 000 €. 

(Illus.)Viktor Vasnetsov, Trois princesses du royaume souterrain, huile sur toile, 1879, Galerie Tretyakov.

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Estimation gratuite Vassily Polenov

Vassily Polenov

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Estimation et cote de l'artiste Vassily Polenov

Vassily Polenov (1844-1927), peintre russe du tournant du XXème siècle, était surnommé par ses contemporains « le chevalier de la beauté ». L’artiste est avant tout reconnu pour ses peintures de paysage et ses portraits. Il rejoint le cercle des artistes itinérants Peredvizhniki et s’allie à la colonie d’Abramtsevo, avant de s’engager dans un projet humaniste à la fin de sa carrière.

Estimation gratuite Vassily Polenov

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Le début de la carrière du peintre Vassily Polenov

Vassily Polenov envisage dès son plus jeune âge la carrière de peintre. Il suit dès l’âge de 12 ans des cours de dessin auprès de Pavel Chistyakov, puis est admis à l’Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg en 1863. De façon contemporaine, Vassily Polenov étudie le droit à l’université de Saint-Pétersbourg. 

À l’issue de sa formation, en 1871, Vassily Polenov reçoit la médaille d’or de l’Académie pour son tableau d’histoire représentant La résurrection de la fille de Jaïrus. Ce prix lui permet d’obtenir une bourse pour partir étudier à l’étranger. 

Vassily Polenov se rend alors en Allemagne, en Italie à Venise et Rome, puis en Grèce, en France, et en Grande-Bretagne. Au cours de cette période, il expérimente différents genres artistiques. 

À Paris, Vassily Polenov se joint au cercle artistique animé par Ilya Répine, chez qui il réside un temps. Il s’intéresse alors à la peinture de paysage. Sur les conseils d’Alexei Bogolioubov, Vassily Polenov se rend également en Normandie, et rejoint la colonie d’artistes russes de Veules-les-Roses. À leurs côtés, il peint des paysages de bord de mer et la campagne normande. Ses paysages lyriques et lumineux participent à renouveler la peinture de paysage russe à son retour en Russie en 1876. 

Vassily Polenov ne délaisse pas pour autant la peinture d’histoire, et il est élu à l’Académie avec sa toile L’Arrestation de la huguenote (1876) dès son retour. Le séjour du peintre en Russie n’est que de courte durée, car il s’engage l’année suivante comme peintre de guerre dans le cadre de la guerre russo-turque de 1877-1878. Vassily Polenov sillonne alors la Turquie et le Moyen-Orient, et ce voyage donne lieu à de nombreux tableaux et esquisses, tels que le Cimetière musulman (1876).

Vassily Polenov, peintre majeur en Russie

A la fin de la guerre, Vassily Polenov rentre en Russie et s’affirme comme un peintre majeur de la scène artistique russe. Il renouvelle alors ses thématiques et adopte un style lumineux et harmonieux. 

Les paysages réalistes

Vassily Polenov compte parmi les principaux représentants de l’école du paysage réaliste. A partir de 1879, le peintre participe à toutes les expositions annuelles du Peredvizhniki l’Association des Expositions ambulantes. Il promeut une peinture réaliste, qui modernise la représentation de la vie quotidienne russe, tout en demeurant dans la continuité de l’approche lyrique d’Alekseï Savrasov et Fedor Vasiliev. Cour à Moscou (1878) assure sa popularité auprès du public en raison de la simplicité harmonieuse et de la justesse de la représentation. 

Le cercle d’Abramtsevo

Vassily Polenov rejoint en 1880 le cercle d’Abramtsevo, à l’invitation de l’industriel et mécène Savva Mamontov, qu’il avait rencontré lors de son voyage à Rome. Il devient rapidement une personnalité majeure de la colonie d’artistes. Il conçoit l’église et participe à la fondation du musée du village. Vassily Polenov s’attache notamment à collecter des exemples d’art populaire. Il participe ainsi au renouveau du sentiment national encouragé par les membres du cercle. 

L’action religieuse et sociale de Vassily Polenov

Au milieu des années 1880, Vassily Polenov s’engage dans des projets à dimension religieuse et sociale affirmée. Il réalise alors surtout des peintures religieuses, telles que Le Christ et le pécheur (1887), et une série intitulée La vie du Christ (1890-1900). Pour assurer l’exactitude de ses représentations, le peintre s’appuie sur ses esquisses réalisées au Moyen-Orient. 

Vassily Polenov souhaite par ailleurs agir avec son épouse Natalia Yakunchikova pour améliorer l’éducation des enfants en contexte rural. Il acquiert donc une propriété de campagne à Borok sur la rivière Oka, et fonde un complexe composé d’une maison, un atelier, une église, un musée et deux écoles pour les enfants de la région. Il dessine personnellement le plan de sa maison-musée. 

Lorsqu’éclate la Révolution russe, Vassily Polenov réside à Borok, loin du pouvoir. Il rejoint néanmoins l’Association des artistes de la Russie révolutionnaire (AKhRR), et est nommé Artiste du peuple de l’URSS en 1926. À sa mort en 1927, Borok est même renommée Polenovo en hommage à l’artiste.

La cote des œuvres de Vassily Polenov

La cote des œuvres de Vassily Polenov traduit l’influence qu’il a exercé sur l’art russe tout au long de sa carrière. 

La gamme des prix des peintures est large, avec des prix de vente s’échelonnant entre 5 000 et 4 000 000 €. Cependant, la majorité des toiles est adjugée pour un prix compris entre 10 000 à 500 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2011 à Londres avec Le Christ et le pêcheur (Celui qui est sans pêché) (1908), adjugé pour 4 200 120 € (3 600 000 £). Les dessins et aquarelles, plus rares sur le marché de l’art, s’échangent généralement pour 1 000 à 10 000 €.

(Illus.) Vassily Polenov, Cour à Moscou, 1878, Moscou, Galerie Tretyakov 

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En lien avec Vassily Polenov

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Valentin Serov

Valentin Serov

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Estimation et cote de l'artiste Valentin Serov

Valentin Serov (1865-1911) s’impose comme le maître absolu du portrait russe à l’aube du XXe siècle. Formé par le grand Ilia Répine, ce virtuose quitte rapidement le réalisme pour développer sa propre touche (fortement influencée par l’impressionnisme européen). Capable de saisir la personnalité de ses modèles en quelques coups de pinceau, Serov devient le peintre favori de la haute société et de la famille impériale.

Contactez Estimon’objet pour une expertise gratuite de votre œuvre de Valentin Serov ! Il est un artiste rare sur le marché international, et la réapparition de l’une de ses peintures suscite toujours une immense ferveur parmi les collectionneurs.

Estimation gratuite Valentin Serov

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La cote de Valentin Serov sur le marché de l’art

La cote des peintures à huile

Ses chefs-d’œuvre sont conservés à la Galerie Tretiakov de Moscou ou au Musée Russe de Saint-Pétersbourg. Par conséquent, les apparitions de ses peintures à huile aux enchères sont exceptionnelles ! Les prix grimpent dès que l’historique de l’œuvre est connu, atteignant plusieurs millions d’euros pour ses grands portraits. Pour un vendeur, le marché reste très actif : les collectionneurs recherchent en priorité ses œuvres des années 1890 et 1900, la période où sa peinture devient plus libre.

Voici quelques ventes records et références :

  • Portrait de Maria Yakounchikova (1898) :
    Cette toile majeure a été adjugée en novembre 2011 à Londres pour un record historique de plus de 1,5 million d’euros.
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  • Fenêtre ouverte (1886) :
    Une huile d’influence impressionniste, vendue en juin 2014 chez Sotheby’s, qui a dépassé les 900 000 €.
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  • Scènes de genre et paysages :
    Ses tableaux de formats plus petits, qui représentent des scènes de campagne ou des chevaux, se négocient généralement entre 150 000 € et 500 000 € (comme son étude L’Automne, vendue en 2019).

La cote des dessins et œuvres sur papier

Pour Serov, le dessin est un terrain de jeu formidable : il n’avait besoin que de quelques minutes et de trois coups de fusain ou de mine de plomb pour planter le décor ou faire surgir un regard. C’est cette rapidité qui plaît tant aux acheteurs aujourd’hui.

Les pièces les plus recherchées sont ses grands portraits sur papier teinté, qu’il aimait rehausser avec des pointes de craie blanche ou de gouache. Si vous dénichez une feuille de cette qualité, les prix grimpent vite entre 20 000 € et 120 000 € ! Une autre catégorie fait souvent un carton en salle des ventes : ses croquis de costumes et de décors pour les célèbres Ballets Russes de Diaghilev. Les passionnés d’histoire de la musique et de théâtre s’arrachent ces témoignages d’époque.

Exemples de ventes récentes :

  • Portrait d’Argyropoulo (Fusain et craie, 1908) : adjugé à Londres en novembre 2020 pour 38 000 €.
  • Étude de nu pour un projet de fresque (Crayon, 1910) : vendue pour 22 000 € au cours de l’année 2022.
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La cote des estampes et lithographies

Serov a très peu gravé, ce qui fait de chaque estampe une vraie rareté sur le marché. Il s’est s’essayé à la lithographie et à l’eau-forte à de rares occasions, surtout pour illustrer des fables russes ou dessiner des proches. Une belle épreuve originale, sortie des presses de son vivant et idéalement signée, se négocie entre 3 000 € et 10 000 €.

Ouvrez l’œil cependant : sa mort soudaine en 1911 a poussé des éditeurs à réimprimer ses sujets. Pour éviter de confondre une planche historique avec une simple copie moderne, faites confiance à Estimon’objet.

Exemples de résultats de ventes :

  • Portrait d’Ilia Répine (Lithographie, 1901) : un tirage d’époque rare de ce portrait de son maître, adjugé à Londres en 2016 pour 4 500 € !
  • Illustration pour la fable « Le Quartette » (Eau-forte, 1895) : vendue lors d’une vente spécialisée en 2019 pour 3 800 €.
  • L’Octobre (Lithographie sur papier teinté, 1898) : une scène rurale symbolique, passée aux enchères en 2021 pour un montant de 7 200 € !

Comment reconnaître une œuvre de Valentin Serov ?

Le travail de Serov se reconnaît d’abord à sa manière de sculpter les volumes avec la lumière. Oubliez les contours figés ou les lignes géométriques : ici, ce sont les touches de couleur posées côte à côte qui créent la forme. L’artiste laisse son pinceau glisser rapidement sur le support, ce qui donne une impression de mouvement immédiat.

Un autre point clé concerne le cadrage de ses portraits. L’artiste installe souvent ses modèles dans des positions naturelles, parfois de trois-quarts ou accoudés… Alors que la tendance est plutôt aux poses figées des salons officiels. Il préfère également mettre en avant le regard du sujet. Si vous pensez avoir entre vos mains un tableau de l’artiste, n’hésitez pas à contacter Estimon’objet : nous vous aiderons à en savoir plus !

Reconnaître la signature de Valentin Serov

Trouver la marque de l’artiste demande un coup d’œil attentif car les lettres sont en russe ! La mention « В. Серов » (V. Serov) est tracée d’une main rapide et sûre. Pour les peintures, la signature est souvent tout en bas du tableau : elle reste discrète et se remarque à peine au premier coup d’œil.

Pour les œuvres sur papier, l’artiste va au plus simple : de simples initiales ou un nom inscrit très finement au crayon, avec l’année de création juste à côté. Le support est également important, car Valentin Serov signait presque toujours sur des papiers assez épais et rugueux, indispensables pour accrocher la poudre de fusain. Notez donc : signature en cyrillique, écrite simplement, sans fioritures.

Tableau de Valentin Serov : ce que regardent nos experts

Maxime Charron, notre expert en art russe chez Estimon’objet, utilise vos photos pour juger l’épaisseur de la matière. Valentin Serov avait horreur de surcharger ses toiles. On cherche cette fluidité typique : les couches de couleur sont si fines qu’on devine le grain de la toile en dessous. Si la peinture est lourde, pâteuse ou que le geste semble figé, le doute s’installe tout de suite !

Il faut également faire très attention au verso de la toile. Comme Serov travaillait pour l’élite avant la Révolution de 1917, ses œuvres ont traversé toutes les tempêtes du XXe siècle. En retournant le châssis, on traque les indices de ce voyage mouvementé : un numéro d’inventaire à l’encre bleue de la collection Morozov, une étiquette de la fameuse exposition d’art russe à Paris en 1906, ou même le tampon rouge de la douane soviétique (le Glavnauka) qui autorisait la sortie du territoire dans les années 1920. Ce sont ces détails matériels, bien réels, qui sortent un tableau de l’anonymat et font grimper sa valeur !

Valentin Serov, peintre de l’impressionnisme et de l’élite russe

Né au cœur de la vie culturelle de Saint-Pétersbourg avec des parents musiciens, Valentin Serov baigne dans l’art dès son enfance. Repéré très jeune par le grand Ilya Répine, il devient son élève et assimile les règles du réalisme russe. Pourtant, le jeune peintre décide de s’en détacher pour explorer la lumière et la couleur. Le choc se produit en 1887 : à seulement 22 ans, il réalise La Fille aux pêches, une œuvre lumineuse qui bouscule l’art de son pays en y insufflant l’esprit de l’impressionnisme européen.

Cette réussite fulgurante lui ouvre les portes de la famille impériale. Devenu le portraitiste attitré du Tsar Nicolas II, Serov conserve malgré tout une liberté de ton absolue. Son pinceau ne cherche pas à flatter : il capte la vérité psychologique de ses modèles, quitte à laisser transparaître l’arrogance d’un grand noble ou la lassitude d’une princesse sous ses parures. Cette honnêteté brute fait de lui le peintre le plus courtisé et le plus respecté de la société russe.

Au tournant des années 1900, son style évolue vers des formes plus graphiques, influencées par ses voyages en Grèce et l’émergence de l’Art nouveau. Sa disparition brutale en 1911 à Moscou coupe net ses nouvelles recherches graphiques. Il laisse derrière lui une galerie de portraits saisissants, véritables miroirs d’un monde impérial sur le point de disparaître dans la tourmente de l’histoire.

Lorsque vous m’envoyez vos photos, retournez le tableau et prenez une image bien nette de l’arrière du bois (de préférence à la lumière du jour). Pourquoi ? Car les artistes de l’époque impériale achetaient leurs fournitures chez Avanzo à Moscou ou Daziaro à Saint-Pétersbourg. Ces bois d’atelier ont vieilli : ils sont brun foncé et portent parfois un petit tampon violet ou une marque au pochoir en cyrillique. À l’inverse, si votre photo me montre un revers trop propre, un bois clair ou des traces de scie mécanique, cela me suffit pour repérer une copie moderne. Pensez donc à photographier le dos du châssis, c’est là que se trouvent les meilleures preuves !

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Piotr Kontchalovski

Piotr Kontchalovski

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Estimation et cote de l'artiste Piotr Kontchalovski

Piotr Kontchalovski (1876-1956) est un peintre prolifique de l’Avant-garde russe de la fin du XIXème siècle. Artiste issu d’une illustre famille d’artistes et écrivains russes, il fréquente les membres de la scène artistique depuis son enfance. Sensible à la modernité française, Piotr Kontchalovski compte parmi les figures majeures du groupe russe du Valet de Carreau.

Estimation gratuite Piotr Kontchalovski

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Piotr Kontchalovski, artiste peintre entre Paris et Moscou

 

Piotr Kontchalovski débute sa formation artistique à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Il se rend ensuite à Paris et étudie de 1897 à 1899 à l’Académie Julian. Cette première initiation lui permet d’intégrer l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg en 1899. Piotr Kontchalovski étudie auprès de Constantine Savinsky et Pavel Kovalevski, et est finalement diplômé en 1907. 

Une fois sa formation achevée, Piotr Kontchalovski retourne en France en 1908, et expose au Salon d’Automne et au Salon des Indépendants à Paris. Si la réception de ses œuvres est peu enthousiaste, lui-même assimile les innovations de l’Avant-garde française. Il s’inspire en particulier de la vivacité des couleurs de Paul Gauguin, Henri Matisse et Vincent Van Gogh comme en témoigne Fille d’Arles (1908).  Piotr Kontchalovski retourne à Moscou en 1909 pour participer à la troisième exposition de la Toison d’or. Son art ne fait pas l’unanimité, et nombreux sont les artistes russes qui décrient alors ses créations.

Piotr Kontchalovski, membre fondateur du Valet de Carreau

 

De retour à Moscou, Piotr Kontchalovski diffuse une nouvelle esthétique inspirée de l’avant-garde française, et participe à la fondation du mouvement artistique du Valet de Carreau.  

Ce mouvement pictural d’avant-garde rassemble des artistes inspirés par Paul Cézanne, le postimpressionnisme français, le fauvisme et le mouvement du Blaue Reiter allemand. Les œuvres de Piotr Kontchalovski telles que L’Enthousiaste de la tauromachie (1910) ou le Portrait de Yakulov (1910) témoignent de sa connaissance du fauvisme. Cependant, il adopte une touche plus solide et géométrique, inspirée tant de l’œuvre de Paul Cézanne que des débuts du cubisme. Suivant l’exemple de Paul Cézanne, Piotr Kontchalovski utilise la vibration de sa touche pour traduire l’animation des motifs, comme dans Le Violoniste Romashkov (1918). 

Piotr Kontchalovski est un personnage très actif sur la scène artistique russe. Il expose régulièrement, contribue au journal Mir Iskousstva.

Piotr Kontchalovski après la Révolution de 1917

Après la Révolution russe de 1917, Piotr Kontchalovski choisit l’enseignement. Il devient professeur aux Studios d’art libre (Svomas) de 1918 à 1921, et aux Ateliers supérieurs artistiques et techniques (Vkhutemas) de 1926 à 1929.

Dans les années 1920, le peintre assimile les principes du réalisme socialiste, et réalise des œuvres plus naturalistes. Il effectue notamment des portraits officiels des héros soviétiques aujourd’hui considérés comme des modèles de ce style. L’influence d’Henri Matisse demeure cependant importante dans l’œuvre de Piotr Kontchalovski. En témoigne son Portrait de Vsevolod Meyerhold (1938), qui reprend la composition des Odalisques réalisées par Henri Matisse dans les années 1920.  

Dans les années 1930 et 1940, Piotr Kontchalovski renouvelle ses motifs et se consacre à la peinture de paysages. Il peint surtout des natures mortes ensoleillées, aux teintes contrastées dominées par le jaune, le rose, le violet et le vert, comme le montre sa série des Lilas (1933).   

Piotr Kontchalovski est désormais un représentant éminent de l’Union soviétique. Il est d’ailleurs choisi pour représenter l’URSS à la Biennale de Venise en 1924. En raison de ses portraits des héros soviétiques de la Seconde guerre mondiale, il reçoit même l’Ordre de la Bannière rouge et le titre d’Artiste du peuple de la République socialiste fédérative soviétique de Russie en 1946.

La cote des œuvres de Piotr Kontchalovski

Chef de file du principal mouvement d’avant-garde russe des années 1910-1913, Piotr Kontchalovski que l’on surnomme aussi « le Cézanne russe » compte parmi les artistes russes les plus recherchés sur le marché de l’art. 

Ses peintures s’échangent majoritairement pour 100 000 à 500 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser le million. Le record des ventes est détenu par Le jeu de billard. Aristarkh Lentulov et Piotr Konchalovsky (1918), toile adjugée à Londres pour 1 518 557 € (1 345 000 £) en 2018. Ce sont les toiles de la première partie de sa carrière qui suscitent le plus d’enthousiasme auprès des collectionneurs. 

La gamme de prix des dessins est également haute. Les œuvres graphiques sont le plus souvent acquises pour 10 000 à 50 000 €. 

Depuis 2006, la fondation Piotr Kontchalovski délivre des certificats d’authentification de l’œuvre de l’artiste.  

(Illus.) Piotr Kontchalovski, Natasha assise sur une chaise, 1910, Collection de Vladimir et Ekaterina Semenikhin

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Estimation gratuite Nicolas Roerich

Nicolas Roerich

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas Roerich

Nicolas Roerich (1874-1947) est un artiste russe actif à partir de 1920 aux Etats-Unis, avant de partir en Inde en 1923. Peintre, graveur et illustrateur, il est rattaché au courant symboliste, et très lié à la théosophie.

Estimation gratuite Nicolas Roerich

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Nicolas Roerich, peintre de Saint-Pétersbourg

Nicolas Roerich entre simultanément à la faculté de droit de l’université et à l’institut supérieur des arts de l’Académie impériale des arts de Saint-Pétersbourg en 1893. Il étudie dans l’atelier d’Arkhip Kouïndji, dont il admire le traitement de la lumière, mais il fréquente également les personnalités majeures de la scène artistique russe, telles qu’Ilya Répine ou encore et Serge Diaghilev. 

Nicolas Roerich est diplômé de l’Académie en 1897 avec son tableau Le Messager, qui est acquis par le collectionneur et philanthrope Pavel Tretyakov. À partir de là, la préoccupation principale de Nicolas Roerich est de montrer les cultures primitives par des reconstitutions historiques et ethnographiques. Son épouse, Helena Shaposhnikova, nourrit son inspiration tout au long de sa vie. 

En 1903-1904, après avoir passé deux ans en France et étudié auprès de Fernand Cormon, Nicolas Roerich décide de parcourir la vieille Russie avec sa femme. Ensemble, ils visitent les villes célèbres pour leurs monuments anciens. Ce voyage est à l’origine d’une série de peintures aux coloris vifs, ainsi que des premiers articles critiques de Nicolas Roerich. Il défend dans ses écrits la valeur artistique de la peinture d’icône et de l’architecture de la Russie médiévale. 

À son retour, Nicolas Roerich s’investit dans l’art religieux. Il reçoit de nombreuses commandes de chapelles privées de de monastères, et multiplie les compositions de peintures murales et de mosaïques. Il collabore notamment avec la princesse Maria Tenisheva pour la décoration de son église à Talashkino de 1908 à 1914. 

A partir de 1910, Nicolas Roerich diversifie ses motifs. Il se sensibilise progressivement à la philosophie orientale, et introduit des thèmes indiens dans ses compositions. 

Artiste notoire, Nicolas Roerich est nommé directeur de l’école de la Société pour l’encouragement des arts de Saint-Pétersbourg en 1906. Il est également choisi comme président du groupe du Monde de l’Art en 1910. Ces rôles témoignent de l’influence qu’exerce le peintre dans la vie artistique et sociale russe avant la Révolution de 1917.

La carrière de Nicolas Roerich à l’étranger

Nicolas Roerich en Europe

Nicolas Roerich collabore à divers projets européens dès 1910. Ainsi, il conçoit les costumes pour la production parisienne des Danses polovtsiennes de Sergei Diaghilev en 1909 et du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky en 1912. 

En 1916, l’artiste s’installe en Carélie en raison de problèmes pulmonaires. La région devient territoire finlandais en 1918, et Nicolas Roerich est désormais expatrié en raison de la fermeture de la frontière avec la Russie. Il décide donc de continuer sa carrière en Europe et expose à Stockholm, Copenhague et Helsinki de 1918 à 1919. 

En 1919, il part à Londres à l’invitation de Serge Diaghilev, qui lui propose de réaliser le décor des opéras de Modeste Moussorgski et d’Alexandre Borodine. Après un an en Angleterre, Nicolas Roerich gagne les États-Unis. 

Nicolas Roerich, la théosophie aux États-Unis

Nicolas Roerich arrive aux États-Unis en 1920, et développe de nombreuses activités liées à la théosophie.  Il se fait connaitre dès son arrivée en tant qu’artiste, en organisant une exposition personnelle à Chicago. 

Tout en approfondissant son étude de la philosophie indienne, Nicolas Roerich fonde le Master Institute of United Arts en 1921, et le centre culturel international Corona Mundi (cœur ardent) en 1922. Il rejoint par ailleurs plusieurs cercles liés à la théosophie, dont le cercle de Rose-Croix (AMORC).

L’Inde et l’Asie centrale, des voyages centraux pour Nicolas Roerich

À partir de 1923, Nicolas Roerich fait de fréquents voyages en Inde et en Asie centrale. Il crée le Roerich Museum à New-York pour faire connaitre les objets de ces régions, et fonde avec son épouse l’Institut Urusvati d’études himalayennes dans l’Himalaya occidental en 1928. 

Les paysages, la religion et les rites de l’Inde et de l’Asie centrale deviennent sa thématique principale. 

Le peintre œuvre par ailleurs pour l’identification et la protection des monuments artistiques dans le monde, à partir de 1929.  En prévision de la guerre, Nicolas Roerich rédige un traité sur la préservation des biens culturels en temps de conflit. Ce traité, nommé Pacte Roerich, est signé à la Maison Blanche en 1935. À ce titre, Nicolas Roerich est nominé à deux reprises pour le prix Nobel de la Paix, en 1929 et 1935. 

La cote des œuvres de Nicolas Roerich sur le marché de l'art

Les œuvres de Nicolas Roerich s’échangent surtout sur le marché anglais et américain, sans paraitre souffrir de la désaffection des collectionneurs pour l’art religieux. 

Les peintures de l’artiste sont majoritairement acquises pour 50 000 à 500 000 €, avec des adjudications hautes pouvant dépasser les 2 000 000 €. La vente de la Madonna Laboris en 2013 à Londres pour 8 217 724 € (7 016 500 £) a constitué un record exceptionnel, plaçant la vente de cette toile au troisième rang des plus belles adjudications de Madones de l’histoire.  

Un budget de 10 000 à 50 000 € permet d’acquérir un dessin ou une aquarelle de l’artiste. 

(Illus.) Nicolas Roerich, Des visiteurs d’Outre-mer. Les Slaves, 1901, Moscou, Galerie Tretyakov.

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Estimation gratuite Nikolaï Doubovskoï

Nikolaï Doubovskoï

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Estimation et cote de l'artiste Nikolaï Doubovskoï

Nikolaï Doubovskoï (1859-1918) est un peintre russe réaliste, qui excelle dans la représentation de paysages lyriques. Le peintre étudie à l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg de 1877 à 1882 auprès du peintre de paysage Mikhail Klodt, dont il s’inspire pour ses premières créations réalistes. À l’issue de sa formation, Nikolaï Doubovskoï participe à des expositions auprès de la Société pour l’encouragement des arts de Saint-Pétersbourg, puis en 1884 expose avec le groupe des Ambulants.

Estimation gratuite Nikolaï Doubovskoï

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Nikolaï Doubovskoï : un peintre du groupe des Ambulants

Le groupe des Ambulants ou Peredvizhniki est un cercle de peintres russes formé en réaction aux restrictions de l’académisme, et voyant dans l’art un moyen d’unir les gens entre eux et à la nature. Nikolaï Doubovskoï devient membre du groupe en 1886. 

Le peintre réalise alors des paysages intimistes et lyriques, traduisant un sentiment. Nikolaï Doubovskoï remporte un grand succès avec Hiver (1884) confirmé par Printemps (1885). On admire la profondeur de la représentation et la fraicheur de sa touche. Le peintre travaille alors régulièrement en plein air, directement sur le motif.

Dans les années 1890, Nikolaï Doubovskoï donne davantage de monumentalité et de majesté à ses représentations de la campagne russe. Sa toile la plus populaire est Le calme avant la tempête ou Silence (1890). La composition ample de cette œuvre, son clair-obscur marqué, et ses coloris contrastés en font une toile à la fois dramatique et majestueuse. Le tsar Alexandre III acquiert le tableau avant même son exposition pour sa collection du palais d’Hiver. Pour qu’elle ne soit pas réservée à un public trop restreint, Pavel Tretiakov en commande une copie pour sa collection de Moscou.  

Le succès de Nikolaï Doubovskoï est récompensé officiellement par sa nomination comme Académicien en 1898. Par ailleurs, Arkhip Kouïndji ayant quitté en 1897 l’Académie russe des beaux-arts, Nikolaï Doubovskoï se voit même proposer sa place de professeur de paysage, mais il la refuse.

Le peintre devient également membre permanent du conseil d’administration des peintres Ambulants en 1899, et reçoit la médaille d’argent de l’exposition universelle de Paris de 1900 pour Le calme avant la tempête. L’artiste a désormais une renommée solidement établie, et incarne une figure essentielle de la scène artistique russe. 

L'art des paysages d’humeur de Nikolaï Doubovskoï

Avec Le calme avant la tempête (1890), Nikolaï Doubovskoï élabore son premier « paysage d’humeur ». Il s’agit d’un paysage marqué par l’émotion. La nature est représentée de façon à ce que le public s’imprègne d’un certain état d’âme, et soit ainsi en harmonie à la nature. Nikolaï Doubovskoï demeure de cette manière fidèle à l’ambition des peintres Ambulants. 

Le peintre privilégie donc les thèmes propices à susciter une émotion, en particulier la nature calme avant le déchaînement des éléments, et l’hiver. Nikolaï Doubovskoï insuffle systématiquement une dimension épique dans ses paysages, que l’on perçoit également dans les compositions calmes telles que Sur la Volga (1892). 

À la fin des années 1890, Nikolaï Doubovskoï renouvelle ses motifs grâce à ses nombreux voyages en Europe. Il se rend notamment en Bretagne, en Italie, en Grèce, en Turquie, en Suisse, et en Allemagne. Au cours de ses voyages, il réalise de nombreuses esquisses et croquis. Sous l’influence des peintres impressionnistes, Nikolaï Doubovskoï peint également régulièrement sur le motif. L’artiste s’inspire par ailleurs de l’impressionnisme dans le traitement de ses effets de lumière. 

La cote des œuvres de Nikolaï Doubovskoï

La circulation internationale des toiles de Nikolaï Doubovskoï sur les différentes places du marché européen, russe, et américain témoigne de son statut d’artiste d’envergure internationale. Cinq à dix toiles s’échangent chaque année. 

Les peintures constituent 93% du volume des ventes. La gamme des prix s’échelonne entre 500 € et 1 000 000 €, cependant la plupart des toiles s’échangent pour 1 000 à 50 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2013 avec Blagovest (1916), un paysage urbain adjugé à Londres pour 716 580 € (600 000 £). 

Les dessins et aquarelles sont bien plus rares sur le marché de l’art. En effet, seules huit feuilles ont été échangées entre 2000 et 2022. Cependant ces dernières sont accessibles à toutes les bourses. Les œuvres graphiques sont en effet pour la plupart acquises pour 100 à 500 €, mais peuvent atteindre les 5 000 €. Le record des ventes a été remporté par un dessin préparatoire de Le calme avant la tempête (1880), adjugé en 2010 à Moscou pour 5 029 € (6 200 $). Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Nikolaï Doubovskoï et recevoir son estimation. Estimez une peinture de Nikolaï Doubovskoï en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Nikolaï Doubovskoï, Le calme avant la tempête, 1890, musée Russe, galerie Tretiakov (copie de l’auteur)

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Nikolaï Fechine

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Estimation et cote de l'artiste Nikolaï Fechine

Nikolaï Fechine (1881-1955) est un portraitiste russe né à Kazan, actif aux États-Unis après la Révolution russe de 1917. Portraitiste académique, il n’adhère à aucun des courants artistiques contemporains, mais se montre sensible à l’Impressionnisme et à l’Art nouveau.

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Nikolaï Fechine, peintre russe

Nikolaï Fechine découvre sa vocation de peintre dès l’âge de six ans en observant son père, sculpteur sur bois, créer des autels pour les églises d’Arzamas. Ses premières œuvres sont donc des icônes réalisées auprès de son père, et destinées à des autels d’église.

Lorsque l’école d’art de Kazan ouvre ses portes, Nikolaï Fechine fait partie des premiers inscrits. Remarquant son talent, le directeur Igor Belkovitch s’occupe personnellement de son apprentissage. Après avoir obtenu son diplôme en 1901, le peintre entre sur recommandation à l’Académie impériale de Petrograd.
Nikolaï Fechine y apprend l’art du dessin, de la perspective, de la composition, et de l’anatomie. Au sein de l’atelier de Ilya Répine, le talentueux élève découvre le réalisme des écoles du Nord, l’impressionnisme européen, et réalise des peintures d’histoire.

A partir de 1904, Nikolaï Fechine se concentre davantage sur le portrait. Il adopte la peinture au couteau, qui lui permet d’appliquer la couleur sur de grandes surfaces.

Le peintre bénéficie d’une bourse de 2 000 roubles accordée par l’Académie des Beaux-arts pour parfaire sa formation en Europe. Il se passionne alors pour la peinture et la sculpture des maitres italiens, flamands, allemands, espagnols et français.

Sous l’influence de l’Impressionnisme, Nikolaï Fechine transforme sa manière, et accorde davantage d’importance à l’observation de l’air et de la lumière. Il s’inspire du colorisme de l’impressionnisme, mais conserve sa touche académique. En effet, il représente le paysage en insistant sur les masses, d’une manière inspirée des maitres anciens. Son art, qui mêle classicisme, réalisme, et impressionnisme, exerce une grande influence sur le groupe russe du Monde de l’Art.

À son retour en Russie en 1900, Nikolaï Fechine enseigne à l’école d’art de Kazan. Il diffuse également son art en participant à des expositions internationales. La médaille d’or qu’il reçoit à l’exposition au Glaspalast de Munich en 1910 assure sa réputation internationale. La même année, Nikolaï Fechine est invité à exposer au Carnegie International de Pittsburgh en Pennsylvanie. À cette occasion, il attire l’attention du mécène new-yorkais W.S. Stimmel. Ses œuvres sont dès lors exposées dans de nombreuses galeries à Venise, Paris, Londres, Rome, Berlin, et aux États-Unis.

Nikolaï Fechine et la rupture de la Révolution russe

La Révolution russe de 1917 constitue une rupture dans la carrière de Nikolaï Fechine. Il fuit à Vasilievo, un village isolé dans la Forêt Noire, où il demeure pendant sept ans. Il peine alors à s’approvisionner en pigments. Il est même contraint de mélanger ses couleurs à de la terre pour continuer à peindre. 

Nikolaï Fechine parvient cependant à correspondre avec W. S. Stimmel, collectionneur américain, qui intercède auprès du gouvernement russe pour permettre à l’artiste de quitter le pays. Grâce à son mécène, Nikolaï Fechine rejoint New-York en 1923 avec sa famille, et ne retourne plus jamais en Russie. 

L'art de Nikolaï Fechine aux États-Unis

À son arrivée aux États-Unis, Nikolaï Fechine est invité par Dean Cornwell à enseigner l’art classique à des artistes américains à la New York Academy of Art. Il forme donc ses élèves au dessin et aux techniques académiques. Il s’insère également dans le milieu artistique américain par les expositions, et remporte en 1924 le prix Thomas Proctor du portrait à la National Academy of Design.

La première exposition personnelle de Nikolaï Fechine a lieu à New York en 1924 à la galerie Arden. Il remporte un franc succès, ce qui lui assure de nombreuses commandes.

Nikolaï Fechine est désormais bien intégré à New-York, cependant il est atteint de la tuberculose, et a besoin d’un climat plus sain pour se soigner. Sur les conseils du portraitiste John Young-Hunter, il déménage alors à Taos au Nouveau Mexique. Nikolaï Fechine s’intègre mal au sein de la colonie d’artistes de Taos, car il peine à s’exprimer en anglais et sa formation artistique est très atypique dans ce cadre. L’artiste s’intéresse peu à la monumentalité de la nature, mais se concentre plutôt sur les architectures de brique crue et les portraits de mexicains. Les coloris exubérants de ses toiles remportent un grand succès critique, et ses toiles sont bien souvent vendues avant d’être achevées.

Malgré son succès, Nikolaï Fechine espère toujours rentrer en Russie. Il quitte Taos en 1933 quand sa femme demande le divorce, et retourne à New York, avant de s’installer en Californie. Il y demeure jusqu’à sa mort.

La cote des œuvres de Nikolaï Fechine

La cote des œuvres de Nikolaï Fechine a connu une hausse certaine depuis les années 2000, tant et si bien que l’indice des prix a doublé depuis cette date.

Les peintures s’échangent pour la plupart pour 100 000 à 500 000 €, et les prix peuvent atteint les 5 000 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2010 avec Le petit cowboy, une toile adjugée à Londres pour 6 925 780 € (5 800 000 £).

Les dessins et aquarelles représentent eux-aussi une part non négligeable du marché. Les œuvres graphiques sont généralement acquises pour 5 000 à 10 000 €.

(Illus.) Nikolaï Fechine, Portrait de N.M. Sapojnikova (1915), huile sur toile, Russie, Kazan, State Art Museum of Tatarstan.

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