Estimation gratuite Paul Huet

Paul Huet

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Lorjou

Artiste français, Paul Huet (1803 – 1869) est un peintre romantique, considéré également comme l’un des précurseurs de l’impressionnisme. Les représentations de paysages, peints d’après nature, font partie des thèmes de prédilection dans sa peinture.

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La formation artistique et les débuts du peintre Paul Huet

Élève du peintre et illustrateur Jean-Julien Deltil, Paul Huet commence très tôt son apprentissage. Dès 1818, il suit l’enseignement de Pierre-Narcisse Guérin, puis celui d’Antoine-Jean Gros à l’École des beaux-arts de Paris. Ces deux maîtres de la peinture sont de style néoclassique. Paul Huet se démarque en se détachant de l’influence de ses professeurs.
En 1822, il fait la connaissance du jeune Eugène Delacroix à l’Académie suisse. Les deux artistes deviennent des amis fidèles. Cependant, orphelin et à court d’argent, Paul Huet quitte l’atelier d’Antoine-Jean Gros. Il parcourt alors l’Île-de-France, principalement le parc de Saint-Cloud et l’île Seguin, pour y peindre en plein air des études sur les paysages franciliens. 

Dès lors, Paul Huet vend ses œuvres afin de gagner sa vie. Son attrait pour la peinture de paysages, particulièrement en banlieue parisienne, en fait l’un des précurseurs de l’école de Barbizon. Il ne fréquente pas pour autant les artistes de ce courant.
Le peintre Paul Huet présente pour la première fois une de ses œuvres au Salon de Paris en 1827. Son tableau Vue des environs de la Fère, s’il ne déclenche pas de vives passions, lui procure une certaine reconnaissance. En 1828, Paul Huet rejoint son ami le peintre Richard Parkes Bonington pour découvrir la Normandie et ses paysages maritimes. Ce dernier, malade de la tuberculose, décédera à Londres en septembre de la même année. 

Les paysages romantiques du peintre Paul Huet

C’est en 1831 que Paul Huet rencontre ses premiers succès au Salon parisien. Il y présente neuf peintures dont son tableau intitulé Le Soleil se couche derrière une vieille abbaye au milieu des bois. Gustave Planche, dans son recueil Salon de 1831, présente le tableau comme « le plus beau, le plus vrai paysage du Salon », car « il résulte de l’œuvre générale un effet grand et poétique, une pensée intime et profonde ». Ainsi, Paul Huet est conforté dans son art. Deux ans plus tard, son succès s’affirme. Paul Huet reçoit une médaille de deuxième classe avec son tableau La Vue de la ville de Rouen. Une médaille d’or lui sera par la suite attribuée en 1848, lors de ce même Salon.

Du sud de la France avec le peintre François-Marius Granet à l’Italie, des thermes d’Eaux-Bonnes avec Eugène Delacroix à l’Espagne, Paul Huet profite de ses voyages pour réaliser de nombreuses aquarelles. Il poursuit également sa pratique de la peinture sur le motif. Paul Huet découvre également la gravure sur bois et sur pierre, ce qui lui permet d’illustrer les Voyages pittoresques de Taylor et Nodier en 1831.

Son tableau L’Inondation à Saint-Cloud, peint en 1855, est certainement le plus connu, mais aussi le plus représentatif de son œuvre. Présentée à l’Exposition universelle la même année, cette huile sur toile de grande dimension obtient une médaille. Elle représente le parc de la ville, envahi par les eaux débordantes. Sur la route inondée, une charrette conduite par un homme et menée par deux chevaux, sabots dans l’eau, s’apprête à sortir du cadre. Une petite barque, avec des hommes à l’intérieur qui écopent, semble s’acheminer vers le fond, sans promesse de terre ferme. Cet espace dramatique, sous un ciel encore menaçant, transforme par son caractère exceptionnel la vision ordinaire d’un paysage. La nature, sombre et ombrageuse, y menace les habitudes des hommes. 

Par son sens de l’observation de la nature, Paul Huet parvient également à retranscrire son émotion, la rendant visible par le spectateur. Ses voyages se poursuivent en Normandie, mais aussi en Angleterre, en Cornouailles et en Hollande. Le peintre décède à Paris en 1869, d’une embolie pulmonaire.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Paul Huet

Parmi les tableaux de Paul Huet mis aux enchères ces dernières années, son huile sur toile Marais salants aux environs de Saint-Valéry-sur-Somme a atteint la somme de 55 384 euros en 2020. Auparavant, Paysage de rivière avec un arc-en-ciel a été vendu 17 709 euros en 2019. L’œuvre Les Cascatelles de Tivoli a été adjugée à 14 884 euros la même année. En 2015, son tableau intitulé Medea, œuvre d’après la toile de son ami Eugène Delacroix, s’est vendu à 12 698 euros. 

Les dessins de Paul Huet sont plus nombreux sur le marché de l’art. Parmi ses aquarelles, en 2012, Voyageurs sur un chemin au coucher du soleil avec une vue étendue de Compiègne s’est vendue au prix de 526 euros. Une Vue d’Honfleur a été adjugée à 8 000 euros en 2019. Récemment, en 2022, toujours une aquarelle sur papier, Vue de Clermont-Ferrand, a été vendue au prix de 1 200 euros. La même année, Plage près de Trouville a été adjugée pour 950 euros.

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(Illus.) Paul Huet Vue des falaises de Houlgate 1863

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Estimation gratuite François Édouard Picot

François Edouard Picot

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Estimation et cote de l'artiste François Édouard Picot

François Édouard Picot est né à Paris, ville de son succès, en 1786. Son parcours et celui d’un artiste polyvalent aussi doué dans la pratique que dans la théorie, il obtient une place importante au cœur de la sphère artistique et se classe parmi les peintres néoclassiques de renommée.

Estimation gratuite François Édouard Picot

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Qui est François Édouard Picot, peintre en art contemporain

François Édouard Picot est le fils de François André Picot, lui-même brodeur de l’empereur Napoléon 1er, le jeune artiste passe son enfance dans le milieu de l’artisanat de luxe.  Il commence sa formation à l’âge de 14 ans dans l’atelier de Léonore Mérimée (1756-1836), secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, et de François-André Vincent (1746-1816). Picot  hérite d’une grâce issue du XVIIIe siècle français et d’un classique exprimé par l’école de David.

En 1811, François Édouard Picot célèbre son deuxième premier grand prix  de Rome et deux ans plus tard, en 1813 il en obtient un deuxième. De ce classement glorieux, il reçoit du ministre de l’Intérieur une bourse spéciale qui lui permet de se rendre à Rome. Durant la chute de l’Empire son père perd une grande partie de ses richesses. Pourtant, Picot reste privilégié et reçoit une allocation qui lui permet d’accomplir un séjour de cinq ans à Rome.

Lorsqu’il expose au Salon de 1818 son œuvre intitulée L’Amour et Psyché, François Édouard Picot  provoque un engouement presque triomphal. Cette même année, Jacques-Louis David (1748-1825) présente un sujet identique mais le public préfère la réalisation sans pareil de Picot. Peut-être est-ce dû à une sensibilité plus assumée ou bien à une touche raffinée héritée de son milieu social ?

La carrière de François Édouard Picot s’apparente à celle d’un peintre officiel honoré par ses prix au concours de Rome. Le peintre reçoit des commandes de l’État, deux plafonds du musée Charles X (aujourd’hui salle égyptienne du musée du Louvre),  des décors pour le Sénat et enfin de nombreuses commandes pour Versailles.  Il succède par la suite à Carle Vernet en 1836 à l’Académie des Beaux-Arts.

Les inspirations artistiques de François Édouard Picot

François Edouard Picot détient ses premières inspirations de son maître ainsi que de son cercle familial, majoritairement entouré de produits de luxe faisant le faste de l’Empire.  À ses débuts sa technique relève encore d’une sensibilité influencée par l’enseignement reçu. L’artiste répond bien plus tard, lors de ses premières représentations au salon,  au goût de la restauration qui allie à la mode néoclassique la nostalgie d’un art plus raffiné,  plus féminin et plus évocateur de l’ancien régime.

François Edouard Picot s’oriente rapidement vers les sujets religieux dû à plusieurs commandes  de décor, notamment pour les églises de Notre-Dame de Lorette (1836),  Saint-Denis du Saint-Sacrement (1844)  et Saint-Vincent de Paul (1853). L’artiste devient finalement un spécialiste de la peinture religieuse.

 

En sa qualité de peintre d’histoire,  François Édouard Picot maintient la suprématie de la peinture d’histoire sur la peinture de genre. Il accorde une grande importance aux valeurs plastiques de la composition à l’instar d’une manière romantique qu’il revisite au cours de sa carrière.  Le peintre fonde d’ailleurs un atelier en 1820 et y enseigne la dite “bonne peinture”. Picot y enseigné alors pour un nombre de cinq cent élèves, dévoilant alors un succès croissant mais aussi une forte habilité à la pédagogie. François Édouard Picot devient après sa mort une influence pour des peintres renommés comme Guillaumet (1840-1885) ou encore Gustave Moreau (1826-1898). Son atelier devient un des facteurs majeurs qui explique la transmission de l’idéal classique au XIXe siècle.

François Édouard Picot est à la fois peintre d’histoire, peintre de genre, peintre religieux, portraitiste mais aussi décorateur. Il est fortement apprécié pour les mérites de son enseignement et est souvent évoqué comme un peintre rigoureux. Pourtant son art est le reflet d’une sensibilité aux thématiques et aux sujets orientés par la foi ainsi que les figures bibliques. Son talent de portraitiste lui vaut plusieurs commandes, comme par exemple celle du marquis de Montferrat, Conrad, qu’il finit de peindre en 1843. Un portrait en buste avec un encadrement décoré de fleur de lys, François Édouard Picot se consente à respecter les codes classiques imposés par les lois artistiques du XVIIIe.

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(Illus.) François Edouard Picot, L’Amour et Psyché, 1817, huile sur toile, musée du Louvre, Paris.

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Estimation gratuite Fabienne Verdier

Fabienne Verdier

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Estimation et cote de l'artiste Fabienne Verdier

Née à Paris en 1962, Fabienne Verdier est une artiste plasticienne contemporaine au parcours riche en influences. L’artiste emprunte le chemin de l’abstraction puis s’ouvre aux mouvements modernes ainsi que ceux de la Renaissance. Verdier inspira de nombreux artistes du XXIe siècle.

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Qui est Fabienne Verdier, peintre d’art contemporain

En 1979, Fabienne Verdier entre à l’école des beaux-arts de Toulouse et obtient le diplôme en 1983. Durant cette même année, à l’âge de 22 ans, Verdier part étudier en Chine à l’université Sichuan Fine Arts Institute. L’artiste s’oriente vers les derniers grands peintres chinois dont elle obtient le témoignage à propos de la Révolution culturelle. Elle travaille à leur côté et étudie leur théorie esthétique. Elle obtient en 1989 le diplôme supérieur en art de l’université et s’inscrit comme première étrangère à recevoir cet honneur. Jusqu’en 1991, Fabienne Verdier est attachée culturelle auprès de l’ambassade de France en Chine.

À partir de 1992, Fabienne Verdier rentre en France après de longues années d’immersion en Chine. En 2003 elle publie un livre intitulé Passagère du silence dans lequel elle décrit son apprentissage au sein d’un système de pensée radicalement différent. Plusieurs expositions personnelles ont alors lieu en France ainsi que dans d’autres pays européens et à l’international, notamment en Asie. 

Fabienne Verdier se spécialise dans différents domaines, l’architecture, la peinture, l’association de la musique et la peinture et la lumière. Cette polyvalence intéresse de nombreuses galeries et à partir de 2015, elle obtient de plus en plus de contrats. En 2017, elle collabore avec Alain Rey (1928-2020) sur un projet intitulé Polyphonies : forme sensible du langage et de la peinture. La peintre inaugure en même temps de nouvelles techniques comme par exemple ces pinceaux monumentaux ou encore un dispositif consistant à filmer du dessous l’acte de la peinture.

Les inspirations artistiques de Fabienne Verdier

Les premières inspirations de Fabienne Verdier proviennent de l’étude des expressionnistes abstraits et des minimalistes américains, auxquels elle consacre trois années d’investigation. Elle collabore en 2005 avec Hubert Looser qui lui commande une série de peintures pouvant entrer en résonance avec les œuvres de sa collection, composée d’œuvres d’artistes américains.

À partir de 2009, Fabienne Verdier se lance dans une nouvelle période de recherche et de peinture. L’artiste est admirative des primitifs flamands du XVe siècle ainsi que de l’atmosphère qui habite leur tableau. Elle crée un ensemble d’esquisses et de peintures inspirées par six œuvres majeures, La Vierge au chanoine (1436)  de Van der Paele et Portrait de Margaret(1439)  de Jan Van Eyck ; La Mort de la Vierge (1481) de Hugo van der Goes ; le Triptyque Moreel (1484)  de Hans Memling ; et le diptyque de Simon Marmion, Vierge de douleur et Christ de Pitié (1460).

Fabienne Verdier s’intéresse aussi à la spontanéité intuitive du geste que suppose la peinture à fresco, grande caractéristique des fresques italiennes des maîtres du Quattrocento. L’artiste intervient également dans des projets d’architectures, notamment à Rome où elle réalise sur deux murs des peintures de plus de sept mètres de largeur. Elle travaille aussi sur la tour Majunga à Paris où elle façonne une œuvre monumentale, nécessitant un an de réalisation afin d’imaginer une nouvelle machine capable de l’aider dans le projet.

En 2013, l’artiste crée une nouvelle technique qu’elle nomme « Walking Painting ». Verdier tente de prolonger son geste en remplaçant ses pinceaux par une réserve de matière lui permettant de moduler le débit de l’encre. Elle participe cette même année, sous la demande de Jean Nouvel, à la conception du nouveau National Art Museum of China de Pékin.

C’est en 2018 que Fabienne Verdier s’oriente vers une autre dimension avec un travail impressionnant de la lumière. Elle réalise, avec le verrier Flavie Vincent-Petit, trois vitraux du cœur de l’église Saint-Laurent à Nogent-sur-Seine. Verdier compose alors avec l’impossible en rendant apparent le jaune d’argent, jusqu’alors absorbé par le verre après être passé au four.

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(Illus.) Fabienne Verdier, L’un, 2007n acrylique et technique mixte, 300cm x 116m, Fondation Hubert Looser, Zurich.

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Estimation gratuite Charles Gleyre

Charles Gleyre

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Estimation et cote de l'artiste Charles Gleyre

D’origine suisse, Charles Gleyre est né le 2 mai 1806 à Chevilly. De facture académique l’artiste apporte par son goût du symbolisme une particularité à sa peinture le classant parmi les peintres de l’art du milieu du XIXe siècle.

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Qui est de Charles Gleyre, peintre d’art contemporain

Charles Gleyre commence sa carrière à Paris  dans l’atelier de Louis Hersent (1777-1860)  où il acquiert  un premier regard sur l’académisme. Après avoir reçu un enseignement préparatoire le peintre se dirige en Italie, plus précisément à Rome, où il peint son premier tableau intitulé Les Brigands Romains en 1831. Trois ans plus tard, Gleyre entame un long voyage où il découvre les paysages de la Sicile, la Grèce, l’Égypte, se rend au Soudan puis au Proche-Orient. L’artiste y réalise de nombreux croquis et dessins de sites archéologiques.

Ce long voyage causa quelques problèmes de santé à Charles Gleyre, atteint d’un trachome, l’artiste décide de rentrer à Paris en 1837. Son atelier qui réunissait alors de nombreux élèves, environ cinq cents, se voit fermer au grand dépit de l’artiste. Pour autant, l’expérience du voyage a renforcé l’ouverture d’esprit du peintre qui durant sa carrière s’adonne au symbolisme.

En 1840, Le duc de Luynes lui commande une fresque pour son château de Dampierre que Charles Gleyre peinera à conclure. Au salon de 1843,  l’artiste expose Le Soir qui, plus tard,  prendra le nom d’Illusions perdues. Le tableau reçoit alors de nombreuses critiques positives, le public et les sphères artistiques touchés par les intentions poétiques de Gleyre.

À partir de 1843, Charles Leclerc occupe le poste de professeur à l’École des Beaux-Arts de Paris. L’artiste ouvre alors son atelier, au numéro 69 de la rue de Vaugirard,  où il enseigne la pratique de la couleur sur le modèle d’Alexandre-Gabriel Decamps (1803-1860). Gleyre y forme alors les futurs peintres impressionnistes comme Alfred Sisley (1839-1899), Claude Monet (1840-1926) ou encore Auguste Renoir (1841-1919), ces derniers suivant également les cours du peintre aux Beaux-Arts.

Charles Gleyre est connu aujourd’hui pour son enseignement au cœur de son atelier florissant dans lequel il pratiquait une pédagogie laissant libre cours à la personnalité de ses élèves. En effet, le réseau de peintre qui le fréquentait à proprement déclenché le renouveau et la création d’un mouvement au futur succès.

Les inspirations artistiques de Charles Gleyre

Charles Leclerc s’inscrit dans une certaine tradition académique, mais se détourne de ces codes par son goût du symbolisme, par le purisme de sa manière et par une vision mélancolique singulière.  Après son voyage au Proche-Orient, le peintre montre un sens de la couleur dense et du mouvement, comme par exemple dans sa toile intitulée Le Cavalier arabe poursuivi par des Turcs. Ces thèmes d’ordre orientaliste non pas rangé l’artiste dans une catégorie, au contraire, l’artiste conjugue toutes ses connaissances pour réaliser ses compositions. 

 

En 1843, Le soir, où les Illusions perdues vont mettre en exergue les qualités de Charles Gleyre : une sensibilité accrue par la poésie, une passion pour les lumières et une palette de couleur méthodiquement analysée.  Dans cette toile, un homme mûr voit s’éloigner du rivage la barque qui porte les figures de ses rêves. Gleyre s’éloigne peu à peu de la voix ingresque et s’octroie une originalité qui ne passe pas inaperçue de la critique artistique.

Charles Gleyre se façonne une identité artistique par sa faculté à créer une atmosphère teintée de gris, brumeuse, presque morbide. L’artiste s’inscrit dans l’école néo-attique, qui au milieu du XIXe siècle conjugue un mélange de sensualité amère, de folklore bourgeois et de minutieusité archéologique. Il recommande à nombreux de ses élèves de s’inspirer des impressions et des ressentis, faisant de chacun des êtres uniques.

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(Illus.) Le Soir ou Les Illusions Perdues, 1843, Paris, musée du Louvre.

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Estimation gratuite Douanier Rousseau

Douanier Rousseau

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Estimation et cote de l'artiste Douanier Rousseau

Né le 21 mai 1844 à Laval, Henri Rousseau aussi appelé le « Douanier Rousseau » est un peintre français considéré comme autodidacte. Souvent qualifié de naïf et moqué par ses contemporains, il reste néanmoins admiré par les avant-gardes du XXe siècle.

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Qui est Douanier Rousseau, peintre d’art contemporain

Henri Rousseau est né dans un milieu très modeste et est très vite placé en pension par ses parents. Le peintre ne se plaisait pas au milieu scolaire, mais montre en revanche un amour particulier pour le dessin. Pour autant, ses parents le poussent à entrer comme commis dans une étude notariale à Nantes de 1860 à 1863. Malheureusement, le peintre est submergé par de sérieux problèmes d’argent et finit par être accusé de vol ce qui l’amène à se faire licencier. En 1863, il s’engage dans l’armée afin d’échapper à la maison de correction.

En 1871, Henri Rousseau s’installe à Paris et s’apprête à devenir père d’une famille de neuf enfants. L’artiste entre à l’octroi juste après la guerre franco-prussienne. Rousseau n’est donc pas véritablement douanier, mais déjà peintre amateur, un travail qui lui laisse alors suffisamment de temps libre pour exploiter ses créations. Rousseau semble convaincu que des forces occultes l’assistent dans son devenir d’artiste, doté d’un esprit mystique, le peintre ne cesse d’étudier en autodidacte les grands maîtres exposés au Louvre. Pour autant, ses envois au Salon officiel (paysage, portrait, scène de genre…) sont jugés maladroits et rejetés par le jury. 

En 1884, la création du Salon des Indépendants par Georges Seurat (1859-1891) et Paul Signac (1863-1935), un salon sans jury ni récompense, permet à Henri Rousseau de trouver sa place en tant qu’artiste. Ses œuvres sont donc exposées et étonnent le public et ses confrères artistes. Il expose 4 tableaux, dont Une soirée au carnaval, qui retiennent peu l’attention. La critique le traite d’amateur, mais Rousseau lui se considère comme un novateur. C’est à cette époque que son surnom, « le Douanier » résonne, initié par Alfred Jarry (1873-1907) en raison de son métier. 

À partir de 1891, Rousseau concentre sa création autour du thème « des jungles » qui occupera une place importante dans son œuvre. Le peintre présente cette année son premier tableau de jungle représentant la progression d’un tigre dans une brousse luxuriante. L’œuvre est alors particulièrement appréciée par le peintre Félix Vallotton (1865-1925). Toujours dans une situation financière très précaire, le peintre entreprend de se consacrer uniquement à la peinture. Dès lors, de nombreux artistes s’intéressent à ce personnage hors norme, juger de mythomane et original : André Derain (1880-1954),  Henri Matisse (1869-1954), Picasso (1881-1973).

À partir de 1901, Henri Rousseau devient professeur à l’Association philotechnique, œuvre laïque qui l’emploie comme professeur de dessin et de peintures, une vraie réussite sociale pour l’artiste. Rousseau vit essentiellement des leçons de dessin qu’il donne au sein de l’association. En 1907, une malheureuse mésaventure le conduit en prison pour avoir baigné dans une affaire d’escroquerie. Néanmoins, à force d’exposer, il parvient à séduire le marchand Wilhelm Ude et surtout Guillaume Apollinaire (1880-1918), poète et critique du cubisme qui devient l’un de ses plus fervents soutiens.

Après l’organisation d’un grand banquet par Picasso en l’honneur de Rousseau en 1908, les œuvres de l’artiste prennent en visibilité. En 1909, Rousseau vend des tableaux au marchand Ambroise Vollard (1866-1939) pour plus de 1000 francs, ce qui lui permet d’acheter un atelier au numéro de bis de la rue Perel dans le 14e arrondissement de Paris. Le 2 septembre 1910, Henri Rousseau meurt des suites d’une gangrène à la jambe à l’hôpital Necker à Paris. Considéré comme un alcoolique mais respecté par ses confrères peintres dont Paul Signac et Robert Delaunay.

Les inspirations artistiques de Douanier Rousseau

Les inspirations d’Henri Rousseau se rapportent la majeure partie du temps au thème de la jungle, pourtant l’artiste n’a jamais quitté la France. Le peintre consultait régulièrement des livres illustrés, de jardins botaniques aux plantes exotiques et aux animaux sauvages. Son processus montre une technique élaborée, mais la critique considère l’aspect du résultat trop enfantin ce qui lui a valu de nombreuses incompréhensions.

Ses toiles représentent une flore exubérante, majoritairement inventée, où se déroule au cœur de la composition des combats féroces entre un fauve et sa proie. Sa toile Combat de tigre et de buffle, peinte entre 1908 et 1909, présente des plantes où sont suspendus de nombreux régimes de bananes et où se déroule un combat entre le fauve, le tigre et sa proie, le buffle.

Lorsqu’il expose pour la première fois au Salon des Indépendants, Henri Rousseau obtient une reconnaissance auprès de la critique. Son art est alors considéré comme naïf, puis l’artiste est catégorisé de primitifs modernes par le collectionneur allemand, Wilhelm Ude. Sa passion pour la faune et la flore inspirera par la suite de nombreux artistes surréalistes.

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(Illus.) Henri Rousseau, Combat de tigre et de buffle, 1908-1909, huile sur toile, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage.

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Estimation gratuite François-Marius Granet

François-Marius Granet

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Estimation et cote de l'artiste François-Marius Granet

À la fois peintre, lithographe, aquarelliste mais aussi conservateur des peintures du musée du Louvre puis du musée historique de Versailles, François-Marius Granet (1775 – 1849) est une figure du néoclassicisme. Ses œuvres aux sujets historiques ou anecdotiques, comme ses représentations d’églises, de cloîtres ou de temples en ruine, comptent parmi les plus marquantes dans l’histoire de la peinture.

 

Estimation gratuite François-Marius Granet

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François-Marius Granet, peintre néoclassique du XIXe siècle

Né à Aix-en-Provence en 1775, François-Marius Granet est le fils d’un maître maçon. De milieu modeste, le jeune artiste est remarqué pour son attirance envers les beaux-arts. Il s’inscrit à l’école municipale de dessin en 1774. Assidu, il devient le « maître-assistant » de Jean-Antoine Constantin qui l’influencera durablement dans toutes ses peintures. François-Marius Granet y rencontre Auguste de Forbin, dont il devient l’ami fidèle tout au long de sa vie.  

En 1792 débutent les troubles révolutionnaires. François-Marius Granet s’associe à la société populaire pour combattre devant Toulon. Il y réalise des aquarelles, dont un grand lavis intitulé Fête révolutionnaire à Aix. À cette époque, le jeune homme assiste à des scènes de misères et de guerre.
Nommé peintre de l’Arsenal, l’artiste décore des proues et des poupes de navire. Débarqué à Paris en 1798, il intègre l’atelier de Jacques-Louis David. C’est l’année suivante qu’il présente son premier tableau au Salon, Le Cloître des feuillants. Fort de son succès d’estime, il part en Italie en 1802 avec son ami Auguste de Forbin où, tombé amoureux du pays, il y réalise de nombreux paysages sur le motif, notamment à Rome où il s’installe. François-Marius Granet peint des monuments anciens, tel le Colisée. À cette occasion, Jean-Auguste-Dominique Ingres, le célèbre peintre avec qui il se lie d’amitié, peint son Portrait de François-Marius Granet, premier d’une série de portraits à Rome, en 1807. 

Depuis l’Italie, François-Marius Granet envoie ses tableaux à Paris. Le peintre prometteur reçoit en 1808 une médaille d’or au Salon de 1808. Il ne cesse alors de voyager entre Rome, Paris et Aix-en-Provence. Le Chœur de la chapelle des Capucins place de Barberini à Rome, exposé au Salon de 1819, suscite l’intérêt de Louis XVIII. François-Marius Granet réalise plusieurs copies et versions de cette toile.

En 1826, François-Marius Granet est nommé conservateur au musée du Louvre grâce à l’appui d’Auguste de Forbin. Puis, il devient conservateur du musée historique de Versailles en 1833. C’est à cette époque qu’il exécute de petites aquarelles représentant la vie parisienne et versaillaise. François-Marius Granet y décède en 1849, léguant à la ville d’Aix-en-Provence de nombreuses œuvres. Le musée Granet est inauguré en 1949.

Les thèmes des peintures de François-Marius Granet

Des paysages lumineux aux intérieurs entre ombre et lumière, les peintures de François-Marius Granet s’attachent à capter l’émotion du moment. La composition y est rigoureuse. Inspiré par la peinture flamande et hollandaise, l’artiste représente des scènes aux contrastes forts. Ses sujets révèlent son attirance pour les cloîtres, les intérieurs, les grottes, les chapelles et les églises. À Rome, il choisit des motifs inédits telle la prison du Capitole. Des mendiants, enrôlés pour y figurer, apparaissent en silhouettes. Élève de David, François-Marius Granet est aussi un peintre d’histoire. Cherchant à rivaliser avec son maitre, il peint en 1839 son plus grand tableau au sujet historique : Les Funérailles des victimes de l’attentat de Fieschi. Le peintre privilégie cependant la période du Moyen Âge comme dans sa peinture à l’huile intitulée La Reine Blanche de Castille délivrant les prisonniers (1801).

De la vie religieuse, François-Marius Granet peint non pas des scènes bibliques, mais des scènes ancrées dans son époque. Son tableau Moines dans une grotte en est un exemple. Il met en valeur l’architecture des lieux par un habile jeu de contrastes entre l’ombre et la lumière.
Le peintre témoigne également de la vie populaire comme dans son tableau La Récolte des citrouilles à la Bastide de Malvalat, peint dans la campagne aixoise, ou encore Veillée funèbre. 

La côte d’une œuvre de François-Marius Granet

Parmi les peintures de François-Marius Granet les plus recherchées sur le marché de l’art figurent les paysages de Rome, de Paris ou de Versailles. En 2016, la toile Vue de Rome depuis la villa Malta a été vendue au prix de 105 000 euros. La peinture Les Ruines du Colisée animées de personnages a été achetée au prix de 7 500 euros en 2022.
En 2014, une aquarelle intitulée Paysage (1835/40) a été adjugée au prix de 28 958 euros. Plus récemment, son dessin Vue de Rome depuis la Porta Pia, exécuté en 1819 lors de son séjour dans la ville Éternelle, s’est vendu 6 200 euros en 2022. Quant à Louis XII visitant l’atelier de Poussin, cette aquarelle a été achetée à 15 000 euros en 2019.
 

(Illus.) François-Marius Granet La Religieuse malade Vers 1830

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Francisco De Goya

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Estimation et cote de l'artiste Francisco de Goya

Qualifié de « génie visionnaire » de la peinture, l’artiste Francisco de Goya (1746 – 1828) est un artiste extrêmement novateur et révolutionnaire dans l’art pictural. Les plus célèbres œuvres du peintre et graveur espagnol sont marquées par son regard ironique, par la violence et la folie.

 

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La formation artistique du peintre espagnol Francisco de Goya

Francisco José de Goya y Lucientes, dit Francisco de Goya, est né en 1746 dans la région de Saragosse, en Espagne. Par son père maître doreur, il côtoie le monde artistique. En 1759, à treize ans, le jeune homme débute son apprentissage en intégrant l’Académie de dessin de sa ville, dans l’atelier de José Luzán. L’Académie royale des beaux-arts de Madrid le recale aux concours à deux reprises, en 1763 et en 1766. Francisco de Goya part en Italie, notamment à Rome, jusqu’en 1771. Il y découvre les chefs-d’œuvre de l’art italien. 

Francisco de Goya, peintre de cour néoclassique

De retour à Saragosse, précédé par sa notoriété grandissante, Francisco de Goya exécute des fresques religieuses. Déjà engagé intellectuellement, le peintre rejoint les cercles des Ilustrados, sensibles aux idées des Lumières. En 1773, il épouse Maria Josefa, sœur des peintres aragonais Ramon et Francisco Bayeu. Grâce à l’appui de ce dernier, le jeune artiste s’établit à Madrid pour travailler à la Fabrique royale de tapisseries. Les cartons réalisés pendant cette période représentent des scènes populaires, fort appréciées par la cour et les cercles aristocratiques. 

Nommé à la cour d’Espagne en 1775, Francisco de Goya devient peintre du roi Charles III en 1786, puis de son successeur Charles IV en 1788. Les commandes affluent, la gloire est assurée. Il exécute plusieurs portraits de membres de la haute société, dont Le Comte de Cabarrus, La Duchesse d’Osuna ou encore La Comtesse de Chinchon.

Cependant, suite à la Révolution française de 1789 dont le peintre partage certaines idées, Francisco de Goya se retrouve écarté de la cour. En 1792, une maladie le rend paralysé pendant un temps, et sourd. Il se consacre à de petits tableaux dont les thèmes portent sur la folie et la sorcellerie.

Francisco de Goya, un artiste résolument engagé

En 1799 parait Les Caprices de Francisco de Goya, un recueil de gravures à l’eau-forte et à l’aquatinte. L’artiste y dresse un constat satirique des tares humaines, des méchancetés et de la bêtise de la société espagnole fortunée. Des créatures morbides, des scènes persifleuses sur la vie madrilène y figurent.
À cette même période, Francisco de Goya peint La Famille de Charles IV. Dans ce grand portrait, le peintre ironise sur l’apparent faste de la royauté, en faisant preuve d’un réalisme cruel. Il peint en 1805 La Maja nue, son célèbre portrait d’une femme nue qui heurte les mœurs de l’Espagne catholique.

Cependant, en 1808, les troupes napoléoniennes envahissent l’Espagne. Francisco de Goya, témoin des violences sur le peuple espagnol, réalise alors la série d’eaux-fortes Les Désastres de la guerre. Ses tableaux El Dos de mayo et El Très de Mayo, compositions audacieuses et modernes, sont des hommages à la résistance espagnole. 

Francisco de Goya se réfugie à la campagne en 1820. Sur les murs de sa Quinta del Sordo (maison de campagne du sourd), il réalise les « peintures noires », des représentations de personnages horribles, tragiques et angoissés. Ces fresques ont été transférées sur toile. Les tableaux Le sabbat des sorcières, Deux vieillards mangeant de la soupe ou, pour le plus connu, Saturne dévore un de ses fils en sont issus. 

Fuyant la politique absolutiste de son pays, Francisco de Goya s’exile en France, à Bordeaux, en 1824. Il y décède en 1828.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Francisco de Goya

Ces dernières années, sur le marché de l’art, les œuvres de Francisco de Goya les plus vendues sont ses estampes. La réputation de l’artiste est telle que certaines de ses productions sont préemptées par de grands musées mondiaux. Cela a été le cas en 2022 pour le musée du Louvre. L’institution a déboursé 1 905 000 euros (frais inclus) pour acquérir deux dessins satiriques : La Femme demande des comptes au mari et La tante Chorriones allume le feu.
En 2018, une encre au pinceau, No llenas tanto la cesta a été adjugée pour 1 407 180 euros. Un dessin à la pierre noire, Loco, a été vendu au prix de 1 930 559 euros. Pour les prix plus modestes, les sanguines sur papier Mucho hay que chupar et Hasta la muerte ont été achetées respectivement à 1 200 euros et 2 200 euros. 

Concernant les peintures de Francisco de Goya, les portraits de Doña Maria Vicenta Barruso Valdés et de sa mère Doña Leonora Antonia Valdes de Barrusso ont été adjugés (prix au marteau) à 12 843 628 euros en 2023. En 2021, l’huile sur toile Une Danse sur une rive du fleuve Manzanares a été vendue pour la somme de 314 927 euros. L’année précédente, le tableau Hannibal le Conquérant voit l’Italie depuis les Alpes pour la première fois a atteint 1 362 937 euros à la vente.

(Illus.) Francisco de Goya El Très de Mayo 1814

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Théodore Géricault

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Estimation et cote de l'artiste Théodore Géricault

Considéré comme un artiste majeur du romantisme français, Théodore Géricault (1791 – 1824) a vécu une vie intense et passionnée. Le Radeau de la Méduse, son plus célèbre tableau, marque un bouleversement dans les codes traditionnels de la peinture.

 

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Les débuts flamboyants du peintre Théodore Géricault

Né à Rouen en 1791, Théodore Géricault grandit dans une famille bourgeoise monarchiste. À dix-sept ans, il hérite de la fortune de sa mère et il décide de se consacrer à la peinture. Théodore Géricault débute son apprentissage artistique en 1810, à Paris, dans l’atelier de Carle Vernet, peintre de genre et maître dans la représentation des chevaux. Théodore Géricault poursuit ses études avec le peintre néoclassique Pierre-Narcisse Guérin.
En 1811, à l’École des beaux-arts, Théodore Géricault rencontre Eugène Delacroix. Fasciné par les peintures plus anciennes, le jeune artiste fréquente assidûment le musée du Louvre où il exécute de nombreuses copies. En reproduisant de grandes toiles, Théodore Géricault acquiert les techniques des plus grands maîtres de la peinture. Passionné par les chevaux, il réalise également de nombreuses études de l’animal aux Grandes Écuries impériales de Versailles. 

En 1812, Théodore Géricault, alors âgé de vingt-et-un ans, envoie son premier tableau au Salon de Paris. Son portrait équestre représente le lieutenant de la garde impériale Dieudonné, sabre à la main, fier sur son cheval cabré. Il est immédiatement salué par le jury qui lui octroie une médaille d’or. Intitulé Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant, ce tableau séduit par ses couleurs et sa composition magistrale. Quelques mois plus tard, le lieutenant qui a tenu rôle de modèle est tué lors de la campagne de Russie. 

En 1814, le tableau Cuirassier blessé quittant le feu ne connaît pas le même succès à cause de son thème politique. Malgré sa magistrale exécution, il symbolise la débâcle des armées napoléoniennes, ce qui est loin d’être un sujet en vogue sous la Restauration.
Cette même année, le jeune Théodore Géricault tombe passionnément amoureux de sa tante Alexandrine, provoquant un scandale familial.

Théodore Géricault, grande figure du romantisme

Après un voyage en Italie en 1816, Théodore Géricault peint des portraits, avec une prédilection pour les figures de brigands, et des scènes de genre. Son Marché aux bœufs, peint en 1817, reprend une scène de la vie quotidienne romaine. C’est à cette période qu’il entreprend son œuvre la plus mondialement connue : Le Radeau de la Méduse.
Voulant présenter au Salon de 1819 une toile monumentale, Théodore Géricault recherche un sujet d’actualité. Il s’inspire du naufrage de « La Méduse », frégate échouée au large du Sénégal et dont les rescapés se livrent au cannibalisme pour survivre. Cette frégate, à la demande du roi Louis XVIII, avait pour mission de reprendre les Comptoirs français en Afrique. Le capitaine, incompétent, est jugé responsable du naufrage. Cette scène glaçante est représentée par l’artiste avec expressivité, dureté et crudité. Le désir de réalisme conduit le peintre à faire construire une réplique du radeau dans son atelier, et à réaliser des études préparatoires de cadavres. Le tableau, alors exposé au Salon, sème le trouble et divise le public. Certains en sont fascinés tandis que d’autres le rejettent avec dégoût. Théodore Géricault part l’exposer à Londres en 1820 où le tableau emporte l’adhésion de la critique. Par la représentation de ce fait divers dramatique comme sujet politique, le peintre marque avec une incontestable virtuosité un tournant dans l’histoire de l’art. 

De retour à Paris en 1821, Théodore Géricault, de santé fragile, entame une série de portraits de malades mentaux. Le peintre, par sa fine observation, montre les tourments intérieurs et les troubles psychologiques des monomanes.
Théodore Géricault décède en 1824, à trente-deux ans.

Les œuvres de Théodore Géricault sur le marché de l‘art

Les peintures de Théodore Géricault restent très prisées sur le marché de l’art. Si son Portrait d’Alfred et Élisabeth Dedreux, huile sur toile peinte vers 1818, a atteint la somme record de 8 000 000 euros en 2009, des œuvres plus récentes se sont vendues à des prix relativement inférieurs.

En 2016, la peinture Léda et le Cygne, aux dimensions modestes, a été adjugée à 745 450 euros. Le Portrait du Naufragé, une tête d’étude pour son œuvre Le Radeau de la Méduse, a été vendu 447 000 euros en 2020 tandis que son étude pour un Cuirassier a été vendue au prix de 34 874 euros en 2022. Cette même année, Tullia fait écraser son père sous les roues de son char, une huile sur toile aux dimensions de 65 par 80,5 centimètres, a été vendue pour la somme de 30 000 euros.

Quant aux nombreux dessins de Théodore Géricault, ils sont également très recherchés. Une étude à la pierre noire pour Le Radeau de la Méduse a atteint 406 725 euros en 2013. L’année suivante, la gouache Vue de la colline de Montmartre est vendue au prix de 856 685 euros. Plus récemment, en 2022, Le Cheval du plâtrier est adjugé à 40 000 euros tandis que son étude à l’encre brune représentant un homme nu qui pleure la mort d’un autre est vendue 23 280 euros. 

(Illus.) Théodore Géricault Le Radeau de la Méduse 1818


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Charles Durupt

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Estimation et cote de l'artiste Charles Durupt

Le peintre Charles Durupt (1804 – 1838) est un artiste représentatif du mouvement romantique, contemporain de Victor Hugo, Hector Berlioz ou encore Alfred de Musset. Ses tableaux sont inspirés par les récits littéraires et les héros de légende. 

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Charles Durupt, peintre romantique

Charles Barthélémy Jean Durupt, dit Charles Durupt, est né en 1804 à Paris. Entré à l’École des beaux-arts de Paris en 1822, il y côtoie les peintres Félix Auvray, Paul Huet ou encore Pierre-Jules Jollivet. Charles Durupt est un élève d’Antoine-Jean Gros dit baron Gros, peintre néoclassique et préromantique. En 1827, Charles Durupt expose pour la première fois au Salon de Paris. Cette année-là, les classiques s’opposent encore aux romantiques. Le tableau de Paul Delaroche Mort d’Élisabeth, reine d’Angleterre, en 1603 remporte un grand succès tandis que La Mort de Sardanapale d’Eugène Delacroix scandalise le public. L’huile sur toile de Charles Durupt intitulée Flagellation du Christ ne s’y distingue pas particulièrement. Elle est destinée à l’église de Saint-Claude dans le Maine-et-Loire.
Prolifique, le peintre expose ses œuvres au Salon tous les ans, jusqu’à sa mort en 1838, à l’âge de trente-quatre ans.

Les thèmes des peintures de Charles Durupt

Présenté comme un peintre d’histoire dans le Dictionnaire des artistes de l’école française de Charles Gabet (1831), Charles Durupt, comme certains de ses contemporains, s’attache à représenter des scènes légendaires, qu’elles soient historiques ou littéraires. En 1832, il peint Manfred et l’Esprit d’après le drame en vers du poète britannique Lord Byron. Le héros, hanté par le souvenir de sa femme Astarté qu’il a lui-même tué, invoque les esprits pour oublier. Dans cette œuvre, Manfred est représenté, habillé avec soin comme à l’époque de la Renaissance, dans une pièce sombre. Une percée de lumière éclaire un personnage féminin, venant apparemment le hanter. Les détails, des bijoux aux globes terrestres posés sur la table, sont soignés. Le contraste entre l’ombre et la lumière est souligné. Quant au personnage de Manfred, il symbolise un homme à l’âme tourmentée et passionnée, un des héros romantiques par excellence. 

Cette même année, Charles Durupt exécute Henri III poussant du pied le cadavre du duc de Guise l’un de ses tableaux les plus connus. Cette toile représente la mort d’Henri de Lorraine, assassiné sur ordre du roi Henri III en 1588. 
Charles Durupt met en scène le même personnage en 1833 dans son tableau La Marquise de Noirmoutier cherchant à détourner le duc de Guise de se rendre à l’assemblée des États de Blois. Cette fois, le duc est représenté, billet en main glissé par sa maîtresse tentant de l’avertir, à l’hôtel de Condé. Il part sans le soupçonner se jeter dans un guet-apens. Son amante essaie de le retenir. Le duc de Guise, dont l’histoire écrite par Alexandre Dumas dans sa pièce Henri III et sa cour est donnée en 1829 à la Comédie-Française, fascine les romantiques.  

L’un des derniers tableaux de Charles Durupt représente un autre épisode historique, avec pour personnage principal le chevalier Bayard. Intitulée Bayard à Brescia, cette toile, peinte en 1838, représente le seigneur Pierre Terrail, surnommé le chevalier sans peur et sans reproche. Celui-ci s’illustre durant les guerres d’Italie. Charles Durupt le représente blessé à la cuisse. De retour de la célèbre bataille de Brescia, il est recueilli dans une maison de riche apparence. Dans cette peinture de genre, rappelant le style troubadour, une minutie particulière est apportée aux détails notamment sur les costumes du Moyen Âge. Au Salon de 1838, en même temps que ce tableau est présentée son œuvre Départ de Bayard de Brescia. Elle illustre la suite de l’histoire du chevalier, lorsqu’il prend congé de la maison de ses hôtes. 

La côte d’une œuvre de Charles Durupt

Peu d’œuvres du peintre Charles Durupt ont circulé sur le marché de l’art ces dernières années. Parmi les ventes sur le marché de l’art, en 2013, le Portrait de la famille Bastard, toile datée de 1832, représente un couple et ses deux enfants, dans une forêt. Il a été adjugé à 1 800 euros. Son tableau Retour de Guerre a également été adjugé au prix de 1 800 euros en 2018.

Par ailleurs, l’huile sur toile de Charles Durupt intitulée Portrait de peintre (1832), qui semble être un autoportrait, a été vendue en 2015 au prix de 9 000 euros. Plus récemment, en 2021, son tableau Bayard à Brescia, au sujet historique peint en 1838, a été vendu pour la somme de 6 500 euros. En 2022, les deux tableaux Portrait d’un abbé et Portrait de femme, datés de 1836 et formant une paire, ont été adjugés à 550 euros.

(Illus.) Charles Durupt Manfred et L’Esprit 1831

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François-Hubert Drouais

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Estimation et cote de l'artiste François-Hubert Drouais

Réputé pour l’habileté de ses portraits, François-Hubert Drouais (1727 – 1775) s’est illustré dans les représentations de la famille royale et de la noblesse. Portraitiste de la cour, l’artiste était le peintre attitré de Madame de Pompadour, puis celui de Madame du Barry, favorites du roi Louis XV.

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Prix des œuvres de François-Hubert Drouais

  • Peintures - entre 400 € et 35 000 €

  • Dessins et Aquarelles - entre 200 € et 10 000 €

  • Estampes - Entre 100 € et 5 000 €

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L’apprentissage artistique du peintre François-Hubert Drouais

Né à Paris, François-Hubert Drouais se forme auprès de son père, le peintre portraitiste et miniaturiste français Hubert Drouais. Le jeune homme poursuit ensuite son apprentissage auprès des artistes Donat Nonotte, Carle van Loo et Charles-Joseph Natoire. Il est également l’élève de François Boucher, peintre représentatif du style rocaille. En 1755, François-Hubert Drouais expose pour la première fois au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Le Petit Polisson représente l’un de ses premiers portraits d’un jeune enfant. Le peintre devient un maître en ce domaine. Le talent de portraitiste de François-Hubert Drouais est rapidement reconnu. Agréé à l’Académie royale de peinture à vingt-sept ans, il en devient membre en 1758, à trente et un ans, en présentant les portraits des sculpteurs Edme Bouchardon et Guillaume Couston. Exposées au Salon de 1759, ces deux huiles sur toiles reçoivent des éloges. François-Hubert Drouais se perfectionne dans l’art du portrait, ce qui lui vaut une popularité croissante auprès des aristocrates et à la cour de France.

Le portraitiste François-Hubert Drouais à la cour de Louis XV

François-Hubert Drouais exécute donc de nombreux portraits de nobles personnalités. En 1757, il est appelé à Versailles pour représenter le duc de Berry, futur Louis XVI, et le comte de Provence qui deviendra Louis XVIII. Suivent des commandes de la part de la famille royale. Les dames, conquises par la fraîcheur de son coloris et la mise en valeur de la beauté féminine, se pressent pour obtenir leur portrait ainsi que celui de leur enfant. Dès le début des années 1760, François-Hubert Drouais devient le peintre attitré de Madame de Pompadour. En 1764, il peint le tableau Madame de Pompadour à son métier à broder. L’artiste représente l’ancienne maîtresse de Louis XV brodant, vêtue d’une somptueuse robe aux motifs floraux. Son chien noir se dresse devant elle. Dans sa bibliothèque sont rangés les volumes de l’Encyclopédie, à ses pieds est posée une mandoline. Ces objets témoignent de son intérêt pour les arts et la littérature. La marquise se détache par sa blancheur en opposition au décor où trône un riche mobilier. Mécène des beaux-arts, la marquise était remarquée pour son goût de la mode, en particulier de style rococo. Ce tableau célèbre constitue son ultime portrait avant sa mort.

Le peintre est demandé par les courtisans de Versailles. En 1769, François-Hubert Drouais expose au Salon le Portrait de Madame du Barry en Flore, ce qui officialise le statut de la nouvelle favorite de Louis XV. Incarnée en divinité des fleurs et du printemps, la comtesse s’y tient droite et digne. Cependant, l’écrivain Denis Diderot critiquera cette toile pour son manque de ressemblance avec le modèle et « l’incertitude dans le pinceau ». La peinture obtient tout de même du succès et est reproduite. François-Hubert Drouais continue de réaliser d’importantes commandes royales ou ordonnées par des personnalités de la haute société. Parmi ses tableaux les plus renommés figurent le portrait du Comte de Vaudreuil (1758), celui des enfants Charles-Philippe de France, comte d’Artois, et sa sœur Madame Clotilde future reine de Sardaigne (1763) ou encore celui du Marquis de Sourches et sa famille (1756). En effet, portraitiste à la mode, François-Hubert Drouais est très recherché pour les poses gracieuses de ses modèles. Il enjolive et il idéalise ses sujets. Les familles qu’il représente posent dans des cadres champêtres. Les portraits d’enfants touchent le public par leur aspect émouvant et leur grâce particulière. Jean-Germain, le fils de François-Hubert Drouais, est également un peintre prometteur. Élève de l’illustre Jacques-Louis David, il succombe à la variole en 1788, à vingt-quatre ans. Quant à François-Hubert, il décède quelques années auparavant, en 1775, à Paris.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre François-Hubert Drouais

Les œuvres de François-Hubert Drouais présentes sur le marché de l’art sont principalement constituées de ses portraits. En 2016, le Portrait du père de l’artiste, Hubert Drouais, a atteint la somme de 211 800 euros, l’un des prix les plus élevés de ces dernières années. Le Portrait du marquis de Briges, qui représente un portrait du jeune aristocrate âgé de sept ans, s’est vendu à 88 072 euros en 2016. En 2023, le Portrait d’une dame s’est vendu à 1 504 euros, un prix inférieur aux sommes auparavant atteintes. En 2022, des portraits exécutés par François-Hubert Drouais se sont vendus entre 15 000 euros et 35 000 euros, comme le Portrait de mademoiselle Doré en robe blanche et rose adjugé à 20 000 euros. Les dessins et les aquarelles de François-Hubert Drouais sont plus rares sur le marché de l’art. Ces dernières années, certains n’ont pas trouvé d’acquéreurs.

(Illus.) François-Hubert Drouais Madame Sophie de France 1762

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