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Dessin Ancien

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Dessin Ancien

Le terme « dessin » provient de l’italien disegno qui signifie « représentation graphique ». C’est une technique de représentation visuelle sur un support plat. Le dessin permet de représenter les objets par leurs contours et le volume des ombres. Autrefois orthographié « dessein », celui-ci sous-entend l’acte complexe qui lie une activité mentale à une activité manuelle.
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Les premières traces de dessin remontent à la préhistoire, puisque les Hommes s’en servaient pour communiquer avant l’écriture. En Égypte, le dessin est omniprésent, puisque les hiéroglyphes utilisés pour transcrire la langue égyptienne sont des idéogrammes. La ligne permet de déterminer la surface d’une forme, son contour et les zones que l’on va colorier. Les formes dessinées sont de ce fait très précises, comme pour les hiéroglyphes. En Grèce archaïque et classique, les dessins sont utilisés pour déterminer les muscles, le mouvement des drapés et un certain dynamisme. Dès le Moyen Âge, le dessin existe comme projet d’ouvrage, il résume la pensée de l’artisan. Il n’est cependant pas destiné à être conservé. On distingue généralement les différentes étapes du dessin : le croquis rapide, les notations, les esquisses et enfin la première idée de composition d’ébauche, en particulier pour la peinture. Avant les sinopia italiennes, un pigment rouge utilisé pour les fresques, des grands-maîtres du Trecento et Quattrocento, il existait un dessin à l’ocre rouge sous la couche picturale des fresques, qui permettait de réaliser notamment les contours des corps. Pour ce qui est du dessin sur parchemin, on utilisait une plume de roseau ou d’oiseau, ce qui donnait un aspect stylisé et géométrique aux formes. Avec le développement de l’utilisation du papier au XIVème siècle, le dessin prend une grande ampleur. Cela s’illustre par l’augmentation du nombre d’esquisses préparatoires et des recherches esthétiques plus poussées. Le dessin permet aux artistes de développer un art plus recherché. Léonard de Vinci (1452 – 1519), par exemple, analyse le visible et fait des recherches anatomiques. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, le dessin permet aux artistes d’aller encore plus loin dans les recherches anatomiques initiées par les grands-maîtres italiens. C’est le cas pour Nicolas Poussin (1594 – 1665), par exemple, qui cherchera à représenter les contours de ses formes de façon très précise. Celui-ci provoquera un schisme à l’intérieur de l’Académie royale de peinture et de sculpture, entre les poussinistes, les peintres mettant en avant l’importance du dessin dans la peinture et les rubénistes qui estiment que le dessin n’a pas d’importance, contrairement à la couleur. À ces périodes il existe plusieurs types de dessin, celui d’imitation, que l’on peut rapprocher de la copie, et le dessin technique pour le travail industriel qui se rapproche d’un dessin d’architecture. En 2013 à Paris, un dessin de Nicolas Poussin, Un homme allongé sur un lit, deux hommes debout derrière, datant du milieu du XVIIème siècle, a été vendu pour 70 000 euros.
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La Gouache

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La Gouache

Le terme « gouache » vient de l’italien guazzo. C’est une peinture à l’eau comme l’aquarelle sauf qu’à la différence de celle-ci, la gouache est couvrante et opaque. Elle est fabriquée grâce à des pigments, de la gomme arabique, des adjuvants hygroscopiques et un conservateur. Elle se dilue également très bien dans l’eau.
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Assez proche de la peinture à l’huile dans sa manipulation, la gouache permet d’obtenir de grands aplats colorés, mais aussi d’ajouter des touches de couleurs, en particulier par superposition. La gouache est utilisée pour ses qualités : elle se mélange facilement, elle peut être retravaillée tant qu’elle n’est pas vernie, si elle est très diluée elle peut avoir un aspect qui ressemble à l’aquarelle. Toutefois, elle présente aussi des inconvénients : si elle est appliquée en couche épaisse, elle peut se craqueler et elle est également très vulnérable à l’eau.

La gouache, utilisée depuis l’Antiquité, notamment sur les papyrus, est à partir du XIIIème siècle très utilisée pour enluminer les manuscrits. On sait que le peintre Albrecht Dürer l’utilisait de la même manière que l’aquarelle en la diluant. Au XVIIème siècle, elle est surtout utilisée dans la peinture de paysage et en particulier les études ou esquisses préparatoires. Le XVIIIème siècle est le siècle d’or pour la gouache : on la retrouve chez les plus grands peintres de l’époque, comme François Boucher (1703 – 1770) ou Jean-Honoré Fragonard (1732 – 1806), qui en font une technique indépendante. Enfin, au XIXème, elle devient un genre reconnu et qui prend de la valeur grâce notamment à Dominique Papety (1815 – 1849).

Durant tout le début de son histoire, la gouache est une technique mineure, fréquemment utilisée pour les études préparatoires, les cartonniers de tapisserie, les projets architecturaux.

Aujourd’hui très employée par les enfants, la gouache est composée de produits à base de chaux précipitée ajoutée à de la gomme arabique. Elle est parfois associée avec de l’aquarelle, on parle alors d’« aquarelle gouachée ». Enfin, la gouache est parfois utilisée comme dessous avec des reprises de peinture à l’huile.

Une œuvre à la gouache réalisée par François Boucher (1703 – 1770), intitulée Rendez-vous dans un parc, a été vendue en 2000 pour 4 257 euros.

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Le Crayon

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Le Crayon

Le crayon est certainement l’instrument de dessin et d’écriture le plus célèbre puisque nous l’utilisons presque tous les jours depuis notre enfance. Il s’agit d’une baguette en bois qui renferme une mine. Lorsque cette mine est usée, il suffit de tailler le crayon pour voir réapparaître la mine et ainsi pouvoir l’utiliser de manière optimale.
Expertise d'oeuvre au crayon
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C’est dès l’Antiquité que l’on commence à utiliser un stylet solide et sec. Toutefois, contrairement à la mine actuelle, il s’agit alors d’une pointe de métal, utilisée pour réaliser des dessins ou encore écrire. Au Moyen Âge, on tente d’entourer des mines avec des morceaux de bois pour prévenir de la casse. C’est en Angleterre, au XVIIème siècle, qu’est découvert le graphite, une espèce minérale. Le crayon tel qu’on le connaît aujourd’hui est inventé par Joseph Hardtmuth (1758 – 1816) en Angleterre en 1792 et par Nicolas-Jacques Conté (1755 – 1805) en France en 1794 afin de remplacer le graphite pur par un mélange de graphite et d’argile. La marque Conté, fondée en 1795 et qui vend principalement des crayons, est rachetée en 1979 par la marque Bic.

La dureté de la mine de crayon est définie selon une échelle allant de 9H à 9B. La dureté augmente de 6B à 9H et la noirceur du trait augmente de 9H à 6B. Une mine tendre est grasse et possède donc une bonne noirceur, mais s’use très rapidement. Au contraire, quand une mine est dure, elle est alors sèche et durable. Toutefois, elle n’a pas beaucoup de noirceur.

L’une des techniques très prisées au XVIIIème siècle est celle des trois crayons. Elle consiste à dessiner avec trois crayons de tons et valeurs distincts : la pierre noire, la sanguine et la craie blanche, sur un papier teinté brun ou gris-bleu. La pierre noire donne un ton foncé, réalise les lignes principales du dessin ainsi que les ombres. La sanguine, quant à elle, est utilisée pour rendre les couleurs. La craie, pour finir, indique les zones de lumières. Cette technique est utilisée par Antoine Watteau (1684 – 1721) ou encore François Boucher (1703 – 1770) au XVIIIème siècle.

Homme de profil coiffé d’un bonnet, un dessin au crayon d’Antoine Watteau a été vendu à Paris en 2017 pour 195 000 euros.

 

(Illus.)Antoine Watteau (1684-1721), Etudes de jeune fille, crayon, Morgan Library and Museum.
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Expertise d'oeuvre peinture à l'huile

Peinture à l’huile

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Peinture à l’huile

La peinture à l’huile est un procédé de peinture qui consiste en plusieurs étapes : un dessin préparatoire, une ébauche, une ou plusieurs couches de peinture, un glacis, puis un vernis. Traditionnellement, ce procédé est considéré comme le plus noble parmi les différentes techniques de peinture. Le support de ce dernier peut être le bois, qui est le plus ancien, la toile, ou encore le carton.
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L’origine de la peinture à l’huile se situe entre le XIIème et le XIIIème siècle en Occident. Les premières œuvres peintes, de la Préhistoire au début du Moyen Âge en passant par l’Antiquité ont été réalisées sans ce procédé dont on ignorait la maîtrise. De plus, il n’y avait pas encore d’huiles siccatives, c’est-à-dire d’huile contenant une substance qui accélère le séchage et le durcissement de la peinture.

Avant de mettre au point ce procédé, les artistes d’Occident utilisaient la peinture à l’œuf, dite aussi détrempe à l’œuf, qui avait pour avantages de préserver « la fraîcheur des tons, une matité relative »[1] et permettait à la peinture une bonne conservation si l’atmosphère était assez sèche. Elle évitait aussi le jaunissement et facilitait la superposition de couches de peinture. L’œuf servait de liant aux pigments, qui se présentaient sous forme de poudres colorées, souvent issues de produits minéraux ou de produits végétaux. Mais la détrempe à l’œuf présentait l’inconvénient majeur de sécher très vite, et nécessitait donc de peindre rapidement. De plus, les couleurs étaient très sensibles à l’humidité, nécessitant la pose d’une couche de vernis qui risquait d’altérer l’ensemble de l’œuvre.

Entre le XIIème et le XIVème siècle, les recherches des peintres autour de la mise au point d’un nouveau procédé, qui viendrait pallier aux inconvénients de la tempera à l’œuf, se font donc sous la forme de tâtonnements. Finalement, on accorde la paternité de la peinture à l’huile au Flamand Jan van Eyck, en 1410. En réalité il l’a davantage perfectionnée que découverte, grâce à l’usage des siccatifs. Il procède par « superposition de fines couches translucides de peinture, les glacis »[2]. Ainsi, il parvient à en faire varier l’épaisseur et la brillance afin d’obtenir un ensemble homogène selon un « effet fondu naturel et profond ». Sa technique, parfois également qualifiée de son « grand secret », est d’abord transmise à ses héritiers, Rogier van der Weyden et Hans Memling, avant de se propager au sud de l’Europe à travers les nombreux voyages d’artistes et l’importation d’œuvres flamandes en Italie.

Au XVIème siècle, Pierre Paul Rubens modifie la première technique flamande de la peinture à l’huile. Parce qu’elle nécessitait un dessin préparatoire rigoureux et limitait la liberté du peintre, la technique de Van Eyck s’adapte aux besoins des peintres du XVIème siècle. En effet, les couches de peinture sont plus opaques et épaisses que chez le maître flamand. C’est ce qui amène Rubens, lui-même s’appuyant sur le travail de Titien et des Vénitiens, à mettre en place une technique de la peinture à l’huile où puissent se côtoyer des couches épaisses pour les tons lumineux et des couches fines pour les ombres.

Au XIXème siècle a lieu une grande rupture dans l’histoire du procédé de la peinture à l’huile. En effet, à partir de Jacques-Louis David, la peinture contient toujours plus d’huile et par conséquent, s’assombrit davantage. On utilise aussi les vernis à outrance pour réaliser des retouches. L’huile sur toile La Douleur et les regrets d’Andromaque pleurant sur le corps mort d’Hector son mari, réalisée par David en 1793, permet d’illustrer ce phénomène.

La cote actuelle de Peter Paul Rubens est en moyenne de 1 à 2 millions d’euros pour des toiles dont les formats sont compris entre 80 et 120 centimètres. Il est classé 75e en 2020, avec dix lots vendus. Le 29 juillet 2020 a eu lieu à Londres la vente d’une de ses toiles. Le lot n°8, Portrait d’une femme tenant une chaîne, mesurant 85,5 x 66 centimètres a été adjugé 4 368 249 euros.

[1] De Langlais Xavier, La technique de la peinture à l’huile, p. 25, Flammarion, Paris, 2018 [2] Maldonado Guitemie, Martin Marie-Pauline et Pernac Natacha, Chronologie de l’histoire de l’art, De la Renaissance à nos jours, p. 29, Hatier, Paris, 2015
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Dessin Moderne

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Dessin Moderne

Le terme « dessin » provient de l’italien disegno qui signifie « représentation graphique ». C’est une technique de représentation visuelle sur un support plat. Le dessin permet de représenter les objets par leurs contours et le volume des ombres.
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Les premières traces de dessin remontent à la Préhistoire, puisque les hommes s’en servaient pour communiquer avant l’écriture. Dès le Moyen Âge, le dessin existe comme projet d’ouvrage, il résume la pensée de l’artisan, mais n’est cependant pas destiné à être conservé. On distingue généralement les différentes étapes du dessin : le croquis rapide, les notations, les esquisses et enfin la première idée de composition d’ébauche, en particulier pour la peinture.

Au XIXème siècle, l’industrialisation a conduit à une séparation du dessin artistique et du dessin technique. Ce dernier est plus codifié et vise à donner les informations précises et nécessaires à la fabrication de l’objet dessiné. Chez Ingres (1780 – 1867), par exemple, il y a un retour à l’utilisation de la plume, qui n’était plus utilisée depuis le XVIIème siècle, afin de retrouver une « ligne pure ». Au contraire, Eugène Delacroix (1798 – 1863) affirme un dessin « romantique » issu du mouvement et de contrastes entre ombres et lumières. La place du noir est de plus en plus importante, comme en témoignent les dessins de Victor Hugo (1802 – 1885), par exemple le Souvenir de Turnhout daté de 1837 et conservé à la maison de Victor Hugo à Paris.

Dans les années 1880, a lieu un nouveau tournant dans l’art du dessin : on accorde à nouveau une importance à la ligne qui avait été délaissée. Ce rétablissement s’attache au mouvement des symbolistes ou promoteurs d’un « art nouveau », comme Edvard Munch (1863 – 1944), dont la ligne devient le symbole avant de trouver une place expressionniste et décorative à Vienne et enfin dans toute l’Europe.

Au XXème siècle, le cubisme recherche la valeur de la ligne, un plan de l’ombre et l’importance de l’ornement linéaire. Tous ces exemples permettent d’illustrer qu’aux XIXème et XXème siècles, le dessin prend différents chemins. Il est saisi entre une opposition à sa pratique et une confrontation de techniques qui relèvent du passé.

Aujourd’hui, l’utilisation de nouveaux instruments comme les feutres, les billes et les crayons permet au dessin d’avoir diverses formes. L’industrie contemporaine du papier a également permis d’apporter au dessin de nouveaux moyens de conservation de papier et donc une meilleure qualité du support. Le dessin apparaît comme l’un des meilleurs révélateurs psychiques depuis que les scientifiques étudient le cas des dessins d’enfants ou des personnes atteintes de maladies mentales.

Un dessin de Vincent Van Gogh (1853 – 1890), Orphan Man, datant de 1882, a été vendu à Londres en 2020 pour 708 339 euros.

(Illus.)Vincent Van Gogh, Le Rocher de Montmajour avec des pins, 1888, Musée Van Gogh, Amsterdam
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Le Lavis

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Le Lavis

Le lavis est une technique qui utilise une seule couleur, le noir, diluée afin d’obtenir différentes intensités de couleur tout en restant monochrome. Le terme monochrome ne doit pas être considéré comme purement noir, il existe des nuances de couleurs monochromatiques. Il est possible d’obtenir du blanc en jouant directement de la couleur du support, mais aussi en ajoutant des rehauts de blanc. Le mot lavis est utilisé pour désigner les œuvres réalisées avec cette technique.

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Son matériel d’usage assez simple suppose tout de même une attention particulière pour les nuances que réclame l’utilisation. Le choix des pinceaux, tout d’abord, a une grande importance. Ils doivent permettre de maintenir une réserve d’encre suffisante pour assurer un bon écoulement. L’art du lavis réside dans la capacité de maîtriser la substance utilisée et l’eau par rapport au support choisi.

Concernant la technique, il y a plusieurs méthodes pour utiliser le lavis. La première est de diluer la couleur avant son utilisation. La deuxième est de mouiller le papier puis d’appliquer une couleur qui se mélange directement sur le support. Enfin, la troisième est d’appliquer la couleur directement sur le papier, puis de la travailler avec un pinceau trempé. Ces trois méthodes permettent d’obtenir des rendus très différents. La grande difficulté du lavis est que cette technique n’autorise pas de repentir.

Le lavis apparaît en Chine au VIème siècle. La technique est très utilisée sous la dynastie Song (960-1279). On retient notamment les paysages qui étaient très célèbres, c’est le cas du rouleau vertical, Temple solitaire au cœur de sommets dégagés datant de 960, réalisé par Li Cheng (Xe siècle) et conservé au Nelson-Atkins museum of Art à Kansas City.

Cette technique était répandue en Corée et au Japon au Xème siècle. Pour donner l’exemple d’un chef-d’œuvre du lavis, on peut penser au Voyage au travers des passes de montagnes de Dai Jin (1388 – 1462) daté du XVème siècle. C’est seulement à la Renaissance que cette technique est utilisée par les Européens qui en ont connaissance grâce à de nombreux échanges avec la Chine.

En Europe, les peintres ont recours à la technique du lavis afin d’enrichir leurs clairs-obscurs. C’est par exemple le cas de Rembrandt (1606 – 1669) qui utilise le lavis pour tous ses croquis. Le peintre Nicolas Poussin réalisait des maquettes de personnages avant de peindre ses compositions, celles-ci permettaient au peintre de travailler la lumière dans ses compositions et c’est grâce au lavis qu’il pouvait immortaliser ces scènes.

Enfin, Jean-Honoré Fragonard (1732 – 1806) parvient à un aboutissement technique du lavis, en y ajoutant une certaine souplesse, des courbes et contre-courbes dans la composition. Cette technique lui permet de saisir l’instant.

Le lavis, Vue de Ronciglione, de Jean-Honoré Fragonard datant de la fin du XVIIIème siècle a été vendu en 1998 pour 22 000 euros.

(illus.)Dai Jin, Voyage au travers des passes de montagnes, XVème siècle, conservé à la Cité Interdite à Pékin.
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Expertise d'oeuvre

La Sanguine

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La Sanguine

Le terme « sanguine » désigne les pigments minéraux de couleur rouge terre. Il existe des craies, des crayons et des pastels de cette couleur. Elle est historiquement produite à partir d’une roche, l’hématite, contenant de l’oxyde de fer. Les œuvres monochromes réalisées avec de la sanguine portent également ce nom.
Expertise d'oeuvre
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La sanguine est utilisée pour réaliser des croquis de modèles vivants et de scènes rustiques. Elle est appréciable puisqu’elle permet de rendre les modelés et les volumes. Lorsqu’elle est utilisée sous forme de craie, la sanguine s’étale facilement et ressemble au fusain. Pour que le dessin réalisé à la sanguine soit conservé, cette dernière doit être fixée à l’aide de fixatif.

C’est dès la Renaissance que cette technique est utilisée pour colorier et exécuter des dessins et c’est au XVIIIème qu’elle connaît son heure de gloire avant d’être délaissée. Les principaux peintres de la période moderne qui utilisent la sanguine sont Nicolas Poussin (1594 – 1665), Antoine Watteau (1684 – 1721), Jacques-Louis David (1748 – 1825), ou encore Léonard de Vinci (1542 – 1519) avec son célèbre autoportrait réalisé entre 1512 et 1515 et conservé à la Bibliothèque royale de Turin.

À la Renaissance, les artistes élaborent la technique des trois crayons consistant à représenter un modèle vivant à l’aide d’une craie sanguine, d’une pierre noire ainsi que d’une craie blanche sur un papier teinté de couleur claire. Grâce à cette technique, les artistes parviennent à plus de réalisme puisque les nuances carnées du modèle vivant en sont exacerbées. L’Autoportrait de Léonard de Vinci, daté entre 1512 et 1515 et conservé à la Bibliothèque de Turin, est un véritable chef-d’œuvre réalisé à la sanguine. Il s’agit de la représentation du peintre vu de trois-quarts, tourné vers la droite. Son nez est fin, ses rides marquées, les traits sont réalistes grâce à l’utilisation de la technique des trois crayons.

Au XIXème siècle, Conté crée une sanguine artificielle rouge-orangé suite à de nombreuses critiques à l’égard de l’altération de la sanguine devenue trop «dure».

Une œuvre de Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin (1598 – 1680), se nommant Académie d’homme et réalisée à la sanguine a été vendue aux enchères à 1,9 millions d’euros en 2021 à Compiègne.

(Illus.)Autoportrait de Léonard de Vinci, Sanguine, 1512-1515, conservé à la Bibliothèque de Turin.
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L’Aquarelle

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L’Aquarelle

Le terme « aquarelle » signifie étymologiquement « peinture à l’eau ». L’aquarelle est une peinture qui, grâce à de la gomme arabique, lie des pigments transparents et laisse apparaître le dessin. Cette peinture à l’eau étant utilisée sur du papier, il est rare que l’on parle d’un tableau pour une œuvre peinte à l’aquarelle. Puisqu’il s’agit d’une technique très rapide et de surcroît ne nécessitant pas beaucoup de matériel, l’aquarelle est souvent utilisée pour des études, des projets à l’extérieur. Elle sert également souvent à enseigner.

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Le travail à l’aquarelle se fait sur papier vierge avec parfois une mise en place préalable très légèrement réalisée au crayon. Grâce à un pinceau humidifié, les pigments se fondent dans un milieu aqueux puis sont peu à peu déposés sur le papier humide. C’est cette forte concentration en eau qui rend l’aquarelle transparente une fois le papier sec.

C’est au XVIIIème siècle que le terme « aquarelle », d’origine italienne, est attesté. Mais c’est en réalité dès le IIIème siècle, que les Chinois peignent avec une technique qui s’assimile à l’aquarelle.

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, les peintres utilisent l’aquarelle pour les études préparatoires, notamment pour l’observation minutieuse de la nature. Pierre-Paul Rubens (1577 – 1640) utilise parfois l’aquarelle pour ponctuer ses dessins. Louis-Gabriel Moreau (1740 – 1806) l’utilise pour peindre des paysages en plein air.

C’est en Angleterre que l’aquarelle se développe au XIXème siècle. William Turner (1755 – 1851) est un des aquarellistes les plus influents. Cette technique permet de développer les effets de lumière. Pendant tout le XXème siècle, les artistes voyagent de plus en plus et utilisent de ce fait davantage la technique de l’aquarelle pour réaliser des croquis. En avril 1879 se tient en France à la galerie Durand-Ruel la première exposition de la Société d’aquarellistes français, dont fait notamment partie Gustave Doré (1832 – 1883). Avec l’aquarelle, les peintres cherchent à avoir une certaine liberté, c’est le cas pour Auguste Rodin (1840 – 1917) avec les études de danseuses. Enfin, dans les années 1970, Pierre Risch met au point une technique d’aquarelle qui permet de préserver le blanc du papier et de ne pas rajouter de la gouache avec l’aquarelle.

Une aquarelle de Vincent Van Gogh (1853 – 1890) nommée Meules de blé, a été vendue le 11 novembre 2021, pour 35,9 millions d’euros.

(Illus.)William Turner, Scène alpine, 1802, aquarelle, Tate Britain.

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Le Pastel

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Le Pastel

L’art du pastel est considéré comme une technique de dessin et parfois de peinture. Il est employé sous plusieurs formes, sec ou à l’huile. Dans sa forme à l’huile, le pastel donne un effet de peinture tandis que dans sa forme sèche le pastel a un tracé graphique et dessiné.
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La technique d’utilisation du pastel consiste en une superposition des couches de couleurs. Cette superposition permet de créer des nuances. Avec le pastel gras, il n’y a aucun risque de saturation. Par sa nature, il est très facile de mélanger les couleurs. Au contraire, pour le pastel sec, le papier peut saturer facilement et ainsi refuser tout nouvel ajout de matière. De plus, les pastels secs étant solubles dans l’eau, il est tout à fait possible de les diluer afin de les appliquer en lavis.

Le pastel a été inventé en France et en Italie au XVème siècle et a été utilisé par Léonard de Vinci grâce à l’impulsion du peintre français Jean Perréal (vers 1455 – vers 1528). Au XVIIème siècle, le pastel est fréquemment utilisé notamment par Charles Le Brun (1619 – 1690) puisqu’il sert à imiter très fidèlement les tissus, les textures et la lumière c’est pour cela qu’il est très utilisé dans les portraits.

C’est au XVIIIème siècle que le pastel connaît son heure de gloire, notamment avec un artiste français, Maurice Quentin de La Tour (1704 – 1788), qui l’utilise régulièrement et met en place un système pour le fixer. La fixation du pastel était possible grâce à des laques ou des vernis qu’on appliquait sur la surface de celui-ci. Le Portrait en pied de la marquise de Pompadour, daté de 1755 et conservé au musée du Louvre à Paris, est un très bon exemple de la maîtrise de Maurice Quentin de La Tour. L’artiste a réalisé plusieurs préparations en peignant au pastel le visage de son modèle. Il a commencé par réaliser les traits de contour, puis le modelé avec des touches fondues et des hachures. Malgré ce tour de force et l’utilisation de la technique pendant tout le XVIIIème ce dernier tombe en disgrâce après la Révolution.

Le pastel n’est véritablement remis à l’honneur qu’à la fin du XIXème siècle par les impressionnistes. Ils poursuivent l’évolution du pastel, notamment Edgar Degas (1834 – 1917), Henri de Toulouse-Lautrec (1864 – 1901) et les nabis comme Edouard Vuillard (1868 – 1940). C’est ensuite dans les années 1890, avec le mouvement symboliste, que le pastel connaît une véritable renaissance. Sa technique permet d’exprimer les préoccupations des artistes. Odilon Redon (1840 – 1916) s’est par exemple imposé dans la technique du pastel à la fin du XIXème siècle. Au milieu du siècle suivant, le pastel semble ne plus être utilisé, et c’est l’artiste Pierre Risch (né en 1943) qui, dans les années 1965-1970, relance le pastel en organisant des expositions et des conférences sur le sujet. Enfin, en 1986, l’historien de l’art Jean Clair appelle à un retour à l’art du pastel dans son « Eloge du pastel » publié dans Considération sur l’état des Beaux-Arts, cependant cet appel n’a pas été entendu et le pastel est encore une fois délaissé.

 

Un pastel d’Eugène Delacroix (1798 – 1863) qui date de sa période orientaliste retrouvé dans la collection d’Edgar Degas sera vendu le 24 mars 2022. Il est estimé entre 250 000 et 300 000 euros.

(Illus.)Portrait de Louis XV au pastel, première moitié du XVIIIème siècle, Maurice Quentin de La Tour, conservé au musée du Louvre.
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Le Fusain

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Le Fusain

Le fusain qui vient d’une branche de saule ou de fusain d’Europe carbonisée en vase clos, est destiné au dessin. Il permet de réaliser des traits et des aplats monochromes, il est également facile à effacer ce qui permet d’en faire un instrument pour l’apprentissage et pour les esquisses. Permettant d’obtenir des effets de transparence et des jeux de superpositions, le fusain offre de nombreuses nuances. Les œuvres au fusain ont un aspect moins précis que les dessins au crayon par exemple.
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De plus, sauf au moyen d’une fixation au vernis, les œuvres se conservent extrêmement mal… Il est fréquemment associé au travail du pastel auquel il peut ajouter des nuances rougeâtres dues à des différences de carbonisation. Dès l’époque préhistorique, le fusain est utilisé, notamment pour délimiter les contours. Celui-ci est abandonné pendant un long moment puisque c’est à la Renaissance que l’on retrouve sa trace. On sait que les artistes de la Renaissance comme Léonard de Vinci (1462 – 1519), Andrea Verrocchio (1435 – 1488), Jacopo Pontormo (1494 – 1557) ont beaucoup utilisé le fusain pour réaliser des esquisses, mais celles-ci ont peu été conservées. Toutefois, pour la période moderne, on possède toujours les esquisses d’Annibal Carrache (1560 – 1609), Guido Reni (1575 – 1642), ou encore le Dominiquin (1581 – 1641). Le mot fusain n’apparaît cependant en France qu’en 1704.

Le fusain connaît son apogée sous les post-impressionnistes : Odilon Redon (1840 – 1916) ou encore Georges Seurat (1859 – 1891) en sont de grands maîtres. Pour Seurat, le fusain permet de travailler la composition par plans de valeurs, de rendre les volumes, analyser les jeux d’ombres et de lumière grâce aux nuances de gris. Le fusain est ainsi aux XIXème et XXème siècles largement utilisé pour des réalisations propres, parfois sur du papier de couleur associé au pastel, où le fusain qui avant constituait la plupart du temps un matériau d’appoint et d’étude est ici utilisé comme technique à part entière dans la réalisation d’une œuvre. Les post-impressionnistes n’étaient toutefois pas les seuls à utiliser cette technique, l’artiste espagnol Francisco de Goya (1746 – 1828) a réalisé presque tous ses dessins grâce à la technique du fusain.

 

Souvent, le fusain est mis en valeur par la réalisation de zones colorées à l’acrylique, souvent avec la volonté de marquer un contraste.

En 2012, un dessin au fusain de Raphaël (1483 – 1520), Tête d’un apôtre, datant de 1519 a été vendu pour 36,7 millions d’euros. Il s’agit d’un dessin préparatoire de la célèbre œuvre, La Transfiguration conservée à la Pinacothèque du Vatican.

(Illus.) Raphaël, Tête d’un apôtre, fusain, 1519, collection particulière.

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