Georges Rouault

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Estimation et cote de l'artiste Georges Rouault

Georges Rouault (1871-1958) est un peintre et décorateur français dont l’œuvre traduit une spiritualité intense.

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Les années de formation de Georges Rouault

Georges Rouault grandit à Paris dans un milieu d’artisans, et commence en 1885 un apprentissage chez le peintre verrier Marius Tamoni, puis chez Émile Hirsch en 1886. Pour se former au dessin, il suit aussi aux cours du soir à l’École des Arts décoratifs de Paris.

Encouragé par son grand-père, Georges Rouault choisit finalement la carrière de peintre. Il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris, d’abord dans l’atelier d’Elie Delaunay, puis dans celui de Gustave Moreau de 1892 à 1895, et enfin dans celui de Louis Valtat. Cette formation est décisive pour le peintre, qui remporte le prix Chenavard en 1894 pour l’Enfant.

Élève favori de Gustave Moreau, il connaît une crise morale à la mort du maître en 1895. II devient conservateur du musée Gustave Moreau en 1903, qu’il dirige jusqu’en 1932.

Avec trois anciens élèves de Gustave Moreau, Henri Matisse, René Piot, et Albert Marquet, il fonde le Salon d’Automne en 1903. Ses compositions manifestent aussi son lien avec Gustave Moreau, dont il reprend les thématiques sacrées et mythologiques. Dans le traitement de la lumière et des visages en revanche, il s’inspire davantage de Rembrandt et de Léonard de Vinci. Ces influences sont sensibles dans Le Christ mort pleuré par les saintes femmes (1895-1897).

Parallèlement, Georges Rouault a cependant une autre production, qu’il signe du nom de « G. Rouault-Champdavoine ». Il s’agit d’aquarelles représentant d’après nature les quartiers délabrés.

Georges Rouault et le développement d’un style personnel et engagé

Un artiste militant

En 1901, Georges Rouault fait de la peinture une expérience morale et humaine, qui représente les exclus. Il développe une perspective tout à fait personnelle qui s’exprime dans ses œuvres entre 1903 et 1911.

Georges Rouault se consacre alors principalement à l’aquarelle. S’inspirant de Jean-Louis Forain, Henri de Toulouse-Lautrec, Paul Cézanne, et Honoré Daumier, il adopte comme iconographie de prédilection les clowns et les prostituées. Les figures, cernées par un contour large, présentent un teint terreux.

Une diversification de moyens

Georges Rouault peint aussi sur céramiques, collaborant avec André Metthey.

En 1911, il diversifie ses moyens, utilisant souvent la gouache et la peinture à l’huile. De nouveaux modèles font aussi irruption dans l’œuvre de Georges Rouault. Il représente principalement les juges, les ouvriers et les sans-abris, dans des compositions qui traduisent une certaine angoisse. Plus tard, s’il n’abandonne pas les thématiques sociales, il retourne également aux sujets religieux (1916).

A l’incitation d’Ambroise Vollard, Georges Rouault se tourne vers la gravure. Ce moyen d’expression devient rapidement un aspect essentiel de sa création. Son projet le plus important est Miserere, commencé en 1917, et publié en 1948.

Plus tard, Georges Rouault s’intéresse au théâtre, et réalise le décor du ballet Le Fils prodigue de George Balanchine pour les Ballets Russes de Sergei Diaghilev.

La manière des années 1930 : le retour à la couleur

Les thématiques des œuvres de Georges Rouault sont alors assez stables. Dans les années 1930 cependant, il change de technique, et abandonne l’aquarelle et la gouache pour l’huile. Sa pâte se fait plus fondue, plus brillante, et il adopte des couleurs plus vives et variées. Il cerne les figures d’un contour qui donne une aura à la forme, évoquant les vitraux et mosaïques byzantines.

Un apaisement de l’art de Georges Rouault

A la fin des années 1930, Georges Rouault libère ses œuvres de leur angoisse et de leur violence sous-jacente.

Il figure alors des fleurs, des paysages, et les mystères joyeux du rosaire sur ses peintures et tapisseries. Les paysages prennent une dimension lyrique et mystique, et sont peuplés de personnages sacrés. Le style se fait archaïsant, avec un hiératisme accentué des personnages, et une simplification des formes. Sur de plus petits formats, il applique une pâte épaisse, de manière à donner un aspect de bas-relief. La palette plus riche, est en symphonie de rouge, jaune et vert.

Georges Rouault cherche alors à permettre à la couleur de créer sa propre lumière. Ses vitraux pour l’église du Plateau d’Assy en 1945 et ses émaux pour l’abbaye de Ligugé en 1949 relèvent de cette quête.

La cote des oeuvres de Georges Rouault

Combien vaut une oeuvre de Georges Rouault ? Sa cote n’atteint plus le niveau des années 1990, mais ses œuvres restent très prisées, avant tout sur le marché international.

Les créations qui circulent le plus sont les estampes (80 % du marché). Elles s’échangent pour 100 à 500 €, faisant de Georges Rouault un artiste relativement accessible.

Ses gouaches, aquarelles, et peintures circulent moins. Elles se vendent le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €. En ce qui concerne les arts graphiques, ce sont les gouaches de sa première période qui atteignent les prix les plus hauts. En peinture en revanche se sont ses toiles des années 1940 qui remportent des records de vente.

(Illus.)Portrait de Georges Rouault.

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Estimation gratuite Henri Manguin

Henri Manguin

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Estimation et cote de l'artiste Henri Manguin

Évoquer un « Éden retrouvé » à travers des paysages aux formes simplifiées et aux couleurs flamboyantes, tel est le péché mignon d’Henri Manguin. L’artiste français, né à Paris en 1874, abandonne rapidement ses études au lycée Condorcet pour se consacrer à la peinture.

Estimation gratuite Henri Manguin

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Les débuts artistiques du peintre Henri Manguin

En 1894, il suit une formation rigoureuse dans l’atelier de Gustave Moreau, à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il se lie d’amitié avec Albert Marquet, Henri Matisse, ou encore Georges Rouault. Il participe à des manifestations artistiques en marge du Salon officiel comme l’exposition de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1897. Plus tard, Henri Manguin participe au Salon des Indépendants de 1902 mais aussi au Salon d’Automne de 1905 où il présente cinq toiles. Le thème du paysage y est omniprésent comme en témoignent les titres choisis : Sous les arbres, Le Pré, Les chênes lièges, etc. Toutefois, Manguin ne néglige jamais la figure humaine dans sa peinture, il la fait dialoguer avec son environnement de la façon la plus naturelle possible. Le critique d’art Pierre Cabanne résume assez bien les procédés employés par l’artiste : « dans chaque tableau de Manguin il est midi, la lumière chante, glisse sur l’eau calme, la chair épanouie, les fleurs ouvertes ou les fruits mûrs, c’est l’heure exacte du bonheur présent ».

Henri Manguin, figure majeure du fauvisme

Manguin est perçu comme un artiste fauve de la première heure, bien qu’il ait reçu un enseignement académique. Il privilégie une conception personnelle de la peinture et emploie des techniques novatrices. Il a notamment recours à la juxtaposition de couleurs vives et à de larges plages de peinture violette qui structurent ses compositions. Par leur récurrence, elles deviennent la signature de l’artiste. La division de la touche témoigne de son attrait pour le néo-impressionnisme de Signac et Seurat. Toutefois, son intérêt se portant davantage sur des couleurs franches et un abandon de la perspective, c’est au fauvisme qu’on l’affilie. La palette rayonnante de Manguin lui est inspirée par la lumière du sud de la France où il s’installe avec sa femme et ses trois enfants en 1904. Manguin ne cherche pas à intellectualiser sa peinture, c’est la dimension émotionnelle qu’il fait primer avant tout. Il conserve néanmoins une certaine rigueur dans ses compositions, ne déformant jamais ses sujets, il hérite cette précision de Cézanne.

Dès 1906, il rencontre un vif succès auprès des marchands et des collectionneurs : le galeriste Ambroise Vollard lui achète ainsi 142 toiles, pastels et dessins. L’année suivante, la galerie de Bernheim-Jeune, figure majeure de l’art moderne, fait l’acquisition d’un ensemble de ses toiles et de ses dessins. Manguin voyage avec ses amis peintres. Il se rend à Collioure avec Matisse ou encore en Italie avec Marquet. Il fréquente régulièrement la Suisse où il fait la rencontre du couple de collectionneurs Hahnloser-Bühler qui apprécie particulièrement sa peinture. C’est ainsi que son art s’internationalise puis qu’il est exposé dans les galeries du monde entier (Paris, Londres, Madrid, Genève). À la fin de sa carrière, il quitte l’avant-garde pour adopter un style plus nuancé. Il ne rompt pas pour autant ses liens avec des artistes comme Albert Marquet avec qui il reste ami toute sa vie. De même, le milieu du marché de l’art continue à défendre ses œuvres malgré sa prise de distance.

Estimation et cote de Henri Manguin sur le marché de l'art

De nos jours, les œuvres d’Henri Manguin sont très prisées par les collectionneurs. Ses toiles sont plutôt rares sur le marché de l’art ce qui a pour effet d’augmenter leur valeur. Sa cote est relativement élevée et peut atteindre des records. Pour ses tableaux il faut compter entre 10 000 et 55 000 euros : les natures mortes sont les toiles les moins onéreuses puisqu’elles sont estimées à 10 000 euros, viennent ensuite les scènes d’intérieur à 20 000 euros, les nus à 25 000 euros et enfin les paysages qui culminent en moyenne à 30 000 euros. Les peintures fauves et les paysages arcadiens, étant les plus recherchés, sont estimés entre 70 000 et 400 000 euros. À titre d’exemple le nu intitulé Le Reflet (huile sur toile, 1904) a trouvé acquéreur au prix de 230 000 euros en 2017 à New York. En 2016, sa toile Les oliviers à Cavalière (1906) a su séduire les acheteurs et a été adjugée 1 008 000 euros.

(Illus.)Manguin

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Estimation gratuite Maximilien Luce

Maximilien Luce

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Estimation et cote de l'artiste Maximilien Luce

Maximilien Luce est un peintre néo-impressionniste reconnu pour son talent de coloriste. Anarchiste, il utilise son art pour dénoncer les injustices et représenter la dignité du travail ouvrier.

Estimation gratuite Maximilien Luce

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Maximilien Luce, artiste néo-impressionniste et illustrateur

Un apprentissage double

Maximilien Luce fait son apprentissage chez le graveur sur bois Henri Théophile Hildebrand, tout en suivant des cours du soir à l’école de dessin de la rue de Vaugirard, et en assistant aux cours Maillart.

Engagé comme ouvrier-graveur chez le Eugène Froment, Maximilien Luce réalise des illustrations destinées à des journaux français et étrangers. Il se forme en même temps à la peinture, suivant les cours de Carolus-Duran à l’Académie suisse.

Pour ses premiers tableaux, à partir de 1876, Maximilien Luce représente la vie quotidienne, et des paysages familiers. Il expose pour la première fois au Salon des Artistes Indépendants en 1887, avec La Toilette, qui attire l’attention de Camille Pissarro, de Félix Fénéon et de Paul Signac.

Le peintre divisionniste ou pointilliste

Tout comme Georges Seurat, Maximilien Luce adopte un style divisionniste, aussi nommé pointilliste par la critique. Il applique la couleur primaire en touches divisées, organisées en fonction de leurs complémentaires. Exposant à Bruxelles au Salon des Vingt en 1889 et 1892, il participe à la diffusion de néo-impressionnisme hors de France.

Les thématiques de prédilection de Maximilien Luce sont le monde ouvrier, les paysages, et les nocturnes. En voyage à Londres en compagnie de Camille Pissarro en 1892, il est fasciné par les effets du fog londonien, comme le montrent ses vues de Londres. Il rejoint ensuite Paul Signac à Saint-Tropez, où il réalise des paysages. Bien inséré dans le cercle néo-impressionniste, Maximilien Luce réalise aussi une série de portraits de ses membres, capturant la personnalité des artistes.

L’illustrateur anarchiste

Marqué dans sa jeunesse par la répression de la Commune de Paris, Maximilien Luce collabore à des publications anarchistes, notamment pour Le Père Peinard dont il dessine la couverture, La Feuille de Zo, L’Incendiaire et Le Chambard. Il travaille également pour L’Assiette au beurre, Les Hommes d’aujourd’hui, L’Illustration, La Révolte, et Les Temps nouveaux. Anarchiste notoire, il est arrêté et détenu à la prison Mazas en 1894, aux côtés de Félix Fénéon, quand l’anarchiste Caserio assassine le président Sadi Carnot. Cette arrestation lui inspire la série de lithographies Mazas, à sa libération en août 1894.

Maximilien Luce, le peintre de la modernité engagée

Le monde ouvrier : l’usine et la modernisation urbaine

En 1895, Maximilien Luce découvre le Borinage, région en pleine expansion industrielle. Il y retourne en 1897 et 1899, pour représenter la beauté du travail ouvrier. Son regard est très différent de celui de Constantin Meunier, qui parcourt la même région pour mettre en valeur la pénibilité de ce travail. Amateur de nocturnes, Maximilien Luce montre surtout le travail de nuit des ouvriers, jouant des contrastes entre ombre et lumière, avec des œuvres telles que L’Aciérie (1895).

A Paris, Maximilien Luce suit avec attention les chantiers liés aux Expositions universelles de 1889 et 1900. Il Cette importance renouvelée accordée au sujet urbain est assez rare parmi les Néo-impressionnistes. Il représente avant tout les différents métiers des chantiers, et les machines utilisées par les ouvriers, avec des œuvres telles que Les Batteurs de pieux (1902-1905).

Le peintre d’histoire

Au tournant du XXème siècle, Maximilien Luce pratique un Art social. Convaincu de l’action de l’Art sur la société, il réalise de grands formats, qui le rapprochent de la peinture d’histoire, et accentuent la dignité du sujet. Dans ces années, il s’éloigne progressivement du néo-impressionnisme, et traite la couleur de manière plus libre, annonçant l’art Fauve.

A partir de 1903, Maximilien Luce décide de représenter l’histoire contemporaine. Avec Une rue de Paris en mai 1871 (1902), il débute une série de toiles sur le thème de la Commune.

Mobilisé pendant la Première guerre mondiale, il s’évertue à représenter la vie des soldats, leur quotidien, du départ des combattants au retour des blessés. Cette démarche se traduit par une série de toiles consacrées aux gares parisiennes et aux permissionnaires, entre 1915 et 1917.

A la fin de la guerre cependant, Maximilien Luce se détourne de la peinture d’histoire, et reprend les thèmes du premier impressionnisme, la nature des bords de Seine et les baigneurs. Il peint alors de manière plus fluide, se rapprochant de l’impressionnisme tardif.

La cote des œuvres de Maximilien Luce

La cote des œuvres de Maximilien Luce, assez stable depuis 10 ans, a connu un hausse en 2022 avec l’enregistrement d’une vente record à New York pour sa toile Baigneuses à Saint-Tropez (1892), vendue 3 508 858 € (3 700 000 $). Artiste français, il est très prisé sur les marchés anglais et américains, où dominent les ventes de tableaux. En France, les œuvres graphiques s’échangent également facilement, ce qui en fait un artiste plus accessible. Les dessins et estampes sont estimés pour la plupart pour 100 à 500 €, mais il n’est pas rare que les feuilles dépassent les 5 000 € s’il s’agit de caricatures lithographiées, comme ce fut le cas en 2004 à Londres pour Usines à Charleroi (1898), vendue 6 424 € (4 500 £). En ce qui concerne les peintures, leur prix de vente le plus courant se situe entre 1 000 et 5 000 €.

(Illus.)Maximilien Luce, Les Batteurs de pieux (1902-1905), Paris, musée d’Orsay.

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Estimation gratuite Claude Viallat

Claude Viallat

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Estimation et cote de l'artiste Claude Viallat

« J’ai l’impression d’être un inconscient qui travaille » déclare Claude Viallat au cours d’une interview réalisée en 2021. En effet, c’est par le biais du hasard que cet artiste né en 1936 à Nîmes tombe dans la peinture alors que rien ne l’y prédisposait. Sans diplôme, seule l’École des Beaux-Arts de Montpellier lui ouvre ses portes.

Estimation gratuite Claude Viallat

Prix des œuvres de Claude Viallat

  • Peintures - entre 100 € et 60 000 €

  • Estampes - entre 50 € et 15 000 €

  • Dessins - entre 50 € et 20 000 €

  • Sculptures - entre 500 € et 20 000 €

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Les débuts artistiques de Claude Viallat

Il y étudie de 1955 à 1959, pour ensuite poursuivre sa formation aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Raymond Legueult. Une première transition s’opère entre sa phase figurative et sa phase abstraite lors de son service militaire en Algérie (1959-1962). Pendant cette période il peint des taureaux sur des boîtes de fromage, cet animal constitue un des leitmotivs de sa carrière. Il s’inspire également des formes et couleurs de Matisse en travaillant sur des matériaux de récupération. À partir de 1964, il devient à son tour professeur à l’École des Beaux-Arts de Nice, où il incite ses élèves à se distinguer en trouvant leur propre signature. Claude Viallat suit son propre conseil, puisque en 1966 il met au point sa marque de fabrique suite à une expérimentation à l’éponge. Il répète une forme oblongue aux contours souples, que certains interprètent comme un haricot, et d’autres comme les empègues dessinés au pochoir sur les maisons du Sud. Il conjugue ce motif à l’infini et le travaille inlassablement. Cette même année a lieu sa première exposition à la galerie A de Nice, durant laquelle il fait la connaissance des artistes de l’École de Nice tels qu’Arman, Ben, ou encore Bernar Venet.

Claude Viallat : un peintre à la recherche de l'individualité

Claude Viallat fait partie des membres fondateurs du groupe Support/Surface, dont le nom a été conçu par Vincent Bouliès, leur chef de file. Il s’agit d’un mouvement éphémère dont la première manifestation a lieu en 1969 lors d’une exposition au Musée d’Art Moderne de Paris. Les artistes qui en font partie souhaitent remettre en question les moyens picturaux traditionnels. Cependant, des dissensions apparaissent rapidement au sein du groupe qui se scinde dès 1972. Viallat quitte cette association au bout d’un an pour entreprendre sa série des Prises : des empreintes de mains qu’il applique sur différentes surfaces à la manière des hommes des cavernes.

Outre cet évènement, Viallat est à la recherche de son individualité. Selon lui, c’est avant tout le support qui guide l’élaboration d’une œuvre, et la technique doit s’y adapter. Ainsi, en 1968, à la galerie Jean Fournier à Paris, il présente un travail sur les nœuds et les filets, explorant ainsi les rapports de tension entre ces éléments et leur support (sol ou arbres). Il ne cherche pas à produire un art signifiant et se focalise sur la façon d’exposer. Dans les années 1970, il introduit de nouveaux éléments plastiques dans ses œuvres : bâches, rideaux, parasols, tentes, chemises, etc. Ces matériaux sont tantôt utilisés individuellement, tantôt assemblés, et ont leur propre manière de refléter la couleur. Dans les années 2000, son travail s’oriente davantage vers les figures pop (bande dessinée, tags, décors de Noël) qu’il représente sur des chiffons usés comme des étoffes précieuses. Enfin en 2008, il travaille à nouveau sur un thème qu’il affectionne: la tauromachie, dont il présente une collection au musée des Cultures taurines de Nîmes.

Estimation et cote de Claude Viallat sur le marché de l'art

La renommée de Claude Viallat s’illustre à travers de nombreuses expositions : au pavillon français de la Biennale de Venise (1988), au Musée national d’Art Moderne-Centre Georges-Pompidou à Paris (1991), au musée Fabre à Montpellier (2014). Il s’impose de nos jours comme l’une des figures majeures de la peinture française contemporaine. Sur le marché de l’art, les estimations de ses œuvres sont élevées. Ses derniers résultats de vente témoignent du vif intérêt qu’elles suscitent. Ses tableaux, dessins et gravures s’échangent à l’international via un réseau important de galeries tandis que le marché des ventes aux enchères demeure essentiellement français. Les peintures de grand format (toiles, bâches) sont les plus convoitées, elles datent pour la plupart des années 1970-1980, et leur prix d’achat oscille entre 10 000 et 20 000 euros. En 2015, sa toile intitulée Colorant sur toile blanche 005, a été vendue au prix record de 50 000 euros lors d’une vente aux enchères consacrée au mouvement Support/Surface à Paris. Les peintures des années 1990-2000 ont une cote moins élevée, leur prix variant entre 8000 et 15 000 euros. Une acrylique sur tissu de 2017 numérotée 066 a été adjugée 15 000 euros, en 2019 à Paris. Enfin ses dessins et sérigraphies se situent dans gamme de prix homogène, allant de 500 à 1000 voire 2000 euros. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Claude Viallat et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre oeuvre de Claude Viallat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Claude VIALLAT (1936) Sans titre n°16. 2002 Acrylique sur tissu Etiquette de l’atelier au dos

Reconnaître la signature de Claude Viallat

Un élément important qui fait souvent la différence dans la valorisation d’une œuvre de Claude Viallat est la présence :

  • d’étiquettes de l’atelier au dos de la toile ou bâche. Ces étiquettes, parfois agrafées, mentionnent un numéro d’inventaire de l’atelier Viallat, la date ou une référence (« Composition / Sans titre / n°… / année … »). Par exemple, une œuvre Composition 038/1980 (175 × 101 cm) avec carte de l’atelier Viallat agrafée au dos a été adjugée 14 080 €.

  • de certificats d’authenticité signés par l’artiste ou la galerie. De nombreuses ventes récentes mentionnent que l’œuvre est accompagnée d’un certificat de Claude Viallat ou de sa galerie. Par exemple, Sans titre (n°184), 2008, acrylique sur raboutage (147×89 cm) est accompagnée d’un certificat de la galerie Bernard Ceysson, signé par l’artiste.

Expertise Signature Claude Viallat
Expertise gratuite signature Claude Viallat

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Estimation gratuite Camille Pissaro

Camille Pissarro

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Estimation et cote de l'artiste Camille Pissarro

Camille Pissarro est un célèbre peintre impressionniste. Né en 1830 aux Antilles danoises, il est envoyé par ses parents en France métropolitaine pour sa scolarité Mais dès 1852, il part à Caracas, au Vénézuela, et ne rentre en France que lorsque son père accepte de financer sa formation de peintre à Paris. C’est là que démarre son parcours artistique.

Estimation gratuite Camille Pissaro

Prix des œuvres de Camille Pissaro

  • Peinture : entre 50 000 € et plus de 24 000 000 €

  • Dessin, aquarelle, gouache, encre sur papier : entre 1 000 € et plus de 2 800 000 €

  • Estampe, gravure, pointe-sèche, lithographie, multiples : entre 50 € et 198 500 €

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Les débuts artistiques de Camille Pissarro

En France, il rencontre alors Claude Monet (1840 – 1926) et Armand Guillaumin (1841 – 1927) à l’Académie Suisse. En 1860, il entre en ménage avec Julie Vellay (1838 – 1926), qu’il épouse en 1871. Ils ont huit enfants, vivent entre autres à Pontoise et Louveciennes et connaissent de grandes difficultés financières. Au cours de la guerre de 1870, il part pour Londres en laissant ses œuvres en France. Certaines serviront aux Prussiens pour débiter de la viande et seront majoritairement détruites. À Londres, il découvre le travail de deux célèbres peintres paysagistes britanniques, John Constable (1776 – 1837), parmi les précurseurs de l’impressionnisme, et Joseph William Turner (1775 – 1851), « peintre de la lumière » et artiste romantique. Et surtout, il rencontre Paul Durand-Ruel (1831 – 1922) son futur marchand principal et celui des autres peintres impressionnistes. Après la guerre, il retourne s’installer en France. En 1889, il contracte une infection oculaire qui ne le quittera plus. Il décède en 1903.

Camille Pissarro, impressionniste et pointilliste

Peintre, il s’intéresse également aux arts graphiques : il dessine, produit des gravures à la pointe sèche ou à l’eau-forte et des lithographies. Son style de peinture évolue tout au long de sa carrière. Il découvre sa vocation de peintre paysagiste lors de l’Exposition universelle de 1855 où il rencontre les œuvres de Jean-Baptiste Camille Corot (1796 – 1875). Il peint à la suite de cela des paysages naturalistes des environs de Paris, inspirés du style des années 1820-1830 de Corot. Il entre en 1859 au Salon avec Paysage à Montmorency, et il y sera régulièrement exposé. Les quelques années où il n’est pas accepté au Salon, il expose avec Cézanne au Salon des refusés. En 1863, il y propose un paysage, une étude et un village. En 1870, ses œuvres commencent à répondre aux goûts du public avec des sujets plus décoratifs. Il présente ses œuvres à la première exposition impressionniste de 1874 et dans chacune des huit expositions du groupe, dont il sera le doyen. 

Camille Pissarro, un artiste reconnu de son vivant

Délaissant un temps l’impressionnisme, il rencontre Georges Seurat (1859 – 1891) en 1880 et pendant une dizaine d’années signe des tableaux pointillistes, où la couleur est posée en de multiples petites touches. Ces tableaux sont peu appréciés du public et Paul Durand-Ruel refuse même de les vendre. En 1886, il est avec Georges Seurat, Paul Signac (1863 – 1935) et son fils aîné, Lucien Pissarro (1863 – 1944), à l’exposition du courant pointilliste, et montre des paysages divers : chemins de fer, campagne, forêts, ports. Dès 1890, il commence à représenter des vues métropolitaines comme le Pont Royal et le Pavillon de Flore, de 1903. La critique reconnaît son talent dès les années 1870 et en 1894, sept de ses toiles entrent au Musée du Luxembourg. Sa contribution au mouvement impressionniste est importante tant par ses œuvres parmi les plus représentatives que par son influence sur les autres artistes. Cézanne se présente comme son élève et ses enfants seront tous artistes.

Estimation et cote de Camille Pissarro sur le marché de l'art

Les œuvres de Pissarro sont dispersées dans de nombreux musées à travers le monde : à Pontoise dans le musée Camille-Pissarro, à Paris au musée d’Orsay, à Oxford à l’Ashmolean Museum, à Madrid au Thyssen-Bornemisza, à New York au MET… Il fait partie des 100 peintres les plus achetés aux enchères, si bien qu’en 2020, le prix de ses œuvres a augmenté d’environ 22%. Le nombre d’œuvres de Pissarro sur le marché de l’art a légèrement baissé en 2021, moins d’une centaine, majoritairement vendues entre les États-Unis et la France. La moitié des œuvres se vendent entre 1 000 et 10 000€. L’autre moitié se répartit à environ 20% pour des prix inférieurs à 1 000€ et 30% de ventes avec des prix supérieurs à 10 000€. La majorité du marché concerne les estampes, ses œuvres les plus accessibles, et les aquarelles. Parmi ses peintures, son œuvre vendue au prix le plus bas l’a été à 2 600€ en 2019, une peinture sur céramique de L’embarcadère. Son tableau le plus cher est Le boulevard Montmartre, matinée de printemps de 1897 qui a été adjugé à 21 100 000€ en 2014. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Camille Pissarro et recevoir son estimation ? Estimez votre oeuvre de Camille Pissarro en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Camille Pissarro (1830 – 1903), Bords de l’Epte à Éragny, soleil couchant, 1897

Reconnaître la signature de Camille Pissarro

Identifier la signature de Camille Pissarro est essentiel pour authentifier une œuvre de ce pilier de l’Impressionnisme. Ses toiles majeures, telles que Le Boulevard Montmartre, matin d’hiver ou La Place du Théâtre français, sont généralement signées « C. Pissarro » ou « Pissarro » en bas à gauche, dans une écriture souple et légèrement inclinée. La signature est souvent peinte en teintes harmonisées au paysage — ocre, brun ou gris — afin de s’intégrer subtilement à la composition. Sur ses gouaches, dessins et études, on retrouve fréquemment un simple « Pissarro » tracé au crayon ou à l’encre, parfois accompagné d’une date, comme dans certaines feuilles préparatoires de la série des paysages de Pontoise. L’artiste change rarement de graphie, ce qui permet d’identifier aisément les variations suspectes, notamment sur les œuvres tardives très recherchées. Face aux nombreuses copies circulant sur le marché, faire vérifier la signature d’un Camille Pissarro par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos peintures, dessins et gravures signés Pissarro.

Signature Camille Pissaro
Expertise signature Camille Pissaro

En lien avec Camille Pissarro

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Estimation gratuite André Dunoyer de Segonzac

André Dunoyer de Segonzac

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Estimation et cote de l'artiste André Dunoyer de Segonzac

André Dunoyer de Segonzac (1884-1974), est un peintre, aquarelliste, dessinateur, graveur, et illustrateur de la scène artistique parisienne. 

Estimation gratuite André Dunoyer de Segonzac

Vous souhaitez expertiser une œuvre d’André Dunoyer de Segonzac et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet d’André Dunoyer de Segonzac en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Un artiste indépendant d’Avant-garde

Formé à l’école des Beaux-Arts de Paris en auditeur libre à partir de 1900, il étudie également dans l’atelier de Luc-Olivier Merson en 1903, puis dans celui de Jean-Paul Laurens en 1907, et enfin à l’Académie de La Palette à Montparnasse, où il suit l’enseignement de Georges Desvallières et de Charles Guérin.

André Dunoyer de Segonzac fréquente les membres de l’Avant-garde parisienne. En 1908, il expose pour la première fois au Salon d’automne et au Salon des indépendants, avec les divisionnistes Paul Signac et Maximilien Luce. La même année, il loue une maison avec Paul Signac, Jean-Louis Boussingault, et Luc-Albert Moreau à Saint-Tropez. Enthousiasmé par les paysages et la luminosité de la ville, il y retourne à chaque été.

Malgré son amitié pour les divisionnistes, André Dunoyer de Segonzac privilégie des compositions architecturées, à la composition structurale et au dessin appuyé.

Dans les années 1910, André Dunoyer de Segonzac se rapproche de la tradition réaliste. Inspiré tant par la manière que par les méthodes de Gustave Courbet, il innove en superposant d’épaisses couches de pigments, qu’il travaille au couteau. Le premier exemple de cette transformation de son style, Les buveurs, est présenté au Salon d’Automne en 1910. Il se distingue nettement des différents courants de l’Avant-garde parisienne, bien qu’il fréquente alors Max Jacob, Raoul Dufy et Maurice de Vlaminck.

André Dunoyer de Segonzac : entre cubisme et expressionnisme

Artiste indépendant, André Dunoyer de Segonzac se rapproche néanmoins du Cubisme en 1912. Il prend alors part au salon de la Section d’Or, puis compte parmi ceux qui diffusent ce style à New York à l’Armory Show en 1913. Ses peintures, telles que Nature morte, la Vénus Médicis (1912), ou encore Le déjeuner sur l’herbe (1912-1913) révèlent également l’influence de l’expressionnisme.

Il s’agit cependant d’un intermède de courte durée. André Dunoyer de Segonzac retourne à un style réaliste lors de la Première guerre mondiale. Pendant la guerre, alors qu’il sert dans l’infanterie puis au camouflage, il réalise de nombreux dessins qui documentent précisément la vie dans les tranchées.

Renouveau technique : gravure et aquarelle

Après la guerre, André Dunoyer de Segonzac s’initie à de nouvelles techniques. Grâce à l’imprimeur Jean Émile Laboureur, il se forme à la gravure, et réalise en 1919 les illustrations des Croix de bois de Roland Dorgelès.

Dès 1920, André Dunoyer de Segonzac débute également l’aquarelle. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les nus, qu’il traduit dans des tons ocres et bruns. Il effectue de nombreux paysages de Saint-Tropez, où il se rend chaque année, et a acquis une maison en 1925. Contrairement à ses contemporains, il ne s’intéresse pas à la violence de la lumière méditerranéenne, mais au contraire représente les rares moments de lumière mélancolique. Il se différencie également de ses contemporains par sa technique. A la différence son ami Raoul Dufy, qui utilise les particularités de l’aquarelle pour réaliser des œuvres indépendantes du trait, André Dunoyer de Segonzac renforce les contours. Dessinateur prolifique, il compose soigneusement des paysages, et prépare souvent ses gravures et aquarelles par des dessins.

Reconnaissance du grand public et de ses pairs

Entre 1920 et 1934, André Dunoyer de Segonzac est connu du grand public par de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger. Il reçoit plusieurs prix internationaux pour son œuvre, notamment le Pittsburgh Carnegie Foundation Prize en 1933, et le prix de la Biennale de Venise l’année suivante.

En hommage à la diversité de ses approches esthétiques, et à sa capacité à adapter le style et la technique au concept représenté, André Dunoyer de Segonzac compte parmi les Maitres de l’Art Indépendant exposés au Petit Palais en 1937.

Après la guerre, il reste un personnage important de la scène artistique internationale. Il devient membre de la Royal Academy de Londres en 1947, et est nommé membre associé de l’Académie royale de Bruxelles l’année suivante. André Dunoyer de Segonzac termine sa carrière comme conservateur nommé au musée de Saint-Tropez, dont il assure l’ouverture en 1955.

L’estimation des œuvres d’André Dunoyer de Segonzac

Les œuvres d’André Dunoyer de Segonzac s’échangent principalement en France (85 % des ventes), cependant les valeurs des ventes sur les marchés anglais et américains témoignent du rayonnement international de son œuvre.

L’indice des prix témoigne d’une remarquable stabilité depuis 2010. Ce sont ses œuvres d’après guerre, les dessins et aquarelles (48%) et estampes (44%) qui s’échangent le plus volontiers. Le record des ventes est d’ailleurs détenu par une aquarelle, La table rouge, adjugée pour 86 097 € (110 000 $) à New York en 2006. Les dessins et aquarelles sont cependant pour la plupart vendus entre 100 et 5 000 €, et les estampes entre 100 et 500 €. Son œuvre peinte, plus rare (7% des ventes), a une estimation légèrement plus haute, située entre 1 000 et 5 000 €. Les toiles peuvent cependant partir pour plus de 60 000 €, comme ce fut le cas en 1989 à New York.

En lien avec André Dunoyer de Segonzac

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Estimation gratuite Denise Gatard

Denise Gatard

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Estimation et cote de l'artiste Denise Gatard

Denise Gatard (1908-1991) est une céramiste française emblématique de l’après-guerre, dont le travail se distingue par une élégance sobre et une approche novatrice de la céramique d’art. Formée dans un contexte artistique en pleine mutation, elle s’inscrit dans la grande lignée des créateurs de l’École de Paris tout en affirmant une sensibilité résolument personnelle. Ses œuvres, raffinées et empreintes d’un équilibre subtil entre forme et matière, rencontrent aujourd’hui un fort engouement sur le marché de l’art.

Estimation gratuite Denise Gatard

Prix des œuvres de Denise Gatard

  • Céramiques décoratives : entre 800 € et 6 000 €

  • Vases ou plats émaillés : entre 1 500 € et 10 000 €

  • Pièces rares ou signées du couple Gatard : jusqu’à 15 000 €

Vous possédez un vase, un plat ou un objet décoratif signé Denise Gatard et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement votre œuvre en toute simplicité sur www.estimonobjet.fr. Notre équipe de commissaires-priseurs et d’experts en céramique du XXᵉ siècle vous garantit une estimation fiable, confidentielle et rapide. Grâce à une parfaite connaissance du marché et des ventes récentes, nous vous accompagnons pour déterminer la juste valeur de vos céramiques et vous conseiller sur une éventuelle mise en vente. Estimation gratuite, confidentielle et sans engagement : il vous suffit d’envoyer quelques photos et informations via notre formulaire en ligne.

Denise Gatard, une céramiste au cœur du renouveau des arts décoratifs

Née en 1908, Denise Gatard s’impose progressivement comme l’une des figures féminines marquantes de la céramique d’art française. Formée aux techniques traditionnelles, elle développe dès les années 1930 un langage personnel, à la fois moderne et poétique. Son travail s’inscrit dans le prolongement de l’esprit de l’Art déco tout en annonçant la liberté formelle de la période d’après-guerre. Épouse du sculpteur et céramiste Pierre Gatard, elle collabore souvent avec lui dans leur atelier de Fontenay-aux-Roses. Ensemble, ils partagent une vision commune : réconcilier l’objet d’art et l’objet utilitaire. Leurs créations, tout en finesse et sobriété, illustrent parfaitement cette quête d’équilibre entre l’esthétique et la fonction.

L’élégance sobre et la maîtrise technique de Denise Gatard

Le travail de Denise Gatard se distingue par :

  • Des formes épurées et géométriques, souvent inspirées des architectures modernes et des objets de la vie quotidienne.

  • Des émaux raffinés et subtils, jouant sur des tonalités douces — gris, beige, brun, bleu profond — et sur des textures délicatement craquelées.

  • Une recherche constante de l’harmonie, entre la brillance de l’émail et la matité de la terre cuite.

Ses œuvres traduisent une parfaite maîtrise de la matière, où chaque pièce semble à la fois simple et parfaitement équilibrée. L’artiste privilégie les formes rondes, élancées ou fuselées, sans excès décoratif, laissant parler la pureté de la ligne et la qualité des émaux. Denise Gatard a également créé des ensembles de vaisselle, des coupes, des lampes et des vases aux décors minimalistes mais d’une grande présence plastique. Ses réalisations témoignent d’une sensibilité rare à la lumière et à la matière, conférant à chaque pièce un caractère à la fois intemporel et apaisant.

Une artiste au sein du mouvement de la céramique moderne

Durant les années 1950 et 1960, Denise Gatard s’impose sur la scène des arts décoratifs français, aux côtés d’artistes tels que Jacques et Dani Ruelland, Vallauris, ou encore Georges Jouve. Elle participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger, où ses créations séduisent par leur modernité et leur élégance. Ses pièces rejoignent des collections privées, mais aussi des institutions publiques sensibles au renouveau de la céramique française. L’œuvre de Denise Gatard illustre cette période de redécouverte de la terre comme matériau artistique, au moment où la céramique sort de son statut d’artisanat pour devenir un véritable médium d’expression artistique.

Héritage et reconnaissance

Discrète mais influente, Denise Gatard a profondément marqué l’histoire de la céramique française. Ses créations, empreintes d’équilibre et de sensibilité, témoignent d’un art exigeant et intemporel. Aujourd’hui, ses pièces sont recherchées par les collectionneurs d’arts décoratifs, notamment celles issues de la période d’après-guerre, où la pureté formelle et la recherche d’émail atteignent une maturité remarquable.

Cote des œuvres de Denise Gatard sur le marché de l’art

La cote de Denise Gatard connaît depuis plusieurs années une progression constante. Ses pièces, longtemps confidentielles, sont aujourd’hui redécouvertes par un public de collectionneurs avertis et par les amateurs d’arts décoratifs modernes. Voici quelques ventes marquantes observées ces dernières années :

  • Vase à col étroit, décor géométrique brun et beige, adjugé 8 500 € en 2022.

  • Grande coupe émaillée blanche craquelée, signée D. Gatard, vendue 6 200 € à Drouot en 2021.

  • Lampe boule en céramique émaillée, réalisée avec Pierre Gatard, adjugée 11 000 €  en 2023.

  • Paire de vases ovoïdes à décor spiralé, vendue 9 000 € en 2020.

Ces résultats illustrent l’intérêt croissant pour la céramique d’art du XXᵉ siècle et confirment la place de Denise Gatard parmi les grandes signatures féminines du design et des arts décoratifs. Vous détenez une céramique signée Denise Gatard ou un objet décoratif issu de son atelier ? Confiez son estimation à Estimon’objet, la référence en ligne pour l’expertise et la valorisation d’œuvres d’art et d’objets de collection. Nos experts vous accompagnent pour :

  • Obtenir une estimation gratuite et rapide

  • Identifier la période et la provenance de votre œuvre

  • Vous conseiller sur la meilleure stratégie de vente

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Reconnaître la signature de Denise Gatard

Les œuvres de Denise Gatard sont le plus souvent marquées de la mention « DG », incisée ou gravée avant cuisson, parfois accompagnée d’un chiffre ou d’un symbole d’atelier. Cette signature stylisée, sobre et discrète, se trouve généralement à la base ou sous la pièce. Certaines productions en collaboration (notamment avec Pierre Gatard ou dans le cadre de séries décoratives) peuvent présenter une signature partagée ou un cachet d’atelier. L’observation du graphisme du monogramme DG, de la texture de la terre et de la qualité des émaux permet de confirmer l’authenticité d’une œuvre de Denise Gatard.

Expertise gratuite Signature Denise Gatard
Signature Denise Gatard

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Estimation gratuite Francis Picabia

Francis Picabia

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Estimation et cote de l'artiste Francis Picabia

Francis Picabia est un peintre, dessinateur et graveur rattaché au mouvement Dadaïste. Affilié au Groupe de Puteaux, il expose à la Section d’Or, et des Dadaïstes de Zurich, Paris et New York. Vous possédez un tableau, dessin ou estampe de Francis Picabia ? Avec Estimon’objet, vous bénéficiez d’une expertise gratuite, rapide et reconnue ! 

Estimation gratuite Francis Picabia

Prix des œuvres de Francis Picabia

  • Peinture : entre 5 000 € et plus de 10 000 000 €

  • Dessin, aquarelle, gouache, encre sur papier : entre 500 € et plus de 2 300 000 €

  • Estampe, lithographie, pochoir, multiples : entre 400 € et 25 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Francis Picabia et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Francis Picabia en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Formation d’un Dada de la bonne société parisienne

Né dans une famille cultivée et aisée à Paris en 1879, Francis Picabia s’initie au dessin et à la peinture pour tromper l’ennui. Sa famille encourage ses aspirations artistiques, et l’un de ses tableaux est accepté au Salon des Artistes Français en 1894, alors qu’il n’a que 15 ans. Confirmé dans sa vocation, Francis Picabia étudie à l’école des Beaux-Arts en 1897, dans le studio de Fernand Cormon, puis à l’École des Arts Décoratifs en 1901. Il fréquente ensuite l’Académie du Louvre et l’Académie Humbert, où il rencontre Georges Braque et Marie Laurencin. Jusqu’en 1908, les peintures de Francis Picabia sont inspirées par l’Impressionnisme tardif d’Alfred Sisley. Sous l’influence des œuvres d’Henry Moret, Camille Pissaro, et de Paul Gauguin, il imite leur manière d’appliquer les couleurs en aplat. Artiste prolifique, il a déjà produit plus de 1000 peintures en 1908, dont il présente une sélection à Paris à la Galerie Haussemann. 

Picabia et le groupe de Puteaux

Dès 1911, Francis Picabia rencontre Marc Duchamp, qui le reçoit chez lui à Puteaux. Dans le groupe de Puteaux, il côtoie Guillaume Apollinaire, Albert Gleizes et Jean Metzinger. Avec eux, il participe au Salon de la Section d’Or en 1912. Cette année-là, il réalise plusieurs toiles d’inspiration cubistes, telles que La Procession, Séville, La danse du printemps, ou encore Tarentelle. Francis Picabia est d’ailleurs cité dans les Peintres Cubistes, ouvrage de Guillaume Apollinaire publié en 1913, qu’il aurait contribué à financer.

New York, un choc esthétique pour le peintre Picabia

En 1913, Francis Picabia se rend à New York, et est invité à exposer à l’Armory Show, la première présentation d’Art Moderne en Amérique. Il y rencontre le photographe Alfred Stieglitz, qui avait ouvert une galerie au numéro 291 de la Cinquième avenue en 1906. Fasciné par le dynamisme de New York, Francis Picabia peint une série d’aquarelles représentant la Cité, sa modernité et ses rythmes. Il manifeste un intérêt pour le Jazz. Marqué par le mécanisme du monde moderne, Francis Picabia introduit le sujet des machineries dans ses peintures à partir de 1913, avec Catch as Catch Can. Il explore ce thème jusqu’aux années 1922. Mobilisé pour la Première guerre mondiale, Francis Picabia sert comme chauffeur pour un général avant d’être envoyé en mission spéciale à Cuba. Ce séjour aux Amériques lui permet de rencontrer de nouveau Marcel Duchamp à New-York en 1915. Alfred Stieglitz, qui dirige alors la revue 291 publie alors certaines des œuvres au mécanisme savant de Francis Picabia. 

Francis Picabia : de la peinture à l’écriture

En 1916, Francis Picabia quitte New-York pour Barcelone, et fonde en 1917 la revue 391, en hommage à celle de son ami Alfred Stieglitz. Cette même année, Francis Picabia publie ses premiers recueils de poèmes, 52 Miroirs en 1917, puis Poèmes et Dessins da la Fille Née sans Mère en 1918. Ses écrits attirent l’attention du groupe Dada de Tristan Tzara, Jean Arp, et Hugo Ball à Munich. De retour à Paris en 1919, Francis Picabia participe aux côtés de Tristan Tzara et d’André Breton aux activités du groupe Dada. Il fait alors des expérimentations plastiques liées aux recherches dadaïstes, composant des œuvres par les collages et assemblages, et effectuant même des tableaux entièrement composés de mots tel que Le double monde (1919). Il a alors une intense activité littéraire, et dirige en 1920 une nouvelle revue, Cannibale. L’aventure Dada dure cependant peu de temps, et il quitte le groupe en 1921. Il s’éloigne d’André Breton, et manifeste son opposition au groupe Surréaliste alors naissant dans sa revue 391 en 1924. En 1924, en complément de ses activités de peintre et écrivain, il conçoit des décors et costumes pour le ballet Relâche de Rolf de Maré, ainsi que les décors du court métrage de l’entracte du ballet, Entracte, de René Clair. Peu de temps après, en 1925, il quitte Paris pour s’installer dans le sud de la France. Il n’y revient qu’après la Seconde guerre mondiale. Il est contraint d’arrêter de peindre en 1953, pour des raisons de santé.

Estimation et cote de Francis Picabia sur le marché de l'art

Avant la vente, les œuvres de Francis Picabia sont authentifiées auprès du Comité Picabia, fondé en 1990 par Olga Picabia. Capitales pour la scène artistiques française et américaine du XXème siècle, la valeur de ses créations connait une croissance constante sur le marché de l’art. On enregistre une hausse des prix de 495% entre 2000 et 2022. Les maisons de vente des États-Unis et de France se partagent ses œuvres, les plus onéreuses s’échangeant sur le marché américain, mais l’offre étant plus abondante et diversifiée sur le marché français. Les œuvres les plus accessibles sont les dessins et aquarelles, qui représentent en 2022 presque la moitié du marché. S’il est possible d’en acquérir pour moins de 300€, les prix peuvent dépasser 2 000 000 €, surtout si le sujet est une Transparence. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Francis Picabia et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une œuvre de Francis Picabia en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Francis Picabia

Identifier la signature de Francis Picabia est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’avant-garde. Sur ses peintures des années 1910–1920, notamment celles de la période mécanomorphe ou de la série Udnie, Picabia signe généralement « Francis Picabia » en lettres manuscrites légèrement inclinées, parfois accompagné d’une date. Dans les années 1930, au moment des Transparences, la signature devient plus discrète, souvent intégrée au décor, tandis que sur ses œuvres tardives, on retrouve fréquemment un simple « Picabia » tracé d’un geste rapide. Certaines aquarelles, dessins et gouaches présentent même les initiales « F.P. », posées au crayon ou à l’encre. Face aux nombreuses œuvres attribuées à tort à l’artiste, notamment sur le segment des dessins, faire authentifier une signature de Francis Picabia par un spécialiste reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts vous accompagnent dans l’identification, la vérification et l’estimation de vos œuvres signées Picabia, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une pièce sur papier.

Signature Francis Picabia
Expertise signature Francis Picabia

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Estimation gratuite Bernard Buffet

Bernard Buffet

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Buffet

Bernard Buffet (1928-1999) est l’un des peintres français les plus reconnaissables du XXe siècle. Ses personnages maigres, ses visages fermés, ses bouquets, ses paysages urbains et ses célèbres clowns se distinguent par de longues lignes noires et une écriture immédiatement identifiable. Célébré dès l’âge de vingt ans, puis vivement critiqué à partir des années 1960, il n’a pourtant jamais cessé de peindre. Son œuvre connaît aujourd’hui un regain d’intérêt important, notamment en France et en Asie.

La cote de Bernard Buffet présente des écarts considérables. Une lithographie courante peut valoir quelques centaines d’euros, tandis qu’une peinture originale majeure peut dépasser le million d’euros. Son record public s’élève à plus de 2,1 millions de dollars ! Vous possédez une peinture, une gouache, un dessin ou une lithographie de Bernard Buffet ? Chez Estimon’Objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art moderne et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Bernard Buffet

Prix des œuvres de Bernard Buffet

  • Peinture originale, huile sur toile ou sur panneau : de 4 000 € à plus de 1 800 000 €

  • Gouache, aquarelle, dessin ou technique mixte sur papier : de 800 € à plus de 55 000 €

  • Lithographie, gravure ou portfolio : de 100 € à plus de 30 000 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre de Bernard Buffet, il faut d’abord déterminer sa nature exacte. Une huile sur toile unique ne possède pas la même valeur qu’une gouache, un dessin à l’encre, une lithographie numérotée ou une reproduction. Il est donc important de photographier l’œuvre de face, mais aussi son revers, sa signature, ses dimensions, ses étiquettes et ses éventuelles inscriptions. Pour une estampe, les marges, la numérotation, la qualité du papier et la présence d’une signature au crayon doivent être clairement visibles.

Les experts d’Estimon’Objet examinent ensuite le sujet, la date, la technique, le format, l’état de conservation et la provenance. Ils vérifient la cohérence de la signature avec la période supposée et recherchent les références utiles dans les catalogues, les archives et les résultats du marché. Ces éléments permettent d’établir une première attribution et une fourchette de prix pour une œuvre de Bernard Buffet. Une estimation sur photographies ne remplace toutefois pas une authentification officielle lorsque celle-ci s’avère nécessaire.

La cote de Bernard Buffet sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre de Bernard Buffet dépend principalement de sa technique, de son époque, de son sujet et de son format. Les peintures des années 1940 et 1950, les scènes de rue, les compositions parisiennes et certaines représentations de clowns dominent le marché. Les huiles plus tardives restent recherchées lorsqu’elles présentent un sujet emblématique, un grand format et une provenance sérieuse. Les dessins, gouaches et estampes offrent des niveaux de prix plus accessibles, avec toutefois de fortes différences entre une œuvre originale et une reproduction.

La cote des peintures originales de Bernard Buffet

Les huiles sur toile représentent le sommet de la cote de Bernard Buffet. Les œuvres de jeunesse, peintes dans les années d’après-guerre, sont particulièrement recherchées pour leur rareté et leur place dans le parcours de l’artiste. Les clowns, les vues de Paris, les scènes de rue, les natures mortes et les grands formats peuvent également atteindre des prix élevés.

Voici quelques résultats de référence :

  • Les Clowns musiciens, le saxophoniste (1991) : cette toile monumentale de plus de deux mètres a été adjugée à Hong Kong en décembre 2021 pour 16,45 millions de dollars de Hong Kong, soit environ 2,11 millions de dollars. Il s’agit du record public de Bernard Buffet.

  • La Tour Eiffel (1955) : cette peinture issue d’une période particulièrement recherchée a été vendue à Jérusalem en février 2016 pour 996 300 $.

  • Scène de rue (1956) : cette huile sur toile caractéristique des années 1950 a atteint 797 500 $ à New York en février 1990.

Ces montants concernent des tableaux majeurs, bien documentés et dotés d’une provenance convaincante. Une petite huile tardive, un sujet moins recherché ou une œuvre en mauvais état peut se négocier à un niveau nettement inférieur.

La cote des gouaches, aquarelles et dessins de Bernard Buffet

Les œuvres sur papier occupent une place importante dans la production de l’artiste. Bernard Buffet associait fréquemment la gouache, l’aquarelle, l’encre de Chine, le crayon et le fusain. Les feuilles des années 1950, les clowns, les bouquets et les dessins très aboutis présentent généralement les prix les plus élevés.

Voici quelques résultats de référence :

  • Tête de clown (1955) : cette gouache, aquarelle, encre et mine de plomb sur papier a été adjugée 600 000 couronnes suédoises à Uppsala en juin 2019, soit environ 56 000 € au moment de la vente.

  • Dahlias (1961) : cette technique mixte sur papier a été vendue 56 700 $ à Lambertville en novembre 2024.

  • Les dessins à l’encre, aquarelles et gouaches de dimensions plus modestes se négocient généralement entre 2 000 et 20 000 €, selon leur période, leur sujet, leur qualité et leur historique.

L’état du papier joue un rôle décisif. Les rousseurs, les pliures, les déchirures, l’insolation ou l’acidité d’un ancien encadrement peuvent diminuer sensiblement la valeur d’une œuvre.

La cote des lithographies, gravures et portfolios de Bernard Buffet

Bernard Buffet a produit de nombreuses lithographies originales, gravures, livres illustrés et suites éditées. Leur valeur dépend du tirage, de la signature, du sujet, de l’éditeur, de l’état du papier et du caractère complet ou non de l’ensemble. Il faut surtout distinguer une estampe originale signée d’une affiche ou d’une reproduction imprimée.

Voici quelques résultats de référence :

  • Mon Cirque (1968) : ce portfolio complet comprenant un texte et 44 lithographies en couleurs a été adjugé 32 500 $ à New York en avril 2014.

  • Voyage au Japon (1981) : cet ensemble de lithographies originales en couleurs, issu d’une édition de luxe, a été vendu 1 547 € à Cologne en décembre 2004.

  • Carmen (1981) : une lithographie en couleurs de cette série a été adjugée 650 € à Paris en mai 2022.

Une lithographie isolée et tirée à de nombreux exemplaires peut rester sous la barre des 500 €. À l’inverse, une épreuve rare, une suite complète ou un grand portfolio signé et conservé dans son emboîtage d’origine peut atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Comment reconnaître une œuvre de Bernard Buffet ?

Une œuvre de Bernard Buffet se reconnaît d’abord à ses contours noirs, longs et nerveux. L’artiste cerne les visages, les objets, les bâtiments et les fleurs avec des lignes souvent répétées, comme si le dessin restait visible à travers la peinture. Dans ses tableaux des années 1940 et 1950, les personnages sont maigres, les mains paraissent osseuses et les visages affichent une expression grave. Les couleurs sont alors souvent sourdes : gris, ocres, bruns, verts et blancs sales dominent.

Sa palette devient plus vive au fil des décennies, mais son dessin reste très présent. Dans ses tableaux de clowns, les yeux étirés, le maquillage, les lèvres serrées et les visages anguleux contrastent avec les costumes colorés. Ses bouquets sont composés de fleurs aux pétales pointus, cernées de noir et placées dans des vases très structurés. Dans ses vues de Paris, les monuments, les ponts et les rues semblent presque découpés par les lignes du pinceau.

La matière peut aussi fournir un indice. Certaines peintures présentent des empâtements et des passages de peinture très visibles, tandis que les œuvres sur papier associent volontiers l’encre, l’aquarelle et la gouache. Il faut néanmoins rester prudent : le succès de Bernard Buffet a entraîné la diffusion de nombreuses affiches, reproductions et impressions décoratives. Un style ressemblant et une signature imprimée ne suffisent jamais à identifier une œuvre originale.

Comment reconnaître la signature de Bernard Buffet ?

Bernard Buffet signe généralement ses œuvres « Bernard Buffet », avec une écriture assez régulière et facilement identifiable. La signature peut se trouver dans un angle inférieur, mais aussi dans la partie supérieure de la composition lorsque le sujet l’exige. Elle est fréquemment accompagnée d’une date, inscrite avec les deux ou les quatre chiffres de l’année.

Sur les peintures, la signature est habituellement tracée au pinceau dans une couleur qui reste visible sans prendre le dessus sur le sujet. Sur les gouaches et les dessins, elle peut être réalisée à l’encre, au crayon ou au pinceau. Les lithographies originales portent souvent une signature au crayon dans la marge inférieure, accompagnée d’une numérotation sous forme de fraction ou d’une mention telle que « EA » pour épreuve d’artiste.

Il faut cependant vérifier si la signature appartient réellement à l’œuvre ou si elle est simplement imprimée avec l’image. Une signature de Bernard Buffet ne constitue jamais, à elle seule, une preuve suffisante. La technique, le papier, le revers, la provenance et les références d’archives doivent rester cohérents avec la date annoncée.

Signature Bernard Buffet
Expertise signature Bernard Buffet

Œuvre de Bernard Buffet : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par examiner la surface de l’œuvre. Une photographie prise sous une lumière légèrement oblique permet de repérer les reliefs de la peinture, les reprises du pinceau et la superposition des traits noirs. Sur un tableau de Bernard Buffet, les lignes ne forment pas seulement un contour décoratif : elles structurent le visage, le vêtement, l’architecture ou le bouquet.

Il observe ensuite la manière dont l’artiste traite les détails. Dans un portrait, les yeux, la bouche, les mains et les ombres doivent correspondre à l’époque supposée. Dans une nature morte, il vérifie la construction du vase, le dessin des tiges et les hachures qui donnent du volume aux fleurs. Une composition trop lisse, des lignes mécaniques ou une surface composée de petits points réguliers peuvent révéler une reproduction industrielle.

Enfin, Romain étudie le revers, les étiquettes, les anciennes inscriptions, le support et l’historique de propriété. Pour une œuvre sur papier, il contrôle la nature du papier, les marges, les traces d’encadrement et les éventuelles altérations. Pour une estampe, il recherche la référence du catalogue raisonné, le nom de l’imprimeur ou de l’éditeur, la numérotation et la présence d’une signature manuscrite.

Bernard Buffet, un peintre majeur de la figuration française

Bernard Buffet naît à Paris en 1928 et grandit dans le quartier des Batignolles. Très tôt attiré par le dessin, il entre en 1943 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, alors qu’il n’a que quinze ans. La mort de sa mère en 1945 le marque profondément. Dès ses premières expositions, ses tableaux sombres et dépouillés rencontrent l’atmosphère inquiète de l’après-guerre. En 1948, à seulement vingt ans, il reçoit le Prix de la Critique, partagé avec Bernard Lorjou.

Son succès devient rapidement considérable. Ses expositions attirent les collectionneurs et la presse le présente comme l’un des grands espoirs de la peinture française. Il partage plusieurs années de sa vie avec Pierre Bergé, avant d’épouser en 1958 Annabel Schwob, qui devient son modèle, sa muse et la mère de ses enfants. La même année, une importante rétrospective lui est consacrée à Paris. Malgré la montée de l’abstraction, Buffet reste fidèle à une peinture figurative fondée sur le dessin.

L’artiste travaille sans relâche et aborde des sujets très variés : clowns, bouquets, paysages, ports, monuments parisiens, insectes, corridas, scènes religieuses ou vues rapportées de ses voyages. Il est élu à l’Académie des beaux-arts en 1974. Atteint de la maladie de Parkinson et ne pouvant presque plus peindre, Bernard Buffet met fin à ses jours en 1999, dans sa maison de Tourtour. Longtemps jugée trop populaire par une partie de la critique, son œuvre bénéficie aujourd’hui d’une importante réévaluation.

Pour une œuvre de Bernard Buffet, photographiez toujours les traits noirs de très près. Sur une peinture originale, ils présentent des variations d’épaisseur, des reprises et parfois de petits reliefs. Sur une reproduction, ces traits paraissent parfaitement plats et peuvent laisser apparaître une trame régulière de petits points lorsqu’on les observe avec une loupe ou grâce à une photographie en haute définition.

Regardez également le revers avant de retirer l’œuvre de son cadre. Une ancienne étiquette, une inscription manuscrite, un numéro ou une marque de galerie peut être déterminant pour retracer son histoire. Pour une lithographie, photographiez les quatre marges, la signature et la numérotation. Ne nettoyez pas la surface et ne gommez aucune inscription avant l’expertise : une intervention maladroite peut effacer un indice précieux ou réduire la valeur de l’œuvre.

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre de Bernard Buffet ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions, la technique supposée ainsi que les documents en votre possession. Nos spécialistes étudieront votre demande et vous accompagneront dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance. Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.

En lien avec Bernard Buffet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Expertise gratuite Arman

Arman

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Estimation et cote de l'artiste Arman

Partisan de la désacralisation de l’objet par sa production en série ou son altération, Arman subit ironiquement le même sort que ses œuvres d’art en 1958. Dans le titre d’un magazine, « Armand » devient « Arman », pseudonyme qu’il décide de conserver par la suite.

Expertise gratuite Arman

Prix des œuvres d'Arman

  • Sculpture monumentale et œuvre unique – entre environ 20 000 € et plus de 5 000 000 €

  • Tableaux, techniques mixtes, œuvres uniques – entre environ 5 000 € et 300 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples – entre environ 200 € et 15 000 €.

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Arman et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Arman en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Arman, artiste aux multiples talents ?

L’artiste franco-américain, de son vrai nom Armand Pierre Fernandez, est né à Nice en 1928. Il grandit auprès d’un père brocanteur, amateur d’art et de musique qui éveille en lui l’amour de l’art. Arman est un artiste pluridisciplinaire qui expérimente des supports et techniques variés au cours de sa carrière. Il commence la peinture dès l’âge de dix ans et effectue ensuite des études à l’École des Arts Décoratifs de Nice de 1946 à 1949. Il est également intéressé par la philosophie et les arts de l’Extrême Orient, ce qui le pousse à intégrer l’École du Louvre en 1949. À Nice, Arman fait la connaissance d’Yves Klein et de Claude Pascal, alors qu’il est âgé de 19 ans. Le trio d’amis décide rapidement de monter un groupe qu’ils nomment « Triangle ». Ils produisent des toiles qu’ils signent de leurs simples prénoms à la manière de Van Gogh, qu’ils admirent tous les trois. Indépendamment de ses compagnons, Arman est captivé par les œuvres de Jackson Pollock et Kurt Schwitters. C’est pourquoi il s’essaie à la pratique du tampon et expose ses premiers Cachets à Paris en 1956. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il débute ses célèbres accumulations d’objets qui sont à l’origine de sa notoriété.

Arman : peintre, sculpteur, plasticien des Nouveaux Réalistes

Il est un des membres fondateurs du groupe des Nouveaux Réalistes avec son ami Yves Klein, mais aussi César, Martial Raysse et Pierre Restany qui fait figure de théoricien. Les aspirations de ces artistes s’illustrent dans les Accumulations d’Arman, qui amasse pour les composer des matériaux aussi nombreux que divers. Il cherche à effacer la singularité de l’objet en le faisant disparaître dans la profusion, et met en avant le caractère périssable des produits de la société d’abondance. Arman utilise souvent des objets identiques coulés dans du plexiglas, de la résine ou du béton, quoique son matériau de prédilection reste les instruments de musique, comme en témoigne son Accumulation musicale de 1971. À partir de 1962, il réalise ses Combustions telles que Le Fauteuil d’Ulysse de (1965). A travers ces sculptures carbonisées il veut faire subir à l’objet un « état limite » qui le modifie tout en préservant son identité. Plus tard, il travaille sur le concept de « colère » et le pousse à son paroxysme avec son Conscious Vandalism (2001) où il saccage un appartement bourgeois pour en constituer une œuvre d’art. Parmi toutes les étapes de sa quête artistique, sa collaboration avec la firme automobile Renault est sans doute un des évènements les plus déterminants puisqu’elle lui permet de travailler avec les objets les plus représentatifs de la société de consommation : les automobiles. Il en résulte sa Victoire de Salemotrice, particulièrement emblématique.

Estimation et cote d'Arman, artiste contemporain

C’est dans les années 1960 que sa carrière s’internationalise, lorsqu’il expose pour la première fois à New-York. Il s’installe à cette même époque aux États-Unis mais continue de présenter ses œuvres en Europe, notamment au sein de l’exposition « Le Plein » où il remplit la galerie d’Iris Clert d’objets de rebut et de détritus sélectionnés. C’est le contrepoint de l’exposition « Le Vide » organisée deux ans plus tôt par son ami Yves Klein dans la même galerie. Dans les années 2000, lui sont dédiées des rétrospectives à Krefeld, Amsterdam, Bruxelles, et Minneapolis. L’une de ces manifestations les plus importantes est celle de la galerie nationale du Jeu de Paume à Paris en 1998. Le choix de ce lieu symbolique est révélateur de l’envergure que prend la figure d’Arman dans l’histoire de l’art moderne au tournant des années 2000.

Les estimations pour les peintures et sculptures d’Arman sont fluctuantes selon les périodes et les matériaux. Elles sont dans l’ensemble cotées entre 1000 et 150 000 euros. Les œuvres faisant appel aux grands principes de l’artiste (inclusion, coupe, accumulation, combustion), souvent les plus anciennes, obtiennent les prix les plus élevés. Les tableaux et sculptures édités en série valent entre 1000 et 3000 euros, tandis que les bronzes d’instruments de musique se vendent en moyenne 5000 euros. Les peintures en accumulation trouvent acquéreur au-delà de 5 000 voire 10 000 euros comme A Napoli (1989) adjugée 13 000 euros en 2018 à Paris où il bat également un record de vente avec sa sculpture Accord majeur (1962), qui a atteint 371 760 euros en 2008. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Arman et recevoir son estimation ? Estimez votre objet d’Arman en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Fernandez ARMAN (1928-2005) Danse du feu. Circa 1997 Violon en bois calciné sous résine Signé et numéroté 77/100 en bas à droite

Reconnaître la signature d'Arman

Savoir reconnaître la signature d’Arman est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur du mouvement Nouveau Réalisme. Arman (de son vrai nom Armand Pierre Fernandez) a signé ses œuvres de manière assez constante tout au long de sa carrière, utilisant le plus souvent la forme abrégée « Arman », sans accent et sans prénom, écrite à la main d’un geste fluide et énergique. Sur ses toiles, sculptures et accumulations, la signature est généralement placée dans un angle, tracée au feutre, à la peinture ou gravée directement sur la matière — parfois dans la résine, le métal ou le plexiglas. Les dessins et estampes portent souvent la mention « Arman » suivie de la date d’exécution, voire d’une dédicace manuscrite. Certaines œuvres uniques, notamment les violons découpés ou les accumulations d’objets, présentent une signature gravée ou moulée dans la pièce elle-même. Face à un marché où les éditions, les œuvres d’atelier et les faux signatures peuvent circuler, faire authentifier une œuvre d’Arman par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en art contemporain vous accompagnent dans la reconnaissance, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Arman — qu’il s’agisse d’une sculpture, d’une accumulation, d’un dessin ou d’une estampe.

Expertise signature Arman
Signature Arman

En lien avec Arman

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