Estimation gratuite Décorations annamites

Décorations annamites

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Estimation, cote et valeur Décorations annamites

Les décorations annamites sont des médailles et distinctions honorifiques créées sous la dynastie Nguyên, qui régna en Annam, aujourd’hui la région du Vietnam, entre 1802 et 1945. L’Annam, avec le Tonkin et la Cochinchine, était l’une des trois parties qui constituaient l’Indochine française. Les décorations annamites incarnent un pan fascinant de l’histoire vietnamienne, à la croisée des traditions impériales et des influences coloniales. Leur symbolisme, leur esthétique et leur rôle politique en font des objets d’un grand intérêt historique et artistique. Ces distinctions ne sont pas de simples médailles mais des témoins d’une époque où le Vietnam oscillait entre son héritage ancestral et la modernité imposée par les puissances étrangères. Inspirées par le modèle impérial chinois tout en intégrant des influences européennes, elles reflètent l’histoire complexe du pays, marqué par des traditions locales et des interactions avec des puissances étrangères. Découvrez ici l’histoire des décorations annamites. Besoin d’une expertise de décorations annamites ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Décorations annamites

Prix et cote des décorations annamites

  • Décorations annamites courantes, ordres et médailles de grade standard : entre 100 € et 800 €

  • Décorations annamites recherchées (grades supérieurs, modèles anciens, belles fabrications) : entre 800 € et 3 000 €

  • Décorations annamites rares ou exceptionnelles, ensembles complets, grands grades et pièces historiques : entre 3 000 € et plus de 15 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une décoration annamite en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer vos décorations annamites en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les origines et le symbolisme des décorations annamites

Sous la colonisation française, à partir de la fin du XIXème siècle, les empereurs vietnamiens conservèrent une certaine autonomie nominale dans le royaume d’Annam. Durant le règne des Nguyên, les décorations annamites servaient à récompenser les mérites civils ou militaires et à affirmer la légitimité impériale. Ces souverains étaient même encouragés à maintenir les institutions traditionnelles, y compris l’attribution d’ordres honorifiques. Les décorations annamites s’inscrivaient dans la continuité des pratiques confucéennes, où la loyauté et le service à l’État étaient valorisés. L’élément central des décorations annamites, le dragon, symbole impérial par excellence, mettait en exergue la puissance, la prospérité et la protection divine. D’autres motifs traditionnels, tels que les nuages ou les caractères chinois, enrichissaient leur esthétique. Avec l’établissement du protectorat français en 1884, le système des récompenses évolua. Les décorations impériales adoptèrent une organisation inspirée des ordres honorifiques européens. Par exemple, l’ordre du Dragon d’Annam, fondé en 1886 par l’empereur Dong-Khanh, comprenait cinq classes, calquées sur les modèles occidentaux : la Grand-Croix, le Grand Officier, le Commandeur, l’Officier et le Chevalier. 

Il récompensait aussi bien les Vietnamiens que les étrangers, notamment des fonctionnaires français, devenant un outil de diplomatie et de collaboration dans le cadre du système colonial. Les ordres traditionnels de la cour impériale existaient toujours. En effet, avant la colonisation, la cour vietnamienne avait déjà des traditions d’attribution de distinctions, notamment pour les mandarins, les fonctionnaires érudits et administrateurs. Certains de ces ordres furent maintenus pendant la période coloniale, mais souvent modifiés sous influence française. Parmi les décorations annamites, on compte aussi les médailles et récompenses locales : les autorités françaises mirent en place des distinctions spécifiques pour récompenser des actes de loyauté ou de bravoure des populations indigènes. Ces médailles portaient souvent des motifs inspirés des traditions annamites, mais les insignes et les protocoles étaient fortement influencés par le modèle français.

Un artisanat fort et marqué par les influences culturelles

Les décorations annamites étaient fabriquées dans les ateliers impériaux de Huê, renommés pour leur travail du métal et de l’émail. Ces objets témoignent d’un mélange subtil d’influences. Pour les formes, elles sont davantage occidentales, comme la structure des médailles et des rubans, tandis que les motifs sont issus de la culture asiatique, à l’instar des dragons, des couleurs impériales (jaune et rouge) et des inscriptions en chinois ou vietnamien chu nôm — système d’écriture vietnamien encore en vigueur au XXème siècle. Ces distinctions, bien que nées d’une tradition locale, devinrent également des outils d’affirmation du pouvoir colonial. Les autorités françaises les utilisaient pour consolider leur influence en récompensant leurs alliés locaux, ce qui leur conféra une dimension politique ambivalente. Ces décorations avaient une fonction politique importante car elles symbolisaient la légitimation du pouvoir colonial tout en maintenant une façade de continuité avec les traditions impériales vietnamiennes. Cependant, elles furent parfois critiquées comme des outils de propagande servant les intérêts français, réduisant le prestige des anciennes distinctions vietnamiennes. Après l’indépendance du Vietnam en 1945, ces ordres tombèrent progressivement en désuétude, bien que certains exemplaires soient aujourd’hui très prisés des collectionneurs et des historiens.

Quelle est la cote des décorations annamites sur le marché de l’art ?

Sur le marché de l’art, la rareté des décorations annamites, combinée à l’intérêt croissant pour l’histoire asiatique, leur confère une cote significative, particulièrement pour les exemplaires authentiques et bien conservés. Les décorations annamites, et principalement celles attribuées aux plus hauts grades comme l’ordre du Dragon d’Annam, suscitent l’intérêt des collectionneurs pour leur rareté et leur valeur historique. Si les pièces les moins prestigieuses ou partiellement endommagées se vendent généralement entre 2 000 et 5 000 €, une Grand-Croix de l’ordre du Dragon d’Annam a été adjugée à 12 500 € lors d’une vente en 2019, notamment grâce à son état impeccable, son émail intact et la présence de son boîtier d’origine. L’intérêt croissant pour l’histoire coloniale et asiatique, en particulier parmi les collectionneurs vietnamiens, contribue à augmenter la demande pour ces distinctions. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos décorations annamites, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser une décoration annamite et recevoir son estimation ? Faites estimer une décoration annamite en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Décoration annamite provenance Viet Nam

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en décorations annamites, en art militaire ancien et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de décorations coloniales et asiatiques et de l’estimation de décorations annamites, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de médailles annamites, ordres impériaux du Dragon d’Annam, insignes coloniaux, décorations de cour et distinctions honorifiques de l’Indochine française et du Vietnam impérial.

Sa connaissance approfondie des ordres honorifiques coloniaux, de la phaléristique asiatique, des différents grades de décoration et des productions officielles ou privées lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une décoration annamite de collection : grade, modèle, époque, fabricant, rareté, présence de l’écrin d’origine, état de conservation et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de la phaléristique ancienne et des ventes aux enchères de militaria et souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de décorations annamites, l’estimation de médailles et ordres coloniaux et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de décorations de collection, qu’il s’agisse de grades courants, de grands officiers, d’ensembles complets ou de pièces historiques rares recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite baïonnettes allemandes

Baïonnettes allemandes

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Estimation, cote et valeur Baïonnettes Allemandes

Les baïonnettes allemandes anciennes figurent parmi les pièces les plus recherchées du marché du militaria. Utilisées par les armées allemandes du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, ces armes blanches militaires de collection séduisent les collectionneurs par leur intérêt historique, la diversité de leurs modèles et la richesse de leurs marquages régimentaires. Très appréciées des amateurs d’objets de guerre, les baïonnettes allemandes peuvent présenter une valeur importante selon leur modèle, leur époque, leur fabricant, leur rareté, leur état de conservation et la présence de leur fourreau d’origine. Vous souhaitez faire expertiser une baïonnette allemande ancienne ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre arme militaire de collection sur Estimon’objet !

Estimation gratuite baïonnettes allemandes

Prix et cote des baïonnettes allemandes

  • Baïonnettes allemandes courantes et modèles standards : entre 50 € et 300 €

  • Baïonnettes allemandes recherchées et variantes de collection : entre 300 € et 2 000 €

  • Baïonnettes allemandes rares et pièces exceptionnelles : entre 2 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une baïonnette allemande en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre baïonnette allemande en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L'histoire des baïonnettes allemandes

Les baïonnettes allemandes, de la fin du XIXème siècle jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont connu une évolution technique et stylistique reflétant les besoins changeants des conflits militaires. De plus, avec l’unification de l’Allemagne, c’est tout un uniforme militaire qu’il faut également uniformiser, et des modèles s’imposent. Les baïonnettes allemandes, à partir de 1884, suivent aussi une nouvelle logique de combat qui se reflète notamment dans l’adoption de la baïonnette-poignard. C’est dans cette idée qu’est créée en 1884 la baïonnette modèle 1871/84. Il s’agit du premier couteau-baïonnette court de l’armée allemande, fait pour les fusils Mauser 1871, fusil réglementaire adopté par l’armée allemande dès 1872 et aussi appelé le Gewehr 71. Cette baïonnette connaît plusieurs modifications et variantes comme la baïonnette modèle 1871/84 à bague supprimée, sorte de douille permettant de fixer la baïonnette au canon. 

Elle reste toutefois le modèle qui domine jusqu’à l’apparition du modèle sabre-baïonnette de 1898. Toutes deux furent finalement utilisées comme armes de côté au moment du désarmement de l’Allemagne. Elles furent suivies du modèle 1898/05, surnommé « Butcher Blade » (« lame de boucher »), et conçu pour le Gewehr 98, une arme emblématique de la Première Guerre mondiale. Cette baïonnette se distingue par sa lame longue, conçue pour le combat rapproché. Fine et élégante, sa forme inspira son surnom. Cependant, outre son aspect esthétique, le sabre-baïonnette était trop long et peu pratique lors des combats, ce qui lui valut diverses modifications.

L’entre-deux-guerres et le désarmement de l’Allemagne

L’Allemagne étant sous des contraintes économiques et industrielles strictes, dues au traité de Versailles du 28 juin 1919, la production de baïonnettes fut grandement limitée, à l’instar du reste de l’armement et équipement militaire allemand. Durant les années 1920, les baïonnettes de l’armée impériale furent largement réutilisées. Les modèles S98/05 et autres baïonnettes de la Première Guerre mondiale furent modifiés ou raccourcis pour s’adapter aux fusils encore en service. Les unités paramilitaires comme les Freikorps ou la Reichswehr, l’armée réduite autorisée par le traité, firent usage de ces armes recyclées. Certaines baïonnettes furent modifiées avec des poignées simplifiées ou des finitions moins élaborées. 

Dans les années 1930, avec l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et la remilitarisation clandestine, la production de nouvelles armes reprit progressivement. La baïonnette modèle 84/98 (S84/98), initialement utilisée pendant la Première Guerre mondiale, devint le modèle standard pour la Wehrmacht. Ce modèle compact, avec sa lame d’environ 25 cm, était parfaitement adapté aux besoins d’une armée moderne, tout en restant compatible avec le fusil Mauser K98k (Karabiner 98 kurz), qui devint l’arme principale des troupes allemandes dès 1935.

Les baïonnettes allemandes au cours de la Seconde Guerre mondiale

Avec l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, les baïonnettes allemandes furent produites en masse pour équiper les millions de soldats de la Wehrmacht. Le modèle 84/98 domina cette période, bien que d’autres modèles et variations furent également utilisés. Ainsi, le modèle 84/98 III devint prédominant. Plus court et plus polyvalent, il reflétait l’évolution vers des armes plus pratiques et adaptées à des combats plus variés. Ces baïonnettes étaient produites notamment par des fabricants tels que Carl Eickhorn à Solingen, et étaient souvent marquées par des codes de production ou des poinçons. En plus de ce fabricant, la production de la S84/98 fut confiée à de nombreuses entreprises en Allemagne et dans les territoires occupés, ce qui explique les variations dans les marquages, les finitions et les matériaux utilisés. Certaines versions avaient des revêtements simplifiés pour accélérer la production et réduire les coûts. Cependant, la production de baïonnettes diminua peu à peu avec la fin de la Seconde Guerre mondiale car elle n’avait plus sa place dans les combats modernes.

La baïonnette de parade, un militaria d’exception

En parallèle, l’Allemagne produisit des baïonnettes de parade pour les officiers, souvent ornées et décoratives. Elles pouvaient être équipées de poignées argentées ou de garnitures dorées. La baïonnette avait une forte valeur symbolique qui avait pour but de mettre en exergue la force et la discipline de l’armée allemande lors de cérémonies officielles.

Quelle est la cote des baïonnettes allemandes de 1884 à 1945 sur le marché de l’art ?

Tout comme les modèles de baïonnettes allemandes entre 1884 et 1945, la valeur de ces objets sur le marché de l’art varient énormément selon l’exemplaire. Les modèles standards bien conservés type 84/98 sont relativement accessibles, avec une estimation qui oscille généralement entre cent et trois-cents euros. Les modèles plus rares ont tendance à avoir une valeur plus grande comme par exemple la Sawback, une baïonnette modèle 84/98 avec la lame dentelée, qui est souvent estimée à plus de cinq-cents euros. Enfin, les baïonnettes de parade sont les plus recherchées sur le marché de l’art, avec une estimation qui varie entre sept-cents et mille-cinq-cents euros, selon l’état et le fabricant du modèle. Un exemple d’une vente notable est celle d’une baïonnette allemande du génie modèle 1871, datée de 1890 en 2020 : initialement estimée entre quatre-vingts et cent euros, le prix d’adjudication est finalement monté jusqu’à sept-cents euros. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos baïonnettes allemandes, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser une baïonnette allemande et recevoir son estimation ? Faites estimer une baïonnette allemande en quelques clics et recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en baïonnettes allemandes et en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en armes blanches militaires et de l’estimation de baïonnettes allemandes, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes militaires de collection : baïonnettes impériales, modèles réglementaires allemands, baïonnettes de la Première et Seconde Guerre mondiale, variantes régimentaires et modèles rares de fabrication spécialisée.

Sa connaissance approfondie de l’histoire de l’armement allemand, des manufactures militaires, des marquages régimentaires et des évolutions des modèles réglementaires, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une baïonnette allemande ancienne : modèle, fabricant, datation, rareté, présence du fourreau d’origine, marquages, provenance et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des baïonnettes allemandes et des ventes aux enchères de militaria, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de baïonnettes allemandes, l’estimation d’armes blanches militaires et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes de collection historiques, qu’il s’agisse de modèles réglementaires, de variantes rares, de prototypes ou de pièces exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

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Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

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Estimation gratuite Casque a pointe

Casques à pointe

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Estimation, cote et valeur Casques à Pointe

Les casques à pointe anciens comptent parmi les pièces emblématiques du militaria européen et de l’histoire militaire prussienne et allemande. Portés principalement au XIXᵉ siècle et durant la Première Guerre mondiale, ces casques militaires de collection séduisent les amateurs par leur silhouette caractéristique, la diversité de leurs modèles et la richesse de leurs attributs régimentaires. Très recherchés par les collectionneurs d’objets de guerre, les casques à pointe peuvent présenter une valeur importante selon leur régiment, leur époque, leur rareté, leur état de conservation et la présence de leurs garnitures d’origine. Vous souhaitez faire expertiser un casque à pointe ancien ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre casque militaire sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Casque a pointe

Prix et cote des casques à pointe

  • Casques à pointe courants, modèles de troupe ou exemplaires incomplets : entre 200 € et 1 000 €

  • Casques à pointe recherchés (officiers, régiments spécifiques, modèles complets ou bien conservés) : entre 1 000 € et 6 000 €

  • Casques à pointe d’exception, modèles rares, régiments prestigieux ou pièces historiques de collection : entre 6 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un casque à pointe en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre casque à pointe en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L’histoire des casques à pointes

Dès le milieu du XIXème siècle, en 1842, le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse prend la décision de doter son armée d’un nouveau casque. Si le casque à pointe est connu comme étant typique de l’armée prussienne au XIXème siècle puis allemande au début du XXème siècle, la légende veut qu’Otto von Bismarck en ait vu un similaire sur la table du tsar Nicolas Ier, lors de son voyage en Russie en 1835. Au-delà de l’esthétique reconnaissable du casque, sa pointe avait un réel intérêt pratique. En effet, cette dernière était censée protéger les fantassins des coups de sabre de la cavalerie, portés plus haut. Le premier prototype qui est proposé en 1841 par Wilhelm Jaeger, un métallurgiste prussien de la ville d’Elberfeld, est entièrement en métal. Afin de rendre le casque à pointe plus léger, le tanneur Christian Harkort propose de remplacer le fer par du cuir. À l’unanimité , le casque à pointe est choisi sous cette forme et l’État passe commande aux deux artisans pour le Pickelhaube. Le casque à pointe vient remplacer le traditionnel shako, une coiffe venue de Hongrie, en feutre, qui manquait de praticité au combat et ne protégeait que très sommairement les soldats. 

Avec son revêtement en cuir bouilli et sa garniture en laiton, le casque à pointe était également doté d’une visière ainsi que d’un couvre-nuque, équipant ainsi son propriétaire contre le soleil mais aussi la pluie. Il est également pensé et exécuté avec des aérations, afin de limiter la sudation de son détenteur, ainsi qu’avec un intérieur en cuir qui lui confère une plus grande stabilité, et une toile de camouflage utilisée lors des campagnes militaires. Pour tous, le casque à pointe est recouvert d’un vernis noir. En revanche, des éléments viennent s’ajouter afin de distinguer les soldats selon leur origine, leur grade et leur arme. La pointe elle-même, amovible et parfois cannelée, est l’un de ces éléments constitutifs. Mais elle fut même remplacée par une sphère pour distinguer l’artillerie, ou par un aigle moulé pour la garde royale prussienne plus tard devenue la garde impériale. La plaque frontale servait, quant à elle, à connaître l’origine de chaque soldat. 

En effet, chaque Land, au total de vingt-deux à l’issue de la guerre austro-prussienne de 1866, appose son emblème sur cette plaque. On retiendra à titre d’exemple les lions pour la Bavière ou encore l’aigle pour la Prusse. Enfin, le casque à pointe était paré de cocardes de chaque côté de la jugulaire, une attache en cuir ou en écailles de métal passant sous le menton. La cocarde droite était aux couleurs du Reich à partir de 1871, soit noir, blanc et rouge à cette époque, tandis que la cocarde gauche portait les couleurs du Land et était de forme variée selon le grade militaire. Une fois entièrement conçu, le casque à pointe est progressivement adopté par l’ensemble des armées du Reich, la Bavière étant le dernier État à l’intégrer à son équipement en 1886. Sur le terrain, le casque à pointe montre peu à peu ses limites qui amenèrent certaines modifications. 

La toile de camouflage feldgrau, couleur gris-vert significative de l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale, apparaît et devient obligatoire à partir de 1910, lorsqu’on prend conscience que les ornements brillants rendent le camouflage impossible. C’est réellement la Première Guerre mondiale qui révèle les inconvénients du casque à pointe : il protège mal des éclats d’obus et sa pointe, trop voyante, est susceptible de se coincer dans les fils de fer barbelés. En outre, sa fabrication devient de plus en plus précaire à cause de pénuries de cuir, qui est alors remplacé par du carton compressé et de la feutrine. Dès 1915, le docteur Friedrich Schwerd met au point un nouveau modèle de casque, le Stahlhelm, qui fut porté par les troupes allemandes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le casque à pointe ne disparaît pourtant pas complètement des uniformes puisqu’il est encore utilisé lors des parades militaires.

Le casque à pointe, allemand, mais pas uniquement

Si les caricatures françaises et britanniques ont contribué à diffuser l’image du casque à pointe, notamment pour critiquer le militarisme allemand, les armées prussiennes puis impériales ne furent pas les seules à s’équiper de ce casque. En effet, d’autres armées l’adoptèrent également, ponctuellement. Par exemple, le Corps des Marines des États-Unis l’utilisa entre 1882 et 1906, mais ce fut aussi le cas du Royaume-Uni, de la Suède et de plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont certains tels que le Chili et la Colombie l’ont conservé pour la tenue d’apparat de certaines unités.

La cote des casques à pointe sur le marché

Aujourd’hui, les casques à pointe sont des objets relativement prisés du marché de l’art, notamment européen, et on les retrouve régulièrement lors de ventes d’armes et militaria. En effet, les casques à pointe dans l’uniforme militaire germanique étaient un symbole de prestige, visible même dans les ornements du casque. Ces ornements vont, en partie, permettre d’estimer le prix d’adjudication de ces objets. Estimée entre cent euros et quelques milliers d’euros, la valeur du casque est généralement déterminée en particulier par sa plaque frontale. En 2021, l’adjudication d’un casque à pointe de sous-officier aux armes de la Bavière a atteint la somme de 2 200€. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos casques à pointe, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser un casque à pointe et recevoir son estimation ? Faites estimer un casque à pointe en quelques clics et recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Casque à pointe bavarois

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en casques à pointe, en art militaire ancien et en objets de militaria de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de casques à pointe et de l’estimation de casques militaires anciens, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de casques à pointe allemands, pickelhaubes prussiens, casques d’officiers, modèles régimentaires, coiffures impériales et variantes rares des armées germaniques du XIXe et du début du XXe siècle.

Sa connaissance approfondie des casques militaires prussiens et impériaux, des différents régiments, des fabrications réglementaires et des spécificités de montage lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un casque à pointe de collection : modèle, régiment, période de fabrication, rareté, marquages, matériaux, état de conservation, complétude des garnitures et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères de souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de casques à pointe, l’estimation de pickelhaubes anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de casques militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles de troupe, d’officier, de casques régimentaires rares ou de pièces historiques d’exception.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite Casque sapeur pompier

Casques réglementaires

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Estimation, cote et valeur Casques réglementaires

Les casques réglementaires militaires constituent des témoins majeurs de l’histoire des conflits et de l’équipement des armées à travers les siècles. Portés par les soldats de nombreuses nations, ces casques militaires de collection regroupent casques de combat, coiffures réglementaires, modèles d’infanterie, de cavalerie ou d’artillerie, recherchés pour leur intérêt historique et leur authenticité. Très appréciés des amateurs de militaria, les casques réglementaires peuvent présenter une valeur importante selon leur armée d’origine, leur période, leur rareté, leur état de conservation et la présence de leurs attributs ou insignes d’origine. Vous souhaitez faire expertiser un casque réglementaire ancien ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre casque militaire sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Casque sapeur pompier

Prix et cote des casques réglementaires

  • Casques réglementaires courants, modèles de troupe ou productions standard : entre 100 € et 800 €

  • Casques réglementaires recherchés (officiers, unités spécifiques, modèles rares ou complets) : entre 800 € et 5 000 €

  • Casques réglementaires d’exception, pièces historiques rares ou modèles de prestige : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un casque réglementaire en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre casque réglementaire en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les casques réglementaires français sous Napoléon Ier et les premières grandes réformes

Napoléon Ier, dès son avènement en 1804, lança des campagnes militaires qui nécessitèrent un équipement robuste et fonctionnel, mais également impressionnant, à la mesure de la puissance impériale. Le casque de cuirassier modèle 1812 illustre parfaitement cet équilibre entre utilité et esthétique. Porté par les cuirassiers, des cavaliers d’élite lourdement armés, il était conçu pour protéger la tête contre les coups de sabre. Fabriqué en acier poli, il comportait une crête en laiton souvent décorée d’un cimier orné d’une chenille en crin de cheval noir. Le casque, combiné à une cuirasse, offrait une protection partielle mais efficace, adaptée aux affrontements violents des champs de bataille européens. De plus, ces casques n’étaient pas uniquement utilitaires : ils symbolisaient également la gloire militaire et la discipline impériale. Les cuirassiers étaient souvent placés en première ligne des charges, non seulement pour leur efficacité, mais aussi pour leur impact psychologique sur l’ennemi. Leurs casques brillants et imposants contribuaient à cette aura de puissance et d’invincibilité, caractéristique des armées napoléoniennes.

La Restauration et la monarchie de Juillet, quels changements pour les casques réglementaires français ?

Avec la chute de Napoléon Ier en 1815, l’armée française connut une réorganisation sous la Restauration (1814-1830), et les casques des cuirassiers, bien que conservés, furent légèrement modifiés pour refléter les symboles royaux. Sous Louis-Philippe, pendant la monarchie de Juillet (1830-1848), l’équipement militaire évolua encore, notamment pour les troupes de la Garde nationale. Le casque réglementaire des cuirassiers resta en usage, mais les gravures, les ornements et les écussons furent adaptés aux nouvelles dynasties. Ces modifications visaient à redonner une identité visuelle cohérente à une armée encore marquée par l’héritage impérial.

Nouveaux régimes et nouveaux conflits : le Second Empire et la guerre de Crimée

En 1852, Napoléon III instaura le Second Empire (1852-1870) : les traditions impériales furent alors largement réactivées, et les casques des cuirassiers devinrent un symbole clé de cette continuité. L’armée française participa à des conflits majeurs comme la guerre de Crimée (1853-1856), où elle déploya de nouvelles tactiques et adapta son équipement. Bien que les cuirassiers fussent moins sollicités dans ces guerres qui impliquaient de plus en plus d’artillerie lourde, leurs casques continuèrent d’être portés lors des parades et des cérémonies, renforçant leur rôle de marqueur symbolique de l’armée impériale. En parallèle, l’équipement des autres corps de l’armée, comme les chasseurs ou les sapeurs, évolua également. Les casques des sapeurs-pompiers, bien qu’à usage civil, furent largement influencés par les designs militaires, incorporant des matériaux similaires tels que le laiton et le cuivre. Ils devinrent eux aussi des objets distinctifs et emblématiques de la discipline et de l’ordre.

Les casques réglementaires français à la fin du XIXème siècle : la guerre franco-prussienne et l’évolution vers la modernité

La guerre franco-prussienne de 1870 à 1871 marqua un tournant dans l’histoire militaire française. Les lourdes pertes infligées à l’armée française par des troupes allemandes mieux équipées et organisées mirent en lumière la nécessité de moderniser l’équipement. Les casques à pointe prussiens, emblématiques de l’armée ennemie, eurent un impact indirect sur les réformes françaises. Bien que la France ne les adoptât jamais directement, leur conception inspira des réflexions sur l’équilibre entre esthétique, fonctionnalité et protection. À la fin du XIXème siècle, les casques des cuirassiers, pourtant encore portés lors des parades, devinrent des objets moins adaptés aux nouvelles réalités des champs de bataille modernes. Par exemple, le casque des cuirassiers à crinière modèle 1872 était largement inspiré des casques du Second Empire mais il fut simplifié et adapté aux besoins modernes de l’époque. Néanmoins, il reste encore assez inefficace contre les balles ou les éclats d’obus. Avec l’introduction du casque Adrian au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918), les anciens modèles furent progressivement abandonnés pour un usage opérationnel.

La cote des casques réglementaires français sur le marché de l’art

Les casques réglementaires français du XIXème siècle demeurent des pièces recherchées par les collectionneurs de militaria, en particulier ceux des guerres napoléoniennes ou du Second Empire. Les casques de cavalerie lourde, cuirassiers et dragons, sont les plus prisés, suivis des casques de sapeurs-pompiers richement décorés et des casques d’unités spécialisées. Les modèles en bon état, avec leurs composants d’origine, se vendent souvent entre 3 000 et 10 000 €, selon leur rareté et leur provenance. Les casques plus courants, comme ceux de sapeurs-pompiers, atteignent des prix plus modestes, souvent entre 500 et 2 000 €. Pour citer un exemple de vente récente, un casque de cuirassier modèle 1812 a été adjugé au prix de 8 500 euros lors d’une vente aux enchères en novembre 2021. 

Ce prix reflète l’attrait durable de ces objets historiques. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos casques réglementaires français du XIXème siècle, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser un casque réglementaire français du XIXème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer un casque réglementaire français du XIXème siècle en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Casque de sapeur pompier français

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en casques réglementaires, en art militaire ancien et en objets de militaria de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de casques militaires réglementaires et de l’estimation de casques anciens, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de casques militaires de collection : casques de troupe, casques d’officiers, modèles réglementaires français et étrangers, coiffures militaires du XIXe et XXe siècle, ainsi que variantes rares de corps d’élite ou d’unités spécialisées.

Sa connaissance approfondie des casques militaires réglementaires, des équipements historiques d’armée et des spécificités de fabrication lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un casque réglementaire ancien : modèle, armée d’origine, période de fabrication, fabricant, rareté, état de conservation, complétude des garnitures, marquages et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères de souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de casques réglementaires, l’estimation de casques militaires anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de casques de collection, qu’il s’agisse de modèles de troupe, d’officier, de casques réglementaires rares ou de pièces historiques d’exception.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite Armes a systeme

Armes à système

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Estimation, cote et valeur Armes à système

Les armes à système anciennes illustrent les grandes évolutions techniques de l’armement des XIXᵉ et XXᵉ siècles. Regroupant revolvers, pistolets, fusils et carabines dotés de mécanismes innovants, ces armes anciennes de collection sont particulièrement recherchées pour leur intérêt historique, leur ingéniosité mécanique et leur rareté. Très appréciées des collectionneurs et amateurs de militaria, les armes à système peuvent présenter une valeur importante selon leur modèle, leur fabricant, leur état de conservation, leur rareté et leur provenance. Vous souhaitez faire expertiser une arme à système ancienne ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre arme de collection sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Armes a systeme

Prix et cote des armes à système

  • Armes à système courantes et modèles standards : entre 100 € et 1 500 €

  • Armes à système recherchées et modèles de collection : entre 1 500 € et 10 000 €

  • Armes à système exceptionnelles et pièces historiques : entre 10 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une arme à système en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos sur votre objet. Faites estimer votre arme à système en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les armes Frankenau, un modèle incontournable

Les armes Frankenau, du nom de leur inventeur, Oscar Frankenau, sont emblématiques des innovations du XIXème siècle. Ces dispositifs combinés intègrent souvent un mécanisme de percussion dissimulé dans des objets du quotidien tels que des cannes, des nécessaires de voyage, ou encore dans de plus petits objets comme le porte-monnaie revolver à broche. Très recherchées, elles offrent une vision de l’évolution technologique et des préoccupations sécuritaires de l’époque. Une arme à feu intégrée dans une canne ou une ombrelle peut servir à la fois d’outil pratique et de défense personnelle. Ces armes se distinguent par leur mécanisme ingénieux et leur finition soignée, souvent agrémentée de détails décoratifs.

Les armes Colette, une production de haute qualité

Produites principalement en Belgique, les armes à système de la maison Colette sont des pièces particulièrement rares et précieuses. Victor Colette, armurier belge, conçut des armes, souvent de chasse et de tir, réputées pour leur innovation et leur qualité de fabrication. À titre d’exemple, il met au point des pistolets à percussion ou à broche incorporant parfois des caractéristiques surprenantes, comme des chargeurs rotatifs ou des dispositifs de sécurité avancés pour l’époque. Les armes de Victor Colette se distinguent par leur simplicité mécanique combinée à une grande élégance, ce qui en fait des objets prisés dans toute l’Europe. Elles témoignent également de l’effervescence industrielle belge dans le domaine de l’armement au XIXème siècle.

Les pistolets Jarre

Les pistolets Jarre, également appelés « pistolets harmoniques », sont reconnaissables à leurs canons multiples disposés en faisceau. Ils ont été conçus par l’armurier français Pierre-Joseph Jarre pour offrir une capacité de tir accrue à une époque où les armes à répétition étaient encore en développement. Après plusieurs variantes, la version finale du pistolet Jarre est achevée autour de 1861-1862 et produite par l’entreprise Jarre et Compagnie. Contrairement aux revolvers classiques à barillet, le pistolet Jarre utilisait un chargeur rectangulaire qui coulissait latéralement et qui contenait plusieurs chambres pour les cartouches. Leur mécanique est simple mais efficace et est combinée à une esthétique originale. Fabriquées en France, ces armes reflètent l’ingéniosité des armuriers de l’époque dans leur quête d’efficacité et de fiabilité.

Les couteaux-pistolets

Les couteaux-pistolets, qui combinent une lame et un canon, sont l’expression même des armes à système. Ils sont conçus pour être polyvalents et ils rencontrent une grande popularité auprès des aventuriers et des voyageurs du XIXème siècle, qui recherchent une arme discrète mais efficace. Ces pièces présentent souvent une grande finesse dans leur réalisation avec des gravures ou des incrustations décoratives qui les élèvent au rang d’objets d’art. Ces objets sont souvent produits en France, en Belgique, notamment à Liège, ou en Italie, par des armuriers renommés, à l’instar de Monsieur Dumonthier. Les modèles richement ornés sont destinés à des collectionneurs ou à des gentlemen, tandis que d’autres, plus rudimentaires, sont voués à un usage plus pratique.

D’autres armes combinées de la fin du XIXème siècle

Les armes combinées incluent une grande variété d’objets : cannes-fusils, pistolets de poche intégrés à des briquets ou des montres, et autres curiosités mécaniques. Ces armes avaient souvent une double fonction pratique ou défensive. Leur conception reflète non seulement les besoins de l’époque, mais également une véritable fascination pour la miniaturisation et les mécanismes complexes. Ces pièces sont aujourd’hui des témoins fascinants d’une période où le progrès technologique allait de pair avec l’inventivité artistique.

Quelle est la cote des armes à système sur le marché ?

Sur le marché de l’art, les armes à système sont particulièrement prisées pour leur rareté, leur état de conservation et la qualité de leur fabrication. Les collectionneurs recherchent des pièces avec des mécanismes fonctionnels, des signatures d’armuriers célèbres, et des provenances historiques vérifiables. Les enchères montrent un intérêt croissant pour ces objets, notamment en Europe et aux États-Unis. De manière générale, les armes à système de la fin du XIXème siècle les plus courantes sont estimées entre 300 et 1000 €, tandis que des armes à système de qualité supérieure, soit issues de fabricants tels que Colette ou Jarre et Cie, se situent entre 1000 et 5000 €. Pour citer quelques exemples de ventes remarquables, un couteau-pistolet du XIXème siècle, décoré avec une lame gravée et un mécanisme fonctionnel, a été adjugé pour 8 500 € lors d’une vente aux enchères organisée en 2021. Une canne-fusil Frankenau, en excellent état et avec son mécanisme d’origine, a atteint un prix d’adjudication de 12 000 € en 2018. Les revolvers Jarre, en raison de leur rareté, peuvent également dépasser les 15 000 €, selon leur état et leur provenance. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos armes à système de la fin du XIXème siècle (Frankenau, Colette, Jarre, couteau-pistolet, armes combinées), faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser une arme à système de la fin du XIXème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme à système de la fin du XIXème siècle en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Arme à système Frankenau

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en armes à système et en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en armes mécaniques anciennes et de l’estimation d’armes à système, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes de collection : revolvers, pistolets, fusils, carabines, armes à broche, armes Lefaucheux, Winchester, Colt et autres systèmes mécaniques des XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Sa connaissance approfondie de l’histoire de l’armement moderne, des innovations techniques ayant marqué l’évolution des armes à feu et des grands fabricants internationaux, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une arme à système ancienne : fabricant, modèle, rareté du mécanisme, qualité de fabrication, état mécanique, état de conservation, provenance et intérêt historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes à système et des ventes aux enchères d’armes anciennes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise d’armes à système, l’estimation d’armes mécaniques anciennes et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques, qu’il s’agisse de revolvers réglementaires, de modèles civils rares, de prototypes ou de pièces majeures recherchées par les collectionneurs de militaria.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

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Estimation gratuite Armes a silex

Armes à silex

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Estimation, cote et valeur Armes à silex

Les armes à silex anciennes constituent des témoins majeurs de l’histoire militaire et de l’armement des XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. Utilisées aussi bien dans les conflits que pour la chasse ou la défense personnelle, ces armes anciennes de collection regroupent pistolets à silex, fusils, mousquets, carabines et armes d’apparat richement décorées. Très recherchées par les collectionneurs et amateurs de militaria, les armes à silex peuvent présenter une valeur importante selon leur époque, leur fabricant, leur rareté, leur état de conservation et leur provenance historique. Vous souhaitez faire expertiser une arme à silex ancienne ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre arme ancienne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Armes a silex

Prix et cote des armes à silex

  • Armes à silex courantes et modèles de troupe : entre 200 € et 1 500 €

  • Armes à silex de qualité et modèles recherchés : entre 1 500 € et 15 000 €

  • Armes à silex exceptionnelles et pièces de prestige : entre 15 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

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Armes à silex de Nicolas-Noël Boutet

Nicolas-Noël Boutet (1761-1833) représente l’apogée de ce goût pour l’armurerie de prestige sous le Premier Empire. Issu d’une famille d’armuriers de Versailles, Nicolas-Noël Boutet est nommé directeur-artiste de la Manufacture d’armes de Versailles par décret le 23 août 1792. Il est secondé par un officier d’artillerie qui supervise la fabrication. Cette manufacture est à la fois un centre de production militaire et un atelier de créations d’exception destinées à la cour et aux dignitaires. Cependant, c’est Nicolas-Noël Boutet qui y encourage le développement des armes de luxe. Le 19 novembre 1798, il est nommé directeur général des Manufactures d’armes et Ateliers de réparation de France mais, dès le mois de décembre, il prend la décision de se consacrer exclusivement à l’administration de la manufacture de Versailles. Sous le Consulat (1799-1804), Nicolas-Noël Boutet est chargé de la fabrication des armes d’honneur qui deviennent sa spécialité. 

Les créations de Nicolas-Noël Boutet se distinguent alors par leur esthétique développée et leur perfection technique. Ses pistolets à silex de luxe arborent souvent des incrustations d’or ou d’argent, des gravures détaillées représentant des scènes mythologiques ou allégoriques, ainsi que des crosses en bois précieux comme l’ébène. Ces crosses sont fréquemment rehaussées de nacre ou d’ivoire sculpté, témoignant du savoir-faire minutieux de son atelier et de la reconnaissance de cette production comme un travail d’art. Sous le Premier Empire, Nicolas-Noël Boutet fabrique des armes offertes comme cadeaux diplomatiques ou à des personnalités de premier plan. Napoléon lui-même apprécie particulièrement ces pièces et les utilise pour honorer ses maréchaux ou sceller des alliances avec des monarques étrangers. L’une des pièces les plus célèbres de Nicolas-Noël Boutet est une paire de pistolets ornés, offerte au tsar Alexandre Ier (1777-1825) et conservée au musée de la Légion d’honneur, qui illustre parfaitement l’alliance entre art et technique de la manufacture de Versailles.

Armes à silex de Jean Lepage

Jean Lepage (1779-1822), également issu d’une prestigieuse famille d’arquebusiers, se différencie de Nicolas-Noël Boutet par son approche centrée sur l’innovation technique. Initialement installé à Paris pour suivre une formation d’apothicaire, il décide cependant d’entrer comme apprenti dans l’atelier de son oncle, l’arquebusier Pierre Lepage. Lui succédant à la tête de son atelier, et dans une volonté d’innovation et de progrès de l’armurerie, il développe des mécanismes et dépose un certain nombre de brevets. Contrairement à Nicolas-Noël Boutet, dont les efforts sont dirigés vers la beauté ornementale des armes de luxe, Jean Lepage se concentre sur l’ingénierie et le développement technique sans toutefois négliger l’aspect esthétique des armes. Les deux hommes sont d’ailleurs en opposition : la création de la Manufacture d’armes de Versailles entraîne une baisse de commande chez de nombreux arquebusiers, dont Jean Lepage, qui co-signe deux pétitions protestant contre la manufacture. 

En août 1804, ce dernier est nommé arquebusier des chasses de l’Empereur et fournit donc la maison de l’Empereur en armes de luxe utilisées lors des chasses impériales. Sa fonction d’arquebusier des chasses de l’Empereur influence ses travaux : la pratique de la chasse exige en effet des armes au tir rapide et précis. Parmi ses inventions marquantes figure le fusil à répétition à silex, permettant de tirer plusieurs coups sans rechargement immédiat. Cette innovation, bien que complexe et peu adaptée à une large adoption, témoigne de sa vision novatrice des armes à feu. Ses pistolets, eux aussi richement ornés, contiennent des dispositifs mécaniques perfectionnés afin d’en augmenter la précision et la sûreté. Les œuvres de Lepage sont appréciées par ses contemporains, officiers et nobles, qui reconnaissent en elles une alliance entre raffinement et performance. Ses crosses en bois luxueux, rehaussées de gravures et d’incrustations, ainsi que ses innovations pratiques, répondent à la fois aux exigences de la beauté et de la fonctionnalité.

Les armes à silex de luxe du Premier Empire sur le marché de l’art

Les armes à silex de luxe du Premier Empire, qu’elles soient signées Boutet ou Lepage, sont aujourd’hui des trésors historiques conservés dans des musées et des collections privées. Leur rareté et leur qualité exceptionnelle en font des pièces très recherchées par les collectionneurs. Ces armes ont marqué l’âge d’or du Premier Empire en tant que symboles du génie artisanal et militaire français ainsi que du raffinement napoléonien. En juin 2023, un fusil à silex avec canon et platine réalisé par Nicolas-Noël Boutet a été estimé entre 15 000 et 20 000€, tandis qu’en 2014 un fusil de chasse double à silex, à deux canons superposés tournants, deux batteries et un seul chien a été vendu pour la somme de 110 000€. En juillet 2024, un coffret contenant deux pistolets offerts par Napoléon au général Armand de Caulaincourt dans la nuit du 12 au 13 avril 1814, œuvre de l’arquebusier Louis-Marin Gosset, a été vendu pour la somme de 1,69 million d’euros. Le coffret et son contenu ont été classés « trésor national ». Vous souhaitez faire expertiser une arme à silex de luxe du Premier Empire, et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme à silex de luxe du Premier Empire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Coffret comprenant un fusil à silex, une paire de pistolets et des accessoires, Nicolas-Noël Bouet. Collections du Metropolitan Museum of Art.

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en armes à silex et en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en armes anciennes et de l’estimation d’armes à silex, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes de collection : pistolets à silex, fusils, mousquets, carabines, armes de duel, armes d’officier et armes de prestige des XVIIᵉ au XIXᵉ siècles.

Sa connaissance approfondie de l’histoire de l’armement ancien, des grands armuriers européens, des techniques de fabrication et des évolutions mécaniques des systèmes à silex, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une arme à silex ancienne : fabricant, époque, qualité d’exécution, rareté du modèle, état mécanique, présence de décor ou gravures, provenance et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes à silex et des ventes aux enchères d’armes anciennes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise d’armes à silex, l’estimation d’armes anciennes et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques, qu’il s’agisse d’armes militaires réglementaires, de pièces civiles de prestige ou d’armes exceptionnelles recherchées par les collectionneurs de militaria.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Arme d'honneur

Armes d’honneur

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Estimation, cote et valeur Armes d'honneur

Les armes d’honneur anciennes occupent une place particulière dans l’histoire militaire et honorifique. Remises pour récompenser des actes de bravoure, distinguer un officier ou marquer une carrière exemplaire, ces armes de prestige allient intérêt historique, qualité d’exécution et forte dimension symbolique. Sabres d’honneur, pistolets de présentation, épées d’apparat ou armes gravées constituent aujourd’hui des objets de collection militaires très recherchés par les amateurs de militaria. Leur valeur dépend de leur époque, de leur attribution, de leur rareté, de leur état de conservation et de leur provenance historique. Vous souhaitez faire expertiser une arme d’honneur ancienne ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre arme de collection sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Arme d'honneur

Prix et cote des armes d'honneur

  • Armes d’honneur courantes et modèles de récompense simples : entre 2 000 € et 10 000 €

  • Armes d’honneur recherchées et modèles historiques : entre 10 000 € et 50 000 €

  • Armes d’honneur exceptionnelles et pièces muséales : entre 50 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une arme d’honneur en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre arme d’honneur en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La Révolution et la création de nouvelles récompenses

Sous l’Ancien Régime, les ordres de chevalerie récompensaient traditionnellement les militaires ayant fait preuve d’une grande bravoure au feu. Essentiellement réservés aux officiers nobles, ces ordres sont pour la plupart supprimés en 1791 lors de la Révolution française, en vertu des principes républicains. Cette décision, prise par la Convention nationale (1792-1795), perdure durant le régime lui succédant, et se retrouve ainsi dans la Constitution du 5 Fructidor An III (22 août 1795) du Directoire (1795-1799). En effet, l’article 368 précise que « Nul ne peut porter des marques distinctives qui rappellent des fonctions antérieurement exercées, ni des services rendus ». Cependant, face à une situation militaire compliquée, le Directoire comprit la nécessité de récompenser les actions d’éclat afin de stimuler ses troupes malmenées. Dès 1796, on observe ainsi la remise d’armes ou de drapeaux, au nom de la nation. Les armées françaises se battent alors sur de nombreux fronts, notamment en Italie, où un jeune général s’illustre : Napoléon Bonaparte 1769-1821). 

Ses nombreuses victoires, telles que Montenotte, Lodi, Arcole ou encore Rivoli, lui permettent de gagner en influence. Durant la première campagne d’Italie (1796-1797) puis celle d’Égypte (1798-1801), le général Bonaparte reprend le principe d’arme d’honneur et le rationalise. Au titre de la nation, il remet un certain nombre de sabres, qui portent également son nom. Tirant parti de sa notoriété, Bonaparte exécute un coup d’État le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), marquant la fin du Directoire et le début du Consulat. On trouve à la tête du nouveau régime trois consuls : Bonaparte, Cambacérès et Lebrun. Le premier consul détient en réalité l’essentiel du pouvoir. Nommé en 1799 pour dix ans, Bonaparte est proclamé consul à vie en 1802. Le Consulat marque l’affermissement du pouvoir militaire, avant l’avènement de l’Empire en 1804.

Les armes d’honneur sous le Consulat

Dans l’article 87 de la Constitution de l’an VIII, le premier consul Bonaparte annonce qu’il sera décerné « des récompenses nationales aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République ». Le jour de son entrée en fonction, le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799), Bonaparte fait publier un arrêté relatif aux récompenses militaires. Ce dernier précise les différents types d’armes d’honneur : fusil, carabine, mousqueton ou sabre. Il existe également des baguettes et des trompettes d’honneur, à destination des musiciens. Enfin, on précise que les canonniers-pointeurs pourront recevoir des grenades d’or, insignes qu’ils pourront porter sur le parement de leur habit. Par ailleurs, il est aussi prévu que chaque militaire ayant obtenu l’une de ces récompenses puisse bénéficier d’une augmentation de son salaire. L’arrêté précise que ces distinctions pourront être accordées aux officiers et aux soldats qui se distinguent par des actions d’une valeur extraordinaire, ou qui rendraient des services extrêmement importants. 

Quelques exemples sont cités : capture d’un drapeau à l’ennemi, capture d’un officier supérieur ou encore capture d’une pièce d’artillerie. Les armes d’honneur sont garnies d’argent et sont, pour la plupart, réalisées par la manufacture d’armes de Versailles, sous l’autorité du célèbre arquebusier Nicolas-Noël Boutet (1761-1833). Chaque arme d’honneur attribuée est accompagnée d’un brevet signé. On estime à 2 300 le nombre d’armes d’honneur décernées sous le Consulat. En 1804, avec la proclamation de l’Empire, les armes d’honneur sont supprimées au profit de la Légion d’honneur, qui récompense les militaires mais également les civils.

Quelle est la cote d’une arme d’honneur sur le marché ?

De nombreuses armes d’honneur se trouvent aujourd’hui dans les collections des musées français, notamment dans celles du musée de l’Armée. Ainsi, les armes d’honneur sur le marché sont particulièrement rares. En moyenne, la cote d’une arme d’honneur se situe entre 10 000 et 30 000 euros. L’estimation varie en fonction de sa provenance, de son état de conservation, de la typologie de l’arme, des inscriptions, de l’identité du récipiendaire et, le cas échéant, de la présence du brevet signé. Ainsi, en 2009 fut mis en vente le sabre d’honneur du citoyen Thierry, adjudant major à la trente-troisième ½ brigade de ligne. Celui-ci fut récompensé par le premier consul Bonaparte pour sa conduite au combat après s’être élancé seul sur une pièce d’artillerie. Estimé entre 40 000 et 50 000 euros, le sabre et son brevet, signé de la main de Bonaparte, furent adjugés pour 58 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une arme d’honneur, et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme d’honneur en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Arme d’honneur du citoyen Jean Pansonnet, brigadier au 12e régiment de hussard.

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en armes d’honneur et en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en armes de prestige et de l’estimation d’armes d’honneur, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes de récompense et de collection : sabres d’honneur, pistolets de présentation, fusils de décoration, épées honorifiques et armes nominatives attribuées à des officiers ou personnalités militaires.

Sa connaissance approfondie de l’histoire des distinctions militaires, des armes de prestige et des manufactures d’armes françaises et étrangères, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une arme d’honneur ancienne : attribution, provenance, époque, qualité d’ornementation, rareté, richesse du décor, état de conservation et importance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes d’honneur et des ventes aux enchères d’armes anciennes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise d’armes d’honneur, l’estimation d’armes historiques de prestige et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes de collection exceptionnelles, qu’il s’agisse de sabres impériaux, d’armes nominatives, de pièces de présentation ou de souvenirs historiques majeurs recherchés par les collectionneurs de militaria.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

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Estimation gratuite Coiffure militaire Premier Empire

Coiffure militaire du Premier Empire

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Estimation, cote et valeur Coiffure militaire ancienne

Les coiffures militaires du Premier Empire figurent parmi les pièces les plus emblématiques de l’histoire napoléonienne et du militaria de collection. Portées par les soldats, officiers et corps d’élite sous le règne de Napoléon Ier, ces coiffures militaires anciennes regroupent shakos, bicornes, casques de cavalerie, bonnets d’ourson et coiffes réglementaires d’époque. Très recherchées par les collectionneurs et amateurs de souvenirs historiques napoléoniens, elles peuvent présenter une valeur importante selon leur régiment, leur rareté, leur état de conservation, leur provenance et la présence de leurs attributs d’origine. Vous souhaitez faire expertiser une coiffure militaire du Premier Empire ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre objet militaire ancien sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Coiffure militaire Premier Empire

Prix et cote des coiffures militaires

  • Shakos, bicornes et coiffures militaires courantes ou incomplètes : entre 300 € et 1 500 €

  • Coiffures militaires Premier Empire recherchées (officiers, régiments rares, modèles complets) : entre 1 500 € et 8 000 €

  • Coiffures militaires d’exception, pièces historiques rares ou modèles de prestige : entre 8 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une coiffure militaire du 1er empire en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre coiffure militaire du 1er empire en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le shako, la coiffure du fantassin impérial

Les uniformes et les coiffures militaires suivent la mode masculine de leur temps. En France, les soldats sont principalement coiffés du tricorne au XVIIème siècle, qui laisse progressivement sa place au bicorne le siècle suivant. Ce dernier équipe largement les armées françaises jusqu’au début du XIXème siècle. Le traditionnel chapeau de feutre, jugé trop fragile et peu protecteur des blessures à l’arme blanche, est remplacé en 1806 par le shako, qui équipe la majeure partie des troupes sous le Premier Empire. Originaire d’Europe de l’Est, le csákó est à l’origine une coiffure traditionnelle cylindrique, importée par les hussards hongrois au XVIIIème siècle, et qui faisait partie de leur uniforme. 

Progressivement, ce couvre-chef va équiper les armées européennes, dans une grande variété de formes. Réalisé en cuir et en feutre, le shako français est reconnaissable à sa forme cylindrique en forme de cône tronqué. Son adoption répond à des critères pratiques et esthétiques. Relativement haut, le shako réhausse la silhouette du fantassin. Il est ainsi censé protéger la tête des coups de sabres. Il est également doté d’une visière contre le soleil et la pluie, et de jugulaires en cuir recouvertes d’écailles de cuivre, qui permettent de le maintenir sur la tête et qui servent de protection aux joues du soldat. Il est surmonté d’un pompon ou d’un plumet, dont la couleur permet d’identifier la compagnie du soldat. 

Enfin, une plaque de laiton, en forme de losange et placée au-dessus de la visière, indique le numéro du régiment. À partir de 1812, le nouveau règlement du colonel Bardin (1774-1840) prescrit le port d’une plaque en forme de demie-lune. Cette forme est inspirée de la pelta, un petit bouclier oriental utilisé comme motif ornemental durant l’Antiquité romaine. Le shako équipe, à quelques exceptions, la majeure partie des troupes militaires sous le Premier Empire. En fonction de l’unité, mais également de l’atelier et de l’année de fabrication, il existe une grande variété de shakos. Après la chute du Premier Empire en 1815, les armées françaises sont toujours équipées de cette coiffe caractéristique. Elle connaît tout au long du XIXème siècle un certain nombre de modifications, avant d’être remplacée par le képi. Aujourd’hui, le shako, dans des dimensions plus modestes, est encore porté en cérémonie par les élèves de l’école militaire de Saint-Cyr et la Garde républicaine à pied.

Le casque et la cavalerie

Si le casque n’équipe progressivement plus les soldats à partir du règne de Louis XIV (1643-1715), il refait son apparition au XVIIIème siècle pour équiper certains régiments de cavalerie. En effet, en 1743, le futur maréchal Maurice de Saxe (1696-1750) lève un corps de cavalerie dont les volontaires sont originaires d’Europe de l’Est. Il dote ses cavaliers d’un casque à l’antique, caractérisé par un bandeau en peau de phoque et un cimier bas. En 1763, le casque est attribué à l’ensemble des régiments français de dragons par une ordonnance royale, les distinguant des autres unités de cavalerie. Durant la Révolution française, une instruction provisoire de 1791 prescrit le port du casque aux fantassins. S’inspirant du modèle en vigueur chez les dragons, ce couvre-chef est réalisé en cuir bouilli ou en feutre de laine teinte en noir, avec une visière cousue. Un bandeau de toile peinte reproduit l’aspect d’une peau de panthère, tandis qu’une crinière courte, la chenille, surmonte le casque. Trop coûteux, et peu apprécié des soldats, le casque à chenille modèle 1791 est rapidement abandonné. Le casque métallique ne sera porté sous l’Empire que par les régiments de dragons et par les cuirassiers. 

Caractéristique de la silhouette de ces troupes montées, il est reconnaissable à sa grande crinière en cuir, protégeant la nuque de son porteur des coups de sabre. On distingue les deux modèles par le bandeau présent sur le casque, noir pour les cuirassiers et léopard pour les dragons. En 1809, après les nombreuses pertes subies par les carabiniers, Napoléon fait adopter le casque et la cuirasse pour ces régiments. Afin de les distinguer des cuirassiers, les carabiniers sont dotés d’une cuirasse et d’un casque dorés. Par ailleurs, ce dernier est également reconnaissable à sa chenille rouge écarlate. Ainsi, sous le Premier Empire, si le casque équipe principalement les unités de cavalerie, il existe une exception. Constatant la mortalité élevée des officiers chargés de porter et de défendre les insignes impériaux, le règlement de 1812 prescrit aux soldats le port du casque. 

Ce dernier, caractérisé par une chenille rouge vif, n’est cependant pas adopté à grande échelle. Ainsi, tout au long du XIXème siècle, le modèle de casque adopté sous l’Empire par les dragons et cuirassiers connaît peu d’évolution. Il équipe encore ces unités au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918). S’il existe des projets de casque pour l’infanterie au début du XXème siècle, il faut attendre 1915 pour voir l’adoption d’un casque unique pour tous les soldats. Aujourd’hui, le régiment de cavalerie de la Garde républicaine porte encore lors des défilés l’iconique casque à crinière.

Les coiffures militaires du Premier Empire sur le marché de l’art

Les coiffures militaires du Premier Empire sont assez rares sur le marché de l’art. Leur cote varie en fonction de l’unité associée et de leur état de conservation. En effet, ces pièces anciennes, bien que produites en grandes quantités, sont rarement parvenues jusqu’à nous. On observe ainsi régulièrement la mise en vente d’éléments isolés de ces coiffures, tels que les plaques de shako. Les coiffures complètes peuvent ainsi voir leur prix s’envoler. Ainsi, en mai 2024, un shako d’officier du 121ème régiment d’infanterie de ligne, au règlement de 1812, fut estimé lors de sa mise aux enchères entre 6 000 et 8 000 euros, pour être finalement adjugé à 12 000 euros. Pour une estimation gratuite de vos coiffures militaires du Premier Empire, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en coiffures militaires du 1er Empire, en art militaire ancien et en objets de militaria de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de coiffures militaires napoléoniennes et de l’estimation de coiffures militaires anciennes, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bicorne du Premier Empire, shakos napoléoniens, bonnets à poils, casques de cavalerie, coiffures de grenadiers et couvre-chefs réglementaires des armées impériales.

Sa connaissance approfondie des coiffures militaires du 1er Empire, des différents corps de troupe, des fabrications réglementaires et des spécificités de montage lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une coiffure militaire napoléonienne de collection : modèle, régiment, période de fabrication, rareté, fabricant, matériaux, état de conservation, complétude des attributs et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères de souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de coiffures militaires Premier Empire, l’estimation de bicornes et shakos anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de coiffures militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles de troupe, de coiffures d’officier, de pièces régimentaires rares ou d’objets historiques d’exception.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

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Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

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La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Fusil de chasse du XVIIIème siècle

Fusil de chasse du XVIIIè siècle

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Estimation, cote et valeur Fusils de chasse ancien

Au XVIIIème siècle, les armes de chasse connaissent un développement technologique et esthétique significatif, notamment en France, en Belgique, et en Angleterre. Cette période voit les armes de chasse devenir de véritables objets de luxe, mêlant artisanat, technologie et prestige. Découvrez ici l’histoire des fusils de chasse du XVIIIème siècle. Besoin d’une expertise sur un fusil de chasse du XVIIIème siècle ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Fusil de chasse du XVIIIème siècle

Prix et cote des fusils de chasse

  • Fusils de chasse courants, productions industrielles ou modèles standards : entre 100 € et 800 €

  • Fusils de chasse de qualité, modèles signés ou fabrications recherchées : entre 800 € et 5 000 €

  • Fusils de chasse d’exception, armes fines de prestige ou pièces de collection rares : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un fusil de chasse en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre fusil de chasse en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La chasse sous l’Ancien Régime

En France, la chasse fut longtemps une activité réservée à la noblesse. Ainsi, en 1396, une ordonnance édictée par Charles VI (1368-1422) interdit formellement la chasse aux roturiers. Cette interdiction perdure tout au long de l’Ancien Régime (1589-1789), et les sanctions encourues sont particulièrement sévères. La peine de mort pour le délit de chasse n’est supprimée qu’en 1669 par Louis XIV (1638-1715). Ce dernier, véritable passionné, organise de grandes parties de chasse dans les forêts royales de Fontainebleau ou de Versailles. Au XVIIIème siècle, la chasse reste un privilège seigneurial. Il est aboli avec la Révolution française le 4 août 1789, au même titre que les autres privilèges de la noblesse. Si la chasse n’est plus l’apanage de la noblesse, elle reste cependant réservée aux seuls propriétaires terriens. La bourgeoisie prend ainsi la place de la noblesse.

L’évolution technologique des armes à feu

Si les premières armes à feu apparaissent en Chine dès le VIIIème siècle, il faut attendre le XIVème siècle pour qu’elles se répandent sur les champs de bataille européens, avec le développement de l’artillerie. Le canon est alors allumé à la main par une mèche. Au XVème siècle, l’apparition de platine à mèche permet de faciliter la mise à feu. Le mécanisme s’organise autour d’un levier situé sous le bois du fusil. Ce dernier, une fois actionné, permet de faire basculer une pièce métallique, sur laquelle est fixée la mèche, mettant le feu à la charge de poudre. Au XVIème siècle apparaissent les premières platines à silex. La mèche est remplacée par une pierre qui, par une action de frottement ou de percussion, produit une étincelle mettant le feu à la poudre. 

Ce système est perfectionné au début du XVIIème siècle par le Français Marin Bourgeois (1560-1634), et se répand rapidement dans toute l’Europe. La platine à silex équipe toutes les armes à feu pendant près de deux siècles, avant d’être remplacée à partir de 1820 par le système à percussion, qui utilise des capsules de fulminate de mercure. Ces progrès technologiques permettent le développement d’armes à feu individuelles peu coûteuses, qui révolutionnent l’art de la guerre. Parallèlement, les armes à feu influencent le domaine de la chasse, en se substituant aux armes de jet traditionnelles telles que l’arc ou encore l’arbalète. C’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les fusils de chasse juxtaposés, à double canon, qui existent encore aujourd’hui.

Les fusils de chasse et la représentation d’un statut social

La chasse, réservée à la noblesse, était une activité sociale de choix. L’aristocratie européenne adoptait en conséquence des armes luxueuses et richement décorées, reflétant leur statut. Le XVIIIème siècle est marqué par l’essor de certaines régions comme Birmingham en Angleterre ou Liège en Belgique, qui se spécialisent dans la production d’armes à feu et qui sont encore aujourd’hui célèbres pour leur savoir-faire. Ce développement est favorisé par l’industrialisation progressive de la production d’armes, tandis que l’artisanat reste encore présent pour les éléments décoratifs. Les armuriers rivalisent ainsi de technique pour produire des armes esthétiques, tout en utilisant des matériaux de qualité.

Les armes de chasse sur le marché

La cote d’un fusil de chasse du XVIIIème siècle varie de quelques centaines d’euros pour les modèles les plus courants à plusieurs milliers d’euros pour des pièces de grande qualité. Le prix varie en fonction de l’état de l’arme et du nom de l’armurier, mais peut être également influencé par l’identité de son propriétaire. Ainsi, les armes de chasse ayant appartenu à des personnages importants rencontrent plus de succès lors de leur mise en vente. Il est à noter que de nombreux fusils de chasse à silex furent adaptés au système à percussion au début du XIXème siècle. Ainsi, les fusils non modifiés possédant leurs systèmes d’origine sont les plus recherchés. 

En janvier 2024, un fusil de chasse à double platine, signé « Livranton à St Chamond », fut estimé à 2 500 €. L’arme, dont le système d’armement était parfaitement fonctionnel, était caractérisée par deux canons poinçonnés et dorés, avec une crosse richement sculptée de fleurs et d’une tête d’animal, tandis que sa baguette était réalisée à partir d’un fanon de baleine. Le fusil de chasse a vu les enchères s’envoler pour être finalement attribué pour 4 200 €. Vous souhaitez faire expertiser un fusil de chasse du XVIIIème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer un fusil de chasse du XVIIIème siècle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils de chasse, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils de chasse anciens et de l’estimation de fusils de chasse de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils juxtaposés, superposés, fusils à percussion, fusils de chasse à broche, armes de chasse fines, ainsi que de modèles signés par les grandes maisons armurières françaises et européennes.

Sa connaissance approfondie des armes de chasse anciennes, des grandes manufactures et armuriers de prestige (Darne, Manufrance, Purdey, Holland & Holland, Lebeau-Courally, Verney-Carron…), des différentes mécaniques de fermeture et des fabrications artisanales ou industrielles lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil de chasse ancien : fabricant, modèle, qualité de fabrication, gravures, système mécanique, rareté, état de conservation, provenance et complétude de l’arme.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes anciennes et des ventes aux enchères spécialisées en armes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils de chasse, l’estimation de fusils de chasse anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils de collection, qu’il s’agisse de modèles de chasse courants, de fusils de prestige de grande manufacture ou de pièces exceptionnelles d’armurerie ancienne.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Légion d'honneur

Légion d’honneur

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Estimation, cote et valeur Légions d'honneur

Plus haute distinction honorifique française, la Légion d’honneur récompense depuis près de deux cents ans les civils et les militaires méritants. On distingue trois grades qui sont ceux de Chevalier, d’Officier et de Commandeur, ainsi que deux dignités, qui sont celles de Grand Officier et de Grand-Croix. La Légion d’honneur est facilement reconnaissable à son étoile à cinq branches doubles, entourée d’une couronne de chêne et de laurier, symbolisant tous deux la victoire, et son ruban rouge vif. Mais, sous les différents régimes qui se sont succédé depuis le XIXe siècle, la Légion d’honneur a connu de nombreuses modifications. Découvrez ici l’histoire de la Légion d’honneur. Besoin d’une expertise sur une Légion d’honneur ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Légion d'honneur

Prix et cote des légions d'honneur

  • Légions d’honneur courantes, grades standards et modèles récents : entre 100 € et 800 €

  • Légions d’honneur recherchées (anciens modèles, fabrications de qualité, grades supérieurs) : entre 800 € et 5 000 €

  • Légions d’honneur exceptionnelles, modèles rares, ensembles historiques ou pièces de prestige : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une légion d’honneur en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre légion d’honneur en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La Légion d’honneur, une création de Napoléon Bonaparte

Durant la Révolution française (189-1799), les ordres de chevalerie, symboles de l’Ancien Régime, furent presque tous abolis en 1791. Les nombreuses campagnes militaires sous le Directoire (1795-1799) puis le Consulat (1799-1804) motivèrent la création d’armes de récompense nationale, données aux militaires s’étant illustrés par leur conduite au feu. Le 29 floréal an X (19 mai 1802), Napoléon Bonaparte (1769-1821), alors premier Consul, fit adopter la création de la Légion d’honneur afin de récompenser les militaires et les civils. Cette nouvelle institution, qui vise à réunir l’élite de la Nation, n’est pas encore dotée d’insignes. Il faut attendre l’avènement de l’Empire en 1804 pour que les premières décorations soient décernées au sein de l’église Saint-Louis des Invalides. Une seconde cérémonie se déroule au camp de Boulogne devant 100 000 soldats réunis. 

L’insigne de la Légion d’honneur, inspiré de l’ordre de Saint-Louis créé par Louis XIV en 1693, en reprend la forme tout en s’inspirant également de l’Antiquité romaine. En effet, à l’avers se trouve l’effigie de Bonaparte avec l’inscription « Napoléon emp. des Français », et au revers l’aigle romaine avec la devise « Honneur et Patrie ». La forme de l’insigne sera modifiée à plusieurs reprises, et l’on distingue principalement quatre types. Il existe également de nombreuses subtilités en fonction des orfèvres ayant réalisé les insignes. Parmi les récipiendaires, on retrouve principalement des militaires comme le maréchal Lannes (1769-1809), mais également des civils comme l’artiste Jacques-Louis David (1748-1825) ou encore le mineur Hubert Goffin (1771-1821), qui s’est illustré en 1812 lors d’une catastrophe minière près de Liège en sauvant soixante-neuf de ses camarades.

De la Restauration à nos jours

La défaite de Waterloo et la seconde abdication de Napoléon en juin 1815 entraînent la chute de l’Empire et le rétablissement de la monarchie. En 1815, on compte environ 32 000 légionnaires vivants. Si Louis XVIII (1755-1824) restaure les anciens ordres royaux, il n’abolit pourtant pas la Légion d’honneur. Devenant ainsi l’ordre royal de la Légion d’honneur, l’effigie de l’empereur est remplacée au profit de celle du roi Henri IV. L’ordre est restructuré, et les grades et dignités que nous connaissons aujourd’hui sont institués. En 1830, le roi Louis-Philippe (1773-1850) fait de la Légion d’honneur le premier ordre français et délaisse les anciens ordres monarchiques. Si le profil du roi Henri IV est conservé à l’avers de la décoration, on observe l’ajout du drapeau tricolore au revers de celle-ci. Après la révolution de 1848, et l’avènement de la Seconde République (1848-1851), l’insigne est modifié pour s’inscrire dans l’héritage du Consulat. 

Le profil du roi Henri IV est remplacé par celui de Bonaparte, avec l’inscription « Bonaparte 1er Consul 19 mai 1802 », tandis que la devise « République française » est ajoutée au revers, entourant les drapeaux tricolores. Sous le Second Empire (1852-1870), Napoléon III (1808-1873) renoue avec les origines de l’ordre en adoptant un insigne similaire à celui créé en 1804. Pour la première fois, les drapeaux des régiments s’illustrant au combat sont décorés. La Troisième République (1870-1940) modifie l’insigne de la Légion d’honneur pour lui donner les traits que nous lui connaissons aujourd’hui. La mention « République française » entoure un profil féminin à l’antique, et l’on observe la date « 1870 ». En 1951, cette date est définitivement supprimée. En 1962, la date de la création de l’ordre (29 floréal an X) est ajoutée, ce qui permet de renouer avec le modèle originel.

Quelle est la cote d’une Légion d’honneur ?

Les insignes de la Légion d’honneur passent régulièrement en salle des ventes et sont appréciés des collectionneurs. En dehors de son état, la cote d’une Légion d’honneur varie en fonction du grade (Chevalier, Officier, Commandeur) ou de la dignité associée (Grand Officier et Grand-Croix), ainsi qu’en fonction du régime sous lequel elle a été réalisée. En dehors de l’ancienneté de la décoration, l’identité de son récipiendaire est un facteur important. La base de données Léonore, accessible en ligne, répertorie près de 390 000 dossiers de récipiendaires depuis sa création. 

La cote des Légions d’honneur est donc particulièrement variable. Si les modèles les plus simples oscillent entre 50 et 200 euros, d’autres plus rares sont particulièrement recherchés. Ainsi, estimés entre 1 000 et 1 500 euros à leur mise aux enchères, l’étoile de commandeur et le dossier de nomination ayant appartenu à Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), ministre de la Marine et des Colonies sous le Second Empire, furent attribués à 2 375 euros en 2019. Vous souhaitez faire expertiser une Légion d’honneur, et recevoir son estimation ? Faites estimer une Légion d’honneur en quelques clics via notre formulaire et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Insigne de Grand-Croix de la Légion d’honneur, Troisième République. Collections du musée de la Légion d’honneur © Wikicommons

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en Légions d’honneur, en art militaire ancien et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de décorations françaises et de l’estimation de Légions d’honneur, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de croix de la Légion d’honneur, plaques de grand officier, insignes de commandeur, ensembles de décorations et distinctions honorifiques françaises de toutes périodes.

Sa connaissance approfondie de la phaléristique française, de l’histoire de la Légion d’honneur, des différents modèles impériaux, royaux et républicains, ainsi que des fabricants officiels et variantes de fabrication, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une Légion d’honneur de collection : modèle, régime, grade, fabricant, époque, rareté, état de conservation, présence de l’écrin d’origine et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des décorations anciennes et des ventes aux enchères de militaria et souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de Légions d’honneur, l’estimation de décorations françaises de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de distinctions honorifiques anciennes, qu’il s’agisse de croix de chevalier, de grades supérieurs, d’ensembles attribués ou de pièces historiques rares recherchées par les collectionneurs spécialisés.

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Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

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En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

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Estimation gratuite ordre de chevalerie étranger

Ordre de chevalerie étranger

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Estimation, cote et valeur Ordres de la chevalerie étrangers

Puisant leur origine dans la chevalerie et les ordres religieux militaires, les ordres de chevalerie apparaissent au XIVe siècle. Réservés à la noblesse, ils regroupent une élite autour d’un souverain et d’une cause. Pour symboliser leur appartenance, leurs membres arborent un signe distinctif, le plus souvent un médaillon ou une croix. Progressivement, ces ordres vont se généraliser dans toute l’Europe puis se démocratiser, afin de récompenser les conduites exemplaires. Découvrez ici l’histoire des ordres de chevalerie étrangers ! Besoin d’une expertise sur un ordre de chevalerie étranger ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite ordre de chevalerie étranger

Prix et cote des ordres de chevalerie étrangers

  • Ordres de chevalerie étrangers courants, grades standards et modèles récents : entre 100 € et 1 000 €

  • Ordres de chevalerie étrangers recherchés (grades supérieurs, modèles anciens, belles fabrications) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Ordres de chevalerie étrangers rares ou exceptionnels, grands grades et ensembles historiques : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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Les ordres de chevalerie en Grande-Bretagne

Il existe plusieurs dizaines d’ordres de chevalerie en Grande-Bretagne. L’ordre de la Jarretière (Order of the Garter) est le plus ancien et le plus important d’entre eux. Il fut fondé en 1348 par le roi Édouard III (1312-1377) en pleine guerre de Cent Ans. Encore aujourd’hui, les très rares admis dans l’ordre sont désignés par le souverain. D’autres ordres sont plus accessibles, à l’image de l’ordre du Bain (Order of the Bath). Créé en 1725 par le roi Georges Ier (1660-1727) pour récompenser les militaires, son nom fait référence au bain rituel lors de la cérémonie d’admission dans les ordres de chevalerie au Moyen Âge. L’insigne se caractérise par une croix blanche émaillée à huit pointes et quatre lions d’or. Une couronne de laurier vert, entourant un cercle rouge, contient la devise « TRIA JUNCTA IN UNO » (« Trois réunies en une »), évoquant ainsi l’union des trois couronnes d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse qui forment le Royaume-Uni. 

Plus récent, l’ordre de l’Empire Britannique (Order of the British Empire) fut créé en 1917 par le roi George V (1865-1936). Il se caractérise par une croix d’or à quatre branches bleu clair se terminant en fleur de lys. Jusqu’en 1937, l’insigne porte en son centre une effigie féminine, représentation allégorique de la Grande-Bretagne. Elle est entourée d’un cercle rouge portant la devise « FOR GOD AND THE EMPIRE » (« Pour Dieu et l’Empire »). À partir de 1937, la figure féminine est remplacée par les bustes du roi George V et de la reine Marie (1867-1953). De nombreux militaires français furent admis dans ces ordres britanniques, à partir du Second Empire (1852-1870) et des campagnes franco-britanniques en Crimée ainsi qu’en Chine, puis lors des deux guerres mondiales.

Les ordres de chevalerie en Allemagne

L’Empire allemand, créé en 1871 sous l’impulsion du chancelier Otto von Bismarck (1815-1898), fut constitué sur la base de nombreux royaumes, duchés et principautés. Ainsi, il existe traditionnellement autant d’ordres différents que d’États allemands, à l’image de l’ordre du Faucon Blanc (duché de Saxe-Weimar), l’ordre royal des Guelfes (royaume de Hanovre), l’ordre de Frédéric (royaume de Wurtemberg), l’ordre d’Henri le Lion (duché de Brunswick) ou encore l’ordre de Louis de Hesse (grand-duché de Hesse). Le plus connu des ordres allemands est celui de la Croix de fer (Eisernes Kreuz), fondé en 1813 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III (1770-1840), afin de récompenser les militaires ayant pris part aux campagnes contre Napoléon Bonaparte. L’insigne se caractérise par une croix à quatre branches évasées noires et à liseré blanc, inspirée de celle des chevaliers teutoniques. Au centre de l’insigne se trouvent des feuilles de chêne, symbole de victoire. Au-dessus de ces feuilles, on observe les initiales couronnées du souverain (Friedrich Wilhelm), et dans la partie inférieure, l’année de sa création « 1813 ». 

En 1870, le roi de Prusse Guillaume Ier (1797-1888), s’inscrivant dans les traces de son prédécesseur, renouvelle l’ordre à la suite de la campagne victorieuse contre Napoléon III (1808-1873). Si l’insigne reste dans l’ensemble similaire au premier modèle, quelques modifications sont tout de même apportées. À l’avers de la croix, la date de « 1870 » remplace celle de 1813, qui se trouve désormais au revers de l’insigne, tandis que les initiales de Frédéric Guillaume II disparaissent au profit de celle de Guillaume Ier (« W »). Au début de la Première Guerre mondiale, l’ordre connaît son second renouvellement, et la date de « 1914 » figure désormais sur l’insigne. Environ 218 000 croix de première classe et 5 196 000 croix de seconde classe furent décernées durant le conflit. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le chancelier Adolf Hitler (1889-1945) renouvelle une troisième fois l’ordre, dont l’insigne arbore désormais la date de sa réintroduction, celle de « 1939 » et la croix gammée. Une bande rouge est également rajoutée au traditionnel ruban noir et blanc. Sur le front, ce dernier est régulièrement porté seul, passé dans la boutonnière de l’uniforme. Environ 300 000 croix de première classe, et 3 000 000 croix de seconde classe furent décernées.

Les ordres de chevalerie en Russie

Lors d’un voyage en Angleterre en 1698, le tsar Pierre le Grand (1672-1725) fut décoré de l’ordre de la Jarretière par Guillaume III (1650-1702). S’inspirant des ordres anglais et écossais, Pierre le Grand crée le premier ordre russe, l’ordre impérial de Saint-André. Au cours du XVIIIe siècle, d’autres ordres apparaissent, à l’image de l’ordre de Saint-Georges, instauré par l’impératrice Catherine II (1729-1796) afin de récompenser les mérites militaires. Avec la révolution de 1917, ces ordres impériaux sont abolis. Néanmoins, le nouveau régime au pouvoir les remplace dès 1918. Le premier d’entre eux est l’ordre du Drapeau rouge (Orden Krasnogo Znameni) créé par le Comité central des Soviets. Visant à récompenser le courage aux combats, chacune des républiques soviétiques adoptera son propre modèle d’insigne, jusqu’en 1924. À cette date, un modèle unique est fixé. Il se caractérise par un écusson d’argent présentant une couronne de feuilles, qui porte une banderole avec les initiales « C.C.C.P. ». 

Cette banderole encadre une étoile rouge, avec en son centre une faucille, un marteau, une baïonnette ainsi qu’un fer de hache entourés d’une couronne dorée. Surmontant l’étoile, on observe le drapeau rouge portant l’inscription « Union des travailleurs de toutes les nations ». À noter que cet ordre pouvait être attribué plusieurs fois à la même personne. L’insigne du récipiendaire porte alors un chiffre doré au centre de la couronne végétale, correspondant au nombre d’attributions. Durant l’ère soviétique, d’autres ordres furent également créés : l’ordre de l’Étoile rouge en 1930, ou encore l’ordre de la guerre pour la Patrie en 1942. Lors de la Seconde Guerre mondiale, certains français furent décorés de ces ordres soviétiques, à l’image des pilotes du groupe de chasse Normandie-Niémen qui combattirent en Russie.

Les ordres de chevalerie étrangers sur le marché

La phaléristique, qui désigne l’étude des médailles, des décorations et des ordres de chevalerie, est une véritable discipline à part entière qui connaît de nombreux passionnés. Plus rares que les ordres français, les ordres de chevalerie étrangers sont particulièrement recherchés. Leur cote varie en fonction de l’état, du modèle, ou encore de l’identité du récipiendaire. Si les modèles les plus courants oscillent entre quelques dizaines et plusieurs centaines d’euros, il n’est pas rare de voir les enchères grimper. Ainsi, en 2023, un certain nombre de décorations ayant appartenu au général Armand Alexandre de Castagny (1807-1900) passèrent en vente. L’officier, qui a servi sous la Monarchie de Juillet (1830-1848) puis le Second Empire (1852-1870), fut nommé chevalier de l’ordre du Bain en 1856 à la suite de la campagne de Crimée. Cette décoration, estimée entre 500 et 800 euros, fut attribuée à 1 550 euros. Vous souhaitez faire expertiser un ordre de chevalerie étranger et recevoir son estimation ? Faites estimer un ordre de chevalerie étranger en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Insigne de l’ordre du Bain, Grande-Bretagne © Wikicommons

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en ordres de chevalerie étrangers, en art militaire ancien et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de décorations étrangères et de l’estimation d’ordres de chevalerie internationaux, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de décorations honorifiques étrangères, ordres royaux, distinctions impériales, croix de chevalerie, plaques de grand officier et ensembles de phaléristique internationale.

Sa connaissance approfondie de la phaléristique étrangère, des différents systèmes honorifiques européens et internationaux, des grades protocolaires et des productions officielles ou privées lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un ordre de chevalerie étranger : pays d’origine, ordre, grade, époque, fabricant, rareté, état de conservation, présence de l’écrin d’origine et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des décorations anciennes et des ventes aux enchères de militaria et souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise d’ordres de chevalerie étrangers, l’estimation de décorations internationales de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de pièces de phaléristique étrangère, qu’il s’agisse de grades courants, de grands ordres royaux, d’ensembles complets ou de pièces historiques rares recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

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Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Revolver modele 1873

Revolver modèle 1873 et 1874

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Estimation, cote et valeur Revolvers modèles 1873 et 1874

Après la guerre franco-allemande de 1870-1871, et la défaite française, la IIIème République (1870-1940) doit reconstituer l’armée nationale. Certains équipements sont complètement obsolètes, à l’image du pistolet modèle 1822 T bis qui équipe encore ses troupes. Le gouvernement entreprend un vaste programme de modernisation, notamment pour les armes de poing, ce qui donne naissance aux revolvers modèles 1873 et 1874. Malgré leur remplacement officiel en 1892, les revolvers modèles 1873 et 1874 vont connaître une importante longévité. Dans les années 1920, ils équipent encore quelques unités de réserve et certains furent même utilisés durant la Seconde Guerre mondiale par des groupes de résistants. Découvrez ici l’histoire des revolvers réglementaires modèles 1873 et 1874. Besoin d’une expertise sur un revolver réglementaire modèle 1873 et 1874 ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Revolver modele 1873

Prix et cote des revolvers modèles 1873 et 1874

  • Revolvers modèle 1873 courants, armes réglementaires en état d’usage : entre 250 € et 700 €

  • Revolvers modèle 1874 d’officier, exemplaires homogènes et modèles recherchés : entre 700 € et 2 500 €

  • Revolvers 1873 et 1874 rares, versions Marine, coffrets d’origine et pièces exceptionnelles : de 2 500 € à plus de 10 000 €

Vous souhaitez faire expertiser un revolver modèle 1873 ou 1874 ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Nos experts et spécialistes examineront vos informations et photographies pour vous communiquer la valeur de votre revolver. Faites estimer votre revolver modèle 1873 ou 1874 en quelques clics et recevez une réponse sous quelques seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le revolver modèle 1873 : une arme solide et rustique

Dès 1871, la Commission de Tir de Vincennes rédige un cahier des charges pour la commande d’un revolver à destination de l’Armée de Terre. Plusieurs prototypes sont présentés, dont celui de Jules Chamelot et Henri-Gustave Delvigne. Le revolver Chamelot-Delvigne, déjà adopté par l’armée suisse, est finalement retenu. Il équipe progressivement les troupes françaises sous l’appellation « modèle 1873 », date à laquelle 40 000 exemplaires sont commandés à destination de la Gendarmerie. L’année suivante, il est adopté pour tous les sous-officiers de l’armée de Terre et les troupes de cavalerie. Fabriqué par la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, le revolver modèle 1873 pèse 1 200 grammes pour une longueur totale de 242 millimètres. 

Sur chaque revolver sont gravés le nom de la manufacture de Saint-Étienne, l’année de production de l’arme ainsi que son numéro de série. À l’exception de certains éléments, comme le chien recuit au jaune, le revolver modèle 1873 est poli à blanc. Son barillet plein, doté d’une capacité de six coups, et ses plaquettes de crosse en noyer quadrillé le rendent aisément reconnaissable. Doté d’une excellente prise en main, le revolver modèle 1873 est précis jusqu’à vingt-cinq mètres. Il est également peu sensible à l’encrassement et facilement démontable. Ses nombreuses qualités en ont fait une arme appréciée par l’armée, malgré une munition de 11,73 millimètres peu puissante. Au total, plus de 330 000 exemplaires furent produits entre 1873 et 1887.

Le modèle 1874, à destination des officier

D’une facture plus fine, le revolver modèle 1874 est destiné aux officiers de l’armée de Terre. De même calibre, c’est une version allégée du revolver modèle 1873. Légèrement plus court, le modèle 1874 est identifiable aux cannelures taillées dans son barillet, ainsi qu’à ses parties métalliques bronzées, permettant de le distinguer du modèle équipant la troupe. Seuls 36 000 exemplaires seront fabriqués entre 1875 et 1885.

Une variante rare : le revolver de Marine

A partir de 1872, la Marine est équipée du revolver Lefaucheux modèle 1870 de calibre 12 millimètres. Mais, en raison du coût d’achat trop élevé de ces armes, la Marine se tourne finalement en 1877 vers le revolver Chamelot-Delvigne équipant l’armée de Terre. Cependant, la Marine disposant encore d’importants stocks de munitions de 12 millimètres, une décision ministérielle impose la modification du barillet pour l’emploi de cette munition plus puissante. On parle ainsi du « revolver modèle 1873 de la Guerre modifié pour la Marine ». Afin de le distinguer du modèle adopté par l’armée de Terre, on frappe l’ancre de Marine sur la calotte de la crosse, et l’on accole la lettre « M » à la suite du millésime gravé sur le revolver, pour « modifié ». On distingue ainsi ces revolvers spécifiques par l’inscription « 1873 M » ou « 1874 M » sur le canon de l’arme.

Ce marquage ne doit pas être confondu avec le poinçon représentant la lettre « M » que l’on trouve parfois frappée sur la partie droite du busc du revolver, partie supérieure de la crosse, et à proximité de la vis de la plaque de recouvrement. Mesurant 2,5 millimètres, cette frappe indique que l’arme fut réparée en manufacture. La production de cette variante des revolvers modèles 1873 et 1874 s’arrête en 1886, avec l’épuisement des stocks de munitions de 12 millimètres. Ainsi, entre 1877 et 1886, seulement 13 000 exemplaires du revolver modèle 1873 et 1 500 exemplaires du modèle 1874 sont produits pour la Marine en calibre 12 millimètres, ce qui en fait une arme particulièrement recherchée par les collectionneurs.

Les revolvers modèles 1873 et 1874 sur le marché

Depuis 1979 et leur libéralisation, les revolvers modèles 1873 et 1874 rencontrent beaucoup de succès auprès des collectionneurs, mais également des tireurs sportifs. La cote d’un revolver modèle simple 1873 ou 1874 varie entre 300 et 1 000 euros. Elle est déterminée par un certain nombre de facteurs : la correspondance des pièces, l’état de la surface (piqûres de rouille), l’état des marquages, ou encore l’état mécanique. Récemment, un revolver modèle 1874 modifié pour la Marine, estimé entre 1 000 et 1 500 euros, fut attribué pour 1 800 euros.Vous souhaitez faire expertiser un revolver modèle 1873 ou 1874 et recevoir son estimation ? Faites estimer un revolver modèle 1873 ou 1874 en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Revolver modèle 1873 © Wikicommons

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de revolvers modèle 1873 et 1874 et de l’estimation d’armes réglementaires françaises, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de revolvers militaires historiques : revolver Chamelot-Delvigne modèle 1873, revolver modèle 1874, versions d’officier, modèles réglementaires de troupe, variantes Marine, coffrets d’origine et accessoires anciens liés à l’armée française de la fin du XIXᵉ siècle.

Sa connaissance approfondie des armes réglementaires françaises, des manufactures d’État comme la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne, ainsi que des évolutions techniques des revolvers militaires du XIXᵉ siècle, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un revolver modèle 1873 ou 1874 : année de fabrication, numéros concordants, état mécanique, bronzage d’origine, marquages réglementaires, rareté de la variante, qualité de conservation, provenance et présence d’accessoires ou d’étuis d’époque.

Expert reconnu dans le domaine des armes anciennes de collection et du militaria français, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de revolvers réglementaires français, l’estimation de revolvers 1873 et 1874 et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des armes militaires françaises et des souvenirs historiques lui permet d’évaluer aussi bien des revolvers réglementaires courants que des modèles rares, de présentation ou historiquement importants recherchés par les collectionneurs et amateurs d’armes anciennes.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

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Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

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La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Sabre de luxe Premier Empire

Sabre de luxe Premier empire

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Estimation, cote et valeur Sabre de luxe sous le Premier Empire

Découvrez ici l’histoire des sabres de luxe sous le Premier Empire ! Besoin d’une expertise sur un sabre de luxe du Premier Empire ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Sabre de luxe Premier Empire

Prix et cote des sabres de luxe du 1er Empire

  • Sabres d’officiers du 1er Empire et modèles richement décorés : entre 1 500 € et 6 000 €

  • Sabres de luxe signés, modèles de prestige et armes d’apparat napoléoniennes : entre 6 000 € et 30 000 €

  • Sabres de luxe exceptionnels du 1er Empire, armes attribuées, pièces impériales ou provenances historiques : de 30 000 € à plusieurs millions d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un sabre de luxe du 1er Empire ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Nos experts et spécialistes examineront vos informations et photographies pour vous communiquer la valeur de votre sabre. Faites estimer votre sabre de luxe du 1er Empire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La naissance des sabres de luxe sous le Premier Empire

Le Premier Empire (1804-1815) est une période faste pour le développement des arts en France. Napoléon Ier s’entoure d’artistes renommés, notamment des peintres tels que Jacques-Louis David (1748-1825) ou Antoine-Jean Gros (1771-1835), qui produisent de nombreuses œuvres magnifiant son pouvoir et ses victoires militaires. Cette glorification du pouvoir martial s’incarne également dans l’architecture ou encore les objets d’art. Ainsi, de nombreux sabres, outils et incarnations de la fonction militaire furent produits par les meilleurs fournisseurs et orfèvres français. Ces sabres de luxe, richement travaillés et réalisés avec des matériaux précieux, constituent des pièces exceptionnelles et particulièrement rares.

L’incarnation d’une élite militaire

Napoléon Ier (1769-1821) a fait du sabre plus qu’une simple arme : il était un emblème de statut. Sous le Consulat (1799-1804), puis sous l’Empire (1804-1815), on observe la réalisation de nombreux sabres de luxe. En 1799, le Premier Consul Bonaparte instaure la création de sabres d’honneur, offerts aux soldats s’étant démarqués par leur conduite exemplaire au combat. Ces sabres, garnis d’argent, furent produits en nombre limité et réalisés par la Manufacture d’armes de Versailles, dirigée par Nicolas-Noël Boutet (1761-1833), nommé directeur-artiste en 1792. En effet, sous l’Empire, il existe de nombreuses manufactures d’armes d’État en France qui produisent les équipements nécessaires aux armées de Napoléon. 

On trouve parmi elles Tulle, Saint-Étienne, Klingenthal, ou encore la Manufacture d’armes de Versailles qui, spécialisée dans la production d’armes de grande qualité, réalise de nombreux sabres de luxe sous l’Empire. Ces derniers sont notamment destinés aux officiers. S’ils reprennent les caractéristiques des modèles utilisés pour les troupes militaires, ils diffèrent par leur traitement plus raffiné. Les lames sont ainsi gravées et dorées, et les éléments métalliques du fourreau sont décorés. On observe des décors végétaux et animaliers avec l’aigle, élément majeur de l’iconographie impériale. L’élite de l’armée impériale, les officiers, les généraux, les maréchaux mais aussi les autres dignitaires du régime impérial ont ainsi porté des sabres spécialement conçus pour les distinguer. Ces objets de prestige étaient ainsi associés à la noblesse, à l’honneur et à l’élégance, et pouvaient être offerts en récompense ou comme cadeau diplomatique.

Des orfèvres au service de la création

Sous l’Empire, la réalisation des armes de luxe ne fut pas uniquement confiée à la Manufacture de Versailles. Certains des plus beaux modèles furent ainsi réalisés par des ateliers privés, parmi lesquels celui de l’orfèvre Jean-Baptiste-Claude Odiot (1763-1850). Issu d’une dynastie d’orfèvres, il se tourne en premier lieu vers une carrière militaire, avant de reprendre l’atelier familial. Reçu maître orfèvre en 1785, il est chargé en 1801 de réaliser l’épée du Premier consul Bonaparte avec Marie-Étienne Nitot (1750-1809), l’ancien joaillier de Marie-Antoinette (1755-1793). Il a également réalisé de nombreux bijoux et services de table pour les plus hauts personnages de l’Empire. Son principal rival est Martin-Guillaume Biennais (1764-1843). Artisan tabletier de formation, Biennais s’est rapidement tourné vers l’ébénisterie et l’orfèvrerie. Entre 1801 et 1804, il réalise notamment l’épée de Napoléon Bonaparte, qu’il porte lors de la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805. Il est en effet, à partir de 1802, l’orfèvre attitré de Napoléon.

Les sabres de luxe sur le marché de l’art

Par essence, les sabres de luxe sont des pièces relativement rares sur le marché de l’art. Ils sont donc particulièrement recherchés, et leur prix d’adjudication peut rapidement s’envoler. La cote d’un sabre de luxe varie notamment en fonction de son état, du modèle de sabre, mais principalement de l’identité de son propriétaire, ce qui nécessite un véritable travail d’enquête. Récemment, un sabre de luxe ayant appartenu à un officier anonyme de cavalerie, estimé entre 500 et 600 € fut attribué pour 1 170 €. En 2009 fut vendu le sabre ayant appartenu à Charles Gabriel César Gudin (1798-1874), premier page de l’Empereur. Il est le fils de Charles Étienne Gudin (1768-1812), camarade de jeunesse de Napoléon lorsqu’il fit ses études à l’École militaire de Brienne et brillant militaire nommé comte d’Empire, il est mortellement blessé le 19 août 1812 à la bataille de Valoutina Gora, lors de la campagne de Russie.

Le jeune orphelin est alors nommé à 14 ans page de la maison de l’Empereur et entre au service de Napoléon. L’Empereur, de retour de son premier exil à l’île d’Elbe en 1815, offre un somptueux sabre à son jeune page, d’une qualité exceptionnelle. Estimé entre 10 000 € et 15 000 €, il fut finalement attribué pour 32 000 €. Vous souhaitez faire expertiser un sabre de luxe du Premier Empire, et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un sabre de luxe du Premier Empire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de sabres de luxe du 1er Empire et de l’estimation d’armes napoléoniennes de prestige, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de sabres d’apparat et d’armes d’exception du Premier Empire : sabres d’officiers supérieurs, armes de cour, modèles richement décorés, sabres honorifiques, armes signées par de grands fourbisseurs et pièces prestigieuses liées à l’entourage impérial de Napoléon Ier.

Sa connaissance approfondie des armes blanches du Premier Empire, des ateliers impériaux et des grands artisans comme Nicolas Boutet, Klingenthal ou les principaux fourbisseurs parisiens, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un sabre de luxe du 1er Empire : qualité de la lame, finesse des gravures, richesse des dorures, matériaux précieux utilisés, état du fourreau, rareté du modèle, provenance historique, attribution à un officier ou à une personnalité importante et état général de conservation.

Expert reconnu dans le domaine des armes napoléoniennes de collection et du militaria du Premier Empire, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de sabres de luxe napoléoniens, l’estimation de sabres d’officiers du 1er Empire et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des armes blanches de prestige lui permet d’évaluer aussi bien des sabres réglementaires haut de gamme que des armes exceptionnelles, offertes, attribuées ou historiquement importantes, particulièrement recherchées par les collectionneurs internationaux et les amateurs d’histoire impériale.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Sabre de la Garde imperiale

Sabre de la Garde Impériale

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Estimation, cote et valeur Sabre de la Garde Impériale

Découvrez ici l’histoire des sabres de la Garde impériale sous le Premier Empire. Besoin d’une expertise sur un sabre de la Garde impériale ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Sabre de la Garde imperiale

Prix et cote des sabres de la Garde Impériale

  • Sabres de troupe, briquets et modèles réglementaires de la Garde Impériale : entre 400 € et 2 000 €

  • Sabres d’officiers, modèles de cavalerie et armes napoléoniennes recherchées : entre 2 000 € et 10 000 €

  • Sabres de la Garde Impériale rares, armes attribuées, modèles prestigieux ou pièces historiques exceptionnelles : de 10 000 € à plusieurs centaines de milliers d’euros

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Naissance du sabre de la Garde Impériale

La Garde impériale, corps d’armée d’élite sous le Premier Empire (1804-1815), incarne à elle seule la grandeur et la splendeur de l’épopée napoléonienne. Les différents régiments qui la composaient se sont illustrés tout au long des campagnes militaires de Napoléon. L’emploi de ces régiments prestigieux sur le champ de bataille, mais également leurs uniformes et leurs équipements, les distinguaient des autres unités de la grande armée. À ce titre, les sabres de la Garde impériale constituent des pièces d’exception particulièrement recherchées sur le marché de l’art. Ces armes, minutieusement forgées et chargées de symbolisme, ne sont pas seulement des objets de collection ; elles sont également des témoins tangibles de l’histoire militaire et politique de l’époque napoléonienne.

La Garde impériale, l’élite des armées de Napoléon

Durant la Révolution française (1789-1799), plusieurs gardes sont créées afin d’assurer la sécurité des responsables du pouvoir. Il existe ainsi, sous le Directoire (1795-1799), « la garde du corps législatif », et « la Garde constitutionnelle du Directoire ». Bonaparte, devenu Premier Consul en 1799, réorganise ces deux entités en créant « la Garde des consuls ». Les soldats recrutés pour la constituer doivent remplir plusieurs critères, notamment de taille, et sont choisis parmi les vétérans des campagnes de la Révolution. En 1800, la Garde des consuls est ainsi constituée d’environ 2 000 hommes. Cette dernière devient la Garde impériale, lorsque Napoléon proclame l’Empire en 1804. La Garde impériale comprend plusieurs régiments : grenadiers à cheval, chasseurs à cheval, mamelouks, gendarmes d’élite, grenadiers à pied, chasseurs à pied, ainsi qu’un bataillon de marins et un escadron d’artilleurs à cheval. 

Avec environ 10 000 hommes à sa création, ses effectifs augmentent considérablement sous l’Empire grâce à l’adjonction de nouvelles unités : dragons, chevau-légers lanciers ou encore lanciers polonais. À partir de 1809, elle est divisée en trois : la Vieille Garde, la Moyenne Garde, et la Jeune Garde. Ainsi, lors de sa première dissolution en 1814, la Garde impériale représente plus de 100 000 hommes. Chargée de protéger l’Empereur, elle constitue également le cœur des armées de Napoléon. Se devant d’être exemplaire, et d’inspirer les autres soldats, elle est placée sous le commandement direct de l’Empereur. Sur le champ de bataille, la Garde constitue la réserve de l’armée. Elle n’est engagée qu’en ultime recours, pour enfoncer les lignes de l’adversaire ou pour secourir l’armée.

Les sabres de la Garde impériale

En l’an IX du calendrier révolutionnaire (1801), l’équipement des troupes françaises fait l’objet de nombreuses réformes, dans l’optique d’uniformiser les armées. À ce titre, des modèles précis de sabre sont dessinés pour les différentes unités de l’armée. Ce nouveau plan d’armement définit quatre modèles de sabre, pour la cavalerie lourde (cuirassiers, carabiniers), la cavalerie légère (chasseurs et hussards), la cavalerie de ligne (dragons) et l’infanterie. On distingue également des modèles à destination de la troupe, et des modèles à destination des officiers, de facture plus soignée. D’autres modèles de sabre seront définis et produits sous l’Empire, notamment en l’an XIII (1804). 

Ainsi, bien que réalisés selon les modèles adoptés pour l’armée, les sabres de la Garde impériale existent dans une grande variété de formes. Comme ils sont destinés aux troupes d’élites, leur réalisation est particulièrement contrôlée, afin de produire des sabres raffinés. Les plus beaux modèles présentent une lame bleuie, sur laquelle on peut observer sur une face le nom de l’unité, et sur l’autre la mention « Garde impériale », accompagnée de la lettre « N » couronnée de lauriers et d’aigles. Ces sabres sont principalement réalisés dans les nombreuses manufactures d’armes d’État : Versailles, Tulle, Saint-Étienne ou encore Klingenthal. Chacune d’entre elle possède une spécialisation.

La production de ces sabres étant contrôlée, on observe sur chaque arme la présence de poinçons et de marquages, qui permettent d’identifier la provenance d’un sabre, voire l’année de sa réalisation. Les différents éléments sont par la suite assemblés par un fourbisseur, également chargé du polissage des armes. Cette ultime étape de la réalisation d’un sabre pouvait être confiée à une entreprise privée. La maison Duc fourbissait ainsi les sabres de la Garde impériale, et apposait sa marque sur le talon des armes. On peut alors lire la mention : « Duc Fourbisseur de la Garde Impériale rue St Honoré en face celle de la Loi n° 251 à Paris ».

Les sabres de la Garde impériale sur le marché

Les collectionneurs d’objets liés au Premier Empire sont nombreux et les armes blanches sont particulièrement prisées par ces derniers. À ce titre, les sabres de la Garde impériale, étant donné leur esthétique soignée, et le prestige des unités associées, se trouvent parmi les pièces les plus recherchées. La cote d’un sabre de la Garde impériale varie principalement en fonction de son état, de son modèle et de l’unité à laquelle il est associé. Ainsi, les modèles les plus courants peuvent être estimés entre 1 000 € et 2 500 €, mais peuvent voir leurs enchères grimper rapidement. En 2024, un sabre courbe de chasseur à pied de la Garde impériale, estimé entre 1 000 € et 1 500 €, fut attribué à 4 000 €. Les modèles les plus rares peuvent voir leur prix d’adjudication passer la barre des 100 000 €. Ce fut le cas en 2019, lorsqu’un sabre d’officier subalterne des chasseurs à cheval de la Garde impériale fut attribué pour 103 648 €. Vous souhaitez faire expertiser un sabre de la Garde impériale, et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de sabres de la Garde Impériale et de l’estimation d’armes napoléoniennes, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de sabres historiques du Premier Empire : sabres de grenadiers à cheval, chasseurs de la Garde, dragons de l’Impératrice, sabres d’officiers, armes de cavalerie légère ou lourde et pièces prestigieuses liées à l’entourage de Napoléon Ier.

Sa connaissance approfondie des armes blanches napoléoniennes, des manufactures impériales et des grands fourbisseurs du Premier Empire lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un sabre de la Garde Impériale : authenticité de la lame, qualité de la monture, présence de poinçons et marquages réglementaires, état du fourreau, rareté du modèle, provenance historique, attribution éventuelle à un officier ou à un corps prestigieux et état général de conservation.

Expert reconnu dans le domaine des armes napoléoniennes et du militaria du Premier Empire, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de sabres napoléoniens, l’estimation de sabres de la Garde Impériale et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des souvenirs historiques du Premier Empire lui permet d’évaluer aussi bien des sabres réglementaires de troupe que des armes d’officiers rares, richement décorées ou historiquement importantes recherchées par les collectionneurs internationaux et les amateurs d’histoire napoléonienne.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Fusil réglementaire allemand

Fusil réglementaire allemand

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Estimation, cote et valeur Fusils réglementaires allemands

Découvrez ici l’histoire des fusils réglementaires allemands, modèles Dreyse et Gewehr 71. Besoin d’une expertise de fusils réglementaires allemands ? Contactez les experts et spécialistes d’Estimon’objet et recevez une expertise gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Fusil réglementaire allemand

Prix et cote des fusils réglementaires allemands

  • Fusils réglementaires allemands courants, modèles standard ou productions de masse : entre 200 € et 1 000 €

  • Fusils réglementaires allemands recherchés (modèles rares, variantes spécifiques, belles conservations) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Fusils réglementaires allemands d’exception, modèles historiques rares ou pièces de collection prestigieuses : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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Le fusil Dreyse : découvrez l’arme à feu de prédilection de l’armée allemande à la fin du XIXème siècle

C’est à partir des idées de Jean-Samuel Pauly, célèbre armurier du début du XIXème siècle, que Johann Nikolaus von Dreyse développe son fusil et le dote de sa nouvelle invention de 1837 : la culasse est désormais mobile et verrouillée sur un épaulement par la rotation imprimée par un levier latéral. Le fusil Dreyse est ainsi l’un des premiers fusils à chargement par la culasse. Cette arme, qui fit ses preuves lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, portait initialement le nom de fusil à aiguille, en raison de l’allongement du percuteur, alors appelé « aiguille ». Cet allongement n’était pas anodin puisqu’il venait frapper, en traversant la charge de poudre, une amorce de fulminate de mercure, un explosif logé dans un évidement du sabot sur lequel s’appuie la balle. Le fusil Dreyse est finalement finalisé en 1839 et c’est la Prusse qui fait les premiers essais. Il est produit en petite série et très vite apprécié, notamment lors de son utilisation au cours de la révolution badoise de 1848-1849.

D’abord utilisé par les chasseurs, les Jägers de l’armée prussienne, le Dreyse devient peu à peu un incontournable de l’armée prussienne : produit en 1862 en plus grande série mais toujours en toute discrétion, il est le secret précieusement gardé des succès militaires prussiens. C’est la ville de Sömmerda, dans le Land de Thuringe, réputée pour sa manufacture d’armes, qui est chargée de la production du fusil Dreyse. Le fusil Dreyse intègre l’équipement de l’armée allemande lors de la guerre des Duchés, de janvier à octobre 1864, qui oppose la Confédération germanique, puis le royaume d’Autriche et la Prusse, au Danemark. En 1864 et 1866 se succèdent les guerres prusso-danoise et austro-prussienne, dans lesquelles le Dreyse permet à la puissance germanique de s’imposer militairement. En effet, il se recharge par la culasse, et non plus par la bouche, ce qui lui permet d’assurer une cadence de tir de six à huit coups par minute, de tirer en position couchée et avec une plus grande précision grâce à des tirs pouvant atteindre 600 mètres. La société Munitions- und Waffenfabrik AG de Sömmerda se spécialisa dans la fabrication des fusils Dreyse. Sa production diminua pourtant dès 1872, lorsque le fusil Dreyse fut peu à peu remplacé par le fusil Gewehr 71.

À la découverte du fusil Gewehr 71, successeur du fusil Dreyse

Apparu en 1871, à la suite de la guerre franco-prussienne, le fusil Mauser Gewehr 71 devient le fusil de la Heer, l’armée de terre prussienne, où il remplace le fusil Dreyse. Son nom complet vient de son inventeur, Paul von Mauser, ingénieur en armement, entrepreneur dans l’industrie de l’armement et homme politique allemand, qui avait produit un premier prototype en 1865. Cette première version du fusil Gewehr 71 est retravaillée et améliorée par Samuel Norris, un employé du fabricant américain d’armes Remington Arms. La version améliorée de S. Norris est produite en petite série aux États-Unis, ainsi qu’à Lièges, mais aucun pays ne se présente comme acheteur. Une version définitive du fusil Gewehr 71, avec de nouvelles cartouches de 11 millimètres, est finalement essayée par la Prusse qui l’intègre alors à son armement réglementaire. La commande militaire engendre une production massive du modèle Gewehr 71 dans les nouvelles usines Mauser, notamment à Oberndorf mais également dans les quatre arsenaux impériaux allemands, à Amberg, Dantzig, Erfurt et Spandau. 

La demande est telle que Mauser délègue une partie de la production à la Birmingham Small Arms Company (BSA), un fabricant d’armes anglais, et à la Österreiche Waffenfabriks-Gesellschaft, un groupe industriel autrichien. Le fusil réglementaire Gewehr 71 a longuement été utilisé, davantage que son prédécesseur, puisque le fusil Dreyse a rapidement été remplacé par le fusil français, modèle Chassepot. On le trouve pourtant sur d’autres fronts jusqu’au milieu du XXème siècle. Le Gewehr 71 fut en effet utilisé dès la première guerre des Boers de 1880 à 1881, qui opposa les Britanniques aux Républiques boers indépendantes, et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, où il est utilisé par la « Volkssturm », la milice populaire allemande levée en 1944.

La cote des fusils réglementaires allemands

Les fusils Dreyse et Gewehr 71 sont assez présents sur le marché de l’art. Leur cote varie selon l’état, la provenance et la rareté du modèle. Le fusil Dreyse peut atteindre des prix d’adjudication entre 1000 et 1200 € pour les modèles qui présentent un mécanisme fonctionnel ou qui n’auraient subi que des restaurations mineures. À titre d’exemple, un fusil Dreyse modèle 1841 a été adjugé au prix de 1300 € lors d’une vente qui s’est tenue en 2022. Le fusil Gewehr 71, quant à lui, oscille de manière générale autour de quelques centaines d’euros et peut valoir jusqu’à 1500 €, parfois plus si le fusil est associé à un régiment en particulier ou porte la marque d’un poinçon rare. En 2022, un fusil Gewehr 1871, calibre 11 mm et daté de 1886, s’est vendu au prix de 1048 €. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos fusils réglementaires allemand (Dreyse et Gewehr 71), faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils réglementaires allemands, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils militaires allemands et de l’estimation de fusils réglementaires allemands, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils Mauser, carabines réglementaires, armes longues impériales, modèles de la Première et Seconde Guerre mondiale ainsi que variantes spécifiques de l’armement réglementaire allemand.

Sa connaissance approfondie de l’armement militaire allemand, des manufactures d’État et arsenaux spécialisés, des différents modèles réglementaires et de leurs variantes de production lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil réglementaire allemand de collection : modèle, année de fabrication, fabricant, marquages, régiment, rareté, état mécanique, état de conservation et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères d’armes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils réglementaires allemands, l’estimation d’armes militaires allemandes et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles réglementaires courants, de variantes rares, de productions spécifiques ou de pièces historiques exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés

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Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

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Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Fusil réglementaire français

Fusil réglementaire français

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Estimation, cote et valeur Fusils réglementaires français

Découvrez ici l’histoire des fusils réglementaires français, les fusils Chassepot et Gras. Besoin d’une expertise de fusils réglementaires français ? Contactez les experts et spécialistes d’Estimon’objet et recevez une expertise gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Fusil réglementaire français

Prix et cote des fusils réglementaires français

  • Fusils réglementaires français courants, modèles standard ou productions de masse : entre 200 € et 1 000 €

  • Fusils réglementaires français recherchés (modèles rares, variantes spécifiques, belles conservations) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Fusils réglementaires français d’exception, modèles historiques rares ou pièces de collection prestigieuses : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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Arme réglementaire de l’armée française pendant la guerre franco-prussienne, découvrez le fusil Chassepot

Créé par Antoine Alphonse Chassepot, armurier français, le fusil Chassepot est la première arme dite industrielle française. Il fait son entrée dans l’équipement de l’armée française dès 1866. En effet, la victoire de l’armée de Prusse sur l’Autriche lors de la bataille de Sadowa le 3 juillet 1866, à l’aide du fusil Dreyse, accélère l’intégration du modèle Chassepot comme arme à feu réglementaire de l’armée française. Il était nécessaire pour les Français de se doter d’une arme capable de rivaliser avec celle de la puissance prussienne. Utilisé par l’infanterie, la Marine et les douaniers, le fusil Chassepot fit ses preuves seulement quatre ans après sa création lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Si son utilisation causa une grande inquiétude au sein de l’État-major allemand, elle n’était pourtant pas assez généralisée puisque les Français ne parvinrent pas à défaire l’ennemi, malgré cette arme de supériorité technique face au fusil Dreyse. Le fusil Chassepot est le premier fusil réglementaire français à culasse mobile : le rechargement de l’arme se fait donc par l’arrière et non plus par la bouche comme on le faisait jusqu’à présent. 

Sa monture est réalisée d’une seule pièce, il s’agit ainsi toujours d’une arme à un coup, qui ne comprend pas de chargeur. Elle peut, par ailleurs, tirer jusqu’à quatorze coups par minute, chacun des tirs ayant une portée maximale de 1700 mètres. En revanche, le fusil Chassepot n’est pas le plus optimal dans son chargement : on ne connaît encore à cette époque que la poudre noire, qui encrasse rapidement le canon, ce à quoi s’ajoute l’utilisation de cartouches, qui nécessitent un assemblage d’une grande minutie. Cet encrassement rapide de l’arme, en partie due à l’enveloppe en carton brûlant lors du tir, limite la possibilité de tirer plus de vingt coups d’affilée. Le fusil Chassepot était accompagné de sa baïonnette, de type « yatagan », en référence à sa forme identique aux sabres turcs éponymes, caractérisés par leur lame recourbée et la courbe rentrante du tranchant vers la pointe.

Le fusil Gras, héritier du modèle Chassepot

Digne successeur du fusil Chassepot, le fusil Gras le remplace dès 1874 en tant qu’arme à feu réglementaire de l’armée française. Son concepteur, le général de division français Basile Gras, le met au point à partir du modèle Chassepot : les deux armes sont relativement similaires dans leur aspect, si ce ne sont les cinquante grammes supplémentaires du fusil Gras. Adopté par l’armée de Terre, la Garde républicaine, les sapeurs-pompiers de Paris, par l’aviation pendant la Première Guerre mondiale et certains réservistes en 1939 et 1940, le fusil Gras innove sur plusieurs points techniques. Il est avant toute chose la première arme d’épaule de l’armée française. De plus, il règle le point faible du modèle Chassepot et propose l’utilisation de cartouches à étui métallique pour remplacer celles à enveloppe en papier. Mais il s’agit tout de même d’un fusil à un coup qui nécessite l’utilisation de poudre noire. Enfin, si le fusil Gras s’accompagne lui aussi d’une baïonnette, la lame de cette dernière est désormais droite.

En définitive, il ne s’agit là que de quelques modifications du modèle Chassepot. Ainsi, on compte au total 892 990 fusils Chassepot transformés en modèle Gras, auxquels s’ajoutent les 1 244 502 exemplaires fabriqués dans plusieurs manufactures françaises. Parmi elles, on retrouve la Manufacture d’armes de Saint-Étienne (MAS), la Manufacture d’armes de Châtellerault (MAC), la Manufacture d’armes de Tulle (MAT), ainsi que la Steyr Mannlicher, une entreprise d’armes à feu autrichienne.

Quelle est la cote des fusils réglementaires français ?

Les fusils Chassepot et Gras sont de belles armes de collection plutôt recherchées sur le marché de l’art. Les modèles les plus prisés sont notamment les fusils Chassepot originaux qui n’ont pas été modifiés pour devenir des fusils Gras. Leur nombre réduit en font des armes d’exceptions, plutôt rares. Généralement vendus pour plusieurs centaines d’euros, la cote de ces fusils réglementaires varie selon l’état de l’arme, celles en très bon état pouvant atteindre plus de 1000 €. En 2022, un fusil d’infanterie Chassepot, modifié réglementairement par les Prussiens, s’est vendu pour 800 €. Lors de cette même vente, un fusil d’infanterie Chassepot modifié Gras, avec boîte de culasse marquée de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, s’est vendu au prix de 650 €. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos fusils réglementaires français (Chassepot et Gras) , faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet !Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils réglementaires français, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils militaires français et de l’estimation de fusils réglementaires français, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils Lebel, fusils Berthier, carabines réglementaires, armes longues françaises du XIXᵉ et du XXᵉ siècle ainsi que modèles utilisés par l’armée française lors des grands conflits historiques.

Sa connaissance approfondie de l’armement réglementaire français, des manufactures d’armes nationales, des évolutions techniques de l’armement militaire français et des variantes de production lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil réglementaire français de collection : modèle, année de fabrication, manufacture, marquages, régiment, rareté, état mécanique, état de conservation et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères d’armes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils réglementaires français, l’estimation d’armes militaires françaises et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles réglementaires courants, de variantes rares, d’armes de troupe spécifiques ou de pièces historiques exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

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Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite Revolver Colt Peacemaker

Revolvers et carabines américains

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Estimation, cote et valeur Carabines et Revolvers américains

Découvrez ici l’histoire des revolvers et carabines américains de la fin du XIXème siècle. Besoin d’une expertise de revolvers et carabines américains ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Revolver Colt Peacemaker

Prix et cote des carabines et révolvers américains

  • Revolvers américains courants, Colt et Smith & Wesson standards : entre 300 € et 1 500 €

  • Carabines Winchester, Colt Army et armes américaines de collection recherchées : entre 1 500 € et 8 000 €

  • Carabines et revolvers américains rares, modèles de la Guerre de Sécession, versions gravées ou historiques : de 8 000 € à plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une carabine ou revolver américain ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Nos experts et spécialistes examineront vos informations et photographies pour vous communiquer la valeur de votre revolver américain. Faites estimer votre carabine ou revolver américain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Revolvers et carabines américains : découvrez les armes incontournables de l’Ouest américain du XIXème siècle

Le XIXème siècle américain est bien souvent associé à la conquête de l’Ouest, un processus de colonisation qui débute dès le début du siècle avec l’achat de la Louisiane par les États-Unis à la France en 1803. Cette période, marquée par les affrontements entre cowboys et populations autochtones et les exploits de bandits, renvoie à un imaginaire collectif d’autant plus alimenté par les westerns du XXème siècle. Cependant, la réalité et la fiction se confondaient par la représentation massive des armes à feu. La fin du XIXème siècle est d’autant plus marquée par la violence qu’un phénomène bouleverse profondément les États-Unis : la guerre de Sécession, de 1861 à 1865. En définitive, plusieurs entreprises rivalisent dans la création d’armes à feu à la fin du XIXème siècle, et en voici quelques exemples.

Le revolver Colt, l’arme la plus répandue dans le Far West américain

La Colt’s Manufacturing Company, une entreprise d’armes à feu basée dans le Connecticut, fut l’un de ces grands fabricants à l’origine de quelques armes emblématiques. Surnommé le « Peacemaker », le revolver Colt Single Action Army a été créé en 1872 et adopté par la cavalerie de l’armée américaine en 1873. S’il fut également vendu sur le marché public, seules les 37 000 unités commandées par l’armée entre 1873 et 1890 étaient toutes poinçonnées du U. S. réglementaire, ainsi que du “P” de proof pour garantir sa vérification. Ce revolver à simple action et barillet de six cartouches, qui nécessitait la recharge du chien après chaque tir, a connu plusieurs modifications, notamment pour faire face à la concurrence. La variante la plus connue de ce revolver reste cependant le « Bisley Model », fabriqué pour le tir sportif en Angleterre. Quelques grandes figures du XIXème siècle américain se dotèrent du revolver Colt, à l’instar de Wyatt Earp, marshal américain, de Théodore Roosevelt, 26ème président des États-Unis, ou encore du très célèbre Buffalo Bill, grand acteur de la conquête de l’Ouest.

Les armes à feu Smith and Wesson

L’entreprise Smith & Wesson Holding Corporation est une entreprise de fabrication d’armes à feu, de couteaux et de menottes, qui se distingua notamment dans sa production d’armes à feu. Fondée en 1852 par Horace Smith et Daniel B. Wesson, l’entreprise est notamment à l’origine d’un grand nombre de revolvers, la plupart étant des améliorations du Smith and Wesson modèle 1, un revolver conçu pour une cartouche de calibre 22 à percussion annulaire, un type de cartouche généralement utilisé pour le tir sportif et qui est simple et peu coûteux à produire. Si cette première arme rencontre un véritable succès sur le marché public, l’armée américaine devient elle aussi cliente de l’entreprise notamment avec la production du Smith and Wesson modèle 3, en 1869, avec des cartouches à calibre réglementaire 44. Cette arme fut déclinée en quinze calibres anciens et nouveaux dont certains furent copiés par des armuriers européens, ce qui est révélateur de la renommée du revolver.

Les carabines Winchester

À l’instar des armes Smith and Wesson, le fusil Winchester est un terme générique employé pour évoquer la production de carabines à répétition à levier. Son nom vient du principal actionnaire de la Volcanic Repeating Arms Company, créée par Horace Smith et Daniel B. Wesson en 1855, Oliver Winchester. Ce dernier racheta l’entreprise et, après la guerre de Sécession, la renomma la Winchester Repeating Arms Company. C’est le fusil Henry qui sert de fondement à la création de la première carabine Winchester en 1866. Pourtant, la plus emblématique de ces carabines reste le modèle 3, conçu en 1873 et surnommé « The gun that won the West » (« l’arme qui a gagné l’Ouest »). Afin de renforcer le prestige de cette arme, la société créa en 1875 une catégorie spécifique : le One of One Thousand (« Un sur un millier »). Ces modèles rares se vendirent déjà à l’époque jusqu’à 100 $, soit environ 2 300 $ aujourd’hui, nourrissant ainsi le scénario d’un western de 1950 : Winchester ’73 réalisé par Anthony Mann avec James Stewart.

Les armes à feu Marlin

Fondée en 1870, la Marlin Firearms Company est un autre grand fabricant d’armes américain de la fin du XIXème siècle, basé dans le Connecticut, concurrent de Winchester par sa production de fusils à levier de sous-garde et de fusils à pompe. La carabine Marlin modèle 1893, une carabine à répétition à levier est l’un des modèles les plus produits par l’entreprise et notamment le précurseur du modèle 36 et 336, des carabines de chasse apparues en 1937 et 1946.

Quelle est la cote des revolvers et carabines américains de la fin du XIXème siècle ?

Les revolvers et carabines américains de la fin du XIXème siècle sont des armes à feu très prisées du marché de l’art. Leur valeur dépend du modèle, de sa date d’ancienneté mais aussi du mécanisme utilisé. Ainsi, les écarts d’estimation de ces objets sont assez conséquents, pouvant varier de quelques centaines d’euros à parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros. À titre d’exemple, lors d’une vente en 2024, une carabine à pompe Winchester modèle 1890, calibre 22 short, a été vendue pour 1400 €. Au cours de cette même vente, un Revolver Colt New Army 1901 à six coups, calibre 38, a atteint un prix d’adjudication de 1150€. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos revolvers et carabines américains, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de carabines américaines et de l’estimation de revolvers américains de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes historiques américaines : Winchester, Colt, Smith & Wesson, Remington, carabines de la conquête de l’Ouest, revolvers militaires, armes de la Guerre de Sécession, modèles civils et armes emblématiques de l’histoire américaine des XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Sa connaissance approfondie des grandes manufactures américaines, des systèmes mécaniques anciens et des différentes variantes produites pour le marché civil et militaire, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une carabine américaine ancienne ou d’un revolver américain de collection : modèle, période de fabrication, rareté, numéros concordants, état mécanique, finition d’origine, gravures, provenance, historique de l’arme et état de conservation général.

Expert reconnu dans le domaine des armes américaines anciennes et du militaria international, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de carabines Winchester, l’estimation de revolvers Colt ou Smith & Wesson et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des armes de collection américaines lui permet d’évaluer aussi bien des modèles standards que des armes rares, gravées, historiques ou liées à la conquête de l’Ouest et à la Guerre de Sécession, particulièrement recherchées par les collectionneurs internationaux.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Sabre arabe et ottoman

Sabres arabes et ottoman

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Estimation, cote et valeur Sabre arabe et ottoman

Découvrez ici l’histoire des sabres arabes et ottomans. Besoin d’une expertise de sabre arabe ou ottoman ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! Nos équipes se tiennent à votre disposition pour vous apporter une expertise gratuite, rapide et confidentielle

Estimation gratuite Sabre arabe et ottoman

Prix et cote des Sabres arabes et ottomans

  • Sabres ottomans, yatagans et armes orientales courantes : entre 200 € et 1 500 €

  • Sabres arabes et ottomans recherchés, modèles richement décorés et lames damas : entre 1 500 € et 8 000 €

  • Sabres ottomans rares, kilij, shamshir et armes orientales d’exception : de 8 000 € à plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un sabre arabe ou ottoman ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Nos experts et spécialistes examineront vos informations et photographies pour vous communiquer la valeur de votre sabre. Faites estimer votre sabre sabre arabe ou ottoman en quelques clics et recevez une réponse sous quelques seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les sabres arabes et ottomans, quelle est leur histoire ?

Les sabres arabes et ottomans sont de véritables joyaux de l’artisanat islamique et ils représentent bien plus que de simples armes. Ils incarnent le prestige, la puissance et le raffinement artistique des grandes civilisations qui les ont conçus. Ces armes, telles que le shamshir, le kilij ou encore le saif, sont profondément enracinées dans l’histoire de l’Orient et reflètent non seulement des traditions guerrières mais aussi un patrimoine artistique et spirituel unique. Conçus pour être aussi redoutables sur un champ de bataille qu’élégants dans un cadre diplomatique ou cérémonial, ils continuent de fasciner par leur beauté et leur symbolisme. Les sabres arabes et ottomans sont le produit de plusieurs siècles d’évolution, d’avancées technologiques, d’échanges culturels et de nécessités militaires. Leur développement s’est construit en parallèle de l’expansion de puissants empires tels que l’Empire ottoman, la Perse et les royaumes arabes. Parmi ces sabres, trois ont particulièrement marqué leurs époques.

Le saif arabe, le premier sabre notoire

Employé principalement dans la péninsule arabique, le saif est plus ancien que ses homologues persan et ottoman. Sa lame, droite ou légèrement courbée, était souvent fabriquée à partir d’acier de Damas, célèbre pour sa robustesse et ses motifs ondulés uniques. Ce type d’arme était largement utilisé par les Bédouins, mais les versions les plus prestigieuses, richement décorées, étaient associées à la noblesse et aux familles royales. En Arabie, ces sabres avaient également une dimension spirituelle : ils étaient parfois gravés de prières ou de bénédictions, reflétant leur rôle dans les guerres menées sous la bannière de l’islam. Les sabres saif ne se limitaient pas au champ de bataille : ils occupaient également une place centrale dans la vie culturelle et spirituelle de leurs propriétaires. Les poèmes épiques et les récits historiques de ces époques décrivent souvent des héros brandissant leur sabre pour défendre leur foi, leur honneur ou leur patrie. Dans de nombreux cas, ils étaient également utilisés comme objets rituels ou symboliques, marquant les grandes étapes de la vie, comme l’intronisation d’un roi ou la signature d’un traité.

Le shamshir, sabre persan incontournable

Le shamshir est un sabre originaire de Perse, apparu entre le IXème et le XIIème siècle, en réponse aux besoins d’une cavalerie légère et mobile. Sa lame fine et courbée était idéale pour des attaques de taille rapides et favorisait une grande agilité sur le champ de bataille. Pourtant, le shamshir n’était pas qu’une arme. Il devient en effet un objet de luxe sous la dynastie des Safavides (XVIème-XVIIIème siècle), orné d’incrustations d’or, d’inscriptions religieuses en persan ou en arabe, et de motifs floraux évoquant le paradis islamique. Ces sabres servaient souvent de présents diplomatiques ou de récompenses pour les généraux et les héros militaires.

Le kilij, sabre de l’Empire ottoman

Le kilij est l’une des armes les plus emblématiques de l’Empire ottoman (XIVème-XXème siècle). Il est le résultat de l’évolution des lames turques d’Asie centrale et se distingue par sa courbure caractéristique accentuée au tiers supérieur, une innovation qui augmente la force des coups portés. Le kilij était à destination de la noblesse ottomane, notamment les janissaires ou les sultans eux-mêmes. Par conséquent, ces sabres présentaient de somptueuses décorations : leur garde en or ou en argent étaient souvent gravées de versets coraniques. Leur fourreau était incrusté de pierres précieuses, témoignage du raffinement de l’artisanat ottoman. Ces sabres étaient aussi des symboles de commandement, remis aux officiers de haut rang lors de cérémonies fastueuses. Après la campagne d’Égypte, qui se déroula entre 1798 et 1801, le kilij fut rapporté en France et des officiers de l’armée de Napoléon Ier, tels que le maréchal d’Empire Jean Lannes et le général Antoine Charles Louis de Lasalle, l’intégrèrent à leur équipement.

Cote des sabres arabes et ottomans sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, les sabres arabes et ottomans continuent de captiver les collectionneurs. Bien que leur valeur varie selon leur origine, leur qualité et leur état de conservation, ces armes sont généralement très prisées en raison de leur beauté et de leur rareté. Les sabres ayant appartenu à des figures historiques ou ayant une documentation détaillée atteignent souvent des prix records. Un exemple notable est celui d’un kilij ottoman du XVIIIe siècle, attribué à un sultan, vendu pour 97 000 USD en octobre 2021. Ce sabre présentait une lame finement forgée, des incrustations d’or complexes et une provenance prestigieuse. Les shamshir persans et les saif arabes, en revanche, se vendent généralement entre 20 000 et 70 000 USD, selon leur état et leurs décorations. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos sabres arabes et ottomans, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne. Vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de sabres arabes et ottomans et de l’estimation d’armes orientales anciennes, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes historiques du monde oriental : kilij ottomans, shamshir persans, yatagans, sabres arabes, armes de cavalerie orientale et pièces richement décorées provenant de l’Empire ottoman, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

Sa connaissance approfondie des armes blanches orientales, des techniques de forge traditionnelles et des ateliers ottomans et persans, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un sabre arabe ou ottoman : qualité de la lame, présence d’acier damassé, richesse des gravures et incrustations, matériaux précieux utilisés pour la monture, rareté du modèle, époque de fabrication, provenance historique et état général de conservation.

Expert reconnu dans le domaine des armes orientales anciennes et du militaria historique, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de sabres ottomans, l’estimation de yatagans anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des armes blanches orientales de collection lui permet d’évaluer aussi bien des sabres traditionnels courants que des pièces rares, richement ornées ou historiquement importantes recherchées par les collectionneurs internationaux et les amateurs d’arts militaires orientaux.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

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Estimation gratuite Medailles Militaires

Médailles Militaires

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Estimation, cote et valeur médailles militaires

Les médailles militaires sont composées d’une médaille métallique et d’un ruban. Elles sont décernées dans le monde entier aux militaires méritants, pour faits de guerre exceptionnels. A partir du XIXème siècle, on observe une diffusion des médailles militaires attribuées indépendamment du rang du militaire décoré. Vous possédez une médaille militaire dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre médaille militaire avec les spécialistes et experts d’estimon’objet !

Estimation gratuite Medailles Militaires

Prix et cote des médailles militaires

  • Médailles militaires courantes : entre 20 € et 300 €

  • Médailles militaires anciennes ou attribuées : entre 300 € et 5 000 €

  • Médailles militaires d’exception : entre 5 000 € et 150 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une médaille militaire ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos sur votre médaille. Faites estimer votre médaille militaire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les médailles militaires américaines 

De nombreuses médailles sont décernées pour hauts faits militaires aux États-Unis. La Medal of Honor (médaille d’honneur) est la plus haute des distinctions militaires du pays. Elle a été créée en 1862, au cours de la guerre de Sécession, et est encore remise aujourd’hui pour récompenser les faits d’héroïsme. Plus de 3 500 attributions ont eu lieu depuis lors. Il existe trois versions différentes, en fonction des corps d’armée (US Army, US Navy et US Air Force).

Les médailles militaires d’Angleterre

L’Angleterre compte elle aussi parmi les pays avec le plus de décorations militaires au monde, avec plus de 150 décorations et médailles officielles. La plus haute médaille militaire britannique est The Victoria Cross, établie en 1856. Elle récompense les prouesses et actes de bravoure exceptionnels. On la reconnaît à sa forme de croix patté en bronze, surmontée d’une couronne et d’un lion, avec inscrite la devise « FOR VALOUR ». 

Les médailles militaires françaises 

La France n’est pas en reste quant à la création de médailles récompensant les militaires. En 1791, la Décoration militaire est créée par l’Assemblée Constituante qui avait interdit le port des décorations d’Ancien Régime. Cependant, cette médaille est de courte durée, et dès la Convention, les généraux la délaissent pour offrir des armes d’honneur aux militaires (fusil d’honneur, sabre d’honneur, tambour d’honneur). La Légion d’honneur créée en 1802 par le Premier Consul de la République Napoléon Bonaparte se substitue à la Décoration militaire. Elle constitue encore aujourd’hui la plus haute décoration honorifique qui puisse être attribuée à un militaire pour service rendu à la Nation. 

Quant à la Médaille militaire, elle est la plus haute distinction réservée aux sous-officiers et soldats pour longues années de service, ou bien exploits extraordinaires. Elle vient après la Légion d’honneur et l’Ordre de la Libération dans l’ordre de préséance. La Médaille militaire a été créée en 1852 par Napoléon III, et récompense à la fois les meilleurs hommes de troupe et les maréchaux de France. Cette récompense peut être attribuée de façon posthume. Elle est associée aux plus grands conflits du XXème siècle. Ainsi, pour la première guerre mondiale, on compte 950 000 médailles, et 300 000 pour la Seconde guerre mondiale. 

Certaines médailles commémoratives sont décernées en mémoire d’une participation à un conflit particulier, sans distinction de la valeur des militaires. Ces médailles commémorent un conflit donné, leur attribution est donc limitée dans le temps. Ainsi, en 1911, une médaille est décernée aux anciens combattants de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. L’année suivante, l’attribution de cette médaille est élargie aux médecins, infirmiers, aumôniers, otages et prisonniers impliqués dans cette guerre. Elle n’a depuis lors plus été décernée. Il s’agit d’une médaille de bronze gravée d’un profil de Marianne casquée, maintenue par un ruban noir et vert. La symbolique des couleurs du ruban de la médaille exprime à la fois le deuil de la perte de l’Alsace-Lorraine, et l’espérance de son retour. 

Enfin, des médailles militaires célèbrent des hauts faits sur un théâtre d’opération particulier. C’est le cas de la croix de guerre de 1914-1918, créé dès 1915. Elle célèbre la conduite exceptionnelle des soldats lors de la Première guerre mondiale. La date inscrite au dos de la médaille renseigne sur sa date d’attribution. La croix de guerre de 1939-1945 reprend le modèle de la précédente : il s’agit d’une croix de bronze à quatre branches, agrémentées de deux épées croisées, portant en son centre une allégorie de la République au bonnet phrygien. Seuls la date inscrite au dos et le ruban à bandes rouges et vertes permettent de la situer temporellement. 

Faites estimer gratuitement une médaille militaire

La valeur d’une médaille militaire varie en fonction de sa nature, de sa rareté, de son état de conservation, et de l’identité de son ancien propriétaire. Depuis le début du XXIème siècle, on observe un engouement des collectionneurs pour les militaria, notamment en écho à la diffusion des jeux vidéo. Les médailles militaires circulent donc aisément sur le marché, et demeurent accessibles à tous budget. Ainsi, une médaille militaire du Second Empire dont le destinataire n’est pas identifié peut être acquise pour une centaine d’euros.  En revanche, les enchères s’envolent lorsque le premier propriétaire de la médaille est une personnalité militaire. Les ventes s’adressent avant tout à un public national, à l’exception des objets du Premier Empire, qui sont collectionnés par des adeptes du monde entier. Ainsi, la Légion d’honneur de Napoléon Ier a été acquise à Fontainebleau pour 200 000 € en 2004.   Vous souhaitez faire expertiser une médaille militaire et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une médaille militaire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Arthus Bertrand, Grand collier du grand maitre l’ordre de la Légion d’honneur, 1953, or et émaux, Paris, Musée de la Légion d’Honneur. 

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en médailles anciennes et de collection, avec une spécialisation reconnue dans l’expertise des médailles militaires et décorations historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de décorations militaires, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs de militaria dans l’évaluation et la valorisation de leurs médailles militaires, ordres de chevalerie, décorations de guerre, croix de mérite et distinctions honorifiques anciennes.

Sa connaissance approfondie de l’histoire militaire, des ordres honorifiques français et étrangers et du marché des objets historiques lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une médaille militaire : époque, rareté, grade, attribution nominative, provenance, matériau, état de conservation et intérêt historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des médailles militaires et des ventes aux enchères spécialisées, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de décorations militaires anciennes, l’estimation d’ordres et distinctions rares ainsi que pour l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de pièces recherchées par les collectionneurs et amateurs d’histoire militaire.

Comment estimer votre médaille ancienne ou de collection ?

Arnaud de Gouvion Saint-Cyr est l’expert qui se charge de l’estimation de votre médaille. Cette expertise commence par l’identification de son grade, car la hiérarchie d’un ordre détermine sa rareté. Est-ce une croix de chevalier, d’officier ou de commandeur ? Il observe pour cela la taille de l’insigne et ses attributs : une simple croix suspendue à un ruban désigne souvent un chevalier, tandis que la présence d’une rosette sur le tissu indique un officier. Pour les grades supérieurs, comme le commandeur, la médaille est plus imposante et se porte autour du cou avec une cravate en soie. Ce sont de petits détails qui ont toute leur importance !

Notre spécialiste vérifie ensuite les poinçons sur le métal et l’état des émaux. Une médaille ancienne, aux décors gravés à la main et sans éclats, aura toujours une cote plus élevée qu’une fabrication de série moderne. C’est d’ailleurs un critère essentiel de l’expertise : l’histoire de l’objet. Un ruban d’origine, même un peu usé par le temps, est bien plus précieux pour un collectionneur qu’un remplacement neuf.

De même, la valeur de votre décoration peut s’envoler si vous possédez encore son brevet officiel (le diplôme d’attribution) ou son écrin d’époque. Encore plus si elle a appartenu à une figure historique ou un grand chef militaire ! C’est cet ensemble qui permet à Antoine de Gouvion Saint-Cyr de fixer un prix de vente juste.

FAQ expertise de médailles de collection

La valeur d’une Légion d’honneur ancienne dépend de sa période (Premier Empire, Restauration, IIIe République…). Les modèles les plus recherchés sont ceux en or, avec des centres très détaillés et des pointes d’étoiles bien conservées. Notre expert regarde également si les feuilles de chêne et de laurier sont finement travaillées, car c’est la preuve d’une fabrication luxueuse. Faites confiance à Estimon’objet !

Le prix d’une médaille militaire ne dépend pas uniquement du poids de l’argent. La rareté du conflit, le nom du graveur et surtout l’état du ruban sont déterminants. Pour une estimation de médaille, nous cherchons des variantes de fabrication rares qui peuvent transformer un objet courant en pièce de collection.

L’émail est la partie la plus fragile et il est vrai qu’un éclat important sur les branches d’une croix peut réduire son prix. Cependant, pour des modèles très rares, une pièce avec des défauts garde tout de même une valeur historique importante. Ne tentez jamais de réparer l’émail vous-même, cela ferait chuter la cote de l’objet !

Le marché est particulièrement dynamique pour les anciens ordres impériaux russes (Sainte-Anne, Saint-Stanislas) et les hautes décorations de pays européens disparus (Prusse, Autriche-Hongrie). Ces pièces, souvent en or avec des émaux « grand feu » et parfois des diamants, sont de véritables bijoux d’orfèvrerie. Les ordres coloniaux français (Etoile Noire, Dragon d’Annam) et les prestigieuses décorations américaines ou britanniques comme la Victoria Cross sont également très prisés en ventes publiques.

Le prix d’une médaille de 14-18 dépend de ses « citations » : les petites étoiles ou palmes fixées sur le ruban qui racontent les actes de bravoure du soldat. Si les modèles courants ont une valeur historique forte mais un prix modeste, les ensembles complets (médailles, carnet de citations et photos du soldat) sont très recherchés par les collectionneurs.

Oui, c’est tout à fait possible. Si l’insigne est rare (en or, émaillé, d’époque Premier Empire), il conserve une forte valeur même « nu ». Mais un ruban d’époque avec sa rosette ou sa cravate de commandeur d’origine apporte quand même ne plus-value immédiate lors d’une expertise de décoration.

Le brevet est la preuve d’authenticité absolue. Il comporte le nom du titulaire, la date de nomination et parfois la signature d’un personnage historique. Un ensemble « médaille + brevet » peut voir son estimation de prix doubler, car il permet de tracer l’histoire exacte de la décoration.

Absolument ! Grâce à Estimon’objet, vous pouvez faire expertiser vos décorations sans vous déplacer. Il vous suffit de nous transmettre des photographies nettes de l’avers et du revers (face et dos) de l’insigne, ainsi que des détails sur les poinçons ou les documents joints, via notre formulaire de contact. Notre spécialiste analysera ces éléments pour vous transmettre une estimation fiable et gratuite, basée sur la rareté et l’état de conservation de vos ordres et médailles.

Estimation de médailles de collection en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre médaille ancienne, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre médaille sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite de pistolets

Pistolets

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Estimation, cote et valeur Pistolet

Le pistolet est une arme de poing apparue au XVème siècle en Angleterre. Le plus ancien exemplaire connu a été employé à la bataille de Towton le 29 mars 1461. L’étymologie du mot est cependant mal connue, et peut être liée à la ville de Pistoia en Italie, réputée pour sa fabrication de dagues.

Estimation gratuite de pistolets

Prix et cote des pistolets

  • Pistolets anciens courants et modèles réglementaires : entre 80 € et 600 €

  • Revolvers anciens, pistolets militaires et modèles de collection recherchés : entre 600 € et 4 000 €

  • Pistolets rares, armes signées, modèles historiques et pièces d’exception : entre 4 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un pistolet ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Nos experts et spécialistes examineront vos informations pour vous communiquer la valeur de votre pistolet. Faites estimer votre pistolet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les pistolets de la Renaissance et des Temps Modernes

Les pistolets à silex

Les pistolets à silex sont les premiers pistolets employés à la Renaissance et aux Temps Modernes. Il s’agit d’armes de grande taille, qui fonctionnent au silex. La percussion du silex produit des étincelles qui provoquent l’embrasement de la poudre. C’est une arme de cavalerie, qui peut être utilisée d’une seule main, à bout portant, tandis que l’autre main guide les rênes du cheval. L’inconvénient du pistolet à silex réside dans la lenteur de son rechargement. Le lourd pommeau peut cependant être utilisé comme arme de frappe. 

Les pistolets à rouet

Les pistolets à rouet sont mis au point au XVIème siècle en Italie, et se diffusent rapidement dans les pays germaniques. Ils bénéficient du savoir-faire des horlogers allemands, qui réalisent des mécanismes en métal résistant mieux aux chocs que leurs concurrents en bois. Les pistolets à mèche se développent en effet en Italie et en Angleterre à la même période. La platine à rouet est déjà connue dans le Codex de Léonard de Vinci, au début du XVIème siècle. Il s’agit d’un rouet métallique cerné d’une bride, elle-même retenue par une vis latérale. Le mécanisme est actionné par un bouton pressoir. Le pistolet à rouet est une arme raffinée, au mécanisme sophistiqué, et bien souvent incrusté d’ornements dorés. 

La production française de pistolets aux XVIIème et XVIIIème siècles

La production de pistolets se développe en France au XVIIème grâce à l’ordonnance de 1608 promulguée par Henri IV, qui permet l’installation d’armuriers au Louvre. Des pistolets à platine à silex, à chenapan, et à la miquelet sont réalisées tout au long du XVIIème et du XVIIIème siècle. La production de pistolets se standardise cependant dès la fin du XVIIIème siècle, avec la première Révolution industrielle. 

Les pistolets au XIXème siècle

Au XIXème siècle, le pistolet demeure une arme prestigieuse associée aux postes de commandement, et en particulier à la cavalerie. Les pistolets connaissent d’importants perfectionnements, avec la mise en place de nouveaux systèmes de combustion. Ainsi, le fulminate d’argent et le mercure se substituent au salpêtre dès le début du XIXème siècle. L’adoption de la platine à pastille puis à tube dans les années 1815 permet de multiplier les coups. L’invention de la cartouche dans les années 1830 constitue une véritable révolution. Cette munition est à la fois compacte et plus simple à manipuler. Cette innovation permet une plus large diffusion de l’emploi du pistolet. Rapidement, le revolver est mis au point. Le Colt Paterson, breveté par Samuel Colt en 1836, est une arme à barillet. Il permet de tirer plusieurs coups sans avoir à recharger, ce qui change radicalement l’usage de l’arme de poing. L’essor du pistolet est encouragé par l’élaboration de la poudre sans fumée dans les années 1880. Cette dernière réduit l’encrassement du canon, et permet de tirer sans respirer la fumée. Cela rend possible la mise en place de pistolets semi-automatiques, particulièrement appréciés pour leur capacité de tir et la précision des trajectoires. 

Les pistolets au XXème siècle

La recherche sur la fiabilité des pistolets se poursuit au XXème siècle. La Première guerre mondiale donne un élan à la production. Le premier pistolet véritablement semi-automatique est mis au point par Beretta en 1915. Cependant, avec l’apparition de la mitraillette dans les tranchées, le pistolet est délaissé comme arme de combat. Il demeure cependant une arme de choix de la police. Tout au long du XXème siècle, des recherches ont été menées sur la fiabilité, la sécurité, et la légèreté des pistolets. Les créations les plus emblématiques de ces transformations sont les productions de Beretta (modèle M9, 1985) et Glock (Glock 17, 1980, en polymère).  

Faites estimer gratuitement un pistolet 

L’estimation d’un pistolet dépend de son ancienneté, la rareté de son modèle, de son état de conservation, et de la réputation de la maison qui l’a produit. Sa valeur est également influencée par son histoire, lorsque l’identité de leur ancien propriétaire est connue. Ainsi, le record des ventes est détenu par un revolver iconique. Il s’agit du revolver ayant causé la mort de Billy the Kid en 1881 au Nouveau Mexique. Il a été adjugé pour 6,3 millions de dollars à Los Angeles en 2021. L’intérêt des collectionneurs pour les armes à feu est en forte hausse, bien que la réglementation du marché soit très stricte. Ainsi, les pistolets du XXème siècle sont interdits à la vente à moins que l’arme n’ait été neutralisée par le Banc national d’épreuve des armes de Saint-Etienne et que le détenteur ne présente une autorisation préfectorale. Vous souhaitez faire expertiser un pistolet et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un pistolet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de pistolets anciens et de l’estimation de pistolets de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes historiques : pistolets à silex, pistolets à percussion, pistolets réglementaires, armes d’officier, pistolets de duel, revolvers anciens et armes de prestige des XVIIIᵉ, XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Sa connaissance approfondie des grandes manufactures et armuriers européens et américains, des modèles militaires et civils, ainsi que des différentes techniques de fabrication des armes anciennes, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un pistolet ancien : époque, rareté du modèle, marquages, état mécanique, qualité des gravures, provenance, homogénéité des pièces, présence d’accessoires ou coffrets d’origine et état de conservation.

Expert reconnu dans le domaine des armes de collection et des objets militaires anciens, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de pistolets anciens, l’estimation de revolvers de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des armes anciennes, des souvenirs napoléoniens et du militaria lui permet d’évaluer aussi bien des pistolets réglementaires courants que des armes rares, signées ou historiquement importantes recherchées par les collectionneurs internationaux.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite de dagues et couteaux

Dagues et couteaux

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Estimation, cote et valeur Dagues et Couteaux

Les dagues et couteaux anciens occupent une place importante dans l’univers du militaria et des armes blanches de collection. Utilisés à des fins militaires, cérémonielles ou utilitaires, ces objets de guerre anciens regroupent dagues de combat, couteaux militaires, poignards d’officier, armes de parade et modèles réglementaires de différentes époques. Très recherchés par les collectionneurs et amateurs d’armes anciennes, les dagues et couteaux peuvent présenter une valeur importante selon leur modèle, leur période, leur fabricant, leur rareté, leur état de conservation et leur provenance historique. Vous souhaitez faire expertiser une dague ancienne ou un couteau militaire de collection ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre arme blanche sur Estimon’objet !

Estimation gratuite de dagues et couteaux

Prix et cote des dagues et couteaux

  • Dagues et couteaux militaires courants, modèles réglementaires ou de troupe : entre 100 € et 800 €

  • Dagues, poignards et couteaux de collection recherchés (officiers, modèles rares, périodes historiques) : entre 800 € et 5 000 €

  • Dagues d’exception, armes blanches de prestige, modèles historiques ou pièces de collection rares : entre 5 000 € et 15 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une dague ou un couteau en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre dague ou couteau en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les couteaux de la Préhistoire

Les couteaux sont des outils à bords tranchants travaillés par l’Homme depuis la Préhistoire. Les premiers exemples connus, datables de 2,6 millions d’années, sont même plus anciens que l’Homo Sapiens. Au Néolithique, la technique de travail des pierres est perfectionnée. Les premiers exemples de manches ornés sont attestés en Égypte, vers 3 300 avant notre ère. Il s’agit d’ores et déjà de véritables chefs d’œuvres, comme le couteau de Gebel el-Arak (Louvre). Avec l’entrée dans les Âges des métaux, les lames des couteaux peuvent être réalisées en métal. La maitrise de l’orfèvrerie permet la réalisation de couteaux damasquinés et niellés en Crête dès l’Âge du bronze. A l’Âge du fer, des couteaux de fer trempés sont créés à Chypre (v. 1050 av. n.-è.). 

Les couteaux durant l’Antiquité et le Moyen Âge 

Les couteaux produits durant l’Antiquité et le Moyen Âge démontrent la parfaite maitrise technique des artisans. Les types de lames sont diversifiées dans le monde romain. Des lames sont réservées au combat, au travail du cuir, à la cuisine, ou encore à la taille des roseaux pour l’écriture. Au Haut Moyen Âge, les lames de couteaux sont un véritable marqueur culturel pour les Francs, les Lombards, les Alamans et les Burgondes. A cette même période, on voit apparaître l’acier feuilleté, et renaître la technique de la damasquinure. Les couteaux disposent de gardes à partir du VIIIème siècle. A partir du XIIIème siècle, les couteaux se diversifient encore. C’est à cette période qu’apparaissent à la fois les couteaux à lame large destinés à la viande, les petits couteaux de ceinture des femmes, et les couteaux à huitres. Le métier de coutelier se structure progressivement, et les couteaux sont parfois de véritables objets d’orfèvrerie. Le décor s’accroît au XIVème et au XVème siècle. 

Les couteaux de la Renaissance et des Temps modernes 

A la Renaissance et aux Temps modernes, le couteau de chasse devient un objet central dans la gamme de production des couteliers. Les couteaux de vénerie permettent de dépecer, dépouiller, et servir la viande. Le travail technique se sophistique encore : la damasquinure se diffuse sur les lames des couteaux. Les étuis sont également progressivement raffinés. Au XVIème et XVIIème siècle, Paris, Châtellerault, Moulins et Langres sont des centres majeurs de la coutellerie. Au XVIIIème siècle, la fabrication des couteaux bénéficie de l’industrialisation progressive de la production. L’acier français est alors particulièrement réputé pour sa qualité, et c’est véritablement l’âge d’or de la production des couteaux. Les matériaux constitutifs des couteaux se diversifient, et on voit des manches qui intègrent de l’or, de l’argent, du vermeil, de l’ivoire, de l’écaille, ou encore de la nacre. Certains couteaux sont même si fins qu’ils sont de véritables objets d’apparat. En termes de centres de production, Thiers et Châtellerault s’imposent comme capitales de la production de couteaux. Paris demeure importante, mais Langres connaît un déclin important. La disparition des corporations artisanales à la Révolution transforme la production des couteaux et dagues. 

Les couteaux au XIXème siècle 

La production de couteaux au XIXème siècle est contrôlée par la bourgeoisie d’affaires, et bouleversée par la révolution industrielle. Les couteaux sont désormais confectionnés à la machine. La coutellerie de luxe connaît un fort déclin, mais le couteau de masse se développe. Le poignard prend son essor dans les années 1830, tout comme le couteau de poche.  Les couteaux de métiers se développent dans les régions. Ainsi, le plateau de Laguiole dans l’Aubrac s’impose dès les années 1830 dans la fabrication des couteaux.  La dague et le sabre des militaires se diffuse également plus largement dans la population. La dague, appréciée en raison de sa petite taille et de sa force de pénétration, devient l’arme privilégiée des militaires et assassins. Elle est une arme emblématique de l’armée sous Napoléon III, et est associée à la guerre de 1870. Le couteau à cran d’arrêt est lui aussi diffusé à la fin du XIXème siècle. 

Les couteaux au XXème siècle 

La production de couteaux au XXème siècle bénéficie des avancées technologiques contemporaines et de la mise au point de l’acier inoxydable par Harry Brearley en 1913. Les dagues et couteaux sont une arme essentielle dans les deux conflits mondiaux qui agitent le XXème siècle. Les couteaux de soldats de la Première guerre mondiale sont avant tout des couteaux amenés de leurs régions d’origines. Il faut attendre 1916 pour que des couteaux spécifiques soient commandés par l’armée aux manufactures de Châtellerault. Les dagues sont également appréciées des armées étrangères et de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale. Ainsi, les dagues commando britannique Fairbaim & Sykes sont emblématiques de cette période, bien que les combats à l’arme blanche soient en recul. Marquée par la transformation des modes de vie à l’issue de la Seconde guerre mondiale, la production de couteaux a connu un fort déclin dans la seconde moitié du XXème siècle. Cependant, depuis les années 1980, les couteaux régionaux bénéficient d’un renouveau, dont témoigne le dynamisme de certaines communes telles que Laguiole. 

Faites estimer gratuitement un couteau 

L’estimation d’un couteau dépend de son modèle, de son ancienneté, de sa rareté, et de son état de conservation. Les budgets engagés dans les collections de couteaux sont très variés. Un couteau d’une maison renommée telle que Laguiole s’échange pour plusieurs centaines d’euros. De la même manière, un couteau de tranchée de la Première guerre mondiale chargé d’histoire peut être acquis pour un budget compris entre 100 et 500 €. Ce sont cependant les couteaux d’art qui remportent les enchères les plus hautes. Ainsi, un couteau à papier de Jean Dunand (1925) a été adjugé pour 9 892 € (21 800 NLG) à Amsterdam en 1999. Vous souhaitez faire expertiser un couteau et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un couteau en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en dagues et couteaux anciens, en art militaire ancien et en objets de militaria de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de dagues anciennes et de l’estimation de couteaux militaires de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de dagues de combat, poignards militaires, couteaux réglementaires, armes blanches d’officiers, dagues de cérémonie et modèles historiques issus de différentes périodes militaires.

Sa connaissance approfondie des armes blanches anciennes, des fabrications militaires et civiles, des modèles réglementaires ainsi que des spécificités de fabrication lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une dague ou d’un couteau de collection : modèle, période, fabricant, rareté, matériaux, qualité de fabrication, état de conservation, présence du fourreau et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères de souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de dagues et couteaux anciens, l’estimation d’armes blanches militaires et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de dagues de collection, qu’il s’agisse de couteaux réglementaires, de poignards historiques, de modèles rares ou de pièces militaires d’exception.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite de fusil et carabine

Fusils et carabines

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Estimation, cote et valeur Fusils et Carabines

Le fusil et la carabine sont deux types d’armes à feu qui peuvent séduire les collectionneurs par le raffinement de leur décor et la sophistication de leur mécanisme. Le fusil est une arme longue composée d’un canon, un système de mise à feu, et une monture. Le canon étant long, l’utilisateur l’épaule et le tient à deux mains. La carabine est une variante du fusil, dont le canon est plus court (inférieur à 56 cm). Elle peut disposer d’un ou de plusieurs canons. Elle était à l’origine destinée aux cavaliers. L’express est une carabine double mise au point en Angleterre au XXème siècle, pour permettre la chasse aux grands animaux d’Inde et d’Afrique. Les deux canons de l’arme peuvent être juxtaposés ou superposés. Besoin d’une expertise de fusils ou carabines ? Contactez les experts et spécialistes d’Estimon’objet et recevez une expertise gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite de fusil et carabine

Prix et cote des fusils et carabines

  • Fusils et carabines courants, modèles de série ou de chasse classiques : entre 150 € et 1 000 €

  • Fusils et carabines de collection recherchés (fabricants réputés, modèles rares, belles mécaniques) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Fusils et carabines d’exception, armes historiques, de prestige ou pièces de grande rareté : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un fusil ou une carabine en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre fusil ou carabine en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premiers fusils et carabines

Les premiers fusils et carabines héritent du bâton à feu inventé au XIIIème siècle. Dès cette période, les propriétés explosives de la poudre sont connues. C’est un fer rougi au feu qui assure la combustion de la poudre. La couleuvrine, l’arquebuse, et le mousquet sont également des précédents du fusil. Le fusil à silex apparaît vers 1630, et est employé jusqu’aux années 1830. Il s’agit d’une arme destinée à la guerre davantage qu’à la chasse. Le fusil est chargé par la bouche, et un mécanisme à silex produit des étincelles qui permettent la combustion. 

Les fusils et carabines à capsule de fulminate

Les fusils et carabines à capsule de fulminate sont mis au point dans les années 1810. La combustion de la poudre n’est désormais plus assurée par les étincelles du silex, mais par le chien qui frappe une capsule de cuivre contenant une goutte de fulminate de mercure. La frappe de la capsule provoque l’explosion du fulminate, qui embrase la poudre. Cette transformation du fusil permet un changement dans le mode de chargement. Le chargement du fusil et de la carabine par la culasse est rendu possible en 1812, et le prussien Dreyse résout les différents problèmes de sécurité afférents dans les années 1850. En France, ce système n’est adopté que dans les années 1870 avec le fusil Chassepot. Le fusil à canon basculant inventé dans la seconde moitié du XIXème siècle est une arme avant tout destinée à la chasse. Le canon se désolidarise à la fois de la culasse et du système de percussion, ce qui facilite le rechargement.

Les fusils et carabines à cartouche métallique

La mise au point de la cartouche métallique en 1874 et de la poudre sans fumée en 1880 transforme la production des fusils et carabines. Désormais, les armes peuvent être à plus petit calibre, et sont plus efficaces. Les fusils Winchester, Lebel (1886) et Mauser (1888) bénéficient de ces transformations. Les fusils à levier utilisent le système de la cartouche métallique. Cette dernière est éjectée du chargeur, situé sous le canon, grâce à un levier disposé à l’arrière de la détente. Plusieurs cartouches peuvent être insérées, ce qui permet de multiplier les tirs. C’est Walter Hunt qui met au point ce système au milieu du XIXème siècle aux États-Unis. Le fusil à verrou apparait lui aussi au milieu du XIXème siècle, et s’impose progressivement en raison de sa simplicité d’utilisation. La culasse peut être ouverte et refermée comme un verrou, et l’éjection de la cartouche est facilitée. Le système s’encrasse peu, ce qui permet un meilleur entretien du fusil. Le fusil ou la carabine à coulisse sont le fruit des innovations de la fin du XIXème siècle. Le fût peut être tiré pour éjecter la cartouche, ou bien repoussé pour en insérer une nouvelle. L’utilisation de l’arme à feu est encore simplifiée.

Les fusils et carabines semi-automatiques et automatiques

Le rechargement du fusil ou de la carabine demeurent un point crucial dans l’utilisation de l’arme à feu en contexte belliqueux. Les premiers modèles au rechargement semi-automatique apparaissent dès la fin du XIXème siècle, et les fusils automatiques sont développés au cours de la Première guerre mondiale. L’enseigne Mauser est particulièrement réputée pour ce qui est des fusils allemands. Désormais, avec les fusils mitrailleurs, une pression sur la détente suffit à tirer, sans que le changement manuel de la cartouche ne soit nécessaire. Les fusils et carabines automatiques se diffusent cependant pleinement à partir des années 1930. 

Faites estimer gratuitement un fusil ou une carabine

L’estimation d’un fusil ou d’une carabine dépend de son ancienneté, de la rareté de son modèle, de la réputation de la maison qui l’a produit, de son état de conservation, et de son histoire. Ainsi, le record des ventes est détenu par une Winchester Model 1886, offerte en 1886 par le lieutenant George E. Albee à son ancien frère d’armes le capitaine Lawton, pour le féliciter d’avoir capturé le chef apache Geronimo après 25 ans de traque. Ce modèle historique porte le numéro de série 1. Il a été adjugé pour 1 265 000$ à Rock Island aux États-Unis en 2016. La vente d’armes à feu militaires du XXème siècle est aujourd’hui très encadrée par la loi. Elle est interdite à moins que l’arme n’ait été neutralisée par le Banc national d’épreuve des armes de Saint-Etienne et que le détenteur ne présente une autorisation préfectorale. Vous souhaitez faire expertiser un fusil ou une carabine et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un fusil ou une carabine en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Fusil, bois de noyer, argent, fer et corne, Turquie, v. 1862-1885, Suède, Armurerie royale  

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils et carabines anciens, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils et carabines et de l’estimation d’armes longues de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils militaires, carabines anciennes, armes longues réglementaires, armes civiles de tir ou de chasse, ainsi que modèles historiques des XVIIIᵉ au XXᵉ siècles.

Sa connaissance approfondie de l’armement ancien, des grandes manufactures européennes, des systèmes mécaniques historiques et des différentes évolutions techniques de l’arme longue lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil ou d’une carabine de collection : modèle, fabricant, époque, système mécanique, rareté, état de conservation, complétude, marquages et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes anciennes et des ventes aux enchères spécialisées en militaria, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils et carabines anciens, l’estimation d’armes longues de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils et carabines de collection, qu’il s’agisse de modèles réglementaires, d’armes civiles rares, de carabines de précision ou de pièces historiques exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :