Estimation gratuite Francis Picabia

Francis Picabia

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Francis Picabia

Francis Picabia est un peintre, dessinateur et graveur rattaché au mouvement Dadaïste. Affilié au Groupe de Puteaux, il expose à la Section d’Or, et des Dadaïstes de Zurich, Paris et New York. Vous possédez un tableau, dessin ou estampe de Francis Picabia ? Avec Estimon’objet, vous bénéficiez d’une expertise gratuite, rapide et reconnue ! 

Estimation gratuite Francis Picabia

Prix des œuvres de Francis Picabia

  • Peinture : entre 5 000 € et plus de 10 000 000 €

  • Dessin, aquarelle, gouache, encre sur papier : entre 500 € et plus de 2 300 000 €

  • Estampe, lithographie, pochoir, multiples : entre 400 € et 25 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Francis Picabia et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Francis Picabia en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Formation d’un Dada de la bonne société parisienne

Né dans une famille cultivée et aisée à Paris en 1879, Francis Picabia s’initie au dessin et à la peinture pour tromper l’ennui. Sa famille encourage ses aspirations artistiques, et l’un de ses tableaux est accepté au Salon des Artistes Français en 1894, alors qu’il n’a que 15 ans. Confirmé dans sa vocation, Francis Picabia étudie à l’école des Beaux-Arts en 1897, dans le studio de Fernand Cormon, puis à l’École des Arts Décoratifs en 1901. Il fréquente ensuite l’Académie du Louvre et l’Académie Humbert, où il rencontre Georges Braque et Marie Laurencin. Jusqu’en 1908, les peintures de Francis Picabia sont inspirées par l’Impressionnisme tardif d’Alfred Sisley. Sous l’influence des œuvres d’Henry Moret, Camille Pissaro, et de Paul Gauguin, il imite leur manière d’appliquer les couleurs en aplat. Artiste prolifique, il a déjà produit plus de 1000 peintures en 1908, dont il présente une sélection à Paris à la Galerie Haussemann. 

Picabia et le groupe de Puteaux

Dès 1911, Francis Picabia rencontre Marc Duchamp, qui le reçoit chez lui à Puteaux. Dans le groupe de Puteaux, il côtoie Guillaume Apollinaire, Albert Gleizes et Jean Metzinger. Avec eux, il participe au Salon de la Section d’Or en 1912. Cette année-là, il réalise plusieurs toiles d’inspiration cubistes, telles que La Procession, Séville, La danse du printemps, ou encore Tarentelle. Francis Picabia est d’ailleurs cité dans les Peintres Cubistes, ouvrage de Guillaume Apollinaire publié en 1913, qu’il aurait contribué à financer.

New York, un choc esthétique pour le peintre Picabia

En 1913, Francis Picabia se rend à New York, et est invité à exposer à l’Armory Show, la première présentation d’Art Moderne en Amérique. Il y rencontre le photographe Alfred Stieglitz, qui avait ouvert une galerie au numéro 291 de la Cinquième avenue en 1906. Fasciné par le dynamisme de New York, Francis Picabia peint une série d’aquarelles représentant la Cité, sa modernité et ses rythmes. Il manifeste un intérêt pour le Jazz. Marqué par le mécanisme du monde moderne, Francis Picabia introduit le sujet des machineries dans ses peintures à partir de 1913, avec Catch as Catch Can. Il explore ce thème jusqu’aux années 1922. Mobilisé pour la Première guerre mondiale, Francis Picabia sert comme chauffeur pour un général avant d’être envoyé en mission spéciale à Cuba. Ce séjour aux Amériques lui permet de rencontrer de nouveau Marcel Duchamp à New-York en 1915. Alfred Stieglitz, qui dirige alors la revue 291 publie alors certaines des œuvres au mécanisme savant de Francis Picabia. 

Francis Picabia : de la peinture à l’écriture

En 1916, Francis Picabia quitte New-York pour Barcelone, et fonde en 1917 la revue 391, en hommage à celle de son ami Alfred Stieglitz. Cette même année, Francis Picabia publie ses premiers recueils de poèmes, 52 Miroirs en 1917, puis Poèmes et Dessins da la Fille Née sans Mère en 1918. Ses écrits attirent l’attention du groupe Dada de Tristan Tzara, Jean Arp, et Hugo Ball à Munich. De retour à Paris en 1919, Francis Picabia participe aux côtés de Tristan Tzara et d’André Breton aux activités du groupe Dada. Il fait alors des expérimentations plastiques liées aux recherches dadaïstes, composant des œuvres par les collages et assemblages, et effectuant même des tableaux entièrement composés de mots tel que Le double monde (1919). Il a alors une intense activité littéraire, et dirige en 1920 une nouvelle revue, Cannibale. L’aventure Dada dure cependant peu de temps, et il quitte le groupe en 1921. Il s’éloigne d’André Breton, et manifeste son opposition au groupe Surréaliste alors naissant dans sa revue 391 en 1924. En 1924, en complément de ses activités de peintre et écrivain, il conçoit des décors et costumes pour le ballet Relâche de Rolf de Maré, ainsi que les décors du court métrage de l’entracte du ballet, Entracte, de René Clair. Peu de temps après, en 1925, il quitte Paris pour s’installer dans le sud de la France. Il n’y revient qu’après la Seconde guerre mondiale. Il est contraint d’arrêter de peindre en 1953, pour des raisons de santé.

Estimation et cote de Francis Picabia sur le marché de l'art

Avant la vente, les œuvres de Francis Picabia sont authentifiées auprès du Comité Picabia, fondé en 1990 par Olga Picabia. Capitales pour la scène artistiques française et américaine du XXème siècle, la valeur de ses créations connait une croissance constante sur le marché de l’art. On enregistre une hausse des prix de 495% entre 2000 et 2022. Les maisons de vente des États-Unis et de France se partagent ses œuvres, les plus onéreuses s’échangeant sur le marché américain, mais l’offre étant plus abondante et diversifiée sur le marché français. Les œuvres les plus accessibles sont les dessins et aquarelles, qui représentent en 2022 presque la moitié du marché. S’il est possible d’en acquérir pour moins de 300€, les prix peuvent dépasser 2 000 000 €, surtout si le sujet est une Transparence. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Francis Picabia et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une œuvre de Francis Picabia en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Francis Picabia

Identifier la signature de Francis Picabia est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’avant-garde. Sur ses peintures des années 1910–1920, notamment celles de la période mécanomorphe ou de la série Udnie, Picabia signe généralement « Francis Picabia » en lettres manuscrites légèrement inclinées, parfois accompagné d’une date. Dans les années 1930, au moment des Transparences, la signature devient plus discrète, souvent intégrée au décor, tandis que sur ses œuvres tardives, on retrouve fréquemment un simple « Picabia » tracé d’un geste rapide. Certaines aquarelles, dessins et gouaches présentent même les initiales « F.P. », posées au crayon ou à l’encre. Face aux nombreuses œuvres attribuées à tort à l’artiste, notamment sur le segment des dessins, faire authentifier une signature de Francis Picabia par un spécialiste reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts vous accompagnent dans l’identification, la vérification et l’estimation de vos œuvres signées Picabia, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une pièce sur papier.

Signature Francis Picabia
Expertise signature Francis Picabia

En lien avec Francis Picabia

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Robert Combas

Robert Combas

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Robert Combas

Robert Combas (1957-) est un peintre et sculpteur français emblématique du mouvement de la Figuration libre, qu’il cofonde à la fin des années 1970 aux côtés d’Hervé Di Rosa. Son œuvre, foisonnante, colorée et énergique, puise dans la culture populaire, le rock, la bande dessinée et la mythologie. Véritable figure de proue de la scène artistique française contemporaine, Combas s’impose par un style immédiatement reconnaissable, où la vitalité du trait et la puissance du récit dialoguent avec une liberté totale.

Estimation gratuite Robert Combas

Prix des œuvres de Robert Combas

  • Peinture : entre 5 000 € et 250 000 €

  • Dessin / œuvre sur papier : entre 500 € et 25 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples - entre 1 200 € et 2 500 €.

Vous possédez une peinture, un dessin ou une sculpture de Robert Combas et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet. Notre équipe de véritables commissaires-priseurs et d’experts en art contemporain vous garantit une estimation gratuite, précise et confidentielle sous quelques jours.

Robert Combas, la liberté en peinture

Né en 1957 à Lyon, Robert Combas grandit à Sète, dans le sud de la France, un territoire empreint de soleil et de culture populaire. Dès l’enfance, il manifeste un goût prononcé pour le dessin, les couleurs vives et les histoires. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Montpellier, il développe un style singulier qui rompt avec les canons de l’art conceptuel dominant à l’époque. À la fin des années 1970, il fonde, avec son ami Hervé Di Rosa, le mouvement de la Figuration libre. Ce courant, souvent considéré comme la réponse française au néo-expressionnisme américain et au Bad Painting, prône une peinture spontanée, expressive et accessible, nourrie par le quotidien, la musique, la publicité, les mythes et les bandes dessinées. Combas affirme alors un univers haut en couleur, peuplé de personnages exubérants, de scènes de guerre, de fêtes, de désir et de violence, dans une écriture picturale foisonnante et pleine d’humour.

L’univers de Combas : énergie, exubérance et humanité

L’art de Robert Combas se distingue par :

  • Une explosion de couleurs : des aplats vifs, des contours noirs marqués et un rythme visuel proche de la musique rock qu’il affectionne.

  • Une narration libre : ses compositions racontent des histoires foisonnantes, parfois absurdes ou provocantes, où se croisent mythes antiques, héros modernes et figures populaires.

  • Une expression sans filtre : chaque toile est une célébration de la vie, de l’amour, du chaos et de la liberté, où l’humour et la critique sociale cohabitent.

Combas est aussi musicien : il fonde le groupe Les Sans Pattes, où il explore le lien entre sonorité et couleur, rythme et geste pictural. Son art, profondément instinctif, est traversé par une énergie vitale communicative.

Une œuvre multiforme et prolifique

Combas ne se limite pas à la peinture. Il explore la sculpture, la céramique, le dessin, la gravure et même la mode, multipliant les collaborations artistiques. Son imaginaire foisonnant s’étend à des supports variés : instruments de musique, meubles, fresques monumentales, tapisseries ou éditions d’art. Il crée également des œuvres monumentales en hommage à des figures historiques ou mythologiques, où la peinture devient un véritable récit mural. Ses thèmes récurrents — la guerre, l’amour, la religion, la société de consommation — traduisent une vision ironique et poétique du monde moderne.

