Estimation gratuite bande dessinee artiste

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Estimation, cote et valeur Oeuvres d'artistes de bande dessinée

Le développement de la bande dessinée est le fruit des recherches de dessinateurs et artistes de talent. Vous possédez une œuvre d’artiste de bande dessinée signée dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite bande dessinee artiste

Prix des œuvres d'artistes de bandes dessinées

  • Dessins originaux et œuvres préparatoires : entre 100 € et 2 000 €

  • Planches originales et illustrations d’auteurs reconnus : entre 2 000 € et 50 000 €

  • Œuvres iconiques et pièces majeures de bande dessinée : entre 50 000 € et 1 000 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’artiste de bande dessinée signée ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et informations. Faites estimer votre œuvre d’artiste de bande dessinée en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premiers artistes de la bande dessinée aux États-Unis

Des expériences de bande dessinée avaient été menées dès le début du XXème siècle en Europe, mais les œuvres étaient surtout liées à la littérature enfantine, comme Bécassine de Jean-Pierre Pinchon (1905) ou encore La bande des Pieds Nickelés de Louis Forton. En raison de la faible qualité du dessin par rapport aux illustrations muettes de Christophe (Georges Colomb), la bande dessinée peine à s’imposer. Dans les années 1915, les illustrations prennent une esthétique réaliste, inspirée par les images d’Épinal. Louis Forton demeure un artiste actif de cette période, avec Bibi Fricotin (1925). La première véritable bande dessinée est proposée en France par Alain Saint-Ogan en 1925. Il s’agit de Zig et Puce, publié dans Le Dimanche illustré. Comme aux États-Unis, les bandes dessinées deviennent rapidement stéréotypées, avant de connaître un renouveau dans les années 1930. En Belgique, ce nouvel essor est marqué par la publication de Tintin de Hergé (Georges Rémi) en 1929. En 1940, l’arrivée de la bande dessinée américaine en Europe diversifie le genre de la bande dessinée. Les bandes dessinées sont alors adaptées, et les noms des personnages sont européanisés. Ainsi, Flash Gordon devient Guy L’Éclair. 

Rupture et renouveau artistique de la bande dessinée dans les années 1950

La bande dessinée connaît un déclin en Europe et aux États-Unis dans les années 1950, à l’issue de la Seconde guerre mondiale. Aux États-Unis, les personnages de la bande dessinée sont accusés d’être responsables de la délinquance juvénile, car ils incarnent les troubles de la société. L’action de Walt Kelly (créateur de Pogo en 1949) et de Charles Schulz (Peanuts, 1950) permet cependant à la bande dessinée de renaître, en renouant avec un style narratif. En Europe, on assiste à la naissance d’une école de bande dessinée tout à fait indépendante de l’influence américaine. C’est autour de l’enfance que renaît la bande dessinée, avec une qualité de dialogue et de dessin remarquée. Les journaux de Spirou et de Tintin ont pour cela une grande influence. C’est à cette période qu’apparaissent Lucky Luke, dessiné par Morris (Maurice de Bevere) sur scénario de René Goscinny, Astérix d’Albert Uderzo et René Goscinny (1959).

 Parmi les personnalités phares de cette école européenne, on compte notamment Hergé (Georges Rémi), René Goscinny, Albert Uderzo, André Franquin et Peyo. Hergé (Georges Rémi) est considéré comme le père fondateur de la bande dessinée d’expression française. Son style se distingue par l’emploi de la ligne claire et épurée. La ligne claire désigne aujourd’hui un groupe d’artiste qui se réclament de son école dans les années 1970. Parmi ses créations principales, on note Tintin et Milou (1929), Quick et Flupke, Popol et Virginie, Monsieur Bellum, et le studio Jacobs (qu’il fonde pendant la guerre). René Goscinny est un autre grand nom de la bande dessinée francophone d’après-guerre. Dessinateur et scénariste, il écrit de nombreux scenarios bien souvent illustrés par Morris, Albert Uderzo ou Sempé. Ainsi, dans les années 1950, il écrit Junior illustré par Uderzo (1954-1957), Lucky Luke dessiné par Morris (1956-1977), ou encore Le Petit Nicolas illustré par Sempé. En 1959, avec Charlier et Uderzo, René Goscinny lance le journal Pilote. Dans ce journal, il écrit le scénario d’Astérix le Gaulois pour Albert Uderzo.

Le principal collaborateur de René Goscinny est Albert Uderzo, lui aussi dessinateur et scénariste. Il commence la bande dessinée dans Junior en 1940, et s’impose progressivement sur la scène artistique. Il mêle humour et réalisme dans des créations telles que Flamberge. Il s’illustre comme auteur dans Astérix, Michel Tanguy, L’Oncle Paul, et Oumpah-Pah. A la mort de René Goscinny, Albert Uderzo reprend AstérixAndré Franquin est lui aussi un maitre de la bande dessinée francophone. Il réalise notamment Spirou et Fantasio (1946-1968), Le Marsupilami (à partir de 1952, renaît en 1987), et Gaston Lagaffe (à partir de 1957). En 1977, dans Le trombone illustré, il débute la série des Idées noires, qu’il poursuit avec Fluide glacial en 1978.  Peyo (Pierre Culliford) est un dessinateur et scénariste belge ami d’André Franquin et Morris. Il conçoit les personnages de Johan et Pirlouit en 1947, Poussy (1950), et Les Schtroumpf (1959). 

Les artistes de la nouvelle bande dessinée

Une nouvelle école de bandes dessinées voit le jour dans les années 1960-1970, en lien avec l’émergence du mouvement hippie. Des dessinateurs sans formation académique proposent des petits journaux entièrement composés de bandes dessinées, de ton fortement satyrique, anticonformiste, et antigouvernemental. On appelle cette école la Nouvelle bande dessinée.   Aux États-Unis, Robert Crumb fait figure de pionnier avec son Yarrowstalks. Il propose des personnages archétypaux et désenchantés. Quand il s’installe à San Francisco, la ville devient un centre de production majeur de la Nouvelle bande dessinée. L’artiste remporte un grand succès avec Zap (1968). Outre Robert Crumb, Gilbert Shelton et S. Clay Wilson sont des personnalités majeures de la Nouvelle Bande dessinée américaine. En Europe, la Nouvelle bande dessinée prend son essor dans les années 1970-1980. Des artistes d’avant-garde jouent avec les codes de la bande dessinée, proposant des œuvres sans dessin (Bosc), sans personnages (Martin Vaughn-James), ou constituées de véritables planches de bois (Etienne Lécroart et Benoît Jacques). La bande dessinée qui devient expérimentale est alors progressivement reconnue comme un art. La fondation du Festival d’Angoulême en 1974 témoigne de son intégration dans le champ du patrimoine.

Estimation gratuite d'une œuvre d’artiste de la bande dessinée

Depuis les trente dernières années, l’intérêt des collectionneurs pour la bande dessinée connapit une croissance fulgurante. L’année d’édition et l’état de conservation d’une bande dessinée influent sur son estimation. Parmi les œuvres les plus recherchées, on compte les éditions originales de Tintin. Le record des ventes est détenu par l’esquisse de la couverture du Lotus Bleu (1936), dessiné à l’encre de Chine à l’aquarelle et à la gouache par Hergé, et adjugé en 2021 à Paris pour 2 600 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’artiste de la bande dessinée et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une bande dessinée d’artiste en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus) Portrait photographique de René Goscinny (à gauche) et Morris (à droite), 27 mai 1971, La Haye, Nationaal Archief Fotocollectie Anefo Nationaal Archief

Pauline Testut est expert en bandes dessinées. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation d’œuvre d’artiste de bande dessinée, elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs dessins originaux de bande dessinée, illustrations de BD, couvertures originales, affiches, études préparatoires et œuvres graphiques de collection.

Sa parfaite connaissance des grands illustrateurs et auteurs de bande dessinée, des techniques graphiques originales et du marché de l’illustration lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’une œuvre de bande dessinée : auteur, nature de l’œuvre, importance iconographique, période de création, rareté, provenance, état de conservation et caractère publié ou inédit.

Grâce à sa maîtrise du marché des œuvres originales de bande dessinée, des ventes aux enchères spécialisées en BD et du marché international des collectionneurs, Pauline Testut intervient régulièrement pour l’expertise de dessins et illustrations de bande dessinée, l’estimation d’œuvres d’artistes de BD et l’accompagnement à la vente de pièces recherchées par les amateurs de bande dessinée de collection et d’illustration originale.

Comment estimer votre bande dessinée ?

L’œil de Pauline Testut, notre experte en bande dessinée, cherche immédiatement ce petit détail qui transforme un simple livre en trésor de collection. Tout commence par une traque minutieuse de l’édition originale (EO)… Il faut savoir déchiffrer les catalogues en fin d’album ou les mentions de dépôt légal, car c’est là que se joue la différence entre une réédition (plus courante) et une pièce de valeur. Un Tintin, un Spirou ou un Astérix n’aura pas le même destin selon qu’il appartient à un premier tirage ou à une réimpression !

L’état de conservation de la bande dessinée a forcément un impact sur l’estimation. Notre spécialiste inspecte ce que les experts appellent les “points de structure” : le dos (est-il bien toilé ou pincé ?), la netteté des coins, ou encore la solidité du cahier intérieur. Un album de Franquin ou de Jacobs avec des « coins carrés » et des couleurs encore bien fraîches peut voir sa cote s’envoler. C’est cette analyse chirurgicale, propre à l’expérience d’Estimon’objet, qui permet de distinguer un ouvrage simplement « vieux » d’un exemplaire de qualité.

L’expertise s’aventure aussi du côté des pièces uniques. Une planche originale à l’encre de Chine, une dédicace avec un dessin de l’auteur ou un objet de para-BD signé Pixi demandent une connaissance pointue de la main du maître. Entre les tirages de tête numérotés et les sérigraphies rares, le marché de la BD est un labyrinthe de codes ! Confier votre BD à Estimon’objet, c’est s’assurer que chaque détail de votre patrimoine sera reconnu et valorisé à sa juste mesure.

FAQ expertise de bandes déssinées

On appelle Édition Originale (EO) le tout premier titrage d’un album. Il est généralement très recherché car c’est la version la plus proche de la création de l’auteur. Mais il faut de l’expérience pour identifier une EO : il faut vérifier la date du dépôt légal et le catalogue au dos de l’album (qui ne doit mentionner aucun titre paru après l’ouvrage).

Pour qu’une EO ait une valeur importante, elle doit répondre au trio gagnant “rareté”, “état” et “signature”. Une première édition d’un auteur mythique comme Hergé, Franquin ou Uderzo est extrêmement prisée sur le marché car ces albums, outre leur héritage dans la culture populaire, ont été beaucoup lus et abîmés. Un exemplaire “neuf” est donc un exploit qui se paie au prix fort ! En revanche, l’édition originale d’une série moderne tirée à des dizaines de milliers d’exemplaires et restée en parfait état aura une plus-value beaucoup plus modeste. Tout dépend de votre bande dessinée… Alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

Ce sont les codes de l’état de conservation, le critère n°1 du prix. Un album dit « coins carrés » n’a jamais subi de choc : ses angles sont pointus et non émoussés. Le « dos toilé » désigne une reliure en tissu, signe de prestige et d’ancienneté. Un dos pincé ou une coiffe (le haut du dos) écrasée font immédiatement baisser la cote. Un album ancien doit être « frais », avec des couleurs non insolées et un cahier intérieur bien solidaire de la couverture.

Tout dépend de la nature de la dédicace. Une simple signature avec un prénom (« Pour Jean-Pierre ») apporte un intérêt sentimental mais peu de valeur ajoutée. En revanche, une signature accompagnée d’un dessin original de la main d’un maître comme Franquin, Uderzo ou Moebius transforme l’album en une pièce unique. Ces dessins à part entière sont très recherchés par les collectionneurs de Para-BD et peuvent multiplier le prix de l’album par dix. Qui sait, vous possédez peut-être un trésor dans votre bibliothèque…

Une édition originale de bande dessinée se reconnaît à plusieurs éléments : la date d’impression, les mentions d’édition, le numéro de tirage ou encore certains détails spécifiques à l’éditeur. Ces informations se trouvent souvent dans les premières pages ou au dos de l’album. En cas de doute, une expertise BD permet de confirmer s’il s’agit bien d’un premier tirage ou non !

C’est possible et facile avec Estimon’objet ! Vous n’avez qu’à prendre votre bande dessinée en photo sous toutes ses coutures et à nous les envoyer via le formulaire sur notre site web. C’est rapide, fiable et sécurisé ! Nos experts réalisent pour vous une expertise et vous la recevrez par retour de mail quelques jours plus tard.

Dans le monde de la collection, il y a les géants que tout le monde s’arrache. Évidemment, Hergé reste le maître absolu : un Tintin d’avant-guerre en bel état est un placement sûr. Mais le marché est aussi porté par les piliers de l’école belge comme Franquin (Gaston, Spirou) ou Peyo, dont la poésie des Schtroumpfs séduit les collectionneurs du monde entier.
Si l’on cherche des œuvres plus graphiques ou « adultes », les noms de Moebius (Arzach, L’Incal) ou d’Hugo Pratt avec son iconique Corto Maltese sont de véritables valeurs refuges. On voit aussi une très forte demande pour le réalisme sombre de Tardi ou l’univers futuriste d’Enki Bilal. Enfin, n’oublions pas les rois de la ligne claire comme Edgar P. Jacobs ou le génie d’Uderzo (Astérix) : pour ces auteurs, la moindre planche originale ou édition de luxe numérotée déclenche immédiatement une bataille d’enchères.

Estimation de bandes dessinées, planches et dessins originaux n en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre bande déssinée, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre œuvre sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite de planche de bande dessinee

Planche de bande dessinée

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Estimation gratuite de planche de bande dessinée

La bande dessinée est reconnue depuis les années 1960 comme le 9ème art. On définit la bande dessinée comme une histoire en séquences d’images, avec un dialogue inclus dans l’image, organisée en planches. En général, une planche est de forme rectangulaire, et est composée de bandes divisées en cases. La composition des planches participe au dynamisme du récit. Vous possédez une planche de bande dessinée signée dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite de planche de bande dessinee

Prix des planches de bandes dessinées

  • Planches originales d’auteurs émergents ou secondaires : entre 500 € et 5 000 €

  • Planches originales de grands auteurs reconnus : entre 5 000 € et 50 000 €

  • Planches historiques et œuvres majeures de collection : entre 50 000 € et 1 000 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une planche de bande dessinée signée ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et informations. Faites estimer votre planche de bande dessinée en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Origines des planches de bande dessinée

Les bandes dessinées puisent leur origine dans les gravures sur bois, qui sont à même de réunir les images et les mots sur une même planche dès le début du XIXème siècle. La naissance de la bande dessinée est favorisée par l’essor de l’illustration au XIXème siècle, et les progrès techniques qui permettent la diffusion des images (photographie, lithographie en couleur…). Des histoires en images sont proposées dès les années 1840 par des artistes tels que le genevois Rodolphe Töpffer, mais les planches sont encore muettes. La bande dessinée sous forme actuelle apparait finalement en 1890 aux États-Unis dans la presse illustrée. Le Morning Journal est le premier journal humoristique à proposer une histoire dessinée avec un texte présent dans l’image. 

Technique et spécificité des planches de bandes dessinées

Les bandes dessinées sont conçues par planches selon une technique particulière, qui permet aux dessinateurs de retravailler leurs compositions, et de les diffuser au plus grand nombre. Ces derniers travaillent sur la planche originale, qui constitue un document de travail, le plus souvent incomplet. Ce document permet au dessinateur de découper le récit en séquence, en indiquant la position des dialogues, des personnages et des décors. Selon la taille du studio, la planche originale peut être le fruit d’un travail solitaire ou d’équipe. Le dessinateur peut recourir à l’aide d’assistants, d’un scénariste, et même d’un documentaliste. Le dessinateur réalise ses dessins au crayon. Une fois satisfait de sa composition, il passe les contours à l’encre de Chine. Le dessin est donc en noir et blanc. Il est le plus souvent composé sur un papier bristol de plus grand format que la bande dessinée imprimée pour permettre un travail plus précis. Dans les années 1930, les dessinateurs substituent le pinceau à la plume pour l’encrage des contours. 

Les couleurs sont indiquées dans un second temps. Jusque dans les années 1950, les dessinateurs apposent les couleurs sur un calque, puis reportent les indications de couleurs sur la planche originale. Certains préfèrent porter ces indications au verso de la planche, en utilisant une table lumineuse pour travailler par transparence. Cependant, le code de couleurs n’est pas toujours indiqué, car il peut aussi être porté sur une photographie du dessin. Les bulles de texte demeurent souvent vides, car le texte est calligraphié sur un support séparé. Une fois le dessin achevé, il est photographié, puis gravé sur une plaque de zinc. Le « flanc », une feuille de carton particulier, est appliqué sur la plaque. Elle forme une matrice souple qui est envoyée aux journaux acquéreurs. La planche originale est donc véritablement un document de travail, le plus souvent incomplet, qui renseigne le collectionneur sur la démarche de l’artiste. 

Évolution de la mise en page des planches de bandes dessinées

Mise en place d’un type de planches

La disposition des planches de bandes dessinées se fixe dès 1900, avec la mise en place des « ballons » et « phylactères ». L’image, à l’origine carrée ou rectangulaire, se présente également sous forme panoramique à partir de 1905, sous l’influence du cinéma. Les formats se transforment dès les années 1920 pour accentuer l’effet dramatique. Aux États-Unis, le format des planches se fixe. Les éditeurs fournissent même des planches pré-imprimées en bleu-clair aux dessinateurs, qui délimitent déjà les cadres.

L’effet de la Nouvelle bande dessinée sur les planches

La mise en place des planches de bandes dessinées se transforme dans les années 1970-1980 sous l’effet de l’apparition de la Nouvelle bande dessinée. Les artistes de cette esthétique jouent véritablement avec les codes de ce média. Ainsi, Etienne Lécroart et Benoît Jacques exposent de véritables planches de bois en guise de planches de BD. Les planches sont parfois peintes et non dessinées, comme avec Lorenzo Mattotti, ou encore composées d’un montage de photo retouché à la photocopieuse, sous les mains de Jean Teulé. La conception des planches est transformée par la Nouvelle bande dessinée. 

Le bouleversement des planches de bandes dessinées avec les Manga

À partir de 1991, les Manga affluent sur le marché occidental. Ils bouleversent la conception des images, en raison d’un découpage innovant des actions, d’un nouveau sens de lecture des histoires, et de l’expressivité nouvelle des personnages. En cela, la diffusion d’Akira de Katsuhiro Otomo en France à partir de 1991 marque un tournant dans l’art de bande dessinée. 

L’entrée des planches dans l’ère numérique

L’introduction du numérique constitue une révolution dans la mise en place des planches. Jusque-là, les évolutions portaient avant tout sur les techniques de gravure, sans influence majeure sur le mode de production. Désormais, l’outil numérique peut être exploité à toutes les étapes de réalisation d’une planche, pour la mise en page, la mise en couleur, la mise au propre, le placement du texte, et la diffusion numérique. La planche originale devient alors impossible à distinguer.

Estimation gratuite de votre planche de bande dessinée

L’intérêt pour les planches originales de bandes dessinées est extrêmement récent. Il correspond à la reconnaissance de la bande dessinée comme art dans les années 1960, et à la première exposition de planches originales en 1967 au musée des Arts Décoratifs. Auparavant, les planches étaient le plus souvent découpées pour être remontée de façon différente, ou bien annotée par les éditeurs. Les planches font aujourd’hui l’objet de l’intérêt des collectionneurs car elles permettent de comprendre le processus de création de la bande dessinée. La date d’édition, le titre de la bande dessinée, la cote de son auteur, et l’état de conservation de l’œuvre influent sur son estimation. C’est une planche originale qui détient le record des ventes, l’esquisse de la couverture du Lotus Bleu (1936) peint par Hergé, et adjugée pour 2,6 millions d’euros à Paris en 2021. Outre Hergé, parmi les artistes à la cote la plus élevée, on compte Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer), Moebius, et Milo Manara. Vous souhaitez faire expertiser une planche de bande dessinée et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une planche de bande dessinée en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus) George Herriman, Planche de Krazy Kat, Sunday, 6 janvier 1918

Pauline Testut est expert en bandes dessinées. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de planche de bande dessinée, elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs planches originales de BD, dessins de bande dessinée, illustrations d’auteurs et œuvres graphiques de collection.

Sa parfaite connaissance des grands auteurs de bande dessinée, des techniques de création originales et du marché de l’illustration lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’une planche de bande dessinée : auteur, série, importance narrative de la scène, période de création, rareté, provenance, état de conservation et caractère publié ou inédit de l’œuvre.

Grâce à sa maîtrise du marché des planches originales de bande dessinée, des ventes aux enchères spécialisées en bande dessinée et du marché international des collectionneurs, Pauline Testut intervient régulièrement pour l’expertise de planches de BD originales, l’estimation d’œuvres d’artistes de bande dessinée et l’accompagnement à la vente de pièces recherchées par les collectionneurs et amateurs de bande dessinée de collection.

Comment estimer votre bande dessinée ?

L’œil de Pauline Testut, notre experte en bande dessinée, cherche immédiatement ce petit détail qui transforme un simple livre en trésor de collection. Tout commence par une traque minutieuse de l’édition originale (EO)… Il faut savoir déchiffrer les catalogues en fin d’album ou les mentions de dépôt légal, car c’est là que se joue la différence entre une réédition (plus courante) et une pièce de valeur. Un Tintin, un Spirou ou un Astérix n’aura pas le même destin selon qu’il appartient à un premier tirage ou à une réimpression !

L’état de conservation de la bande dessinée a forcément un impact sur l’estimation. Notre spécialiste inspecte ce que les experts appellent les “points de structure” : le dos (est-il bien toilé ou pincé ?), la netteté des coins, ou encore la solidité du cahier intérieur. Un album de Franquin ou de Jacobs avec des « coins carrés » et des couleurs encore bien fraîches peut voir sa cote s’envoler. C’est cette analyse chirurgicale, propre à l’expérience d’Estimon’objet, qui permet de distinguer un ouvrage simplement « vieux » d’un exemplaire de qualité.

L’expertise s’aventure aussi du côté des pièces uniques. Une planche originale à l’encre de Chine, une dédicace avec un dessin de l’auteur ou un objet de para-BD signé Pixi demandent une connaissance pointue de la main du maître. Entre les tirages de tête numérotés et les sérigraphies rares, le marché de la BD est un labyrinthe de codes ! Confier votre BD à Estimon’objet, c’est s’assurer que chaque détail de votre patrimoine sera reconnu et valorisé à sa juste mesure.

FAQ expertise de bandes déssinées

On appelle Édition Originale (EO) le tout premier titrage d’un album. Il est généralement très recherché car c’est la version la plus proche de la création de l’auteur. Mais il faut de l’expérience pour identifier une EO : il faut vérifier la date du dépôt légal et le catalogue au dos de l’album (qui ne doit mentionner aucun titre paru après l’ouvrage).

Pour qu’une EO ait une valeur importante, elle doit répondre au trio gagnant “rareté”, “état” et “signature”. Une première édition d’un auteur mythique comme Hergé, Franquin ou Uderzo est extrêmement prisée sur le marché car ces albums, outre leur héritage dans la culture populaire, ont été beaucoup lus et abîmés. Un exemplaire “neuf” est donc un exploit qui se paie au prix fort ! En revanche, l’édition originale d’une série moderne tirée à des dizaines de milliers d’exemplaires et restée en parfait état aura une plus-value beaucoup plus modeste. Tout dépend de votre bande dessinée… Alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

Ce sont les codes de l’état de conservation, le critère n°1 du prix. Un album dit « coins carrés » n’a jamais subi de choc : ses angles sont pointus et non émoussés. Le « dos toilé » désigne une reliure en tissu, signe de prestige et d’ancienneté. Un dos pincé ou une coiffe (le haut du dos) écrasée font immédiatement baisser la cote. Un album ancien doit être « frais », avec des couleurs non insolées et un cahier intérieur bien solidaire de la couverture.

Tout dépend de la nature de la dédicace. Une simple signature avec un prénom (« Pour Jean-Pierre ») apporte un intérêt sentimental mais peu de valeur ajoutée. En revanche, une signature accompagnée d’un dessin original de la main d’un maître comme Franquin, Uderzo ou Moebius transforme l’album en une pièce unique. Ces dessins à part entière sont très recherchés par les collectionneurs de Para-BD et peuvent multiplier le prix de l’album par dix. Qui sait, vous possédez peut-être un trésor dans votre bibliothèque…

Une édition originale de bande dessinée se reconnaît à plusieurs éléments : la date d’impression, les mentions d’édition, le numéro de tirage ou encore certains détails spécifiques à l’éditeur. Ces informations se trouvent souvent dans les premières pages ou au dos de l’album. En cas de doute, une expertise BD permet de confirmer s’il s’agit bien d’un premier tirage ou non !

C’est possible et facile avec Estimon’objet ! Vous n’avez qu’à prendre votre bande dessinée en photo sous toutes ses coutures et à nous les envoyer via le formulaire sur notre site web. C’est rapide, fiable et sécurisé ! Nos experts réalisent pour vous une expertise et vous la recevrez par retour de mail quelques jours plus tard.

Dans le monde de la collection, il y a les géants que tout le monde s’arrache. Évidemment, Hergé reste le maître absolu : un Tintin d’avant-guerre en bel état est un placement sûr. Mais le marché est aussi porté par les piliers de l’école belge comme Franquin (Gaston, Spirou) ou Peyo, dont la poésie des Schtroumpfs séduit les collectionneurs du monde entier.
Si l’on cherche des œuvres plus graphiques ou « adultes », les noms de Moebius (Arzach, L’Incal) ou d’Hugo Pratt avec son iconique Corto Maltese sont de véritables valeurs refuges. On voit aussi une très forte demande pour le réalisme sombre de Tardi ou l’univers futuriste d’Enki Bilal. Enfin, n’oublions pas les rois de la ligne claire comme Edgar P. Jacobs ou le génie d’Uderzo (Astérix) : pour ces auteurs, la moindre planche originale ou édition de luxe numérotée déclenche immédiatement une bataille d’enchères.

Estimation de bandes dessinées, planches et dessins originaux n en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre bande déssinée, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre œuvre sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :