Estimation gratuite Raoul Dufy

Raoul Dufy

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Raoul Dufy

Raoul Dufy (1877-1953) est un peintre, dessinateur, et décorateur ayant aboli la frontière entre arts majeurs et mineurs. Vous possédez une oeuvre de Raoul Dufy dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimon’objet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide et confidentielle ! 

Estimation gratuite Raoul Dufy

Prix des œuvres de Raoul Dufy

  • Peinture : entre 100 € et plus de 2 700 000 €

  • Aquarelle, Gouache et œuvre sur papier : entre 50 € et 320 000 €

  • Estampes, lithographies : entre 100 € et 12 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Raoul Dufy et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Raoul Dufy en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique de Raoul Dufy

Raoul Dufy suit des cours de dessin et de composition à l’école des Beaux-Arts du Havre à partir de 1892, sous la direction Charles Lhullier. Une bourse municipale lui permet de partir à Paris en 1900, où il loge d’abord chez Othon Friesz, un ami de la famille. Admis à l’École des Beaux-Arts de Paris, il étudie avec Léon Bonnat. Jusqu’à son arrivée à Paris, Raoul Dufy peint des aquarelles de paysages du Havre, de Honfleur et de Falaise. Au tournant du siècle, il représente déjà les paysages parisiens avec des drapeaux, des plages normandes, et des régates. Sa première exposition personnelle a lieu en 1906 à la galerie Berthe Weill. Raoul Dufy se rapproche brièvement des Fauves, qui incarnent pour lui la nouveauté et la liberté artistique, et dont il admire force du dessin et de la couleur. Il se tourne cependant rapidement vers l’exploration des œuvres de Cézanne.

Raoul Dufy, un peintre sur les pas de Paul Cézanne

En 1907, Raoul Dufy expose au Salon d’Automne, où a lieu une importante rétrospective de Paul Cézanne qui le marque fortement. L’année suivante, il voyage dans le sud de la France avec Georges Braque, et part peindre les mêmes motifs que Cézanne à l’Estaque. Jusque dans les années 1910, il recherche la géométrisation de l’espace, adopte une touche directionnelle, et restreint sa palette aux ocres et verts. Il reprend la simplicité des formes de Paul Cézanne, mais ajoute des éléments décoratifs, comme dans Paysage de Provence (1905). Le thème de la baigneuse devient récurent de son œuvre à partir de 1908. Le cézannisme le rapproche du Cubisme à partir de 1908. De retour à Paris en 1909, Raoul Dufy accompagne Othon Friesz à Munich, et où il connaît sa « période munichoise ». Ses compositions spatiales restent liées à l’œuvre de Paul Cézanne, mais sa palette s’assombrit. Jusqu’en 1915, Raoul Dufy schématise et stylise toujours davantage les paysage, et donne une importance majeure à la couleur. Ses œuvres sont exposées à l’Armory Show de New York en 1913.

Raoul Dufy, artiste décorateur

A partir de 1910, Raoul Dufy participe au renouveau de la gravure sur bois. Les illustrations de Bestiaire (1911) qu’il réalise pour Guillaume Apollinaire s’inspirent de l’art médiéval et de l’imagerie d’Épinal. Cet ouvrage séduit le couturier Paul Poiret, qui lui confie la réalisation des en-têtes de son papier à lettres, marquant le début d’une longue collaboration. Dès 1911, pour Paul Poiret, Raoul Dufy ouvre un atelier d’impression textile en 1911, et crée des pièces d’inspiration orientale et végétale. Ses dessins se caractérisent par une indépendance de la ligne et de la couleur. Remarquant son talent, Charles Bianchini, directeur de la maison de soieries lyonnaises Atuyer-Bianchini-Férier lui propose un contrat en 1912. Jusqu’en 1928, Raoul Dufy réalise pour cette maison plus d’un millier de compositions à la gouache ou à l’aquarelle, reproduites sur des soieries.

L’épanouissement du style de Raoul Dufy après la première guerre mondiale

Pendant la première guerre mondiale, Raoul Dufy fonde une imagerie au Havre pour diffuser des gravures patriotiques. Engagé volontaire, il sert dans le service automobile de l’armée. Après la guerre, le style de Raoul Dufy s’épanouit. Installé à Vence, toujours sur les pas de Cézanne, il adopte une touche vibrante. Cependant, sa palette devient éclatante, et son trait fluide. Il réalise de larges aplats, sur lesquels il trace des signes au pinceau. Les dessins sont indépendants des formes dessinées, et accentuent les contrastes selon sa théorie de la « lumière-couleur ». Il explore ce style jusqu’à la fin de sa carrière, accentuant toujours le contraste lumineux. Raoul Dufy a alors une prédilection pour les paysages maritimes et les thèmes liés à la fête et à l’hippodrome. Dans les années 1930, Raoul Dufy obtient de nombreuses commandes publiques et privées. Il se consacre à de grandes compositions murales, dont le dessin évoque ses décors textiles. En 1937, il peint pour la compagnie parisienne de distribution de l’électricité le « plus grand tableau du monde », La Fée Électricité, sur une surface de 600m2. Peintre renommé, Raoul Dufy remporte le grand prix de peinture de la Biennale de Venise en 1952.

Estimation et cote de Dufy sur le marché de l'art

Au cours de sa carrière, Raoul Dufy réalise d’innombrables dessins, quelque 4 000 aquarelles et environ 2 000 peintures. L’abondance de sa création et la diversité des techniques utilisées expliquent l’ampleur de la gamme des prix, et en font un artiste accessible à toutes les bourses. Ainsi, les prix de ventes des tapisseries et céramiques sont bien répartis de 100 € à 50 000 €. Pour un budget de 100 à 500 €, l’amateur peut acquérir une estampe, pour 500 – 1000 €, une sculpture, et il faut compter 1 000 à 5 000 € pour une aquarelle. Les peintures s’échangent le plus souvent pour 100 000 à 500 000 €, avec les prix de vente les plus élevés pour les œuvres de 1906-1907. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Raoul Dufy et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une œuvre de Raoul Dufy en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Raoul DUFY (1877-1953) Nature morte aux fruits. 1909 

Reconnaître la signature de Raoul Dufy

Pour authentifier une œuvre de Raoul Dufy, il est essentiel de savoir identifier sa signature, un élément clé dans l’estimation et la validation de ses créations. L’artiste, figure majeure du fauvisme et maître des arts décoratifs, signait principalement ses œuvres de son prénom et nom complets, « Raoul Dufy », ou de son initiale suivie de son nom, « R. Dufy ». Cette signature apparaît généralement dans le coin inférieur droit ou gauche de la composition, parfois accompagnée de la date d’exécution, comme en témoignent des œuvres telles que Les Remparts (1949) ou Baigneuses et chevaux marins (vers 1928).Il est important de noter que la signature peut varier en fonction du support et de la technique utilisée. Par exemple, sur des œuvres sur papier, l’artiste utilisait parfois des monogrammes ou des signatures stylisées, comme le montre le dessin La Traversée . Ces variations témoignent de la diversité de son œuvre tout en conservant des éléments distinctifs propres à son style. Face à un marché où circulent de nombreuses œuvres d’atelier ou contrefaçons, il est indispensable de faire vérifier la signature d’un Raoul Dufy par un expert qualifié. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Raoul Dufy, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gouache.

Signature Raoul Dufy
Expertise signature Raoul Dufy

En lien avec Raoul Dufy

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Claude Monet

Claude Monet

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Claude Monet

Claude Monet est un peintre né le 14 novembre 1840 à Paris et mort le 5 décembre 1926 à Giverny. C’est son tableau Impression, soleil levant, daté de 1872, et conservé au musée Marmottan-Monet, à Paris, qui donne son nom au courant de l’impressionnisme. 

Estimation gratuite Claude Monet

Prix des œuvres de Claude Monet

  • Peinture : entre 30 000 € et plus de 110 700 000 €

  • Dessin, aquarelle, pastel, gouache, encre sur papier : entre 2 000 € et plus de 8 000 000 €

  • Estampe, lithographie, éditions/multiples : entre 50 € et 50 000 €.

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Claude Monet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Claude Monet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques du peintre Claude Monet

Claude Monet s’intéresse très jeune au dessin puisque dès les années 1850, il suit le cours d’un ancien élève de Jacques-Louis David. Ses premiers dessins sont des « portraits-charges » de personnages, c’est-à-dire des portraits de notables. À l’été 1858, Monet réalise deux expositions pour le musée des Beaux-arts de la ville du Havre, durant lesquelles il présente des toiles de paysage. Suite à ce succès, il part pour Paris et en 1860, il entre dans l’académie de Charles Suisse. C’est là-bas qu’il fait la rencontre de Camille Pissarro (1830 – 1903). Deux ans plus tard, il étudie dans l’atelier de Charles Gleyre, peintre académique, à l’École impériale des beaux-arts de Paris. Mais il quitte rapidement ce système officiel, entraînant avec lui Frédéric Bazille (1841 – 1870), Auguste Renoir (1841 – 1919) et Alfred Sisley (1839 – 1899).

Claude Monet, pionnier de l'impressionnisme

C’est en 1869, à Bougival, que Claude Monet, en compagnie d’Auguste Renoir, invente la technique de la peinture impressionniste : l’abandon du dessin et du contour au profit de la juxtaposition des couleurs pour créer les formes, certes floues mais qui se reconstituent dans l’œil du spectateur. Le 15 avril 1874 ouvre la première exposition des peintres impressionnistes, dans l’atelier du photographe Nadar au 35, boulevard des Capucines. Mais les journalistes et les critiques sont hostiles à cette nouvelle peinture. En 1876, une deuxième exposition a lieu, mais cette fois les critiques se montrent plus favorables envers la peinture de Monet, ainsi que celle d’Auguste Renoir et de Gustave Caillebotte (1848 – 1894), tandis qu’ils continuent à majoritairement rejeter la peinture encore plus extrême de Paul Cézanne (1839 – 1906). En 1883, Claude Monet s’installe à Giverny, où il crée son célèbre jardin. À partir de ce moment, il peint de nombreuses séries de tableaux traitant d’un même thème, comme celle des Meules de 1890 à 1892, ou celle des Cathédrales de Rouen entre 1892 et 1895.

Estimation et cote de Monet sur le marché de l'art

Dès les années 1890, Monet peint les célèbres Nymphéas, en s’inspirant de son jardin, mais il réalise les séries les plus connues au début du siècle suivant. La peinture de Monet est caractérisée par un désir de saisir la nature, il apprécie le fait de peindre le même paysage à des heures ou saisons changeantes. Son travail constitue une véritable réflexion sur la lumière, dont il souhaite restituer les changements dans sa peinture. Il s’est également inspiré de toutes les personnalités qu’il a rencontrées au cours de sa vie. De par sa renommée internationale, Monet est un artiste extrêmement recherché sur le marché de l’art. Ses toiles, estampes et dessins se vendent entre 40 et plusieurs millions d’euros. La plus grosse enchère de l’année 2019 est un tableau de Monet, Meules, qui fait partie de la série du même nom. Elle s’est vendue pour 110,7 millions de dollars. Cette vente établit le record d’enchères pour une œuvre de Claude Monet et plus généralement pour un tableau impressionniste. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Claude Monet et recevoir son estimation ? Estimez votre œuvre de Claude Monet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Claude Monet, Le Parlement de Londres, 1903, musée d’art moderne André Malraux.

Reconnaître la signature de Claude Monet

Savoir reconnaître la signature de Claude Monet est indispensable pour authentifier une œuvre de ce maître de l’Impressionnisme. La plupart de ses toiles emblématiques — qu’il s’agisse des Nymphéas, de La Gare Saint-Lazare ou encore de La Promenade — portent une signature claire et régulière, généralement « Claude Monet » ou simplement « Monet », apposée en bas à gauche. L’écriture est cursive, légèrement ascendante, avec un « M » très caractéristique formé de deux arches bien marquées. Sur certaines œuvres tardives des séries de Giverny, Monet utilise une signature plus rapide mais toujours lisible, peinte en tons harmonisés au paysage (ocre, bleu-gris, blanc cassé). Ses dessins et pastels, plus rares, présentent parfois les initiales « C.M. » tracées au crayon. Ces éléments, combinés à la technique picturale propre à chaque période, permettent d’écarter les nombreuses copies circulant sur le marché. Pour vérifier l’authenticité d’une signature de Claude Monet, l’expertise professionnelle reste essentielle. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, la vérification et l’estimation de vos tableaux, dessins ou études signés Monet.

Signature Claude Monet
Expertise signature Claude Monet

En lien avec Claude Monet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite František Kupka

František Kupka

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste František Kupka

František Kupka (1871-1957) est un peintre, graveur et illustrateur, considéré comme le « parrain » du Cubisme orphique et l’un des pionniers de l’Abstraction. Il est affilié à la Section d’Or et à Abstraction-Création.

Estimation gratuite František Kupka

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de František Kupka et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de František Kupka en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est l'artiste Frantisek Kupka ?

Né en Bohême orientale en 1871, František Kupka reçoit une solide formation artistique aux Beaux-Arts de Prague en 1884, où il étudie la peinture sacrée et historique. Il poursuit son éducation en Autriche à l’Akademie der Bildenden Künste à partir de 1892. Très intéressé par la théosophie et l’occultisme, František Kupka donne dès les débuts de sa carrière à Prague une grande importance à la spiritualité.

Après des pérégrinations en Norvège et au Danemark, où il réalise des portraits académiques, František Kupka s’installe à Paris en 1895. Son activité d’illustrateur lui permet de se maintenir. Il se consacre au dessin satyrique, auprès de revues telles que Cocorico, La Plume, Le Cri de Paris, Le Rire, et Der Tag. Menant de front sa carrière d’illustrateur et de peintre, František Kupka expose son tableau Le Bibliomane (1897) à la Société Nationale des Beaux-Arts dès 1899. Il rencontre un grand succès, couronné en 1900 par l’obtention de la médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1900 pour son dessin Les Fous.

Au début des années 1900, František Kupka évolue du Naturalisme au Symbolisme. En 1903, il se détourne du dessin de presse pour se tourner vers l’illustration d’ouvrages littéraires, qui lui permet de s’exprimer dans son nouveau style symboliste. Peu de temps après, en 1906, il participe pour la première fois au Salon d’automne avec Soleil d’automne. Dans ces années, il réfléchit à la loi des contrastes simultanés d’Eugène Chevreul. Dans ses œuvres, il fait la synthèse du Fauvisme et du Cubisme en distordant les volumes et en accentuant les couleurs. František Kupka étudie la réfraction des corps vus à travers l’eau, notamment dans Les touches de piano. Le Lac (1909). Cette dernière œuvre trahit également son intérêt pour le Futurisme, qu’il vient de découvrir grâce à la publication du « Manifeste du futurisme » de Filippo Tommaso Marinetti dans le Figaro.

Frantisek Kupka et le mouvement de l'abstraction

A partir des années 1910, František Kupka organise ses compositions en ordonnançant des lignes et plans colorés. En réponse aux évolutions du monde contemporain, son répertoire intègre la thématique de la mécanisation. Madame Kupka dans les verticales (1911) témoigne de l’attention qu’il porte alors à la représentation du rythme, de la cadence et du mouvement, peut-être sous l’inspiration des Rayonnistes russes. František Kupka se rapproche du groupe de Puteaux, qui cherche à donner une signification spirituelle aux œuvres par l’adoption de proportions idéales. Il expose régulièrement au Salon d’Automne à partir de 1910, et est également présent au Salon des Indépendants en 1913.

František Kupka bascule vers l’Abstraction avec des œuvres telles que Amorpha, fugue à deux couleurs, qu’il expose au Salon d’automne de 1912. Comptant parmi les pionniers de l’Abstraction, aux côtés des Delaunay et de Francis Picabia, il défend son positionnement non-illusionniste dans La Création dans les arts plastiques, ouvrage qu’il publie en 1913. Ses compositions sont désormais rythmées, colorées, et cherchent à traduire à la fois le mouvement et l’énergie vitale.

František Kupka se fait défenseur de l’Abstraction. En réaction aux groupe Surréaliste dirigé par André Breton, il est invité en 1931 par Théo van Doesburg à rejoindre le comité directeur de l’Association Abstraction-Création. Personnage éminent de la scène artistique française, il est pourchassé pendant la Seconde guerre mondiale en raison de sa nationalité tchèque. Il se réfugie dans le Loiret jusqu’en 1944. A son retour, František Kupka participe au premier salon des Réalités Nouvelles en 1946, dont il devient exposant régulier. Le salon lui rend d’ailleurs hommage en 1953, et le choisit comme président honoraire. Il remplit ce rôle jusqu’à sa mort en 1957.

Estimation et cote de Kupka sur le marché de l'art

Depuis 2000, la cote de František Kupka ne cesse de progresser, en particulier après la rétrospective tenue au Grand-Palais en 2018, faisant connaitre au grand public son rôle de pionnier dans l’Abstraction. Longtemps considérés comme des artistes secondaires parmi les Cubistes, les membres de la Section d’Or sont aujourd’hui revalorisés, aussi sous l’effet de la raréfaction sur le marché des œuvres des pionniers Georges Braque et Pablo Picasso. Les grandes toiles de František Kupka sont aujourd’hui dans les collections muséales, ou ne sortent que rarement des mains privées. Entre 2000 et 2022, les peintures représentent moins de 5% des ventes, mais constituent 73% du chiffre d’affaires. Les dessins et estampes, bien plus accessibles, occupent le reste du marché. Il est aujourd’hui possible d’acquérir un dessin de František Kupka pour moins de 500€, cependant les feuilles s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 50 000 €. En ce qui concerne les estampes, elles sont généralement adjugées pour 1 000 à 5 000€.

 (Illus.)Madame Kupka dans les verticales (1911), MoMa

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Frantisek Kupka et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet de Frantisek Kupka en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec František Kupka

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Louis Valtat

Louis Valtat

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Louis Valtat

Louis Valtat (1869-1952) est un précurseur du Fauvisme, reconnu pour la sonorité de ses couleurs, et son talent pour les arts décoratifs.

Estimation gratuite Louis Valtat

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Louis Valtat et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de Louis Valtat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Formation du style pictural de Louis Valtat

Louis Valtat fréquente l’Académie Julian à partir de 1886, et entre à l’École des Beaux-Arts de Paris deux ans plus tard. Il s’essaie alors à différents mouvements d’Avant-garde. Proche des Nabis, dont il admire l’art de la composition, il étudie le dessin et la couleur de Vincent Van Gogh et Paul Gauguin, leurs modèles. Louis Valtat reprend à ce moment les thématiques chères à Henri de Toulouse-Lautrec, observant depuis son atelier les scènes de rues, les mendiants et les prostituées. Il s’intéresse également au Néo-Impressionnisme, à la suite de Henri-Edmond Cross, à qui il rend visite en 1892, puis de Georges Seurat et de Paul Signac. Il cherche à imiter leur touche miroitante, mais retourne finalement au dessin en étudiant Auguste Renoir.

La peinture de Louis Valtat : précurseur du Fauvisme

Phtisique, Louis Valtat se rend à Arcachon pour se soigner en 1895-1896. Durant sa convalescence, il multiplie les techniques artistiques, et fait des estampes sur bois, des croquis à l’huile et des aquarelles. Il expérimente une peinture aux formes simplifiées, contenant des couleurs pures, sans ombres portées. Inspiré par les cartons de tapisserie qu’Aristide Maillol lui à montrer à Banylus en 1895, Louis Valtat recherche l’unité des formes, et délaisse la représentation des détails.

Ce faisant, il annonce le Fauvisme avec des toiles telles que Les Écaillères d’huîtres à Arcachon (1896). Louis Valtat représente alors avant tout des femmes, intégrées au paysage ou bien au travail. De retour à Paris en 1896, Louis Valtat enseigne à l’École des Beaux-Arts de Paris. II transmet à ses élèves Henri Matisse, Georges Rouault et Albert Marquet, futurs peintres Fauves, l’idée que la couleur n’est pas simplement mimétique, mais endosse également une valeur symbolique.

L'inspiration méditerranéenne de Louis Valtat

De 1897 à 1899, Louis Valtat réside à Agay, près de Saint-Raphaël. Ses représentations de rochers rouges l’incitent à faire évoluer sa palette, et à jouer sur la polarité entre les couleurs primaires. Ses toiles aux couleurs vives, présentées pour la première fois au public en 1899, ont une grande influence sur le développement de l’art Fauve.

Sa période méditerranéenne perdure pour vingt ans, et ses toiles sont très diffusées auprès des collectionneurs dans les années 1900-1910. Louis Valtat participe au Salon d’Automne de 1905, où il expose aux cotés de Vassily Kandinsky et Alexej von Jawlensky, dans la salle XV. Son travail est remarqué, mais il n’est pas compté parmi les Fauves, en raison de sa touche très régulière.

Tout comme les Fauves, il représente cependant le paysage de façon décorative, en couleurs pures, avec des formats larges. Ses voyages autour du bassin méditerranéen, notamment en Italie en 1902 et à Alger en 1906 accentuent la vivacité de ses coloris. C’est l’intensité des contrastes chromatiques qui assure la lisibilité de son trait, dans des toiles telles que Femme sur la plage (1910).

De retour à Paris en 1914, Louis Valtat se tourne vers des thèmes plus urbains, en particulier l’atelier de couture voisin de son atelier. Souhaitant réintégrer la nature à son œuvre, Louis Valtat achète une maison à Choisel dans la vallée de Chevreuse dans les années 1920. Les fleurs de son jardin et les paysages alentours deviennent alors ses sujets de prédilection. Il peint de cette manière jusqu’en 1948, date à laquelle la maladie le contraint à cesser.

Les autres techniques de Louis Valtat : gravure et arts décoratifs

S’il est avant tout connu pour la peinture, Louis Valtat pratique au cours de sa carrière d’autres techniques artistiques. A la demande de son marchand Ambroise Vollard, Louis Valtat s’essaie à la peinture sur les céramiques d’André Metthey, en 1907, et au modelage qu’il pratique en 1909. Graveur, Louis Valtat fournit des illustrations au journal conventionnel La Critique, et à la revue satyrique L’Omnibus de Corinthe. Il joue avec les lignes du bois pour donner une puissance et une dimension aléatoire à son dessin. Louis Valtat manifeste également un goût pour les Arts décoratifs, encouragé par sa visite de l’atelier de tapisserie d’Aristide Maillol à Banylus en 1895. Son goût pour la création textile se manifeste d’abord dans ses peintures, qui imitent les tapis par leurs parterres de fleurs. Il dessine ensuite des cartons de tapisserie pour Aubusson en 1922-1923.

La cote des œuvres de Louis Valtat

La valeur des œuvres de Louis Valtat s’est stabilisée depuis 2011, après la crise connue en 2008. Il est représenté à part égale sur les marchés français et américains. Depuis 2011, les peintures constituent 66 % des ventes, elles restent donc encore très disponibles sur le marché. Elles s’échangent le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €. En ce qui concerne ses dessins, ce sont ses pastels des années 1895, réalisés sous l’influence d’Henri de Toulouse-Lautrec, qui atteignent les prix les plus hauts. Le record est détenu par aux courses, vendu 55 777 € (45 000 £) à Londres en 2012. 

(Illus.)Louis Valtat, Baie d’Anthéor, 1906-1907. State Museum of Modern Western Art Moscow.

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean-jacques Henner

Jean-Jacques Henner

Home » artistes » Page 171

Estimation, cote et valeur de l'artiste Jean-jacques Henner

Jean-Jacques Henner (1829-1905) est un peintre français reconnu pour ses portraits sensibles, ses nus délicats et ses figures baignées d’une lumière vaporeuse. Membre éminent de l’Académie des Beaux-Arts et figure centrale de la peinture académique de la fin du XIXᵉ siècle, Henner a su concilier une parfaite maîtrise du dessin classique avec une touche sensuelle et enveloppante, à la frontière du mysticisme. Son style, immédiatement reconnaissable, a inspiré de nombreux artistes et reste très recherché sur le marché de l’art.

Estimation gratuite Jean-jacques Henner

Prix des œuvres de Jean-jacques Henner

  • Peinture à l’huile : entre 3 000 € et 120 000 €

  • Dessin ou étude préparatoire : entre 500 € et 10 000 €

  • Portrait ou nu féminin majeur : jusqu’à 200 000 € et plus

Vous possédez une peinture, une étude ou un dessin de Jean-Jacques Henner et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet, plateforme spécialisée dans l’expertise et l’estimation d’œuvres d’art en ligne. Notre équipe de commissaires-priseurs et d’experts agréés vous propose une estimation gratuite, précise et confidentielle sous quelques jours seulement. Chaque œuvre de Jean-Jacques Henner est unique : sa technique (huile, pastel, fusain), son sujet (nu, portrait, scène religieuse), son format et sa provenance influent fortement sur sa valeur.

Jean-Jacques Henner, peintre de la lumière et de la chair

Né en 1829 à Bernwiller, en Alsace, Jean-Jacques Henner montre dès son plus jeune âge une inclination pour le dessin. Soutenu par ses parents, il intègre l’École des Beaux-Arts de Paris où il étudie auprès de Michel-Martin Drolling, puis de François-Édouard Picot, deux maîtres de la peinture académique. En 1858, il remporte le Prix de Rome avec Adam et Ève trouvant le corps d’Abel, un succès qui lui ouvre les portes de la Villa Médicis. Durant son séjour à Rome, Henner découvre les maîtres italiens de la Renaissance et développe une fascination pour la lumière dorée et les formes sculpturales du corps humain.

Un style entre réalisme et idéalisation

À son retour en France, Henner s’affirme comme un peintre au style singulier. Son œuvre se distingue par une lumière douce et diffuse, une palette chaude de bruns, de rouges et d’ocres, et une approche introspective du visage et du corps. Henner excelle dans l’art du portrait, mais aussi du nu féminin, traité avec pudeur et sensualité. Ses modèles, souvent plongés dans une atmosphère crépusculaire, semblent flotter entre rêve et réalité. Sa peinture combine réalisme dans le modelé et idéalisme dans la composition, créant une tension poétique entre vérité charnelle et mysticisme.

Les thèmes de prédilection de Jean-Jacques Henner

Les œuvres de Jean-Jacques Henner se déclinent autour de plusieurs grands thèmes :

  • Les nus féminins, emblématiques de sa production : des figures au teint laiteux, auréolées d’une lumière dorée, comme La Liseuse ou La Naïade endormie.

  • Les portraits, empreints d’une intensité psychologique rare, à l’image de La Comtesse Kessler ou du Portrait de Mme L..

  • Les figures religieuses ou allégoriques, telles que Sainte Fabiola ou La Magdalène repentante, qui expriment la profondeur spirituelle de son œuvre.

  • Les études de têtes et d’attitudes, réalisées à l’huile sur toile ou sur panneau, d’une grande délicatesse.

Henner a également produit un grand nombre de dessins et de pastels, souvent signés et datés, qui témoignent de la précision de son trait et de sa recherche constante de la perfection formelle.

L’art de la lumière, signature de Henner

L’un des aspects les plus fascinants de l’œuvre de Henner réside dans son travail de la lumière. Ses toiles, souvent plongées dans des fonds sombres et veloutés, laissent émerger une clarté douce et charnelle, comme si la lumière venait du corps lui-même. Cette atmosphère singulière confère à ses peintures une dimension mystique et intemporelle. Le visage et le corps sont traités avec un modelé délicat, les contours s’effacent dans la pénombre, et la touche fluide crée un voile presque spirituel. C’est cette alchimie entre ombre et lumière, entre matière et esprit, qui fait toute la magie des œuvres de Jean-Jacques Henner. Plus d’un siècle après sa mort, Jean-Jacques Henner demeure l’un des artistes les plus recherchés du XIXᵉ siècle français. Ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées, dont le Musée d’Orsay, le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg, ou encore le Musée National des Beaux-Arts de Buenos Aires. Le marché de l’art témoigne d’un intérêt constant pour ses créations, en particulier pour ses portraits de femmes et ses nus. Les collectionneurs apprécient l’élégance de son pinceau et la sensualité discrète de ses compositions. 

Une carrière institutionnelle et une reconnaissance nationale

Très rapidement, Jean-Jacques Henner s’impose dans le paysage artistique parisien. Il expose régulièrement au Salon de Paris à partir de 1863, où il obtient de nombreuses distinctions, dont la médaille d’honneur en 1878. Membre de l’Académie des Beaux-Arts dès 1889, il devient une figure incontournable de la vie artistique française de la IIIᵉ République. Son prestige est tel qu’en 1905, peu après sa mort, un musée entier lui est consacré : le Musée Jean-Jacques Henner, installé dans l’hôtel particulier du collectionneur Guillaume Dubufe, à Paris. Ce lieu conserve aujourd’hui une importante collection de ses œuvres, de ses esquisses et de ses carnets de dessins.

Estimation et cote de Jean-jacques Henner sur le marché de l'art

La cote de Jean-Jacques Henner reste stable et soutenue depuis plusieurs décennies, portée par la redécouverte de la peinture académique et symboliste française du XIXᵉ siècle. Les toiles majeures — portraits ou nus à l’huile de grand format — sont particulièrement recherchées. Les études à l’huile et les dessins préparatoires constituent une alternative plus accessible pour les collectionneurs. Voici quelques ventes marquantes récentes :

  • Sainte Fabiola, huile sur toile, 1885, adjugée 210 000 € (2020).

  • Jeune femme nue assise, huile sur toile, 73 x 60 cm, vendue 145 000 € (2021).

  • La Liseuse, huile sur panneau, 45 x 38 cm, adjugée 68 000 € (2022).

  • Étude de tête de jeune fille rousse, huile sur toile, vendue 27 000 €  (2019).

  • Portrait de femme au châle rouge, huile sur toile, 65 x 54 cm, adjugée 18 000 € à Drouot (2023).

Ces résultats témoignent de la pérennité de la demande pour l’artiste et de la reconnaissance durable de son talent. Vous possédez une œuvre de Jean-Jacques Henner ? Qu’il s’agisse d’un portrait, d’un nu ou d’une étude préparatoire, faites appel à Estimon’objet pour obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle. Nos commissaires-priseurs et experts du XIXᵉ siècle vous accompagnent pour :

  • Identifier votre œuvre et confirmer son authenticité,

  • Évaluer sa valeur marchande actuelle,

  • Vous conseiller sur la meilleure stratégie de vente (enchères, vente privée ou dépôt spécialisé).

Grâce à Estimon’objet, bénéficiez d’une expertise fiable, réalisée par de véritables professionnels du marché de l’art. Votre œuvre mérite une estimation à sa juste valeur — confiez-la à nos experts dès aujourd’hui sur www.estimonobjet.fr

(Illus.) Jean Jacques HENNER (1829-1905) La Prière. Réplique à mi-corps Vers 1889-1892 Huile sur toile Signée

Reconnaître la signature de Jean-jacques Henner

La signature de Jean-Jacques Henner se présente généralement en bas à droite de la toile, tracée d’une main fine et régulière. Elle apparaît sous plusieurs formes :

  • « J. J. Henner » (la plus fréquente),

  • « Jean-Jacques Henner » (sur certaines œuvres tardives),

  • ou simplement « Henner », apposée à la peinture brune ou rougeâtre typique de sa palette.

Sur les dessins et études, la signature est souvent inscrite à la mine de plomb ou à la sanguine, accompagnée parfois d’une date. Nos experts peuvent vous aider à authentifier la signature et à dater précisément votre œuvre selon sa facture et ses matériaux.

Expertise signature Jean-jacques Henner
Signature Jean-jacques Henner

En lien avec Jean-jacques Henner

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Edouard Manet

Édouard Manet

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Edouard Manet

Edouard Manet est un peintre français né à Paris le 23 janvier 1832 et mort dans la même ville le 30 avril 1883. À cette période règne l’académisme, un courant artistique caractérisé par un l’importance du dessin, la prédominance du modèle antique, le goût pour les motifs historiques et orientalistes. Manet est l’un des premiers à s’émanciper avec une grande audace de ce modèle, ce qui fait qu’on le considère comme « le premier des peintres modernes » (Françoise Cachin, introduction du catalogue d’exposition Manet, 1832-1883, 1983).

Estimation gratuite Edouard Manet

Prix des œuvres d'Edouard Manet

  • Peinture (huile sur toile, huile sur panneau) : entre 20 000 € et plus de 51 900 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier, dessin (crayon, fusain, sanguine) : entre 300 € et 1 500 000 €

  • Estampe, eau-forte, lithographie (éditions, épreuves) : entre 25 € et 170 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Edouard Manet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Edouard Manet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est le peintre Edouard Manet ?

Il est également souvent considéré comme l’un des fondateurs de l’impressionnisme, ce qui n’est pas tout à fait exact puisqu’il n’utilise pas les techniques de la couleur et les réflexions nouvelles sur la lumière, propres aux impressionnistes. Cependant, il se rapproche de ce mouvement par le choix de représenter le monde contemporain, les scènes de la vie moderne, et d’en faire des sujets dignes de la grande peinture. Après avoir quitté le collège en 1848, le jeune Manet demande à entrer dans la marine, mais échoue au concours. Il embarque tout de même comme pilotin sur un bateau-école à destination du Brésil. Ce voyage d’un an lui permet de réaliser de nombreux dessins qui lui inspirent par la suite des paysages marins avec des scènes de ports. Il entre en 1850 dans l’atelier du peintre Thomas Couture, à Paris, mais il prend le contre-pied des enseignements de son maître, grande figure de l’art académique du XIXème siècle. Pendant ces six ans d’enseignement, Edouard Manet copie les œuvres du Louvre et voyage en Hollande, en Italie et en Espagne. Ces découvertes nourriront son œuvre tout au long de sa vie.

Les œuvres majeures d'Edouard Manet

C’est à l’occasion du Salon de 1859 que Manet dévoile sa première œuvre, Le Buveur d’absinthe, conservée aujourd’hui à la Ny Carlsberg Glyptotek. L’influence réaliste de Gustave Courbet (1819 – 1877) y est présente, mais ce tableau est surtout dédié à celui que Manet considère comme « le peintre des peintres », l’Espagnol du grand XVIIème siècle Diego Vélasquez. Cependant, son tableau est refusé au Salon. L’artiste bénéficie du soutien d’Eugène Delacroix et de Charles Baudelaire qui cherchent à le faire connaître sur la scène parisienne. Il est accepté au Salon de Paris en 1861 avec le Portrait de Monsieur et Madame Auguste Manet. C’est avec l’œuvre Le Déjeuner sur l’herbe, datant de 1863, que Manet affirme sa rupture avec le classicisme et l’académisme. Ce tableau suscite de vives réactions à cause du nu féminin qui n’est pas du tout pudique, puisque très réaliste et érotique contrairement aux nus académiques qui n’ont pas du tout cette dimension. Mais c’est son œuvre, Olympia, réalisée deux ans plus tard qui suscite le plus de critiques, puisqu’il s’agit de la représentation d’une prostituée moderne. L’insolence du modèle et son aspect provocateur seront aussi les raisons de la forte critique. Le tableau refusé en 1863 entrera au Louvre 44 ans après sa création.

Estimation et cote d'Edouard Manet sur le marché de l'art

À la fin de sa vie, Manet ne peint que de petits formats qu’il réalise assis. Il exécute également des pastels puisque la technique est moins fatigante que l’huile. Il meurt à 51 ans de la gangrène. Même s’il s’est toujours tenu à l’écart des impressionnistes, il n’a jamais hésité à soutenir ses représentants comme sa belle-sœur, Berthe Morisot (1841 – 1895). Le peintre a laissé plus de quatre cents toiles, des pastels, des esquisses et des aquarelles. Edouard Manet a une place importante dans le marché de l’art puisqu’en 2010, l’Autoportrait d’Edouard Manet est vendu à Londres pour 27 millions d’euros. En 2014, Le Printemps (Portrait de Jeanne Demarsy), 1881, conservé au Getty, est vendu à New-York pour la somme de 52 millions d’euros. Cependant, la mort prématurée de l’artiste fait qu’il nous laisse une production nécessairement moins importante que beaucoup de ses confrères modernes. Vous souhaitez faire expertiser un tableau d’Édouard Manet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre oeuvre d’Édouard Manet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature d'Edouard Manet

Reconnaître la signature d’Édouard Manet est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de ce pilier de la peinture moderne. Sa signature, bien que sujette à certaines variations au fil de sa carrière, présente des constantes observées sur de nombreuses œuvres majeures comme Olympia (1863), Le Déjeuner sur l’herbe (1863) ou encore Un bar aux Folies-Bergère (1882). Manet signe le plus souvent « Manet » en lettres inclinées, parfois légèrement ascendantes, avec une écriture fine et nerveuse, généralement apposée en bas à gauche ou à droite de la composition. Sur ses toiles de maturité, on retrouve fréquemment un « E. Manet » plus affirmé, tracé au pinceau avec une peinture sombre, presque toujours bien détachée du fond. Dans certaines œuvres sur papier, études ou esquisses, il peut aussi utiliser une signature plus abrégée ou plus rapide, témoignant de l’immédiateté du geste. Face à un marché où circulent copies anciennes et faux habiles, faire vérifier la signature d’un Édouard Manet par un spécialiste demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts en peinture du XIXᵉ siècle vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Manet, qu’il s’agisse d’une huile, d’un dessin ou d’une étude.

Signature Edouard Manet

En lien avec Edouard Manet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Gustave Loiseau

Gustave Loiseau

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Gustave Loiseau

Désireux de voler de ses propres ailes, Gustave Loiseau délaisse sa première activité de décorateur pour se dédier à la peinture, sa véritable passion, à partir des années 1880.

Estimation gratuite Gustave Loiseau

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Gustave Loiseau et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre peinture ou illustration de Gustave Loiseau en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, réalisé par de vrais experts de l’art et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques de Gustave Loiseau

L’artiste né en 1865 est originaire de la ville de Pontoise en banlieue parisienne, où il grandit dans une famille de commerçants. Elle lui inspire les sujets d’un grand nombre de ses toiles tels que le quartier de l’Hermitage, les bords de l’Oise, ou la cathédrale Saint Maclou. Il quitte le nid familial afin de devenir apprenti auprès de l’artiste Fernand Quignon à Montmartre et suit des cours à l’École des Arts Décoratifs à partir de 1887 afin de parfaire sa technique. Bien qu’il soit l’héritier d’une formation classique, il est à l’origine d’une production originale, riche et variée qui s’inscrit dans la lignée de Sisley, Pissarro, et Claude Monet.

Gustave Loiseau, pionnier de la vague post-impressionnisme

Loiseau est en effet considéré comme un peintre de la vague post impressionniste, située dans les deux dernières décennies du XIXème siècle. Ce mouvement est héritier de l’impressionnisme par le fractionnement de la touche et l’importance donnée à la lumière. Il rassemble aussi bien des artistes pointillistes comme Seurat ou Signac, que des peintres nabis parmi lesquels figurent Bonnard ou Maillol. Loiseau aime représenter des paysages poétiques dans lesquels il accorde une place prépondérante aux changements atmosphériques, comme Claude Monet le fit dans ses trente Vues de la cathédrale de Rouen (1892-1894). Ainsi pluie, neige, gèle, brume deviennent les protagonistes de ses toiles. Il porte aussi un grand intérêt à la division chromatique et aux jeux de lumière, créant sa propre forme d’harmonie picturale et se distinguant ainsi de ses contemporains. Il traite aussi bien les côtes et campagnes bretonnes et normandes que les paysages parisiens. Cet attrait pour la vie moderne ne le rapproche que davantage de ses prédécesseurs impressionnistes qui, étant les premiers témoins de la métamorphose de Paris par le baron Haussmann, se sont attelés à capturer les changements qui s’opèrent sous leurs yeux, adoptant une touche vive et nerveuse symbole d’instantanéité. Enfin, Loiseau consacre les dernières années de sa vie à peindre des natures mortes.

En 1884, Seurat, Signac, Cross et plusieurs autres artistes post impressionnistes souhaitant exposer en marge du Salon Officiel, fondent le Salon des Indépendants. Loiseau y participe en 1893 ainsi qu’à trois expositions des peintres impressionnistes et symbolistes de la galerie Le Barc. Toutefois, le tournant de sa carrière est sa rencontre avec le galeriste et marchand Paul Durand-Ruel en 1897 avec qui il développe une forte relation. Ce dernier, séduit par ses productions, lui achète des œuvres en grand nombre et lui organise une exposition personnelle dans sa galerie new yorkaise en 1904. C’est ainsi que l’artiste passe d’une popularité encore discrète à une renommée internationale. Désormais, ses toiles sont présentes dans les collections privées et publiques du monde entier. Il est exposé au musée d’Orsay, au Petit Palais de Genève, au musée Thyssen-Bornemizsa de Madrid ou encore au musée de Leipzig en Allemagne.

Estimation et cote de Gustave Loiseau sur le marché de l'art

Ses œuvres apparaissent fréquemment sur le marché de l’art. Elles se vendent entre 20 000 et 80 000 euros mais culminent parfois jusqu’à 100 000 à 500 000 euros en fonction de leurs dimensions et du sujet. La neige de Pontoise (1924, huile sur toile) a été vendue à 39 000 euros en mai 2018 à New York, tandis que L’Yonne à Auxerre de 1908, a été acquise pour le prix de 232 200 € en mai 2017 à Paris. Enfin une vente remarquable est celle de Brume sur l’Eure, Saint Cyr (1900). Elle a été adjugée au prix d’achat de 501 637 euros à Londres en 2017, ce qui représente près de trois fois son prix d’estimation.

(Illus.)Gustave Loiseau

En lien avec Gustave Loiseau

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Pham Hau

Pham Hau

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Pham Hau

Pham Hau est un artiste laqueur vietnamien né en 1903. Après avoir occupé un premier emploi à la gare de Hanoï, capitale du Vietnam, il se forme entre 1929 et 1934 à l’École des Beaux-Arts d’Indochine. 

Estimation gratuite Pham Hau

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Pham Hau et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de Pham Hau par de véritables experts de l’art en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts de l'artiste Pham Hau

Cette institution est une initiative des peintres français émigrés Victor Tardieu et Joseph Inguimberty, ainsi que du peintre vietnamien Nguyen Nam Son. Inguimberty est fasciné par la technique minutieuse et luxueuse du laque et regrette son déclin ; il l’introduit donc dès 1927 dans les enseignements de l’École. Il travaille également à enrichir la palette traditionnelle noir, rouge, argent et or, de bleu et de vert.

Pham Hau est rapidement fasciné par cette pratique ancestrale, bien qu’il s’agisse d’un processus de création long, onéreux et complexe. Il faut dans un premier temps extraire la résine de l’arbre à laque, puis passer par plusieurs étapes de filtration, de repos et d’ajout d’ingrédients. On obtient alors un vernis, appelé le laque (la laque désigne la résine initiale). Ce vernis doit être appliqué sur la surface désirée à une température précise. Chaque couche doit longuement sécher avant l’application de la suivante. Pour obtenir les couleurs, il faut ajouter des oxydes métalliques.

Pham Hau et la perfection du laque

Pham Hau tire grand profit de l’enseignement d’Inguimberty et devient un laqueur talentueux. Ses compositions se caractérisent par la finesse et minutie de la représentation, un usage subtil et raffiné des couleurs (traditionnelles comme nouvelles), et des sujets assez récurrents : paysages, villages, animaux.

Comme plusieurs autres artistes vietnamiens du XXème siècle, Pham Hau cherche à fusionner les innovations occidentales à la tradition vietnamienne, tant dans la technique (avec le laque) que dans l’iconographie (avec des représentations des paysages, de la végétation et du mode de vie de son pays). Par exemple, dans Les Jeunes vachers dans un paysage tonkinois (vers 1938), le sujet et le décor sont typiquement vietnamiens ; mais la perspective donnée par l’oblique du cours d’eau, qui donne sa profondeur à l’œuvre, est un apport de la peinture occidentale.

Dans cette logique de renouvellement du laque traditionnel, Pham Hau utilise les nouvelles couleurs de laque mises au point par son professeur Joseph Inguimberty. Ainsi, le plan aquatique du Paysage aux jonques (1943), qui occupe la majeure partie de la composition, décline des gammes de bleus et de turquoises extrêmement raffinées. Cette œuvre illustre par ailleurs la délicatesse et la méticulosité de son travail.

Estimation et cote de Pham Hau sur le marché de l'art

La production artistique de Pham Hau étant relativement homogène, il en va de même pour les prix d’adjudication de ses œuvres. Ses ensembles de bois laqué à plusieurs panneaux, représentant des villageois ou des paysages, sont ainsi généralement adjugés entre 200 000 et 500 000 euros. Les Neuf carpes, ensemble de quatre panneaux particulièrement élégant dans son raffinement chromatique, s’est ainsi vendu 400 000 euros en 2019.

(Illus.)Pham Hau – Neuf carpes

En lien avec Pham Hau

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Kees Van Dongen

Kees Van Dongen

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Kees Van Dongen

Kees Van Dongen est un peintre français d’origine néerlandaise, proche des milieux anarchistes, qui s’emploie par son œuvre à dénoncer les inégalités, mais s’affirme également comme peintre décoratif, portraitiste de la haute société.

Estimation gratuite Kees Van Dongen

Vous souhaitez estimer votre objet (peinture, dessin…) de Kees Van Dongen et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre œuvre de Kees Van Dongen en quelques clics par de véritables commissaires priseurs et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Kees Van Dongen : de Rotterdam à Montmartre (1898-1904)

Kees Van Dongen se forme au dessin en suivant les cours du soir de dessin géométrique à l’Akademie voor Beeldende Kunsten de Rotterdam. Après un premier séjour d’un an à Paris en 1897, il mène une activité de caricaturiste. Il réalise par ailleurs une série d’aquarelles lumineuses de Zandstraat, le quartier défavorisé de Rotterdam pour le journal Rotterdamsche Nieuwsblad. Dès ses premières peintures, le modèle de Rembrandt s’affirme. Au milieu des années 1890, les teintes de ses toiles sont contrastées, sa palette s’illumine et s’anime.

En 1899, Kees Van Dongen s’installe définitivement à Paris, où il rencontre Félix Fénéon et Maximilien Luce, qui partagent sa sensibilité anarchiste. Il se fait connaître à Paris en publiant des dessins politiques dans plusieurs périodiques, dont l’Assiette au Beurre, et expose rapidement à la galerie Vollard. Il présente des vues de Paris et des marines en couleurs pures et franches, anticipant sur le Fauvisme par ses couleurs vives et son dessin esquissé à l’encre de Chine.

Entre Fauvisme, Expressionnisme et Orientalisme

Kees Van Dongen compte parmi les précurseurs du Fauvisme. Dès 1904, il réinterprète la touche divisionniste de Paul Signac en appliquant de façon dynamique des couleurs pures. Il passe l’été 1905 à Fleury-en-Bière, où il choisit comme sujet les champs et les récoltes. La critique est élogieuse au Salon d’Automne, et il n’est pas associé aux Fauves avant qu’il ne s’installe au Bateau-Lavoir et ne fréquente Maurice de Vlaminck, Henri Matisse et André Derain en 1905-1906.

A partir de 1907, les portraits et nus de Kees Van Dongen se dotent de formes musculeuses qui évoquent le primitivisme de Pablo Picasso, et le peintre se montre sensible à l’art de Die Brücke en 1908. Il développe alors un style sensuel, en courbes fluides, aux coloris chauds, appliqués en touches vives, qu’il conserve jusqu’en 1912. Le succès de Kees van Dongen est alors fulgurant. Son sujet de prédilection est la gent féminine, qu’il présente dans des poses variées.

Entre 1910 et 1913, Kees Van Dongen se rend en Espagne, au Maroc et en Égypte. Il continue de représenter de jeunes femmes, mais concentre l’attention sur les éléments décoratifs, tels que les broderies des châles, les bijoux sophistiqués, ou le khôl qui cerne leur regard. Ces portraits, extrêmement sensuels, participent au renouvellement de l’Orientalisme. Cet attrait pour l’exotisme se traduit aussi dans son illustration des Milles et Unes Nuits en 1918. L’aspect décoratif de ses tableaux s’accentue jusque dans les années 1920, où les silhouettes s’épurent toujours davantage.

Kees Van Dongen, portraitiste de la haute société

A partir de 1918, Kees Van Dongen s’attache à la représentation de la haute société parisienne. Avec le portrait de Charles Rappoport (1920), il renouvelle l’art du portrait officiel. Il peint le visage et les mains du modèle en détails, contrastant avec l’arrière plan gris, peu travaillé. Un accessoire coloré est ajouté pour illuminer le tableau. Malgré la dimension stéréotypée de ses portraits, Kees Van Dongen peut être considéré comme le chroniqueur de son époque. Il se spécialise dans ce genre, qu’il exerce jusqu’à la fin de sa carrière. Il en réduit cependant le format dans les années 1950.

Le portrait décoratif de Kees Van Dongen se décline également en lithographie. Il voit dans cette technique une manière encore plus adaptée que la peinture à l’huile pour réaliser des arabesques allongées, et styliser les traits du visage. Il donne régulièrement à ses modèles des yeux et une bouche disproportionnellement grands, comme dans le portrait de Brigitte Bardot (1955), accentuant leur aspect décoratif.

Kees Van Dongen, peintre réputé, a de nombreux clients. Il est naturalisé français en 1929 et ses premières œuvres entrent au Musée du Luxembourg, couronnant sa carrière. Cependant, la crise économique de 1929 le touche durement, lui faisant perdre sa clientèle. Il se retire progressivement de la vie mondaine, et se rend finalement à Monaco après la Seconde guerre mondiale.

La cote des œuvres de Kees Van Dongen

Kees Van Dongen fait partie des artistes modernes les plus prisés du marché, étant classé à la 157ème place au rang mondial. Les ventes de ses œuvres sont en perte de vitesse depuis 2005, où il occupait la 18 place, cependant elles conservent une moyenne haute.

Ses lithographies représentent 56 % des ventes, et s’échangent pour la plupart pour 1000 à 5000 €, tandis que les aquarelles sont estimées le plus souvent 10 000 – 50 000 €. De nombreux portraits sont en circulation sur le marché. La plupart s’acquièrent pour 100 000 à 500 000 €, cependant les prix dépassent fréquemment le million. Ce sont les toiles des années 1905-1910 réinventant l’Orient qui atteignent les prix les plus élevés. Le record des ventes a été atteint en 2009 avec Jeune arabe (1910), toile acquise à New York pour 8 317 750 € (12 250 000 $).

(Illus.)Kees Van Dongen, La femme au grand chapeau, 1906

En lien avec Kees Van Dongen

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Paul Cézanne

Paul Cézanne

Home » artistes » Page 171

Estimation et cote de l'artiste Paul Cézanne

Paul Cézanne (1839-1906) est l’un des peintres français les plus recherchés du marché de l’art ! Né à Aix-en-Provence, il passe une partie de sa vie entre Paris et sa Provence natale, avant de s’y installer durablement.  Il faudra attendre les années 1890 pour que son travail soit réellement reconnu par les collectionneurs et les marchands. Aujourd’hui, ses natures mortes, ses paysages, ses portraits et ses aquarelles peuvent atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars aux enchères.

Vous possédez une œuvre de Paul Cézanne ? Chez Estimon’objet, faites-la estimer gratuitement par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Paul Cézanne

Prix des œuvres de Paul Cézanne

  • Peintures : entre 600 000 € et plus de 150 millions d’euros

  • Aquarelles et dessins : entre 80 000 € et 3 000 000 €

  • Estampes : entre 500 € et 20 000 €

Vous possédez un dessin, une aquarelle ou une peinture attribuée à Paul Cézanne et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en quelques clics grâce à Estimon’Objet. Nos commissaires-priseurs et experts en art moderne analysent votre pièce selon son authenticité, sa provenance et sa qualité d’exécution, pour vous fournir une estimation fiable, gratuite et confidentielle. Confier une œuvre de Cézanne à Estimon’Objet, c’est bénéficier d’un réseau d’experts rigoureux et d’une connaissance fine du marché international de l’artiste.

Quelle est la cote de Paul Cézanne sur le marché de l’art ?

La cote des peintures à l’huile

Voici quelques ventes majeures et références :

  • Rideau, cruchon et compotier (1893-1894) : cette nature morte historique a été adjugée 60 502 500 $ chez Sotheby’s à New York en mai 1999. Elle reste l’un des résultats les plus importants obtenus par Cézanne aux enchères.
    Les Pommes (1889-1890) : cette huile sur toile issue notamment de la collection du marchand Ambroise Vollard a atteint 41 605 000 $ chez Sotheby’s à New York en mai 2013.
    Nature morte : pommes et poires (vers 1888-1890) : cette composition a été vendue 19 969 350 $ chez Sotheby’s à New York en mai 2021. Le résultat est intéressant car il montre qu’une œuvre importante de Cézanne peut aussi se vendre nettement sous son estimation : celle-ci était alors annoncée entre 25 et 35 millions de dollars.
    Arbres et maisons au bord de l’eau (vers 1892-1893) : ce paysage a été adjugé 11 137 400 $ chez Sotheby’s à New York en novembre 2018.
    Nature morte aux fruits et pot de gingembre (vers 1895) : cette toile a été vendue 36 976 000 $ chez Sotheby’s à New York en novembre 2006. Elle avait déjà été vendue chez Christie’s à Londres en 2000 pour 12 103 750 £, ce qui illustre l’importance de la provenance et de la qualité d’une œuvre dans l’évolution de sa valeur.

Le marché peut même atteindre des niveaux encore plus spectaculaires pour certains paysages majeurs. La Montagne Sainte-Victoire (1888-1890) a ainsi atteint 137 790 000 $ chez Christie’s à New York en novembre 2022, ce qui constitue l’un des plus grands résultats jamais obtenus pour une œuvre de Cézanne aux enchères.

La cote des dessins et aquarelles

Il serait une erreur de penser que seules les huiles intéressent les collectionneurs ! Cézanne a beaucoup travaillé sur papier et le dessin occupe une place importante dans sa pratique. Le MoMA rappelle d’ailleurs que l’artiste dessinait presque quotidiennement au cours de sa longue carrière.

Voici quelques résultats particulièrement intéressants :

  • Femme assise (Madame Cézanne) (1902-1904) : cette aquarelle et crayon sur papier a été vendue 3 964 000 € chez Christie’s à Paris en avril 2026. Il s’agit d’un résultat exceptionnel pour une œuvre sur papier de Cézanne en France.
    Paul Cézanne fils et un enfant (vers 1886-1887) : ce dessin au crayon a été adjugé 32 760 £ chez Christie’s à Londres en mars 2022, alors que son estimation se situait entre 18 000 et 25 000 £.
    Route tournante en sous-bois (vers 1885-1890) : cette aquarelle, fusain et crayon sur papier a atteint 403 200 $ chez Sotheby’s à New York en mai 2022. La même œuvre a ensuite été proposée chez Sotheby’s à Londres en mars 2026, où elle a été vendue 268 800 £.

Ces résultats montrent surtout une chose : une petite œuvre sur papier n’est pas forcément une œuvre de moindre valeur. Chez Cézanne, une aquarelle ancienne, bien conservée et parfaitement documentée peut atteindre plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’euros !

La cote des estampes et lithographies

Cézanne a produit relativement peu d’estampes. Le MoMA recense seulement neuf œuvres imprimées, réalisées à l’eau-forte et à la lithographie. Les lithographies des années 1890, notamment celles publiées par Ambroise Vollard, peuvent donc intéresser les collectionneurs spécialisés. La cote dépend ici beaucoup de l’état, de l’épreuve, du tirage et de l’édition.

Voici quelques résultats de ventes :

  • Les Baigneurs, petite planche (1896-1897) : cette lithographie en couleurs, issue d’un tirage d’environ 100 exemplaires, a été vendue 12 500 $ chez Christie’s en octobre 2019.
    Les Baigneurs, petite planche (1896-1897) : une autre épreuve de cette lithographie a atteint 12 500 $ chez Christie’s en octobre 2013.
    Les Baigneurs, grande planche (1896-1897) : une épreuve a été adjugée 23 940 £ chez Christie’s à Londres en mars 2024. L’exemplaire appartenait au premier état de l’œuvre et conservait notamment l’inscription lithographique de l’artiste.
    Portrait de Cézanne par lui-même (1896-1897) : une lithographie de l’édition Vollard, imprimée en 1920, a été vendue 550 € chez Aste Bolaffi à Turin en mai 2025.

Comment reconnaître une oeuvre de Paul Cézanne ?

Reconnaître une peinture de Cézanne demande de regarder bien plus que le sujet. Une nature morte avec des pommes n’est pas automatiquement un Cézanne !

L’artiste a travaillé toute sa vie sur des paysages, des portraits, des scènes de baigneurs et des natures mortes, mais certains éléments reviennent souvent. Dans ses tableaux de maturité, les objets sont construits avec des touches de couleur courtes et visibles. Les formes semblent solides, mais elles ne respectent pas toujours parfaitement la perspective classique. Une assiette peut ainsi paraître légèrement inclinée et une table peut donner l’impression de ne pas être parfaitement droite. Ce sont des éléments importants à examiner lorsqu’une œuvre lui est attribuée.

La manière de poser la peinture est également intéressante. Cézanne utilise souvent de petites touches ou de courts coups de pinceau qui se croisent et se répondent. Dans ses œuvres de maturité, les couleurs bleues, vertes, ocres et rouges jouent un rôle essentiel pour donner du volume aux objets et aux paysages. Il ne cherche donc pas simplement à reproduire ce qu’il voit : il construit progressivement les formes avec la couleur. Le National Gallery of Art parle à ce sujet de son fameux « constructive stroke », une manière très reconnaissable d’appliquer la peinture par touches régulières.

Les sujets peuvent aussi donner une première indication. La montagne Sainte-Victoire, les paysages autour d’Aix-en-Provence, L’Estaque, le Jas de Bouffan, les pommes, les cruches et les portraits de proches occupent une place importante dans son œuvre. Mais attention : un sujet typique ne suffit jamais pour authentifier un tableau. L’examen doit aussi porter sur la peinture elle-même, le support, les dimensions, la provenance et les éventuelles publications ou références dans les catalogues consacrés à l’artiste.

Comment reconnaître la signature de Paul Cézanne ?

Cézanne signe généralement ses œuvres de manière assez discrète. Les inscriptions peuvent prendre la forme « P. Cézanne » ou « P. Cezanne », selon les œuvres. La National Gallery of Art conserve par exemple Antony Valabrègue (1866), signé « P. Cezanne » dans l’angle inférieur droit, tandis que House of Père Lacroix (1873) porte une signature et une date dans l’angle inférieur gauche. Ces exemples montrent qu’il ne faut pas chercher un emplacement unique ou une signature parfaitement identique sur toutes les œuvres !

La signature doit donc être étudiée avec beaucoup de prudence. Une inscription qui semble correspondre à « Cézanne » ne suffit absolument pas à authentifier une œuvre ! Elle doit être comparée à la peinture, au papier ou à la toile, aux dimensions, à la technique et surtout à la provenance. Pour les dessins et aquarelles, les catalogues raisonnés et les archives de l’artiste peuvent apporter des informations particulièrement précieuses.

Si vous avez une question, contactez les spécialistes et les commissaires priseurs d’Estimon’objet !

Expertise signature Paul Cezanne
Signature Paul Cezanne

Peintures de Paul Cézanne : ce que regarde notre expert

Romain Rudondy, notre spécialiste de l’art moderne chez Estimon’objet, commence par regarder l’œuvre dans son ensemble. Quel est le sujet ? Est-ce une nature morte, un paysage, un portrait ? Quelle est la technique utilisée et quelles sont les dimensions du tableau ? Ces premières informations sont importantes, car Cézanne n’a pas peint de la même manière tout au long de sa vie. Une œuvre qui lui est attribuée doit donc être cohérente avec la période à laquelle elle est censée appartenir !

Romain porte ensuite une attention particulière aux coups de pinceau. Chez Cézanne, la peinture reste souvent bien visible sur la toile. Les couleurs sont posées par petites touches qui servent à donner du volume aux pommes, aux maisons, aux arbres ou aux personnages. Dans une nature morte, par exemple, il regarde comment les fruits sont peints, mais aussi comment les ombres sont traitées et comment les objets sont posés sur la table. La façon dont Cézanne construit ses formes avec la couleur fait partie des éléments que l’on peut comparer avec ses œuvres authentifiées.

Le sujet donne aussi de précieux indices. Une montagne Sainte-Victoire, les paysages autour d’Aix-en-Provence, les pommes ou les baigneurs font bien partie des thèmes chers à Cézanne. Mais cela ne suffit évidemment pas ! Romain vérifie si le tableau correspond à ce que l’on connaît de l’artiste à cette période. Il peut comparer le sujet, les dimensions, les couleurs et la manière de peindre avec des œuvres conservées dans les musées ou répertoriées dans les catalogues consacrés à Cézanne.

La provenance est un autre élément que Romain prend très au sérieux. Une ancienne étiquette au dos du tableau, une inscription, un cachet de marchand ou un document transmis avec l’œuvre peuvent parfois apporter une information capitale. Pour Cézanne, le parcours de certaines œuvres est particulièrement bien documenté, notamment lorsqu’elles sont passées par des marchands ou des collectionneurs importants comme Ambroise Vollard. C’est pourquoi Romain ne se contente jamais d’un seul indice : il confronte tout ce que les photographies permettent d’observer avant de se prononcer sur une œuvre !

Paul Cézanne, le père de l'art moderne qui a réinventé la montagne Sainte-Victoire

Paul Cézanne naît à Aix-en-Provence le 19 janvier 1839 dans une famille aisée. Son père, Louis-Auguste Cézanne, est banquier et souhaite d’abord voir son fils suivre une voie sérieuse. Le jeune Paul commence donc des études de droit, mais son amitié avec Émile Zola l’encourage à suivre une autre route. En 1861, il part pour Paris et fréquente les milieux artistiques. Il y rencontre notamment Camille Pissarro, avec qui il nouera une relation artistique importante.

Cézanne passe alors de longues périodes entre Paris et la Provence. Il participe aux expositions impressionnistes de 1874 et 1877, mais reste longtemps incompris par la critique et le public. Sa relation avec Zola finit elle aussi par se briser après la publication du roman L’Œuvre en 1886, que Cézanne aurait pris comme une attaque personnelle. La même année, deux événements bouleversent pourtant sa vie : il épouse Hortense Fiquet en avril et hérite de la propriété familiale du Jas de Bouffan après la mort de son père en octobre. Il dispose désormais d’une sécurité financière qui lui permet de travailler beaucoup plus librement.

La reconnaissance arrive tardivement. En 1895, Ambroise Vollard organise à Paris la première exposition personnelle consacrée à Cézanne, un événement déterminant pour sa carrière. L’artiste, alors âgé de 56 ans, reste pourtant très attaché à Aix-en-Provence et à ses paysages. Dans ses dernières années, il travaille notamment autour de la montagne Sainte-Victoire, du Château Noir et des carrières de Bibémus. Cézanne meurt à Aix-en-Provence le 23 octobre 1906, après avoir consacré près de cinquante ans à la peinture et au dessin.

Si vous pensez avoir une oeuvre de Cézanne entre les mains, photographiez également le dos du tableau ! Le châssis, les étiquettes anciennes, les inscriptions, les cachets de marchands ou les anciennes marques de collection peuvent apporter des informations précieuses sur la provenance. Dans le cas de Cézanne, cette histoire est particulièrement intéressante puisque certaines œuvres sont passées entre les mains de marchands et collectionneurs importants comme Ambroise Vollard, Paul Rosenberg ou Cornelis Hoogendijk.

En lien avec Paul Cézanne

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.