Une reconnaissance internationale

Dès les années 1980, Robert Combas connaît un succès fulgurant. Il expose à la Galerie Yvon Lambert à Paris, puis participe à de nombreuses expositions internationales, notamment à la Biennale de Paris (1982), à la Biennale de São Paulo (1985) et à la Biennale de Venise (1988). Ses œuvres intègrent rapidement les collections publiques, comme celles du Centre Pompidou, du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du MAC Lyon, ou encore du MoMA à New York. En 2012, une grande rétrospective intitulée “Robert Combas, la vie est une fête” lui est consacrée au MAC de Lyon, confirmant son statut d’artiste majeur de la création française contemporaine.

Estimation et cote de Robert Combas sur le marché de l'art

Depuis plusieurs années, la cote de Robert Combas ne cesse de progresser, soutenue par un fort engouement des collectionneurs français et internationaux. Ses toiles, très reconnaissables, sont devenues des valeurs sûres du marché de l’art contemporain. Les œuvres issues des années 1980 et 1990, période la plus recherchée, atteignent régulièrement des prix à six chiffres lors des ventes publiques. Ses grands formats colorés, typiques de la Figuration libre, sont particulièrement prisés. Quelques ventes remarquables

  • “L’Homme au parapluie”, acrylique sur toile, 1985 — vendue 180 000 €  en 2021.

  • “Le Guerrier amoureux”, acrylique sur toile, 1983 — adjugée 150 000 € en 2019.

  • “Les Enfants du désordre”, acrylique sur toile, 1984 — vendue 230 000 € en 2020.

  • “La Fête des morts”, acrylique sur toile, 1990 — vendue 120 000 € en 2022.

Ses œuvres sur papier, plus accessibles, se négocient entre 1 000 € et 10 000 €, tandis que certaines sculptures dépassent les 40 000 €. Vous possédez une peinture, une sculpture ou un dessin de Robert Combas ? Grâce à Estimon’objet, vous pouvez obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle de votre œuvre, réalisée par de véritables experts du marché de l’art contemporain. Nos commissaires-priseurs partenaires analysent votre œuvre selon sa technique, sa provenance, sa période et son état de conservation, afin de vous fournir une estimation fiable et conforme aux tendances du marché international. Faites estimer dès maintenant votre œuvre de Robert Combas sur www.estimonobjet.fr et découvrez sa valeur réelle sur le marché de l’art. Artiste inclassable et passionné, Robert Combas incarne une peinture libre, vibrante et profondément humaine. Ses œuvres, à la croisée de l’humour, du mythe et du chaos, témoignent d’une créativité sans limite. Aujourd’hui, il demeure l’un des peintres français vivants les plus collectionnés, symbole d’une énergie picturale intemporelle.

(Illus.) Robert COMBAS (1957) Bunker à fleurs à blanc de noir ! 2017 des lignes, 1973

Reconnaître la signature de Robert Combas

Savoir reconnaître la signature de Robert Combas est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de la Figuration libre. Ses signatures, bien que variées, présentent des constantes qui reflètent son style expressif et spontané. Robert Combas signe la plupart de ses toiles, dessins et sculptures de son nom complet « Robert Combas », souvent accompagné de la date d’exécution et parfois de mentions ironiques ou humoristiques, typiques de son univers. La signature est généralement peinte directement dans la composition, intégrée au décor ou placée dans un coin de l’œuvre, en lettres capitales épaisses ou manuscrites, utilisant des couleurs vives et contrastées. Sur certaines œuvres sur papier, on retrouve également un simple « Combas », tracé au feutre ou au crayon, voire son monogramme stylisé. Face à un marché où circulent de nombreuses œuvres d’atelier ou contrefaçons, faire vérifier la signature d’un Robert Combas par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Robert Combas, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une sculpture.

Signature Robert Combas
Expertise gratuite signature Robert Combas

En lien avec Robert Combas

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Bernard Buffet

Bernard Buffet

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Bernard Buffet

Bernard Buffet (1928-1999) est l’un des peintres français les plus reconnaissables du XXe siècle. Ses personnages maigres, ses visages fermés, ses bouquets, ses paysages urbains et ses célèbres clowns se distinguent par de longues lignes noires et une écriture immédiatement identifiable. Célébré dès l’âge de vingt ans, puis vivement critiqué à partir des années 1960, il n’a pourtant jamais cessé de peindre. Son œuvre connaît aujourd’hui un regain d’intérêt important, notamment en France et en Asie.

La cote de Bernard Buffet présente des écarts considérables. Une lithographie courante peut valoir quelques centaines d’euros, tandis qu’une peinture originale majeure peut dépasser le million d’euros. Son record public s’élève à plus de 2,1 millions de dollars ! Vous possédez une peinture, une gouache, un dessin ou une lithographie de Bernard Buffet ? Chez Estimon’Objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art moderne et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Bernard Buffet

Prix des œuvres de Bernard Buffet

  • Peinture originale, huile sur toile ou sur panneau : de 4 000 € à plus de 1 800 000 €

  • Gouache, aquarelle, dessin ou technique mixte sur papier : de 800 € à plus de 55 000 €

  • Lithographie, gravure ou portfolio : de 100 € à plus de 30 000 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre de Bernard Buffet, il faut d’abord déterminer sa nature exacte. Une huile sur toile unique ne possède pas la même valeur qu’une gouache, un dessin à l’encre, une lithographie numérotée ou une reproduction. Il est donc important de photographier l’œuvre de face, mais aussi son revers, sa signature, ses dimensions, ses étiquettes et ses éventuelles inscriptions. Pour une estampe, les marges, la numérotation, la qualité du papier et la présence d’une signature au crayon doivent être clairement visibles.

Les experts d’Estimon’Objet examinent ensuite le sujet, la date, la technique, le format, l’état de conservation et la provenance. Ils vérifient la cohérence de la signature avec la période supposée et recherchent les références utiles dans les catalogues, les archives et les résultats du marché. Ces éléments permettent d’établir une première attribution et une fourchette de prix pour une œuvre de Bernard Buffet. Une estimation sur photographies ne remplace toutefois pas une authentification officielle lorsque celle-ci s’avère nécessaire.

La cote de Bernard Buffet sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre de Bernard Buffet dépend principalement de sa technique, de son époque, de son sujet et de son format. Les peintures des années 1940 et 1950, les scènes de rue, les compositions parisiennes et certaines représentations de clowns dominent le marché. Les huiles plus tardives restent recherchées lorsqu’elles présentent un sujet emblématique, un grand format et une provenance sérieuse. Les dessins, gouaches et estampes offrent des niveaux de prix plus accessibles, avec toutefois de fortes différences entre une œuvre originale et une reproduction.

La cote des peintures originales de Bernard Buffet

Les huiles sur toile représentent le sommet de la cote de Bernard Buffet. Les œuvres de jeunesse, peintes dans les années d’après-guerre, sont particulièrement recherchées pour leur rareté et leur place dans le parcours de l’artiste. Les clowns, les vues de Paris, les scènes de rue, les natures mortes et les grands formats peuvent également atteindre des prix élevés.

Voici quelques résultats de référence :

  • Les Clowns musiciens, le saxophoniste (1991) : cette toile monumentale de plus de deux mètres a été adjugée à Hong Kong en décembre 2021 pour 16,45 millions de dollars de Hong Kong, soit environ 2,11 millions de dollars. Il s’agit du record public de Bernard Buffet.

  • La Tour Eiffel (1955) : cette peinture issue d’une période particulièrement recherchée a été vendue à Jérusalem en février 2016 pour 996 300 $.

  • Scène de rue (1956) : cette huile sur toile caractéristique des années 1950 a atteint 797 500 $ à New York en février 1990.

Ces montants concernent des tableaux majeurs, bien documentés et dotés d’une provenance convaincante. Une petite huile tardive, un sujet moins recherché ou une œuvre en mauvais état peut se négocier à un niveau nettement inférieur.

La cote des gouaches, aquarelles et dessins de Bernard Buffet

Les œuvres sur papier occupent une place importante dans la production de l’artiste. Bernard Buffet associait fréquemment la gouache, l’aquarelle, l’encre de Chine, le crayon et le fusain. Les feuilles des années 1950, les clowns, les bouquets et les dessins très aboutis présentent généralement les prix les plus élevés.

Voici quelques résultats de référence :

  • Tête de clown (1955) : cette gouache, aquarelle, encre et mine de plomb sur papier a été adjugée 600 000 couronnes suédoises à Uppsala en juin 2019, soit environ 56 000 € au moment de la vente.

  • Dahlias (1961) : cette technique mixte sur papier a été vendue 56 700 $ à Lambertville en novembre 2024.

  • Les dessins à l’encre, aquarelles et gouaches de dimensions plus modestes se négocient généralement entre 2 000 et 20 000 €, selon leur période, leur sujet, leur qualité et leur historique.

L’état du papier joue un rôle décisif. Les rousseurs, les pliures, les déchirures, l’insolation ou l’acidité d’un ancien encadrement peuvent diminuer sensiblement la valeur d’une œuvre.

La cote des lithographies, gravures et portfolios de Bernard Buffet

Bernard Buffet a produit de nombreuses lithographies originales, gravures, livres illustrés et suites éditées. Leur valeur dépend du tirage, de la signature, du sujet, de l’éditeur, de l’état du papier et du caractère complet ou non de l’ensemble. Il faut surtout distinguer une estampe originale signée d’une affiche ou d’une reproduction imprimée.

Voici quelques résultats de référence :

  • Mon Cirque (1968) : ce portfolio complet comprenant un texte et 44 lithographies en couleurs a été adjugé 32 500 $ à New York en avril 2014.

  • Voyage au Japon (1981) : cet ensemble de lithographies originales en couleurs, issu d’une édition de luxe, a été vendu 1 547 € à Cologne en décembre 2004.

  • Carmen (1981) : une lithographie en couleurs de cette série a été adjugée 650 € à Paris en mai 2022.

Une lithographie isolée et tirée à de nombreux exemplaires peut rester sous la barre des 500 €. À l’inverse, une épreuve rare, une suite complète ou un grand portfolio signé et conservé dans son emboîtage d’origine peut atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Comment reconnaître une œuvre de Bernard Buffet ?

Une œuvre de Bernard Buffet se reconnaît d’abord à ses contours noirs, longs et nerveux. L’artiste cerne les visages, les objets, les bâtiments et les fleurs avec des lignes souvent répétées, comme si le dessin restait visible à travers la peinture. Dans ses tableaux des années 1940 et 1950, les personnages sont maigres, les mains paraissent osseuses et les visages affichent une expression grave. Les couleurs sont alors souvent sourdes : gris, ocres, bruns, verts et blancs sales dominent.

Sa palette devient plus vive au fil des décennies, mais son dessin reste très présent. Dans ses tableaux de clowns, les yeux étirés, le maquillage, les lèvres serrées et les visages anguleux contrastent avec les costumes colorés. Ses bouquets sont composés de fleurs aux pétales pointus, cernées de noir et placées dans des vases très structurés. Dans ses vues de Paris, les monuments, les ponts et les rues semblent presque découpés par les lignes du pinceau.

La matière peut aussi fournir un indice. Certaines peintures présentent des empâtements et des passages de peinture très visibles, tandis que les œuvres sur papier associent volontiers l’encre, l’aquarelle et la gouache. Il faut néanmoins rester prudent : le succès de Bernard Buffet a entraîné la diffusion de nombreuses affiches, reproductions et impressions décoratives. Un style ressemblant et une signature imprimée ne suffisent jamais à identifier une œuvre originale.

Comment reconnaître la signature de Bernard Buffet ?

Bernard Buffet signe généralement ses œuvres « Bernard Buffet », avec une écriture assez régulière et facilement identifiable. La signature peut se trouver dans un angle inférieur, mais aussi dans la partie supérieure de la composition lorsque le sujet l’exige. Elle est fréquemment accompagnée d’une date, inscrite avec les deux ou les quatre chiffres de l’année.

Sur les peintures, la signature est habituellement tracée au pinceau dans une couleur qui reste visible sans prendre le dessus sur le sujet. Sur les gouaches et les dessins, elle peut être réalisée à l’encre, au crayon ou au pinceau. Les lithographies originales portent souvent une signature au crayon dans la marge inférieure, accompagnée d’une numérotation sous forme de fraction ou d’une mention telle que « EA » pour épreuve d’artiste.

Il faut cependant vérifier si la signature appartient réellement à l’œuvre ou si elle est simplement imprimée avec l’image. Une signature de Bernard Buffet ne constitue jamais, à elle seule, une preuve suffisante. La technique, le papier, le revers, la provenance et les références d’archives doivent rester cohérents avec la date annoncée.

Signature Bernard Buffet
Expertise signature Bernard Buffet

Œuvre de Bernard Buffet : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par examiner la surface de l’œuvre. Une photographie prise sous une lumière légèrement oblique permet de repérer les reliefs de la peinture, les reprises du pinceau et la superposition des traits noirs. Sur un tableau de Bernard Buffet, les lignes ne forment pas seulement un contour décoratif : elles structurent le visage, le vêtement, l’architecture ou le bouquet.

Il observe ensuite la manière dont l’artiste traite les détails. Dans un portrait, les yeux, la bouche, les mains et les ombres doivent correspondre à l’époque supposée. Dans une nature morte, il vérifie la construction du vase, le dessin des tiges et les hachures qui donnent du volume aux fleurs. Une composition trop lisse, des lignes mécaniques ou une surface composée de petits points réguliers peuvent révéler une reproduction industrielle.

Enfin, Romain étudie le revers, les étiquettes, les anciennes inscriptions, le support et l’historique de propriété. Pour une œuvre sur papier, il contrôle la nature du papier, les marges, les traces d’encadrement et les éventuelles altérations. Pour une estampe, il recherche la référence du catalogue raisonné, le nom de l’imprimeur ou de l’éditeur, la numérotation et la présence d’une signature manuscrite.

Bernard Buffet, un peintre majeur de la figuration française

Bernard Buffet naît à Paris en 1928 et grandit dans le quartier des Batignolles. Très tôt attiré par le dessin, il entre en 1943 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, alors qu’il n’a que quinze ans. La mort de sa mère en 1945 le marque profondément. Dès ses premières expositions, ses tableaux sombres et dépouillés rencontrent l’atmosphère inquiète de l’après-guerre. En 1948, à seulement vingt ans, il reçoit le Prix de la Critique, partagé avec Bernard Lorjou.

Son succès devient rapidement considérable. Ses expositions attirent les collectionneurs et la presse le présente comme l’un des grands espoirs de la peinture française. Il partage plusieurs années de sa vie avec Pierre Bergé, avant d’épouser en 1958 Annabel Schwob, qui devient son modèle, sa muse et la mère de ses enfants. La même année, une importante rétrospective lui est consacrée à Paris. Malgré la montée de l’abstraction, Buffet reste fidèle à une peinture figurative fondée sur le dessin.

L’artiste travaille sans relâche et aborde des sujets très variés : clowns, bouquets, paysages, ports, monuments parisiens, insectes, corridas, scènes religieuses ou vues rapportées de ses voyages. Il est élu à l’Académie des beaux-arts en 1974. Atteint de la maladie de Parkinson et ne pouvant presque plus peindre, Bernard Buffet met fin à ses jours en 1999, dans sa maison de Tourtour. Longtemps jugée trop populaire par une partie de la critique, son œuvre bénéficie aujourd’hui d’une importante réévaluation.

Pour une œuvre de Bernard Buffet, photographiez toujours les traits noirs de très près. Sur une peinture originale, ils présentent des variations d’épaisseur, des reprises et parfois de petits reliefs. Sur une reproduction, ces traits paraissent parfaitement plats et peuvent laisser apparaître une trame régulière de petits points lorsqu’on les observe avec une loupe ou grâce à une photographie en haute définition.

Regardez également le revers avant de retirer l’œuvre de son cadre. Une ancienne étiquette, une inscription manuscrite, un numéro ou une marque de galerie peut être déterminant pour retracer son histoire. Pour une lithographie, photographiez les quatre marges, la signature et la numérotation. Ne nettoyez pas la surface et ne gommez aucune inscription avant l’expertise : une intervention maladroite peut effacer un indice précieux ou réduire la valeur de l’œuvre.

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre de Bernard Buffet ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions, la technique supposée ainsi que les documents en votre possession. Nos spécialistes étudieront votre demande et vous accompagneront dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance. Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.

En lien avec Bernard Buffet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

Image

Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

Image

Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

Image

Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

Image

Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Expertise gratuite Arman

Arman

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Arman

Partisan de la désacralisation de l’objet par sa production en série ou son altération, Arman subit ironiquement le même sort que ses œuvres d’art en 1958. Dans le titre d’un magazine, « Armand » devient « Arman », pseudonyme qu’il décide de conserver par la suite.

Expertise gratuite Arman

Prix des œuvres d'Arman

  • Sculpture monumentale et œuvre unique – entre environ 20 000 € et plus de 5 000 000 €

  • Tableaux, techniques mixtes, œuvres uniques – entre environ 5 000 € et 300 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples – entre environ 200 € et 15 000 €.

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Arman et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Arman en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Arman, artiste aux multiples talents ?

L’artiste franco-américain, de son vrai nom Armand Pierre Fernandez, est né à Nice en 1928. Il grandit auprès d’un père brocanteur, amateur d’art et de musique qui éveille en lui l’amour de l’art. Arman est un artiste pluridisciplinaire qui expérimente des supports et techniques variés au cours de sa carrière. Il commence la peinture dès l’âge de dix ans et effectue ensuite des études à l’École des Arts Décoratifs de Nice de 1946 à 1949. Il est également intéressé par la philosophie et les arts de l’Extrême Orient, ce qui le pousse à intégrer l’École du Louvre en 1949. À Nice, Arman fait la connaissance d’Yves Klein et de Claude Pascal, alors qu’il est âgé de 19 ans. Le trio d’amis décide rapidement de monter un groupe qu’ils nomment « Triangle ». Ils produisent des toiles qu’ils signent de leurs simples prénoms à la manière de Van Gogh, qu’ils admirent tous les trois. Indépendamment de ses compagnons, Arman est captivé par les œuvres de Jackson Pollock et Kurt Schwitters. C’est pourquoi il s’essaie à la pratique du tampon et expose ses premiers Cachets à Paris en 1956. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il débute ses célèbres accumulations d’objets qui sont à l’origine de sa notoriété.

Arman : peintre, sculpteur, plasticien des Nouveaux Réalistes

Il est un des membres fondateurs du groupe des Nouveaux Réalistes avec son ami Yves Klein, mais aussi César, Martial Raysse et Pierre Restany qui fait figure de théoricien. Les aspirations de ces artistes s’illustrent dans les Accumulations d’Arman, qui amasse pour les composer des matériaux aussi nombreux que divers. Il cherche à effacer la singularité de l’objet en le faisant disparaître dans la profusion, et met en avant le caractère périssable des produits de la société d’abondance. Arman utilise souvent des objets identiques coulés dans du plexiglas, de la résine ou du béton, quoique son matériau de prédilection reste les instruments de musique, comme en témoigne son Accumulation musicale de 1971. À partir de 1962, il réalise ses Combustions telles que Le Fauteuil d’Ulysse de (1965). A travers ces sculptures carbonisées il veut faire subir à l’objet un « état limite » qui le modifie tout en préservant son identité. Plus tard, il travaille sur le concept de « colère » et le pousse à son paroxysme avec son Conscious Vandalism (2001) où il saccage un appartement bourgeois pour en constituer une œuvre d’art. Parmi toutes les étapes de sa quête artistique, sa collaboration avec la firme automobile Renault est sans doute un des évènements les plus déterminants puisqu’elle lui permet de travailler avec les objets les plus représentatifs de la société de consommation : les automobiles. Il en résulte sa Victoire de Salemotrice, particulièrement emblématique.

Estimation et cote d'Arman, artiste contemporain

C’est dans les années 1960 que sa carrière s’internationalise, lorsqu’il expose pour la première fois à New-York. Il s’installe à cette même époque aux États-Unis mais continue de présenter ses œuvres en Europe, notamment au sein de l’exposition « Le Plein » où il remplit la galerie d’Iris Clert d’objets de rebut et de détritus sélectionnés. C’est le contrepoint de l’exposition « Le Vide » organisée deux ans plus tôt par son ami Yves Klein dans la même galerie. Dans les années 2000, lui sont dédiées des rétrospectives à Krefeld, Amsterdam, Bruxelles, et Minneapolis. L’une de ces manifestations les plus importantes est celle de la galerie nationale du Jeu de Paume à Paris en 1998. Le choix de ce lieu symbolique est révélateur de l’envergure que prend la figure d’Arman dans l’histoire de l’art moderne au tournant des années 2000.

Les estimations pour les peintures et sculptures d’Arman sont fluctuantes selon les périodes et les matériaux. Elles sont dans l’ensemble cotées entre 1000 et 150 000 euros. Les œuvres faisant appel aux grands principes de l’artiste (inclusion, coupe, accumulation, combustion), souvent les plus anciennes, obtiennent les prix les plus élevés. Les tableaux et sculptures édités en série valent entre 1000 et 3000 euros, tandis que les bronzes d’instruments de musique se vendent en moyenne 5000 euros. Les peintures en accumulation trouvent acquéreur au-delà de 5 000 voire 10 000 euros comme A Napoli (1989) adjugée 13 000 euros en 2018 à Paris où il bat également un record de vente avec sa sculpture Accord majeur (1962), qui a atteint 371 760 euros en 2008. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Arman et recevoir son estimation ? Estimez votre objet d’Arman en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Fernandez ARMAN (1928-2005) Danse du feu. Circa 1997 Violon en bois calciné sous résine Signé et numéroté 77/100 en bas à droite

Reconnaître la signature d'Arman

Savoir reconnaître la signature d’Arman est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur du mouvement Nouveau Réalisme. Arman (de son vrai nom Armand Pierre Fernandez) a signé ses œuvres de manière assez constante tout au long de sa carrière, utilisant le plus souvent la forme abrégée « Arman », sans accent et sans prénom, écrite à la main d’un geste fluide et énergique. Sur ses toiles, sculptures et accumulations, la signature est généralement placée dans un angle, tracée au feutre, à la peinture ou gravée directement sur la matière — parfois dans la résine, le métal ou le plexiglas. Les dessins et estampes portent souvent la mention « Arman » suivie de la date d’exécution, voire d’une dédicace manuscrite. Certaines œuvres uniques, notamment les violons découpés ou les accumulations d’objets, présentent une signature gravée ou moulée dans la pièce elle-même. Face à un marché où les éditions, les œuvres d’atelier et les faux signatures peuvent circuler, faire authentifier une œuvre d’Arman par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en art contemporain vous accompagnent dans la reconnaissance, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Arman — qu’il s’agisse d’une sculpture, d’une accumulation, d’un dessin ou d’une estampe.

Expertise signature Arman
Signature Arman

En lien avec Arman

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Fautrier

Jean Fautrier

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Jean Fautrier

Jean Fautrier (1898-1964) est un artiste peintre, graveur et sculpteur français. La célèbre série de toiles intitulée les Otages (1945) de Jean Fautrier ne fait pas de lui un ravisseur mais plutôt un ravissement pour les amateurs d’art qui s’arrachent ses tableaux aussi bien classiques que novateurs en salle de vente.

Estimation gratuite Jean Fautrier

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean Fautrier et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean Fautrier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est le peintre Jean Fautrier ?

Paradoxalement, l’artiste n’a jamais vraiment vécu de son art, bien qu’il ait été influent durant certaines phases de sa carrière. En effet, il n’a de cesse de renouveler son style et ses techniques, comme il le précise lui-même en 1958 dans un texte portant sur l’art informel : « La peinture est une chose qui ne peut que se détruire, qui doit se détruire, pour se réinventer ». Il naît à Paris en 1898, et grandit auprès de sa mère à Londres où il suit un enseignement artistique rigoureux. Il entre à la Royal Academy en 1912 et assiste aux cours du peintre postimpressionniste Walter Sticker. Il étudie plus tard au sein de la Slade School, plus ouverte et moderne mais il est finalement déçu par sa formation et décide de travailler en autodidacte en fréquentant régulièrement les salles de la Tate Gallery londonienne. A l’aube de sa carrière, Fautrier peint des tableaux de style réaliste, dont la technique est parfois jugée « trop brillante ». Il est influencé par l’expressionnisme et la nouvelle objectivité allemande qui dépeignent avec cynisme et froideur la société d’après-guerre. Il multiplie les dessins de nus féminins au fusain ou à la sanguine et réalise ses Tyroliennes en habit du dimanche (1921-1922), un de ses premiers succès

Estimation et cote de Jean Fautrier

Sa notoriété prend de l’ampleur lors d’une première exposition à la galerie Visconti en 1924, puis à la galerie Fabre la même année. Ses œuvres sont très bien reçues et rencontrent un vif succès auprès de la critique. Il rencontre ainsi la collectionneuse Jeanne Castel qui lui achète ses tableaux et le présente au marchand Paul Guillaume. Le marchand Zborowsky s’intéresse également à sa peinture, et l’expose auprès de grands noms comme Modigliani, Kisling ou Soutine. Fautrier est par le milieu littéraire parisien et se rapproche du jeune auteur André Malraux en 1928. A cette même époque son art est en transition, il traverse sa « période noire » ou « saison en enfer ». Il peint des œuvres d’une intensité saisissante et choisit de représenter des gibiers écorchés, peaux de lapin, sangliers pendus, chairs sacrifiées au travers desquelles il tente d’exorciser les horreurs de la guerre dont il a été témoin.

La crise de 1929 n’épargne pas Fautrier, qui, contraint de laisser de côté la peinture par manque d’argent, poursuit néanmoins ses sculptures de nus, portraits ou têtes et séjourne dans les Alpes, future source d’inspiration de ses peintures. A son retour à Paris en 1939, il réaffirme son goût pour l’abstraction mais il est rapidement arrêté par la Gestapo. Cet événement lui inspire une série de collages matiéristes (peintures abstraites traitées en épaisseur) et de dessins peints à l’huile sur papier. Ces travaux constituent ses Otages et Massacres (1945), un ensemble de portraits où il exprime son malaise et son désarroi. Ils constituent le cœur de son œuvre et font couler l’encre de nombreux auteurs comme son ami Malraux mais aussi Francis Ponge. Ils marquent les débuts de l’art informel dont Fautrier est le principal représentant aux côtés de Jean Dubuffet. L’art informel propose une esthétique abstraite qui traduit les sentiments et impressions de l’artiste en se détournant de l’influence du cubisme et du surréalisme. On doit également à Jean Fautrier ses Originaux Multiples qu’il invente à l’aide de sa compagne Jeanine Aeply en 1950. C’est ainsi qu’il peint la suite des Têtes de partisans reprenant le motif de ses Otages en réaction à l’invasion de la Hongrie en 1956. Le peintre s’affirme comme un homme de convictions, très engagé politiquement. En 1960, il reçoit le Grand prix de la peinture à la Biennale de Venise, ce qui est la consécration de sa carrière. 

Jean Fautrier est perçu comme une valeur sûre du marché de l’art, à l’échelle nationale et internationale. Ses peintures des années 1940 sont très recherchées car très rares, tout comme ses dessins réalistes et ses sculptures en bronze qui préfigurent la série des Otages. Ainsi, une peinture est estimée entre 10 000 et 500 000 euros, les bronzes entre 9 000 et 75 000 euros, les estampes entre 300 et 2 000 euros et les Originaux Multiples vont de 1 000 à 10 000 euros. Un record de vente pour l’artiste est son huile sur papier marouflé All Alone (1957), vendue 649 500 euros à Paris en 2013. Plus récemment, Tête de sanglier (huile sur toile, 1926), a été adjugée au prix de 585 000 euros aux enchères en 2018 à Paris.

(Illus.)Fautrier

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Jean Fautrier et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Jean Fautrier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Jean Fautrier

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Zao Wou Ki

Zao Wou-Ki

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Zao Wou-Ki

Zao Wou-Ki (1920-2013) est un peintre, graveur et dessinateur chinois naturalisé français. Figure majeure de l’abstraction lyrique, il développe une œuvre à la rencontre de la peinture occidentale, de la calligraphie chinoise et de son observation de la nature.

Ses tableaux, encres, aquarelles et estampes sont aujourd’hui recherchés par les collectionneurs français et internationaux. Leur valeur varie fortement selon la technique, la période, les dimensions, la provenance, l’état de conservation et la présence d’un certificat.

Vous possédez une peinture, une aquarelle ou une lithographie signée Zao Wou-Ki ? Nos experts vous accompagnent pour déterminer sa valeur et étudier la solution de vente la plus adaptée.

Estimation gratuite Zao Wou Ki

Prix des œuvres de Zao Wou-Ki

  • Peintures à l’huile : de plusieurs dizaines de milliers d’euros à plus de 49 millions d’euros

  • Encres, dessins et aquarelles : généralement de 2 000 à 750 000 euros ;

  • Lithographies, gravures et estampes : de quelques centaines d’euros à plus de 50 000 euros

Pour obtenir une première estimation d’une œuvre de Zao Wou-Ki, transmettez-nous : des photographies nettes de l’œuvre ; une photographie rapprochée de la signature ; une photographie du revers, du châssis ou des marges ; les dimensions avec et sans le cadre ;la technique et le support présumés ; les étiquettes, inscriptions et numéros visibles ; les factures, certificats et documents de provenance disponibles. 

Notre équipe étudie ces éléments de manière confidentielle. Cette première analyse permet d’identifier la nature de l’œuvre, sa période probable et son positionnement sur le marché. Une estimation de valeur ne remplace toutefois pas une authentification. Pour Zao Wou-Ki, la présence d’un certificat reconnu et la correspondance avec les archives de l’artiste jouent un rôle déterminant.

La cote de Zao Wou-Ki sur le marché de l’art

La cote de Zao Wou-Ki repose sur un marché international particulièrement actif en Europe et en Asie. Ses œuvres attirent aussi bien les collectionneurs d’art moderne que les amateurs d’abstraction lyrique et d’art asiatique du XXe siècle. Les peintures des années 1950 et 1960 occupent une place majeure dans ce marché.

Les grandes compositions abstraites, les œuvres dotées d’une provenance claire et les tableaux reproduits dans le catalogue raisonné figurent parmi les pièces les plus recherchées. La technique reste également déterminante. Les peintures à l’huile dominent le marché, devant les encres et les aquarelles. Les lithographies et les gravures permettent d’acquérir une œuvre originale de Zao Wou-Ki à un niveau de prix plus accessible.

Prix des peintures de Zao Wou-Ki

Les huiles sur toile constituent la catégorie la plus valorisée. Leur estimation dépend principalement de la période, des dimensions, de la qualité de la composition, de la provenance et de l’état de conservation.

Les œuvres de la période des signes, au cours des années 1950, sont appréciées pour leur rôle dans le passage de l’artiste vers l’abstraction. Les tableaux des années 1960 se distinguent par leur énergie, leur matière et leurs mouvements puissants. Les compositions plus tardives séduisent par leurs espaces lumineux et leurs couleurs transparentes.

Parmi les résultats les plus significatifs :

  • Juin-Octobre 1985, un triptyque peint en 1985, a été adjugé environ 49,5 millions d’euros à Hong Kong en 2018 ;
  • 29.09.64, peint en 1964, a été vendu environ 35,4 millions de dollars à Hong Kong en 2022 ;
  • 05.06.80 – Triptyque, peint en 1980, a obtenu 95 375 000 dollars de Hong Kong lors d’une vente organisée à Hong Kong en 2024 ;
  • Ville verte, peint en 1952, a été adjugé 3 522 400 euros à Paris en 2025.

Ces résultats concernent des œuvres majeures. Une huile de petit format, une peinture encore figurative ou une œuvre dont la provenance reste incomplète peut se situer à un niveau de prix très inférieur.

Prix des encres, dessins et aquarelles de Zao Wou-Ki

Les œuvres sur papier occupent une place essentielle dans la carrière de Zao Wou-Ki. L’aquarelle lui permet de travailler la transparence et la diffusion de la couleur, tandis que l’encre de Chine renouvelle son rapport au geste et à l’espace.

Après une longue période de distance avec les techniques traditionnelles chinoises, Zao Wou-Ki reprend l’encre en 1971. Cette pratique influence ensuite ses peintures, dont la matière devient plus légère et plus lumineuse.

Les prix peuvent aller de quelques milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers d’euros :

  • une aquarelle sans titre de 1967 a été adjugée 189 800 euros à Paris en 2020 ;
  • une grande composition sans titre à l’encre de Chine de 1985 a atteint 750 000 euros en 2018 ;
  • une aquarelle sans titre de 1959 a été vendue 62 800 dollars à Paris en 2026.

Le format, la période et la qualité de la composition influencent directement la valeur. L’état du papier doit également être examiné avec attention. Des pliures, des rousseurs, une décoloration ou des traces d’humidité peuvent entraîner une baisse importante de l’estimation.

Prix des lithographies et estampes de Zao Wou-Ki

Zao Wou-Ki découvre la lithographie à Paris dès 1949. Il produit ensuite des gravures, des eaux-fortes et des lithographies pendant une grande partie de sa carrière.

Les estampes constituent le segment le plus accessible de son marché. Leur valeur dépend de la date, du sujet, du tirage, de la technique d’impression, de l’état du papier et de la présence d’une signature manuscrite.

À titre d’exemple :

  • Ciel de Paris, lithographie en couleurs de 1954, exemplaire 17/60, a été vendue environ 3 000 dollars en 2024 ;
  • Vol d’oiseaux, lithographie de 1954, épreuve d’artiste, a obtenu environ 2 750 dollars en 2024 ;
  • Tree of Life, lithographie en couleurs de 1988, exemplaire 143/300, a été adjugée environ 3 250 dollars en 2023 ;
  • La vieille ville, lithographie de 1953, exemplaire 42/50, a atteint environ 3 000 dollars en 2026.

Les estampes rares, les premiers tirages, les épreuves d’artiste et les ensembles complets peuvent atteindre des prix supérieurs.

Une reproduction imprimée ne doit pas être confondue avec une estampe originale. L’examen du papier, du procédé d’impression, de la numérotation et de la signature permet d’établir cette distinction.

Comment reconnaître une œuvre de Zao Wou-Ki ?

Le style de Zao Wou-Ki évolue fortement au cours de sa carrière. Il ne faut donc pas rechercher une seule manière de peindre. Dans ses œuvres des années 1940 et du début des années 1950, des paysages, des architectures et des personnages restent perceptibles. La découverte du travail de Paul Klee en 1951 l’incite à développer une écriture plus personnelle et à progresser vers l’abstraction.

À partir de 1953, des signes sombres inspirés des écritures chinoises anciennes apparaissent dans ses compositions. Ces formes peuvent évoquer des caractères, des paysages ou des silhouettes sans former un récit précis. À la fin des années 1950 et durant les années 1960, les signes disparaissent progressivement. La peinture devient plus énergique. Les lignes, les éclats de couleur et les zones de matière semblent se concentrer ou se disperser autour d’un point de tension.

Dans les œuvres plus tardives, les compositions gagnent en transparence. Les couleurs se diffusent dans de grands espaces où peuvent apparaître une lumière, un horizon ou un paysage imaginaire. Plusieurs caractéristiques peuvent orienter l’examen :

  • une composition construite autour de la lumière et du vide ;
  • des lignes proches du geste calligraphique ;
  • des couleurs superposées sans contours rigides ;
  • une tension entre les zones denses et les espaces ouverts ;
  • des titres composés d’une date pour de nombreuses peintures réalisées à partir de 1959 ;
  • une expression différente selon l’huile, l’encre, l’aquarelle ou l’estampe.

Ces caractéristiques ne suffisent pas à confirmer l’authenticité d’une œuvre.

Comment reconnaître la signature de Zao Wou-Ki ?

La signature de Zao Wou-Ki peut prendre plusieurs formes. Selon la date et le support, l’artiste signe en lettres latines, en caractères chinois ou avec une combinaison des deux. Sur une peinture, la signature peut apparaître dans un angle de la composition. Le revers peut comporter une seconde signature, une date, un titre, une dédicace ou des étiquettes anciennes.

Sur les lithographies et les gravures, la signature manuscrite se trouve généralement dans la marge inférieure. Elle peut être accompagnée d’un numéro de tirage, d’une date ou de la mention « E.A. », qui signifie « épreuve d’artiste ». Pour étudier une signature de Zao Wou-Ki, notre expert examine :

  • sa forme et sa position ;
  • sa cohérence avec la période présumée ;
  • les inscriptions situées au revers ;
  • la nature de l’encre ou du crayon ;
  • les étiquettes de galerie ou d’exposition ;
  • les numéros d’inventaire ;
  • les documents de provenance ;
  • la correspondance avec le catalogue raisonné ;
  • la présence d’un certificat reconnu.

La signature seule ne permet jamais d’authentifier une peinture, un dessin ou une estampe de Zao Wou-Ki.

Signature Zao Wou Ki
Expertise signature Zao Wou Ki

Que regarde notre expert sur une œuvre de Zao Wou-Ki ?

Lors d’une demande d’estimation, Romain Rudondy, commissaire-priseur, et notre équipe confrontent l’œuvre aux caractéristiques connues de la production de Zao Wou-Ki. L’analyse porte notamment sur :

  • la technique et la nature du support ;
  • les dimensions de l’œuvre ;
  • la période stylistique présumée ;
  • la signature et les inscriptions ;
  • le revers de la toile ou de la feuille ;
  • l’état de conservation ;
  • l’historique de propriété ;
  • les factures et étiquettes anciennes ;
  • les expositions et publications éventuelles ;
  • la présence d’un certificat ;
  • les résultats récents d’œuvres comparables.

Pour une estampe, nous contrôlons aussi le procédé d’impression, le tirage, la numérotation, les marges, la signature et la référence éventuelle au catalogue raisonné de l’œuvre gravé. Cette méthode permet de proposer une estimation argumentée, puis d’orienter le propriétaire vers une expertise complémentaire ou une demande de certificat lorsque la situation le nécessite.

Qui était Zao Wou-Ki ?

Zao Wou-Ki naît à Pékin en 1920 et grandit dans une famille lettrée. Dès l’âge de quinze ans, il entre à l’École des beaux-arts de Hangzhou. Il y étudie les traditions chinoises et la peinture occidentale avant de devenir assistant au sein de cette même école. Il présente sa première exposition personnelle à Chongqing en 1941. 

En 1948, il quitte la Chine pour Paris avec son épouse Lalan. Il s’installe à Montparnasse, fréquente l’Académie de la Grande Chaumière et découvre les collections du Louvre. Il rencontre notamment Alberto Giacometti, Henri Michaux, Pierre Soulages, Hans Hartung, Jean-Paul Riopelle et Joan Mitchell. Son travail abandonne peu à peu la figuration et trouve une voie personnelle entre calligraphie chinoise, abstraction européenne et expressionnisme américain.

Zao Wou-Ki obtient la nationalité française en 1964 avec le soutien d’André Malraux. Son œuvre fait ensuite l’objet de nombreuses expositions internationales. Il est élu à l’Académie des beaux-arts en 2002 et reçu sous la Coupole en 2003. Il meurt en Suisse en 2013. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans de nombreuses collections publiques françaises et internationales.

Le marché de Zao Wou-Ki accorde une grande importance à la provenance et à la certification. Avant toute mise en vente, réunissez les factures, certificats, photographies anciennes, catalogues d’exposition et documents de succession liés à l’œuvre.

Évitez également de faire nettoyer, restaurer ou décadrer une œuvre sans avis préalable. Une intervention inadaptée peut altérer le papier, modifier la surface picturale ou faire disparaître des inscriptions utiles à l’expertise.

Pour une œuvre importante, le choix du lieu et de la stratégie de vente doit tenir compte de la période, du format et du potentiel international de la pièce. Certaines œuvres de Zao Wou-Ki peuvent susciter l’intérêt de collectionneurs situés aussi bien en France qu’en Asie.

Vous souhaitez connaître la cote d’un tableau, d’une encre ou d’une lithographie de Zao Wou-Ki ? Envoyez-nous vos photographies et les informations dont vous disposez. Vous recevrez un premier avis confidentiel sur la valeur de votre œuvre et les démarches à envisager.

En lien avec Zao Wou-Ki

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Asie

Image

TIBET, XVIe siècle Groupe en bronze à patine brune, représentant la divinité Chakrasamvara debout terrassant ses ennemis, sur une base ovale à double

💰 Adjudication :
150 000 €

🔎 Estimation :
1000 € - 1500 €

Image

Nguyễn Khang (1912-1988) Deux femmes en Áo dài Rare panneau en bois laqué polychrome sur fond noir, travaillé ciselé en relief, avec incorporation de

💰 Adjudication :
85 000 €

🔎 Estimation :
8 000 € - 10 000 €

Image

Tschang-Yeul KIM (1929-2021) Gouttes d'eau. 1974 Huile sur toile Signée et datée en bas à droite 50 x 50 cm Provenance : - Galerie Thot, Avignon - Col

💰 Adjudication :
67 500 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 25 000 €

Image

NEPAL, XIXe siècle Groupe en bronze doré représentant Padmasambhaya assis sur une base en forme de bouton de lotus reposant elle-même sur un quadruple

💰 Adjudication :
29 000 €

🔎 Estimation :
1 000 € - 1 500 €

Estimation gratuite Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani (1884-1920) est l’un des artistes les plus célèbres de l’École de Paris. Ses portraits aux visages allongés, aux cous fins et aux yeux en amande sont immédiatement reconnaissables. Derrière cette apparente simplicité se cache une œuvre rare : Modigliani meurt à seulement 35 ans et ne laisse qu’un nombre limité de peintures, de dessins et de sculptures reconnues.

La cote d’Amedeo Modigliani atteint aujourd’hui des sommets. Ses portraits se vendent régulièrement plusieurs millions d’euros, tandis que ses nus les plus importants peuvent dépasser 100 millions d’euros. Son record public s’élève à 170,4 millions de dollars ! Vous possédez un tableau, un dessin ou une sculpture attribuée à Amedeo Modigliani ? Chez Estimon’Objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art moderne et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Amedeo Modigliani

Prix des œuvres d’Amedeo Modigliani

  • Peinture originale, portrait ou nu : de 500 000 € à plus de 150 millions d’euros

  • Dessin, crayon ou aquarelle : de 5 000 € à plus de 1 million d’euros

  • Sculpture originale en pierre : de 1 million € à plus de 55 millions d’euros

Pour réaliser une estimation d’une œuvre d’Amedeo Modigliani, il faut d’abord identifier sa technique, son support, ses dimensions et son sujet. Les experts examinent le dessin du visage, le traitement des yeux, la forme du cou, la ligne du nez, la matière picturale et les couleurs employées. Des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du châssis et des éventuelles étiquettes permettent d’établir un premier avis.

La provenance et la documentation sont essentielles, car Modigliani compte parmi les artistes modernes les plus copiés. Une ancienne facture, une photographie d’exposition, une étiquette de galerie ou une mention dans un catalogue raisonné peut avoir une importance considérable. Estimon’Objet étudie ces différents éléments, compare l’œuvre aux références documentées et vous accompagne vers les recherches complémentaires nécessaires. Une estimation sur photographies ne constitue toutefois pas, à elle seule, une authentification définitive.

La cote d’Amedeo Modigliani sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre d’Amedeo Modigliani repose avant tout sur son authenticité, sa provenance et son inscription dans les ouvrages de référence. Les peintures sont extrêmement rares sur le marché. Les nus, les grands portraits féminins et les effigies de Jeanne Hébuterne, Léopold Zborowski ou des artistes de Montparnasse dominent sa cote. Les dessins présentent des écarts importants, tandis que les sculptures originales en pierre atteignent des prix comparables à ceux des tableaux majeurs.

La cote des peintures et des portraits de Modigliani

Les peintures à l’huile représentent le cœur du marché de Modigliani. Les collectionneurs recherchent les portraits peints entre 1915 et 1919, lorsque l’artiste adopte pleinement les visages allongés, les yeux en amande et les arrière-plans aux couleurs sourdes qui ont fait sa renommée. L’identité du modèle, l’année de création, le format et la qualité de la provenance ont une influence décisive.

Voici quelques résultats de référence :

  • Nu couché (1917-1918) : cette huile sur toile a été adjugée 170,4 millions de dollars à New York en novembre 2015. Elle détient le record public de l’artiste.
  • Nu couché sur le côté gauche (1917) : cette grande composition de 89 × 146 cm a atteint 157,2 millions de dollars à New York en mai 2018.
  • Nu assis au collier (1917) : cette peinture a été vendue 63,9 millions de dollars à Londres en juin 2026, soit l’un des prix les plus élevés obtenus en Europe pour Modigliani.
  • Paulette Jourdain (1919) : ce grand portrait a été adjugé 42,8 millions de dollars à New York en novembre 2015, puis revendu 34,9 millions de dollars en 2023.
  • Elvire en buste (1919) : resté dans une collection privée pendant près de cinquante ans, ce portrait a atteint 27 millions d’euros à Paris en octobre 2025.

Ces résultats concernent des tableaux dont l’authenticité, la provenance et l’historique d’exposition sont solidement établis. Une peinture simplement « attribuée à Modigliani » ne bénéficie pas du même marché et peut même devenir invendable lorsque son dossier reste insuffisant.

La cote des sculptures d’Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani se considérait d’abord comme un sculpteur. Entre 1909 et 1914, il taille dans la pierre une série de têtes féminines aux visages étroits, aux longs nez et aux yeux clos ou en amande. Environ vingt-cinq à trente sculptures sont aujourd’hui reconnues, dont une grande partie appartient à des musées. Leur apparition sur le marché constitue donc un événement exceptionnel.

Quelques ventes illustrent cette rareté :

  • Tête (1911-1912) : cette grande tête en pierre calcaire de 73 cm a été vendue 70,7 millions de dollars à New York en novembre 2014. Il s’agit du record public pour une sculpture de Modigliani.
  • Tête (vers 1910-1912) : cette sculpture en pierre calcaire de 65 cm, conservée pendant plusieurs décennies dans la même famille, a atteint 43,2 millions d’euros à Paris en juin 2010.
  • Tête (1911-1912) : une autre sculpture de la même série, proposée à New York en mai 2019, a été vendue 34,3 millions de dollars.

Il faut distinguer ces pierres taillées par Modigliani des bronzes coulés après sa mort. Certaines fontes posthumes peuvent avoir une valeur importante lorsqu’elles sont parfaitement documentées, mais elles ne sont pas équivalentes aux rares sculptures directement exécutées par l’artiste.

La cote des dessins et des cariatides

Modigliani dessinait constamment. Il utilisait le crayon, le fusain, l’encre, le crayon bleu et parfois l’aquarelle. Ses feuilles représentent des portraits, des nus et surtout des cariatides, ces figures féminines imaginées comme les éléments d’un temple consacré à la beauté. Certaines sont des recherches pour ses sculptures, tandis que d’autres constituent des œuvres autonomes.

Voici quelques résultats significatifs :

  • Tête de cariatide (vers 1910-1911) : ce dessin au crayon provenant autrefois de la collection du docteur Paul Alexandre a été adjugé 1 139 840 € en 2016.
  • Tête de cariatide (1911-1912) : ce crayon sur papier de 42 × 25,5 cm a obtenu 534 000 $ en 2024.
  • Cariatide masculine, mains derrière la tête (1913) : ce dessin au crayon bleu sur papier a été vendu 76 200 £ à Londres en mars 2025.
  • Cariatides et études de figures : selon leur provenance, leur qualité et leur degré d’achèvement, les feuilles reconnues peuvent se négocier de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Le papier doit être observé avec attention. Les taches, les déchirures, les pliures, l’insolation ou un montage ancien peuvent réduire la valeur. Un dessin très simple peut toutefois obtenir un excellent prix lorsqu’il possède une provenance ancienne et figure dans les ouvrages de référence.

Comment reconnaître un tableau d’Amedeo Modigliani ?

Les portraits de Modigliani se reconnaissent à leurs silhouettes étirées. Les visages prennent souvent la forme d’un ovale, le cou s’allonge et le nez forme une ligne fine qui descend presque sans interruption depuis le front. Les yeux sont en amande. Ils peuvent être bleus, gris, noirs ou laissés sans pupilles apparentes. Modigliani ne cherche pas à respecter parfaitement l’anatomie : il transforme volontairement les proportions pour donner à chaque modèle une présence particulière.

Les contours restent généralement souples et bien visibles. Une ligne sombre délimite le visage, le cou, les épaules et les vêtements. Les arrière-plans sont simples, avec des bruns, des ocres, des gris, des verts sourds ou des rouges assombris. Le visage semble souvent légèrement incliné et les deux côtés ne sont pas parfaitement symétriques. Malgré ces déformations, les personnes qui connaissaient les modèles reconnaissaient immédiatement leur portrait.

Dans ses nus, Modigliani utilise des teintes chaudes, proches de la terre cuite, du rose et de l’ocre. Les corps se détachent sur des draps, des coussins ou des fonds rouges et bruns. La peinture est souvent posée en couches assez minces. Plusieurs examens scientifiques ont aussi révélé que l’artiste réutilisait parfois ses toiles : une ancienne composition peut donc se cacher sous la peinture visible.

Reconnaître la signature d’Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani signe généralement « Modigliani », avec une écriture manuscrite légèrement inclinée. La signature peut se trouver dans la partie supérieure ou inférieure du tableau, à droite comme à gauche. Elle est souvent peinte avec une couleur proche de celles de la composition et ne cherche pas toujours à attirer le regard. Sur les dessins, elle peut apparaître au crayon dans la partie basse de la feuille.

Le graphisme de la signature varie selon les années et les outils employés. Certaines lettres sont séparées, tandis que d’autres se rejoignent dans un mouvement plus continu. De plus, plusieurs œuvres reconnues ne sont pas signées. L’absence de signature ne signifie donc pas qu’une œuvre est fausse, pas plus qu’une signature visible ne prouve son authenticité.

La prudence est ici indispensable. De nombreuses signatures « Modigliani » ont été ajoutées sur des peintures, des dessins ou des reproductions sans lien avec l’artiste. L’expert doit toujours confronter l’inscription à la technique, au support, à la provenance et aux références documentaires.

Signature Amedeo Modigliani
Expertise signature Amedeo Modigliani

Œuvre d’Amedeo Modigliani : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures modernes, examine d’abord la construction du visage. Il regarde le passage entre le front et le nez, la courbe de la mâchoire, la forme des yeux et la manière dont le cou rejoint les épaules. Chez Modigliani, les déformations ne sont jamais placées au hasard. Elles restent cohérentes et donnent au modèle une attitude très précise.

Il étudie ensuite la matière. Sur de bonnes photographies prises de côté, il peut observer les zones fines, les reprises, la toile laissée visible et les contours sombres qui structurent le portrait. Une peinture trop épaisse, une surface uniformément lisse ou des couleurs industrielles incompatibles avec le début du XXe siècle nécessitent des recherches supplémentaires. Une analyse scientifique peut porter sur les pigments, la préparation, la toile, les rayons X ou la réflectographie infrarouge.

Enfin, Romain vérifie le revers du tableau, les marques du châssis, les étiquettes, les anciens numéros, les tampons et les traces d’encadrement. Il confronte ces informations aux catalogues raisonnés, notamment ceux d’Ambrogio Ceroni et aux recherches plus récentes. Pour Modigliani, une provenance qui remonte à Paul Alexandre, Paul Guillaume, Léopold Zborowski ou à une collection ancienne apporte des éléments particulièrement importants, à condition que chaque étape soit documentée.

Amedeo Modigliani, le peintre des visages de Montparnasse

Amedeo Modigliani naît à Livourne, en Italie, en 1884, dans une famille juive séfarade. Sa santé reste fragile dès l’enfance : il souffre notamment de pleurésie puis de tuberculose. Sa mère encourage très tôt son intérêt pour l’art. À partir de 1898, il étudie auprès du peintre Guglielmo Micheli, ancien élève de Giovanni Fattori. Il poursuit ensuite sa formation à Florence puis à Venise, où il découvre l’art ancien, les maîtres italiens et les nouveaux courants européens.

En 1906, Modigliani arrive à Paris et s’installe d’abord à Montmartre. Il fréquente les artistes de la bohème, visite les musées et rencontre le docteur Paul Alexandre, son premier grand soutien. Sa découverte des sculptures africaines et sa rencontre avec Constantin Brâncuși le poussent à travailler directement la pierre. Pendant plusieurs années, il rêve de créer un ensemble monumental composé de têtes et de cariatides. Sa santé et le coût des matériaux l’obligent cependant à abandonner progressivement la sculpture pour revenir à la peinture.

À partir de 1914, Modigliani réalise les portraits qui feront sa renommée. Il peint ses amis, des marchands, des écrivains, des enfants et de nombreuses femmes de son entourage. Sa seule exposition personnelle, organisée à Paris en 1917, provoque un scandale à cause des nus visibles depuis la rue. La même année, il rencontre Jeanne Hébuterne, jeune artiste qui devient sa compagne et son principal modèle. Modigliani meurt d’une méningite tuberculeuse le 24 janvier 1920, à seulement 35 ans. Enceinte de leur second enfant, Jeanne se donne la mort le lendemain. Leur fille, également prénommée Jeanne, consacrera plus tard un livre à la vie et à l’œuvre de son père.

Pour une œuvre attribuée à Modigliani, ne vous concentrez pas uniquement sur les fameux yeux en amande. Cet élément est facile à imiter ! Photographiez plutôt le tableau sous une lumière oblique afin de montrer la surface, la finesse des couches de peinture et les éventuelles reprises. Prenez aussi un gros plan du passage entre le front, le nez et la bouche : la continuité de cette ligne est souvent plus instructive que la forme des yeux.

Photographiez ensuite l’intégralité du revers sans retirer les étiquettes ni nettoyer les inscriptions. Chez Modigliani, l’histoire de l’œuvre compte autant que son apparence. Un ancien numéro, une marque de collection ou une étiquette presque effacée peut permettre de retrouver une exposition ou une provenance. Ne faites jamais restaurer ou décadrer une œuvre supposée importante avant l’avis d’un spécialiste !

Vous souhaitez connaître le prix d’un tableau de Modigliani, faire examiner un dessin ou vérifier une sculpture ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies détaillées, les dimensions et tous les documents disponibles. Nos experts étudieront votre demande et vous accompagneront dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage, d’un inventaire ou d’une assurance.

En lien avec Amedeo Modigliani

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

Image

Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

Image

Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

Image

Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

Image

Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Jean Dufy

Jean Dufy

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Jean Dufy

Jean Dufy (1888-1964), frère cadet de Raoul Dufy, est un artiste peintre, dessinateur, et guitariste français.

Estimation gratuite Jean Dufy

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Jean Dufy et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de Jean Dufy en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Jean Dufy, un artiste dans l’aura de son frère Raoul

L’intérêt de Jean Dufy pour la peinture et la couleur naît au Havre en 1906, quand il découvre à l’exposition du Cercle de l’art moderne l’art d’Henri Matisse, André Derain, Albert Marquet, et Pablo Picasso. Il est bouleversé par la luminosité, la sonorité et l’éclat des couleurs de La Fenêtre ouverte à Collioure, d’Henri Matisse.

Encouragé par Raoul Dufy, Jean peint un tableau en 1907, qu’il vend à Georges Dussueil, le fondateur du Cercle de l’art moderne. Après deux ans passés comme commissaire à bord du transatlantique La Savoie, qui relie Le Havre à New York, Jean Dufy s’inscrit à l’école des Beaux-arts du Havre en 1909, sur les conseils de Raoul Dufy et d’Othon Friesz. A l’issue de son service militaire, en 1912, Jean Dufy rejoint son frère à Paris. Ce dernier, qui devient son mentor, lui fait rencontrer André Derain, Georges Braques, Pablo Picasso, et Guillaume Apollinaire.

Ses premières œuvres, des aquarelles aux tons sourds, bruns, bleus, et rouges sombres, témoignent de sa proximité avec son frère. Il lui emprunte sa technique des hachures, elle-même inspirée de l’art de Paul Cézanne.

Ce lien étroit avec son frère perdure jusqu’à la fin de la guerre, où tous deux collaborent brièvement pour créer des dessins sur tissus pour la soierie lyonnaise Bianchini-Férier, et des costumes et masques pour le Bœuf sur le toit de Jean Cocteau en 1920.

L'art coloré et musical de Jean Dufy

Dans l’ébullition de la scène artistique des années 1920, Jean Dufy affirme progressivement sa personnalité artistique.

Dès sa convalescence au Val d’Ajol pendant la guerre, Jean Dufy dessine des décors floraux et végétaux. Il diffuse ses dessins en réalisant des décors pour les usines de porcelaine de Théodore Haviland à Limoges à partir de 1916, et ce pendant trente ans. C’est au titre de ses compositions décoratives qu’il reçoit la médaille d’or de l’Exposition internationale des arts décoratifs à Paris en 1925, pour son service « châteaux de France ».

L’artiste pratique surtout la peinture à l’huile, à l’aquarelle, et à l’encre de Chine. Il est alors reconnu pour ses dons de coloristes, qui s’expriment en carrés de couleurs, et dans ses répartitions audacieuses de la lumière. Ainsi dans Nature morte à la tasse (1921), seule la porcelaine blanche est source de lumière. Jean Dufy accorde une attention particulière à la musique, qui lui inspire de nombreuses compositions, et qu’il associe à la couleur. La Revue Nègre (1925) constitue la première occurrence du lien entre chromatisme et musicalité dans son œuvre. A la même époque, il a une prédilection pour les scènes de cirque, où il adopte le même système de musicalité de la couleur, et le même art des jeux de lumières et de couleur. Son style, lisse et fluide, avec des bleus profonds coupés de rouges, verts, et de points jaunes, qui créent des effets de lumière, le distingue de son frère. Jean Dufy cherche à traduire l’atmosphère générale d’une scène, plutôt que d’en capturer les détails.

Le peintre montre ses œuvres au grand public en France dans les années 1920, au Salon d’Automne et dans des galeries telles que la galerie Bing, puis à New York et Philadelphie la décennie suivante, en particulier à la Balzac Galleries en 1930 et à la Perls Galleries en 1938. En 1937, Jean Dufy collabore aussi avec son frère pour réaliser La Fée Électricité, œuvre monumentale commandée à Raoul pour la décoration intérieure du pavillon de l’Électricité et de la Lumière à l’Exposition internationale de 1937. Jean s’occupe de la documentation iconographique de l’œuvre, cependant, Raoul Dufy omet de citer sa collaboration lorsqu’il présente l’œuvre à la presse, provoquant une rupture entre les deux frères.

Jean Dufy et les paysages

Jean Dufy réalise de nombreuses vues de paysages. Il dépeint Honfleur, Villefranche-sur-Mer, où il réside en 1920, puis le Limousin et la Touraine, où il habite une partie de l’année dans les années 1920. Dans les années 1950 et 1960, il représente les paysages vus lors de ses voyages en Afrique du Nord et en Europe (Italie, Grèce, Angleterre, Irlande, Autriche, Danemark, Suède, Pays-Bas, Espagne, Portugal).

C’est cependant surtout le paysage urbain parisien qui capture son attention tout au long de sa carrière. Pendant trente-cinq ans, il décline en camaïeu de bleu le motif des rues, des portes de Paris, et de la circulation parisienne.

La cote des œuvres de Jean Dufy

Les œuvres de Jean Dufy ont aujourd’hui une cote plus élevée que celles de son frère Raoul, mais leur évolution est la même au fil du temps. C’est surtout sur le marché américain qu’est apprécié l’art de Jean Dufy (70 % des ventes en 2021).

Les aquarelles et gouaches représentent 60 % des ventes d’œuvres de Jean Dufy, et sont vendues pour la plupart entre 10 000 et 50 000 €, mais peuvent atteindre les 90 000 €, comme ce fut le cas à Paris en 1990 pour la gouache La Butte Montmartre. Les peintures sont dans la même gamme de prix moyenne, mais peuvent atteindre des sommes bien plus hautes. Le record est détenu par l’huile sur toile Le quintette bleu (1946), vendu à Londres en 2005 pour 420 476 € (280 000 £ ).

(Illus.)Portrait de Jean Dufy en 1935

En lien avec Jean Dufy

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Charles Camoin

Charles Camoin

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Charles Camoin

« Le plus impressionniste des fauves », tels sont les mots de Bernard Dorival pour qualifier la griffe de Charles Camoin, artiste français né à Marseille en 1879. C’est dans cette région qu’il grandit et puise la majeure partie de ses sources d’inspiration, lui permettant d’élaborer ses tableaux de paysages les plus emblématiques.

Estimation gratuite Charles Camoin

Prix des œuvres de Charles Camoin

  • Peinture : entre 210 € et plus de 307 000 €

  • Dessin / aquarelle / pastel : entre 140 € et 12 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples : entre 20 € et 380 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Charles Camoin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Charles Camoin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est le peintre fauviste Charles Camoin ?

Il était promis à la succession de l’entreprise de peinture et de décoration de son père. Cependant, il s’oriente définitivement vers une carrière d’artiste après avoir reçu le premier prix de figure à l’école des Beaux-Arts de Marseille, où il s’inscrit en 1895. Camoin fait partie de la génération d’artistes à la charnière du XIXème siècle et du XXème siècle d’un point de vue stylistique. Il est en effet proche d’Henri Matisse, Albert Marquet et Henri Manguin qu’il rencontre dans l’atelier de Gustave Moreau lors de sa formation. Comme eux, il a pris connaissance des œuvres impressionnistes exposées au musée du Luxembourg, ou dans les galeries parisiennes, comme celle du marchand d’art Durand-Ruel, un de leurs principaux soutiens. De cette période datent ses premières vues de Paris ou du midi méditerranéen qu’il affectionne tout particulièrement. Toutefois, à la différence des impressionnistes, Camoin privilégie l’agencement des formes et des plans dans l’espace. Il se rapproche ainsi de la peinture du XIXème siècle par le choix de ses sujets, mais son style demeure singulier et original. C’est au fauvisme que l’on a coutume d’affilier Charles Camoin. Il s’agit d’un mouvement au sein duquel la couleur occupe une place prépondérante. Les peintres fauvistes ont un engouement particulier pour les sites de La Ciotat, Collioure ou encore Saint Tropez. Ils ont recours à des teintes qui relèvent davantage de l’imaginaire que de la réalité.

Charles Camoin sur les devants de la scène artistique

Comme ses camarades, Camoin s’intéresse aux paysages, aux portraits de femmes, aux natures mortes et aux nus. Mais son style évolue selon les rencontres marquantes qu’il fait. Il entretient notamment une relation épistolaire entre 1901 et 1905 avec Paul Cézanne, auquel il voue une vive admiration. Ce dernier lui conseille de faire « du Poussin sur nature », ainsi Camoin conserve-t-il toujours une certaine rigueur dans ses images cohérentes. Plus tard, durant la période d’après-guerre, il entre en contact avec Auguste Renoir, dont l’influence est très sensible dans ses œuvres plus tardives. En effet, la palette de Camoin s’adoucit dès 1918. Il développe un goût plus prononcé pour une peinture sensuelle, voluptueuse et spontanée, qui le rapproche aussi du style de Matisse. Il expose régulièrement dans les salons parisiens et européens, et participe au Salon des indépendants où les critiques le remarquent. En 1906 a lieu sa première exposition personnelle au cours de laquelle il fait la connaissance du marchand d’art Ludwig Schames. Cette nouvelle relation lance sa carrière internationale puisque ses œuvres circulent dorénavant dans de nombreuses expositions d’avant-garde (Moscou, Prague, Bruxelles, Düsseldorf, New York). Le voyage à Tanger avec Matisse (1912 à 1913) est un événement marquant de la carrière de Camoin. En effet, au retour de son séjour, il traverse un épisode dépressif et décide de détruire une grande partie de ses œuvres. Heureusement les débris sont sauvés et mis en vente sur le Marché aux Puces. Le Père Soulier, le célèbre marchand, en récupère une partie pour les restaurer.

Estimation et cote de Charles Camoin sur le marché de l'art

De nos jours, les œuvres de Camoin circulent régulièrement sur le marché de l’art. Les collectionneurs apprécient ses dessins et toiles réalisés au pastel ou fusain. Ses tableaux représentant des paysages du sud de la France sont les mieux cotés. Ses tableaux sont estimés entre 3 000 et 80 000 euros, tandis que ses dessins peuvent être vendus entre 1 000 et 10 000 euros. Certaines peintures se vendent parfois à des prix records. À titre d’exemple, Notre-Dame-de-la-Garde et le Vieux-Port, Marseille (1904-1905) a reçu près du double du prix d’estimation d’origine en culminant à 127 500 euros. La toile Port de Cassis (1901), a quant à elle été estimée à 120 000-180 000 euros par les experts mais a été vendue 307 000 euros à Paris en 2010. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Charles Camoin et recevoir son estimation ? Estimez votre oeuvre de Charles Camoin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Charles CAMOIN (1879-1965) Nature morte au bouquet de fleurs. Huile sur toile, signée en bas à gauche

Reconnaître la signature de Charles Camoin

Reconnaître la signature de Charles Camoin est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de ce peintre fauviste, proche de Matisse et de Marquet, dont la palette vibrante et lumineuse marque profondément la peinture du XXᵉ siècle. Les signatures de Charles Camoin, bien qu’ayant évolué au fil de sa carrière, présentent des constantes précises. L’artiste signe la majorité de ses toiles « Ch Camoin », en lettres cursives fluides ou en capitales légèrement inclinées mais également son nom complet. On retrouve cette graphie caractéristique sur des œuvres emblématiques telles que La Baie de Cassis, Nu assis au fauteuil rouge ou Vue de Saint-Tropez. Sa signature est souvent tracée en couleur contrastée – rouge, ocre, brun ou bleu – de manière à s’harmoniser avec la composition sans la dominer. Sur certaines aquarelles ou dessins, il appose un simple « Camoin », parfois accompagné d’une date manuscrite. En raison de la présence d’ateliers et d’œuvres d’élèves inspirées de son style, faire authentifier la signature d’un Charles Camoin par un expert demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture moderne et du mouvement fauve vous accompagnent dans la reconnaissance, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Charles Camoin, qu’il s’agisse d’une huile, d’un dessin ou d’une aquarelle.

Expertise signature Charles Camoin
Signature Charles Camoin

En lien avec Charles Camoin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Henry Cros

Henry Cros

Home » artistes » Page 173

Estimation et cote de l'artiste Henry Cros

Henry Cros (1840-1907), artiste ambitieux passionné par l’Antiquité, est l’un des artisans de la redécouverte des techniques antiques. Il est le pionnier de la renaissance de la pâte de verre.

Estimation gratuite Henry Cros

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Henry Cros et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Henry Cros en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation d’Henry Cros : peintre et sculpteur

Henry Cros entre à 13 ans dans l’atelier du peintre Jules Valadon, puis dans celui de Jules-Emmanuel Valadon. Manifestant des talents pour le modelage, Henry Cros étudie également auprès du sculpteur François Jouffroy, puis dans l’atelier de Louis-Jules Etex à l’École des Beaux-Arts de Paris.

C’est en tant que sculpteur qu’il est admis au Salon de 1861. Pour lier sculpture et peinture, Henry Cros délaisse rapidement les techniques traditionnelles, pour se tourner vers les savoir-faire antiques.

Henry Cros et la redécouverte des techniques antiques

Grand admirateur de Pline l’Ancien, Henry Cros s’inspire de l’Histoire naturelle pour s’efforcer de retrouver les techniques antiques.

La céroplastie

A partir de 1867, Henry Cros pratique le modelage de cire teintée dans la masse, technique utilisée jusqu’à la Renaissance, qui lui permet de sculpter la couleur. Il est alors loué par Alexandre Dumas, et son succès est couronné par l’achat du Prix du tournoi par l’État après le Salon de 1873. Malgré ce succès, Henry Cros abandonne rapidement cette technique en raison de sa fragilité.

La peinture à l’encaustique

Henry Cros continue d’exploiter la cire, en se tournant vers la peinture à l’encaustique en 1870. Avec Charles Henry, il publie ses recherches sur cette technique associée à l’Égypte romaine dans L’Encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens (1884).

La pâte de verre

Ce sont finalement ses expérimentations sur le verre qui permettent à Henry Cros d’allier durablement sculpture et couleur. Inspiré par une visite du Louvre, où il admire des médaillons de pâte de verre et des camées antiques, il réalise dans son propre four un médaillon représentant sa nièce. Il perfectionne rapidement sa technique, construisant un four dans son atelier, et employant de l’acide d’oxyde métallique. La maitrise des températures de cuisson et de la réaction des pigments lui demande de nombreuses recherches, qu’il garde secrètes. Cependant il soutient que son procédé est identique à celui des grecs de l’Antiquité.

Les premières œuvres d’Henry Cros sont des médaillons, et des sculptures de petite taille réalisées dans des moules à pièces. Les coutures d’assemblage accentuent la dimension antiquisante de ses créations. D’autres œuvres, telles que le vase Les métaux (1892), sont réalisées d’une pièce, ce qui constitue une véritable prouesse technique.

Bien qu’Henry Cros soit très indépendant, et qu’on ne lui connaisse pas de lien avec les courants artistiques contemporains, sa démarche s’intègre à l’esprit de son temps.

Son ambition, « clarifier le regard et l’âme des laideurs de la vie contemporaine », se rapproche des préoccupations de Pierre de Puvis de Chavannes et des Symbolistes. Cherchant à renouveler les modèles et à rendre l’art accessibles à tous, il se rapproche également de l’Art Nouveau. Ses liens avec le monde littéraire ont souvent été soulignés. En effet, ses sujets classiques évoquent les recherches des poètes parnassiens et des Symbolistes. Henry Cros représente surtout la mythologie classique, avec des figures idéalisées, dans des tonalités douces. La simplicité du dessin et des modelés rappelle le style de Pierre Puvis de Chavannes, et l’absence de contour précis, l’aspect légèrement voilé, évoque les pastels d’Odilon Redon.

Un sculpteur soutenu par l’État : les grandes projets

Henry Cros connaît un grand succès à partir de 1889, lorsqu’il envoie trois pièces en pâte de verre à l’Exposition Universelle. Le ministre de l’Instruction publique et l’Administration des Beaux-Arts encouragent ses recherches, en lui octroyant un atelier à la Manufacture de Sèvres en 1891. Cet atelier lui fournit une indépendance financière, et lui donne l’espace et l’équipement nécessaire pour effectuer des reliefs de plus grande taille.

L’État soutient également sa création par ses commandes et achats au Salon. Ainsi, La Source gelée et le soleil (1895) et La verrerie antique (1888) sont acquis pour le compte du musée de Limoges, l’Incantation (1892) et L’Histoire de l’eau (1894) sont envoyés au musée du Luxembourg, et L’Histoire du Feu au musée des Arts Décoratifs. Il reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1900 pour L’Histoire du feu.

La cote des œuvres d’Henry Cros

Henry Cros est un artiste presque exclusivement représenté sur le marché français. S’il est passé à la postérité pour ses sculptures, ses dessins représentent cependant 22% des ventes qui lui sont associées. Pour une sculpture ou une peinture, il faudra compter 1 000 à 5 000 €. Ce sont ses bas-reliefs de cire qui atteignent les prix les plus haut. Le record est détenu par un haut-relief réalisé en 1874, vendu pour 60 000 € en 2012 à Paris. Ses sculptures de verre et tableaux remportent tout autant l’adhésion des collectionneurs, et sont compris dans la même gamme de prix. Ses dessins préparatoires aquarellés peuvent s’acquérir pour 100 à 500 €.

(Illus.)Henry Cros, Pasiphaé et le taureau, 1891-1907, Metropolitain Museum

En lien avec Henry Cros

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.