Estimation gratuite Maison Fontana

Maison Fontana

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Fontana

Découvrez l’histoire et les spécificités de l’unes des plus prestigieuses maisons de Joaillerie, la maison Fontana. Vous possédez un bijou de la maison Fontana dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Envoyez nous photos et description de votre bijou via notre formulaire. Nos experts feront une expertise votre bijou et vous répondront dans les plus brefs délais !

Estimation gratuite Maison Fontana

Prix et cote des bijoux de la maison Fontana

  • Bagues et petits bijoux Fontana (bagues anciennes, pendentifs, boucles d’oreilles en or, émail ou diamants, créations Belle Époque) : entre 1 000 € et 12 000 €

  • Bracelets, broches et colliers Fontana (bijoux Art nouveau, pièces en or émaillé, motifs naturalistes, pierres précieuses) : entre 5 000 € et 40 000 €

  • Bijoux d’exception, pendentifs importants et pièces rares Fontana (haute joaillerie ancienne, pièces signées, créations historiques) : entre 15 000 € et 80 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Fontana et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Fontana en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L'histoire de la maison Fontana

La Maison Fontana est l’une des plus importantes maisons de joaillerie parisienne du XIXe siècle. Fondée en 1840 par Thomas Fontana, joaillier d’origine suisse, elle s’installe à proximité du Palais Royal, au cœur de la vie artistique et commerciale de Paris. À la disparition du fondateur en 1861, la direction est assurée par Joseph Fontana et Alexandre Templier, avant que Charles Fontana, fils du fondateur, ne reprenne officiellement la maison quelques années plus tard. Sous son impulsion, la maison, rebaptisée Ch. Fontana & Cie, connaît un développement important et s’impose comme une référence dans la haute joaillerie française, saluée notamment par l’historien Henri Vever comme l’une des plus prestigieuses de son époque.

Développement et rayonnement à Paris

La Maison Fontana se distingue par une forte capacité d’innovation et un positionnement stratégique au sein de la capitale. Présente lors des grandes Expositions Universelles, notamment en 1867 et en 1900, elle expose des créations remarquées, mêlant virtuosité technique et audace stylistique. Installée rue Royale après 1881, la maison attire une clientèle bourgeoise et internationale, séduite par des bijoux en or sertis de pierres précieuses, réalisés dans un style à la fois élégant et accessible. Cette période marque l’apogée de la maison, qui s’inscrit pleinement dans le paysage des grands joailliers parisiens.

Un style entre Art nouveau et Art déco

Les bijoux Fontana évoluent au rythme des grands courants artistiques de leur temps. À la fin du XIXe siècle, la maison adopte les codes de l’Art nouveau, caractérisé par des motifs inspirés de la nature, des formes organiques et un usage sophistiqué de l’émail. Des techniques comme le plique-à-jour, permettant des effets de transparence proches du vitrail, témoignent d’un savoir-faire technique remarquable. Au début du XXe siècle, la maison intègre également les influences de l’Art déco, reconnaissable par des formes plus géométriques, une esthétique épurée et l’utilisation du platine. Cette capacité d’adaptation stylistique contribue à la richesse et à la diversité des créations Fontana.

Cote et estimation des bijoux Fontana sur le marché des enchères

Aujourd’hui, les bijoux Fontana sont rares et très recherchés sur le marché des enchères, en raison de leur qualité d’exécution et de leur importance historique. Les pièces issues de la période Art nouveau ou Belle Époque suscitent un intérêt particulier auprès des collectionneurs. Par exemple, un pendentif en or serti de diamants, datant de la fin du XIXe siècle, a été adjugé environ 29 000 €, illustrant la valeur et l’attractivité des créations de la maison. Vous possédez un bijou Fontana, une broche, un pendentif ou une création ancienne dont vous souhaitez connaître la valeur ? Nos spécialistes vous accompagnent dans l’expertise de bijoux anciens et l’estimation de bijoux Fontana, en s’appuyant sur une parfaite connaissance du marché des enchères et des bijoux de collection. Estimation gratuite, rapide et confidentielle sur Estimonobjet.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations de la Maison Fontana, référence de la joaillerie parisienne du XIXe et début XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues Fontana, bracelets, broches, pendentifs et colliers, réalisés en or, souvent décorés d’émail et sertis de diamants ou de pierres précieuses, caractéristiques des styles Art nouveau et Belle Époque.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de joaillerie ancienne — notamment le travail de l’émail et du plique-à-jour — ainsi que de l’histoire de la joaillerie Fontana lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature Fontana, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Fontana et l’estimation de bijoux de collection. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux anciens, en valorisant des pièces recherchées pour leur qualité d’exécution, leur dimension artistique et leur valeur patrimoniale.

En lien avec la Maison Fontana

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Rouvenat

Maison Rouvenat

Home » Maison » Page 3

Estimation et cote Maison Rouvenat

Fondée au XIXe siècle par Léon Rouvenat, la maison Rouvenat s’inscrit dans la grande tradition de la joaillerie française et du savoir-faire parisien. Réputée pour ses créations raffinées et son approche avant-gardiste dès ses débuts, elle a marqué l’histoire par l’usage de pierres précieuses et de bijoux anciens sublimés dans des montures élégantes. Aujourd’hui relancée, la maison incarne une vision contemporaine de la haute joaillerie responsable, valorisant la réutilisation de gemmes et un artisanat d’excellence. Vous possédez un bijou Rouvenat, une pièce ancienne ou une création joaillière dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Rouvenat

Prix et cote des bijoux de la maison Rouvenat

  • Bagues et petits bijoux (pièces anciennes, créations contemporaines avec gemmes réemployées) : entre 1 000 € et 15 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches (bijoux anciens revisités, montures en or, pièces uniques) : entre 2 000 € et 40 000 €

  • Colliers et créations joaillières (pendentifs, chaînes, compositions avec pierres précieuses) : entre 3 000 € et 80 000 €

  • Pièces de haute joaillerie et bijoux d’exception (créations uniques, pierres importantes, signatures historiques) : entre 10 000 € et 200 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la maison Rouvenat et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la maison Rouvenat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L'histoire de la maison Rouvenat

Léon Rouvenat commence son apprentissage en 1827. C’est au cours de cette période qu’il rencontre Charles Christofle. En 1840, les deux hommes s’associent pour fonder la maison Christofle-Rouvenat. Leur collaboration est très fructueuse autant sur le plan artistique que personnel; Léon Rouvenat épouse la nièce de Charles Christofle. À la mort de Charles Christofle en 1849, Léon Rouvenat prend seul la tête de la maison Christofle-Rouvenat. La maison continue de prospérer et sa notoriété croît  sur le marché de la haute joaillerie parisienne. Ce succès est couronné lors de l’Exposition Universelle de Londres en 1851, où la maison  gagne un prix pour ses créations innovantes et élégantes. Après ce succès, la maison devenue Maison Rouvenat, ouvre une manufacture en région parisienne. Celle-ci est considérée comme la première manufacture uniquement dédiée à la production de joaillerie au monde, du traitement de la pierre à la préparation des montures. Le succès de la maison et son rayonnement continuent de grandir jusqu’à  atteindre son paroxysme en 1855, année où Léon Rouvenat inaugure le premier pavillon de  joaillerie de l’Exposition universelle de Paris. Lors de cette exposition, il reçoit une médaille d’honneur pour l’ensemble de son œuvre, ainsi que la croix de la Légion d’honneur.

En 1867, une nouvelle fois lors de l’Exposition universelle de Paris, il gagne une  clientèle très prestigieuse. En effet, un de ses bijoux est remarqué par l’impératrice Eugénie. Il s’agit d’une branche de lilas sertie de diamants. Pour la réalisation de ce bijou remarquable, Léon Rouvenat obtient une nouvelle médaille, la médaille d’or. L’année d’après, Léon Rouvenat s’associe avec son gendre Charles Lourdel. La maison Rouvenat devient alors la Maison Rouvenat-Lourdel. Léon Rouvenat reste à la tête de son entreprise jusqu’à sa mort en 1874. L’arrivée de Félix Després au sein de la société occasionne un nouveau changement de nom pour la maison, qui devient Rouvenat-Després. Le nom de Rouvenat reste synonyme d’excellence et la maison continue de remporter régulièrement des médailles lors des Expositions universelles de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. La maison Rouvenat ferme ses portes peu avant la Première Guerre mondiale. C’est ainsi plus d’un siècle après, en 2022, qu’elle entre de nouveau en activité et se replace au centre de la création joaillière parisienne.

Le goût de l’époque et le travail de la maison Rouvenat

L’époque du Second Empire voit l’apparition de tendances artistiques marquées par une exploration du monde et de l’histoire. Le goût de l’Antiquité, qui se manifeste dans tous les domaines artistiques et gagne la joaillerie. Cette inspiration antique s’explique notamment par le rachat en 1862 par l’État français de la collection d’objets d’art étrusques, romains et byzantins acquis par le marquis Campana durant la première moitié du XIXème siècle (aujourd’hui exposée au Musée du Louvre). L’œuvre de Léon Rouvenat est marquée par ces découvertes et le goût de son époque. Comme c’est le cas de ses bijoux d’inspiration néo-grecque. Léon Rouvenat dépose des brevets pour ses innovations et recrute de jeunes joailliers prometteurs. Sa maison est aussi reconnue pour ses médaillons transformables, ses broches cachemiriennes brevetées en 1865, ses bijoux rosaces et ses bijoux colibris.

La cote des bijoux Rouvenat

Peu de bijoux sont aujourd’hui presentés dans les institutions muséales, cependant de nombreux dessins, aquarelles, gouaches, sont conservés dans de grandes institutions comme le Petit Palais de Paris ou encore le Musée des Arts Décoratifs. Les bijoux Rouvenat appartiennent pour la plupart à des collections privées mais peuvent parfois être retrouvés dans des hôtels de ventes. Ils sont authentifiables grâce au poinçon de maître de la Maison et sont estimés entre 2 300 et 12 600 euros. En 1992, une broche accompagnée d’un pendentif et diadème en forme de gerbe de roses sauvages en diamant daté vers 1865 a été vendu pour 14 000 euros. Plus récémment, en 2020, un tour de cou en or jaune à été vendu pour 4 000 euros. 

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Rouvenat, qu’il s’agisse de bijoux anciens du XIXe siècle ou de créations contemporaines issues de la relance de la maison. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Rouvenat : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or et ornés de pierres précieuses réemployées, caractéristiques d’une joaillerie responsable et d’un savoir-faire d’exception.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des gemmes anciennes, ainsi que des techniques de joaillerie traditionnelle et contemporaine lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail du métal, signature Rouvenat, provenance, période de création, rareté, authenticité des pierres et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et contemporains Rouvenat et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Rouvenat et l’estimation de bijoux de collection. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de pièces uniques, en valorisant des créations recherchées pour leur histoire, leur engagement durable et leur qualité artisanale exceptionnelle.

En lien avec la maison Rouvenat

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Poiray

Maison Poiray

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Poiray

Fondée en 1975 par François Hérail et Michel Ermelin, la maison Poiray s’est rapidement imposée comme une signature incontournable de la joaillerie parisienne contemporaine. Reconnue pour son esprit audacieux et ses créations élégantes, elle se distingue notamment par ses bijoux modulables et ses montres iconiques, à l’image du célèbre modèle Ma Première, devenu un classique. Vous possédez un bijou Poiray ou une montre Poiray dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Poiray

Prix et cote des bijoux de la maison Poiray

  • Bagues et petits bijoux (cœurs, liens, pendentifs, collections iconiques) : entre 400 € et 8 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches (chaînes, motifs signature, pièces vintage) : entre 800 € et 20 000 €

  • Montres Poiray (Ma Première, Ma Dame, modèles interchangeables) : entre 600 € et 12 000 €

  • Colliers, parures et pièces de joaillerie : entre 2 000 € et 35 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Poiray et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Poiray en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L'histoire de la maison Poiray

La maison Poiray a été fondée en 1972 par François Hérail et Michel Ermelin. Cependant, l’histoire de la maison ne commence qu’en 1975, quand les deux fondateurs  s’installent rue de la Paix, à proximité de la place Vendôme, centre névralgique de la haute joaillerie française. Le nom de cette maison est une référence à Paul Poiret, grand couturier du début du XXème  siècle dont les créations Art Déco ont marqué leur imaginaire. Très vite, la maison Poiray devient populaire pour ses créations inspirées par le style Art Déco, son style innovant et ses prix abordables. La force des bijoux et plus tard des montres Poiray réside dans  la possibilité de les modifier selon le goût et l’envie de leur propriétaire. L’année 1986 marque un tournant dans l’histoire de la maison. Elle est marquée par l’arrivée de Nathalie Hocq à sa direction artistique et par la création de la collection Tresse avec sa bague éponyme. Cette collection devient tout de suite une véritable signature de la maison Poiray. Inspirée par les turbans du début du XXème siècle chers au grand couturier, les bijoux de cette collection se caractérisent par des rubans d’or entrelacés tout en rondeurs et en volumes. Ces tresses symbolisent le lien amoureux.

Création d'un departement horlogerie

En 1987, Poiray s’agrandit en ouvrant un département d’horlogerie et en créant la mythique montre Ma Première. Cette montre est marquée par l’air du temps. En effet, les bracelets et cadrans sont interchangeables, c’est-à-dire que l’on peut changer la couleur et la matière de son bracelet de montre selon l’envie. Cette montre se décline en plusieurs modèles : avec des chiffres romains ou arabes, des cadrans et des bracelets originaux (comme un cadran en nacre…). Ce modèle a permis en 1994 la création d’une version XS baptisée Ma Mini qui, comme Ma première, est composée d’un boîtier cadran et d’un bracelet amovible. La mythique collection Cœur Entrelacé voit le jour en 1993. Le motif du cœur est dessiné sous une forme graphique et épurée, qui fait directement référence au mouvement Art Déco, véritable ADN de la maison. La collection se décline dans plusieurs matériaux et le cœur peut s’accompagner de pierres précieuses et semi-précieuses qui réaffirment le goût de la maison pour les jeux de couleurs.

Les années 2000, l’ère des collections

La maison Poiray continue de s’agrandir et d’innover. L’année 2008 marque la naissance de la bague Indrani. Cette bague est inspirée par l’Inde, plus particulièrement par la déesse de la colère Indra. Sa forme fait référence aux bagues de cocktail des années 1920, chères à l’histoire de la maison. Cette bague devient très vite un best-seller et a ainsi fait l’objet d’une réedition en 2019.  En 2015, la collection Flower est créée. Celle-ci est centrée autour de la marguerite et met en avant l’inventivité des artisans de la maison. La fleur est composée de pétales mobiles, permettant de créer des effets de mouvement. Tout comme les montres Ma Première, Poiray continue de donner au propriétaire du bijou la possibilité d’en faire sa personnalisation. Une démarche qui se prolonge avec la bague Ma Préférence, constituée de trois parties interchangeables et offrant une multipilicité de combinaisons. 

À partir de 2016, Aurélie Bidermann est nommée directrice artistique de la maison. Son style bohème se conjuge à celui Art Déco. Les collections Attrape-Cœur et Lolita, hommages aux livres éponymes, témoignent de ces nouveaux apports. C’est aussi sous sa direction que les collections Dune de Poiray et Perles précieuses sont commercialisées. Ces dernières témoignent d’un fort goût pour les couleurs et les textures, savamment rendu par les perles fines et les pierres de couleurs. L’année 2021 est marquée par les créations Flower Poiray, inspirées de la marguerite. Les pétales vierges de toute couleur contrastent avec le jaune saphir ou diamant du cœur.  Cette fleur, symbole de pureté et de délicatesse, devient une collection emblématique de la maison.

Cote et estimaiton des bijoux Poiray sur le marché

Les bijoux et montres Poiray sont des habitués des salles des ventes. Les bijoux sont adjugés entre 100 euros et 5000 euros. Ainsi, un des résultats les plus exceptionnels de la maison est un collier articulé de la collection Tresse fait de trois nuances d’or, adjugé pour 5410 euros en 2019.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Poiray, qu’il s’agisse de bijoux contemporains, de pièces vintage ou de montres emblématiques de la maison. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Poiray : bagues, bracelets, boucles d’oreilles, pendentifs et montres iconiques comme le modèle Ma Première, reconnaissables à leur élégance parisienne et à leur design modulable.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de joaillerie modernes ainsi que de l’univers de la joaillerie française contemporaine lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail de l’or, signature Poiray, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Poiray et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Poiray et l’estimation de montres Poiray. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des créations recherchées pour leur style intemporel, leur raffinement et leur signature emblématique.

En lien avec la Maison Poiray

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Boucheron

Maison Boucheron

Home » Maison » Page 3

Estimation et cote Boucheron

Redécouvrez l’histoire de la maison Boucheron et faites estimer vos bijoux auprès de nos experts qualifiés. Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Boucheron

Prix et cote des bijoux de la maison Boucheron

  • Bagues et petits bijoux : entre 1 000 € et 15 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches : entre 5 000 € et 100 000 €

  • Colliers, parures et pièces de haute joaillerie : entre 50 000 € et 2 000 000 €

Vous souhaitez  expertiser un bijou Boucheron et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un bijou Boucheron en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L’historique de la maison Boucheron

Fondée en 1858 par Frédéric Boucheron, la maison est installée sous les arcades du Palais Royal. Frédéric Boucheron reçoit dans ses salons parmi les plus célèbres élégantes du milieu du XIXème siècle. En effet, des têtes couronnées aux demi-mondaines, toutes les personnalités en vue de l’époque sont séduites par les bijoux de la maison Boucheron. La comtesse Virginia de Castiglione, qualifiée de plus belle femme de son siècle et maîtresse de Napoléon III, ou l’empereur Alexandre III de Russie font partie de cette riche clientèle. Dès son ouverture, la maison est reconnue pour ses créations originales et innovantes, inspirées par la nature. En 1893, la maison Boucheron s’installe au 26 place Vendôme, dans la résidence de la comtesse de Castiglione. C’est l’un des premiers grands joailliers contemporains à s’installer sur cette place iconique. Il ouvre une boutique à Moscou la même année, puis  il s’installe à Saint-Pétersbourg de 1911 à 1917. En 1903, la maison ouvre un magasin à Londres et un bureau à New York. 

À la mort de Frédéric Boucheron en 1902, la maison est reprise par son fils Louis. Boucheron reste synonyme d’excellence à la française. En rompant avec le faste de la fin du siècle précédent, Louis Boucheron fait entrer la maison dans la modernité, en créant des bijoux de style Art déco tout en conservant son expertise dans le choix des pierres. La maison est plébiscitée par les personnalités en vue de l’époque. On peut citer Le Kokoshnik de Greville, créé en 1919 pour la couronne d’Angleterre. En 1928, le Maharadjah de Patiala se rend chez Boucheron pour faire réaliser 149 pièces exceptionnelles, composées de 7 571 diamants et 1432 émeraudes. L’entreprise est reprise par les petits-fils de Louis, Fred et Gérard, en 1959 puis par Alain Boucheron en 1971. Boucheron s’implante également au Japon dans les années 1970. La Maison développe la gamme de bijoux et accessoires, tels que les montres- bracelets « en éventail » et les fume-cigarettes, ou les poudriers décorés de pierreries…

Boucheron, une maison d’innovations

Dès 1867, la maison reçoit de nombreuses distinctions qui témoignent de la reconnaissance de son expertise artistique. Ainsi lors de l’Exposition Universelle, Boucheron reçoit une médaille d’or. La maison met en avant ses artisans en gravant leur nom en lettres d’or sur des plaques de marbre devant son stand de présentation. En 1878, Boucheron reçoit un grand prix pour le collier Feuillage, une des pièces les plus connues de la Maison. Composé de diamants et de saphirs, dont un en pendentif de 159 carats, il répond à la commande d’une cliente américaine, Marie-Louise Mackay, épouse d’un grand industriel.

Frédéric Boucheron présente lors de l’Exposition universelle de 1879 le collier dit « Point d’Interrogation », autre pièce iconique de la maison. Ce collier est une œuvre majeure dans la haute joaillerie. C’est le premier collier qu’une femme peut mettre autour de son cou sans une aide extérieure, puisqu’il n’a pas de fermoir. La renommée de Boucheron à l’étranger et surtout chez les princes d’Orient lui vaut le surnom de « Joaillier des Milles et Une Nuits », si bien qu’en 1930 le Shah d’Iran nomme Louis Boucheron Gardien Officiel du trésor impérial de Perse. C’est la première fois qu’un étranger est nommé à ce poste. 

Spécificité technique de la maison Boucheron

Frédéric Boucheron, le fondateur de la maison, est très rapidement reconnu pour la qualité exceptionnelle de ses pierres précieuses. Pour créer ses chefs-d’œuvres de haute joaillerie, la maison Boucheron a toujours été à la pointe de la technologie et utilise des techniques variées et complexes dans ses ateliers. Les artisans joailliers ont par exemple recours à la gravure sur diamant, une technique existant depuis l’Antiquité mais très peu utilisée. Il s’agit de graver un motif sur un diamant, une action qui révèle la beauté de la pierre. 

Chez Boucheron, les motifs d’arabesques et de fleurs sont majoritairement utilisés. Des techniques issues du Moyen Âge inspirent aussi la maison qui utilise des émaux translucides en les travaillant au plique-à-jour. Ce savoir-faire permet de créer des jeux de transparence et de lumière, à la manière d’un vitrail. Le motif est dessiné grâce à une structure en or ajourée avant que celle-ci ne soit remplie de fines couches d’émail translucide, dont un passage au feu révèle l’intensité des couleurs. La maison réalise aussi des incrustrations d’or sur acier bleui et ciselé. Les motifs chers à la maison Boucheron sont les arabesques, les motifs issus de la nature, ceux orientalisants et plus récemment des inspirations contemporaines comme les pavés de Paris.

Boucheron sur le marché de l’art

Depuis les années 1980, la maison Boucheron propose également une gamme de parfums. Enfin la maison se diversifie et propose d’autres projets notamment culturels comme des expositions, en 2018 à la Monnaie de Paris par exemple. Aujourd’hui, la maison appartient au groupe Kering.  Les bijoux de la maison Boucheron sont habitués des ventes aux enchères. Les montres sont généralement adjugées entre 500 euros et 4000 euros. Les bijoux, quant à eux, ont une cote très variable, pouvant être adjugés à partir de 300 euros. Certaines ventes atteignent des résultats records dépassant les 100 000 euros comme en 2014, où une bague en platine ornée d’un diamant de taille émeraude de 7,3 carats a été adjugée à 197 625 euros. Les bijoux anciens signés Frédéric Boucheron ont récemment fait des résultats compris entre 6000 et 8000 euros. Ainsi un bracelet en or jaune, orné au centre d’une miniature peinte entourée d’éclats de diamant et d’une guirlande de fleurs, a été adjugée 7 100 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la Maison Boucheron, référence majeure de la haute joaillerie française depuis le XIXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or, en platine, sertis de diamants, de pierres précieuses et fines, caractéristiques d’un style élégant et innovant.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de haute joaillerie ainsi que des grandes maisons de la place Vendôme — dont la Maison Boucheron, reconnue pour ses collections iconiques comme Serpent Bohème ou Quatre et ses créations au design raffiné et créatif — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, finesse du travail du métal, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et contemporains et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Boucheron et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces recherchées pour leur qualité d’exécution, leur signature prestigieuse et leur importance dans l’histoire de la joaillerie française.

En lien avec la maison Boucheron

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Dinh Van

Maison Dinh Van

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Dinh Van

La Maison Dinh Van a été fondée en 1965 par le designer Jean Dinh Van (1927-2022), ancien artisan joaillier chez Cartier, et s’impose comme une référence dans la joaillerie contemporaine française. La maison révolutionne les codes traditionnels en proposant des bijoux épurés, pensés pour être portés au quotidien, avec des collections iconiques comme Menottes, Le Cube Diamant ou Seventies. Reconnue pour son style minimaliste et moderne, Dinh Van occupe aujourd’hui une place importante sur le marché des bijoux de créateurs et séduit un large public d’amateurs et de collectionneurs. Vous possédez un bijou Dinh Van, une bague, un bracelet Menottes ou une création contemporaine dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Dinh Van

Prix et cote des bijoux de la maison Dinh Van

  • Bagues et petits bijoux Dinh Van (bagues Le Cube Diamant, pendentifs, petites créations en or ou serties de diamants) : entre 500 € et 5 000 €

  • Bracelets, colliers et boucles d’oreilles Dinh Van (bracelets Menottes, collections Seventies, créations contemporaines) : entre 1 000 € et 15 000 €

  • Pièces importantes, parures et créations d’exception Dinh Van (bijoux en or massif, modèles sertis, éditions limitées) : entre 3 000 € et 30 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Dinh Van et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Dinh Van en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Jean Dinh Van, un joaillier contemporain

Jean Dinh Van est un joaillier parisien né en 1927 et décédé en 2022. Il est issu d’un milieu familial au croisement des pratiques artisanales et artistiques ; son père vietnamien est artisan laqueur. Jean Dinh Van fait ses études aux Arts décoratifs, avant d’entrer chez Cartier en 1946, où il se perfectionne pendant dix ans au métier de joaillier. En 1965, il ouvre son propre atelier, place Gaillon dans le IIème arrondissement. Dans un contexte d’essor du design et du prêt-à-porter, Dinh Van est lui aussi touché par cette effervescence créatrice. Il collabore avec Pierre Cardin, grand nom de la mode qui a participé à la naissance du prêt-à-porter. Ensemble, ils imaginent une bague carrée à deux perles, exposée au Musée des Arts Décoratifs de Paris.

Cette forme marquera les créations postérieures de Dinh Van. Il collabore avec de nombreux artistes comme Paco Rabanne ou César, avec qui il crée un bijou en forme de sein, en 1980. Sa marque porte la volonté d’un luxe discret résolument moderne dans la création de bijoux à porter au quotidien. Jean Dinh Van dessine des pièces intemporelles, ne se pliant pas au rythme des tendances et qui sont destinées à ces femmes libres qui s’émancipent au cours des années 1960. Ses bijoux sont très appréciés et le joaillier ouvre rapidement des boutiques à New York, Genève et Bruxelles. En 1998, prenant sa retraite, Jean Dinh Van vend sa marque et ses boutiques à un groupe d’investisseurs dont Eric Laporte qui en est l’actuel directeur. Aujourd’hui les collections créées par Jean Dinh Van sont montées à l’étranger mais toujours vendues dans les magasins historiques de la maison.

Dinh Van, une marque au design minimaliste

Le style de Dinh Van puise son inspiration dans la philosophie des artistes Bauhaus du début du XXème siècle. Il cite Ludwig Mies van der Rohe et sa célèbre formule « Less is more » c’est-à-dire moins en faire et revenir à l’essentiel d’une pureté artistique. Il introduit alors le minimalisme dans ses bijoux, ce qui devient la signature de sa marque. Ses œuvres sont empreintes d’un style à la fois contemporain et en même temps intemporel qui suit cette volonté de rendre le bijoux plus simple à porter au quotidien.

Le minimalisme existe déjà en joaillerie, notamment dans la collection de bracelets ancres d’Hermès, élaborée dans les années 1930, bien que cela reste marginal. En recherchant une certaine simplicité dans ses bijoux, Jean Dinh Van se place à contre-courant de la norme esthétique des années 1960. Il se démarque des autres grands joailliers qui recherchent encore une exaltation de la couleur, la multiplicité des formes, avec un goût pour les représentations de la faune et de la flore.

Une volonté de bousculer les codes

Pour Dinh Van, les évolutions de la société impliquent une évolution de l’esthétique des marques. L’émancipation et l’affirmation de la femme durant les années 1960 doit pouvoir trouver un écho dans les bijoux dont elle se pare. Le créateur lance sa marque avec des pièces dont la sobriété permet de s’accorder aux tenues des dames en de multiples occasions et surtout au quotidien. Pour Dinh Van, les évolutions de la société impliquent une évolution de l’esthétique des marques. L’émancipation et l’affirmation de la condition fémnine durant les années 1960 doit pouvoir trouver un écho dans les bijoux dont la femme se pare. Le créateur lance sa marque avec des pièces dont la sobriété permet de s’accorder aux tenues des dames en de multiples occasions et surtout au quotidien.

Il s’affirme alors avec des pièces aux lignes sobres mais fortes, aux allures originales. Il casse les codes de la bijouterie traditionnelle en revisitant les formes et les motifs. Cela se voit dans ses bagues dont il exécute un anneau de forme carré, mais aussi dans son travail sur les fermoirs. Loin de le rendre peu visible, comme les autres joailliers qui cherchent sa dissimulation, Jean Dinh Van le met en avant au point d’en faire un motif central de ses bijoux. Rompant avec la tradition, ses collections « Menottes » ou « Serrure » témoignent de cette volonté artistique par la mise en valeur des systèmes de fermeture des créations en tant qu’élément décoratif principal. Sur un tout autre registre, l’artiste, considéré comme l’un des plus visionnaires des années 1960, a été le premier à exposer les montres de la célèbre marque Swatch en France, dans sa boutique parisienne.

Des formes contemporaines pour un art innovant

Parmi ses pièces majeures, Jean Dinh Van a conçu une bague Cube Diamant, au début des années 1970. Sur un anneau carré d’or blanc orné de diamants est monté un diamant inséré dans une structure cubique. Cette pièce se décline dans toute une collection : bagues, boucles d’oreilles, bracelets et colliers. Pour l’artiste, l’anneau représente la spiritualité et le Ciel tandis que la forme cubique qui renferme la pierre symbolise la stabilité et la Terre.

La place des bijoux Dinh Van sur le marché

Marque plutôt récente, le nom de Dinh Van n’est pas le plus connu dans le monde des enchères. La plupart des pièces dessinées par Jean Dinh Van sont toujours produites par la marque. Les bracelets à cordon sont les pièces qui semblent les plus présentes sur le marché. Elles se vendent pour quelques centaines d’euros. Les ensembles collier et bracelet ont en revanche vu leur valeur augmenter, vendus autour de 300 euros en 2019. Un même ensemble a été adjugé à 1 200 euros en 2022. Le décès du créateur a fait grimper la valeur des pièces. Les bagues ornées de pierres sont adjugées autour de 600 à 800 euros, et il est probable que leur valeur augmente dans les années à venir.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux contemporains, notamment des créations de la Maison Dinh Van, référence de la joaillerie moderne française. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de créateurs : bagues Dinh Van, bracelets Menottes, colliers, pendentifs et boucles d’oreilles, réalisés en or, parfois sertis de diamants, caractéristiques d’un style minimaliste et intemporel.

Sa connaissance approfondie des techniques de joaillerie moderne, du design contemporain et des collections emblématiques de Dinh Van — notamment Menottes, Le Cube Diamant ou Seventies — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature Dinh Van, collection, design, provenance, état de conservation et rareté.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux contemporains et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Dinh Van et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux modernes, en valorisant des pièces recherchées pour leur design iconique, leur portabilité et leur valeur patrimoniale accessible.

En lien avec la Maison Dinh Van

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Marina Bulgari

Marina Bulgari

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Marina Bulagri

Fondée dans les années 1970 par Marina Bulgari, petite-fille du fondateur de la célèbre maison Bulgari, la marque éponyme s’inscrit dans la tradition de la joaillerie italienne de luxe tout en affirmant un style personnel et contemporain. Reconnue pour ses créations audacieuses et ses volumes généreux, la maison Marina Bulgari se distingue par l’utilisation de pierres précieuses et fines, souvent associées à des montures en or massif, dans un esprit à la fois élégant et distinctif.

Aujourd’hui, les bijoux Marina Bulgari sont recherchés sur le marché des ventes aux enchères et du marché secondaire pour leur signature forte, leur qualité d’exécution et leur héritage joaillier. Vous possédez un bijou Marina Bulgari, une bague en or sertie de pierres ou une création italienne de caractère dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Marina Bulgari

Prix et cote des bijoux de la Marina Bulgari

  • Bagues et petits bijoux (bagues en or, pierres fines et précieuses, créations contemporaines) : entre 800 € et 12 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches (bijoux en or massif, pièces volumineuses, designs signés) : entre 1 500 € et 35 000 €

  • Colliers et créations joaillières (chaînes en or, pendentifs, compositions avec pierres de couleur) : entre 3 000 € et 80 000 €

  • Pièces de haute joaillerie et bijoux d’exception (modèles uniques, pierres importantes, créations signature) : entre 10 000 € et 200 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Marina Bulagri et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Marina Bulagri en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Marina Bulgari, naissance d’une marque contemporaine

Marina Bulgari naît en 1930 à Rome d’un père grec, fils aîné de Sotirios Bulgari (fondateur de la maison éponyme en 1884), et d’une mère italo-allemande. Après une jeunesse autour du bassin méditerranéen, Marina Bulgari se forme à la joaillerie afin d’entrer dans l’entreprise familiale. Elle succède à son père en 1973, prenant alors la tête de la maison. Elle représente alors la troisième génération de bijoutiers. La divergence stylistique entre la maison familiale et ses goûts personnels la poussent à quitter son poste de direction pour créer sa propre marque en 1976. Elle ouvre deux ans plus tard son premier showroom à Genève. Par la suite, elle voyage dans le monde et ouvre des boutiques à Milan, Paris et New York. En 1993, elle s’installe à Monaco, où elle continue de créer jusqu’à sa retraite.

Bulgari, une famille marquante

La maison est fondée à Rome en 1884 par Sotirio Bulgari, grand-père de Marina Bulgari. Progressivement, l’entreprise de joaillerie devient l’une des plus importantes d’Italie. Bulgari s’est notamment fait connaître pour ses ornements d’argent, particulièrement appréciés des touristes étrangers. Ce sont les fils de Sotirio, Constantino et Giorgio, qui recentrent la production de la maison dans le secteur de la haute joaillerie. Durant les années 1920, Bulgari fait partie des maisons qui proposent des pièces dans le style Art déco, alors particulièrement en vogue dans la mode et dans l’art. Les bijoux de platine ou d’or se parent de diamants. Pendant les années 1950, les pierres aux couleurs intenses s’imposent dans les collections. Sous la direction de Marina Bulgari, durant les années 1970, la maison s’implante en Europe et aux États-Unis. Lorsqu’elle quitte la maison, Paolo et Nicola Bulgari la reprennent et créent de nouvelles gammes inspirées du Pop Art ou de l’Extrême Orient.

Marina B, un style

Marina Bulgari est considérée comme une importante artiste contemporaine en joaillerie. Dépassant l’héritage familial, elle crée un style qui lui est propre. Mondialement connu, il est considéré comme audacieux et intemporel. Elle est notamment célèbre pour avoir inventé une nouvelle coupe de pierre. Les gemmes sont taillées selon leur forme naturelle : certaines sont cubiques tandis que d’autres sont hexagonales. Les formes qu’elles prennent en joaillerie lors de la coupe finale sont donc traditionnelles et existent depuis des siècles. Il est plutôt rare qu’un joaillier se laisse aller à essayer de tailler une pierre dans une nouvelle forme. Ainsi en 1980, elle développe sa taille de pierre désormais emblématique « The chestnut », une coupe à mi-chemin entre triangle et poire. C’est désormais une forme classique du répertoire de son entreprise tant en pierre précieuse qu’en métal.

En 1978, elle développe deux collections emblématiques : « Onda » et « Pneu ». Les bijoux se parent de monture à ressort et d’un pavage de diamant avec des éléments interchangeables qui offrent davantage de possibilités. En 1984, elle sort la collection « Shirine », remarquée pour ses couleurs audacieuses. En 1989, elle crée les collections « Atomo » et « Cardan » qui présentent une omniprésence des perles non enfilées et qui deviennent alors une de ses marques de fabrique.

Guy Bedarida, l’héritage de Marina B.

En 2017, Guy Bédarida rachète la majorité des parts de la société Marina B créée en 1978 par Marina Bulgari et en devient le nouveau directeur artistique. D’origine franco-italienne, cet artiste est une figure de proue de la joaillerie contemporaine. Il a fait ses armes sur la place Vendôme, travaillant pour les maisons Boucheron et Van Cleef & Arpels. Pour la marque Marina B, il dessine des collections qui préservent l’esthétique novatrice de la créatrice. Ainsi, en 2014 il reprend la forme du triangle, un des premiers motifs abordé par Marina B, pour en faire un tour de cou unique monté sur ressorts et serti de rangées de diamants triangulaires. Cela donne naissance à la collection « Triangoli ». En 2018, il s’installe à New York et lance la collection « Trisolina », poursuivant ainsi dans le style de la créatrice de la marque.

La cote des bijoux Marina Bulgari sur le marché de l’art

Les pièces signées Marina B sont très appréciées sur le marché de l’art tant par les passionnés de joyaux contemporains que par les amateurs de bijoux anciens. Ses créations peuvent atteindre des prix élevés. Des boucles et bracelets sans pierres se vendent à quelques milliers d’euros, tandis que les colliers et les bijoux ornés de pierres précieuses peuvent atteindre la dizaine de milliers d’euros. Ainsi, la vente d’une paire clips d’oreilles d’or et d’argent datée de 1989 a été adjugée à 3 300 euros, soit trois fois son estimation haute.
Un collier torque en or et nacre rehaussé de diamants et de cœurs d’or des années 1980, signé, a été adjugé à 7 500 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Marina Bulgari, notamment des créations contemporaines issues de la joaillerie italienne de luxe. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Marina Bulgari : bagues, bracelets, boucles d’oreilles, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or massif et ornés de pierres précieuses et fines, caractéristiques d’un style audacieux et sophistiqué.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de joaillerie modernes ainsi que de l’univers de la joaillerie italienne contemporaine lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail de l’or, signature Marina Bulgari, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Marina Bulgari et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Marina Bulgari et l’estimation de bijoux de créateurs italiens. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des pièces recherchées pour leur élégance, leur caractère affirmé et leur qualité d’exécution.

En lien avec Marina Bulagri

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Sterlé

Maison Sterlé

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Sterlé

Fondée en 1934 par Pierre Sterlé (1905-1978), la maison Sterlé s’impose comme une référence majeure de la haute joaillerie française du XXe siècle. Surnommé le « couturier de la joaillerie », Pierre Sterlé a marqué son époque par des créations d’une grande souplesse, inspirées des textiles et de la nature, mettant en valeur le travail de l’or et des pierres précieuses dans des compositions élégantes et innovantes. Aujourd’hui, les bijoux Sterlé sont particulièrement recherchés sur le marché des ventes aux enchères pour leur raffinement, leur technicité et leur signature emblématique, notamment dans les bracelets souples, broches animalières et parures en or tressé. Vous possédez un bijou Sterlé, une broche ancienne ou une création de haute joaillerie dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Sterlé

Prix et cote des bijoux de la maison Sterlé

  • Bagues et petits bijoux (bagues en or, motifs naturalistes, créations signées) : entre 1 500 € et 20 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches (bracelets souples, broches animalières, pièces vintage) : entre 3 000 € et 60 000 €

  • Colliers et parures (créations en or tressé, compositions joaillières élaborées) : entre 5 000 € et 120 000 €

  • Pièces de haute joaillerie et bijoux d’exception (modèles iconiques, pièces uniques, créations historiques) : entre 15 000 € et 300 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la maison Sterlé et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la maison Sterlé en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Sterlé, naissance d’une maison

Pierre Sterlé est né en 1905. Issu d’une famille de banquiers, il aurait été confié dès son plus jeune âge à un oncle joaillier parisien, suite au décès de son père durant la Première Guerre mondiale. Il découvre ainsi tout un univers professionnel et se forme à la bijouterie chez Maynier et Pinçon à Paris. Il travaille longtemps pour des grands noms de la joaillerie telles que les maisons Boucheron, Chaumet ou Ostertag. En 1934, il ouvre son propre salon rue Saint-Anne, à Paris. Il s’installe alors dans une rue adjacente à celle d’autres grands ateliers comme celui des frères Rubel ou de Georges Lenfant. Non loin, place Vendôme et rue de la Paix, sont également installées les grandes maisons pour lesquelles il crée et produit des bijoux. En 1939, il commence à produire des pièces qu’il vend directement à des particuliers. Il déménage quatre ans plus tard au 43 avenue de l’Opéra, se rapprochant ainsi de la place Vendôme, lieu de vente international des pièces parmi les plus prestigieuses de la haute joaillerie. Joaillier à la mode, il travaille pour de grandes maisons et pour son propre compte. L’autrice Colette figure parmi ses premières clientes importantes.

Sterlé, joaillier aux multiples collaborations

Pour réaliser les dessins préparatoires de ses futures pièces, Pierre Sterlé fait appel à des professionnels. Il collabore notamment avec Alexandre Diringer, dès 1934. Le dessinateur, déjà familier de l’univers de la joaillerie, avait fait ses armes chez Cartier où il imaginait des pendules dites « mystérieuses ». Ce sont des pendules dont on ne peut observer le mouvement mécanique et qui apparaissent dès lors comme tournant toutes seules. Alexandre Diringer travaille pour Pierre Sterlé à la création de bijoux, tout en continuant ses activités auprès d’autres joailliers (comme la maison d’Alexandre Marchak en 1946). 

Devenu indépendant, Pierre Sterlé coopère avec le monde de la mode. Jacques Fath, grand couturier français d’après-guerre, travaille avec lui. Les deux hommes se sont formés à leur métier en autodidactes ; ce point commun est peut-être un des moteurs de leur longue collaboration. Autour d’eux, ils engagent des équipes aux savoirs techniques solides, afin de proposer des œuvres de grande qualité. Fort de ses premiers pas dans le monde de la mode, Pierre Sterlé est reconnu par les maisons de haute couture. Balenciaga, Dior ou Jean Dessès sollicitent alors son travail. Sterlé est considéré comme un précurseur, notamment pour son travail du métal et des pierres dures et pierres fines. Il s’inspire du monde qui l’entoure, de la nature, mais aussi des artistes qu’il côtoie comme Cocteau ou Utrillo.

La consécration internationale

À son apogée dans les années 1950 et 1960, Pierre Sterlé produit des pièces pour des clients du monde entier. Sa renommée est internationale : il crée pour le roi Farouk d’Egypte la couronne de la reine Narriman, son épouse. Sterlé a d’importants clients comme la Bégum Aga Khan, une ancienne Miss France épouse d’un politicien indien ou encore la Maharani de Baroda, une princesse indienne, épouse du Maharadja. En 1966, il est le tout premier joaillier invité à la Biennale des antiquaires de Paris. Pour l’occasion, il présente un Temple de l’Amour fait de matériaux précieux : des dauphins incrustés de perles et des plateaux de coraux blancs côtoient des bijoux mêlant fleurs et oiseaux, ainsi que créatures marines. L’ensemble reçoit un excellent accueil.

Le travail singulier de Sterlé

L’ensemble présenté en 1966 est caractéristique de son travail. Les motifs de la nature sont récurrents avec une forte présence d’oiseaux, de plumes et de diverses fleurs. Le traitement des pierres se rapproche du baroque. Il n’hésite pas à incorporer des pierres fines ou dures à ses compositions. Il utilise également des matériaux moins nobles comme le coquillage, de même que Van Cleef & Arpels utilise le bois. Son travail du métal est particulièrement apprécié. Il est, avec Georges Lenfant, l’un des grands maîtres de ce  domaine. Une des ses œuvres majeures est le « livre le plus cher du monde », imaginé par Salvador Dali dans les années 1960. Pour cette Apocalypse de J. Foret, réalisée par Dali, Pierre Sterlé exécute une couverture d’or et de joyaux.

Tentatives de développement et difficultés

En 1955, Pierre Sterlé se lance dans une nouvelle aventure. Il crée et commercialise trois parfums : Tertio, Diam et Huit-huit, en référence à la taille du diamant. Malheureuseument, le projet se révèle être un désastre budgétaire. C’est en 1959 que les premières difficultés financières se font réellement ressentir. Pierre Sterlé doit alors se séparer de sa collection personnelle de peintures. Il vend également sa propriété au nord de Paris afin de tenter de préserver son entreprise. Grisé par le succès de son exposition à la Biennale des antiquaires de Paris de 1966, il ouvre sa première boutique. Mais en 1976, il fait faillite et est contraint de liquider sa société. Chaumet rachète alors ce qu’il lui reste de stock, et fait également l’acquisition des archives de l’entreprise. Malgré cela, Sterlé travaille pour eux en tant que consultant technique, jusqu’à son décès, deux ans plus tard.

Cote des bijoux Sterlé sur le marché

La marque a toujours une côte soutenue dans les ventes publiques. Ses pièces sont présentes dans de nombreuses ventes et depuis longtemps. Elles sont vendues à très bon prix sur le marché. Néanmoins, parfois trop coûteuses, elles ne trouvent pas preneur. La majorité des pièces est vendue à des prix allant de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ainsi, un bracelet souple en or sans pierre signé Sterlé a été adjugé 3 000 euros, tandis qu’une broche en or figurant un oiseau du paradis orné de rubis et de diamants a été vendue à 18 000 euros, soit plus de quatre fois son estimation initiale.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Sterlé, notamment des créations de haute joaillerie du XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Sterlé : bagues, bracelets souples, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or et sertis de pierres précieuses, caractéristiques du style fluide et innovant de la maison.

Sa connaissance approfondie des techniques de joaillerie avancées, du travail du métal et des pierres précieuses, ainsi que de l’univers de la haute joaillerie française, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, souplesse du montage, signature Sterlé, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Sterlé et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Sterlé et l’estimation de bijoux anciens de haute joaillerie. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des pièces recherchées pour leur technicité, leur élégance et leur signature emblématique.

En lien avec la maison Sterlé

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Hermes

Maison Hermès

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Hermès ​

La Maison Hermès a été fondée en 1837 par Thierry Hermès (1801-1878) et s’impose aujourd’hui comme une référence incontournable du luxe français. Initialement spécialisée dans la sellerie et les équipements équestres, la maison a progressivement étendu son savoir-faire à de nombreux domaines, dont la joaillerie, en développant des collections iconiques comme Chaîne d’Ancre ou Collier de Chien. Reconnue pour la qualité de ses matériaux et son exigence artisanale, Hermès occupe une place majeure sur le marché des bijoux de luxe. Vous possédez un bijou Hermès, une bague, un bracelet Chaîne d’Ancre ou une création en argent ou en or dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Hermes

Prix et cote des bijoux de la maison Hermès

  • Bagues et petits bijoux Hermès (bagues Chaîne d’Ancre, pendentifs, bijoux en argent ou en or, petites créations) : entre 300 € et 5 000 €

  • Bracelets, colliers et boucles d’oreilles Hermès (bracelets Chaîne d’Ancre, Collier de Chien, modèles en argent massif ou or) : entre 800 € et 15 000 €

  • Pièces importantes, parures et haute joaillerie Hermès (bijoux en or sertis, éditions limitées, créations d’exception) : entre 5 000 € et 150 000 €

Vous souhaitez faire expertiser un bijoux Hermès avec les experts et spécialistes d’Estimon’objet ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre bijoux Hermès en quelques clics et recevez une réponse dans les plus brefs délais. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Hermès, une histoire familiale

Grand nom du luxe français, Hermès est une entreprise familiale indépendante en plein développement dans l’industrie de la joaillerie. L’entreprise a vu six générations se succéder à sa tête, innovant toujours plus pour exécuter des produits issus de l’artisanat de luxe dans une diversité de domaines. En 1837, Thierry Hermès ouvre un atelier de création de harnais à Paris. Son savoir-faire est récompensé en 1867 à l’Exposition universelle d’art et d’industrie de Paris. Son fils Charles-Émile Hermès reprend la maison en 1880, c’est lui qui fait déménager l’entreprise au 24 rue du Faubourg Saint-Honoré, adresse emblématique de la marque. L’arrivée en 1922 d’Émile Hermès, petit-fils du fondateur, est l’occasion d’un grand renouvellement : s’ajoute alors la maroquinerie, avec la création de bagages et de sacs à main. En 1925, Hermès lance sa première ligne de vêtement masculin, tandis que la première ligne féminine sort en 1967. L’arrivée à la direction en 1951 de Robert Dumas, gendre d’Émile Hermès, marque là aussi une nouvelle ère pour la marque. Il réalise notamment le sac Kelly en 1956, hommage à la princesse de Monaco, l’iconique bracelet chaîne d’ancre et la première parution du magazine de la maison : Monde d’Hermès. Depuis, la maison n’a cessé d’évoluer, de se réinventer et de se développer, en France comme à l’international avec notamment une entrée au CAC40 en 2018.

Hermès, Luxe et bijouterie

En 1927, Hermès propose sa première gamme de bijoux et, un an plus tard, la maison commence également à produire  des montres. Ces premières créations sont composées principalement d’argent et de cuir et sont essentiellement inspirées des codes équestres. Parmi les motifs iconiques se retrouvent des détails d’harnachement ou des objets utilitaires du monde équestre comme le filet de selle, l’étrier et le mors. C’est un hommage à la beauté simple des formes dont Hermès détourne la fonction principale. Près d’un siècle plus tard, en 2001, l’arrivée de Pierre Hardy à la direction artistique des bijoux de la maison offre un nouveau tournant. Il dessine les nouvelles collections de bijoux en jouant sur les codes avec un vocabulaire original et une énergie contemporaine.

La maison Hermès est alors en pleine effervescence avec une grande créativité dans les différents départements. En 2010, la maison ouvre un nouveau département de haute bijouterie, accompagné de la première collection de haute bijouterie d’Hermès. L’or rose et le pavage de diamant en deviennent des éléments signature. Pour la première fois chez Hermès arrivent des pierres fines telles que le jade noir, le quartz rose ou l’aventurine. En 2012, la maison commence la production de sacs bijoux ornés d’or et de pierres. De nouveaux modèles voient le jour chaque année, à l’instar de la collection Collier de chien ou du célèbre bracelet Clic H. En 2021, la maison sort une collection de joaillerie Lignes sensibles qui développe une nouvelle gamme plus libre et suggestive.

La cote des bijoux Hermès sur le marché de l’art

Cela fait presque un siècle que la maison Hermès produit et vend des bijoux dont le style iconique est immédiatement reconnaissable. Ces pièces se retrouvent régulièrement sur le marché de l’art à des prix très variables. Cela dépend de l’ancienneté ou de la rareté de la pièce mais également du type de parure, du métal utilisé et de la présence ou non de pierres ornementales et précieuses. Les bijoux Hermès peuvent être estimés de quelques centaines d’euros jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Des boucles de ceinture ou boucles de foulard sont adjugées à moins de cent euros. Une paire de boucles d’oreille s’est vendue récemment pour 140 euros. Les bracelets joncs rigides de chez Hermès sont vendus pour plusieurs centaines voir milliers d’euros avec notamment une vente en 2008 à plus de 2 000 euros. Un bracelet ancre en or issu de la collaboration avec Georges Lenfant a été adjugé au prix record de 22 000 euros au printemps 2022.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et contemporains, notamment des créations de la Maison Hermès, référence du luxe français. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues Hermès, bracelets Chaîne d’Ancre, Collier de Chien, pendentifs, colliers et boucles d’oreilles, réalisés en argent massif, en or ou parfois sertis de diamants, caractéristiques d’un style à la fois épuré et iconique.

Sa connaissance approfondie des techniques de joaillerie, du travail de l’argent et de l’histoire de la joaillerie Hermès lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature Hermès, modèle iconique, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Hermès et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Hermès et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux, en valorisant des pièces recherchées pour leur notoriété, leur portabilité et leur valeur patrimoniale.

En lien avec la maison Hermès

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Rubel Frères

Rubel Frères

Home » Maison » Page 3

Estimation, cote et valeur des bijoux Rubel Frères

Active au début du XXe siècle, la maison Rubel Frères est une signature emblématique de la haute joaillerie française, reconnue pour ses créations d’une grande finesse et son rôle majeur dans le développement du style Art déco. Joailliers et diamantaires de renom, les frères Rubel se distinguent par l’utilisation de pierres précieuses de haute qualité, notamment le diamant, dans des compositions géométriques élégantes et parfaitement maîtrisées. Aujourd’hui, les bijoux Rubel Frères sont particulièrement recherchés sur le marché des ventes aux enchères pour leur rareté, leur qualité exceptionnelle et leur esthétique Art déco, notamment les bagues, broches, bracelets et colliers sertis de diamants. Vous possédez un bijou Rubel Frères, une bague Art déco ou une création ancienne en diamants dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Rubel Frères

Prix et cote des bijoux de la maison Rubel Frères

  • Bagues et petits bijoux (bagues Art déco, solitaires, créations en diamants) : entre 2 000 € et 30 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches (bracelets géométriques, broches en diamants, pièces anciennes signées) : entre 5 000 € et 100 000 €

  • Colliers et parures (colliers Art déco, compositions en diamants et pierres précieuses) : entre 10 000 € et 250 000 €

  • Pièces de haute joaillerie et bijoux d’exception (créations majeures, diamants importants, pièces rares signées) : entre 30 000 € et 800 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre des Rubel Frères et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre des Rubel Frères en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Naissance de l’atelier Rubel Frères

La famille Rubel est une dynastie impliquée de longue date dans le commerce de bijoux. Originaires de Hongrie, les Rubel s’installent en France en 1915. Les frères Jean et Robert Rubel ouvrent un atelier à Paris au 22 rue Vivienne sous le nom Société Rubel Frères. L’atelier obtient très vite une excellente réputation. Bien que de nos jours cet usage se perde, de nombreux ateliers travaillaient à cette époque pour des grandes maisons. À l’instar de Georges Lenfant qui a créé des pièces pour Hermès ou de Suzanne Belperron qui dessinait chez Boivin, les frères Rubel œuvrent pour des maisons de haute joaillerie internationalement reconnues, comme Van Cleef & Arpels. Ils collaborent aussi avec le dessinateur Maurice Duvalet, designer notamment célèbre pour ses broches de ballerine.

Le mouvement Art déco

Dans les années 1920 à 1930, leur atelier produit des créations emblématiques dans le style Art déco. Ce mouvement est l’abréviation de « Arts décoratifs » et connaît un essor considérable à la suite de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, qui a lieu en 1925 à Paris. Ce style concerne aussi bien l’architecture, que le mobilier ou encore la mode. Les formes géométriques, le métal et la recherche de structure dans les formes sont des maîtres-mots de ce style. Le Chrysler Building à New York en est emblématique. En joaillerie, les plus grands noms de la place Vendôme, comme Cartier ou Van Cleef & Arpels, ont eu un rôle important dans le développement de cette esthétique. Les frères Rubel ont été inspirés par ce mouvement. On leur connaît de nombreux bijoux et des dessins préparatoires dans ce style. Leurs bijoux ce parent ainsi de pierres précieuses taillées en baguettes qui correspond à la géométrisation et goût pour la reproduction d’un motif en série dans le style Art Déco.

L’aventure américaine d’un atelier réputé

En 1939, Van Cleef & Arpels propose un poste aux États-Unis aux deux frères, en leur offrant de superviser la fabrication de toutes les pièces américaines de la grande firme. Cette alliance outre-atlantique est un véritable succès ; à tel point que les deux frères quittent Van Cleef & Arpels en 1943 pour ouvrir leur propre boutique. Jean Rubel va même jusqu’à américaniser son nom, devenant John Rubel. Ils ouvrent une première boutique à New York sur la 5ème Avenue, suivie d’une seconde à Palm Beach en Floride. Ils obtiennent un corner dans la célèbre enseigne Saks. Ils déposent leurs brevets concernant des techniques de joaillerie aux États-Unis. Leur succès est tel qu’ils travaillent en exclusivité avec la maison Puiforcat aux États-Unis, créée en 1820 à Paris par les frères Emile et Joseph-Marie Puiforcat avec leur cousin Jean-Baptiste Fuchs. Elle est spécialisée dans la production d’objets dans le style Art déco, puis dans un style moderne. Cette dernière maison appartient aujourd’hui au groupe Hermès.

Préservation et retour en France

À la même époque, en France, les joailliers subissent le contexte de la Seconde Guerre mondiale. L’accès aux pierres précieuses et aux matériaux de qualité est particulièrement restreint. Le platine est réquisitionné pour l’armement militaire et l’or ne s’achète plus que sur le marché noir. La situation est catastrophique pour beaucoup de joailliers : Fred Samuel fuit vers le Sud, Suzanne Belperron rachete la maison de Bernard Herz avant la déportation de ce dernier. La famille Rubel, de confession juive, n’échappe que de peu aux premières arrestations. Marcel Rubel, le neveu de Jean et Robert Rubel, resté en France, prend la direction de l’atelier parisien, mais il est finalement obligé de fuir et de se cacher en zone libre jusqu’à la Libération. À la fin de la guerre, l’atelier ne rouvre pas ses portes, les membres survivants de la famille Rubel investissent dans le commerce de diamant et Marcel Rubel devient alors un acteur important du marché du diamant à Paris.

En 1950, Jean et Robert Rubel ferment leur entreprise américaine pour rentrer en France auprès de leur famille. Ils y remontent une entreprise en 1956 mais la place du bijou y devient secondaire : le négoce des pierres est alors leur fonds de commerce principal. Aujourd’hui, Sophie Mizrahi-Rubel, petite-fille de Marcel Rubel et petite nièce de Jean et Robert Rubel, est à son tour une joaillière indépendante. Formée à la joaillerie, elle a travaillé pour FRED, Cartier et Mauboussin. En 2012, à la suite de la redécouverte de dessins familiaux, elle entreprend de poursuivre ce travail dynastique en s’inspirant des pièces de ses grands-oncles. En 2015, pour le centenaire de l’installation en France de sa famille, elle ouvre à son tour une entreprise au nom de John Rubel.

La cote des bijoux Rubel frères sur le marché de l’art

Les pièces des frères Rubel (tant de la période française qu’américaine) sont prisées sur le marché de l’art. Ces pièces ne sont pas si courantes en salles de vente et peuvent se vendre à quelques milliers d’euros, allant parfois jusqu’à atteindre les centaines de milliers d’euros. Un bague en platine, ornée de diamants avec un saphir a ainsi été adjugée à New York pour presque 800 000 euros, soit quasiment le triple de son estimation.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Rubel Frères, notamment des créations Art déco du début du XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Rubel Frères : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en platine ou en or et sertis de diamants et de pierres précieuses, caractéristiques d’un style géométrique et élégant.

Sa connaissance approfondie des diamants, des techniques de joaillerie ancienne ainsi que du marché de la haute joaillerie Art déco lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des pierres, travail du métal, signature Rubel Frères, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Rubel Frères et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Rubel Frères et l’estimation de bijoux anciens de haute joaillerie. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des pièces recherchées pour leur raffinement, leur qualité exceptionnelle et leur signature emblématique de l’Art déco.

En lien avec la maison Rubel Frères

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Auger

Maison Auger

Home » Maison » Page 3

Estimation et cote Maison Auger

Découvrez l’histoire et les spécificités de la maison Auger. Vous détenez une œuvre de la maison Auger dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Envoyez nous photos et description de votre bijou via votre formulaire ci-dessous. Nos experts feront une expertise votre objet et vous répondront dès que possible !

Estimation gratuite Auger

Prix et cote des bijoux de la maison Auger

  • Bagues et petits bijoux : entre 800 € et 6 000 €

  • Broches, pendentifs et bijoux émaillés : entre 3 000 € et 20 000 €

  • Pièces importantes et bijoux d’exception : entre 15 000 € et 40 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Auger et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Auger en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Auger, naissance d’une maison

La famille Auger constitue une lignée de fabricants en haute joaillerie et orfèvrerie artistique française peu connue du grand public. Alphonse Auger (1837-1904) est formé comme sertisseur en joaillerie par les frères Marret, comme Frédéric Boucheron. C’est à leurs côtés qu’il découvre la taille des pierres et, en tant que sertisseur, il apprend à les faire ressortir avec splendeur sur les bijoux et les parures. Serti clos, à griffes ou encore sur rail, tous les systèmes d’enchâssage des pierres précieuses lui sont connus. En 1862, il s’établit à son compte en tant que joaillier et il devient le fournisseur attitré de grandes maisons de joailleries parisiennes comme Lemoine ou Mellerio-Borgnis. En 1864, Alphonse Auger s’associe avec Gabriel Falguières et ouvre le style de ses productions à ce qui deviendra l’Art nouveau. Leur collaboration ne dure que trois ans mais Falguières continue d’exercer de 1888 à 1922. Ce bijoutier a beaucoup travaillé au développement du style Art nouveau avec tout un répertoire de grotesques, chimères et autres personnages fantastiques, avant d’orienter ses bijoux vers des thèmes naturalistes plus connus. 

La joaillerie au temps de l’Art nouveau

L’Art nouveau, parfois appelé style moderne, se développe en réaction à l’industrialisation, à la fin du XIXème et au tout début du XXème siècle, en France et en Europe. En Allemagne on parle de Jugendstil et en Angleterre d’Arts & Crafts. Mouvement artistique des courbes et des déliés, c’est une mise en avant de la nature, avec également une place essentielle donnée aux figures féminines. L’art célèbre alors la faune et la flore dans leur diversité avec des motifs d’insectes et une multitude de fleurs. Ce courant artistique touche tous les médiums : peinture, objet d’art, mobilier, sculpture… En architecture, on peut citer le travail d’Antonio Gaudi ou les bouches de métro parisiennes d’Hector Guimard ; dans les beaux-arts, on peut évoquer celui de l’affichiste Alfons Mucha. En joaillerie, c’est un mouvement qui a beaucoup de retentissement et qui dépasse largement le cadre seul des objets d’art. Certains noms, comme Gallé et Lalique, sont particulièrement célèbres en ce domaine. En bijouterie, des artistes comme Eugène Feuillâtre ou Lucien Gaillard développent à leur tour des pièces répondant à ces tendances nouvelles.

Développement de la maison Auger

C’est finalement en 1867 qu’Alphonse Auger fonde sa propre maison dans le même arrondissement que les célèbres maisons de la place Vendôme, le 1er arrondissement de Paris. Il s’installe Place des Victoires, non loin de la rue des Petits Champs où s’établissent plus tard l’entreprise de Georges Lenfant et celle des frères Jean et Robert Rubel. En 1878, il s’associe avec Antoine Guéret, créant un temps la maison Auger et Guéret. Leurs créations sont très demandées. Auger fabrique des pièces complètes ou partielles, notamment des bracelets et cadrans de montre pour l’horloger Poitevin. Avec Alphonse Auger, c’est toute une dynastie qui voit le jour. Son fils aîné, Georges Auger, rejoint l’entreprise en 1895 et en prend la direction en 1900. Son second fils, Émile Auger, se joint à lui quelques années plus tard. Ainsi, les deux frères continuent la production de bijoux et d’objets d’art. Passionnés de sport, ils orientent une partie de leur production vers la réalisation de coupes et trophées sportifs.

Les productions de la maison Auger

Connue pour son travail de haute joaillerie, la maison produit également des objets d’art d’exception. Elle a notamment exécuté des épées d’honneur, comme les épées académiques portées par les membres de l’Institut de France, des reliures ou des trophées sportifs. L’une de ses grandes réalisations est une grande croix exécutée pour le jubilé de diamant du pape Alphonse XIII, en 1988. Cette pièce a reçu un très bon accueil de la part de l’Église, qui décide d’établir la maison Auger comme l’un des fournisseurs officiels de la papauté. Grand joaillier et artiste d’une haute technicité, Alphonse Auger crée des pièces transformables. Des systèmes en métal permettent ainsi de transformer un important collier en broche, en diadème ou en bracelet. Concernant les bijoux de style Art nouveau, la libellule est un motif récurrent de l’art d’Auger. Sous l’influence des deux fils Auger, la libellule évolue et s’adapte aux nouvelles modes, tout en conservant sa place d’élément signature de la maison. 

Estimations actuelles des productions de la maison Auger

La grande valeur des bijoux de la maison Auger s’explique entre autres par l’abondance des pierres précieuses dans ses productions. En effet, nombreuses sont les productions ornées de diamants. Les plus belles pièces sont adjugées de 50 000 à 100 000 euros. Leurs bijoux se vendent dans une large gamme de prix. Une montre d’un état moyen en émail, diamant et or a ainsi été adjugée à 400 euros tandis qu’un bracelet de platine, or blanc, diamants et émeraudes a été vendu près de 130 000 euros aux États-Unis, en 2014. Les pièces Art nouveau peuvent facilement atteindre des dizaines de milliers d’euros comme une broche libellule, caractéristique du travail de la maison Auger, en émail et diamants de 1900, adjugée à presque 60 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la Maison Auger, joaillier actif à Paris au XIXe siècle et représentatif de la joaillerie Art nouveau. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, broches, pendentifs, bracelets et colliers, souvent réalisés en or, sertis de diamants, de pierres précieuses et fines et d’émaux, caractéristiques d’un style naturaliste inspiré de la faune et de la flore.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de joaillerie du XIXe siècle — notamment le travail de l’émail et des décors inspirés de la nature — ainsi que des ateliers parisiens, dont la Maison Auger, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, finesse du travail du métal, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Maison Auger et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces recherchées pour leur caractère artistique, leur originalité et leur importance dans l’histoire de la joaillerie française.

En lien avec la Maison Auger

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €