Estimation gratuite Pierre Dariel

Pierre Dariel

Estimation et cote de l’artiste Pierre Dariel

Pierre Dariel est un designer français actif au XXe siècle, reconnu pour ses créations de mobilier à la croisée de l’art décoratif et du design d’auteur. À travers des pièces sculpturales, il s’inscrit dans la lignée des grands créateurs français ayant œuvré à redéfinir les contours du mobilier contemporain. Certaines de ses œuvres ont été exposées au Centre Georges Pompidou, témoignant de l’importance artistique et patrimoniale de son travail.

Estimation gratuite Pierre Dariel

Prix des œuvres de Pierre Dariel

  • Mobilier (tables, fauteuils, enfilades) - entre 2 000 € et 20 000 €

  • Objets décoratifs ou luminaires - entre 1 000 € et 8 000 €

  • Pièces rares ou sur commande - jusqu’à 30 000 € et plus

Vous possédez un meuble ou un objet signé Pierre Dariel ? Table basse, fauteuil, console, bibliothèque ou luminaire ? Faites estimer votre pièce de design gratuitement en ligne grâce à Estimon’objet. Nos commissaires-priseurs experts en mobilier du XXe siècle et design français vous garantissent une estimation fiable, confidentielle et sans engagement, sous quelques jours seulement. Chaque demande est étudiée individuellement, selon les critères du marché actuel.

Pierre Dariel, l’élégance du design français

Peu documenté auprès du grand public, Pierre Dariel est pourtant une figure emblématique du design français du XXe siècle. Ses œuvres se distinguent par leur sobriété formelle, leur raffinement dans les finitions et une volonté constante de lier fonctionnalité et esthétique. Loin d’une production industrielle, Dariel conçoit des objets d’exception, souvent réalisés en séries limitées ou en pièces uniques. 

Il est l’un des rares designers à avoir vu son travail intégré aux collections du Centre Georges Pompidou, aux côtés de figures comme Pierre Paulin, Roger Tallon ou Charlotte Perriand. Cette reconnaissance institutionnelle souligne l’intérêt croissant des collectionneurs et conservateurs pour son œuvre.

Des créations qui oscillent entre la tradition et la modernité

Le travail de Pierre Dariel se situe au carrefour de plusieurs influences :

  • L’art déco et le modernisme : formes épurées, symétrie, et matériaux riches (ébène de Macassar, laiton, laque, cuir…).

  • L’artisanat d’art : chaque pièce est pensée comme un objet précieux, avec une attention portée au détail, au toucher et à la patine.

  • Le design d’auteur : Dariel revendique une approche artistique du mobilier, souvent à contre-courant du design industriel.

Parmi ses créations les plus connues, on retrouve :

  • Des tables basses en bois précieux et laiton, au piétement sculptural ;

  • Des fauteuils géométriques mêlant bois et cuir noir ;

  • Des bibliothèques modulaires au design minimaliste, pensées comme des œuvres murales.

Pierre Dariel, une signature recherchée par les collectionneurs

Les pièces de Pierre Dariel circulent rarement sur le marché, ce qui augmente leur désirabilité auprès des collectionneurs de design du XXe siècle. Chaque meuble ou objet portant sa signature est aujourd’hui perçu comme une œuvre rare, surtout si sa provenance est connue (commande privée, exposition, collection institutionnelle).

La cote de Pierre Dariel sur le marché de l’art

Avec l’essor des ventes de design français et l’attention accrue portée aux créateurs moins médiatisés mais hautement qualitatifs, la cote de Pierre Dariel est en nette progression depuis quelques années. Galeries spécialisées, architectes d’intérieur et amateurs éclairés s’intéressent de plus en plus à son travail, renforçant sa présence dans les foires et ventes dédiées au mobilier du XXe siècle

Voici quelques ventes marquantes de pièces de mobilier signées Pierre Dariel :

  • Console en bois laqué noir et laiton, vers 1975 – vendue 12 500 € 

  • Table basse rectangulaire en ébène et bronze doré, pièce unique – adjugée 19 000 € 

  • Bibliothèque murale modulable, circa 1980 – vendue 15 800 € 

  • Lampe sculpturale en métal martelé, vers 1970 – vendue 6 200 € 

Les œuvres signées Dariel sont de plus en plus prisées pour leur valeur décorative, patrimoniale et artistique. Certaines pièces, notamment celles provenant d’expositions majeures ou de collections de designers, peuvent atteindre des montants bien plus élevés.

Vous avez hérité ou acquis un meuble ou un luminaire attribué à Pierre Dariel ? Ne sous-estimez pas sa valeur. Grâce à Estimon’objet, recevez une estimation d’expert, gratuite et rapide, pour toute œuvre de design du XXe siècle. Notre plateforme d’expertise en ligne s’appuie sur des professionnels du marché de l’art et des commissaires-priseurs diplômés pour vous offrir une évaluation fiable, en toute simplicité.

(Illus.) Pierre Dariel

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Andre Dubreuil

André Dubreuil

Estimation et cote de l’artiste André Dubreuil

André Dubreuil (1951-2022) est une figure incontournable du design contemporain français, célèbre pour son mobilier sculptural à la frontière entre art et artisanat. Ferronnier d’art, décorateur, designer et artiste complet, Dubreuil a su redéfinir les codes du mobilier d’exception en alliant sophistication et maîtrise technique hors pair. 

Estimation gratuite Andre Dubreuil

Prix des œuvres d'André Dubreuil

  • Mobilier - entre 3 000 € et 150 000 €

  • Luminaires - entre 2 000 € et 50 000 €

  • Miroirs & objets décoratifs - entre 1 500 € et 35 000 €

Vous possédez un fauteuil, une lampe ou un miroir signé André Dubreuil ? Faites estimer votre œuvre gratuitement et en toute confidentialité grâce à Estimon’objet. Nos experts et commissaires-priseurs spécialisés dans le mobilier et le design contemporain vous fournissent une estimation précise sous quelques jours. Estimon’objet est la référence en ligne pour faire expertiser les pièces uniques ou en édition limitée d’André Dubreuil.

André Dubreuil, du fer forgé à l’objet d’art

Né en 1951 à Lyon, André Dubreuil débute sa carrière dans le design sans suivre de formation académique traditionnelle. Il se forme à Londres dans les années 1980, au sein de la scène avant-gardiste du design britannique, et devient l’un des membres emblématiques du mouvement néo-baroque. À contre-courant du minimalisme ambiant, il privilégie l’ornement, la richesse des matériaux et les références historiques assumées. 

Ferronnier de formation, il développe rapidement un style unique qui combine les techniques traditionnelles du métal (martelage, forge, soudure) avec une esthétique luxuriante et poétique. À travers ses pièces, Dubreuil impose une vision personnelle du design : celle d’un art total, à la fois fonctionnel et sculptural.

Les oeuvres de Dubreuil, ou l'art du détail et du raffinement

Les créations d’André Dubreuil se distinguent par :

  • Un travail exceptionnel du métal : fer forgé, laiton, acier ou cuivre martelé sont transformés en arabesques, volutes et structures complexes.

  • Des formes inspirées de l’histoire de l’art : ses œuvres évoquent l’art gothique, baroque ou rococo, qu’il réinterprète dans un langage résolument contemporain.

  • Une production artisanale : la majorité de ses pièces sont réalisées à la main, en séries très limitées ou en exemplaire unique.

  • Un univers cohérent : chaises « Spine », miroirs en rosace, lampes ajourées… chaque création participe d’un style immédiatement identifiable.

Son chef-d’œuvre le plus iconique reste sans doute la chaise Spine (1986), au dossier filiforme en fer forgé, véritable manifeste de son esthétique : spectaculaire, sophistiquée, intemporelle.

Une reconnaissance internationale

Le succès d’André Dubreuil s’étend très vite au-delà des frontières françaises. Ses œuvres sont exposées dès les années 1990 dans les galeries de design les plus prestigieuses, notamment en Angleterre, en Belgique et aux États-Unis. Le designer est représenté par Gallerie VIVID à Rotterdam, Galerie Pierre Passebon à Paris ou encore David Gill Gallery à Londres. Ses pièces intègrent les collections permanentes de grands musées tels que :

  • Le Victoria & Albert Museum à Londres

  • Le Musée des Arts décoratifs de Paris

  • Le Musée des Beaux-Arts de Montréal

André Dubreuil demeure aujourd’hui une figure centrale du collectible design, cette catégorie d’objets fonctionnels à mi-chemin entre le mobilier et l’œuvre d’art, particulièrement plébiscitée par les collectionneurs et les décorateurs internationaux.

La cote d'André Dubreuil sur le marché de l’art

La cote d’André Dubreuil a fortement progressé depuis les années 2010, portée par l’engouement pour le design d’auteur et les pièces uniques. Son travail, rare et élégant, est régulièrement présenté en vente aux enchères. Voici quelques ventes marquantes :

  • Chaise « Spine », vers 1986, fer forgé peint, adjugée 88 900 € 

  • Commode en métal martelé, pièce unique, vendue 127 000 € 

  • Paire d’appliques en cuivre et laiton, vers 1995, adjugée 34 000 € 

  • Miroir en forme de rosace, fer forgé doré, vendu 18 000 € 

Les œuvres les plus prisées sont celles produites entre 1985 et 2000, en particulier les sièges et luminaires originaux. Plus rares, ses pièces de mobilier en métal coloré ou patiné peuvent dépasser les 100 000 €, selon leur provenance et leur état. 

Vous détenez une œuvre d’André Dubreuil ou avez découvert un objet signé dans une maison, un appartement ou une succession ? Faites appel à Estimon’objet, le site de référence pour l’expertise d’œuvres d’art et de design en ligne. Nous vous aidons à connaître la valeur de votre pièce, à mieux comprendre son histoire et, si vous le souhaitez, à organiser sa vente dans les meilleures conditions. Recevez votre estimation gratuite sous 48h, en toute confidentialité

(Illus.) André Dubreuil

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Meuble réalisé par Pierre Chareau

Pierre Chareau

Estimation et cote de l’artiste Pierre Chareau

Pierre Chareau (1883-1950) est l’un des créateurs les plus singuliers du design et de l’architecture du XXe siècle. Figure incontournable de l’Art déco, il est notamment connu pour ses meubles modernistes à l’élégance fonctionnelle et pour avoir conçu l’iconique Maison de Verre à Paris. 

Meuble réalisé par Pierre Chareau

Prix des œuvres de Pierre Chareau

  • Mobilier (bureaux, fauteuils, étagères) - entre 30 000 € et 500 000 €

  • Luminaires (lampes, appliques) - entre 15 000 € et 300 000 €

  • Dessins et plans d’architecte - entre 3 000 € et 50 000 €

Vous possédez une lampe, un bureau, une étagère ou tout autre mobilier signé Pierre Chareau ? Vous souhaitez en connaître la valeur sur le marché actuel ? Faites estimer votre pièce en toute simplicité grâce à Estimon’objet, plateforme d’expertise en ligne reconnue pour son sérieux et son réseau de commissaires-priseurs. Recevez rapidement une estimation gratuite, précise et confidentielle de votre objet.

Pierre Chareau, l’artisan-architecte du modernisme

Né à Bordeaux en 1883, Pierre Chareau débute sa carrière comme dessinateur chez la maison de mobilier britannique Waring & Gillow. Dès les années 1910, il se distingue par la création de meubles au design audacieux, mêlant luxe des matériaux (palissandre, fer forgé, galuchat) et pureté des lignes.

Ses collaborations avec des artisans comme le ferronnier d’art Louis Dalbet participent à forger son style inimitable, alliant fonctionnalité et sophistication. Après la Première Guerre mondiale, il devient l’un des chefs de file du mouvement Art déco en France. Il expose au Salon d’Automne et au Salon des Artistes Décorateurs. Très vite, ses meubles se retrouvent dans les intérieurs de l’élite parisienne.

Le mobilier de Chareau, entre esthétique et ingéniosité

Le design de Pierre Chareau se distingue par :

  • Des formes géométriques innovantes : chaises, bureaux et bibliothèques sont conçus comme des sculptures fonctionnelles.

  • Un savant mélange de matériaux : bois précieux, métal martelé, verre dépoli ou en dalle épaisse.

  • Une recherche d’adaptabilité : nombre de ses meubles sont modulables, dotés de systèmes coulissants, pivotants ou escamotables.

Parmi ses pièces les plus emblématiques figurent la lampe “Religieuse” en fer forgé et albâtre, les fauteuils à assise suspendue ou encore ses bureaux en palissandre aux tiroirs suspendus. Chareau a également conçu des ensembles de mobilier sur mesure pour des appartements d’artistes, de médecins ou de collectionneurs.

La Maison de Verre : manifeste architectural

En 1928, Pierre Chareau entreprend, avec l’aide du docteur Jean Dalsace, la construction de la Maison de Verre (1928-1932), au 31 rue Saint-Guillaume à Paris. Cet édifice révolutionnaire, réalisé en collaboration avec l’ingénieur Bernard Bijvoet, est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture moderne.

Il allie béton, verre et métal dans une structure d’une extrême rationalité, tout en intégrant des éléments mécaniques et modulables dans les espaces de vie. Ce projet cristallise la pensée de Chareau : une architecture humaniste, fonctionnelle, mais résolument avant-gardiste.

La cote de Pierre Chareau sur le marché de l’art

Chassé par la guerre, Chareau s’exile aux États-Unis en 1940. Moins prolifique dans cette dernière période, il se consacre à des projets ponctuels, dont une maison à East Hampton. Il meurt à New York en 1950, dans une relative discrétion. 

Aujourd’hui, son mobilier et ses luminaires sont extrêmement prisés sur le marché de l’art. Leur rareté, leur qualité d’exécution et leur aura historique expliquent des prix parfois vertigineux lors des ventes aux enchères.

Ses œuvres sont également présentes dans les collections permanentes du Centre Pompidou, du Musée des Arts Décoratifs à Paris ou du MoMA à New York. La cote de Pierre Chareau connaît une ascension continue, portée par un regain d’intérêt pour le design du XXe siècle et par la reconnaissance internationale de son travail. Ses créations sont considérées comme des objets de collection rares, voire muséaux. Voici quelques ventes remarquables :

  • Lampe « Religieuse », vers 1928, fer forgé et albâtre – adjugée 206 500 €

  • Bureau en palissandre, vers 1925 – vendu 486 000 €

  • Fauteuil pivotant, modèle rare – vendu 198 000 €

  • Étagère murale en fer et verre, modèle unique – vendue 270 000 €

Ces chiffres illustrent l’intérêt croissant pour Chareau, dont le mobilier, de plus en plus difficile à trouver, est aujourd’hui considéré comme un investissement patrimonial de premier ordre. Vous possédez une lampe, un meuble ou un plan signé Pierre Chareau ? Ne laissez pas le hasard décider de sa valeur. Grâce à Estimon’objet, bénéficiez de l’avis de commissaires-priseurs spécialisés en arts décoratifs et design. Obtenez une estimation gratuite et confidentielle sous 48h, directement en ligne. Offrez à votre objet l’expertise qu’il mérite.

(Illus.) Meuble de chambre Pierre Chareau

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Oeuvre de François-Xavier Lalanne

François-Xavier Lalanne

Estimation et cote de l’artiste François-Xavier Lalanne

François-Xavier Lalanne (1927-2008) est une figure majeure de l’art et du design du XXe siècle. Réputé pour ses œuvres hybrides à la croisée de la sculpture, du mobilier et de la poésie, il forma avec sa compagne Claude Lalanne un duo artistique légendaire. Son bestiaire onirique et fonctionnel — où un mouton peut devenir fauteuil ou un rhinocéros se transformer en bureau — fait de ses créations des objets cultes, très recherchés par les collectionneurs et les amateurs d’art contemporain.

Oeuvre de François-Xavier Lalanne

Prix des œuvres de François-Xavier Lalanne

  • Sculpture ou mobilier - entre 15 000 € et 10 000 000 €

  • Dessin ou esquisse - entre 2 000 € et 150 000 €

Vous possédez une sculpture ou un meuble signé François-Xavier Lalanne ? Qu’il s’agisse d’un Mouton de laine, d’un bureau zoomorphe ou d’une œuvre monumentale, Estimon’objet vous accompagne dans l’évaluation de votre pièce. Grâce à une expertise professionnelle réalisée par de véritables commissaires-priseurs, vous obtenez une estimation fiable, confidentielle et gratuite sous quelques jours seulement.

 

François-Xavier Lalanne, sculpteur de rêve et designer visionnaire

Né en 1927 à Agen, François-Xavier Lalanne étudie à l’Académie Julian à Paris. Il se passionne rapidement pour la sculpture, mais c’est dans l’alliance de l’art et de l’objet utilitaire qu’il trouvera sa voie. En 1956, sa rencontre avec Claude Dupeux, artiste elle aussi, marque le début d’un partenariat de vie et de création unique. Ensemble, ils deviennent « Les Lalanne », célèbres pour leurs œuvres mêlant nature, imaginaire et fonctionnalité. À partir des années 1960, Lalanne crée des œuvres qui défient les frontières entre sculpture, mobilier et design. Ses créations ne sont pas seulement à admirer : elles s’utilisent. Un mouton devient un siège, un rhinocéros abrite un secrétaire, un hippopotame dissimule une baignoire. Le regard est toujours amusé, tendre, presque surréaliste.

Un bestiaire devenu légendaire

François-Xavier Lalanne est principalement connu pour ses sculptures animalières fonctionnelles, qui ont su séduire aussi bien les amateurs d’art que les décorateurs, les designers et les plus grandes galeries internationales. Parmi ses œuvres emblématiques :

  • Les Moutons de Laine (1965) : véritables icônes de son œuvre, ces moutons grandeur nature recouverts de laine de mouton ont été produits en plusieurs exemplaires, notamment par la galerie Alexandre Iolas à Paris. Certains modèles servaient de sièges, d’autres simplement de sculptures.

  • Le Rhinocéros bureau (1964) : une œuvre magistrale qui cache en son ventre un bureau avec tiroirs, étagères et abattant, un chef-d’œuvre d’ingéniosité.

  • La Grande Ourse, Le Singe Avisé, Le Gorille de Sûreté ou L’Âne Attelé : d’autres pièces qui poursuivent cette fusion entre animalité et fonctionnalité.

Son approche subversive du mobilier en fait un artiste inclassable. Chaque œuvre de Lalanne est à la fois sculpture, mobilier et œuvre poétique.

Une reconnaissance artistique mondiale et durable

Les créations de François-Xavier et Claude Lalanne ont conquis les plus grandes figures du XXe siècle. Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, fervents admirateurs, furent parmi leurs premiers collectionneurs. Leurs œuvres figurent aujourd’hui dans les collections de la Fondation Louis Vuitton, du MoMA de New York, ou encore du Musée des Arts Décoratifs à Paris. L’intérêt pour leur œuvre a explosé dans les années 2000, notamment grâce à des expositions rétrospectives à succès et à des ventes aux enchères spectaculaires. Les pièces de François-Xavier Lalanne atteignent désormais des sommets, tant sur le marché de l’art contemporain que dans l’univers du design de collection.

La cote de François-Xavier Lalanne sur le marché de l’art

Les œuvres de François-Xavier Lalanne figurent parmi les plus prisées du marché de l’art contemporain et décoratif. Voici quelques résultats de ventes exceptionnels qui illustrent sa popularité grandissante :

  • “Le Rhinocrétaire I” (1964), bronze et laiton, adjugé 18,3 millions de dollars

  • “Moutons de Laine”, ensemble de sept moutons, vendu 5,1 millions d’euros

  • “Singe Avisé”, sculpture en bronze patiné, adjugée 4,3 millions d’euros

  • “Bar Les Autruches”, meuble-bar sculptural en bronze, vendu 6,2 millions d’euros

La cote de François-Xavier Lalanne est en constante progression, portée par un engouement international, notamment auprès de collectionneurs d’art contemporain, d’architectes d’intérieur et de musées. Posséder une pièce signée Lalanne, c’est détenir un objet rare, singulier et porteur d’un héritage artistique inimitable; Vous avez hérité ou acquis une œuvre de François-Xavier Lalanne et vous souhaitez connaître sa valeur ? Estimon’objet vous propose une estimation gratuite, confidentielle et réalisée par des spécialistes du marché de l’art. Sculptures, mobiliers, bronzes ou esquisses : nos experts vous accompagnent avec rigueur et réactivité. Estimon’objet, la référence de l’expertise d’art en ligne.

(Illus.) François-Xavier Lalanne

Reconnaître la signature de François-Xavier Lalanne

Identifier la signature de François-Xavier Lalanne, sculpteur mondialement reconnu pour ses œuvres animalières — du célèbre Mouton de Laine aux Singe Avisé, Choupatte ou Rhinocrétaire — est essentiel pour authentifier des pièces très recherchées. Les signatures des Lalanne sont généralement gravées ou estampillées directement dans le métal, le bronze ou la résine. Sur les sculptures de François-Xavier, on retrouve le plus souvent « F.-X. Lalanne », « FX Lalanne » ou parfois « Lalanne », parfois accompagnés de la mention du fondeur (notamment Bocquel ou Susse Fondeur) et du numéro d’édition, éléments cruciaux pour confirmer l’authenticité. La signature se situe souvent sur la base de la sculpture, à l’arrière ou sous la pièce, gravée avec un tracé net et régulier. Sur certaines œuvres graphiques ou projets préparatoires, l’artiste signe également « François-Xavier Lalanne » au crayon ou à l’encre, avec une écriture cursive lisible. Dans un marché où circulent des reproductions non officielles ou des éditions tardives, la cohérence entre signature, fonte, matériaux et provenance est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes des arts décoratifs et de la sculpture contemporaine vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées François-Xavier Lalanne.

Expertise signature François-Xavier Lalanne
Signature François-Xavier Lalanne

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Joaquim Tenreiro

Joaquim Tenreiro

Estimation et cote de l'artiste Joaquim Tenreiro

Joaquim Tenreiro (1906-1992) est considéré comme l’un des pionniers du design brésilien moderne. À la croisée des mondes de l’art, de l’artisanat et de l’architecture, son travail révolutionne le mobilier du XXe siècle par une esthétique minimaliste, épurée, influencée autant par ses origines portugaises que par la lumière et la culture brésilienne. Aujourd’hui, ses créations s’arrachent dans les galeries de design et les grandes maisons de vente. Découvrez l’histoire de Joaquim Tenreiro et l’impact de son œuvre dans l’histoire du mobilier contemporain.  Vous possédez une pièce signée Joaquim Tenreiro ? Faites-la estimer gratuitement par nos experts sur Estimon’objet.

Estimation gratuite Joaquim Tenreiro

Prix des œuvres de Joaquim Tenreiro

  • Mobiliers - entre 1 000 € et 100 000 €

  • Sculptures - entre 2 000 € et 50 000 €

  • Dessins - entre 100 € et 20 000 €

Vous possédez une œuvre de Joaquim Tenreiro et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre objet en toute simplicité grâce à Estimon’objet. Notre équipe de véritables commissaires priseurs vous garantit une estimation précise, gratuite et confidentielle sous quelques jours.

Joaquim Tenreiro, naissance d’un designer moderne

Joaquim Tenreiro naît en 1906 à Melo, au Portugal, dans une famille de menuisiers. Dès l’enfance, il est initié au travail du bois, métier ancestral de sa lignée paternelle. À 22 ans, il quitte l’Europe pour le Brésil, s’établit à Rio de Janeiro et entre comme menuisier dans les ateliers de grandes maisons de décoration, notamment Leandro Martins et Laubisch & Hirth. Dans les années 1930, il côtoie des architectes modernistes comme Lucio Costa ou Oscar Niemeyer, dont il partage la volonté de rompre avec les modèles européens importés. S’il commence par fabriquer des meubles d’inspiration coloniale, Joaquim Tenreiro développe peu à peu un style propre, résolument moderne, en accord avec les principes du Mouvement Moderne : simplicité des lignes, fonctionnalisme, respect des matériaux. Dès 1943, il ouvre son propre atelier et devient un créateur à part entière, en signant des pièces de mobilier qui marqueront l’histoire du design brésilien. Ses réalisations, à la fois sobres, élégantes et novatrices, trouvent un écho immédiat auprès de la clientèle cultivée et des architectes en quête d’un nouveau langage plastique pour le mobilier domestique.

Joaquim Tenreiro, un langage esthétique novateur

Loin des formes lourdes et ornementées de la tradition coloniale, Joaquim Tenreiro conçoit un mobilier léger, aérien, souvent inspiré de la nature brésilienne. L’élément central de son œuvre est le bois — en particulier les essences tropicales comme le jacaranda (palissandre du Brésil), le cèdre, ou encore le peroba. Ce bois, travaillé avec minutie, devient matériau noble et moderne entre ses mains. Ses chaises, canapés, buffets et tables se distinguent par leurs structures fines, leurs pieds fuselés et leur jeu subtil entre pleins et vides. Le confort, l’équilibre et la clarté des formes priment. Joaquim Tenreiro refuse les excès et privilégie une esthétique silencieuse, presque spirituelle. Il introduit des techniques novatrices dans le design, comme le tressage de fibres végétales (palha) sur des structures géométriques en bois massif, créant des assises à la fois solides et visuellement légères. Chaque pièce est pensée comme une œuvre d’art fonctionnelle, parfaitement adaptée au climat, aux intérieurs lumineux et aux habitudes de vie brésiliennes.

Joaquim Tenreiro et le modernisme brésilien

Le mobilier de Joaquim Tenreiro s’inscrit pleinement dans le courant moderniste brésilien, qui connaît un essor spectaculaire à partir des années 1940. Ses collaborations avec des figures emblématiques comme Oscar Niemeyer renforcent sa réputation. Ensemble, ils conçoivent du mobilier pour des bâtiments iconiques, comme les maisons de Canoas ou de Das Canoas. Dans ce contexte, le travail de Tenreiro se distingue par une alliance rare entre rigueur formelle et chaleur tropicale. Il revendique une identité brésilienne dans la conception du mobilier, en rupture avec les influences européennes dominantes. Il affirme : « Le meuble brésilien doit refléter la culture brésilienne, notre lumière, notre espace, notre manière d’habiter. »  Ses pièces deviennent ainsi emblématiques d’un design à la fois local et universel, fonctionnel mais artistique, artisanal et industriel. Il influence une génération entière de designers et artisans, tels que Sergio Rodrigues ou Jorge Zalszupin, qui prolongeront cette esthétique dans les décennies suivantes.

Une reconnaissance posthume et internationale

Si Joaquim Tenreiro cesse progressivement ses activités dans les années 1960, préférant se consacrer à la peinture et au dessin, sa notoriété ne cessera de croître après sa mort. Dans les années 2000, le marché de l’art redécouvre son œuvre à travers le prisme du design vintage et du modernisme sud-américain. Ses créations deviennent très prisées par les collectionneurs, notamment aux États-Unis, en Europe et au Japon. Des galeries spécialisées comme Espasso à New York ou Dado au Brésil participent activement à la revalorisation de son travail. Les grandes maisons de vente aux enchères, telles que Phillips, Sotheby’s ou Christie’s, intègrent régulièrement ses pièces dans leurs ventes de design du XXe siècle. Aujourd’hui, une pièce signée Tenreiro est non seulement un objet utilitaire, mais également un investissement patrimonial. Son mobilier est exposé dans les collections du Museum of Modern Art (MoMA) à New York, du Museu de Arte Moderna de São Paulo (MAM) ou encore du Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Cote des oeuvres de Joaquim Tenreiro sur le marché de l'art

Le marché du design brésilien connaît un essor spectaculaire, et Joaquim Tenreiro en est l’un des piliers. Ses meubles atteignent aujourd’hui des sommets dans les salles de vente internationales, et leur valeur dépend de plusieurs facteurs : rareté, signature, état de conservation, provenance et documentation. Pour une chaise emblématique en jacaranda avec assise tressée, comptez entre 10 000 et 40 000 euros selon le modèle. Les buffets et commodes peuvent atteindre 60 000 à 100 000 euros. Les grandes pièces, comme les tables à manger ou les bancs en bois sculpté, sont particulièrement recherchées et dépassent fréquemment les 150 000 euros. Certaines pièces exceptionnelles, produites en très petites séries, s’arrachent à plus de 200 000 euros. Vous pensez posséder une œuvre de Joaquim Tenreiro ? Faites appel à l’équipe d’Estimon’objet pour en obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle. Nos experts vous accompagnent dans la valorisation de votre bien. Quelques ventes notables de Joaquim Tenreiro

  • Table triangulaire en bois et verre, vendues 106 000 €
  • Chaise tripode, adjugée 100 000 €
  • Table basse en bois, vendue 76 000 €
  • Ensemble de quatre chaises en bois avec assise tressée, adjugé 60 000 €

(Illus.) Joaquim Tenreiro. Suite de quatre chaises modèle Cadeira curva 1950

Reconnaître la signature de Joaquim Tenreiro

Savoir reconnaître la signature de Joaquim Tenreiro est essentiel pour authentifier une œuvre de ce créateur majeur du mobilier moderniste brésilien du XXᵉ siècle. Contrairement aux peintres, la signature de Joaquim Tenreiro apparaît principalement sur ses meubles — fauteuils, chaises, tables ou buffets — et se présente le plus souvent sous la forme d’une estampille, d’une inscription gravée ou d’une signature manuscrite « Tenreiro » ou « J. Tenreiro », parfois accompagnée de la mention « Brasil ». Sur certaines pièces emblématiques réalisées dans les années 1940 à 1960, notamment en bois précieux comme le jacaranda ou l’ipê, la signature est discrètement apposée sous l’assise, sous un plateau ou sur un montant interne. De nombreuses œuvres authentiques, aujourd’hui conservées dans des collections publiques ou passées en ventes aux enchères internationales, ne sont toutefois pas signées, ce qui rend l’analyse stylistique et technique indispensable. Face à un marché très actif et à l’existence de productions postérieures ou d’attributions abusives, la vérification d’une signature ou d’une attribution à Joaquim Tenreiro par un expert reste déterminante. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes du design du XXᵉ siècle vous accompagnent dans l’authentification et l’estimation de vos meubles attribués ou signés Joaquim Tenreiro, en s’appuyant sur des œuvres de référence documentées.

Signature Joaquim Tenreiro

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Alexandre Noll

Alexandre Noll

Estimation et cote de l'artiste Alexandre Noll

Alexandre Noll (1890-1970) est une figure majeure du design et de la sculpture moderne, connu pour ses œuvres en bois d’une exceptionnelle sobriété et élégance. Artisan et artiste à la fois, il a su magnifier des matériaux naturels, transformant le bois en créations intemporelles. Ses pièces, tant utilitaires que purement artistiques, incarnent une philosophie où la simplicité rivalise avec la perfection technique. Vous possédez une sculpture ou objet décoratif signé Alexandre Noll dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’experts d’Estimon’objet pour bénéficier d’une expertise gratuite en ligne !

Estimation gratuite Alexandre Noll

Prix des œuvres d'Alexandre Noll

  • Sculpture en céramique ou en bois – entre 5 000 € et 250 000 €

  • Petit objet décoratif ou pièce de mobilier – entre 1 500 € et 50 000 €

Vous possédez une sculpture ou une pièce en céramique d’Alexandre Noll et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet. Notre équipe de véritables commissaires-priseurs vous garantit une estimation précise, gratuite et confidentielle sous quelques jours, afin de connaître le potentiel de vente de votre pièce sur le marché de l’art.

 

Alexandre Noll, une vie au service de l’art

Né en 1920 à Paris, Alexandre Noll s’oriente d’abord vers la sculpture après avoir suivi des études aux Beaux-Arts. Rapidement, il se passionne pour le travail de la terre et du bois, matériaux qu’il considère comme des prolongements naturels de l’expression artistique. Dans les années 1950, il s’installe à Cannes, où la lumière méditerranéenne et la proximité de la nature influencent profondément sa création. Au fil des années, Noll développe un style immédiatement reconnaissable : des lignes fluides, des formes organiques évoquant des galets, des troncs ou des structures minérales. Il participe activement à la scène artistique française de l’après-guerre, exposant ses pièces dans des galeries prestigieuses et participant à des salons nationaux et internationaux. Son œuvre est aujourd’hui conservée dans des musées et collections privées à travers le monde, confirmant son statut de figure majeure de la céramique moderne française.

L’art de Noll : entre abstraction et nature

Les créations d’Alexandre Noll se distinguent par :

  • Des formes organiques et épurées : ses sculptures évoquent souvent des éléments naturels, comme des galets polies ou des branches sculptées, mais toujours stylisés avec une grande sensibilité.

  • Un travail sur la matière : Noll sublime la terre cuite et le bois par des finitions minutieuses, jouant avec les textures et les patines pour créer des pièces uniques et vivantes.

  • Une approche intemporelle : ses œuvres restent contemporaines malgré le temps, grâce à leur abstraction poétique et leur rapport harmonieux à l’espace.

Alexandre Noll travaille principalement la céramique et le bois, mais il s’intéresse également aux sculptures métalliques et aux pièces décoratives, toujours guidé par son goût pour la pureté des formes et la résonance avec le monde naturel. Ses pièces iconiques, comme les grandes sculptures verticales en terre cuite ou les objets décoratifs en bois tourné, sont devenues des références incontournables pour les collectionneurs et amateurs d’art moderne.

Une carrière internationale

Tout au long de sa carrière, Noll expose dans de nombreuses galeries et musées, en France comme à l’étranger. Il participe notamment à des expositions à Paris, Cannes, New York et Londres, et ses œuvres sont présentes dans des collections prestigieuses, telles que le Musée des Arts Décoratifs de Paris et la Fondation Maeght. Sa reconnaissance s’accompagne d’une demande croissante pour ses œuvres sur le marché de l’art, renforçant sa cote et la valeur de ses pièces. Aujourd’hui, Alexandre Noll est considéré comme l’un des céramistes modernes les plus influents du XXe siècle, apprécié autant pour son talent artistique que pour la qualité artisanale de ses réalisations.

Cote des œuvres d’Alexandre Noll sur le marché de l’art

La cote de Noll a fortement progressé ces dernières années, portée par l’intérêt croissant des collectionneurs pour la céramique moderne française. Quelques ventes marquantes illustrent cette tendance :

  • Sculpture en terre cuite, 1965, vendue 245 000 € en 2022.

  • Vase en céramique, années 1970, adjugé 72 000 € en 2021.

  • Sculpture en bois tourné, 1958, vendue 48 000 € en 2020.

Les pièces plus petites ou objets décoratifs se négocient généralement entre 5 000 et 25 000 €, tandis que les grandes sculptures ou œuvres rares peuvent atteindre des prix bien au-delà de 200 000 €, selon leur état, leur provenance et leur importance historique. Alexandre Noll reste aujourd’hui une référence incontournable pour les amateurs de céramique et de sculpture moderne. Pour toute estimation ou expertise en ligne de vos œuvres de Noll, Estimon’objet vous accompagne avec professionnalisme et discrétion, vous permettant de connaître rapidement la valeur de vos pièces et d’envisager leur mise en vente sur le marché de l’art. 

(Illus.) Alexandre Noll. Plateau Acajou

Reconnaître la signature d'Alexandre Noll

Alexandre Noll signait souvent ses œuvres Anoll tout attaché, une signature discrète mais facilement identifiable pour qui connaît son style. Les signatures sont généralement gravées ou incisées sur le bas de la sculpture ou discrètement apposées sur la céramique. Cette signature constitue un élément déterminant pour l’authentification et l’estimation de ses pièces. Vous possédez une sculpture ou objet décoratif signé Alexandre Noll dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’experts d’Estimon’objet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide et confidentielle ! 

Signature Alexandre Noll
Expertise signature Alexandre Noll

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Eileen Gray

Eileen Gray 

Estimation et cote de l'artiste Eileen Gray

De l’Art déco au mouvement moderne, Eileen Gray est une figure majeure du design et de l’architecture au XXe siècle. Le fauteuil Transat, le paravent en laque ou encore la villa E1027 font partie de ses productions les plus emblématiques. L’artiste, éclectique, est en quête d’un art total. Découvrez l’histoire d’Eileen Gray et ses œuvres modernistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Eileen Gray

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Eileen Gray et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Eileen Gray en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le travail de la laque par la décoratrice Eileen Gray

Irlandaise, Eileen Gray (1878 – 1976) est issue d’une riche famille aristocrate. C’est donc par goût personnel et non par besoin financier que la jeune femme se forme auprès du restaurateur londonien Dean Charles en 1901. Elle y apprend la technique de la laque, juste après ses études à la Slade School of Fine Arts, une école d’art avant-gardiste. Indépendante, elle part à Paris pour suivre des cours à l’Atelier Colarossi, puis à l’Académie Julian.

Après un retour auprès de sa mère souffrante, Eileen Gray s’installe dans son hôtel particulier parisien en 1906. Sa rencontre avec le maître-laqueur japonais Seizo Sugawara est importante. En 1910, Eileen Gray ouvre un atelier de laque avec lui, ainsi qu’un atelier de tissage avec son amie Evelyn Wyld. Elle mène de front ses diverses activités, tout en voyageant régulièrement au Maroc, en Espagne, aux États-Unis et ailleurs. Libre et moderne, elle s’affranchit des normes de son éducation. Elle se passionne pour l’aviation. Elle est l’une des rares femmes à conduire une voiture. Inventive dans sa pratique artistique, elle ne cesse d’expérimenter, de mélanger des couleurs pour aboutir au bleu nuit, une teinte nouvelle dans le travail de la laque.

Eileen Gray, designeuse en vogue de l’Art déco

En 1913, Eileen Gray réalise en collaboration avec Seizo Sugawara un panneau de laque intitulé Le Magicien de la nuit. Elle le présente au Salon de la Société des artistes-décorateurs. L’œuvre est remarquée par le couturier et mécène Jacques Doucet, qui lui commande plusieurs œuvres. La notoriété de l’artiste est établie. Elle s’interrompt le temps de la Première Guerre mondiale, pour se développer dans de multiples domaines dès l’Armistice. En 1919, Eileen Gray est chargée d’aménager et de décorer l’appartement de madame Mathieu Lévy, propriétaire de la maison de couture Suzanne Talbot. Cinq ans plus tard, la décoration est achevée, suscitant des éloges dans la presse. Y sont créés spécialement le fauteuil Dragon, la chaise Pirogue ou encore un plafond étoilé.

Afin de vendre ses créations, Eileen Gray ouvre la galerie Jean Désert, rue du Faubourg-Saint-Honoré, en 1922. Elle y expose ses meubles, ses lampes et ses tapis pour une clientèle aisée. Ses paravents et ses panneaux laqués, typiques de l’Art déco, y sont remarqués. La designeuse innove une nouvelle fois en incorporant son tube de métal chromé dans plusieurs de ses pièces. Elle se propose comme décoratrice d’intérieur. La galerie fermera en 1930. En 1923, Eileen Gray expose une chambre à coucher-boudoir au Salon de la Société des artistes-décorateurs. Son travail suscite l’admiration de Jan Wils, du groupe De Stijl.

 

L’apparition du modernisme dans les œuvres d’Eileen Gray

C’est vers cette période qu’Eileen Gray rencontre l’architecte et critique d’art Jean Badovici. Ensemble, ils vont bâtir la villa E-1027 à Roquebrune-Cap-Martin, considérée comme une œuvre-manifeste. Inspirée par les codes architecturaux du Corbusier, la maison est bâtie sur pilotis, largement ouverte sur la mer. Eileen Gray en conçoit le mobilier. Elle est assistée par Jean Badovici pour l’architecture. Elle utilise des matériaux tels que l’aluminium, le liège pour la table et le métal perforé. Ses meubles coulissent, se déplacent et ont de multiples usages. Ils sont fonctionnels. Parmi les meubles les plus iconiques figurent son fauteuil Transat, en cuir rembourré, son fauteuil Bibendum avec sa structure en acier et ses boudins moelleux et sa table Ajustable dotée d’un plateau en verre réglable.

Séparée de Jean Badovici, Eileen Gray se construit une maison à Castellar en 1932. Elle se préoccupe ensuite de bâtiments à vocation plus sociale, comme un centre de vacances démontable ou un projet de centre culturel. Délaissée après la Deuxième Guerre mondiale, elle retrouve tardivement sa notoriété en 1968. Une rétrospective lui est consacrée en 1973 au Royal Institute of British Architects à Londres, suivie d’une exposition itinérante aux États-Unis. Mondialement connue, Eileen Gray décède en 1976, à Paris.

Estimations des meubles, des luminaires et des objets de la designeuse Eileen Gray

La cote des œuvres d’Eileen Gray a augmenté à partir de la seconde partie du XXe siècle, notamment grâce à la vente du paravent Le Destin de la collection Jacques Doucet en 1972. Le mobilier datant des années 1920 est particulièrement recherché. Les tables d’appoint Ajustable, emblématiques du travail de la designeuse, peuvent se vendre à partir de 100 euros, selon le matériau. D’autres pièces sont plus demandées. Une table de l’appartement de l’artiste, en bois laqué, a été vendue 1 383 474 euros en 2022. Un fauteuil Transat, également en bois laqué, a été acheté au prix de 1 138 766 euros en 2018. Enfin, un paravent en bois laqué Six-panel screen fait partie des records de vente. Il a été adjugé à 1 449 533 euros en 2020.

Les luminaires sont estimés entre 100 et 800 000 euros. Cependant, ces dernières années, le prix le plus haut a été atteint par la vente d’un lampadaire, à 300 000 euros en 2018, et par un plafonnier Aéroplane en métal chromé, à 231 436 euros en 2014. Quant aux objets, un vase en pin a été adjugé pour 1 200 000 euros en 2016.

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(Illus.) Eileen Gray, Le Salon de verre, Paul Ruaud avec le mobilier d’Eileen Gray, pour madame Juliette Lévy, 1922, L’Illustration, mai 1933

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Carl-Axel Acking

Carl-Axel Acking

Estimation et cote de l'artiste Carl-Axel Acking

Né en Suède en 1910, Carl-Axel Acking est un architecte et designer reconnu pour son travail architectural à l’exposition H55 en 1955. Par sa singularité artistique, Carl-Axel Acking s’ancre dans le monde artistique du XXe siècle. Découvrez ici l’histoire de Carl-Axel Acking et ses oeuvres contemporaines emblématiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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Qui est Carl-Axel Acking, architecte et designer contemporain

En 1931, Carl-Axel Acking commence sa formation à l’école d’Art décoratifs Konstfack de Stockholm. Le jeune designer termine ensuite son apprentissage à l’institut Royal de Technologie de la capitale suédoise entre 1935 et 1939 dans laquelle il suit des cours d’architecture. A la fin de ses études, Carl-Axel Acking décide d’ouvrir son cabinet d’architecture au côté de Sven Hessegren et enseigne sa vision de l’architecture. En 1955, il cimmence à établir ses propres entreprises à Stockholm et à Lund. Dès 1955, Carl-Axel Acking participe à l’exposition H55 à Helsingborg et obtient l’intérêt d’un public international. Durant cette exposition, l’architecte réalise trois pavillons qui impacteront sa carrière par leur prouesse.

 
En parallèle de son activité d’architecte, Carl-Axel Acking se distingue en concevant des meubles pour des entreprises telles que Bodafors, la Svenska Möbelfabriken et la Nordiska Kompagniet. Honoré en 1952 du prestigieux prix Lunning, sa carrière prend un tournant décisif. A la fin des années cinquante, il reçoit l’opportunité d’enseigner dans les écoles qui l’ont formé, renforçant son rôle dans l’éducation architecturale. Membre influent de la Société Suédoise des Arts Décoratifs, de nombreuses œuvres de Carl Axel Acking sont aujourd’hui préservées au Musée National de Suède. Carl-Axel Acking travaille sur plusieurs gros chantiers nationaux, tels que l’extension de l’hôtel de ville de Göteberg vers 1930 et la restauration de l’église de Leksand en 1971.

Les inspirations artistiques de Carl-Axel Acking

Les inspirations de Carl-Axel Acking s’orientent vers un design épuré, simple, mais très ergonomique. Le designer use principalement du chêne pour réaliser ses meubles. Ses sièges et ses meubles de rangements sont conçus pour être pratiques pour les familles qui l’utilisent. De ce fait, son mobilier peut être adapté à une production de masse, touchant ainsi un public plus important. Les œuvres majeures de Carl-Axel Acking en termes de design intérieur sont sa Bentwood Chair, réalisée en 1944, sa coiffeuse Anette et sa Trienna Chair (1957).

La cote des œuvres de Carl-Axel Acking

La valeur des œuvres de Carl-Axel Acking ont connu une hausse notoire depuis 2016, avec pour catégorie la plus vendue, les luminaires. La côte de l’artiste s’élève d’ailleurs en 2023 à 17 000€. Les luminaires peuvent se vendre entre 5000€ et 20 000€. Il faut alors souligner les deux scores les plus élevés, avec la vente du luminaire suspendu à huit réflecteurs, réalisé en 1940 et adjugé à 86 000€ en 2016 à Paris. Puis le 2645 floor Lamp, un luminaire en laiton, vendu à 33 467€ en 2022 en Suède. La catégorie mobilier est bien plus rare sur le marché, pour autant la côte d’un meuble peut atteindre 5000€ à 20 000€. C’est le cas en 2017 avec le bureau Paris 1937, fabriqué en bois et adjugé 18 468€ à Stockholm.

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(Illus.)Carl-Axel Acking, Fauteuil Peau Chêne

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Andrea Anastasio

Andrea Anastasio

Estimation et cote de l'artiste Andrea Anastasio

Né à Rome en 1961, Andrea Anastasio est un designer contemporain fasciné par l’étude des poétiques de l’art conceptuel qu’il mêle au design industriel. Le designer est reconnu en Italie et à l’international pour ses séries de meubles produites par des entreprises italiennes.
Découvrez ici l’histoire d’Andrea Anastasio et ses peintures contemporaines emblématiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Andrea Anastasio

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Qui est Andrea Anastasio, designer contemporain

Andrea Anastasio commence sa formation avec des études en philosophie à Venise, où il apprend des théories qui l’inspireront dans ses créations. Après ses études de philosophie, le designer entame un projet de collaboration de catalogage de l’architecture islamique en Inde ainsi que des recherches sur l’innovation dans le domaine des techniques artisanales traditionnelles. Il collabore avec des agences d’architecture, des maisons d’éditions et des musées. Ses travaux de recherches lui donnent une visibilité parmi les sphères artistiques et intellectuelles.

Andrea Anastasio fini par être produit par des entreprises italiennes activement présentes dans la scène internationale. L’artiste se met à réaliser des meubles et des objets, mêlant l’art conceptuel et le design industriel. Le vase Marimo présente cette volonté par ses courbes organiques, réalisé en verre transparent bleu et doté de deux tiges rouges. L’artiste mélange le verre à des couleurs rappelant la palette primaire tout en usant de formes poétiques et conceptuelles.

Durant sa carrière, Andrea Anastasio développe toute sorte d’objets, mais reste cependant reconnu pour ses luminaires. Son plafonnier Esfesto Parete réalisé en 1992, détient sa notoriété par sa forme reconnaissable. L’artiste a créé des tentacules en verre de plusieurs couleurs, donnant au plafonnier un aspect végétal ou animal, en fonction du point de vue. Par la suite, Le designer réalise des objets et du mobilier pour des compagnies italiennes comme Memphis Mila et Sawaya & Moron.

Les inspirations artistiques d’Andrea Anastasio

Le travail d’Andrea Anastasio est particulièrement inspiré de ses voyages, notamment celui en Inde où il reste pratiquement onze ans sur place. Sa recherche de l’équilibre entre techniques industrielles et artisanales permet une approche entre le traditionnelle et la modernité. Andrea Anastasio s’inspire également des formes organiques issues de la nature, mais aussi des couleurs primaires, donnant à ses objets un aspect poétique.

La cote des œuvres d'Andrea Anastasio

La côte d’Andrea Anastasio connait une hausse notoire depuis l’année 2021, avec un chiffre d’affaire s’élevant à 5000€ en 2023. Les œuvres de l’artiste, particulièrement dans la catégorie luminaire, se vendent surtout sur le marché de l’art portugais. Le 27 septembre 2023, le luminaire intitulé Citera Table Lamp réalisé en 1990 a été vendu pour 1300€. Les luminaires s’estiment généralement entre 100€ et 1500€. Connu pour son design organique, l’artiste réalise aussi plusieurs objets de verre uniques. Leur valeur varie entre 100€ et 1500€. En 2022, le vase Miles réalisé en 1993 se vend pour 500€.

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(Illus.) Andrea Anastasio

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Colette Gueden

Colette Gueden

Estimation et cote de l'artiste Colette Gueden

Colette Gueden est une céramiste française, célèbre pour son rôle et son impact chez Primavera. Talentueuse et avant-gardiste, Colette Gueden parvient rapidement à moderniser la céramique et l’image de la firme tout au long du XXe siècle.

Estimation gratuite Colette Gueden

Prix des œuvres de Colette Gueden

  • Mobilier (tables, chaises, fauteuils, ensembles décoratifs) - entre 100 € et 9 000 €

  • Céramiques (sculptures décoratives, vases, lampes, miroirs) - entre 150 € et 7 000 €

  • Assiettes, plats et objets décoratifs en faïence émaillée - entre 100 € et 800 €

  • Estampes et objets imprimés liés à ses créations décoratives - entre 50 € et 800 €

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Qui est Colette Gueden ?

Colette Gueden est une céramiste française, célèbre pour son impact artistique et professionnel chez Primavera, née en 1905 en Indochine et morte en 2000 en France. En 1923, Colette Gueden à l’École des Beaux-Arts de Saint-Étienne, dont elle sort diplômée trois ans plus tard. Dans la foulée, elle obtient un travail de dessinatrice chez Primavera, aux côtés de Claude Lévy, Gisèle Favre et Madeline Sougez. Elle devient ensuite gérante de la filiale en 1934, puis directrice en 1938. Colette Gueden parvient à affirmer son style à travers l’emploi de matériaux naturels et un retour à l’artisanat traditionnel. Elle travaille chez Primavera jusqu’en 1972. Colette Gueden crée principalement des services de table en faïence ou porcelaine, des carreaux et des statuettes. Elle définit son travail comme de la « tabletterie » que beaucoup qualifie de fantaisiste. Ses premières recherches sont consacrées aux nouveaux matériaux, comme la corde, le verre, le métal ou la nacre.

Au milieu des années 1930, Colette Gueden crée des services de table sur les thèmes des Monuments de Paris et de la Côte de France. Les créations des années 1940 sont dédiées à une série de bustes et de visages féminins, vernissés et décorés de coquillages. Durant les années 1950, Colette Gueden s’adapte rapidement aux nouvelles tendances et décide de s’entourer d’une équipe de jeunes créateurs. En parallèle, Colette Gueden réalise des dessins pour des céramiques créé par Pol Chambost, les ateliers de Vallauris ou les ateliers de Limoges. Elle reçoit aussi des commandes prestigieuses comme concevoir les meubles pour le président Vincent Auriol ou les grands bas-reliefs du paquebot La Marseillaise en 1949.

La carrière de Colette Gueden chez Primavera

Le début de carrière de Colette Gueden coïncide avec la naissance des ateliers d’art au sein des « grands magasins ». Ces derniers voient notamment le jour avec l’arrivée massive de l’industrialisation et de ses impacts sociétaux et commerciaux. C’est dans ce contexte que René Guilleries fonde Primavera en 1912. Lorsque Colette Gueden la société, la notoriété de Primavera s’affirme. À cette époque, l’atelier d’art du magasin est dirigé par la décoratrice Charlotte Chauchet-Guilleries et a pour but de fournir des meubles et objets de style modernes à des prix abordables pour tous. Colette Gueden est alors chargée de créer l’image moderne et modeuse de Primavera. Avec le temps, Colette Gueden devient une figure incontournable de la société, tant par son talent que par ses créations. Grâce à ses recherches, elle parvient à moderniser la céramique proposée par le magasin et développe une influence artistique dans ce domaine d’artisanat.

Les créations de Colette Gueden

Avant de devenir une figure iconique de Primavera, Colette Gueden est avant tout une décoratrice : elle dessine, propose des formes, élabore des décors. Elle détient une vaste culture générale qui semble pourtant la détacher du lot.Dans son travail, Colette Gueden expose son goût pour les couleurs claires et gaies tout en affirmant son éclectisme dans l’emploi des matériaux. En effet, elle travaille et utilise aussi bien le verre et la céramique que la corne ou le rhodoïd. Les créations de Colette Gueden sont souvent le résultat d’une accumulation et d’une exploitation de beaucoup d’images, sur un thème précis qui s’avère être celui d’une saison, conformément au fonctionnement de la mode.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Colette Gueden

Aujourd’hui, la cote de Colette Gueden est assez modeste et la présence de ces créations se fait assez rare dans les ventes aux enchères. En effet, depuis la fin des années 1990, environ 200 de ses œuvres ont été proposées par les maisons de ventes. Le plus souvent, c’est dans la catégorie mobilier que l’on peut retrouver des créations signées Colette Gueden. Dans la catégorie mobilier, les créations de Colette Gueden sont couramment estimées entre 100 euros et 9 000 euros par les maisons de vente aux enchères. En septembre 2021, un ensemble composé d’une table et de deux bancs en chêne, daté de 1935, est adjugé à 7 000 euros. Quelques mois plus tard, en juin 2022, un ensemble de salle à manger, en fer battu et en métal laqué blanc, trouve acquéreur pour 2 100 euros. Les objets créés par Colette Gueden rencontrent des estimations plus basses, comprise entre 50 euros et 2 500 euros. En juillet 2019, Horse de 1950 est adjugé à 1 390 euros. Plus récemment, en mai 2021, un ensemble d’assiettes où figurent les côtes de France réalisé en céramique en 1950 est adjugé à 650 euros. Enfin, les maisons de vente aux enchères proposent parfois aussi des sculptures de Colette Gueden. Les estimations débutent à une centaine d’euros et peuvent atteindre 3 000 euros. En mai 2020, la céramique glaçurée intitulée Zèbres de 1930 est adjugée à 750 euros. Trois ans plus tard, la sculpture en céramique L’Ange de 1950 atteint le prix de vente de 1 700 euros.

Reconnaître la signature de Colette Gueden

Reconnaitre la signature de Colette Gueden est une étape essentielle pour authentifier les créations de cette figure emblématique du design et de la céramique française du XXᵉ siècle. Artiste prolifique ayant collaboré avec la Manufacture de Sèvres, Primavera ou Vallauris, Colette Gueden ne signait pas systématiquement ses œuvres. Sur de nombreuses pièces, la signature peut même avoir partiellement disparu avec le temps, en raison de la fragilité des émaux ou de la technique d’inscription souvent réalisée sous couverte. Lorsqu’elle est présente, on retrouve généralement la mention manuscrite « Colette Gueden », parfois simplement « Gueden », gravée ou peinte à la main, le plus souvent à la base de la pièce ou au revers. Certaines productions issues d’ateliers ou de collaborations portent uniquement la marque de la maison (comme « Primavera ») sans signature personnelle, ce qui complique leur identification. Pour distinguer une œuvre authentique d’une production d’atelier ou d’une imitation, il est donc primordial de croiser les indices : style des formes, palette chromatique, décors stylisés et, bien sûr, la nature de la signature. Sur Estimon’Objet, nos experts en arts décoratifs français vous accompagnent pour identifier, authentifier et estimer vos céramiques et créations signées ou attribuées à Colette Gueden.

Signature Colette Gueden
Expertise signature Colette Gueden

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Estimation gratuite Ado Chale

Ado Chale

Estimation et cote de l'artiste Ado Chale

Ado Chale est un artiste belge devenu célèbre pour ses plateaux de table incrustés de pierres précieuses. Dès les années 1970, son travail est reconnu et très apprécié sur le marché de l’art. Depuis, Ado Chale est considéré comme l’un des designers les plus recherchés.

Estimation gratuite Ado Chale

Prix des œuvres d'Ado Chale

  • Mobilier (tables, meubles‑sculptures) : entre 7 000 € et 80 000 €

  • Objets de design (lampes, consoles, petites pièces décoratives) : entre 900 € et 30 000 €

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Qui est Ado Chale ?

Ado Chale, Adolphe Pelsener de son vrai nom, est un artiste belge né le 18 mars 1928 à Molenbeek-Saint-Jean, en Belgique. Autodidacte, il se forme à la forge et travaille dans un atelier de tôlerie publicitaire. A la fin des années 1950, il découvre la minéralogie lors d’un voyage en Allemagne. En 1962, il ouvre une première galerie rue de Livourne, à Bruxelles, avec son épouse Huguette Schaal. A cette époque, Ado Chale réalise ses premiers plateaux de table en ciment incrustés de petites marcassites. Vers la fin des années 1960, Ado Chale voyage aux quatre coins du monde pour trouver des pierres semi-précieuses. Il se rend en Arizona, en Inde, en Afghanistan, au Pakistan, à Madagascar, en France… Ado Chale utilise différents matériaux pour construire ses plateaux de mosaïques. Il travaille le bois de séquoia, la malachite, le lapis lazuli, le jade, ou bien l’améthyste dans ses créations. En parallèle, l’artiste crée aussi des sculptures polychromes cubiques. Ado Chale est aussi connu pour son intérêt pour les objets d’art précolombien, comme peut en témoigner sa première réalisation en bronze et en aluminium Goutte d’eau ou Soleil Maya.

Ado Chale, un artiste gemmologue

Avant tout, Ado Chale est gemmologue. Il fait le tour du monde pour trouver des minéraux et pierres précieuses. Ainsi, ses créations peuvent comporter des coquilles, de l’os, du bois importé des plaines de l’Arizona ou des galets de la côte d’Opale. Le mélange de ces éléments lui permet de créer des pièces uniques. De plus, Ado Chale travaille la malachite, la cornaline, le jaspe ou l’agate qui donnent naissance à des meubles et objets brillants : cet éclat est d’ailleurs au centre de l’œuvre d’Ado Chale.

L’œuvre d’Ado Chale dans les années 1970

Ado Chale se marie avec Huguette Chale, qui devient rapidement l’une des figures majeures et influentes de la décoration et des galeries d’art à Bruxelles. A ses débuts, Ado Chale réalise des plateaux de table en résine époxy pour recouvrir les pierres semi-précieuses qui les composent. Progressivement, il se dirige vers une sophistication visuelle raffinée qui atteint sa maturité dans les années 1970. A cette époque, Ado Chale détient une véritable influence sur la sphère artistique bruxelloise. Il devient le chef de file d’un courant de décoration et de design dans la capitale belge. Son succès est tel qu’il est souvent imité dans ces années, notamment dans l’utilisation de minéraux comme éléments décoratifs.

La consécration d’Ado Chale

La consécration d’Ado Chale intervient dans les années 1980 et ce, à plusieurs reprises. De nombreuses rétrospectives lui sont dédiées en Belgique en 1986,en France en 1987 et même au Japon en 1988 où un musée d’art contemporain organise une exposition pour valoriser le savoir-faire belge. La fin des années 1990 est marquée par un nouvel engouement pour les premières œuvres d’Ado Chale, celles des années 1970. C’est aussi à cette époque que les créations d’Ado Chale sont présentées pour la première fois en vente aux enchères. Les résultats de vente sont impressionnants et la notoriété d’Ado Chale s’envole. En 2002, Ado Chale expose son travail dans la galerie d’Yves Gastou à Paris. C’est un véritable succès qui lui apporte une clientèle internationale mais aussi des collaborations avec des architectes de renommée mondiale comme Alberto Pinto ou Jacques Grange. A partir de 2005, Ado Chale se concentre sur le travail du bronze et de l’aluminium. Il élabore de nouvelles formes pour s’adapter au marché contemporain. Parallèlement, il réalise aussi des sculptures en fonte d’aluminium.

Faire estimer gratuitement une œuvre d’Ado Chale

Aujourd’hui, Ado Chale est l’un des designers les plus recherchés sur le marché de l’art, notamment pour ses tables. Depuis la fin des années 2000, Ado Chale bénéficie d’un fort intérêt qui fait de lui l’un des artistes belges les mieux cotés en vente aux enchères. Son travail est très suivi outre-Atlantique. Dans la catégorie mobilier, le travail d’Ado Chale est estimé entre 500 euros et 100 000 euros. En moyenne, il faut compter 30 000 euros pour acquérir un meuble réalisé par Ado Chale en vente aux enchères. En 2020, une table basse Solune de 2010, réalisée en bronze doré, en fonte d’aluminium et en métal peint, est adjugée à 50 000 euros. Un an plus tard, Low Table faite en résine est adjugée à 87 438 euros. Durant sa carrière, Ado Chale réalise également des objets dont les estimations oscillent entre 300 euros et 20 000 euros. En 2022, l’objet design Panier à feu réalisé en fer forgé en 2000 est adjugé à 12 000 euros. Plus récemment, en 2023, un vide poche en bronze de 1957, initialement estimé entre 700 euros et 900 euros, trouve acquéreur pour 1 400 euros. Enfin, des sculptures d’Ado Chale sont parfois proposées en vente aux enchères. Leur estimation débute à 350 euros et peut atteindre 9 000 euros. En 2019, une sculpture en bronze intitulée Sphère de 1970 est adjugée à 3 843 euros. En 2022, Sculpture sphérique en bronze poli, également réalisé en 1970, est adjugée à 2 900 euros.

(Illus.) Ado CHALE (1928) Table dite Goutte d’eau Bronze, métal
Signée
43 x 150 x 75.5 cm. Circa 1970 Goutte d’eau low table Bronze

Reconnaître la signature d'Ado Chale

Les œuvres d’Ado Chale portent généralement une signature « Chale » gravée ou incisée, souvent visible sur la tranche du plateau, sur la ceinture ou sur le piètement. Les modèles des années 1960‑70 sont notamment signés « Chale » sur le pourtour du plateau. La provenance (atelier rue Lens, Bruxelles) et la présence d’un certificat d’authenticité émis par la famille peuvent également renforcer l’authenticité et la valeur.

Expertise signature Ado Chale
Signature Ado Chale

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Rose Adler : les premiers pas brillants dans les arts décoratifs au lendemain de la guerre

Rose Adler est née à Paris en 1890, dans une famille aisée du 17e arrondissement. Très tôt, elle entre en contact avec le milieu artistique, grâce à ses fiançailles avec le fils du critique d’art Roger Marx, Léon, un passionné d’arts décoratifs dont la famille possède une belle collection d’oeuvres d’art. Léon décède brutalement durant la Première Guerre Mondiale en 1917. La même année, Rose Adler, désormais seule, commence à se former à Paris à l’Ecole du comité des Dames de l’Union centrale des Arts Décoratifs (UCAD), et elle se spécialise dans la reliure. Elle y étudiera jusqu’en 1925. En parallèle, pour se perfectionner, dès 1923, Adler se forme également auprès du doreur et graveur Henri Noulhac, qui lui apprend son art. Cette même année, Rose Adler devient aussi membre de la prestigieuse Société des Arts Décoratifs ; la jeune Rose Adler est déjà connue et reconnue pour son travail de relieuse par les professionnels des arts décoratifs et le public averti. Avec la société des Artistes Décorateurs, elle exposera jusqu’en 1929. 

Rose Adler dans le Paris de l’Art Déco : rencontre avec Hébert, Doucet, Chareau

Le succès de Rose Adler est notoire. Ses reliures originales et raffinées, aux subtils jeux colorés, sont présentées par l’école et acquises par des collectionneurs tels que Paul Hébert, qui, avant même la fin de ses études, devient un client fidèle de Rose Adler. En 1923, avec l’Ecole de l’Union Centrale des Arts Décoratifs Adler expose au Pavillon de Marsan, où ses oeuvres sont remarquées par le couturier et collectionneur Jacques Doucet, grand mécène des arts et qui acquiert trois reliures de Rose Adler. Cette rencontre marque une étape décisive dans la carrière de Rose Adler, car elle travaillera pour Jacques Doucet et avec le décorateur Pierre Legrain, que Doucet lui présente, jusqu’à sa mort. 

À peine sortie de l’Ecole des Arts Décoratifs, Rose Adler expose auprès d’artistes fameux du mouvement Art Déco, à commencer par Pierre Chareau. En 1925 elle participe à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels. Rose Adler gravite désormais dans les sphères artistiques, et l’une de ses plus grandes amies n’est autre que Marie Laurencin. Elle fréquente également René Char et Pierre André Benoît, les grands poètes. Le grand créateur de mobilier et décorateur Pierre Chareau la remarque lui aussi, et la fait participer à la décoration de la Maison de verre (1928-1931) construire par Bernard Bijvoet, un projet pour lequel Rose Adler créée un système d’éclairage.

Les succès et les projets de Rose Adler dans les années de maturité

Rose Adler est relieuse, mais comme en témoigne le projet de Pierre Chareau auquel elle a participé, Adler sait sortir de sa zone de confort. Créatrice multiple, Rose Adler réalise aussi des meubles, rares aujourd’hui sur le marché. Adler a notamment réalisé des petites tables d’appoint en bois laqué et plateau gainé de parchemin, un matériau cher à la relieuse. Elle n’en oublie toutefois pas son amour du cuir relié, et en 1931 Adler apparaît à l’Exposition internationale du Livre pour présenter ses créations. 

En 1937, Rose Adler participe à l’Exposition Universelle, et suite à cela, elle entre dans l’Union des Artistes Modernes. Durant la Seconde Guerre Mondiale, Adler se réfugie en zone libre. 

Désireuse de reprendre une vie de travail normale, en 1946, elle participe à la fondation de la Société de la Reliure Originale, auprès d’autres grands relieurs tels que Paul Bonet, Robert Bonfils, Georges Cretté, Henri Creuzevault et Jacques-Anthoine Legrain. Avec eux, elle va participer à de nombreuses expositions autour du livre et de la reliure d’exception. 

Le travail singulier de reliure de Rose Adler

Rose Adler a appris le travail du cuir, de la couture, de la dorure. Elle met à profit cet apprentissage des techniques pour concevoir des modèles de reliure innovants, au carrefour entre Art Déco et modernisme. Rose Adler réinvente la reliure en y incrustant (entre autres) des pierres semi-précieuses, des plaques de métal, en fondant les cuirs des doublures avec ceux de couverture, et réalisant des doublures bord à bord. Ses harmonies colorées et la préciosité de son travail séduisent de nombreux écrivains et artistes. Elle reliera notamment certaines oeuvres de Paul Morand, de Valéry, d’Apollinaire ou de Colette. En 1934, elle relie un album de lithographies de Georges Gimmel retraçant le chemin de Croix, qui sera vendu par la galeriste Jeanne Bucher au Vatican – prestigieuse collection s’il en est !  

Peu à peu, au cours de sa carrière, Rose Adler cessera de réaliser elle-même la reliure pour la confier à des artisans reprenant fidèlement ses dessins. En 1951, Rose Adler est nommée chevalier de la Légion d’Honneur. Alors qu’elle s’apprête à participer de nouveau à l’exposition de la Société de la Reliure Originale (dont elle est l’un des membres fondateurs), elle s’éteint, en 1959.

L’estimation des oeuvres de Rose Adler

Les oeuvres de Rose Adler sont rares sur le marché de l’art. Le record aujourd’hui établi pour l’une de ses oeuvres date de 2015, lorsqu’un petit coffret en cuir s’est vendu pour la somme de 31 000 euros (hors frais) à Paris. Ses tables d’appoint en bois des années 1930 sont estimées autour des 25 000 euros pièce, ses boîtes à correspondance en ébène et parchemin autour des 5000 – 10 000 euros. Les peintures (gouaches) et dessins de Rose Adler ne dépassent pas, quant à eux, les 1000 euros d’estimation, en général. 

(Illus.)

 

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Philippe Starck, débuts fulgurants d’un designer passionné de dessin

Philippe Starck est né en 1949 à Paris, dans une famille dont le père est constructeur d’avions. Très jeune, sans doute en lien avec ce père si spécial, Starck se passionne pour le dessin. La voix artistique s’ouvre et le jeune Philippe Starck choisit d’étudier, dans le milieu des années 1960, à l’école Nissim de Camondo à Paris. En 1968, Starck a tout juste vingt ans. Il décide de fonder sa première entreprise, spécialisée dans les objets gonflables. Mais le tournant qui va décider de sa carrière advient dans les années 1970 : Starck est alors chargé d’aménager l’intérieur de deux night-clubs huppés de Paris, La Main Bleue en 1976, puis les Bains-Douches en 1978. Philippe Starck s’est lancé de plain-pied dans la décoration. 

Philippe Starck, « interior Designer » : l’ascension du jeune prodige

L’année suivante, en 1979, Philippe Starck fonde « Starck Product », sa nouvelle entreprise. Son succès est tel qu’en 1982, il est appelé pour réaménager les appartements (privés) de François Mitterrand à l’Elysée. Philippe Starck est déjà très célèbre, mais ce chantier confère une renommée internationale au jeune designer. Il poursuit aussi le réaménagement de lieux de restauration et de boîtes de nuits, à commencer par le Café Costes, à Paris ; mais on le retrouve aussi à Tokyo, où il conçoit le design de la boîte de nuit Manin, ou à Madrid, en 1990, où c’est au tour du night-club Teatriz d’être revu façon Starck. 

Philippe Starck, les hôtels, les entreprises, les résidences : un designer très sollicité dans les années 1990 comme architecte et designer d’intérieur

Philippe Starck poursuit son chemin dans le design d’intérieur, et désormais, les clients les plus en vue du monde entier souhaitent qu’il appose sa marque personnelle sur la décoration des immeubles qu’ils lui confient, ou même sur la conception de ces immeubles. Il s’occupe d’aménagements d’hôtels, comme c’est le cas des hôtels Royalton et Paramount  New-York en 1988 et 1990, mais conçoit aussi des restaurants, de l’architecture à l’aménagement, comme l’immeuble La Flamme conçu pour la brasserie Asahi à Tokyo. Starck ne se limite pas à ces types de bâtiments ; il réalise aussi le design de certains immeubles de bureaux, comme c’est le cas en 1991 pour l’immeuble Le Baron Vert à Osaka, ou l’immeuble Nani Nani à Tokyo pour Rikugo en 1990, son premier immeuble, à dimension anthropomorphe. Philippe Starck, petit génie français du design, se démultiplie pour assumer un large panel de projets d’aménagements d’intérieurs et de design. Philippe Starck transmet ses plans et les donne à réaliser à divers associés. Occupé par des projets liés à de grandes entreprises, il n’oublie toutefois pas les habitations particulières, et s’occupe de nombreuses résidences privées, comme Lemoult imaginée à Paris dès 1987, L’Angle, résidence située à anvers (projet de 1991) ou encore 18 maisons de rapport à Los Angeles, toujours en 1991. L’année 1991 signe l’explosion du style Starck, déjà très en vogue, mais qui devient absolument incontournable. en plus de tous les chantiers cités, Starck réalise cette année-là une maison particulière à Madrid, une usine de produits biologiques, non loin de Bordeaux, et une rue toute entière, la Rue Starck, à Paris, réalisée entièrement selon les plans projetés par le designer devenu une icône de la création française.

Philippe Starck, designer superstar de mobilier

À partir des années 1980, Starck se voit confier un grand nombre d’immeubles à réaménager. Pour ce faire, le designer invente son propre mobilier. Il dessine des meubles individuels sur mesure, mais également des produits destinés à être édités en nombre, par des maisons françaises et internationales (italiennes, comme Alessi ou Kartell, espagnoles, comme Disform, suisses comme la fameuse maison Vitra, ou même japonaises). Son credo, l’utilité et le confort pour tous – avant-même d’engager la dimension esthétique. D’où l’usage de matériaux peu chers et faciles à produire en série, comme les divers plastiques colorés dont Starck fait usage. 

En parallèle, Philippe Starck se lance dans le design industriel et réalise de nombreux design de produits : pâtes pour Panzani, brosses à dent ludiques pour Fluocaril, lunettes Starck Eyes (firme rachetée par Luxottica)… mais aussi véhicules, articles de voyage pour Vuitton, ou appareils ménagers pour Alessi ; dont le plus célèbre est sans doute le presse-agrumes « Juicy Salif ». Du plus ordinaire au plus noble, Starck conçoit des produits fonctionnels avec cette pointe d’humour et de joie caractéristiques de sa patte.

Philippe Starck, un mythe du design encore aujourd’hui

En 2015, le lustre « ZEnith » à 36 feux, designé en 2005, a été acquis à Paris pour la somme de 36 000 euros hors frais. Cela constitue un record pour une oeuvre de PHilippe Starck vendue aux enchères. Une paire de chaises « costes » (conçues pour le Café Costes en 1982) a été vendue en 2021 en Australie pour 5 500 euros hors frais. Le presse-agrumes d’Alessi Juicy Salif est estimé autour des 150 euros pièce. Ses fauteuils de la série « Louis Ghost » créés pour Kartell en 2005, acrylique ou méthacrylate, sont estimés autour des 1200 euros la suite de 8 chaises. 

Accessibles et ludiques, les mobiliers et les produits de design de Philippe Starck sont toujours appréciés des collectionneurs. 

L’estimation des oeuvres de Philippe Starck

À partir des années 1980, Starck se voit confier un grand nombre d’immeubles à réaménager. Pour ce faire, le designer invente son propre mobilier. Il dessine des meubles individuels sur mesure, mais également des produits destinés à être édités en nombre, par des maisons françaises et internationales (italiennes, comme Alessi ou Kartell, espagnoles, comme Disform, suisses comme la fameuse maison Vitra, ou même japonaises). Son credo, l’utilité et le confort pour tous – avant-même d’engager la dimension esthétique. D’où l’usage de matériaux peu chers et faciles à produire en série, comme les divers plastiques colorés dont Starck fait usage. 

En parallèle, Philippe Starck se lance dans le design industriel et réalise de nombreux design de produits : pâtes pour Panzani, brosses à dent ludiques pour Fluocaril, lunettes Starck Eyes (firme rachetée par Luxottica)… mais aussi véhicules, articles de voyage pour Vuitton, ou appareils ménagers pour Alessi ; dont le plus célèbre est sans doute le presse-agrumes « Juicy Salif ». Du plus ordinaire au plus noble, Starck conçoit des produits fonctionnels avec cette pointe d’humour et de joie caractéristiques de sa patte.

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Angelo Lelli – Arredoluce

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Angelo Lelli : le sens inné du design.

Angelo Lelli – ou Lelii, autre orthographe possible – semble être né en 1911 à Ancône, en Italie. Mais très vite sa famille vient se fixer dans la ville de Monza, où l’enfant prodige du design commencera son travail de design luminaire dans sa cave, en autodidacte, avant de faire éclore après la seconde guerre mondiale son entreprise Arredoluce, et de devenir avec Gino Sarfatti, Giuseppe Ostuni et Gio Ponti l’un des plus grands noms du design moderne italien. Nous disposons de peu d’informations sur l’enfance et la formation d’Angelo Lelli, mais dans les rares témoignages qui traitent de cette période de jeunesse d’avant-guerre, c’est déjà l’inventivité et l’autonomie du créateur qui émergent, révélant ses aptitudes d’artistes et de futur chef d’entreprise.

1946 : Domus, la revue de Gio Ponti, offre la célébrité à Angelo Lelli.

C’est un autre designer, déjà très célèbre dans les années 1940, qui donne une visibilité précieuse à Angelo Lelli. Gio Ponti, fondateur de la firme Fontana Arte, est aussi le fondateur et le rédacteur en chef de la revue Domus, qui célèbre le design. Ponti a alors cédé la direction de la revue à Ernesto Nathan Rogers mais son influence est encore prépondérante. Les deux professionnels décident d’offrir une tribune dans Domus à Angelo Lelli, dont ils ont remarqué le travail innovant dans le luminaire. Trois designs pensés par Lelli se retrouvent publiés dans Domus, dont la lampe « Tris » en fonte et laiton, et le succès est immédiat. L’année suivante, Angelo Lelli créée son entreprise, Arredoluce.

1947 : Arredoluce, fondation par Angelo Lelli d’une entreprise de luminaires fonctionnalistes vouée au succès.

D’aucuns disent que la firme Arredoluce a été créée à Monza au début de la Seconde Guerre Mondiale, vers 1939. Pour d’autres, c’est en 1943 que l’entreprise aurait vu le jour. La date officielle retenue est pourtant celle de 1947, un an après la publication des trois designs luminaires d’Angelo Lelli dans la revue Domus de Gio Ponti. À partir de ce moment, en tant que chef d’entreprise, Angelo Lelli prend la liberté de créer de très nombreux modèles de luminaires, plafonniers, appliques, lampes, et même de quelques meubles, qu’il va diffuser en Europe grâce à sa firme Arredoluce. 

Parmi les premiers à employer l’ampoule halogène, Angelo Lelli propose un design fonctionnel, aux formes sobres et élégantes, travaillées dans des matériaux chers au design de luminaire des années 1950, dans une gamme allant du laiton au perspex.  

Dès 1948, Lelli participe à la triennale de Milan où il présente son lampadaire à trois bras 12128, réalisé en aluminium et que l’on appellera plus familièrement « Triennale », un modèle aujourd’hui devenu iconique.

L’envol d’Arredoluce et les collaborations prestigieuses : Ettore Sottssas, Gio Ponti et les autres

À partir de 1950, Arredoluce prend son envol. Lelli dessine, et il emploie les meilleurs techniciens italiens pour travailler le métal, le verre, la fonte.  Il se lie aussi aux firmes américaines Prescolite, Lightolier, Altamira, ou Raymor, qui produit sa lampe « Triennale » et la diffuse outre-atlantique. 

Angelo Lelli s’inspire en effet des Etats-Unis où il voyage régulièrement, (et d’où il importe la lampe halogène). Il réalise en l’honneur du pays les lampes dites « stelline » reprenant les étoiles du drapeau américain. 

Parmi ses autres designs iconiques, le plafonnier Stella, composé de nombreuses petites sphères de lumière, aujourd’hui représentatif de son oeuvre et très prisé. De même, le modèle 12755 dit « Honolulu », aujourd’hui phare, ou la lampe dite « cobra » témoignent de l’empreinte indélébile posée sur le design italien par Angelo Lelli. 

Ses multiples succès classent Lelli parmi les plus brillants représentants du design italien, et c’est tout naturellement que beaucoup d’autres grands noms le suivent et s’associent à Arredoluce pour produire de nouveaux luminaires fonctionnalistes. Vico Magistrelli, Fanco Albini, Ettore Sottsass, sans oublier Gio Ponti, son mentor, comptent parmi les collaborateurs occasionnels d’Arredoluce. Nanda Vigo entre très jeune chez Arredoluce, et projettera le dernier showroom d’Arredoluce à Monza.

La brillante fin de carrière d’Angelo Lelli

La diffusion du style Arredoluce ne se limite pas à l’Italie, ni même à l’Europe. Tout le monde se met à passer commande à Angelo Lelli : les Emirats-Arabes-unis, l’Iran de Farah Diba, qui lui commande une fontaine lumineuse de quatre mètres de diamètres. Ses oeuvres apparaissent à Bangkok à Téhéran et lui assurent un succès mondial. Le designer s’éteint en 1979. 

L’estimation des oeuvres d’Angelo Lelli

Les luminaires design d’Angelo Lelli connaissent un regain d’intérêt auprès des collectionneurs depuis une dizaine d’années, faisant croître les estimations des objets d’art d’Arredoluce. Les lampes à pied « Triennale » se vendent en moyenne entre 6000 et 15000 euros pièce, le record ayant été atteint en 2022 à Paris (15 500 euros hors frais). 

en 2022 à Londres, une lampe à pied en verre et laiton estimée 9 000 euros s’est vendue pour 152 700 euros hors frais, témoignant de cette hausse de la cote d’Angelo Lelli. Les plaffoniers Stella, devenus iconiques du design d’Arredoluce, se disputent pour des valeurs estimées entre 30000 et 40 000 euros pièce. Le style imposé par Angelo Lelli a bénéficié d’une redécouverte de la part du public averti et des collectionneurs, et semble bien parti pour réaliser prochainement de nouveaux records d’enchères. 

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Gino sarfatti

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Gino Sarfatti chez Lumen (Murano) : les débuts d’un luminariste prometteur

Gino Sarfatti est né en 1912 à Venise dans une famille de commerçants prospères. Le jeune Gino Sarfatti commence ses études à Gênes pour devenir ingénieur aéronaval, mais la banqueroute familiale en 1929 le contraint à s’interrompre pour chercher du travail. En 1934, il est représentant pour Lumen, une entreprise de verrerie de Murano ; en 1938, inspiré par l’art du verre soufflé de Murano, et de ses jeux de transparences et de lumière, Gino créée son premier luminaire, en autodidacte, à partir d’un vase en Murano et d’un élément de cafetière, surmontés d’un abat-jour. Gino Sarfatti se passionne pour les nouvelles possibilités de l’éclairage et décide de dédier sa vie à cette discipline. Cette étape fondatrice marque le début d’un travail de designer qui mènera Sarfatti au succès international.

1939-1945 : Gino Sarfatti et Arteluce : création d’une maison de design destinée au succès

En 1939, un an plus tard, Gino Sarfatti fonde un petit atelier avec un groupe d’architecte, appelé Arteluce. Mais la guerre éclate et le jeune designer doit se réfugier en Suisse. Malgré tout, il revient régulièrement à Milan sous couverture pour poursuivre son travail. À la fin de la guerre, Sarfatti rentre à Milan, et en quelques années il rachète entièrement l’atelier. 

Sous l’égide de Sarfatti, devenu unique propriétaire du lieu, Arteluce connaît de plus en plus de succès. Comme c’est le cas pour d’autres designers qui émergent sur la scène du design d’éclairage en Italie, tels qu’Angelo Lelli (Arredoluce), c’est Gio Ponti, designer à l’autorité incontestable, qui remarque Gino Sarfatti, et qui va lui offrir la plus belle des tribunes afin de le faire connaître : la revue Domus, qu’il a fondée, et dans laquelle il dédie des papiers à l’innovante maison de luminaires Arteluce. 

En 1951, Sarfatti remporte le diplôme honoraire de la Triennale de Milan. En 1954, Arteluce remporte le fameux Compasso d’oro pour le modèle de luminaire 559, et l’année suivante de nouveau pour le modèle 1055/S. 

Après la guerre : l’envol d’Arteluce grâce à Gio Ponti et les autres collaborateurs de Gino Sarfatti

Reconnue et appuyée par le grand Gio Ponti, la firme de Gino Sarfatti se fait une renommée parmi les autres maisons de design, et attire à elle certains jeunes créateurs italiens, qui vont collaborer et grandir avec Arteluce : Franco Albini, Vignelli, Zanuso, Vigano… assurant une qualité et une célébrité incontournables à la maison d’édition de luminaires. Arteluce produira aussi quelques meubles, mais elle demeure iconique pour son édition de lampes et luminaires divers. 

Le design fonctionnaliste et élégant créé par Sarfatti et ses acolytes est basé sur l’usage du verre, du laiton, mais aussi de nouveaux matériaux comme le Plexiglas (utilisé dès 1951), le verre acrylique, l’aluminium ou le Perspex. Sarfatti, comme Angelo Lelli et d’autres créateurs de la période, s’intéressera aussi à l’ampoule halogène. Il conservera de ses années Murano l’amour de mêler ces techniques nouvelles à celles, artisanales, du verre soufflé ou de la taille du marbre.

 

Depuis l’origine du projet, Arteluce est non seulement une maison d’édition d’objets d’arts, mais aussi un magasin physique, dont le premier point de vente est situé à Milan, Corso Littorio (aujourd’hui Matteotti). Ce premier magasin Arteluce est confié en 1953 à Marco Zanuso qui en revoit entièrement le design, en faisant l’emblème de la modernité de l’entreprise. Une nouvelle boutique sera imaginée plus tard par Vottoriano Vigano en 1962 (boutique aujourd’hui détruite), témoignage du succès commercial d’Arteluce. 

Gino Sarfatti en quelques modèles intemporels

En 1954, Arteluce produit le modèle de néon 1073, devenu iconique. En 1956, c’est le tour de la lampe 1063. 

En 1971, Sarfatti créée sa première lampe à poser disposant d’une ampoule halogène : le modèle 607. Ces créations, parmi tant d’autres, le font passer à la postérité des designers de luminaires les plus influents du XXe siècle. 

Gino Sarfatti aura créé au total près de 400 luminaires innovants, ses « appareils à éclairer » comme il aimait à le dire dans l’optique du fonctionnalisme. Il est l’un des membres fondateurs de l’Association italienne de Design (en 1956). 

En 1973 Gino Sarfatti vend son entreprise à Flos, qu’il quitte définitivement deux ans plus tard pour se retirer de la création. Il meurt en 1985. 

L’estimation des oeuvres de Gino Sarfatti

Le plafonnier n° S00106, en laiton et acier, un cercle sur lequel se fixent des globes de verre, a connu un record d’enchères en 2016 à New-York, se vendant pour près de 165 000 euros (avec frais). Le modèle circulaire en acier 2109/27 avec globes en verre opaque connaît lui aussi des sursauts d’estimations. L’un d’eux a été acquis à Londres en 2017 pour la somme de 125 400 euros (avec frais). 

Les fameuses lampes à pied en néon (modèles 1063 et 1073) sont estimés entre 17 000 et 40 000 euros.  

Les luminaires de Gino Sarfatti et d’Arteluce font l’objet d’une redécouverte de la part des collectionneurs. La cote de l’artiste est en hausse, laissant présager de nouveaux beaux résultats d’enchères pour l’un des pontes du design italien des années 50. 

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Artisanat de Marolles, Jean Touret Claude Lézé

Estimation et cote des artistes Jean Touret, Claude Lézé (artisans de Marolles)

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La création du groupe des Artisans de Marolles en 1950 par Jean Touret

En 1947, Jean Touret, jeune peintre qui a découvert durant sa captivité en Allemagne le travail du bois, s’installe à Marolles, un petit village de la Beauce où il compte installer son atelier de peinture dans les communs du château de Pezay. 

Accolé au tabac où Jean Touret va chercher de quoi alimenter la pipe qu’il fume quotidiennement, un atelier de menuiserie où tous les villageois se réunissent frappe sa curiosité. Il reconnaît dans leur simplicité celle des vieux bûcherons qu’il a connus en Allemagne. Parmi eux, un menuisier, le mari de la tenancière du tabac, Emile Leroy, son père, Maurice Leroy, lui aussi menuisier, un ferronnier, Henri Vion, et un vannier, Edmond le Flohic qui transmettent à Touret le goût du travail artisanal. 

En 1950, Touret décide de fonder avec ses amis artisans les Ateliers de Marolles. Un céramiste parisien, fraîchement installé dans le village, Manuel Gold, se joint à eux. Ils dédieront leur association, sous la férule de Jean Touret, à la réalisation artisanale d’un design rustique, loin de l’industrialisation galopante des années 50 ; Jean Touret dirige les créations des artisans vers un style épuré, rustique et élégant, qui touche tous les arts, travaillant la céramique, le cuir, et mêlant le bois et le métal pour les meubles.

Les Artisans de Marolles sous la direction de Jean Touret : 1950-1964

Le design de mobilier des Artisans de Marolles, est élaboré par Jean Touret qui dessine les modèles de tables, de bureaux, de lampes ou de buffets que les artisans réalisent. L’esthétique des ateliers de Marolles choisie par Jean Touret se rapproche du design avant-gardiste des fonctionnalistes, tels Le Corbusier ou Charlotte Perriand, et s’éloigne de la préciosité recherchée de l’Art Déco, de ses bois de prix et de son caractère savant. 

En 1958, les ateliers de Marolles de Touret exposent leurs créations dans le Château de Blois. Le succès du mobilier créé à Marolles excède les espoirs de Touret, et la production est même vendue au Printemps à Paris. 

 

En 1959, les ateliers de Marolles s’agrandissent et deviennent Les Artisans de Marolles et du Loir-et-Cher. Jean Touret a donc réussi à établir et pérenniser ce système de communauté autour du travail rustique, à la façon des compagnons du Moyen-âge. Le succès commercial des Artisans de Marolles explique cet agrandissement. Un menuisier de Montils, M. Lerin, un vannier du même village, M. Masnières, un ferronnier de Saint-Georges sur Cher, M. Dewaele, ainsi que deux ferronniers de Chitenay, M. Courtin et son fils, intègrent le groupe pour répondre à la demande. 

En 1961 a lieu la première exposition permanente d’été à Marolles.

1964 : départ de Jean Touret, arrivée de Claude Lézé : fondation de L’Artisanat de Marolles

En 1964, Jean Touret quitte la direction artistique des Artisans de Marolles et du Loir-et-Cher, désirant se consacrer tout entier à la création de mobilier liturgique et à la sculpture, sa grande passion. Les artisans du noyau initial des Artisans de Marolles décident de rompre avec le groupe élargi, et reprennent leur autonomie afin de créer le groupe « Artisanat de Marolles » auquel se joindra Claude Lézé, menuisier venu de Blois. Le style de l’artisanat de Marolles se détache quelque peu du style rustique épuré imposé par Jean Touret dans les années 1950, sans toutefois rompre avec l’idéal simple et raffiné que le créateur du groupe avait esquissée. Le style rationaliste des designers français et étrangers des années 50 semble influencer en particulier Claude Lézé dans sa création de tables et de chaises en bois, où le travail rustique s’éloigne au profit de la sobriété affirmée des lignes. 

L’estimation des oeuvres de Jean Touret et des Artisans de Marolles

Le style simple et raffiné de Jean Touret a été redécouvert et réévalué ces dix dernières années. Son record en ventes aux enchères, un bureau de 1955 vendu à Paris en 2021 pour la somme de 19 000 euros hors frais. Une oeuvre sculptée de 6 panneaux de bois (78 x 82 cm) s’est vendue en 2017 pour 3 500 euros hors frais à Orléans. Les bancs et banquettes en bois brut créées avec son fils Sébastien s’estiment entre 500 et 2500 euros. 

 

Concernant le groupe au sens large des Artisans de Marolles et de Loir-et-Cher, des records récents montrent que l’engouement des collectionneurs est bien réel pour le mobilier sobre à l’estampille en forme d’éléphant : à Blois, en 2017, une enfilade a remporté la somme de 32 400 euros. En mai 2022 toujours à Blois, un banc estampillé Claude Lézé s’est vendu pour 13 440 euros. En novembre de la même année, en ligne, une table de Claude Lézé a été acquise pour pour 22 000 euros, et une paire de chaises en chêne et rotin pour 5 500 euros (prix signalés hors frais) signant un nouveau record pour l’Artisanat de Marolles et son menuisier d’après 1964, Claude Lézé.

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Estimation gratuite Boris Lacroix

Boris Lacroix

Estimation et cote de l'artiste Boris Lacroix

Boris Lacroix (1902-1984) fut un architecte, décorateur, designer et peintre français, figure emblématique de l’avant-garde du XXᵉ siècle. Véritable touche-à-tout du modernisme, il a marqué de son empreinte le monde du design et de la décoration intérieure par la rigueur géométrique et l’élégance intemporelle de ses créations. Ses lampes, meubles et objets témoignent d’une recherche constante d’équilibre entre fonction et esthétique, innovation et pureté des lignes. Contactez les experts d’Estimonobjet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide et confidentielle de votre luminaire ou objet décoratif de Boris Lacroix ! 

Estimation gratuite Boris Lacroix

Prix des œuvres de Boris Lacroix

  • Lampes et luminaires : entre 800 € et 20 000 €

  • Meubles (tables, fauteuils, consoles) : entre 2 000 € et 25 000 €

  • Dessins, croquis et œuvres graphiques : entre 500 € et 3 000 €

Vous possédez une lampe, un meuble ou une œuvre signée Boris Lacroix et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement votre objet grâce à Estimon’objet, le service d’expertise en ligne de référence. Nos commissaires-priseurs partenaires analysent chaque pièce avec rigueur — provenance, authenticité, état, rareté — pour vous fournir une estimation précise, gratuite et confidentielle sous quelques jours. Que vous soyez collectionneur, héritier ou amateur de design moderne, notre équipe vous accompagne dans l’évaluation et la mise en valeur de vos pièces signées Boris Lacroix.

Boris Lacroix, pionnier du design moderne

Louis Boris Lacroix, né en 1902 à Paris, incarne parfaitement l’esprit novateur et avant-gardiste de l’entre-deux-guerres. Il se forme très jeune à l’architecture et à la décoration, avant de collaborer avec Jean Patou, célèbre couturier de l’époque, pour lequel il conçoit des vitrines et des intérieurs raffinés. Son talent pour le dessin et sa compréhension des volumes l’amènent à développer un langage formel propre : lignes pures, équilibre des proportions, et un goût certain pour la simplification des formes. Dans les années 1930, Boris Lacroix s’impose comme l’un des représentants majeurs du mouvement Art déco, puis du fonctionnalisme naissant. À l’image de Jacques Adnet ou de Charlotte Perriand, il conçoit des objets à la fois élégants et pratiques, pensés pour la modernité du mode de vie urbain.

L’esprit du métal et de la lumière

Le nom de Boris Lacroix est indissociable de ses luminaires. Ses créations emblématiques associent le métal chromé, le laiton ou le nickel à des diffuseurs en verre opalin ou en aluminium laqué. Ces lampes, qu’elles soient de bureau, de table ou murales, incarnent un dialogue harmonieux entre technologie et esthétique. Lacroix explore dès le début des années 1930 le concept du luminaire articulé, permettant d’orienter la lumière selon les besoins. Ses créations se distinguent par :

  • Des lignes géométriques épurées, caractéristiques de l’Art déco tardif ;
  • Une grande qualité d’exécution, héritée des ateliers d’artisans parisiens ;
  • Une recherche fonctionnelle, annonciatrice du design industriel d’après-guerre.

Certaines lampes, comme la lampe à bras pivotant en laiton et acier chromé, ou encore la lampe de bureau à double réflecteur, sont aujourd’hui considérées comme des icônes du design français des années 1930.

Un créateur complet : du mobilier à l’architecture

Au-delà du luminaire, Boris Lacroix a laissé une œuvre riche et diversifiée. Architecte de formation, il a conçu des aménagements intérieurs et du mobilier pour de grands ensembles parisiens. Ses meubles tubulaires ou ses tables en verre et métal reflètent la même exigence formelle que ses objets lumineux : rigueur, équilibre, fonctionnalité. Il expose régulièrement au Salon des Artistes Décorateurs et au Salon d’Automne, où ses créations côtoient celles de figures majeures du design moderne comme René Herbst, Jean-Michel Frank ou Eileen Gray. Après la Seconde Guerre mondiale, il poursuit sa carrière comme peintre et décorateur, produisant également des œuvres sur papier et des compositions abstraites. Son approche, toujours empreinte d’une grande sensibilité esthétique, témoigne de la continuité entre son œuvre d’architecte, de designer et d’artiste.

Boris Lacroix et l’héritage du modernisme français

Boris Lacroix appartient à cette génération de créateurs qui ont su allier art et industrie. Son travail préfigure le design contemporain, en cherchant à rendre la beauté accessible sans jamais renoncer à la qualité. Son œuvre inspire encore aujourd’hui de nombreux designers et collectionneurs, fascinés par la sobriété élégante et la modernité intemporelle de ses créations. Les pièces signées Boris Lacroix sont très recherchées sur le marché de l’art et du design, notamment par les amateurs d’Art déco et de design industriel. Les plus beaux exemplaires sont conservés dans des collections privées et dans certains musées dédiés aux arts décoratifs du XXᵉ siècle.

Cote et ventes marquantes de Boris Lacroix sur le marché de l’art

Le marché des créations de Boris Lacroix connaît un regain d’intérêt depuis les années 2000, porté par la redécouverte du design des années 1930. Les ventes aux enchères reflètent cette tendance avec des adjudications en forte progression. Voici quelques résultats notables :

  • Lampe de bureau en laiton et métal chromé, vers 1935 – vendue 18 000 € en 2023.
  • Paire d’appliques murales en laiton poli et verre opalin, vers 1938 – adjugée 12 500 € en 2022.
  • Table basse circulaire en verre et métal tubulaire, vers 1930 – vendue 9 800 € en 2021.
  • Lampe articulée à double réflecteur, modèle rare – adjugée 21 000 € en 2020.
  • Dessin préparatoire de luminaire, encre sur papier – vendu 2 200 € en 2024.

Ces résultats témoignent de la vitalité du marché pour les œuvres de Boris Lacroix, dont la cote ne cesse de progresser, portée par l’intérêt croissant pour le design moderniste français. Que vous souhaitiez vendre, assurer ou simplement connaître la valeur de votre pièce signée Boris Lacroix, Estimon’objet vous accompagne à chaque étape. Grâce à notre réseau d’experts et de commissaires-priseurs spécialisés dans le design et les arts décoratifs du XXᵉ siècle, nous vous garantissons une estimation fiable, gratuite et confidentielle. Soumettez dès maintenant vos photos et informations sur Estimonobjet.fr, et recevez sous 48 heures l’avis d’un expert sur la valeur de votre œuvre de Boris Lacroix. Boris Lacroix, l’élégance du modernisme français mise en lumière par Estimon’objet.

Reconnaître la signature de Boris Lacroix

Les œuvres de Boris Lacroix portent différentes formes de signature selon leur nature et leur période de création. Sur ses peintures, gouaches et aquarelles, l’artiste signait fréquemment « B. L. » ou « Boris Lacroix », souvent en bas à droite de la composition. Cette signature, fine et équilibrée, reflète le soin graphique et la rigueur du créateur. Pour ses meubles, luminaires et objets de design, la signature prend le plus souvent la forme d’un cachet circulaire, frappé ou gravé, comportant la mention « Boris Lacroix » au centre. Ce marquage, sobre et immédiatement reconnaissable, garantit l’authenticité des pièces issues de ses ateliers. Avant toute transaction ou restauration, il est vivement recommandé de faire vérifier la signature et le cachet par un expert spécialisé, afin de confirmer l’origine et la valeur exacte de l’objet.

Signature Boris Lacroix
Expertise signature Boris Lacroix

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Estimation gratuite Georges Frydman

Georges Frydman

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Découvrez la vie et l’oeuvre de Georges Frydman designer moderniste héritier de Le Corbusier. Besoin d’une expertise concernant Georges Frydman ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

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Georges Frydman et le choc Le Corbusier : du modélisme aéronautique au design d’intérieur

Georges Frydman est né à Mulhouse en 1924. Fils de tailleur, le jeune Frydman est fasciné par la géométrie dans l’espace, et par tout ce qui touche à la réalisation de structures en trois dimensions. Déjà, il mêle au coeur de cette passion le pan théorique et le pan pratique : l’abstraction des volumes et le caractère concret de la création de formes dans le monde physique… tout comme son tailleur de père qui projette les patrons avant de couper les étoffes. Georges Frydman se tourne donc en premier lieu vers l’école des Arts et Métiers. Ses spécialités sont alors le modélisme et le dessin en aéronautique ; suivant ses passions scientifiques, il pense alors faire carrière d’ingénieur dans l’aviation. 

Mais un jour, le jeune Georges Frydman tombe sur « Le Corbusier (toujours lui !) ou le lyrisme des Temps Nouveaux », une brochure sur le maître du modernisme rationalisé et des machines à habiter qui lui ouvre les yeux sur son avenir ; Georges Frydman sera designer, il dédiera sa vie à l’étude du corps et des formes dans l’espace, et à la création de structures adaptées à leur déplacement. Son parcours d’études est flou en raison de la Seconde Guerre Mondiale ; il est admis aux Beaux-Arts, et on le retrouve plus précisément inscrit à l’école régionale d’architecture de Toulouse en deuxième classe en 1942, sa fiche d’étudiant 3ème classe restant vide en 1943, signe d’un arrête prématuré de ses études en raison du conflit. 

Georges Frydman, l’influence de Le Corbusier et la création de l’EFA

À la fin de la guerre, Georges Frydman s’installe en Provence, où, en architecte de formation (bien que tronquée), il construit sa maison en appliquant les préceptes de la rationalisation des volumes instaurés par son mentor, Le Corbusier. Après la construction de l’édifice, Georges Frydman doit le meubler. Alors, tout naturellement, Frydman commence à imaginer un mobilier fonctionnel et modulaire, toujours en suivant les concepts de Le Corbusier ; ce grand designer, il le rencontrera bientôt, puisque ce dernier opère non loin de là, à Roquebrune-Cap Martin, à la réalisation de son fameux Cabanon, auprès duquel il sera même enterré. 

Georges Frydman ouvre une boutique de meubles à Nice, rencontrant parfois l’incompréhension du public pour ses créations modernistes issues de l’esthétique rationaliste sobre du Bauhaus et de celle encore plus épurée du fonctionnalisme de Le Corbusier. Frydman travaille surtout par modules, créant des structures métalliques sur lesquelles se fixent des éléments standardisés selon les besoins. Frydman expose ses projets à son mentor, qu’il a enfin rencontré, et Le Corbusier se montre enthousiaste au vu des créations de son « élève » designer autodidacte. Fort de l’appréciation positive de Le Corbusier, Georges Frydman créée en 1954 avec le peintre Louis Solères la société de fabrication, « Equipement Fonctionnel pour l’Habitation et l’Ameublement » qui deviendra rapidement EFA. Son but est la production en série du mobilier aux lignes épurées et rationalisées qu’il développe, dans un esprit social et hygiéniste : le beau pour tous, la commodité pour tous, et cela au meilleur prix, grâce à la production en série.   

L’EFA de Georges Frydman et André Bloc

L’association de Frydman et Solères fonctionne bien. L’EFA édite de nombreux meubles, lambris, bureaux, assises et tables, vendus aux particuliers. André Bloc, plasticien et fondateur de la revue L’Architecture d’aujourd’hui, grand ami de Le Corbusier, le remarque et lui dédie un article qui contribue à faire connaître son travail. André Bloc est un homme multiple ; il est alors aussi le président du groupe Espace, formé autour de Fernand Léger, Victor Vasarély et d’autres peintres et designers avant-gardistes qui se sont installés sur la côte d’azur, notamment à Biot où ils réinventent le travail de la céramique et tentent d’associer tous les arts et de les intégrer à l’architecture, au service d’une esthétique fonctionnaliste et colorée. Frydman semble y avoir été associé un temps, même si c’est un autre designer de talent, Pierre Disderot, qu’on retrouve comme exposant lors de la grande exposition du groupe en 1954, « Architectures, Formes couleur ». Georges Frydman semble ensuite poursuivre son travail de création et d’édition de mobilier design jusque dans les années 1970. 

Prix René Gabriel de 1966 : la récompense du style Frydman

En 1966, son travail complet est récompensé par le Prix René Gabriel, qui honore annuellement un designer pour sa production de mobilier en série. Georges Frydman développe un style particulier ; il mêle au plexiglas, au formica, au verre teinté et aux matériaux bon marché des bois de placage exotiques comme le palissandre ou l’acajou, qui ennoblissent ses meubles sans toutefois en alourdir le coût d’achat. Ces matériaux plus ou moins traditionnels sont fixés sur un piètement ou une base en acier tubulaire, qui sera remplacé ultérieurement par l’aluminium et l’inox dans les années 1960-70. Le travail de Georges Frydman est également reconnu dans le domaine du luminaire, où il se partage les lauriers du fonctionnalisme sobre en métal laqué et plexiglas avec d’autres grands designers-éditeurs tels que Jacques Biny ou Pierre Disderot, révolutionnant le monde de l’éclairage. 

L’estimation des oeuvres de Georges Frydman

Peu de meubles design de Georges Frydman ont circulé sur le marché de l’art ces dix dernières années. En 2014, un canapé de 1960 signé EFA s’est vendu pour 5 000 euros à Paris. Les paires d’appliques en métal laqué de Frydman se vendent généralement entre 1000 et 4 000 euros la paire, tandis que l’un de ses bureaux réalisé en bois stratifié et métal tubulaire a réalisé un prix de 1 100 euros hors frais à Paris en 2021. Si le mobilier du designer est aujourd’hui très abordable, il n’en demeure pas moins un témoignage éclatant du rationalisme des enfants du Bauhaus et de Le Corbusier, qui ont révolutionné le style de l’habitat durant les Trente Glorieuses.

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Estimation gratuite Gio Ponti

Gio Ponti

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La formation de Gio Ponti et les premiers pas dans le design d’objets chez Ginori

Giovanni Ponti, dit Gio Ponti, est né à Milan en 1891. En 1913, le jeune Ponti s’inscrit à la faculté d’architecture de l’université polytechnique de Milan. Interrompu dans ses études par la première guerre mondiale, Gio Ponti s’engage, et durant le conflit armé, il réalisera de nombreuses aquarelles et des esquisses de ses compagnons d’infortune. Il profite d’un mouvement de troupes dans la plaine padane pour visiter les architectures d’Andrea Palladio, architecte du XVIème siècle qui le fascine. Rentré à Milan, Ponti se rapproche donc sans surprise du groupe des néo-classiques milanais. En 1921, Gio Ponti est enfin diplômé d’architecture. En 1923, il collabore avec l’entreprise de céramiques Richard Ginori, et à l’occasion de la présentation d’une gamme de céramiques à la Première exposition internationale d’arts décoratifs de Monza, il rencontre le critique Ugo Ojetti, qui sera important dans l’orientation de Ponti. L’association avec Ginori dure jusqu’en 1938.   

Gio Ponti architecte et designer, directeur artistique et écrivain

En 1925, Gio Ponti met en oeuvre ses qualités d’architecte. Il réalise sa propre demeure de la via Randaccio de Milan. En 1927, il ouvre son cabinet d’architecture en collaboration avec l’architecte Emilio Lancia. Gio Ponti élabore son vocabulaire artistique, avec goût prononcé pour la peinture et les arts visuels. En 1926-28, il réalise à Garches la maison L’Ange Volant pour Tony Bouilhet, le directeur de Christofle qu’il a connu deux ans plus tôt lors de l’Exposition Internationale des Arts décoratifs à Paris, où il participait avec la maison Ginori. 

En 1928, Gio Ponti fonde la revue Domus avec l’éditeur Gianni Mazzocchi, dans laquelle il diffusera jusqu’au bout de sa carrière ses idées, et en 1933, il procède à la publication de La casa all’italiana, premier manifeste de son style architectural.

 

En parallèle de son activité dans le domaine de l’architecture, Gio Ponti travaille pour Ginori, Christofle, le verrier de Murano Venini. Il forme avec d’autres designers le groupe Labirinto, proposant des pièces uniques de mobilier et d’arts décoratifs réalisés dans des matériaux précieux. Le design de Gio Ponti s’est considérablement épuré, passant d’une revisite du classicisme à un modernisme assumé, prenant pour modèles Le Corbusier et Charles Eames. 

En 1931, Ponti prend la direction artistique de la société de design et de luminaires Luigi Fontana, et la refonde en 1932 avec Pietro Chiesa sous le nom de Fontana Arte. Il y dessine la fameuse suspension 024, et reste jusqu’en 1954, date à laquelle il laisse son poste à Max Ingrand. 

Gio Ponti et les succès des années 30

En 1933, mettant un terme à sa collaboration avec Emilio Lancia, Gio Ponti se rapproche d’Antonio Fornaroli et d’Eugenio Soncini. De leur association naissent des réalisations diverses : édifices publics, notamment la section mathématiques de la cité universitaire de Rome ou la fac de lettres de Padoue, ou encore des immeubles résidentiels. Pour l’ameublement, Gio Ponti imagine des meubles au design épuré, et choisit minutieusement ceux qu’il n’a pas le temps de penser lui-même. Impliqué dans l’organisation de la triennale de Milan, Gio Ponti est de plus en plus reconnu et sollicité. Il créée sa première oeuvre d’art total en concevant entre 1935 et 1938 les bureaux de l’industriel chimique Montecatini, oeuvrant entièrement à l’architecture ainsi qu’à l’aménagement intérieur. 

Entre 1936 et 1961, Gio Ponti devient également professeur d’aménagement intérieur, de décoration et de design à l’université polytechnique de Milan. En parallèle de sa passion pour le modernisme, il se consacre à l’étude de l’habitat méditerranéen. Gio Ponti abandonne temporairement la direction de la revue Domus pour créer le magazine Stile qu’il dirigera de sa création en 1941 jusqu’à 1947. Dans les années 1940, Gio Ponti s’éloigne des commandes architecturales officielles pour se tourner vers la scénographie de théâtre ainsi que la peinture et les arts décoratifs, collaborant notamment avec la verrerie Venini, la maison Ginori ou avec Paolo De Poli, avec lequel il signe des panneaux émaillés uniques. Il commence également à collaborer avec Piero Fornasetti, designer avec lequel il élabore du mobilier et des objets d’arts mêlant élégance et imaginaire surréaliste. 

Gio Ponti après la Seconde Guerre Mondiale

Ponti reprend la direction de la revue Domus en 1948. Son style architectural s’adapte aux besoins de la reconstruction en Italie. Il fonde le Studio Ponti, Fornaroli et Rosselli avec son ami architecte et son gendre en 1952. 

Ponti invente le prix du Compas d’or en 1954. Outre les innombrables chantiers nationaux et internationaux où Gio Ponti met en oeuvre ses théories, la « forme finie », la « forme diamant », les fenêtres aménagées et les meubles auto-illuminés, il réalise en 1956 l’emblématique tour Pirelli de Milan. L’année suivante il publie le livre « Aimez l’architecture », son opus le plus célèbre, et projette lui-même l’architecture de sa nouvelle maison. En 1957 se termine l’une de ses plus belles oeuvres d’art total, la villa Planchart de Caracas. Cette même année, la maison Cassina édite sa chaise Superleggera (1,7 kg). 

En 1964, Gio Ponti réalise l’église San Francesco de Milan, et deux ans plus tard celle de San Carlo Borromeo, s’avançant déjà dans l’idée de dématérialisation qui sera exploitée plus tard par d’autres architectes. Dans les années 60 et 70, Gio Ponti voyage en Orient, réalisant les édifices ministériels d’Islamabad (Pakistan), la villa de Daniel Koo à Hong-Kong, ou encore les façades de certains magasins à Singapour. En 1970, il réalise le Denver Art Museum  et la cathédrale de Taranto. Il s’éteint en 1979.

L’estimation des oeuvres de Gio Ponti

Le record pour un objet d’art de Gio Ponti a été atteint en 2015, pour une table basse de 1930 en bois laiton et marbre, modèle ayant remporté à Gênes la somme de 310 000 euros hors frais. Le record pour un vase est atteint en 2016 à New-York pour le vase « des femmes de l’architecture » daté de 1923/30 qui atteint 246 500 euros hors frais. Les suites de chaises Superleggera éditées par Cassina sont estimées pour un set de six chaises entre 1 000 et 22 000 euros selon le matériau et l’état (ainsi que la distinction entre édition et réédition depuis les années 2000). Les plafonniers monumentaux en laiton de Ponti appelés « chandeliers » connaissent un grand succès et se vendent en moyenne pour 90 000 euros, tandis que ses dessins et aquarelles n’outrepassent pas les 10 000 euros, oscillant plutôt entre 800 et 3 000 euros.

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Jacques Biny

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Jacques Biny, une naissance dans le monde de l’architecture et de la décoration d’intérieur

Jacques Biny est né en 1913, à Valence, dans une famille travaillant dans l’architecture et l’ornement. Son père lui transmet le goût de la décoration très tôt ; en effet, ce dernier officie en tant que staffeur et réalise ornements et pâtisseries pour agrémenter les plafonds des espaces architecturaux qui lui sont confiés. L’oncle de Jacques Biny, quant à lui, est architecte. Le jeune Biny accompagne son père sur les chantiers, et tout naturellement, il se passionne pour le monde de l’architecture et des arts décoratifs. Très jeune encore, Jacques Biny trouve sa propre voie, esquissant ses premières lampes et projets d’éclairages en raison de l’insuffisance de lumière sur les chantiers. 

En 1932, à dix-neuf ans, Biny entre à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, où il étudie pendant quatre ans. À son retour à Valence, Jacques Biny se lance dans la décoration d’intérieur, un travail qu’il exerce jusqu’à la fin des années 1940. 

Jacques Biny et la passion du luminaire

En parallèle de son activité de décorateur d’intérieur, Jacques Biny poursuit sa passion véritable, le design de luminaires. Il réalise alors des modèles d’éclairages aux contours design pour le cinéma Le Palace à Valence. Fort de ses succès, à l’aube des années 1950, Jacques Biny décide de s’installer à Paris pour y vivre son rêve de luminariste. En 1950, il fait produire ses premiers modèles par l’éditeur Omnialux, et les présente sous le nom d’éclairage « Luminalite » à la Foire de Paris. En 1951, Jacques Biny s’installe à son compte comme concepteur de luminaires. Il change d’éditeur, confiant ses modèles « Luminalite » à Kobis et Lorence. Jacques Biny innove dans la conception de nouveaux éclairages, conçus à partir de verre, de laiton, de métal laqué, puis de plexiglas (ou Perspex). Son but est avant tout utilitaire. Peu à peu, sa réflexion sur la lumière directe et indirecte, ainsi que sur les reflets lumineux, le mène à créer de nouvelles formes rationalisées. Biny se spécialise dans la création d’appareils d’éclairages à double effet de réfraction et de diffusion du faisceau lumineux, afin de s’adapter au mieux aux usages du quotidien. Les formes de ses créations sont sobres et épurées, une esthétique en phase avec le rationalisme des autres designers des Trente Glorieuses.

Jacques Biny et Luminalite, l’entreprise d’une vie : 1953-1976

Jacques Biny décide en 1953 de fonder sa propre entreprise d’édition de luminaires, qu’il nomme sans surprise Luminalite. Il installe Luminalite dans un vaste local du 11ème arrondissement. À cette période, Biny a déjà repéré Michel Buffet, un jeune designer prometteur, et va l’associer à l’aventure Luminalite. L’entreprise conçoit et édite des luminaires à la destination variée : appartements de particuliers, bien-sûr, mais aussi administrations publiques, hôtellerie, et même hôpitaux. Lampes à poser, appliques, hublots, lampadaires et grands appareils d’éclairages, la diversité des modèles dépend de la fonction et de la nature du bâtiment à illuminer. Les besoins sont tels dans cette période de la Reconstruction, que le travail ne manque pas, et les innovations de Jacques Biny s’adaptent parfaitement aux nouveaux modes de vie. 

Dès 1953, l’année de la fondation de Luminalite, Jacques Biny participe au Salon des Arts Ménagers comme éditeur, et présente des travaux de Michel Buffet, comme l’appique B206, ainsi que ses créations personnelles. À partir de là, il ne cessera de participer activement à tous les Salons et rendez-vous incontournables des arts décoratifs pour promouvoir son travail.

Les succès de Jacques Biny avec Luminalite : quelques chiffres-clés

L’année suivante, en 1954, Jacques Biny créée l’applique 193, qui sera installée dans les nombreuses chambres de la fameuse résidence étudiante d’Antony, un projet auquel d’autres designers de talent comme Jean Prouvé ou Raphaël Raffel participent également. 

Dans l’équipe de Jacques Biny, outre Michel Buffet, on trouve aussi les designers Charles Ramos, Jean-Boris Lacroix à partir de 1957-8, ou encore Louis Baillon, qui contribuent à la création de modèles novateurs en usant la tôle, le plexiglas le métal perforé et le laiton. En 1957, c’est Gustave Gautier qui rejoint l’équipe pour travailler sur les possibilités offertes par le Perspex, un plexiglas cher aux designers de luminaires de l’après-guerre. Biny est sélectionné cette année-là à la Triennale de Milan. Avec Gautier, au fil des ans, Luminalite élabore toute une gamme d’éclairages en Perspex coloré, notamment un système modulaire de cubes lumineux à imbriquer.  

 

À partir de 1964, Jacques Biny implique avec plus d’assiduité Luminalite sur les chantiers des collectivités, remportant notamment des chantiers d’éclairages pour les hôpitaux, auxquels il s’adapte en pensant des modèles d’éclairage pour les soins, les examens médicaux et la veille de nuit. En 1962, il avait déjà collaboré avec son frère, l’architecte Maurice Biny, co-constructeur de la préfecture de la Drôme, réalisant l’éclairage de l’édifice. Outre cette accointance familiale, c’est l’adhésion de Jacques Biny au CAIM, le syndicat des créateurs d’architectures et de modèles créé en 1962 par Jacques Hitier, qui lui permet de renforcer ses liens avec les décorateurs d’intérieur et les designers, qui font appel à lui sur des chantiers publics mais aussi privés. 

À la fin des années 1960, avec Louis Baillon, Biny édite un lampadaire (le 340) avec un système d’abat-jour « monte et baisse » sélectionné par Formes Utiles, un rendez-vous de l’UAM (Union des artistes Décorateurs). Autre récompense, en 1971, Jacques Biny remporte le premier prix du Concours EDF au salon Equip’hôtel pour l’éclairage de chambre d’hôtel. 

 

Luminalite est un succès total pour Jacques Biny : l’entreprise emploie dans les années 60 jusqu’à dix salariés, et le double par la suite. Luminalite a édité plus de 400 luminaires sous son créateur et premier directeur. En parallèle, Jacques Biny a encore trouvé le temps de confier certains modèles à l’éditeur Lita, signe de son activité débordante et du trop-plein de commandes de Luminalite. Alors que la société atteint des sommets, connaissant le succès auprès des décorateurs et des instances publiques, Jacques Biny s’éteint, en 1976, laissant Luminalite à la maison Cheret qui la rachète et en poursuit l’exploitation jusque dans les années 1980.

L’estimation des oeuvres de Jacques Biny

Les luminaires du designer restent en moyenne très abordables. En 2010, une lampe de table en laiton et métal peint, modèle 231 créé en 1950, s’est vendue pour 7500 euros hors frais à New-York, un record. Les appliques de décorateur se vendent souvent par paire, atteignant selon leur modèle, date de fabrication et dimensions une estimation allant de 150 à 6 000 euros.

Si les modèles créés par le père de Luminalite restent en général sous la barre des 10 000 euros, certains modèles de ses collaborateurs sont mieux évalués, à commencer par le lampadaire B211 de Michel Buffet, créé en 1953, et dont un exemplaire s’est vendu en 2021 pour 16 000 euros hors frais. De même, la lampe à poser modèle 301 éditée par Luminalite, mais dessinée par Boris Lacroix en 1957 connaît de jolis résultats en vente aux enchères, un exemplaire en laiton, métal laqué et Perspex ayant été vendu en 2021 pour la somme de 20 000 euros hors frais. 

De nombreuses expositions en galerie et catalogues concernant le travail de Jacques Biny ont récemment permis de mieux reconnaître son travail, et laissent entrevoir une probable hausse de la cote de l’artiste fondateur de Luminalite.

(Illus.) Jacques Biny

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Marcel Asselbur

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Marcel Asselbur : les premiers pas dans le design à l’école Boulle

Marcel Asselbur est un designer de luminaires français, né en 1910. Marcel Asselbur passe semble-t-il très jeune par l’école Boulle où on le retrouve inscrit à l’âge précoce de 15 ans, en 1925, dans la liste des élèves inscrits en spécialité meuble, liste dans laquelle il est mentionné comme ébéniste de formation. Ainsi, le jeune Marcel Asselbur continue le travail le bois à l’atelier de l’école, mais il semble qu’il se forme en parallèle dans les années 1930 aux arts décoratifs et au luminaire. 

Marcel Asselbur et la collaboration avec André Arbus : l’idée d’une qualité française

Le nom de Marcel Asselbur se retrouve dans les archives d’un designer et galeriste, André Arbus. Marcel Asselbur a, durant sa carrière de luminariste et designer, collaboré et produit des modèles de lampes pour André Arbus, qui avait ouvert sa galerie avenue de Matignon en 1935, soit dix ans avant qu’Asselbur n’ouvre sa propre maison d’édition de luminaires. Parmi les plus remarquables travaux d’Asselbur pour Arbus, on compte les plafonniers imaginés pour le chantier du Palais des Consuls de Rouen, édifice reconstruit après la guerre et réaménagé entre 1954 et 56 entre autres par André Arbus et Jacques Adnet, qui avaient remporté le marché consistant à réaménager le bureau d’apparat, le grand salon et les salles de commission du Palais. Les élégants plafonniers en laiton et en verre dépoli pensés par Asselbur témoignent de la maturité de son style, résolument tourné vers la sobriété élégante qui caractérise alors le design des années 1950-60. 

 

Asselbur, dans la lignée d’Arbus, choisit des matériaux nobles et traditionnels comme le laiton, le bronze ou la céramique, (même si on retrouve parfois des matières innovantes et peu chères comme le plexiglas dans ses oeuvres), et semble lui aussi souscrire, pour certaines pièces, à l’idée d’une production française de qualité, inspirée des styles du passé comme le Louis XVI tout en réussissant une épure des formes en vogue à cette période. André Arbus refuse l’idée d’un processus industriel de création, et par ses connaissances de l’artisanat et l’association avec divers collaborateurs, il s’est plongé dans le monde du luminaire de luxe ; sans doute Marcel Asselbur profita-t-il de cette immersion dans le savoir-faire du luminaire d’art. Arbus collabore notamment avec la verrerie Veronese à la réalisation de luminaires d’exception, et avec Gilbert Poillerat, ferronnier d’art formé par Edgar Brandt. Marcel Asselbur en tire un savoir du design de luminaire qu’il va réinvestir tout au long de sa carrière au profit de sa propre entreprise. 

La maison Asselbur et la collaboration avec Georges Jouve

C’est en 1945 que Marcel Asselbur s’installe à Paris en tant qu’éditeur de luminaires à la rue de Reuilly à Paris. Il semble avoir rencontré le céramiste et sculpteur Georges Jouve à l’école Boulle, où Jouve est entré en 1927, et sorti diplômé en 1929. L’association de Marcel Assebur et de Georges Jouve va mener l’entreprise à quelques jolis succès commerciaux dans les années 1950. Parmi les collaborateurs de Marcel Asselbur, on note aussi le ferronnier d’art Gilbert Poillerat qu’Asselbur a rencontré par l’entremise d’Arbus. 

 

Marcel Asselbur collabore avec Georges Jouve des années 50 jusqu’aux années 1960, une période qui suit la décision de Jouve de délaisser totalement la céramique utilitaire pour la sculpture ; il conçoit donc ses collaborations avec Asselbur comme celles d’un sculpteur auprès d’un artisan de luminaires, surtout à partir de la fin des années 1950 où le style des luminaires créés évolue vers la ronde-bosse, délaissant le fonctionnalisme sobre du début de la collaboration. Cette volonté de sculpteur de Jouve semble s’accorder à la fibre française d’Asselbur qui, sur les traces d’André Arbus, avait appris à révérer les styles tout en volutes du passé. Les deux designers réalisent en grande majorité du luminaire, mais ils créent aussi de manière plus sporadique des miroirs, comme leur fameux miroir à six patères en céramique émaillée noire du début de la collaboration, et même du mobilier. 

 

On peut observer un exemple caractéristique du travail sobre du début des années 1950 avec le lampadaire de 1955 au piètement de céramique émaillée noire (seule partie mouvementée de l’oeuvre) et laiton patiné, dont le corps est une tige droite noire qui s’élève pour éclore sur un abat-jour beige très simple. La patine noire brillante de la céramique largement employée dans les créations de cette période est à mettre au crédit de Georges Jouve, passionné par la lumière offerte par le noir.

Les appliques « lyres » datées vers 1950, réalisées en céramique émaillée noire, laiton, acier, et abats-jours en tissus édités par Asselbur témoignent elles d’une transition entre le modernisme et le retour aux modèles du passé. Il existe d’autres appliques « lyres », réalisées en 1954, sorte de variation sur le thème de la lyre cher à Apollon, comme on surnommait Georges Jouve à l’école Boulle, et d’autres encore de 1956.

À l’inverse, d’autres luminaires en bronze, sans doute réalisés avec le concours de Poillerat, reprennent les volutes des styles français du XVII et du XVIIIème siècle. Parfois ce sont des rondes-bosses réalisées par Jouve qui viennent se substituer aux bras de lumière. Deux réalisations données à la maison Asselbur et datées des années 50, des paires d’appliques et une lampe à poser où figurent le motif d’une tête de cheval travaillée en verre, illustrent ce goût pour la tradition modernisée. Les matières nobles comme le laiton et la céramique émaillée verte y côtoient le verre travaillé en cabochon et la tôle perforée. 

 

Marcel Asselbur et Georges Jouve sont morts en 1964. La maison Asselbur a survécu à son créateur, et a notamment produit en 1978, en collaboration avec la maison de stratifiés Polyrey, pour les éditions Teda, la table en métal laqué et plateau stratifié de Michel Cadestin dont un exemplaire au piètement laqué vert est conservé au Centre Pompidou.

Estimation des oeuvres de Marcel Asselbur

A Paris, les fameuses appliques « lyres » de 1954 se sont vendues en 2022 pour la somme hors frais de 25 000 euros la paire. Le même modèle s’était déjà vendu en 2021 pour 35 000 euros hors frais la paire à Paris, établissant un record pour une oeuvre née de la collaboration Jouve-Asselbur. 

Les appliques à structure à pans coupés (à deux bras de lumière) réalisées dans les années 1950-60 par Georges Jouve et Marcel Asselbur, en laiton doré, céramique émaillée et verre taillé, qui reprennent le vocabulaire traditionnel français des appliques néo-classiques et rocaille, se sont vendues en 2013 à Paris pour la somme de 4 000 euros hors frais la paire. Une paire d’appliques presque similaire dans les matériaux et la forme, mais suggérant dans les formes deux cariatides en guise de bras de lumières dorés, a elle remporté la mise de 6 800 euros hors frais. 

 

En 2022, un lampadaire sobre en céramique patinée noire et abat-jours en textile à trois bras de lumière, modèle de 1950, a été acquis pour la somme hors frais de 5500 euros. Les prix varient fortement selon les modèles, les dates et les matériaux de fabrication, ainsi que les auteurs ; s’il s’agit d’Asselbur seul, ou si l’oeuvre a été réalisée en collaboration avec Georges Jouve, dont la célébrité fait monter les estimations. 

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Mathieu Matégot

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Estimation gratuite Mathieu Mategot

Prix des œuvres de Mathieu Matégot

  • Mobilier - entre 100 € et 50 000 €

  • Objets - entre 100 € et 8 000 €

  • Luminaires - entre 150€ et 50 000 €

  • Tapisseries - entre 600 € et 20 000 €

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Mathieu Matégot : les premiers pas d’un décorateur touche à tout

Mathieu Matégot est un designer français d’origine hongroise. Il est né en 1910 à Tapio-Sully en Hongrie, à quelques kilomètres de Budapest. Il est inscrit à l’Académie Jaschick et à l’école des Beaux-Arts de Budapest, où il se forme et rencontre Vasarely, avant de débuter comme décorateur de théâtre, au théâtre National de Budapest. À l’âge de 19 ans, Mathieu Matégot s’envole pour l’Italie et les Etats-Unis. Il s’installe finalement à Paris en 1931, coeur des avant-gardes en Europe. Mathieu Matégot est étalagiste pour les Galeries Lafayette, mais diversifie rapidement son activité, devenant créateur de décors aux Folies Bergères, et dessinateur pour une agence de publicité. Mais surtout, Matégot se fait engager chez un éditeur de meubles. Il dessine notamment en 1933 une gamme de mobilier en métal et rotin, un matériau encore peu utilisé à l’époque, mais qui sera l’un des matériaux fétiches des designers des années 50-60. 

C’est aussi dans les années 30 que Mathieu Matégot, qui n’a jamais abandonné le dessin et la peinture, se tourne vers la tapisserie. Entre 1939 et 1944 il intensifie son travail de peintre de cartons de tapisserie. Le travail de Matégot dans divers domaines de la décoration, le mobilier design et la tapisserie, ne lui apporte pas encore la reconnaissance qu’il mérite. Et Matégot s’engage dès 1939 dans le conflit mondial, durant lequel il est fait prisonnier. Jusqu’en 1945, il disparaît de la scène artistique parisienne. 

Mathieu Matégot entrepreneur et inventeur du rigitulle

Durant la guerre, Matégot s’est familiarisé avec le travail de la tôle et du métal dans une usine de production mécanique où le prisonnier avait été réquisitionné. Mathieu Matégot rentre à Paris fort de ce savoir nouveau. Le designer est naturalisé français, et il fonde son propre atelier de mobilier, qu’il développera ensuite à Casablanca, conservant la maison-mère parisienne. Mathieu Matégot mérite le titre de pionnier : il utilise le bois, le métal, le verre, mais aussi le rotin, le formica et la tôle perforée dont il a découvert les propriétés de malléabilité et de résistance. Il conçoit des tables, des chaises, bureaux et meubles de design, ainsi que des objets du quotidien, corbeilles, porte-parapluies et caches-pots. 

Mathieu Matégot fait breveter en 1952 le rigitulle, un procédé de pliage en accordéon d’une plaque de tôle perforée, qui permet d’en augmenter la résistance mécanique. Son style est né, à mi-chemin entre le design et la décoration, la commodité et l’innovation joyeuse. En témoigne sa plus fameuse création, pensée vers 1950 et réalisée en 1954, la chaise tripode Nagasaki, mêlant la tôle, l’acier tubulaire, et les matières plastiques en plein essor comme le skaï. L’année suivante il créée le modèle de canapé Copacabana en employant les mêmes matériaux, un modèle destiné lui aussi à connaître un grand succès. 

Mathieu Matégot succès et fin de carrière dans le design

Mathieu Matégot connaît enfin la renommée qui sied à son travail novateur. Il expose régulièrement au Salon des artistes décorateurs et au Salon des arts ménagers, ou au Pavillon de Marsan, où l’on croise les grands designers de l’époque, Pierre Guariche, Motte et Mortier, Prouvé, et tant d’autres. Auprès de certains d’entre eux, Charlotte Perriand, Jean Prouvé et Jean Royère notamment, il participe à de multiples chantiers, à commencer par la décoration de l’un des foyers de la Maison de la radio, à Paris. En 1949 il est membre de la Société des Artistes Décorateurs. Les affaires sont florissantes pour Matégot. Son atelier parisien emploie une vingtaine d’ouvriers, il a ouvert une succursale au Maroc et en 1959, ouvre un bureau d’études à Londres. Matégot est reconnu, et remporte de nombreuses médailles et distinctions : il est fait officier de l’Ordre des arts et des lettres en 1953, remporte le Grand prix de l’exposition internationale de Madrid la même année, ou encore la médaille d’or de la XIIème triennale de Milan. Pourtant, Mathieu Matégot nourrit une passion secrète, née dans les années 1930 : la tapisserie. Aussi, alors qu’il est au sommet, il arrête le mobilier design : entre 1959 et 1964, Matégot vend les parts de son entreprise à ses associés, peu après l’ouverture du bureau de Londres.

Mathieu Matégot un designer passionné de tapisserie

Mathieu Matégot a toujours conservé le goût du dessin de tapisserie. Découverte dans les années 1930, cette activité avait repris pour Matégot après la guerre. En 1945, il avait commencé en effet à concevoir des tapisseries éditées par la maison Tabard à Aubusson. La passion de Mathieu Matégot le pousse à adhérer en 1950 à l’Association des peintres cartonniers de tapisserie, un groupe d’artistes organisé par Jean Lurçat. Il travaille à la réalisation de cartons, et, dans le sillage de Jean Lurçat, stylise les motifs, avant d’abandonner la figuration au profit d’une abstraction géométrisante, renouvelant le vocabulaire de cet art ancestral et sur le déclin. Matégot développe la technique du piqué, qui lui permet de dégrader les couleurs et de travailler les effets de camaïeu. 

Son succès est international : les commanditaires se nomment Banker Trust Company à New-York, Musée de l’air et de l’espace de Washington, National Library of Australia à Canberra… sans oublier diverses institutions françaises. En 1961, alors qu’il cesse son activité de production de mobilier, il se met également à enseigner la tapisserie aux Beaux-Arts de Nancy. Mathieu Matégot, en passionné, tente de défendre la tapisserie lors de la crise économique des années 70. En 1990, il créée la fondation Mathieu Matégot pour la défense de la tapisserie contemporaine, à Bethesda aux Etats-Unis (Maryland), mais son travail de designer fait ombrage à sa carrière méconnue de tapissier. Matégot se consacre à la tapisserie jusqu’à son décès, en 2001, à Angers. 

L’estimation des oeuvres de Mathieu Matégot

Les meubles design de Mathieu Matégot connaissent un grand succès auprès des collectionneurs. En 2021, le record a été battu pour l’une des chaises phares du designer, la chaise papillon de 1954 conçue en rigitulle et acier tubulaire, dont un exemplaire s’est vendu à Paris pour 1650 000 euros hors frais. Parmi les modèles emblématiques de la société Matégot, les suspension « satellites » de 1953 connaissent également un intérêt croissant, et s’estiment aux alentours des 30 000 euros la paire ou les trois. En dehors du cadre des records, le mobilier de Mathieu Matégot varie dans les estimations selon le type de mobilier, la date de création, les matériaux employés et les modèles. 

Mathieu Matégot est bien plus connu comme designer que comme tapissier. Ses tapisseries connaissent cependant une belle croissance dans les estimations. Le record pour une tapisserie (datée de 1950) a été battu en 2018 pour 30 500 euros hors frais à Paris. Cependant, elles oscillent en général entre 1 000 et 8 000 euros pièce. 

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Estimation gratuite Max Ingrand

Max Ingrand

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Découvrez l’histoire de Max Ingrand, le maître-verrier de l’Art Déco et du modernisme français
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Max Ingrand la formation au travail du verre et au design

Max Ingrand est né en 1908 à Bressuire dans les Deux-Sèvres, mais il grandit à Chartres. C’est là que se dessine sa vocation de verrier et designer, sous les feux des vitraux de la cathédrale qui l’éblouissent. En 1925, le jeune Max Ingrand s’inscrit à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris. Ingrand suit les cours de dessin et d’art industriel. C’est à cette époque qu’il rencontre sa future femme, Paule (dite Paulette) Rouquié, et l’initie au monde des arts décoratifs. Suivant sa passion pour le verre, Max Ingrand entre en 1927 dans l’atelier du verrier Jacques Gruber comme peintre verrier. Il apprend la technique du vitrail et de l’émail. En 1928, Ingrand fait des recherches sur les techniques de gravure sur verre (gravure au sable et à l’acide). C’est à cette période qu’il aurait suivi l’enseignement d’Henri-Camille Lemaresquier à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Max Ingrand et Paulette Rouquié : premiers pas du couple dans le design du verre

Diplôme en poche, Max Ingrand réalise avec sa femme des lambris et du mobilier recouverts de verre et décorés d’éléments aquatiques pour aménager la salle de bain de la décoratrice Elsie de Wolfe, une technique qu’ils reprennent deux ans plus tard pour celle de la baronne de Gunzburg.

Installé et marié à Paule Rouquié en 1931, Max Ingrand fonde cette même année avec Emile Schwartz et Paul Demane la société Studium, spécialisée en vitrail et gravure sur verre. 

Dans le couple, Paule est à l’iconographie, Max à la réalisation. Les Ingrand présentent leurs créations au salon des artistes décorateurs, et c’est un succès immédiat, qui leur vaut même une commande pour l’hôtel de ville de Puteaux. En 1932, après la dissolution de Studium, Ingrand refonde une société avec Emile Schwartz, qui durera jusqu’en 1935. Mais le couple travaille surtout en binôme. Max et Paule Ingrand participent au Salon des artistes décorateurs et rencontrent de grands designers comme Louis Süe, Maxime Old, Jules Leleu ou Jean Royère.

Max et Paule Ingrand : un couple qui remet le verre gravé au goût de l’Art Déco

En 1933, Max et Paule Ingrand sont chargés de décorer l’intérieur de l’église de Sainte-Agnès de Maisons-Alfort ; Paule réalise les fresques, Max Ingrand les vitraux : il se hisse dans la catégorie rare de maître-verrier, un statut qu’il ré-endosse l’année suivante pour réaliser les vitraux de la cathédrale Saint-Nicaise de Rouen. La carrière du couple Ingrand est lancée, et ils décorent même cette année-là la brasserie parisienne Le Triomphe.
En 1935, le couple Ingrand devient membre des Ateliers d’art sacré et de la Société des Artistes Décorateurs. Avec ce groupe, ils participent à de nombreux projets et obtiennent des commandes. Signes de leur succès : ils produisent en 1935 des panneaux de verre gravé pour le paquebot Le Normandie, en 1936 les Ingrand participent à une exposition organisée par Christofle, et ils présentent aussi leurs oeuvres à la galerie Le Charpentier, tandis que l’année d’après, à l’Exposition Internationale ils réalisent de nombreux ouvrages, participant notamment au Pavillon des artistes décorateurs avec Jean Royère et d’autres designers Art Déco. Max Ingrand est également choisi pour réaliser avec un ferronnier les portes monumentales du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, ainsi que pour divers travaux pour le théâtre du Palais de Chaillot.
Mais la guerre s’abat sur l’Europe. Entre 1940 et 1945, Max Ingrand est captif dans un camp aux confins de la Saxe et de la Silésie. À son retour, Paule, qui a continué à exposer au Salon des Artistes décorateurs, demande le divorce.

Max Ingrand et le vitrail : la carrière solo du maître-verrier

Max Ingrand se concentre alors sur le vitrail et participe activement à la Reconstruction, en collaboration avec la commission des Monuments Historiques. Accompagné de Jean Gourmelin et Claude Serre qui dessinent les vitraux, il contribue à réhabiliter plusieurs églises en les habillant de verre, dont, en 1947, la cathédrale Saint-Gatien de Tours. Ingrand est aussi fait chevalier de la Légion d’honneur. En 1949 il devient président de la section vitrail du Salon des artistes décorateurs. En parallèle il continue son travail de réinvention de vitraux pour les églises selon commandes des Monuments Historiques, comme en 1953 aux Jacobins de Toulouse. Il participe au Salon d’art sacré de Cologne (1949), de Paris (1951) et produit des verres fumés et gravés pour le paquebot Ile de France (1949). Max Ingrand part à la conquête du monde américain, commençant par réaliser les vitraux d’une église au Canada, puis travaillant aux Etats-Unis, et même à São Paulo où il réalise les vitraux de la cathédrale néo-gothique. Sa carrière prend un tour international. 

Max Ingrand directeur artistique de Fontana Arte en 1954 puis directeur de Verre Lumière

Puis c’est l’Italie qui l’appelle. Nommé par Gio Ponti, architecte fondateur de la firme Fontana Arte, Max Ingrand y reste treize ans. L’année de son arrivée il réalise une fameuse lampe en verre blanc, toujours éditée aujourd’hui. Il se concentre sur le luminaire. En parallèle, il devient vice-président de la société des artistes décorateurs. Max Ingrand est au faîte de sa gloire. En 1960, il décore la piscine des premières classes du paquebot France. Cette même année, il aménage le hall du nouveau siège de Saint-Gobain à Neuilly-sur-Seine. Les années 60 sourient à Max Ingrand, qui remporte tous les concours de luminaire et de décoration ; il travaille avec les Niermans pour les auditoriums de la Maison de la radio, la tour Total, et en 1966, il est chargé de décorer le siège social de Peugeot. En 1967 il est élu vice-président de l’Association française de l’éclairage, et en 1968, président. 

Décidé à mener ses travaux sur les luminaires à bien, Ingrand cède ses droits de directeur artistique de Fontana Arte à Gae Aulenti, et inaugure en 1968 la société Verre Lumière, en collaboration avec la manufacture de Saint-Gobain et la Compagnie des lampes Mazda. Jacques Vidal dirige l’établissement, qui édite entre autres les oeuvres de Michel Mortier, Joseph-André Motte, Ben Swildens, Michel Boyer et d’autres grands designers français de l’époque.  

 

Mais l’année d’après, en 1969, Max Ingrand décède des suites d’une grippe, laissant la Société des artistes Décorateurs organiser en hommage au maître-verrier phare de l’Art Déco une exposition autour de l’intégration du verre et de la lumière dans l’architecture d’intérieur.

L’estimation des oeuvres de Max Ingrand

Les luminaires de Max Ingrand comptent parmi les oeuvres les plus prisées du maître-verrier. Record battu en 2017, pour un plafonnier (modèle n°2243 de 1958 pour Fontana Arte), vendu 147 000 euros hors frais à Londres. Seuls les luminaires dépassent le cap des 80 000 euros. En dessous, on retrouve des miroirs, des tables, des lampes à pied, des chandeliers et autres objets d’art. Les estimations varient fortement selon les modèles, les dates de création et les firmes. Les vases et autres objets réalisés en partie en verre connaissent une courbe des estimations beaucoup plus basses que les luminaires, qui restent les objets favoris des collectionneurs.  

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Michel Boyer

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Les premiers pas de Michel Boyer vers le design

Michel Boyer de Rebeval, dit Michel Boyer, est né en 1935 dans une famille d’artisans et d’architectes modernistes. Il étudie à l’École des Beaux-Arts de Paris avant de passer à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs sous la férule d’André Arbus, faisant ses premiers pas de designer dans l’atelier de l’un des maîtres consacrés de la Reconstruction, qui sera nommé en 1965 académicien des Beaux-Arts.

En 1960, Michel Boyer rejoint l’agence de Pierre Dufau, l’architecte reconstructeur de la ville d’Amiens. Pierre Dufau, avec son immense équipe, termine alors le chantier du Palais des Sports de Paris. C’est lui qui va ouvrir la voie du succès à Michel Boyer.

 

Michel Boyer à la conquête de Paris : les premiers chantiers de luxe et la Galerie Rouve

Après la fin de la construction du lieu, Boyer participera à un autre chantier de prestige, la construction d’un immeuble situé rue Laffitte à Paris, pour la Banque Rothschild, dont le projet débute en 1965, et où il croisera le célèbre architecte américain Max Abramovitz. Michel Boyer fait ses preuves, et ce sera lui qui sera chargé de sa décoration intérieure en 1967. Hall en verre et métal, comptoir de la réception en acier, aménagement des bureaux avec des commodes en aluminium et des portes coulissantes en inox… Ce projet le précipitera vers un immense succès auprès des grands patrons et du gouvernement, qui lui confieront tous de nouveaux aménagements à réaliser en toute liberté, jusqu’à la fin de sa carrière.

 

En parallèle, Michel Boyer poursuit ses recherches de design, et ouvre la galerie Rouve, à la rue Bonaparte à Paris, en 1968. Il y met en scène ses propres productions, comme le fameux tabouret X en cuir et acier brossé plié et courbé créé en 1968, mais aussi celles d’autres designers qu’il a à coeur de promouvoir : Sheila Hicks, Yonel Lebovici, Marino di Teana, François Arnal, Guy de Rougemont, Eric Borja ou Gae Aulenti, le designer de mobilier et successeur de Max Ingrand en tant que directeur artistique de la firme italienne Fontana Arte. Ces designers talentueux dont s’entoure Michel Boyer, il les fait également entrer dans son univers décoratif, exploitant les qualités esthétiques et fonctionnelles de leur mobilier pour les placer dans les intérieurs qu’il aménage, aux côtés de ses propres productions.

Le style de Michel Boyer

Durant les années 1970, Michel Boyer créée un mobilier et des aménagements raffinés, en associant de nouveaux matériaux bon marché comme le lamifié, la fibre de verre ou le post-formage de stratifiés à des matériaux métalliques comme l’acier ou à des produits plus nobles comme les essences de bois exotiques, le cuir ou le laque. Son fameux tabouret X ou les chauffeuses en inox tubulaire rehaussées de boudins de cuir créées pour Elie Rothschild témoignent, déjà avant 1970, de ces choix esthétiques et fonctionnels opérés par le designer. 

 

Critiqué un temps pour son accointance avec le monde de la finance et des puissants, Michel Boyer, grâce au chantier des Rothschild qui le fit connaître, aménagea ensuite les sièges sociaux de Paribas, d’UBCI en Tunisie, de la Banque Inter-arabe de Tunisie ou de Neuflize Schlumberger. De là, sans doute, ainsi que de la fréquentation de ses clients privilégiés comme Elie Rothschild, l’Aga-Khan ou Liliane Bettencourt, tire-t-il son image de décorateur mondain attiré uniquement par le luxe ; ses productions, élaborées à partir de nouveaux matériaux accessibles ainsi que son soutien aux jeunes créateurs contredisent les médisances, même s’il est évident que l’élégance et la sobriété furent toujours recherchées par le designer comme signes distinctifs, en correspondance avec le pouvoir affiché par ses commanditaires les plus prestigieux.

Michel Boyer, une brillante carrière

Michel Boyer est désormais reconnu à l’international. Les entreprises françaises le choisissent aussi : Dior et Lanvin, mais aussi Balmain, vont faire appel à ses talents pour décorer leurs espaces, sans compter l’Oréal, JCDecaux ou encore Möet et Chandon.

En 1972 déjà, Michel Boyer décorait l’hôtel PLM Saint-Jacques, où dès le hall, sa fameuse jardinière et son lustre imposant en tubes transparents annonçaient le style moderniste du décorateur. Pour son travail de mobilier moderniste, en 1978, Michel Boyer reçoit le prix René Gabriel. Outre les distinctions, ce sont ses commandes qui l’honorent et lui confèrent un statut d’incontournable : la Régie Renault, les entreprises Total et Vivendi, Alstom, la Tour Elf à la Défense, Michel Boyer semble être de tous les projets qui comptent. 

En parallèle des grands patrons, les institutions publiques s’allouent les services de Michel Boyer : la préfecture de Créteil, puis les ambassades de France à Brasilia en 1974 et à Washington DC en 1975, dont les lampes notamment sont toujours prisées des collectionneurs. Boyer resta jusqu’au bout un designer ouvert aux défis les plus surprenants : l’un de ses derniers chantiers en date fut celui de l’église Notre-Dame d’Espérance, rue de la Roquette à Paris, pour lequel il imagina en 2007 un mobilier en bois de Macassar. Michel Boyer est mort en 2011.

L’estimation des oeuvres de Michel Boyer

En 2022, le bureau conçu pour Elie de Rotschild vers 1970, en acier brossé, cuir et bois de noyer, s’est vendu pour la somme de 33 300 euros hors frais. De même, l’une des fameuses chauffeuses boudin de Boyer (édition Rouve) a trouvé preneur en 2021 pour 32 000 euros hors frais à Paris. Autre record, une paire de ses tabourets en X de 1968 a été remporté pour 19 000 euros, signe que la cote de Michel Boyer est à la hausse depuis quelques années. Ses lampes Brasilia en métal laqué, modèle créé pour l’ambassade du Brésil, s’estiment aujourd’hui entre 4 000 et 7 000 euros. 

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Pierre Guariche

Pierre Guariche

Estimation et cote de l'artiste Pierre Guariche

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Estimation gratuite Pierre Guariche

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Les premiers pas de Pierre Guariche dans le design

Pierre Guariche est né en 1926 à Bois-Colombes près de Paris dans une famille spécialisée dans le travail du métal et la serrurerie. Féru d’art et intéressé par le jeu des matières, à 19 ans seulement, il délaisse ses études d’ingénierie électrique et entre à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, dont il sort diplômé en 1949, comme André Simard, André Monpoix et d’autres designers de renom. Il est spécifiquement formé à la décoration-création d’ensembles. Durant sa formation, Guariche rencontre René Gabriel et Marcel Gascoin, deux importants designers de l’époque de la Reconstruction, dont il suit l’enseignement. Ses premiers pas s’affirment dans l’atelier de l’agence A.R.H.E.C. de Marcel Gascoin, où passent également d’autres jeunes designers de talent comme Joseph-André Motte et Michel Mortier qui se lient à Pierre Guariche. Gascoin est membre de l’Union des artistes modernes (la fameuse UAM), et pionnier de la rationalisation du mobilier quotidien et de sa production en série. Son influence est très importante sur le design développé par la suite par le jeune Pierre Guariche ainsi que les autres designers de sa génération.

Pierre Guariche de l’apprentissage à la création de son bureau d’études à la fin de l’année 1951

En 1954, Pierre Guariche fonde avec Joseph-André Motte et Michel Mortier, ses amis de l’atelier de Gascoin, le groupe A.R.P., ou Atelier de Recherches Plastiques. Ses deux amis designers travaillent toujours pour l’agence de Michel Gascoin, et connaissent un grand succès au Salon des Arts Ménagers de 1954 où ils présentent leurs mobiliers respectifs sur un même stand. Forts de cette expérience, ils s’associent cette même année avec Pierre Guariche pour former un groupe de réflexion autour de la rationalisation du mobilier et du design ; bientôt, les trois acolytes signeront ensemble leur production, des projets de meubles en série et de luminaires destinés à être édités par différents fabricants de meubles et d’arts décoratifs. 

En 1955, l’Atelier de recherches plastiques participe au Salon des Arts Ménagers, et Guariche Motte et Mortier sont lauréats du premier et du deuxième prix du concours du Centre Technique du Bois, pour leur projet de séjour et de chambre d’enfant. Leur visibilité est telle qu’ils sont chargés de l’aménagement des locaux d’EDF à Compiègne cette même année. Ils aménagent aussi l’appartement du designer Hughes Steiner à Neuilly. La maison Steiner fabrique des sièges dessinés par les trois designers, tout comme Airborne, tandis que Minvielle et Cabanne produisent leurs modèles de mobilier, dont un mobilier en kit avant-gardiste (les « éléments Minvielle ») qui connaîtra un grand succès commercial. Disderot se charge d’éditer les luminaires. La collaboration de Guariche Motte et Mortier est fructueuse, et ils reçoivent-même une médaille à la Xème triennale de Milan ; pourtant, désireux d’aventures artistiques nouvelles, les trois designers reprennent leur autonomie en 1957.

Pierre Guariche, designer de luminaires et architecte d’intérieur

Pierre Guariche continue à créer des luminaires édités par la maison Disderot ; au total, il aura réalisé plus d’une quarantaine de luminaires, chacun des modèles adapté à une pièce d’habitation, dans des matériaux métalliques laqués, du plexiglas ou du rotaflex, un plastique alors nouveau. Cette recherche dans le luminaire accompagne les réflexions novatrices que soumettent alors aux éditeurs les designers Jean-Boris Lacroix (avec lequel Guariche collaborera), Robert Mathieu ou Jacques Biny, tous, avec Guariche, de grands rénovateurs de l’art du luminaire. L’applique G25 (le « cerf-volant » de Guariche) combine par exemple l’éclairage direct, indirect et réfléchi, tout cela à partir d’une seule source de lumière : le travail de Guariche n’est pas qu’esthétique, il est toujours – et depuis le début- accompagné par une volonté de s’adapter aux modes de vie de l’après-guerre.

Pierre Guariche déménage en Belgique pour devenir directeur artistique de Meurop dès 1957, une fabrique de mobilier d’origine belge, et collabore avec Huchers Minvielle. À partir des années 1960, le travail d’architecte d’intérieur prend plus de place dans la carrière de Guariche, même s’il continue à créer des modèles de mobilier. En 1965, au Salon des Arts Ménagers, il reçoit le prix René Gabriel pour une chaise longue. En 1966, il aménage la Maison de la culture de Firminy, sur architecture de Le Corbusier. Puis il aménage le Palais de Justice d’Evry, ainsi que le siège de la préfecture de l’Essonne. Tout au long de cette dernière phase de sa carrière, il reçoit des prix et se concentre sur son activité de décorateur, aménageant en 1973 l’Hôtel Méridien à Paris, ou la Résidence Athéna de Bandol. En parallèle, il se lance dans l’enseignement. Entre 1975 et 1985, il est professeur de design à l’école d’architecture de Tournai, et maître de conférence à l’ENSAD, l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, qui l’avait formé à la décoration-création d’ensembles mobiliers. Pierre Guariche est décédé à Bandol en 1995.

L’estimation des oeuvres de Pierre Guariche

Le mobilier de Pierre Guariche est prisé par les collectionneurs, surtout pour les fauteuils et assises. Une paire de ses fauteuils Prefacto de 1951 se sont vendus en 2016 pour 32 000 euros (hors frais). Ce modèle, souvent vendu en paire, connaît un véritable succès, et selon les dates, les matériaux et autres critères sélectifs, ils oscillent dans l’estimation entre 15 et 30 000 euros. Les buffets et meubles suspendus en bois sont en général estimés autour de 7 000 euros selon le modèle. Les tables basses, chaises de table et autres mobiliers ne connaissent pas cette valorisation. 

Il est important de noter que les rééditions plus ou moins récentes font changer l’estimation. Concernant les arts décoratifs et objets d’art, ce sont surtout les lampes de Guariche qui plaisent. Ses luminaires aux lignes sobres peuvent monter, pour les lampadaires à double balancier, jusqu’à 26 000 euros (Paris, 2008), tandis que les lampadaires « cerf-volant » oscillent entre 2 000 et 16 000 euros en vente aux enchères. Compter un peu moins pour les estimations concernant les appliques et luminaires plus légers. 

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Estimation gratuite Roger Tallon

Roger Tallon

Estimation et cote de l'artiste Roger Tallon

Roger Tallon est né en 1929 à Paris. Il envisage des études techniques à partir de 1944, interrompues par la guerre, où il est envoyé en Allemagne. Quelques temps après son retour, en 1951, le jeune Tallon va entrer chez Caterpillar France grâce à ses contacts allemands, firme où il est chargé de la communication graphique. Roger Tallon entre la même année chez DuPont de Nemours, firme américaine où il est consultant des filiales européennes. Tallon est fasciné par ce que l’on appelle pas encore le « design » américain.

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Roger Tallon : mélange entre art et industrie

En parallèle, il rencontre Jacques Viénot qui va décider de sa carrière. De retour des Etats-Unis, Viénot, qui y a appris les stratégies de design industriel (élaborées par le français immigré Raymond Loewy) compte les développer en France et ouvre son agence, Technès. Puis il recrute Jean Parthenay et fonde dès 1951 l’Institut d’études industrielles dont Roger Tallon devient membre. En 1953, une rencontre entre les deux hommes fait basculer le destin de Roger Tallon : Viénot l’embauche à Technès, et Tallon y restera vingt ans, avant de monter sa propre agence.

Roger Tallon à la frontière avec l’art du mouvement

Roger Tallon est au croisement entre art et industrie : il fréquente les nouveaux réalistes Yves Klein et César, et avec eux, en 1962 il participe à l’exposition « Antagonisme 2. L’objet » du Musée des Arts Décoratifs de Paris. L’activité de Roger Tallon à cette période est grande, et mêle expositions et créations industrielles ; il réalise par exemple deux projets de fraiseuses pour Gambin et Vernier en 1964, et participe en 1965 à l’exposition « La Main » à la galerie Claude Bernard. En 1967, après avoir participé à l’exposition des têtes parlantes à la galerie Zunini, Roger Tallon adhère au groupe Automat de Jack Vanarsky, qui a pour objet de montrer des oeuvres d’art en mouvement. En 1973, Roger Tallon sera nommé membre honoraire de la Faculty of Royal Designers for Industry de la Royal Society of Arts, une distinction qui témoigne de la perméabilité de plus en plus grande entre design et art.

Roger Tallon défenseur de l’environnement et fondateur de Design Programme SA (1973-1984).

Roger Tallon a plusieurs cordes à son arc. En 1968, il fonde à l’ENSAD un collectif enseignant pour penser le premier projet de l’Institut de l’environnement, et l’année suivante il est nommé membre expert du Haut Comité de l’environnement.
Ses projets de design sont à cette période incontournables, notamment le projet du métro de Mexico en 67, la série de meubles Cryptogramme créée en 1968 pour le Mobilier National, ou en 1971 l’étude du train corail pour la SNCF. Durant les années 1960 en effet, Tallon se spécialise dans les projets de trains. Il poursuivra dans cette voie avec le projet du métro de Caracas en 1976, la signalétique du RER l’année suivante, ou encore la nouvelle tenue des agents de la SNCF en 1983. En parallèle, il est nommé coordinateur du Pavillon français à l’exposition universelle d’Osaka, en 1970.

En 1973, Roger Tallon fonde sa propre agence de design, l’agence Design Programme SA. Il participe à des concours, et remporte celui pour le nouveau téléphone de Télécom France. Il réalise des projets de bidons pour Elf, un pèse-personne pour Testud, ou encore des chaussures de ski pour Salomon : la firme est sollicitée par d’innombrables entreprises touchant à tous les domaines. À partir de 1975, Eurocom avec Jacques Douce, du groupe Havas, est le partenaire principal de Design Programme SA. Cette année-là, Tallon projette l’aménagement des avions d’Air France, avec Jean-Charles de Castelbajac, il réalise les luminaires Quartz Control pour l’éditeur Lita, ou encore les montre Electronic de Lip. Il est l’inventeur en 1980 du nom et du projet du minitel.
L’aventure Design Programme SA se termine en 1984. Roger Tallon rejoint ADSA partners. En 1985, il est honoré du grand prix national de la création industrielle.

La brillante fin de carrière de Roger Tallon et les honneurs

Dans les années 90, Roger Tallon poursuit ses collaborations avec la SNCF et la RATP. Il est désormais officiellement célébré pour son travail de designer : Tallon est fait commandeur des arts et des lettres en 1992, et en 1993 a lieu la rétrospective de son travail au Centre Pompidou, tandis qu’en 1994 une exposition de son design sera organisée à Toronto. Mais Roger Tallon ne compte pas s’arrêter là ; en 1997, il est membre du groupe de recherche de Bremenhaven, dirigé par François Burkhardt. Roger Tallon continue ses recherches et ses projets, créant des verres pour Arnolfo di Cambio, une « collection basique contemporaine » pour le Mobilier National en 2002 ou le projet de Bus BB pour la RATP. En 2006, un espace consacré à Roger Tallon est inauguré au Musée des Arts Décoratifs, célébrant l’immense accomplissement du maître du design industriel français. Roger Tallon donne en 2009 ses archives au musée. En 2011, il s’éteint à Paris.

L’estimation des oeuvres de Roger Tallon

La cote de Roger Tallon est en hausse. L’oeuvre de mobilier la plus chère vendue est le Fauteuil Zombie, créé en 1969 pour le bar l’Astroquet, qui a atteint à Paris en 2021 le prix hors frais de 65 000 euros. Ses escaliers à forme hélicoïdale se vendent aux alentours des 11 000 euros pièce, les chaises « module 400 » de 1965 sont prisées : un lot de dix chaises s’est vendu en 2021 pour 30 000 euros, tandis qu’un fauteuil seul a réalisé 12 000 euros lors d’une vente en 2018. Ses tabourets de bar de la même série, vendus en paire, s’estiment autour des 1 500 euros. 

Le record pour un luminaire de Roger Tallon a été atteint en 2022, pour le lampadaire Soleil de la série M400 de 1965, vendu 26 000 euros hors frais à Paris.

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(Illus.) Commons. Roger Tallon, Chaise échiquier, 1966, Musée National d’art Moderne, Paris

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Estimation gratuite Suzanne Ramié

Suzanne Ramié

Estimation et cote de l'artiste Suzanne Ramié

Suzanne Ramié (née Douly) a vu le jour à Lyon en 1905. À dix-sept ans, en 1922, la jeune femme intègre les Beaux-Arts de la place des Terreaux, et y reste jusqu’en 1926. Suzanne Ramié y étudie dans les sections décoration et céramique, et remporte le prix triennal du ministère de l’Industrie. Elle se lance alors dans le dessin textile, devenant dessinandière pour une usine textile de Lyon, puis se mettant à son compte. C’est à cette période que Suzanne Douly fait la connaissance de Georges Ramié, qu’ils tombent amoureux et qu’ils se marient. Après dix ans de travail à Lyon, entre 1926 et 1936, Suzanne Ramié part avec Georges pour s’installer sur la côte d’azur. Suzanne travaille momentanément dans la publicité, à Cannes, et Georges se tourne vers l’arboriculture ; puis ils découvrent Vallauris, petite cité de la côte d’azur où l’art de la poterie traditionnelle est délaissé au profit de la batterie de cuisine en aluminium issue de la révolution industrielle qui fleurit dans tous les foyers azuréens.

Estimation gratuite Suzanne Ramié

Prix des œuvres de Suzanne Ramié Madoura

  • Céramiques décoratives (vases, pichets, plats) - entre 300 € et 3 000 €

  • Objets utilitaires (services, assiettes, bols) - entre 150 € et 1 200 €

  • Pièces signées ou uniques - entre 1 000 € et 5 000 €

  • Collaborations avec Picasso (éditées par Madoura) - entre 5 000 € et 150 000 €

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1936-1938 : Suzanne Douly et Georges Ramié organisent l’atelier Madoura à Vallauris

Issue d’une famille bourgeoise, Paul Sérusier reçoit au Lycée Condorcet de Paris une éducation classique, où la philosophie et les mathématiques voisinent avec le latin et le grec.  Après avoir un moment envisagé de suivre les traces de son père, homme d’affaire, il entre à l’Académie Julian en 1885.  C’est là qu’il rencontre Maurice Denis, avec qui il restera lié jusqu’à sa mort et qui partagera ses positions artistiques. Durant l’été 1888, lors de vacances en Bretagne, Paul Sérusier côtoie certains des peintres que l’on regroupera a posteriori sous l’étiquette d’ « École de Pont-Aven », parmi lesquels Paul Gauguin, qui a une quinzaine d’années de plus que lui.  Gauguin encourage Sérusier à se démarquer de la pure imitation.

Suzanne Ramié et les premiers succès de Madoura

Le conflit mondial s’abat sur l’Europe en 1939, un an seulement après l’ouverture de l’atelier Madoura. Durant le début de la guerre, l’atelier sert de cantonnement. En 1940, de passage à Lyon, Suzanne Ramié présente ses oeuvres et connaît un beau succès. Marcel Michaud, le directeur de la galerie Folklore, remarque le talent de Suzanne Ramié et promeut les pièces signées Madoura. Rapidement, les époux Ramié retournent à Vallauris et rouvrent l’atelier. Ils accueillent de nombreux artistes réfugiés sur la côte d’azur, en zone libre, à l’instar de Jean Cocteau. La céramique de Suzanne Ramié évolue des formes traditionnelles de la cuisine méridionale vers des créations moins utilitaires, plus sculpturales et issues de l’imagination de l’artiste. S’inspirant notamment de la céramique archaïque précolombienne, Suzanne Ramié travaille la céramique peinte et émaillée dans des formes originales et sobres. À partir de 1946, Madoura expose au Salon de l’imagerie, au Salon des artistes décorateurs, et dans de nombreuses galeries parisiennes et internationales. En 1946 a aussi lieu un événement important : Suzanne Ramié organise avec André Baud, Roger Capron et Robert Picault dans le hall du Nérolium de Vallauris une manifestation de poterie, « Poterie, fleurs, parfum », la première d’après-guerre, que Picasso, accompagné de son ami Louis Fort, visite et apprécie.

Suzanne Ramié et Pablo Picasso : Madoura, centre de l’émulation artistique de sud de la France

Pablo Picasso demande à rencontrer les époux Ramié suite à sa visite de l’exposition ; initié à la céramique par Suzanne Ramié, il créée trois petites céramiques, s’en va, puis revient l’année suivante. Les Ramié aménagent un espace pour Picasso dans l’atelier, et il créée pendant plusieurs années d’innombrables céramiques, renouvelant le genre sous les yeux bienveillants de Suzanne Ramié. En 1948, Picasso expose avec Ramié et les autres au Nérolium. Madoura devient à terme le producteur exclusif des poteries de Picasso, plus de 3500 pièces officiellement recensées aujourd’hui, probablement bien plus, réalisées entre 1946 et 1961, date à laquelle Picasso cesse la collaboration. Durant cette vingtaine d’années, Madoura fonctionne si bien que les Ramié font appel à quelques tourneurs pour aider à la production. Dans l’atelier travaille aussi Jacqueline Roque, cousine de Suzanne Ramié, qui sera la future et dernière épouse de Pablo Picasso. L’atelier Madoura connaît d’autres moments d’émulation artistique. Outre Pablo Picasso, Georges et Suzanne Ramié accueillent au fil du temps des artistes tels que le céramiste Jean Derval, Jean Cocteau, Jean Lurçat, Victor Brauner, Léonard Foujita, Henri Matisse ou Marc Chagall ; dans le sillage du pionnier du cubisme, d’autres grands artistes viennent découvrir l’art de la céramique à Vallauris, où l’atelier Madoura fait désormais figure d’incontournable.

Le style de suzanne Ramié

Lorsque Picasso se met à innover dans l’atelier Madoura, Suzanne Ramié, pour se démarquer de son célèbre hôte, choisit de travailler l’émail en monochrome. Elle cesse la peinture de motifs et se concentre sur certains émaux colorés comme l’orange, le bleu ou le blanc, ainsi que sur les effets et textures. Dans les années 70, Suzanne Ramié réalise des pièces plus sculpturales, dans des formes à tendance géométrique. Elle épure les silhouettes de ses céramiques et s’oriente vers l’abstraction. Suzanne Ramié est morte en 1974, et Georges deux ans plus tard. Leur fils a repris l’atelier Madoura, qui a aujourd’hui cessé sa production.

L’estimation des oeuvres de Suzanne Ramié et Madoura

Sur le marché de l’art, on trouve des oeuvres données à Suzanne Ramié, d’autres à Georges Ramié, d’autres à Georges et Suzanne Ramié, et d’autres à Madoura. Le record pour une oeuvre de Suzanne Ramié a été atteint en 2021 : une coupe de 1950 s’est vendue près de 25 000 euros (hors frais). Les vases, lampes et pichets de Suzanne Ramié créés entre les années 1950 et 1960 se vendent en général, selon les céramiques, entre 1 000 et 12 000 euros. Pour des céramiques de petites ou très petites dimensions, compter sous les 1 000 euros.

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Estimation gratuite René Gabriel

René Gabriel

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René Gabriel (1899-1950) est un designer français qui s’est illustré pendant la reconstruction suite à la Seconde Guerre mondiale. Il est notamment connu pour sa production de mobilier de série pour les sinistrés.

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Les débuts de René Gabriel

René Gabriel entre à l’école d’art Germain Pilon en 1912. Il s’y forme deux ans puis il intègre ensuite l’école nationale des arts décoratifs. Il y reste de 1914 à 1917 et en sort diplômé. Il commence à travailler pour des décors de spectacle. En 1919, il est dominotier, il fabrique du papier peint artisanal. Cette même année, il débute sa création de meubles. Il expose ses meubles et ses papiers peints au Salon d’Automne ainsi qu’au Salon des Artistes Décorateurs. René Gabriel montre déjà une réflexion sur la production industrielle. À partir de 1924, il enseigne le dessin à l’École des Arts appliqués de la Ville de Paris. Et il se met aussi au dessin de céramiques. En 1925, René Gabriel prend part à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Il présente une cuisine, une chambre de jeune fille et il participe à la réalisation de l’ambassade française. Les premiers projets de René Gabriel sont de style Art déco. Mais il délaisse rapidement l’ornementation. Il choisit des formes simples et surtout, il s’intéresse aux matériaux peu coûteux. Et en 1927, René Gabriel révèle les prémices du « meuble de série » au Salon des artistes décorateurs. Il dévoile un mobilier en chêne, aux lignes épurées et conçu avec des éléments juxtaposables et superposables. Sur ce dernier point, il s’inspire de Francis Jourdain, rencontré en 1925 à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. René Gabriel conçoit simple et surtout efficace.

René Gabriel engagé socialement

L’économie des années 1930 est en crise. En 1929, René Gabriel rejoint l’entreprise Viacroze pour l’édition et la diffusion de son mobilier et de ses papiers peints. La fabrication devient mécanique. René Gabriel s’intéresse davantage à la fabrication industrielle tout en restant attaché à une production de qualité. Il s’agit de répondre à des besoins élémentaires, de se concentrer sur l’essentiel. Il crée aussi pour des espaces de vie réduits. Les meubles sont constitués de modules afin d’optimiser les volumes et pouvoir les assembler différemment. Et il s’échine à ce que cela soit peu coûteux à fabriquer. Il conçoit ses meubles pour une population modeste dont il est lui-même originaire. Il tient à leur proposer des meubles fonctionnels qui soient aussi à la fois beaux et confortables. En faisant cela, il cherche aussi à offrir de la joie aux non fortunés. René Gabriel participe à de nombreuses expositions. Il expose notamment régulièrement au Salon des Artistes Décorateurs et à partir de 1935 il participe au Salon des Arts Ménagers chaque année. En 1934, il quitte Viacroze et fonde ses Ateliers d’Art Populaire. Cette année-là, il participe au Salon des arts ménagers et propose une version économique de ses meubles modulables, qu’il nomme « éléments RG ».

René Gabriel et les meubles pour sinistrés

La Seconde Guerre mondiale engendre les ravages que l’on sait et occasionne des milliers de sinistrés. En 1941, le Service des Constructions Provisoires commande du mobilier d’urgence pour répondre aux besoins des démunis. René Gabriel est très actif dans la conception de ces équipements. Et en 1944, le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) fait appel à René Gabriel pour créer ce mobilier, de façon industrielle et économique. C’est sa spécialité et les meubles en série sont alors une nécessité. En 1945, René Gabriel est élu président de la Société des Artistes Décorateurs.

 Le MRU s’adresse encore à lui pour aménager des cités expérimentales construites après la guerre. En 1946, il collabore avec Auguste Perret pour celle du Havre. C’est le mobilier qu’il réalise pour ces appartements témoins, tel que son Fauteuil Bridge, qui est nommé « mobilier d’urgence » ou « mobilier de sinistrés ». Son travail est reconnu et le Salon des Arts ménagers crée un prix en son honneur. Le prix René-Gabriel est décerné chaque année jusqu’à la fin des années 1970. Il est remis au créateur de mobilier en série présentant le meilleur rapport qualité/prix. René Gabriel a joué un rôle majeur dans le nouveau design d’après-guerre. Il meurt en 1950 et inspire une génération de designers, comme Marcel Gascoin, spécialisés dans la fabrication de meuble en série.

Faire estimer gratuitement une œuvre de René Gabriel

Le mobilier de René Gabriel se vend actuellement à plusieurs milliers d’euros. Un ensemble de deux fauteuils datant de 1946 a atteint les 12.000€ le 30 septembre 2021. Le 30 septembre 2021, une paire de Fauteuils (1946), en chêne et textile, 83 x 80 x 65 cm, s’est vendue à 12.000€, à Paris. Le 13 mars 2019, une Commode (1947), en chêne ciré, 80 x 50 x 149 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris. Le 13 mars 2019, une Table basse en caillebotis (1945), en bois de hêtre ciré, 44,5 x 74 x 74 cm, s’est vendue à 7.500€, à Paris.

Le 6 octobre 2022, une Table d’appoint (1940), en bois de hêtre teinté, 52 x 74,5 x 56 cm, s’est vendue à 2.800€, à Paris. Le 21 octobre 2021, une Méridienne (1940), en chêne et tissu, 97,7 x 205,7 x 109,2 cm, s’est vendue à 2.750€, aux États-Unis. Le 15 mars 2016, un Lampadaire (c. 1946), en chêne et textile, 173 cm, s’est vendu à 1700€, à Paris.

(Illus.) Salle de séjour et bureau de l’appartement témoin Perret au Havre, composés de meubles dessinés par René Gabriel en 1946 et Paulin Guariche en 1954 dans le « style reconstruction ».

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Estimation gratuite Nathalie du Pasquier

Nathalie Du Pasquier

Estimation et cote de l'artiste Nathalie du Pasquier

Nathalie du Pasquier est née en 1957 à Bordeaux. Elle vit en Italie. C’est une artiste peintre, sculptrice et designer française. Elle a fait partie du Groupe Memphis avant de se concentrer sur sa peinture conceptuelle.

Estimation gratuite Nathalie du Pasquier

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Nathalie du Pasquier, les débuts avec le Groupe Memphis

Nathalie du Pasquier s’intéresse à l’art très tôt, sa mère étant historienne de l’art. Elle a la chance d’effectuer plusieurs voyages durant lesquels elle se plaît à observer les autres cultures. Elle part en Australie ou encore en Inde. Elle en puise son inspiration pour créer ses œuvres d’art. Entre 1975 et 1977 elle voyage au Gabon et en Afrique de l’Ouest. On retrouve le type de motifs et les couleurs très vives du style wax africain dans certaines de ses créations. Elle dit aussi puiser son influence dans la musique africaine. À 22 ans, en 1979, elle déménage à Milan et ne quitte plus l’Italie. 

Elle y rencontre le designer George Sowden. Tous deux sont invités à rejoindre le Groupe Memphis. Leur devise est : « la forme suit le plaisir ». Au sein de ce groupe, Nathalie du Pasquier conçoit des textiles, des meubles, des bijoux, des vêtements, des motifs pour la décoration du mobilier des autres membres du groupe, etc. Auprès d’eux, Nathalie du Pasquier se plonge dans la culture européenne et urbaine du XXe siècle et l’associe à ses autres influences. Le groupe se dissout après quelques années de production commune. À partir de 1985, Nathalie du Pasquier se concentre alors sur la peinture et sur la sculpture. En 1989, elle travaille pour la Manufacture de Sèvres. Elle réalise des décors en aplats sur des plaques de porcelaine. Ces décors viennent notamment orner un Cabinet et une Boîte à ranger les lettres. Nathalie du Pasquier s’intéresse ensuite de plus en plus à l’aspect dimensionnel. Elle propose une vision singulière des volumes.

Nathalie du Pasquier et l’art conceptuel

Dès 1987, la peinture devient le médium principal de Nathalie du Pasquier. Elle s’appuie sur toute la théorie mise en pratique avec le Groupe Memphis. Ils bouleversent les codes du design avec des couleurs vives, des formes abstraites et de nouveaux matériaux comme le plastique laminé. À partir de leurs réflexions sur la déconstruction, elle trouve progressivement son propre style. Elle intègre sa fascination pour les objets à 2 et à 3 dimensions dans ses créations. Nathalie du Pasquier produit des natures mortes en remplaçant les objets du quotidien à peindre. Elle construit des objets en bois qui viennent remplacer une tasse ou bien un vase. Ces objets, ces formes géométriques abstraites, figurent une scène du quotidien. Sa palette de couleurs reste audacieuse. Le spectateur est libre dans son interprétation. En renforçant le côté abstrait de ses œuvres, Nathalie du Pasquier cherche à moins parler d’elle. 

Car peindre des objets concrets présents dans son atelier est trop narratif, cela raconte trop de choses sur elle. Le public observe ainsi toute l’abstraction construite par Nathalie du Pasquier et peut mieux s’approprier ses œuvres. Nathalie du Pasquier est appliquée dans le choix de ces structures en bois. Il y a toujours une recherche de plaisir avant tout mais celui-ci n’est pas laissé au hasard. Il faut que ce soit intéressant à peindre et à découvrir. Nathalie du Pasquier mélange cette peinture abstraite à son travail de construction dans l’espace. Toujours dans le courant de pensée de la mouvance postmoderne, elle déhiérarchise les matériaux et mélange les techniques. C’est ce qui fait toute sa particularité. Si bien que l’on ne distingue plus l’œuvre de son support.

Nathalie du Pasquier exposée en tant qu’artiste aux multiples talents

En parallèle de sa peinture conceptuelle, Nathalie du Pasquier conçoit encore des textiles. On fait aussi appel à elle dans le design de luxe. Elle crée notamment des foulards en soie pour Hermès et des robes pour Valentino. En 2015, elle présente 35 ans de son œuvre en montant l’exposition « Big Game » à Berlin. En 2016, c’est l’institut d’art contemporain de l’université de Pennsylvanie qui l’expose. Le public découvre des dessins abstraits, des sculptures et des peintures figuratives présentées sous le nom de « Big Objects Not Always Silent ». En octobre 2019, la marque de céramique Mutina, dévoile les briques colorées et texturées de Nathalie du Pasquier. La présentation est intitulée « BRIC » et met en avant la dualité de Nathalie du Pasquier entre architecture et design. 

L’objet permet de susciter diverses émotions par des jeux d’ombre et de lumière. Cette collection est plébiscitée par le public à tel point que MUT (l’espace d’exposition Mutina For Art) produit alors des briques similaires à la vente. Il en émerge l’objet « Brac », disponible en 5 textures. À propos de ses expositions, Nathalie du Pasquier dit qu’elles présentent « une chaîne de pensées qui se succèdent. Il serait impossible de ne pas relier les deux, même si à un moment donné j’ai décidé de devenir peintre ». Le Mrac (Musée régional d’art contemporain) d’Occitanie a présenté des œuvres de Nathalie du Pasquier du 16 avril au 25 septembre 2022. Cette exposition, conçue en co-production avec le MACRO (Museo di Arte contemporanea di Roma) de Rome, est nommée « Campo di Marte ».

Et cette exposition est un peu un « Champ de Mars » pour Nathalie du Pasquier au sens où elle réunit des œuvres d’époques et de styles différents au même endroit. La réflexion autour des choix de présentation de ses œuvres l’intéresse spécialement. Comment présenter au public, quelle scénographie mettre en place. Ces questions font apparaître les liens et les influences plus ou moins inconscients entre différentes créations. Il s’agit aussi, en quelque sorte, de donner un sens à l’ensemble de l’œuvre.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Nathalie du Pasquier

Aujourd’hui, la production décalée de tout le Groupe Memphis est en vogue. Les œuvres de Nathalie du Pasquier créées durant les années 1980 ont donc une cote plus avantageuse actuellement, sauf exceptions. Le 11 novembre 2016, une boîte à couvercle « Gracieux Accueil », datant de 1983, en bois laqué, plastique laminé et métal chromé, éd. Arc 74 (Milan), 14,5 x 18,5 cm, s’est vendue à 12.551€, au Royaume-Uni.Le 18 novembre 2021, une Horloge de la série « Objects for the electronic age » (1983), en mélaminé et métal, éd. Arc 74, 21 x 18 x 18 cm, s’est vendue à 1000€, à Paris. 

Le 3 octobre 2019, un vase Carrot (1985), en grès et vitré, éd. Alessio Sarri, Ceramiche for Memphis, 30 x 13 cm, s’est vendu à 3186€, aux États-Unis. Le 11 novembre 2016, une lampe de table « Désir », 1984, en bois, plastique laminé, métal laqué et acrylique, éd. Arc 74, 35,7 x 25,8 cm, s’est vendue à 19.397€, au Royaume-Uni. Le 2 décembre 2021, une huile sur toile « Untitled » de 1999, 130 x 130 cm, signée et datée « Du Pasquier 99 », s’est vendue à 25.060€ avec frais, à Milan. Le 18 juin 2020, un Totem (pièce unique), 1989, en céramique polychromé, éd. Alssio Sarri, 133 x 32 cm, s’est vendu à 6400€, en Italie.

(Illus.) Nathalie du Pasquier, tapis suspendu « Arazona », Groupe Memphis, 1985.

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Estimation gratuite Jean-Michel Frank

Jean-Michel Frank

Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Frank

Jean-Michel Frank (1895-1941) est un décorateur français. Il a notamment aménagé les riches intérieurs d’une élite parisienne et américaine. Il est connu pour son minimalisme.

Estimation gratuite Jean-Michel Frank

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L’art minimaliste de Jean-Michel Frank

L’histoire familiale de Jean-Michel Frank est teintée de tragédies. Notamment en 1915, lorsque ses deux frères meurent à la guerre puis que son père se suicide. Jean-Michel Frank hérite de la fortune de son père et d’une mélancolie perpétuelle. Il grandit dans un milieu bourgeois et en 1921, à 26 ans, il se lance dans la décoration. Il commence par décorer les appartements de ses amis : Pierre Drieu la Rochelle et Charles Peignot. Son style est au dépouillement. Il cherche une respiration des lieux. Il retire le trop-plein de décorations. Il détourne aussi les usages. Les coloris ne doivent pas agresser la vue. Le blanc ou le beige, toujours mats, sont de rigueur. Ses choix favorisent le recueillement, le lieu se transforme en refuge. En 1926, il est engagé pour l’aménagement de l’hôtel particulier de Charles Vicomte de Noailles et de Marie-Laure de Noailles. 

Il se charge en particulier d’un grand fumoir, d’une antichambre et d’un boudoir. Il s’agit d’un palais de style Louis XIV. Jean-Michel Frank vient ici casser les conventions de la demeure aristocratique. Il épure et allège par son minimalisme. Sobriété, onirisme, rigueur, délicatesse et étrangeté des proportions décrivent le style de Jean-Michel Frank. Il aime aussi faire des mélanges inattendus de matériaux. Ici, il couvre les murs de parchemin, les tables d’appoint sont en marqueterie de paille, il choisit le bronze pour les portes et le quartz pour les lampes. La nudité qu’il crée ne passe pas inaperçue et la critique le salue. Dans un entretien donné en 1973 pour le magazine Vogue, Yves Saint Laurent évoque ce grand fumoir comme « la huitième merveille du monde ».

La popularité de Jean-Michel Frank

La ligne stylistique épurée de Jean-Michel Frank dénote et séduit. Il est à l’origine de la célèbre table Parsons. Il s’agit d’une table dont les pieds ont la même épaisseur que le plateau. Il s’en dégage une simplicité moderne. Mais il devient aussi rapidement le décorateur de plusieurs artistes du Surréalisme. Il dévoile alors un autre registre décoratif, une autre palette aux couleurs saisissantes. Pour son amie Elsa Schiaparelli, il utilise aussi de nouveaux matériaux dont le caoutchouc. Il fait aussi appel à d’autres artistes pour ses aménagements intérieurs. 

Par exemple, pour la salle de bal du baron Roland de l’Espée, il fait appel à Salvador Dalí. Il y intègre l’iconique Canapé Boca en forme de bouche pulpeuse et d’un rouge vif. À la fin des années 1920, Jean-Michel Frank s’associe avec le décorateur et ébéniste Adolphe Chanaux. Parallèlement, il débute une collaboration avec les frères Giacometti. Ce travail d’équipe est fertile. Jean-Michel Frank produit des meubles, des luminaires, des objets, etc. Il connaît encore un franc succès. En 1935, il ouvre sa boutique, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Là, il travaille à la création des décors pour une clientèle prestigieuse. Il revisite de nombreux intérieurs parisiens. Il aménage des showrooms de maisons de couture et de parfums. Il est choisi pour le salon de musique de Cole Porter et la bibliothèque de Mimi Pecci-Blunt. Il est en charge de l’intégralité de l’hôtel particulier du banquier André Meyer. Et cette effervescence ne se limite pas à la France.

Le luxe de Jean-Michel Frank à l’étranger

Des milliardaires américains font aussi appel à Jean-Michel Frank pour l’aménagement intérieur de leurs demeures. Jean-Michel Frank décore la Templeton Crocker’s house de San Francisco ou encore l’appartement de Nelson Rockefeller à New York en 1938. Durant les années de l’entre-deux-guerres, Jean-Michel Frank a offert à l’élite des refuges, du repos, du silence, un isolement, un retrait, une pause. Le tout en harmonie et très sophistiqué. C’est une réponse à un surplus de décors encore très présents dans la tendance de l’époque. Jean-Michel Frank fuit le clinquant, l’extravagant, le m’as-tu-vu, le too-much et surtout la vulgarité. Son style fait ainsi évoluer les modes et les formes sans que son influence ne soit toujours reconnue. 

La guerre de 1939 finit par éclater. En 1940, Jean-Michel Frank s’exile à Buenos Aires où il poursuit son travail. Il collabore avec la maison Comté (édition de meubles). Il mélange le savoir-faire et les matériaux sud-américains à son bagage stylistique très parisien. Il compose notamment un pavage de tesselles en pierres brésiliennes polychromes. Il reproduit là un parquet « à la Versailles » et le résultat est somptueux. En 1941, il retourne à New York. Là-bas, il retrouve une partie de l’intelligentsia européenne en exil comme lui. Mais les temps ont changé. C’est la fin d’une époque. Son heure de gloire est révolue. Jean-Michel Frank a 46 ans. Le 8 mars 1941, il décide de mettre fin à ses jours, comme son père. En décembre 2022, la mairie de Paris fait apposer une plaque commémorative sur la façade de la maison où il vécut Rue de Verneuil.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Jean-Michel Frank

Les créations Jean-Michel Frank ont une forte cote actuellement. Les pièces atteignent souvent plusieurs centaines de milliers d’euros et dépassent même le million d’euros parfois. En 2014, c’est un record de vente pour un cabinet adjugé à plus de 3 millions d’euros. Le 11 mars 2014, un Cabinet (c. 1935), en bronze patiné, pièce unique, 109 x 75,5 x 22 cm, s’est vendu à 3.200.000€, à Paris. Le 28 mai 2019, un ensemble de Fauteuils (c. 1928), en bois, gainé de galuchat, garniture tissu, 67,5 x 64,7 x 63 cm, s’est vendu à 1.300.000€, à Paris. Le 6 juin 2022, un important Cabinet (c. 1925), en bois, marqueterie de paille, bois de peroba jaune irisé, bois d’avodiré, 149,5 x 140 x 39 cm, s’est vendu à 1.121.340€, aux États-Unis.

Le 6 juin 2022, un ensemble de Fauteuils clubs (c. 1939), en chêne, cuir de sellerie, 81 x 98 x 81 cm, s’est vendu à 654.115€, aux États-Unis. Le 22 novembre 2022, une Table basse Aragon (1928), en chêne sablé, 29 x 131 x 53 cm, s’est vendue à 510.000€, à Paris. Le 12 mai 2022, une Lampe de table, unique, c. 1929, en verre, cristal de roche et bronze doré, 22,8 cm, s’est vendue à 375.788€, à Londres.

(Illus.) Jean-Michel Frank, Fauteuil Club, 1939.

Exposé au Cleveland Museum of Art, États-Unis. 

CC BY-SA 2.0, Tim Evanson from Cleveland Heights, Ohio, USA

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Estimation gratuite Jean Royere

Jean Royère

Estimation et cote de l'artiste Jean Royère

Jean Royère (1902-1981) est un décorateur français. Son univers, empreint de fantaisie, a fait de lui une figure importante dans le retour à l’ornement.

Estimation gratuite Jean Royere

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Les débuts de Jean Royère

Jean Royère vient au monde au sein d’une famille aisée. Sa situation, déterminée par sa famille, est confortable… Il connaît une première carrière dans le milieu de la banque et de l’import-export, mais ses aspirations sont bien différentes et, à 29 ans, son désir de liberté est plus fort. En 1931, il se décide enfin à se lancer dans la décoration.

Il s’initie dans les ateliers d’ébénisterie du Faubourg Saint-Antoine. Il réalise une première commande pour son oncle, Jacques Raverat : un mobilier de jardin aux lignes étirées. Jean Royère ne cherche pas à s’inscrire dans un courant artistique, son style est singulier.

Dès 1933, il obtient une grande commande pour décorer la brasserie du Carlton, avenue des Champs-Élysées. Il conçoit un décor en bakélite, rotin et métal chromé qui fait son succès. Aucun élément décoratif n’est présent ici. Son œuvre est alors remarquée par le fabricant de meubles Pierre Gouffé qui lui demande de s’associer. Leur collaboration est fertile : de 1934 à 1942, ils produisent des meubles originaux et de qualité et , lors de l’Exposition universelle de 1937, Jean Royère ne présente pas moins de dix-sept ensembles qui lui ont été commandés. Sa créativité est saluée par ses pairs, et il devient à la même période sociétaire du Salon des artistes décorateurs. En 1939, il y présente un boudoir où l’ornement reprend une place triomphante, en rupture avec le design de son époque.

Il est aussi influencé par des designers avant-gardistes tels que Alvar Aalto ou Gio Ponti. Il s’inspire de ce design organique et donne des allures biomorphiques à ses créations : le Fauteuil Éléphanteau, la Chaise Trèfle, le Lampadaire Champignon ou encore l’applique Bouquet.

La renommée internationale de Jean Royère

Jean Royère ouvre sa propre agence de design à Paris en 1942. Son style est fantaisiste et les couleurs sont vives. Les matériaux sont naturels et précieux comme l’ébène de Macassar, le palissandre ou le sycomore. C’est un succès ! D’autres ouvertures d’agences suivent au Liban, en Syrie, en Égypte, au Pérou, etc. Sa renommée est maintenant internationale.

Des souverains du Moyen-Orient font alors appel à Jean Royère. En 1948, le consulat de France à Alexandrie lui passe commande pour la décoration de l’ensemble des pièces de réception. En 1950, il décore les salons de la nouvelle légation de France à Helsinki. Il intègre à sa décoration ses fameux fauteuils Boule, déclinés du célèbre canapé Boule. Il inaugure également des magasins dans le Proche-Orient et en Amérique du Sud : Le Caire (1946), Beyrouth (1947), Lima (1955) et São Paulo (1957).

De célèbres clients le sollicitent et accentuent encore sa popularité. C’est le cas avec Henri Salvador pour qui Jean Royère conçoit un mobilier en marqueterie de paille à motif d’étoiles en 1955. Il fait équipe avec Nadim Majdalani, un architecte libanais, pour réaliser la décoration de grands hôtels : Le Capitole à Beyrouth (1953), l’Ambassador Hotel à Jérusalem (1955), l’Amman Club (1958). Jean Royère évolue alors dans un univers luxueux, il devient décorateur officiel pour des dirigeants. Il obtient la faveur du roi Hussein de Jordanie ou encore du roi et de la reine d’Arabie Saoudite. En 1958, il dessine même une salle de cinéma à la demande du Shah d’Iran.

Au Salon des artistes décorateurs de 1959, il présente un luminaire très remarqué. L’apparence est végétale et il lui donne le nom de Liane. Des tubes métalliques figurent une plante grimpante qui s’intègre à l’espace tout en l’envahissant.

Le modèle Boule de Jean Royère

Jean Royère produit l’une des pièces les plus emblématiques de son œuvre en 1947. Il s’agit du canapé Boule, dit « modèle Boule », « Banane » ou encore « Ours polaire ». Les différentes appellations font référence à la forme libre d’aspect végétal ou animal du canapé. Jean Royère réalise ici une prouesse technique en ne dévoilant pas la structure complexe de son meuble. Ses choix sont audacieux : le contour est fluide, organique et la couleur est vive, sans compter sa forme sinusoïdale et son revêtement en velours pelucheux particulièrement innovants pour l’époque. L’allure est accueillante, ludique et voluptueuse. Le style est totalement novateur, et plusieurs variantes en découlent.

Ce canapé est composé de bois, de mousse et de peluche de laine. Cette conception est à l’origine à destination de l’appartement de sa propre mère. Tout le désir de liberté de Jean Royère y est retranscrit. Il s’affranchit des codes en vigueur.

En 2007, deux de ces fauteuils Ours polaires ont été vendus aux enchères à 204 500 € à Paris. Cette liberté de conception inspire les autres designers. Il travaille aussi avec des plasticiens comme Alice Colonieu. À la fin de sa vie, Jean Royère quitte la France pour les États-Unis. Il décède à New York en 1981. Il a 79 ans et une exceptionnelle carrière de décorateur.

Depuis, maintes expositions lui ont été consacrées. En 1999, le musée des arts décoratifs de Paris expose son travail. En 2008, une rétrospective est organisée à la galerie Sonnabend de New York. En 2022, la galerie Perrotin présente son exposition « Tout n’est qu’influence ». L’œuvre de Jean Royère y est mise en parallèle avec les créations d’autres artistes du post-modernisme.

Cote de Jean Royère sur le marché de l'art

Les œuvres de Jean Royère ont le vent en poupe et sa cote est actuellement très forte. En 2022, un meuble de Jean Royère se vend entre 8000 € et 1 300 000 €, plutôt autour de 300 000 €. Le 25 mai 2022, une paire de Fauteuils Boule (c. 1947), en bois de hêtre et velours, 67 x 97 x 94 cm, s’est vendue à 1 300 000 €, à Paris. Le 30 juin 2020, une Applique à 6 lumières, modèle Liane, 1962, en métal peint et rhodoïd, 168 x 234 x 18 cm, s’est vendue à 1 300 000 €, à Paris. Le 24 mai 2018, un Buffet Etoile, 1958, en bois, marqueterie de paille et intérieur chêne, 90,5 x 210,2 x 45,7 cm, s’est vendu à 1 235 691 €, aux États-Unis.

Le 25 mai 2022, un Canapé Boule (c. 1947), en bois de hêtre et velours, 75 x 235 x 120 cm, s’est vendu à 1 150 000 €, à Paris. Le 30 juin 2020, un lot de Chaises Trèfle, 1939, en frêne et velours, 80 x 50 x 50 cm, s’est vendu à 1 000 000 €, à Paris. Le 23 mai 2022, le Fauteuil Eléphanteau, 1939, en hêtre, chêne, velours, ivoire, 108 x 82 x 72 cm, s’est vendu à 341 120 € avec frais, à Paris.

(Illus.) Jean Royère, Ambassador armchair, ca. 1950 

« Galerie Jacques Lacoste – Paris » by Dave Pinter is licensed under CC BY-NC-ND 2.0.

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Estimation gratuite Jacques Adnet

Jacques Adnet

Estimation et cote de l'artiste Jacques Adnet

Jacques Adnet (1900-1984) est un architecte, un décorateur et ensemblier, ainsi qu’un créateur de design français. Il est notamment une icône du modernisme français de luxe.

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Jacques Adnet et la création gémellaire

Jacques Adnet débute un parcours commun à l’âge de 16 ans. En effet, Jacques Adnet a un frère jumeau : Jean Adnet. Et les deux frères suivent la même formation et marquent leurs créations d’une seule et même signature jusqu’en 1928 : « J. J. Adnet ». Comme son frère, en 1916, Jacques Adnet entre à l’École des Arts décoratifs. Diplômé, il est engagé chez les décorateurs Tony Selmersheim et Maurice Dufrène. Il y apprend notamment l’art et la technique du meuble. Lorsque Maurice Dufrène devient directeur de La Maîtrise, l’atelier d’art des Galeries Lafayette, les frères Adnet le suivent. En 1925, Jacques et Jean Adnet présentent leurs céramiques sur le stand de La Maîtrise à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes. Ils créent des meubles et des objets typiques de l’Art déco. En 1927, Jacques Adnet obtient le prix Blumenthal. Puis, en 1928, Jacques Adnet reprend la direction de la Compagnie des arts français. C’est à ce moment que le parcours artistique des deux frères se sépare. Jean Adnet reste aux Galeries Lafayette. Jacques Adnet dirige la Compagnie des arts français, fondée en 1919, jusqu’à sa fermeture en 1959. Sa devise au sein de la Compagnie est « Évolution dans la tradition ».

Jacques Adnet, évolution vers le modernisme

Jacques Adnet a un esprit moderne. Il s’intéresse aux nouveautés de son époque. Pour réaliser sa décoration, il s’inspire de l’invention de l’électricité, du cinéma, de la voiture et de l’avion. Il recherche aussi à interconnecter diverses formes d’art qu’il affectionne. C’est ainsi qu’il fait appel à plusieurs collaborateurs pour œuvrer dans l’orfèvrerie, la bijouterie, la verrerie, la ferronnerie, la sculpture, la dinanderie (laiton), etc. Il s’associe notamment avec Gilbert Poillerat (décorateur et maître-ferronnier d’art français) pour l’ouvrage du métal. Jacques Adnet est l’un des premiers à marier le métal au verre dans la fabrication d’objets, de luminaires et de meubles. Jacques Adnet est captivé par l’aspect réfléchissant des matériaux. Il aime travailler le métal chromé ou nickelé, le miroir, le verre, le cristal de Baccarat, le bois laqué noir, ou encore l’opaline. Il conçoit des luminaires d’aspect véritablement nouveau et sans détail superflu. En 1934, il réalise l’architecture, la décoration et l’aménagement de l’hôtel particulier du boulevard Suchet à Paris. On y trouve son Fauteuil club ou encore son Wall mirror d’allure résolument moderne. Pour l’Exposition internationale des arts et techniques de 1937, Jacques Adnet est mandaté avec René Coulon pour la réalisation du pavillon Saint-Gobain. L’entreprise Saint-Gobain est spécialisée dans la production, la transformation et la distribution de matériaux. À l’origine, la compagnie s’appelle la Manufacture royale des glaces de miroirs. Jacques Adnet livre un superbe palais de verre tout en exposant le savoir-faire de Saint-Gobain. Il fait couler des dalles de verre sur lit de sable, il utilise des pavés de verre, le verre trempé, etc. C’est un succès étincelant et ils remportent 5 prix dont le grand prix d’architecture de l’Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne. Le résultat est beau mais Jacques Adnet cherche le fonctionnalisme avant tout. Ses créations des années 1930 sont modernistes, élégantes et simples. Par la suite, sa carrière prend un tournant.

Le néoclassicisme de Jacques Adnet

Dans les années 1940, Jacques Adnet effectue un retour aux traditions décoratives et il s’oriente vers le néoclassicisme. Il élabore des meubles en bois exotiques ou en laque et il y intègre maintenant des éléments de ferronnerie. Ce sont des sculpteurs qui réalisent les piètements ou autres ferrures de son mobilier. Il est notamment en liaison avec les frères Giacometti. À eux deux, ces frères pratiquent la sculpture, la peinture, le design et le graphisme moderniste. Jacques Adnet les a connus avant la guerre mais ceux-ci ont été sous contrat avec Jean-Michel Frank (décorateur français Art déco). Ce dernier meurt en 1941 et les Giacometti collaborent avec Jacques Adnet dans une production pour la Compagnie des Arts français. Des lampes, des lampadaires et autres objets, au départ dessinés pour Jean-Michel Frank, sont alors édités. Et entre 1947 et 1949, il préside le Salon des artistes décorateurs. Durant les années 1950, il continue sa fabrication d’objets, de meubles et de luminaires en métal mais il apporte une nouvelle combinaison à ses créations. Il gaine en effet ses structures de métal avec du cuir ou bien du skaï piqué sellier. Le cuir comme le bois laqué noir sont des matériaux précieux. Mais ils sont aussi là pour apporter cette luminosité recherchée. Jacques Adnet aime la brillance commune au blanc, au « blank » (allemand) et au « black » (anglais). D’ailleurs, Jacques Adnet contribue aussi longuement au travail du cuir pour Hermès. Il développe ainsi, avec Robert Pinchon, des bureaux, consoles, sièges, tables, lampes ou lampadaires. Jacques Adnet aime la noblesse du matériau et grâce à de riches clients, il réalise des ensembles de mobilier pour des hôtels particuliers, des palaces, des appartements privés ou encore des cabinets de travail. En 1958, il est nommé officier des Arts et des Lettres par le général de Gaulle. En 1959, il cesse de diriger la Compagnie des Arts français. Il est alors nommé directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il occupe ce poste pendant onze ans. Il prend sa retraite à 70 ans et décède en 1984. On doit à Jacques Adnet un retour à l’ornementation dans les arts décoratifs.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Jacques Adnet

On trouve sur le marché plusieurs pièces de mobilier ou encore des luminaires de Jacques Adnet. Avant les années 1930, sa signature représente un travail en duo avec son frère, de style Art déco. Ensuite, il signe seul ses œuvres modernes puis néoclassiques. Une belle pièce peut s’estimer entre 5000€ et 60.000€. On note toutefois un record de vente, tout récent, à 328.000€ frais inclus.

  • Le 25 octobre 2022, une Colonne éclairante (c. 1934), en bois gainé de feuilles de parchemin, avec un réflecteur en métal et une plaque « luminator », de 176 cm de hauteur, s’est vendue à 250.000€ (328.000€ frais inclus), à Paris. Le 30 juin 2021, un Plafonnier (c. 1929), de type « quadro » mais en version suspension, rare, en métal nickelé et verre, 88,5 x 83 x 83,5 cm, s’est vendu à 58.244€, au Royaume-Uni. Le 13 octobre 2022, un Ensemble de deux fauteuils (c. 1940), en bambou et en cuir, 78,7 x 67,9 x 77,5 cm, s’est vendu à 45.902€, aux États-Unis. Le 26 novembre 2019, une Lampe de table (c. 1928), en métal nickelé, bois noirci et verre dépoli, de 40 cm, s’est vendue à 30.000€, à Paris. Le 27 octobre 2022, une Méridienne avec tablettes (c. 1955), en cuir, métal, bois d’orme et tapisserie, 83 x 240 x 102 cm, s’est vendue à 10.021€, aux États-Unis. Le 27 octobre 2022, une paire de Chaises longues (c. 1950), en cuir, métal et laiton, 84 x 65 x 74 cm, s’est vendue à 7015€, aux États-Unis.

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(Illus.) Jacques Adnet, Meuble secrétaire (162 x 115,5 x 5 cm), 1937.

Meuble secrétaire à caisson cubique, à structure en doucine, en bois laqué noir ouvrant en façade par deux portes, gainé de parchemin et à serrure circulaire en laiton doré. Il ouvre sur un intérieur en chêne composé d’un abattant, de niches ouvertes et d’étagères. Conservé au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

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Estimation gratuite Gilbert Poillerat

Gilbert Poillerat

Estimation et cote de l'artiste Gilbert Poillerat

Gilbert Poillerat (1902-1988) est un décorateur et maître-ferronnier d’art français. Ses œuvres incarnent l’élégance à la française.

Estimation gratuite Gilbert Poillerat

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La formation de Gilbert Poillerat

Gilbert Poillerat est né dans le Loir-et-Cher. Il commence sa formation en montant sur Paris où il entre à l’École des Beaux-Arts. Après quoi, il intègre la célèbre École Boulle. Il s’y exerce au travail de la ciselure et de la forge. En 1921, il en ressort avec le diplôme de graveur sur métal. Ensuite, il travaille auprès du ferronnier d’art Edgar Brandt pendant plusieurs années. Edgar Brandt est un expert du fer forgé. Gilbert Poillerat apprend à ses côtés l’art de la ferronnerie décorative. Tandis qu’Edgar Brandt s’illustre dans l’Art déco, Gilbert Poillerat s’inspire plutôt de l’art du XVIIe et XVIIIe siècles pour ses réalisations. En 1925, à l’Exposition des arts décoratifs et industriels modernes, le talent de Gilbert Poillerat est une première fois présenté au public. Sa contribution est exposée dans le Pavillon du Collectionneur de manière anonyme, pour Edgar Brandt. En 1927, à 25 ans, Gilbert Poillerat travaille maintenant avec l’entreprise de construction métallique Baudet, Donon et Roussel. Il est affecté au département des éléments décoratifs de la ferronnerie. Dès l’année suivante, au Salon d’Automne de 1928, il présente ses créations. L’anonymat est levé.

Gilbert Poillerat et la consécration

Dans les années 1930 et 1940, Gilbert Poillerat produit des meubles variés, des luminaires, des grilles, des éléments architecturaux, etc. Ses formes sont fluides, il puise son inspiration dans la nature et dans le style Néo-baroque. En 1931, il participe à l’Exposition coloniale. En 1937, il est exposé à celle des Arts et Techniques. Son style est empreint de fantaisie et d’humour. Le fer ne vient pas accessoiriser son œuvre mais il en est l’ornement phare. De par ses sources d’inspiration, Gilbert Poillerat fait se côtoyer des éléments ornementaux très éclectiques. Il parvient à équilibrer ses compositions pouvant mêler des éléments Rococco, Directoire, ou bien du style Louis XIV. Ses œuvres séduisent et bientôt il réalise des chantiers monumentaux. Gilbert Poillerat marque la ferronnerie d’art du XXe siècle par son style emblématique de l’élégance à la française. Il répond à des commandes publiques. Il réalise notamment les portes du Palais de Chaillot, les grilles ou encore les luminaires du restaurant de la Tour Eiffel. Il répond aussi à des commandes officielles pour l’Hôtel Matignon, l’Élysée, ou encore la grande synagogue de la Paix de Strasbourg. Il orne également des résidences particulières de balcons, de majestueuses rampes d’escalier et autres balustrades aux arabesques poétiques. Gilbert Poillerat travaille aussi en collaboration avec des ensembliers. Il affectionne par exemple Jacques Adnet, André Arbus ou Jean Pascaud. En 1946, il quitte l’entreprise Baudet, Donon et Roussel. Leur collaboration a duré presque 20 ans. Sans se détourner du design, il se dirige alors vers l’enseignement.

L’évolution stylistique de Gilbert Poillerat

En 1946, Gilbert Poillerat devient professeur à l’École Nationale des Arts Décoratifs. Il occupe ce poste pendant 26 ans. De 1948 à 1952, il conçoit des cartons de papier-peint en édition d’art. Gilbert Poillerat n’a pas oublié ses années aux Beaux-Arts. Il s’attèle à cette tâche pour un ami, Georges Zérapha. Le but est de créer une collection de prestige mais pour le grand public. C’est un travail qui a réuni plusieurs artistes : Leonor Fini, Maurice Brianchon, Jacques Flandin, René Fumeron, Colette Guéden, Simone Godquin, Odette Martin-Girard et Raymond Peynet. Durant cette période d’après-guerre, le style de Gilbert Poillerat évolue vers le Néo-classicisme. Dans les années 1950, il délaisse la courbe au profit des formes géométriques. Et au cours des années 1960, son style tend à s’épurer, ses conceptions sont plus simples et dans l’air du temps. Il emploie alors plus souvent le bronze, l’acier et le miroir pour ses réalisations. Gilbert Poillerat s’inscrit dans la lignée des artisans du Grand Siècle avec une technique parfaite qu’il magnifie de son style personnel. Dans les années 1970, il retourne à la peinture de ses débuts. Il décède en 1988, à l’âge de 86 ans, au terme d’une belle carrière.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Gilbert Poillerat

La production de Gilbert Poillerat se vend aujourd’hui généralement à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une belle pièce peut se situer entre 25.000€ et 40.000€. Parfois, l’adjudication est plus forte comme pour ce miroir vendu à 161.366€ le 25 mars 2021.

  • Le 23 mars 2017, un Guéridon, décoré des signes du zodiaque et d’une rose des vents (c. 1940), en verre églomisé et fer forgé, 50,5 x 84,5 cm, s’est vendu à 41.000€, à Neuilly-sur-Seine.
  • Le 1er juin 2017, une Console (1950-55), en marbre, bronze, laiton, 95,5 x 220 x 40 cm, s’est vendue à 35.000€, à Paris.
  • Le 25 septembre 2019, un ensemble de 6 Chaises, dossier bandeau en acier, bronze patiné et doré, fer doré et textile, s’est vendu à 30.426€, en Suisse.
  • Le 21 avril 2022, une Table à piètement, en fer forgé, patiné doré, en travertin, 73 x 110 cm, s’est vendue à 23.000€, à Paris.
  • Le 30 septembre 2021, une Lanterne, (c. 1940), en acier et en verre, 200 x 60 cm, s’est vendue à 37.000€, à Paris.
  • Le 25 mars 2021, un Miroir, (1948), rare, en fer forgé doré patiné, 161 x 76 x 5 cm, s’est vendu à 161.366€, aux États-Unis.

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Estimation gratuite Eugène Printz

Eugène Printz

Estimation et cote de l'artiste Eugène Printz

Eugène Printz (1889-1948) est un ébéniste et décorateur français de luxe. Ses créations Art déco lui ont attribué une renommée internationale.

Estimation gratuite Eugène Printz

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Eugène Printz et la rencontre du succès

Eugène Printz est le fils d’un ébéniste de luxe parisien. Il est lui-même formé au métier directement dans l’atelier de son père. Cet atelier est situé rue du Faubourg-Saint-Antoine. C’est un quartier toujours en pleine effervescence pour l’artisanat. Eugène Printz commence par y apprendre la copie de meubles anciens de styles Louis XI, Louis XV ou encore Louis XVIII. Il s’exerce et acquiert vite les secrets du métier d’ébéniste. Il reprend d’ailleurs l’atelier à la mort de son père. À partir des années 1920, Eugène Printz passe un cap. Maintenant maître de sa technique, il s’essaye alors à ses propres créations. Ce tournant est lié à sa rencontre avec Pierre Chareau. Ce dernier est un architecte et designer français. Il a une agence d’architecture qui connaît le succès. Il souhaite maintenant proposer du mobilier pratique. Il imagine des meubles mobiles et évolutifs. C’est lui qui fait appel à Eugène Printz dont il reconnaît déjà le talent. Eugène Printz se lance dans des conceptions modernes à partir de bases solides. Il reprend en effet le travail du métal pour le fondement de ses pièces de mobilier. Il a auparavant beaucoup employé le métal dans son travail à l’atelier, notamment pour la copie du style Louis XVIII. Et c’est en 1925 qu’Eugène Printz se fait connaître du public. Il a désormais 36 ans et il participe à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Il y expose des meubles conçus en collaboration avec Pierre Chareau. Les attentes modernes et pratiques de Pierre Chareau sont comblées. Eugène Printz met au point un système de coulissements qu’il intègre à ses meubles. Et l’esthétique est aussi acclamée par le public. 

Le mobilier Art déco d’Eugène Printz

Eugène Printz enchaîne les expositions suite à ses premières présentations réussies avec le public. À partir de 1926, il expose au Salon des Tuileries ou encore au Salon des artistes décorateurs. Il continue à se faire une renommée mais aussi à rencontrer d’autres artistes. En 1928, il expose au Salon d’Automne une création conçue avec Jean Dunand. Il s’agit d’une enfilade plaquée en bois de palmier. C’est, avec le bois de violette, une essence phare du mouvement Art déco. Le travail de ce bois se marie bien avec l’idée d’un mobilier modulable. Eugène Printz se plaît aussi dans l’emploi du bois de sycomore pour le gainage intérieur. Cela ayant pour effet un rendu soyeux et lisse. Et il aime rehausser le bois de bronze doré et patiné. Le résultat est élégant. Eugène Printz devient un nom prisé dans son domaine. Une riche clientèle internationale lui passe commande. Des bourgeois et des institutions font appel à son talent. La Ville de Paris en fait partie. Eugène Printz répond aux sollicitations en créant des pièces uniques et du sur-mesure. Il est le digne héritier de son père dans l’ébénisterie de luxe et il le surpasse même. En 1931, Eugène Printz participe à l’Exposition coloniale. Il y présente son bureau réalisé pour le Maréchal Lyautey. En 1932, il rénove les boiseries du salon de la fondation Rosa Abreu de Granchet à la cité internationale universitaire de Paris. En 1937, il participe à l’Exposition internationale et il expose au Pavillon des Artistes Décorateurs et au Pavillon de la Lumière. Cette même année, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur.

Les talents multiples d’Eugène Printz

Eugène Printz met son talent au service de sa curiosité. Et il montre aussi un intérêt pour les lustres, les torchères et l’éclairage indirect. Il réalise une production de luminaires pour le peintre Albert Marquet. Il est aussi à l’origine de décors de pièces de théâtres. Pour Louis Jouvet, il concrétise les décors des pièces « Domino » et « Jean de la Lune ». En tant que décorateur, Eugène Printz a aussi été engagé par la Princesse de La Tour d’Auvergne afin d’aménager ses appartements privés. Il décore plusieurs pièces dans son Château de Gros-Bois. Il s’agit de sa réalisation la plus prestigieuse. Eugène Printz s’associe à des artisans renommés pour la fabrication de ses objets luxueux. Par exemple, il fait incruster son bois de précieux émaux par Jean Serrière. Il demande à Jean Dunand de travailler l’argent ou le cuivre pour agrémenter ses ensembles. Celui-ci manie également l’art de la laque de Chine dont il recouvre les meubles d’Eugène Printz selon la commande. La partie supérieure de ses meubles est souvent constituée d’une forme massive boisée. La ligne est épurée. Quant aux piètements tout de métal, ceux-ci semblent légers et aériens. Eugène Printz crée cette illusion par les courbes et les découpages parfois géométriques du métal. On lui connaît aussi des arabesques de fer forgé. Cependant, cette fructueuse période connaît un frein. Le krach boursier de 1929 fragilise la France dans les années 1930. Eugène Printz rencontre des problèmes d’approvisionnement pour certaines essences de bois exotiques rares. Il doit aussi utiliser des bois moins nobles pour s’adapter à une clientèle également impactée financièrement. Il parvient tout de même à faire perdurer son atelier. Mais ce déclin se poursuit avec la Seconde Guerre mondiale qui éclate. Eugène Printz est par ailleurs atteint d’un cancer. Et il décède en 1948 des suites de sa maladie.

Faire estimer gratuitement une œuvre d’Eugène Printz

La cote d’Eugène Printz est actuellement forte. Ses créations peuvent se vendre entre plusieurs dizaines de milliers d’euros et plusieurs centaines de milliers d’euros. Exceptionnellement, une pièce signée Eugène Printz peut dépasser le million d’euros. Le 9 décembre 2014, un Buffet asymétrique, (c. 1928), pièce unique, en bois de palmier et en bronze doré, 87 x 228,6 x 44,4 cm, s’est vendu à 651.120€, aux États-Unis. Le 17 décembre 2014, un important Bureau, (c. 1932), en fer forgé et en bois de palmier, 72,4 x 146,1 x 67,6 cm, s’est vendu à 562.520€, aux États-Unis. Le 16 mai 2017, une Enfilade (1942-1946), en ébène du Gabon, sycomore et laiton oxydé, 100 x 250,5 x 43 cm, s’est vendue à 510.000€, à Paris. Le 22 avril 2021, des Appliques, (c. 1927), en bronze doré et en verre, 36,1 x 21,3 x 11,4 cm, se sont vendues à 208.186€, aux États-Unis. Le 8 juin 2022, un ensemble de deux Tables d’appoint, (c. 1930), en bois de palmier et en laiton oxydé, 55,2 x 80 cm, s’est vendu à 149.139€, aux États-Unis. Le 25 mai 2022, un ensemble de Chaises, (c. 1935), en noyer et en tissu, 84 x 46 x 50 cm, s’est vendu à 35.000€, à Paris.

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Estimation gratuite Ettore sottsass

Ettore Sottsass

Estimation et cote de l'artiste Ettore Sottsass

Ettore Sottsass (1917-2007) est un architecte et designer italien. Il a marqué le design du XXe siècle par ses créations autant que par ses théories révolutionnaires.

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Ettore Sottsass et la pop culture

Ettore Sottsass est diplômé de l’École polytechnique de Turin (1939). Il commence à travailler en 1945, après la guerre, auprès de son père qui est architecte. Dans le contexte de la reconstruction, il conçoit une architecture populaire et sociale. Rencontrant des difficultés pour la mettre en œuvre, il se tourne alors vers le design. Et en 1947, il ouvre son agence de design à Milan. Ettore Sottsass s’intéresse à tout : céramique, peinture, sculpture, photographie, bijoux, meubles, graphisme, architecture et architecture d’intérieur.

En 1956, il part pour New York dans l’agence de design de George Nelson. On y réalise notamment du design industriel. Il y travaille quelques mois et découvre aussi le Pop art. Ces styles ainsi que la société de consommation américaine l’inspirent et marquent son œuvre.

Cette même année 1956, l’entreprise de mobilier italienne Poltronova engage Ettore Sottsass en tant que directeur artistique. Leur collaboration dure 10 ans. Leurs produits se reconnaissent à leurs formes simples et géométriques, aux signes graphiques et primaires. La couleur est de première importance. Bien plus qu’une touche finale, elle sert à transmettre les énergies. Ettore Sottsass expérimente aussi de nouvelles techniques de création en mélangeant des matières luxueuses.

En 1958, il commence une nouvelle collaboration avec la société italienne Olivetti. Il y occupe le poste de consultant designer chargé de la Division Électronique. Il dessine plusieurs machines à écrire électriques et c’est en 1969 que l’une d’entre elle se fait remarquer. Le modèle se nomme Valentine, il a été conçu avec Perry A. King et reste aujourd’hui un objet emblématique de la culture pop. C’est une machine légère avec un aspect ludique, d’un rouge éclatant. L’aspect transportable est essentiel pour correspondre à cette société en transformation. Ettore Sottsass dit plus tard que le design de Valentine est trop voyant et trop évident car son mécanisme reste visible.

En 1971, Ettore Sottsass produit sa série Mobili Grigi où l’on retrouve cette influence de la culture populaire américaine. Il mélange le plastique à la fibre de verre. Les peintures sont monochromes et brillantes. Et il aime intégrer un éclairage au néon coloré à ses pièces comme : le lit Elledue, le miroir Ultrafragola, ou encore la lampe Asteroid.

Ettore Sottsass, le céramiste

Ettore Sottsass est un touche-à-tout mais un domaine de création lui plaît particulièrement. C’est la céramique. C’est le côté expérimental de l’activité qui attire Ettore Sottsass. Son ambition est aussi de solliciter « la perception que chacun a, ou peut avoir, de sa propre aventure. » On retrouve toujours des formes simples associées à des couleurs primaires. Ettore Sottsass choisit la terre argileuse toscane pour ses créations. Il se rend alors dans les ateliers de Montelupo Fiorentino, à Florence. En 1959, il produit sa série Tondi, faite de larges assiettes, uniques, qu’il peint et émaille librement. Il produit plusieurs autres séries puis il effectue un voyage en Inde en 1961. Il y tombe sérieusement malade et retourne aux États-Unis pour être soigné en 1962. De cet épisode émergent deux nouvelles séries : Céramiques des Ténèbres (1963) puis Céramiques des Lumières (1964). La série des Ténèbres révèlent des cylindres noirs avec des formes géométriques simples : cercles, carrés, bandes. Ces symboles se retrouvent beaucoup dans l’œuvre d’Ettore Sottsass. Ils renvoient selon lui « aux grandes révolutions cosmiques dont la vie humaine est un fragment ». Il les souligne avec des oxydes métalliques, des émaux ou encore à la feuille d’or. En 1964, il expose 100 plats dédiés à Shiva, à Florence. Entre 1964 et 1965, Ettore Sottsass réalise de grands totems de céramique polychrome émaillée, dans les ateliers de Bitossi à Montelupo. De cette production, 21 pièces sont exposées en 1967 à Milan puis à Gênes. Et en 1969, une exposition lui est consacrée à Stockholm. Le public peut y découvrir des grands totems, des sculptures et des éléments de mobilier.

Ettore Sottsass, l’âme du Groupe Memphis

L’Antidesign

C’est aussi dans ces années 1960, en Italie, que le mouvement contestataire Antidesign apparaît. C’est un mouvement constitué d’architectes et de designers florentins et turinois. Il s’agit d’une réaction face à la société de consommation. Ils remettent en question l’architecture et le design qui jouent un rôle dans ce consumérisme. Ettore Sottsass y est un membre actif. Ces activistes sont insatisfaits de la qualité du design qui a cours. Le design ne doit pas être qu’une simple forme, sa portée est plus grande, il doit avoir une pertinence sociale. Ainsi, ils s’opposent au style international, au Modernisme, et sont à l’origine du postmodernisme. Ironie, kitsch et distorsions d’échelle font partie des caractéristiques de ce nouveau design. C’est sur cette base que se forme un nouveau groupe d’artistes : Memphis.

Le Groupe Memphis

C’est Ettore Sottsass qui fonde le groupe en 1981. Ensemble, ils réfléchissent à renouveler les manières d’habiter dans la nouvelle société. Ils bénéficient de soutiens financiers et commerciaux. Grâce à une bonne médiatisation, ils exposent dès 1981 au Salon du Meuble de Milan et c’est un succès. Ils présentent des formes innovantes, des couleurs vives, des assemblages inhabituels et des matériaux bon marché. L’esprit qui s’en dégage est joyeux et optimiste. Parmi le mobilier exposé se trouvent un meuble de rangement (Beverly), une bibliothèque (Carlton) et un meuble totem (Casablanca). L’idée est de bouleverser le rapport entre l’Homme et ses objets domestiques. On se concentre non pas sur le fonctionnalisme ou le confort d’un objet mais sur son expressivité, sur l’émotion, sur sa sensualité. Ils font du design pour le plaisir et non pas pour créer absolument. S’il en émerge un objet, il est forcément empreint de cet enthousiasme. La forme finale d’une pièce reste volontairement un mélange de possibilités, quelque chose de « vivant » et non figé. Le groupe se plaît à déstructurer, à innover et ils font un usage nouveau du laminé plastique. Par ces travaux, ils dénoncent le discours capitaliste et interrogent aussi le lien entre le designer et l’industrie. Ils s’émancipent du rationalisme et réfléchissent le design d’une façon plus fluide, plus conceptuelle.

Ettore Sottsass quitte le groupe en 1985 pour se consacrer à sa propre agence d’architecture, graphisme et design. Il décède en 2007 à l’âge de 90 ans. Dix ans après, la Triennale de Milan lui rend hommage par l’exposition : « Ettore Sottsass. There is a Planet ».

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Aujourd’hui, la production décalée de tout le Groupe Memphis est en vogue, Ettore Sottsass en tête. On retrouve aussi bien du mobilier que des sculptures en céramique ou d’autres objets design comme les luminaires. Ces cinq dernières années, plusieurs totems se sont notamment vendus entre 32.000€ et 172.383€.

  • Le 26 avril 2018, une composition d’éléments en bois coloré et miroir, reliés par des cordes de chanvre (1959), de 214,4 x 130 x 3,1 cm, a été vendue à 287.306€, à Londres.
  • Le 26 avril 2018, un Totem n° 18 (1966), en faïence vitrée, chêne peint, composé de 7 cylindres et de 2 disques, de 234,5 cm, a été vendu à 172.383€, à Londres.
  • Le 9 novembre 2021, un plafonnier, rare, modèle n° 12625 (1956), en acrylique, laiton et laiton peint, de 255,5 x 28 x 10 cm, a été vendu à 163.838€, à Londres.
  • Le 23 octobre 2018, un lit dit Elledue, de la série Mobili Grigi (1970), en résine, fibre de verre, métal chromé et perspex opalin, de 98 x 218 x 253 cm, a été vendu à 130.000€, à Paris.
  • Le 22 novembre 2022, un miroir lumineux Ultrafragola, en metacrylate et verre, de 193,5 x 101 x 14 cm, a été vendu à 6500€, en Italie.

Le 25 juillet 2022, la bibliothèque Carlton (Memphis) de 1981, en bois et plastique stratifié de couleur vive, encore dans son emballage d’origine avec le certificat d’authenticité, de 196 x 190 x 40 cm, s’est vendue à 12.936€, en Australie.

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Estimation gratuite Eero Saarinen

Eero Saarinen

Estimation et cote de l'artiste Eero Saarinen

Eero Saarinen (1910-1961) est un architecte et designer américain d’origine finlandaise. L’une de ses créations de design les plus célèbres est la Chaise Tulipe, devenue best-seller.

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Les débuts au sein de la société paternelle

Eero Saarinen naît dans un milieu artistique. Son mère est sculptrice et créatrice de textile. Quant à son père, Eliel Saarinen, il est un architecte finlandais réputé. À l’âge de 20 ans, en 1930, Eero Saarinen étudie d’abord la sculpture à l’Académie de la Grande Chaumière de Paris. L’année suivante, il se tourne vers l’architecture qu’il étudie jusqu’en 1934 à l’université de Yale. Il obtient une bourse universitaire qui lui permet de faire un grand tour d’Europe pendant deux ans (Italie, Égypte, Palestine, Grèce, Allemagne, Suède et Finlande). À son retour, en 1936, il travaille au sein du « Cranbrook Architectural Office », le studio de son père. Eero Saarinen s’y lie d’amitié avec Charles Eames, un assistant d’Eliel Saarinen. Ensemble, ils obtiennent le premier prix d’un concours de création design organisé par le MoMA. Il s’agit du concours « Organic Design » de 1940-1941. Eero Saarinen et Charles Eames proposent ici une nouvelle technique de moulage en bois de contreplaqué. On ressent leur inspiration du design finlandais, notamment des réalisations de leur aîné Alvar Aalto. Eero Saarinen s’inscrit bien dans cette filiation. Il se révèle en tant qu’architecte avec un style qui évolue de formes rectilignes aux courbes qu’il préfère ensuite. Et il magnifie son style dans la conception de meubles.

La collaboration avec le fabricant Knoll

En 1947, la société Knoll, fabricant de mobilier, est à la recherche d’un nouveau concepteur. Eero Saarinen est ami avec l’épouse Knoll. Il a connu Florence Knoll au studio Eliel Saarinen. Celle-ci a été étudiante au sein de l’entreprise. Eero Saarinen est choisi par Knoll pour dessiner une chauffeuse. Il conçoit alors le « Model 61 » dit aussi Grasshopper (Sauterelle). L’assise est faite de contreplaqué moulé puis elle est tapissée. C’est l’armature, qui est en contreplaqué cintré, qui évoque les pattes de l’insecte. Ce modèle ne rencontre pas le succès commercial. Mais cette création fonde la base d’une future collaboration fructueuse.

En 1948, Knoll édite le fauteuil « Model 70 » dit Womb (Matrice). Ce nom est choisi car le designer veut donner à son fauteuil une forme clairement organique. Et c’est Florence Knoll qui lui donne l’idée d’un « panier rempli de coussins ». Il prend appui sur son modèle vainqueur du concours de 1940. Mais il remplace ici le contreplaqué par une coque en fibre de verre, qu’il habille ensuite de tissu rembourré.

En 1950, Knoll en édite une version de bureau : « le Model 71 ». Ces variantes sont de plus en plus commandées dans les années 1950. Car l’on s’intéresse davantage à l’aménagement des bureaux sur les lieux de travail également. Et grâce au génie d’Eero Saarinen, Knoll devient l’un des leaders du mobilier de bureau.

L’élaboration d’une icône du design : la Chaise Tulipe

De l’architecture au design

L’année 1950 est aussi celle du décès d’Eliel Saarinen. Le fils reprend la société de son père et la fait perdurer. Il est sollicité pour plusieurs projets architecturaux. De 1956 à 1962, il travaille sur le « TWA Flight Center ». Il s’agit du terminal n° 5 de l’aéroport international John-F.-Kennedy, à New York. L’aspect de cette construction est résolument futuriste, on peut parler de design de l’âge atomique et de la conquête de l’espace. Eero Saarinen fusionne les divers éléments de la structure entre eux. Il donne corps à une forme unique et singulière. Et son travail d’architecte se répercute sur ses créations design.

Une gamme de mobilier à pied unique

C’est ainsi qu’en 1957 il livre son projet « Pedestal Group » chez Knoll. Il s’agit d’un ensemble de meubles comprenant : table à manger, chaise et fauteuil assortis. Toute la complexité du projet réside dans sa simplicité : un pied central unique par pièce de mobilier. Eero Saarinen a la volonté de dégager l’espace intérieur des nombreux pieds traditionnels du mobilier. Il veut épurer la champ de vision. Il y parvient avec brio : la Chaise Tulipe voit le jour.

La Chaise Tulipe

La Chaise Tulipe est baptisée ainsi selon son aspect floral délicat. Elle mesure 49 cm de largeur, 53 cm de profondeur, 81 cm de hauteur dont 49 cm pour la hauteur de l’assise. Elle est équipée d’un seul pied central. Ce pied est conçu en fonte d’aluminium et d’un gainage de plastique. La coque d’assise est en plastique renforcé de fibre de verre moulée. Le coussin est en mousse de latex et est amovible. L’aluminium et la fibre de verre sont encore des matériaux expérimentaux à cette époque. Le style est moderne et la Chaise Tulipe devient une chaise mythique des années 1950. Eero Saarinen dit qu’il a « voulu créer […] une chaise d’une pièce ». Il va plus loin que ses prédécesseurs dans cette volonté de prolongement de la pièce en une seule unité, sans cassure. Le pied se transforme effectivement en l’assise. Elle est accueillante, confortable et pivotante. C’est un objet phare du design industriel. Beaucoup de déclinaisons en sont issues. Un exemplaire est d’ailleurs conservé au MoMA.

La postérité

Eero Saarinen décède en 1961 des suites d’une tumeur au cerveau. Il n’a que 51 ans. Sa société est ensuite gérée par ses associés. Eero Saarinen reçoit à titre posthume, en 1962, la médaille d’or de l’Institut américain des architectes. En 1969 il reçoit le Museum of Modern Art Award. Et de 2006 à 2010, une exposition sur son œuvre est organisée par l’Institut culturel finlandais de New York en collaboration avec l’école d’architecture de l’université de Yale, le National Building Museum et le Musée de l’architecture finlandaise. Cette exposition intitulée « Eero Saarinen : Shaping the future » a voyagé en Europe et aux Etats-Unis pendant ces quatre années. Eero Saarinen propose à l’époque un design futuriste. Aujourd’hui, son style est toujours populaire, si bien que l’on parle maintenant d’adeptes de ce rétro-futurisme.

L’estimation des œuvres de Eero Saarinen

Aujourd’hui, on trouve du mobilier conçu par Eero Saarinen pour plusieurs milliers d’euros. On peut estimer une belle pièce entre 5000€ et 10.000€ euros. Plus rarement, une pièce ou un ensemble dépasse cette fourchette. Une édition limitée, avec par exemple un coloris plus rare, fait monter les enchères.

  • Le 26 juillet 2016, une Table Tulipe, en bronze, aluminium émaillé, 41 x 51 cm, s’est vendue à 32.796€, aux États-Unis.
  • Le 23 mai 2012, un ensemble de 8 Chaises Tulipe issues de la collection « Pedestal », de 1957, en aluminium, fibre gainée de plastique et tapissée, 81,5 x 50 x 53,5 cm, s’est vendu à 11.756€, au Royaume-Uni.
  • Le 4 décembre 2021, un Salon de la gamme Womb, comprenant un canapé, une paire de fauteuils, une paire de repose-pieds et un pouf, matériaux mixtes, s’est vendu à 6000€, à Biarritz.

Le 17 octobre 2022, une suite de 6 Chaises Tulipe (1956), en aluminium (fonte), rilsan noir, fibre de verre teintée noir, tissu orange et rouge, 80 x 49 x 50 cm, édition Knoll, s’est vendu à 3800€, à Paris.

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(Illus.) Eero Saarinen, Fauteuil Tulipe, 1955-57,

plastique renforcé de fibre de verre et aluminium laqué avec revêtement en soie

(80,7 × 65,7 × 58,4 cm), inscription moulée en relief sur la base : « BR 50 ».

Fabrication Knoll. Conservé à l’Art Institute of Chicago.

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Arne Jacobsen

Estimation et cote de l'artiste Arne Jacobsen

Arne Jacobsen (1902-1971) est un architecte, designer et concepteur de meubles danois. Son œuvre a toujours une grande influence de nos jours, en particulier son design moderne.

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Arne Jacobsen, « Le Corbusier danois »

Arne Jacobsen suit d’abord une formation de maçonnerie au Collège Technique de Copenhague. Ensuite, il intègre les Cours d’architecture de l’Académie Royale Danoise des Beaux-Arts. Il obtient son diplôme en 1927, à l’âge de 25 ans. De 1927 à 1929, il est embauché au sein du bureau d’architecture de Paul Holsoe. En 1929, il participe au concours d’architecture sur la « maison de l’avenir » avec son ami et collègue Flemming Lassen. Ils proposent une étude d’habitation pivotante qui permettrait de s’orienter en fonction du soleil à tout moment du jour. Leur conception visionnaire remporte le concours. Fort de ce succès, l’année suivante, Arne Jacobsen fonde sa propre agence. Toute sa vie, il y développe des projets d’architecture mais aussi de décoration, de mobilier, de design, de textile ou encore de céramique. Arne Jacobsen s’inscrit dans le courant fonctionnaliste danois. Il conçoit une architecture rationnelle et fonctionnelle à la manière de Le Corbusier ou de Walter Gropius. Il se réalise en tant qu’architecte à travers le monde entier et surtout au Danemark. Il y conçoit des immeubles, des maisons, des théâtres, des écoles, des hôtels, des usines, etc. Une de ses premières constructions en indépendant est l’immeuble d’habitation de Bellavista à Klampenborg. L’ensemble est très vitré, épuré et dépourvu d’ornement. Les balcons sont décalés de façon à ce que chaque logement dispose d’une vue sur mer. On retrouve le travail du béton armé des Modernes, notamment pour les balcons rectangulaires. Il s’agit également d’un exemple de l’architecture Bauhaus du Danemark. Ce chantier (1930-1934) fait la renommée d’Arne Jacobsen et lui donne le surnom de « Le Corbusier danois ».

Un design à l’allure futuriste

Arne Jacobsen développe aussi un design qui forge les bases du modernise organique scandinave. Il associe des formes simples, élégantes et fonctionnelles avec des matériaux naturels et confortables. De ces idées émergent des créations à l’allure parfois animale ou végétale. C’est le cas de sa Chaise Ant (Chaise Fourmi) de 1952. À l’origine, il la dessine pour équiper le café de l’entreprise pharmaceutique danoise Novo Nordisk. L’objet doit être fonctionnel, facilement empilable, léger mais stable. Le dossier et l’assise sont moulés ensemble en contreplaqué. Les pieds sont réalisés en tubes d’acier. La chaise ne comporte que trois pieds au départ, ce qui lui donne l’allure d’une fourmi à la tête redressée. Novo Nordisk est plutôt mitigée quant à cette création et n’en commande que 300 exemplaires, fabriqués par Fritz Hansen. Mais le modèle devient rapidement populaire et sera réédité à 4 pieds.

La Chaise Ant est aujourd’hui un classique du design moderne. La pièce donne les prémices à une autre gamme de chaises d’Arne Jacobsen : la Serie 7. Celle-ci est fabriquée en 1955, toujours par le même éditeur de meubles danois. Le dossier et l’assise dont également moulés d’une pièce de contreplaqué. La courbure du bois est réalisée par presse. La forme est triangulaire et les angles sont arrondis. Le tout est relié aux pieds dans une illusion de lévitation de l’assise. Ce modèle est décliné en plusieurs couleurs. On retrouve également plusieurs variantes : avec accoudoirs, avec roulettes pour une version de bureau, avec un gainage en cuir, etc. Serie 7 est un modèle très influent dans le monde du design. C’est la chaise de conception danoise la plus copiée et la plus commerciale avec plusieurs millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Le design Arne Jacobsen pour le SAS Royal Hotel

En 1958, Arne Jacobsen débute un chantier auquel il se consacre 5 années. Il s’agit du SAS Royal Hotel de Copenhague, son œuvre absolue. Il accomplit l’architecture comme la décoration intérieure. Arne Jacobsen veut tout concevoir sur ce projet : le bâtiment, les poignées de porte, le mobilier, les couverts de table, etc. C’est dans cette période qu’il crée plusieurs de ses fauteuils les plus célèbres dont le Egg Chair (Fauteuil Œuf). Dans ce modèle, Arne Jacobsen réalise une prouesse technique et esthétique. Il fusionne l’assise avec le dossier et les accoudoirs. Ce prolongement donne à son siège cette allure de coquille d’œuf emboîtant. On imagine une assise réconfortante pour son usager. Le fauteuil est en effet confortable. La forme est très courbée pour contraster avec l’intérieur rectiligne de l’hôtel. Une rotation à 360° est prévue afin d’élargir le champ visuel des clients. Arne Jacobsen expérimente des recherches sur le polystyrène pour établir sa structure. C’est un matériau d’innovation pour l’époque. Il recouvre ensuite la structure de mousse et la revêt de cuir. Le Egg Chair est toujours reproduit mais sa composition a évolué. De nos jours, la coquille est en fibre de verre moulée, rembourrée de mousse polyuréthane et recouverte de tissu. Le piètement pivotant est en fonte d’aluminium. Et le coussin de siège est amovible. Ce fauteuil devient un objet emblématique du design industriel. Il est présenté en novembre 1958 à l’exposition « Formes Scandinaves » du Musée des Arts décoratifs de Paris. Dès janvier 1959, Fritz Hansen l’édite. C’est une des pièces de design les plus copiées. Avec le Swan Chair (Fauteuil Cygne) ou encore le Drop Chair (Fauteuil Goutte d’eau), ce sont des pièces iconiques du XXe siècle qu’Arne Jacobsen réalise à cette période. Son avant-gardisme se retrouve aussi dans les luminaires du SAS Royal Hotel qu’il rend orientables et à la forme toujours épurée.

Arne Jacobsen s’essaye également beaucoup au travail de l’acier. Il en extrait notamment des couverts de table. Et en 1967 il produit sa série Cylinda-Line. Ses pichets cylindriques et ses plats ont d’ailleurs inspirés le design des couverts utilisés dans le film de 1968 : 2001, l’Odyssée de l’espace. De quoi accroître encore sa forte popularité. Arne Jacobsen reçoit de nombreux prix dont le Diplôme d’honneur de la Xe Triennale de Milan en 1954. Ou encore celui donné à titre posthume en 1991, de l’International Design Award, au Japon. Arne Jacobsen offre aux générations suivantes de larges perspectives pour le design. Il continue d’inspirer et ses chaises sont aujourd’hui toujours rééditées.

L’estimation des œuvres d’Arne Jacobsen

Parmi les objets à la vente signés Arne Jacobsen, on retrouve des pièces de mobilier ou encore de luminaire. Son design étant toujours reproduit, l’ancienneté et l’authenticité sont gages de valeur. L’estimation va de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le 17 novembre 2022, un Ensemble composé d’un canapé et d’une paire de fauteuils, modèle AJ237 dit « Charlottenburg » (1937), en bambou, rotin et textile, édition Nissen EVA Co, a été vendu à 13.000€, à Paris.Le 16 novembre 2022, un Swan Chair des années 1960, en aluminium et cuir, 74 cm, édition Fritz Hassen a été vendu à 6887€, à Stockholm. Le 2 novembre 2022, une Drop Chair issue du SAS Royal Hotel (vers 1958), en cuir, acier cuivré, éditée par Firtz Hanssen, 85,3 x 46 x 55,6 cm, a été vendue à 16.251€, à Londres. Le 22 février 2017, une paire de suspensions (1941), en laiton, aluminium et verre, édition Louis Poulsen, 72 x 48 cm, issue de Aarhus, a été vendue à 15.000€, à Paris. Le 10 février 2015, un Egg Chair avec son ottoman, issus du SAS Royal Hotel (vers 1958), en cuir et métal, ont été adjugés à 42.108€ (frais compris), à Paris.

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(Illus.) Arne Jacobsen, Swan Chair, 1958. 

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Estimation gratuite Alvar Aalto

Alvar Aalto

Estimation et cote de l'artiste Alvar Aalto

Alvar Aalto (1898-1976) est un architecte, dessinateur, urbaniste et designer finlandais.

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Alvar Aalto, un architecte visionnaire

Alvar Aalto est le fils d’un géomètre arpenteur et il montre un intérêt pour les arts décoratifs très tôt. Lorsqu’il est encore enfant, ses parents déménagent à Jyväskylä où il prend des cours de dessins auprès de l’artiste local Jonas Heiska. C’est dans cette ville qu’il a d’ailleurs conçu son propre musée éponyme. Ensuite, il étudie l’architecture à l’université technique d’Helsinki entre 1916 et 1921. Plus tard, il réalise même le campus de cette université. Sa carrière s’étend des années 1920 aux années 1970. Il conjugue vie professionnelle et vie privée en collaborant avec sa première épouse Aino Aalto, ainsi que la seconde, Elissa Aalto. Toutes deux sont architectes et designers. Alvar Aalto aime concevoir la globalité d’un projet. Il réalise les bâtiments, les surfaces intérieures, les meubles, les lampes, la verrerie, etc. Alvar Aalto pratique également la peinture et la sculpture mais il les considère comme les « branches de l’arbre dont le tronc est l’architecture ». Il s’essaye aussi dans divers styles : classicisme nordique, modernisme rationnel et modernisme plus organique à partir des années 1940. On dit de lui qu’il est le père fondateur du design organique. Il est aussi adepte du fonctionnalisme. En 1935, Alvar Aalto fonde également l’entreprise de design Artek afin de rendre l’art accessible à tous. Aujourd’hui, cette entreprise de design finlandais spécialisée dans l’ameublement existe toujours. Il propose une vision personnelle et novatrice avec un design plus naturel dont la tendance reste d’actualité.

Le contrepied du design d’après-guerre

Durant la première moitié du XXe siècle, la Finlande connaît une croissance économique rapide et une forte industrialisation. Dans ce contexte, l’architecture des contemporains d’Alvar Aalto tels que Le Corbusier (1887-1965), Walter Gropius (1883-1969) ou encore Marcel Breuer (1902-1981), emploie des matériaux industriels comme l’acier et le métal. Alvar Aalto trouve les matériaux artificiels trop froids et trop éloignés de la nature. Il les évite et il refuse les formes géométriques trop rigides. Alvar Aalto se démarque en ce sens qu’il aspire à un rapprochement de l’Homme vers la nature. Il contribue à donner naissance au design scandinave épuré avec ce souci dans le choix du matériau, du bois en particulier. Son matériau favori est le contreplaqué. Il obtient des brevets pour divers procédés de fabrication dont celui du bois courbé. Alvar Aalto s’illustre aussi par sa liberté formelle. À partir d’un plan libre et asymétrique, il évite les lignes orthogonales auxquelles il préfère les lignes courbes ou obliques. Ses bâtiments ainsi élaborés viennent s’intégrer harmonieusement aux paysages de la nature. Il fait ainsi émerger le design organique.

Alvar Aalto et le design organique

L’une de ses premières créations au design organique a été dessinée en 1932. Il s’agit du Fauteuil 41 dit Fauteuil Paimio. C’est un fauteuil en bouleau stratifié et contreplaqué moulé. L’œuvre est d’inspiration Art Nouveau, toute en courbe. Les célèbres pieds de ce fauteuil se prolongent en accoudoir. Le dossier et l’assise sont également dans un prolongement continu, moulés dans la même pièce. Il y a ici une recherche de réduction optimale. Le matériau apparaît dans une forme épurée, douce, sans décoration superflue. En 1933, il produit son célèbre Tabouret 60. On y retrouve les caractéristiques de ce nouveau design : le bois, les courbes, le côté très fonctionnel de la pièce (il est empilable) et la simplicité de la structure. C’est en 1936 qu’Alvar Aalto crée, avec Aino Aalto, son fameux Vase Savoy (ou Vase Aalto). L’objet est une icône du design organique. Il s’agit d’un vase en verre qui reprend les formes de la nature locale. Les lignes sont ondulantes, rythmiques et asymétriques. Le style est précurseur des formes fluides qui seront typiques du design finlandais d’après-guerre. L’œuvre est devenu très populaire notamment par sa simplicité et elle est toujours reproduite au XXIe siècle.

L'influence d’Alvar Aalto

L’œuvre d’Alvar Aalto reçoit un bon accueil au Royaume-Uni et aux États-Unis dès les années 1930 et 1940. Les clients d’Alvar Aalto sont des industriels dont la famille Ahlström- Gullichsen pour lesquels il réalise entre autres la Villa Mairea à Noormanku (1938-1939). Pour ce projet, il s’inspire de la Villa sur la cascade de Frank Lloyd Wright (vers 1936) et va construire le bâtiment au-dessus d’un ruisseau. Il parvient à donner l’impression que les formes ondulantes naturelles aquatiques et imprévisibles se propagent à l’architecture. C’est la mise en scène de l’idée d’une transmission vivante de la nature à l’Homme. À noter que son nom de famille, Aalto, signifie en finnois « vague ». Cela a probablement favorisé son attrait pour ces motifs courbés, en parfait contraste avec la mécanisation brutale de l’ère industrielle et les pratiques conventionnelles des Modernistes. Dans la même veine que Frank Lloyd Wright (1867-1959) qui décloisonne les habitats, Alvar Aalto recherche une intégration aux paysages extérieures. Cette communion de l’Homme avec la nature exprime aussi un profond désir de liberté. C’est, somme toute, une démarche humaniste. On retrouve son influence sur des designers d’après-guerre comme le couple Charles et Ray Eames notamment pour leur travail sur le contreplaqué moulé. La simplicité recherchée dans ces pièces facilite aussi leur reproduction et une production de masse qui accentue encore cette popularité indémodable.

L’estimation des œuvres d’Alvar Aalto

  • Le 25 octobre 2020, un vase en verre ambré, modèle 9751, fabriqué par Korhula (1937), soufflé dans un moule en bois, de 14 cm, s’est vendu à 44.900€ en Finlande. Le 29 avril 2014, un vase « Savoy » ancien et rare, modèle 9750 (daté de 1936 et fabriqué en 1937), en verre soufflé (14 x 19,8 x 17,7 cm), s’est vendu à 18.216€ à Londres. Ce vase est daté « Karhula 22 IX 37 ». Le mobilier dont les célèbres tabourets et chaises sont vendus à l’unité ou bien en suite. Le 22 février 2017, une suite composée d’une table et de 8 chaises (vers 1930) en bouleau mélaminé, linoleum et textile, produite par Artek, s’est vendue à 12.000€ au marteau à Paris. Le 16 avril 2019, c’est un record de vente pour une exceptionnelle paire de fauteuils modèle 12 (1934), adjugée à 75.000€, à Paris. Ce sont des fauteuils en bouleau courbé et bois laqué, produits par O.y. Huonekalu-ja Rakennuslyllehdas A.b. et issus de la maternité de l’hôpital universitaire d’Helsinki. Notons aussi ce record de vente du côté des luminaires : Le 9 mars 2022, un ensemble de 6 suspensions, modèle A111, en laiton, acier laqué et cuivre, de 1961, (H.45 x D.18 cm), production Valaistustyö, s’est vendu à 52.000€.

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(Illus.) Alvar Aalto, Fauteuil, Modèle 379, Paimio, contreplaqué courbé, bois, production O.y. Huonekalu-ja Rakennuslyllehdas A.b., Turku, Finlande, 1933.
Exposé au Musée des arts appliqués de Cologne, Allemagne.

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Estimation gratuite Pierre Chapo

Pierre Chapo

Estimation et cote de l'artiste Pierre Chapo

Pierre Chapo (1927-1987) est un artiste designer et créateur de mobilier français, né le 23 juillet 1927 à Paris, dans le quartier de Belleville. Issu d’une famille d’artisans, son attrait pour le bois se fait naturellement. Il est médaillé d’or par la ville de Paris pour son œuvre et son travail mondialement reconnu, inscrit dans l’histoire du design du XXe siècle.

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Pierre Chapo, de la peinture au bois

Pierre Chapo étudie à l’école municipale de Romainville mais, alors que la Seconde Guerre mondiale approche, ses parents décident de quitter Paris pour Vierzon, dans le Cher. Le jeune garçon grandit dans un climat artistique : sa grand-mère est fouleuse de feutre, son grand-père teinturier, et ses parents blanchisseurs, teinturiers et nettoyeurs. Chapo est rapidement attiré par l’art et s’essaye à la peinture, dont les premiers tableaux qu’il signe du pseudonyme Chesper sont exposés à la Maison des jeunes de sa commune.
En 1947, Pierre Chapo fait une rencontre importante : celle de Perrot, un charpentier de marine de Vierzon. Dans son atelier, le jeune homme est mis en confiance avec la nature et le bois, lequel deviendra sa matière de prédilection. Déjà à ce moment-là, alors qu’il est âgé de 20 ans, Pierre Chapo invente la bibliothèque pyramidale. Cette rencontre avec le charpentier et le bois convainquent le jeune homme de retourner à Paris pour intégrer l’École nationale supérieure des Beaux-arts, dans la section architecture. Il y côtoie Henri Larrieu (1902-1977) et Louis Aublet (1901-1980), deux architectes français. Pour subvenir à ses besoins, Pierre Chapo dessine des enseignes en parallèle de ses études.

Pierre Chapo, voyages et expositions

Pierre Chapo voyage beaucoup pendant ses années étudiantes, d’abord en Allemagne lors de son service militaire, dans les pays scandinaves où il expose ses premiers travaux, puis en Angleterre. En 1950, il rencontre Nicole Lormier, une artiste peintre et sculptrice en devenir, étudiante comme lui qu’il épousera deux ans plus tard. Ensemble, ils partent après leur diplôme obtenu en 1955 pour traverser l’Amérique Centrale, le Mexique, les États-Unis et le Canada au volant de leur Ford T.
Là-bas, Chapo y fait des stages en architecture. Il devient assistant ébéniste pendant un temps au cabinet d’architecture Mescher & Mahonet, ce qui lui permet de faire évoluer ses techniques et sa maîtrise d’artisanat. L’intérêt de l’artiste pour le design contemporain et l’artisanat traditionnel le pousse à travailler principalement le chêne, le frêne et l’orme massif lors de son retour en France. Pierre Chapo réalise alors ses premiers meubles originaux dans l’atelier de son beau-père charpentier, à Clamart.

Pierre Chapo, une expansion conséquente

Au milieu des années 1950, Pierre Chapo et son épouse ouvrent une galerie boulevard de l’Hôpital pour y exposer ses créations et celles d’autres artistes comme Isamu Noguchi (1904-1988), ainsi que du luminaire et des objets de décoration. C’est aussi la période où Pierre Chapo reçoit ses premières commandes officielles, notamment le lit simple L01 réalisé pour Samuel Beckett (1906-1989), appelé Godot d’après une pièce de l’écrivain.
Récompensé d’une Médaille d’or par la ville de Paris en 1960, Chapo installe son atelier de fabrication de meubles deux ans plus tard à Clamart. Il collabore avec Noguchi et, entre autres, Charlotte Perriand (1903-1999) ainsi que Serge Mouille (1922-1988) pour le projet d’ameublement de la station des Arcs. Puis l’artiste emménage en 1968 à Gordes avec sa femme pour y créer, l’année suivante, la société Chapo, où ses meubles contemporains mélangent tradition et utilitaire. Avec un atelier, une usine, des sous-traitants dans les Vosges, des dépositaires à Bruxelles et en France ainsi qu’une boutique à Paris, Chapo s’est largement étendu.

La cote des œuvres de Pierre Chapo

Avec un travail qui s’articule autour du bois massif et son respect des traditions allié à des innovations modernes, Pierre Chapo est devenu un artiste réputé dans son domaine. Ses meubles sont massifs, robustes, avec des découpes et des finitions très précises. Les assemblages à tenons et mortaises assurent une longévité extraordinaire au mobilier. Ses éléments peuvent s’utiliser de manière indépendante ou bien s’assembler entre eux, de manière à obtenir un système modulaire particulièrement ingénieux.
La signature Chapo va du choix du bois à l’état fonctionnel du meuble. Son mobilier est estimé entre 100 et 35 000 €. Par exemple, la table T35D de 1973, avec ses pieds en faisceau, est vendue 20 900 €. La T20 de 1965, quant à elle, est vendue 53 100 €. Ses tables modulaires sont en moyenne estimées entre 5000 et 7000 €. Quant aux chaises, l’estimation courante oscille entre 1200 et 3000 €.

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Estimation gratuite Emile Gallé

Emile Gallé

Estimation et cote de l'artiste Emile Gallé

Émile Gallé (1846-1904) est un industriel et artiste français né le 4 mai 1846 à Nancy. Il est à la fois maître verrier, céramiste et ébéniste, mais également passionné de botanique, domaine dont il tire toute l’inspiration pour réaliser ses œuvres. Sur les portes de son atelier nancéien, on peut y lire : « Ma racine est au fond des bois ».

Estimation gratuite Emile Gallé

Prix des œuvres d'Emile Gallé

  • Verrerie (vases, lampes, verre gravé, marqueterie sur verre) – entre 200 € et plus de 450 000 €.

  • Mobilier, marqueterie et objets de métal ou ébénisterie (meubles, plateaux, objets décoratifs) – entre 1 000 € et plus de 250 000 €

  • Dessin, aquarelle, travaux sur papier (études, croquis, aquarelles) – entre 300 € et 20 000 €.

  • Estampe, carte postale, plaquette, petit lot documentaire – entre 50 € et 5 000 €.

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Émile Gallé, verrerie et céramique

Émile Gallé, fils du peintre, artisan verrier et céramiste français Charles Gallé (1818-1902) et de Fanny Reinemer, issue de négociants en cristal et faïences, est le fruit d’une union entre l’art et le commerce. C’est donc naturellement qu’il se dirige à Weimar après son baccalauréat en 1865 pour y apprendre la minéralogie et l’allemand. Il poursuit ensuite ses études à Meisenthal pour y découvrir les métiers du verre, puis à la Faïencerie de Saint-Clément pour y apprendre la céramique. Deux ans après, Émile Gallé représente son père à l’Exposition universelle. Après un voyage à Londres pour étudier l’anglais, il s’initie au soufflage du verre puis à l’ébénisterie. Émile Gallé revient à Saint-Clément en 1870 et réalise un service de vaisselles rustiques aux côtés de Victor Prouvé (1858-1943), artiste avec lequel il collaborera toute sa vie. Après une année où il va volontairement au front du conflit franco-allemand, Émile Gallé retourne à Londres pour s’occuper des jardins botaniques royaux de Kew. Il s’installe ensuite à Paris pour étudier les émaux, les cristaux anciens et l’art japonisant et arabe, jusqu’à ce qu’il revienne définitivement dans sa ville natale à Nancy.

Émile Gallé, pionnier de l'Art nouveau

Émile Gallé connaît à Paris un succès flamboyant. Il emploie toutes ses connaissances en botanique dans la maîtrise et la technique du verre pour jouer avec les reliefs, les reflets, les ombres, les marbrures, les nœuds, les courbes… La nature est son meilleur modèle, vivant et symbolique. En 1875, il épouse Henriette Grimm (1848-1914) et reprend, deux ans plus tard, la manufacture de son père qu’il développe prodigieusement. Sa participation à l’Exposition universelle de 1878 le récompense de quatre médailles d’or et d’une reconnaissance mondiale. Il expose régulièrement à Paris, obtient une nouvelle médaille d’or en 1884 et reçoit le grand prix de l’Exposition universelle de 1889 en plus d’y être promo officier de la Légion d’honneur. À ce moment-là, plus de 300 artistes et artisans travaillent pour lui, si bien qu’il ouvre en 1894 une cristallerie à Nancy. Émile Gallé reçoit une nouvelle médaille d’or à l’exposition de Munich en 1897, puis une autre suivie de deux grands prix en 1900. Son dur labeur est récompensé par le grade de commandeur de la Légion d’honneur, lui ouvrant les portes de la Société royale des sciences et belles-lettres de Nancy où il y est admis en qualité d’artiste savant. En 1901, Émile Gallé créé l’École de Nancy, fer de lance de l’Art nouveau qui utilise essentiellement les formes végétales dans les industries d’art. Il devient alors membre de la Société nationale des beaux-arts de Paris l’année suivante suite à sa participation à l’Exposition des arts décoratifs de Turin.

Émile Gallé, un artiste proche de la nature

Émile Gallé a connu l’éveil par la botanique et ne s’est plus jamais écarté de la nature. Il apprend à lire avec Fleurs animées, porte le pseudonyme de Rousseau (1712-1778) à une période où il préconisait les sciences naturelles, entreprend de longues balades avec son père et réalise des herbiers dès ses 14 ans sous l’enseignement de Charles-François Guibal (1781-1861). Émile Gallé fonde en 1877 la société centrale d’horticulture de Nancy, participe au comité de surveillance du jardin botanique de la ville et collectionne près de 3000 espèces. L’artiste entretient aussi des correspondances avec des botanistes du monde et fait évoluer la science à sa manière grâce à ses recherches en mutations et évolutions botaniques. L’artiste fait même la découverte de nouvelles espèces et réalise une exposition de géographie botanique en 1890 dont il est le membre d’honneur. Sur le plan artistique, la passion de Émile Gallé pour la botanique et la minéralogie se retrouve dans toute son œuvre. Du verre à la faïence en passant par le bois, les feuillages et embellissements fleuris ornent ses travaux. Gallé, pourtant inspiré de la Renaissance, exploite les formes végétales de manière réaliste et fait évoluer son style vers quelque chose de plus naturaliste. Que ce soit avant ou après la reprise de la manufacture de son père, les thèmes botaniques propres au Second Empire ont toujours été présents dans les réalisations de Émile Gallé, bien qu’ils côtoient parfois des inspirations maritimes, notamment dans ses premières années. Ses vastes connaissances en botanique ont largement participé au renouvellement de motifs et du répertoire décoratif dans ses domaines.

La cote des œuvres d"Émile Gallé

Toute la vie de Émile Gallé, devenu une figure marquante des arts appliqués de son époque, aura été couronnée de succès. Ses œuvres sont particulièrement prisées des collectionneurs du monde entier. Celles signées de sa main voient leur prix s’envoler, tandis que les travaux issus de la manufacture Gallé entre 1904 et 1936 rencontrent un succès moins vif. Les moyennes les plus basses sont déjà bien élevées et concernent ses sculptures, estimées entre 200 et 300 000€ ainsi que ses luminaires, entre 50 et 322 000€. Les objets de Émile Gallé, principalement en verre ou en céramique, valent entre 10 et 480 000€. Son vase Iris ou Flambe d’eau de 1899 est adjugé 182 170€ en 2008. Son mobilier, quant à lui, plus imposant et plus rare, est estimé entre 200 et 700 000€. Sa vitrine Aux libellules, de 1900-1903, a été adjugée 133 000€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Émile Gallé et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Émile Gallé en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

Reconnaître la signature d'Emile Gallé

Reconnaitre la signature d’Émile Gallé est indispensable pour authentifier les œuvres de ce maître verrier et ébéniste nancéien, figure majeure de l’Art nouveau. Sur les pièces en verre, la signature « Gallé » apparaît sous différentes formes selon la période de production : gravée à l’acide, en relief dans la masse ou inscrite à la roue. Les créations antérieures à 1904, date de la mort de l’artiste, présentent souvent une signature manuscrite fine et légèrement inclinée, parfois suivie d’une étoile, symbole des œuvres produites après son décès sous la direction de la maison Gallé. Sur certaines pièces d’exception, la signature est intégrée au décor floral, peinte à l’émail ou dissimulée dans les motifs. Les meubles d’Émile Gallé, quant à eux, portent généralement une marqueterie signée ou un cartouche incrusté « Gallé » au fer chaud. En raison des nombreuses reproductions et contrefaçons apparues au XXᵉ siècle, faire authentifier la signature par un expert est essentiel. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’Art nouveau et du verre de Nancy vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Émile Gallé.

Signature Emile Gallé
Expertise signature Emile Gallé

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Carlo Bugatti

Carlo Bugatti

Estimation et cote de l'artiste Carlo Bugatti

Carlo Bugatti (1856-1940), né à Milan le 16 février 1856, est un artiste protéiforme : à la fois ébéniste, décorateur, fabricant et créateur de mobilier, d’orfèvrerie et d’instruments de musique italien. Son style ancré dans l’Art nouveau européen se distingue par l’utilisation de marqueteries de cuivre, de nacre et de parchemin, mais également de bois exotiques.

Estimation gratuite Carlo Bugatti

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Carlo Bugatti, une notoriété précoce

Fils d’Amélia Salvoni et de Giovanni Bugatti, architecte et sculpteur à la fois animalier et de cheminées, Carlo Bugatti se dirige jeune vers une carrière artistique. Il intègre en 1875 l’académie des Beaux-Arts de la Brera à Milan, puis les Beaux-Arts de Paris un peu plus tard. Au terme de sa formation, il devient officiellement artisan d’art spécialisé dans la création de mobilier et l’ébénisterie, d’abord à Milan puis ensuite à Paris.
Si ses premiers travaux sont réalisés en Italie, ses premiers succès se font en France en 1888 quand il présente son travail à l’Exposition universelle de 1900 à Paris, et qu’il obtient une médaille d’argent. Carlo Bugatti est également récompensé en 1902 en présentant sa Salle de jeux et de conversations à la première exposition internationale d’art décoratif moderne de Turin. En bois et cuivre parcheminé, cette œuvre se présente comme une chaise dont la forme reproduit à l’échelle humaine la coquille d’un escargot, pourvue d’une enveloppe enluminée de petits insectes rouge et or. En dépit des controverses, Carlo Bugatti est récompensé par le Diplôme d’honneur, plus haute distinction du jury, pour avoir créé un mobilier moderne. Dès ses premiers travaux, Carlo Bugatti s’inscrit dans l’Art nouveau.

Carlo Bugatti, des influences orientales et asiatiques

Dès les années 1880 à Milan, Carlo Bugatti décore ses meubles avec des graphies inspirées soit de l’Orient, soit du Japon, ou bien des deux. Fasciné par les détails et la fantaisie, l’artiste s’amuse même à orner ses tiroirs de hiéroglyphes. Son Bureau de dame est l’un des meubles qui connaît le plus franc succès. L’artiste en créé des variantes qui sont encore éditées durant un long moment. Il réalise également pendant ces années un mobilier complet de chambre avec des motifs végétaux ainsi que des décorations aux inspirations japonaises et arabes, qu’il offre à sa sœur en guise de cadeau de mariage.
Très attaché à l’exotisme, Carlo Bugatti transmet dans ses œuvres un certain fantasme d’ailleurs, aussi bien dans le visuel que dans les matériaux employés, probablement inspiré du style mauresque. Plus que du mobilier utile, Bugatti tient à embellir les pièces de vie avec son style emprunté à l’Art nouveau qui est très présent en Europe à la fin du XIXe siècle. Celui-ci est reconnaissable, notamment, aux motifs de plantes et à la reproduction de petits insectes incrustés, typiques de ce courant.

Carlo Bugatti, vers de nouvelles formes d'artisanat

Curieux de nature, un trait qui le pousse certainement à l’explorer l’exotisme, Carlo Bugatti ne se limite pas à créer des meubles. Il dessine des instruments de musique et réalise des pièces d’argenterie et de joaillerie. Il est également attiré par la sculpture mais se cantonne finalement au mobilier conjugué à l’orfèvrerie.
Carlo Bugatti vend en 1904 sa fabrique milanaise et s’installe ensuite à Paris où les commandes affluent. À cette période, l’artiste réalise des pièces d’exception et développe davantage l’orfèvrerie pour réaliser du mobilier unique. Finalement, en 1910, Carlo Bugatti se retire à Pierrefonds dans l’Oise, ville dont il devient le maire lors de la Première Guerre mondiale. Mais en 1935, au crépuscule de sa vie, il déménage une dernière fois avec son épouse pour retrouver son dernier fils à Molsheim, en Alsace, où Ettore Bugatti (1881-1947) a installé le siège et site industriel Bugatti. L’artiste passe les dernières années entre son appartement, l’usine Bugatti à Molsheim et la villa Hardtmühle auprès des siens.

La cote des œuvres de Carlo Bugatti

Artiste polyvalent et talentueux, Carlo Bugatti a légué à ses fils le goût de l’art et l’attrait pour les pièces d’exception. Il laisse aux collections publiques du mobilier raffiné et exotique, unique à son époque et encore aujourd’hui. Si de nombreux musées possèdent les travaux de Bugatti, certaines de ses œuvres sont encore vendues aux enchères, comme en atteste un de ses bureaux signés adjugé à 1 071 570€ en 2007. Les prix oscillent grandement selon si le mobilier porte la signature de l’artiste ou non.
Les dessins de l’artiste, qu’il réalisait pour concevoir ses œuvres ou bien étaient des études de motifs d’architecture, sont estimés entre 80 et 1000€. Ses objets varient plutôt entre 500 et 60 000€, et concernent aussi bien des modèles d’applique de meuble que des miroirs ou de la vaisselle. Quant au mobilier, il faut compter entre 600 et 100 000€, bien que le prix puisse largement dépasser la moyenne selon le type de meuble, l’orfèvrerie, la période, la signature et l’état.

Faites estimer une œuvre de Carlo Bugatti

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(Illus.) Carlo Bugatti – Salle de jeux et de conversations et écritoire (1902), bois gainé de parchemin, rehauts peints et dorés, cuivre estampé

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Estimation gratuite Grazia Varisco

Grazia Varisco

Estimation et cote de l'artiste Grazia Varisco

Grazia Varisco (1937-…) est une artiste milanaise rattachée à l’art cinétique. À l’issue de sa formation auprès d’Achille Funi à l’Accademia di Belle Arti di Brera à Milan, l’artiste s’est engagée dans l’expérimentation artistique par la peinture et la sculpture. Pionnière dans la recherche d’une interaction directe avec le public, Grazia Varisco a eu une influence au sein du Gruppo T.

Estimation gratuite Grazia Varisco

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Des œuvres encourageant l’interaction

Dès ses premières œuvres, Grazia Varisco encourage l’interaction avec le public en l’invitant à manipuler ses créations. Elle commence par la série des Tavole magnetiche (1959-1962), des surfaces agrémentées d’aimants symbolisant des opposés, comme l’avant et l’après, le dessus et le dessous ou encore l’ordre et le désordre. Elle propose au public de déplacer les aimants, provoquant ainsi des variations dans l’expressivité des œuvres. 

Grazia Varisco forme le Gruppo T avec Giovanni Anceschi, Davide Boriani, Gianni Colombo et Gabriele de Vecchi, quatre artistes milanais qui partagent ses vues sur l’importance d’impliquer le public dans la création. Ensemble, ils organisent six expositions interactives entre 1959 et 1962. 

Grazia Varisco participe également aux événements Miriorama, « milles images », dont la première édition est présentée par Lucio Fontana en 1961. Elle compte également parmi les exposants d’Arte Programmata, exposition cinétique organisée par Adriano Olivetti en 1962. 

A Arte Programmata, Grazia Varisco interroge la perception spatio-temporelle du spectateur avec 9x9xX, une œuvre présentant des variations de l’espace par l’intermédiaire d’un motif systématique. 

Ces expositions collectives sont pour l’artiste l’occasion de multiplier les expérimentations, et de nourrir sa création. Elles constituent le fondement de sa production de la seconde moitié des années 1960. 

Les recherches spatio-temporelles

Grazia Varisco approfondit la recherche sur la perception spatio-temporelle initiée avec Arte Programmata en réalisant les Schemi Luminosi Variabili. 

Pour accentuer les effets optiques de ses créations, elle intègre de nouveaux matériaux à ses œuvres. Ainsi, l’emploi de verres industriels lenticulaires permet de jouer avec le schéma géométrique de ses compositions, en les déformant ou en les réfléchissant. 

Les développements artistiques de Grazia Varisco donnent lieu à trois expositions personnelles à Milan, d’abord à la Galleria Vismara (1966), puis à la Galleria Schwartz (1969), et enfin à la Galleria del Naviglio (1971). 

En parallèle de ses activités de peintre, Grazia Varisco exerce comme graphiste pour l’entreprise Rinascente (1961-1967), ainsi que pour la revue Abitare. Elle collabore également au plan intercommunal milanais (1962-1963). En raison de ses multiples activités et de ses deux enfants alors en bas-âge, Grazia Varisco s’éloigne progressivement des groupes artistiques auxquels elle était jusqu’alors liée. Cette émancipation provoque un renouvellement de ses œuvres, encouragé par ailleurs par ses séjours aux États-Unis entre 1969 et 1973. 

Un art de l’épure

Au tournant des années 1970, Grazia Varisco souhaite épurer ses créations. Sa réflexion la mène à proposer des cahiers lignés et à carreaux, sur lesquels sont tracés des points et des diagonales, et dont les feuilles sont parfois cornées. Extrapagina (1983), Grande depliant (1984), et Grande diagonale (1983/1984) participent à cette recherche de simplification. Les pliures qu’elle crée sur les pages à motif régulier permettent à Grazia Varisco de continuer à proposer des effets de perturbation visuelle. Cette même recherche d’épure pousse Grazia Varisco à s’intéresser aux absences et aux espaces potentiels. Cette réflexion donne lieu aux séries Assenze et Spazi potenziali (1974/1975). Il s’agit de structures métalliques aux formes géométriques, dont l’équilibre semble instable par la création de pliures.

L’instabilité comme sujet

À partir de 2001, l’attention de Grazia Varisco se concentre sur la thématique de l’instabilité et sur la perception de l’intérieur et de l’extérieur. Cette quête est à l’origine de plusieurs séries, notamment les Quadri Comunicanti en 2008. Les tableaux de la série sont disposés de façon irrégulière, mais les représentations qu’ils portent sont alignées horizontalement. De cette manière, les tableaux provoquent à la fois un sentiment de porosité des œuvres et d’instabilité. Les recherches de Grazia Varisco sur l’optique et l’instabilité sont récompensées par l’obtention de la chaire de Théorie de la perception à l’Accademia di Belle Arti di Brera à Milan, qu’elle occupe de 1981 à 2007. En 2007, elle reçoit même le prix national de la sculpture.

La cote des œuvres de Grazia Varisco

La cote des œuvres de Grazia Varisco connait un essor inédit depuis 2010, avec une hausse de l’indice des prix de 582% depuis lors. Ses sculptures constituent la moitié du volume des ventes. Elles s’échangent généralement pour 10 000 à 40 000 €. Le prix de vente des peintures et aquarelles est compris entre 1 000 et 5 000 €, et celui des estampes entre 100 et 500 €. Le record des ventes a été atteint en 2021 à Brescia (Italie) avec Schema luminoso variabile (1965/66), un assemblage adjugé pour 44 000 €.

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(Illus.) Portrait de l’artiste 

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Estimation gratuite Franco Grignani

Franco Grignani

Estimation et cote de l'artiste Franco Grignani

Franco Grignani (1908-1999) est un artiste italien rattaché au mouvement de l’Op Art. Bien qu’il ait étudié les mathématiques et l’architecture, l’essentiel de son œuvre est dans les arts graphiques. Lui-même se considérait comme un amateur autodidacte.

Estimation gratuite Franco Grignani

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Un artiste du second futurisme

Franco Grignani se rapproche du monde de l’art dans les années 1930, au cours des manifestations du Second futurisme à Pavie puis à Turin, où il étudie. Il mène des expériences photographiques, en utilisant la camera oscura pour représenter les perturbations optiques. En se concentrant sur les alternances, les distorsions et les vibrations, l’artiste explore les thématiques futuristes de la vitesse et des machines. Son Introspezione est même présentée à la Grande Mostra Nazionale Futurista de Rome en 1933.

Lorsqu’il obtient son diplôme d’architecture (1934), Franco Grignani s’installe à Milan et se rapproche de galeries d’art. La Galleria delle Tre Arti compte parmi les premières à présenter ses œuvres. 

À partir de 1935, Franco Grignani s’éloigne cependant de l’art figuratif, et se tourne vers l’abstraction. 

La carrière de graphiste de Franco Grignani

Après avoir participé à l’Exposition internationale de 1937 à Paris, Franco Grignani débute véritablement sa carrière de graphiste et publicitaire. À partir de 1938, il réalise des publicités pour différentes entreprises, notamment Cyma-Tavannes, SCAC, Fiat, Editoriale Domus, Electrolux, ou encore Fratelli Borletti. 

Ses activités artistiques sont interrompues lors de la Seconde guerre mondiale, lorsqu’il est chargé d’un cours de repérage d’avion, en tant qu’officier de l’armée italienne. Son enseignement sur la manière d’identifier des formes en mouvement nourrit ses recherches artistiques sur les phénomènes optiques. 

À l’issue du conflit, Franco Grignani retourne à sa carrière de graphiste et publicitaire et noue plusieurs partenariats de long terme. Entre 1947 et 1961, il occupe le poste de directeur artistique de Bellezza d’Italia. A la même période, il travaille pour le Studio Boggeri, et commence à collaborer avec Alfieri & Lacroix (1952-1979). Les publicités qu’il conçoit alors sont autant d’expériences visuelles, très différentes des propositions de ses concurrents, qui mettent en valeur le travail et la vie familiale. 

La carrière de Franco Grignani est récompensée par l’obtention de la palme d’or de la publicité en 1959, et du Leone d’Argento à la première exposition nationale de photographie à Venise en 1962.

Les peintures de Franco Grignani et l’abstraction géométrique

En parallèle de son activité de publicitaire, Franco Grignani pratique la peinture de façon plus personnelle, dans un style inspiré de l’abstraction géométrique. 

Les toiles de Franco Grignani, le plus souvent en noir et blanc, traduisent ses recherches sur les déformations visuelles. Il compose des formes géométriques, le plus souvent des rubans et spirales, qui proposent des effets optiques déstabilisant le spectateur. Par ses recherches sur l’optique et le dynamisme des formes, Franco Grignani compte parmi les pionniers du mouvement de l’Op Art. 

La création picturale de Franco Grignani ne prend le pas sur son activité de graphiste qu’après la grande rétrospective organisée par la ville de Milan à la Rotonda della Besana en 1975. Après cette date, l’artiste se concentre sur la peinture et la critique artistique. 

Les groupes de recherche de Franco Grignani

Les toiles de Bridget Riley prennent une dimension lyrique à partir de 1974, en conséquence de l’admiration qu’elle développe à ce moment pour les maîtres anciens tels qu’Albrecht Altdorfer, Pierre-Paul Rubens, Titien et Giambattista Tiepolo. Cette mutation se traduit par la réalisation exclusive de Curve Paintings entre 1974 et 1978.

La cote des œuvres de Franco Grignani

La cote des œuvres de Franco Grignani a pris un essor considérable à partir de 2006. Bien que l’élan initial se soit essoufflé, l’indice des prix de l’artiste est aujourd’hui 495% supérieur à celui de 2006. 

Ses œuvres s’échangent avant tout en Italie, mais les marchés autrichiens et anglais sont également friands des œuvres de Franco Grignani. 

Les estampes et dessins s’échangent généralement pour 500 à 5 000 €. Pour obtenir une photographie, il faut compter 1 000 à 5 000 €. Enfin, un budget compris entre 1 000 et 50 000 € permet d’acquérir une toile de Franco Grignani. Les adjudications hautes peuvent atteindre les 90 000 € comme le montre le record des ventes, remporté à Londres en 2016 avec Proiezione accumulata (1965), adjugé 96 543 € (85 000 £). 

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(Illus.) Franco Grignani, couverture livre Venezia, alla galleria l’Elefante dessiné par Franco Grignani.

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Estimation gratuite Gerrit Rietveld

Gerrit Rietveld

Estimation et cote de l'artiste Gerrit Rietveld

Gerrit Thomas Rietveld (1884 –1964), artiste néerlandais, est un exemple unique de designer devenu architecte. Il joue un rôle déterminant dans la création de l’esthétique moderne, notamment à travers son implication au sein de De Stijl.

Estimation gratuite Gerrit Rietveld

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La formation de designer

Gerrit Rietveld se forme au travail du mobilier dès l’âge de 12 ans, dans l’atelier de son père. Il suit un enseignement de dessin et d’ornementation à la Kunstindustrieel Onderwijs du Museum van Kunstnijverheid d’Utrecht (1904-1908). L’intérêt de Gerrit Rietveld s’étend progressivement vers les arts appliqués.

Après avoir travaillé comme dessinateur pour C. J. Begeer, bijoutier d’Utrecht (1906-1911), Gerrit Rietveld installe un atelier de meubles à Utrecht (1917). Il cherche alors à simplifier la fabrication des meubles pour les rendre plus accessibles au plus grand nombre.

Artiste de De Stijl

Gerrit Rietveld s’investit auprès de De Stijl en 1919, et collabore avec le journal jusqu’en 1931. Ce contact lui permet d’exposer régulièrement à l’étranger.

C’est la chaise en bois qu’il dessine en 1918 qui assure à Gerrit Rietveld une renommée internationale. Sa structure, composée de plans horizontaux et verticaux rectilignes, brouille les volumes de la chaise, et introduit l’idée que le meuble flotte dans l’espace. La chaise est éditée à plusieurs reprises, et en 1923, sur les conseils de Bart van der Leck, Gerrit Rietveld applique une laque brillante de couleur primaire sur la chaise. La chaise Rouge et bleue lui assure une réputation auprès de l’Avant-garde.

Gerrit Rietveld poursuit l’expérience, en appliquant des couleurs primaires en combinaison de blanc, noir et gris, sur ses architectures et mobilier. Il considère que la couleur doit être subordonnée au dessin du meuble, et le mettre en valeur.

Ses œuvres sont présentées à l’exposition de 1923 Les Architectes du groupe ‘de Stijl’ (Hollande) à Paris à la Galerie de l’Effort Moderne, et suscitent l’engouement du public.

A partir de 1920, Gerrit Rietveld réalise également des aménagements intérieurs. Le cabinet du Dr Hartog, à Maarssen près d’Ultrecht constitue sa première réalisation architecturale.

A cette période, Gerrit Rietveld manifeste un fort intérêt pour la typographie. Il réalise ses propres caractères, qu’il applique sur les façades de ses bâtiments, et reçoit également des commandes de la part de magazines comme De Gemeenschap et Nieuw Rusland.

Gerrit Rietveld, l’architecte

C’est en 1924 que Gerrit Rietveld bascule véritablement à l’architecture. Avec la Maison Schröder, construite dans la banlieue d’Utrecht en collaboration avec madame Truus Schröder-Schräder, l’artiste produit un véritable manifeste architectural de De Stijl. Tout comme dans ses meubles, il brouille la limite entre l’espace intérieur et extérieur, et affirme la structure en rendant évident le système de construction. La maison présente des surfaces planes de tailles variables, aux couleurs primaires, combinées à la verticale et à l’horizontale.

Par la suite, Gerrit Rietveld se rattache au fonctionnalisme. Il participe à ce titre au Congrès Internationaux d’Architecture Moderne. Il se concentre alors dans les années 1930 sur la conception de meubles et d’architectures réplicables en série. L’artiste mène des expérimentations sur les chaises pouvant être faites d’une pièce (1927-1942), et sur des projets d’habitats modulaires dont tous les éléments essentiels – cuisine, toilettes et douche – pourraient être produits en série (1929-1958).
Après des critiques initiales portant sur son manque de connaissances dans les techniques de construction, Gerrit Rietveld obtient finalement de grandes commandes à partir des années 1950. Après les immeubles d’habitation, les magasins et les maisons privées, l’architecte réalise des espaces d’expositions. Le pavillon néerlandais pour la Biennale de Venise (1954), et celui qu’il dessine pour l’exposition temporaire pour l’exposition Sonsbeek à Arnhem (1954) se caractérisent par le fait qu’il définit l’espace sans pour autant l’enserrer. Gerrit Rietveld continue de brouiller la limite entre l’espace interne et externe, mais désormais par de larges surfaces vitrées.

En 1961, Gerrit Rietveld établit un partenariat avec les architectes Johan van Dillen et J. van Tricht pour pouvoir mener ses projets de grande ampleur. La dernière commande de Gerrit Rietveld est celle du Rijksmuseum Vincent van Gogh (1963-1973) à Amsterdam, mais il meurt avant que les plans ne soient achevés.

La cote des œuvres de Gerrit Rietveld

L’indice des prix des œuvres de Gerrit Rietveld s’est stabilisé après l’envolée de 2006-2007. Conçus pour être produits à grande échelle, nombre de ses meubles sont encore en circulation sur le marché de l’art. Les pièces les plus simples s’acquièrent pour 1 000 à 5 000 €, mais les prix atteignent régulièrement les 50 000 €. Le record des ventes est aujourd’hui détenu par un fauteuil d’aluminium (v. 1960/1962), exemplaire rare dans la production du designer (vendu 312 273 € (390 000 $ ) à New York en 2012).

Gerrit Rietveld, chaise Rouge et bleue (version colorée de 1923).

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Estimation gratuite Marcel Breuer

Marcel Breuer

Estimation et cote de l'artiste Marcel Breuer

Marcel Breuer (1902-1981), dessinateur de meubles et architecte d’origine hongroise, s’inscrit dans le mouvement du fonctionnalisme. Il a révolutionné le design et l’architecture par son implication dans De Stijl et le Bauhaus.

Estimation gratuite Marcel Breuer

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Marcel Breuer, concepteur de mobilier

Marcel Breuer débute sa carrière comme concepteur de meubles et architecte. Il étudie brièvement à l’Akademie der Bildenden Künste de Vienne en 1920, mais la quitte presque immédiatement car il est intégré au Bauhaus de Weimar, sur recommandation de l’architecte hongrois Fred Forbat.

Au sein du Bauhaus, Marcel Breuer rejoint l’atelier de menuiserie. S’inspirant à la fois du Constructivisme et des cultures extra-européennes, il crée des meubles qui se détournent des formes traditionnelles, envisagées comme des symboles de la vie bourgeoise. Sa chaise Africaine (1921) compte parmi ses premières créations.
Après sa rencontre avec Theo Van Doesburg à Weimar en 1921-1922, Marcel Breuer adopte l’esthétique de De Stijl. Influencé par la chaise bleue et rouge de Gerrit Rietveld (1923), Marcel Breuer cherche à mettre en valeur la structure de ses chaises.

Afin de rendre ses créations moins onéreuses, Marcel Breuer privilégie le contreplaqué à partir de 1923.

Après un séjour à Paris en tant qu’architecte, il rejoint le Bauhaus de Dessau en 1925 en tant que « Jungmeister » (chef d’atelier). Ce poste lui permet de mener des expériences. A partir de 1925, Marcel Breuer affirme un rejet de l’ornement et du formalisme. Il met au point la chaise tubulaire la même année. Inspiré par la légèreté de la bicyclette, il crée une première chaise tubulaire, intitulée Wassily. L’emploi du tube métallique est un apport révolutionnaire pour l’histoire du mobilier. Marcel Breuer réalise par la suite la chaise d’appoint « traineau », et la chaise d’appoint en porte-à-faux.

A partir de 1927, Marcel Breuer crée sa propre société, Standard-Möbel, qui est racheté en avril 1929 par le fabricant Thonet. Cette entreprise lui permet de fabriquer en série et commercialiser ses premiers projets en tubes d’acier. Marcel Breuer propose alors une gamme de meubles modulaires, qui peuvent être assemblés selon les besoins. Son meuble le plus connu est la chaise B32 (1928) en acier chromé, bois et rotin.

Marcel Breuer, architecte

Lorsque le Bauhaus passe sous la direction de Hannes Meyer, Marcel Breuer quitte le Bauhaus. Il suit Walter Gropius à Berlin, et travaille au sein de son bureau d’architecture de 1928 à 1931. Il s’occupe principalement d’aménagement intérieur de maisons et d’espaces d’expositions.

Ses projets sont d’abord d’inspiration américaine, comme le plan de circulation à plusieurs niveaux pour la Potsdamer Platz de 1928, repris d’une chaine de montage américaine. Par la suite, Marcel Breuer connait une période constructiviste, dont témoigne le projet du théâtre Khar’kov (1931). Enfin, il adopte le purisme corbuséen. La maison Harnismacher (1932) à Wiesbaden est sa première construction neuve, dans un style corbuséen.

Marcel Breuer continue à concevoir des meubles. En 1932, il développe son premier meuble en aluminium, produit en série par la firme suisse Embru à partir de 1934. Cette création, qui se distingue par sa légèreté et sa flexibilité, lui vaut de remporter le concours international de l’aluminium à Paris en 1933.

Marcel Breuer dans les pays anglo-saxons

A la suite de Walter Gropius, Marcel Breuer se rend en Angleterre puis aux Etats-Unis, ce qui contribue à diffuser le fonctionnalisme dans les pays anglo-saxons.
En octobre 1935, Marcel Breuer suit Walter Gropius en Angleterre. Sur ses recommandations, il réalise une version en contreplaqué de sa chaise longue en aluminium pour la société Isokon de Jack Pritchard. Cette dernière est aujourd’hui considérée comme l’un des premiers exemplaires de design biomorphique.

Walter Gropius et Marcel Breuer sont ensuite conviés à Harvard et à Cambridge, en tant que professeurs d’université, en 1937. Ensemble, ils fondent un bureau d’architecture, consacré aux maisons unifamiliales. Le cabinet est cependant dissout dès 1941.

A l’issue de la guerre, Marcel Breuer quitte l’enseignement, et déménage à New York en 1946, où il ouvre un cabinet personnel d’architecture. Son bâtiment le plus renommé est le siège de l’UNESCO en forme de Y (1952-1958) à Paris, créé en collaboration avec Pier Luigi Nervi et Bernard Zehrfuss.

A cette période, Marcel Breuer élabore son style architectural personnel, en employant le béton de manière sculpturale. Il applique cette esthétique sur le Whitney Museum of American Art, à New York, en prenant en compte les exigences de conservation des œuvres d’art.

Marcel Breuer se retire de la vie professionnelle pour raisons de santé en 1976, et meurt à New York en 1981.

La cote des œuvres de Marcel Breuer

Artiste polyvalent, Daniel Buren a exploré les différents médiums et s’est essayé à de nombreuses matières. Dessins, objets, estampes, sculptures ou encore peintures : ce sont là tous les travaux qu’il laisse derrière lui, car plus l’artiste a progressé dans sa démarche artistique, et plus ses œuvres sont devenues éphémères au fil du temps. Ces pièces rares peuvent être accessibles comme être particulièrement prisées des collectionneurs, notamment en ce qui concerne ses peintures et ses sculptures. L’estimation d’une peinture de Daniel Buren varie entre 469€ et 1 338 825€. À titre d’exemple, une Peinture aux formes variables de 1966 est estimée entre 400 000€ et 600 000€. Quant aux sculptures, le modèle sur bois Barre haute de 2001 s’est vendu à 8900€, mais son Cadre décadré – 04 a4, lui, est estimé entre 35 000€ et 45 000€.

Marcel Breuer, Chaise B3

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Pierre Cardin

Pierre Cardin

Estimation et cote de l'artiste Pierre Cardin

Pierre Cardin (1922-2020) est une figure incontournable de la mode et du design du XXe siècle. Couturier visionnaire, entrepreneur audacieux et designer prolifique, il a marqué son époque par une esthétique futuriste et une approche multidisciplinaire de la création. Véritable pionnier du prêt-à-porter de luxe et du design total, Pierre Cardin a également laissé sa trace dans les domaines de l’architecture, du mobilier et des arts décoratifs.

Estimation gratuite Pierre Cardin

Prix des œuvres de Pierre Cardin

  • Mobilier / design - entre 800 € et 50 000 €

  • Objets / luminaires - entre 300 € et 20 000 €

  • Vêtements / Haute couture - entre 150 € et 10 000 €

  • Œuvres architecturales / prototypes - prix très variables selon leur rareté

Vous possédez un meuble, un objet de design, un vêtement signé Pierre Cardin ? Vous souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement votre pièce grâce à Estimon’objet, la référence en expertise d’objets et d’œuvres de créateurs. Nos commissaires-priseurs partenaires vous fournissent une estimation rapide, confidentielle et professionnelle, en ligne, en quelques jours seulement.

Pierre Cardin, couturier du futur et designer total

Né en 1922 en Italie, Pietro Cardin émigre en France avec sa famille dans les années 1920. Très jeune, il se passionne pour la couture et débute son apprentissage chez un tailleur à Saint-Étienne, avant de rejoindre la Maison Paquin puis Elsa Schiaparelli. En 1947, il devient le chef d’atelier de Christian Dior, juste après la révolution du New Look. Mais c’est en fondant sa propre maison en 1950 que Cardin commence réellement à marquer de son empreinte le monde de la mode. Très vite, il impose une esthétique futuriste et expérimentale, influencée par l’espace, la technologie et les formes géométriques. Ses robes « bulles », ses vestes structurées et ses créations unisexes défient les conventions du vêtement.

Pierre Cardin, l’art du design et de la diversification

Visionnaire, Cardin ne se limite pas à la mode. Il est l’un des premiers à envisager la création comme un art de vivre global. Dès les années 1970, il conçoit du mobilier, des luminaires, des montres, des stylos, des parfums, et même de la vaisselle ou des voitures. Son style, reconnaissable entre mille, joue sur les formes arrondies, les matières plastiques et métalliques, et un goût affirmé pour la modularité. Son mobilier des années 1970-1980, en collaboration avec des designers comme Serge Manzon, incarne cette esthétique : formes galbées, couleurs franches, laque brillante, intégration technologique. Ces pièces sont aujourd’hui hautement recherchées par les collectionneurs de design vintage et souvent adjugées dans les grandes maisons de ventes.

Une carrière entre modernité, audace et indépendance

Pierre Cardin est aussi célèbre pour son esprit d’indépendance. Refusant les codes de la haute couture traditionnelle, il mise très tôt sur le prêt-à-porter et développe une stratégie de licences à l’international, le rendant accessible à un large public tout en bâtissant un empire mondial. Dans les années 1980, il rachète le théâtre des Ambassadeurs (qu’il rebaptise Espace Cardin) à Paris, en fait un lieu de création pluridisciplinaire, et acquiert le château de Lacoste, ancien domaine du marquis de Sade, qu’il restaure entièrement. Figure à la fois célébrée et controversée pour son approche commerciale, il n’en reste pas moins une icône de la modernité et de la démocratisation du luxe, dont le nom résonne toujours avec force dans l’histoire de la création contemporaine.

Pierre Cardin, une cote en pleine redécouverte

Depuis sa disparition en 2020, l’intérêt pour les créations de Pierre Cardin ne cesse de croître. Les collectionneurs, les passionnés de design et les amateurs de mode vintage redécouvrent l’ampleur de son œuvre. Son mobilier des années 1970 et 1980, encore sous-estimé il y a quelques années, fait désormais l’objet de ventes record. Les créations de Cardin sont régulièrement à l’honneur, qu’il s’agisse de vêtements Haute Couture, de prototypes de mobilier ou d’objets signés. Quelques ventes remarquables des œuvres de Pierre Cardin :

  • Table basse circulaire laquée rouge (1970), adjugée 16 900 € 

  • Commode en laque noire et chrome (années 1980), vendue 9 500 € 

  • Robe Haute Couture (modèle 1968), adjugée 7 800 € 

  • Lampe sculpturale en métal chromé, vendue 4 300 € 

  • Bureau et fauteuil en laque blanche et aluminium, ensemble vendu 22 000 € 

Vous avez en votre possession une pièce de mobilier signée Pierre Cardin, une robe d’époque ou un luminaire d’avant-garde ? Ne laissez pas ces trésors dans l’ombre. Estimon’objet vous propose un service d’estimation en ligne rapide, gratuit et confidentiel, réalisé par des professionnels du marché de l’art et du design. Obtenez une évaluation fiable et vendez au meilleur prix. Pierre Cardin n’a jamais cessé de créer, d’innover, de repousser les frontières entre art, mode et design. Aujourd’hui, ses œuvres séduisent une nouvelle génération de collectionneurs. Estimon’objet vous accompagne pour révéler leur véritable valeur.

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Jean Michel Sanejouand

Jean-Michel Sanejouand

Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Sanejouand

Figure libre et radicale de l’art contemporain, Jean-Michel Sanejouand est un peintre et sculpteur français, originaire de la région lyonnaise. Après l’obtention de son diplôme de l’Institut d’Études Politiques de Lyon en 1955, il réalise quelques œuvres de peinture abstraite. À partir de 1962, il se tourne vers les assemblages d’objets du quotidien, dans la lignée des ready-made de Marcel Duchamp : cette production prend le nom de Charges-Objets.

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Jean-Michel Sanejouand sculpture avant peinture

Jean-Michel Sanejouand réalise sa première exposition en 1967, Sculpture sur mesure, dans la cour de l’École Polytechnique. Il s’agit de plusieurs compositions métalliques, et plus précisément de douze modules autoportants. Chacun comporte des échafaudages formant deux cubes superposés de quatre mètres de côté : le cube supérieur doit être empli d’un ballon-sonde gonflé. Cette installation détonne par des dimensions qui ne connaissent que peu d’équivalent en Europe. Il s’agit pour l’artiste de transposer son travail d’assemblage, initié quelques années auparavant, à une autre dimension, quasiment architecturale.

Début des espaces-peintures

À la fin des années 1960, Jean-Michel Sanejouand débute la création de ses Espaces-Peintures, série de toiles en couleur représentant des paysages naturels. Les lignes directrices des tableaux sont tracées grâce à des routes colorées. Il abandonne par la suite la couleur avec la série des Peintures Noir et Blanc entre 1986 et 1992.

Jean-Michel Sanejouand est alors décrit comme une figure emblématique de la scène artistique à partir des années 1960. Certains spécialistes, à l’instar de Didier Ottinger, conservateur du patrimoine, le qualifient “d’héritier de la démarche entreprise par Marcel Duchamp”. Son travail oscille ainsi entre plusieurs disciplines : sculpture, peinture et assemblage.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Bernard Lorjou

Ses œuvres, tant dans le domaine de la sculpture que de la peinture ou de la production mobilière, se retrouvent abondamment sur le marché de l’art. La côte des fauteuils de type Rocking Chair se situe autour de 6 000 euros, tandis que des sculptures telles que Le silence, produite en 1996, atteignent un prix d’adjudication élevé, en l’espèce 90 000 euros.

(Illus.)Sculpture sur mesure, 1967 – Cour de l’École Polytechnique

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Estimation gratuite Isamu kenmochi

Isamu Kenmochi

Estimation et cote de l'artiste Isamu Kenmochi

Né en 1912 et décédé en 1971, Isamu Kenmochi est un designer moderniste japonais, grand représentant du design industriel japonais. Il étudie à la Haute école des arts industriels de Tokyo avant de travailler à l’institut de recherche pour les arts industriels dans cette même ville.

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Tout savoir sur Isamu Kenmochi

Le design industriel japonais se caractérise d’abord par des œuvres qui sont à la fois esthétiques, utiles et discrètes. Il se réfère en même temps aux principes hérités de la culture traditionnelle japonaise à savoir l’élégance, la sensibilité, l’harmonie ou la sensorialité. Il s’agit finalement d’allier le beau à l’utile.

Kenmochi travaille de concert avec Isamu Noguchi à partir de 1950. Ce dernier a d’abord débuté sa carrière dans l’atelier du sculpteur Brancusi à Paris. Les deux designers sont les pionniers d’un design japonais moderne où il s’agit d’intégrer les matériaux des arts ancestraux japonais aux nouvelles créations. Cela se traduit par exemple par l’usage de l’osier tressé dans la réalisation de fauteuils. Ce principe est illustré dans le Round Rattan Chair de 1960. Ce fauteuil tout en rondeur se veut très minimaliste, car les lignes sont réduites à l’essentiel. Il s’inscrit ainsi dans la veine moderniste. Dans d’autres œuvres, l’artiste mêle l’osier à des matériaux typiques du design industriel, comme le métal. La Bamboo Basket Chair ou Chaise panier en bambou réalisée en 1950 par Kenmochi et Noguichi est emblématique de ce design.

Après avoir visité les États-Unis où il se renseigne davantage sur les recherches en matière de design industriel, Kenmochi devient l’un des membres fondateurs de l’Association des designers industriels japonais, en 1952. Cette association permet à plusieurs designers japonais d’approfondir leurs recherches à propos du design industriel et de son adaptation aux matériaux traditionnels japonais comme le bambou par exemple.

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Le design de Kenmochi rencontre encore aujourd’hui un grand succès visible dans le domaine du marché de l’art. En effet, rien qu’en 2021, de nombreuses ventes de mobilier signé par Kenmochi ont eu lieu à travers le monde. La côte du designer est actuellement d’environ 3 000 euros pour ce qui concerne des lots de deux à trois fauteuils en bois dont la hauteur est de 75 centimètres. Un lot de fauteuils dits Haco, en bois, et mesurant 76 centimètres de haut a été adjugé pour 3 600 euros en mars 2021.

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Estimation gratuite Alessandro Mendini

Alessandro Mendini

Estimation et cote de l'artiste Alessandro Mendini

Né en 1931 à Milan, Alessandro Mendini est un designer et théoricien du design italien. Il étudie à l’École Polytechnique de Milan où il achève son doctorat en 1959. Il devient en parallèle rédacteur en chef de la revue Casabella – une revue d’architecture qui est une référence à l’époque -, puis fonde la revue Modo – qui est fondée en 1977 et est consacrée au design. Il se distingue par sa volonté d’introduire une nouvelle pratique du design : le « redesign ».

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Design: passion d'Alessandro Mendini

Il s’agit en effet de reprendre des œuvres phares du design, tel le Fauteuil Wassily de Marcel Breuer (1925-1926) et de les détourner en y apportant des motifs appliqués sur le cuir par collage.

Il agit de même avec la chaise Supperleggera de Gio Ponti (1891-1979) sur laquelle il appose des insignes. C’est par des réalisations de ce type qu’il devient le théoricien et designer majeur du Studio Alchimia, un groupe d’avant-garde post-radical fondé à Milan en 1976 par Alessandro et Adriana Guerriero. Ce groupe a pour but de “matérialiser la chose non existante”. Alessandro Mendini cherche dans son travail à remettre en question la discipline du design, qui ne peut véritablement s’accomplir sans se libérer du poids du passé et des réalisations antérieures. Avec le “redesign”, il cherche à prouver que « le sens et la valeur d’un objet peut tenir exclusivement à la décoration qu’on y applique[1] ».

En parallèle, Mendini défend également le « design banal » afin de pallier le constat d’un « vide culturel et intellectuel du design de masse des sociétés industrielles[2] ». Par ce concept de “design banal” il cherche à mettre en avant la valeur des ornements de façade qu’on retrouve sur les objets du design. C’est dans ce but qu’il crée le Fauteuil Proust en 1978. À partir d’un fauteuil aux formes complexes et chantournées proche d’un style Louis XV, il appose de petits ornements selon une technique pointilliste où des dés de couleurs se superposent dans des teintes vives. Parmi ses nombreuses réalisations, Mendini lance en 1981 une gamme de meubles, Mobile Infinito où les éléments décoratifs en métal aimanté sont combinables au gré des envies de l’utilisateur.

Finalement, sa pratique de « l’Anti-design » marque la fin des « interdits modernistes[3] », qui se traduisaient par la mise en avant de l’authenticité, la mise en avant d’échelle de valeurs, la rationalisation et l’absence d’ornements. Il donne ainsi naissance à une nouvelle grammaire du design associée à un nouveau langage symbolique des formes. Il propage ainsi les idées du post-modernisme. Ce mouvement cherche avant tout à détruire des conventions artistiques centrées sur l’auto purification du médium de création afin de s’affranchir de toutes références historiques. Il y a aussi surtout la volonté d’annihiler tout rapport de valeur entre une culture d’élite et une culture populaire afin de créer un objet qui soit en quelque sorte “impure”. “L’anti-design” tel qu’il est pratiqué par Mendini s’exprime dans le renversement de l’échelle de valeurs jusqu’alors existante pour créer des objets qui ne soient pas purs, esthétiques, et standardisés pour créer quelque chose d’hybride.

Estimation et cote d'Alessandro Mendini sur le marché de l'art

Alessandro Mendini continue d’influencer aujourd’hui encore le monde du design. Son influence apparaît nettement lors des ventes aux enchères. Sa cote actuelle concernant la vente de fauteuils Proust, en bois et aux dimensions suivantes : 108 x 104 x 116 centimètres, est d’environ 31 000 euros. En 2021, un fauteuil Proust datant de 1978 a été adjugé 42 000 euros, alors qu’il était estimé entre 15 000 et 20 000 euros.

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Estimation gratuite Tendo Mokko

Tendo Mokko

Estimation et cote de l'artiste Tendo Mokko

Tendo Mokko est une marque de fabrique de meuble japonaise créée en 1940 dans la ville de Tendo, non loin de Tokyo. La caractéristique de cette ville était de travailler le bois et en particulier les pièces du jeu d’échecs japonais. Les Yamagata, artisans de la ville de Tendo, sont en effet reconnus dans leur travail car ils ont la réputation d’allier curiosité, technique et patience à travers leur savoir-faire.

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Naissance de Tendo Mokko

À compter des années 1940, le contreplaqué, un matériau formé à partir de la superposition de fines plaques de bois collées à fibres opposées, offre de nouvelles possibilités dans la création de meubles pour les artisans de Tendo. C’est ainsi que naît la marque Tendo Mokko qui existe encore aujourd’hui et qui est l’une des premières au Japon à utiliser ce matériau, novateur pour l’époque. Cette coopérative d’ébénistes et de charpentiers souhaite avoir une production de masse tout en préservant la haute qualité du mobilier. En effet, le bois du contreplaqué, issu de conifères, est un matériau moins onéreux que le bois massif car il nécessite moins d’arbres à couper. La marque cherche aussi à valoriser la solidité de ses meubles faits pour durer et être transmis de génération en génération.

La qualité avant la quantité

La marque collabore en outre avec des architectes et designers japonais renommés et met en avant, à travers leurs réalisations, la souplesse du contreplaqué permettant de créer du mobilier tout en rondeur.

Tendo Mokko cherche avant tout à mettre en avant la qualité des meubles produits. Créés à partir d’un matériau composite, les meubles s’éloignent des créations réalisées avec des essences considérées comme « nobles », tel le noyer ou le bois de teck par exemple. Si la ligne des meubles est gracieuse et soignée, leur solidité n’est pas pour autant négligée et les meubles sont particulièrement légers. Enfin, une part belle est donnée aux textures, puisque la marque n’oublie pas le plaisir du toucher pouvant être ressenti par les utilisateurs. En effet, l’aspect extérieur du bois est très lisse et délicat, tandis que les matériaux textiles sont d’une grande douceur et d’un confort enveloppant.

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Les artistes les plus représentés aux enchères sont Isamu Kenmochi, Sori Yanagi et Saburo Inui. Leurs côtes sont relativement stables. Les tabourets Butterly de Yanagi avoisinent régulièrement les 4 000 euros et la moyenne des prix observés pour les tables basses de Saburo Inui est de 3 000 euros. Les tables basses d’Isamu Kenmochi atteignent des montants plus élevés, l’une d’elles, passée en vente le 26 mars 2015, obtient une adjudication de 13 480 euros.

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Estimation gratuite yonel lebovici

Yonel Lebovici

Estimation et cote de l'artiste Yonel Lebovici

Yonel Lebovici est un designer français, né en 1937. Il obtient en 1955 un diplôme d’aéronautique, puis suit des cours de dessin à la Grande-Chaumière, académie d’art privée située à Paris. Par la suite, il entre à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués, puis à l’École des Arts et Métiers en 1957.

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Yonel Lebovici, le design au service de la maison

Il rejoint en 1962 le studio de Serge Mansau, sculpteur et designer spécialisé dans la création de flacons de parfums, où il s’initie à la technique du verre soufflé. Sa première œuvre, intitulée Aquariophile, est une table créée en 1965.

En 1969, Yonel Lebovici ouvre son propre atelier de sculpture à Paris. Il y réalise ses premières œuvres lumineuses. La même année, il conçoit la lampe Satellite, en plexiglas et acier chromé. Il l’édite en 1977 en vingt exemplaires de plus petite taille.

En parallèle, il ouvre la galerie Formes et Couleurs dans le XVIIIème arrondissement parisien, et y expose des objets insolites chinés aux Puces, qui côtoient ses propres créations.

Au début des années 1970, Yonel Lebovici commence à transposer et agrandir des objets industriels et usuels avec beaucoup d’humour : la prise électrique devient Lampe Fiche Mâle en 1978, la table de salle à manger est montée sur des couverts de taille monumentale avec Les Dessous de table en 1992. Il donne d’ailleurs le nom de Sculptures utiles à ce type de création. Parmi celles-ci, Burotube et la lampe Pantographe sont des créations uniques, en l’espèce détenues par Yvon Poullain, collectionneur et mécène de l’artiste.

Les oeuvres et la cote de Yonel Lebovici

En 1980, le designer participe à plusieurs expositions, notamment au Musée des Arts Décoratifs et au Salon du Luminaire ; il s’y voit décerner le prix « Lampe d’argent ». Lebovici voit alors ses œuvres régulièrement exposées, au Salon des Artistes Décorateurs ou encore au Centre Pompidou, dans le cadre de l’exposition « Lumière, je pense à vous ».

L’artiste meurt en 1998. Son œuvre est abondamment présente aujourd’hui dans les collections permanentes du Fonds National d’Art Contemporain et du Musée des Arts Décoratifs. Entre sculpture et design, ses créations oscillent entre 500 et 2 000 euros pour les petites pièces et entre 3 000 et 50 000 euros pour les luminaires. Les Dessous de table reste l’œuvre adjugée au montant le plus élevé, avec 170 232 euros en septembre 2007.

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Estimation gratuite Joseph Andre Motte

Joseph-André Motte

Estimation et cote de l'artiste Joseph-André Motte

Né en 1925 et décédé en 2003, Joseph-André Motte est un designer et architecte d’intérieur français très reconnu. Il est formé à l’école des arts appliqués à l’industrie à Paris, avec des professeurs tels René Gabriel et Louis Sognot. Il est influencé par le designer américain Charles Eames et l’architecte Ludwig Mies van der Rohe dans la recherche d’une ligne pure et la création de mobilier à partir de matériaux industriels (métal et cuir par exemple).

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Joseph-André Motte, les débuts d'un designer hors-pair

En 1954, il cofonde l’Atelier de recherche plastique (ARP) aux côtés de Pierre Guariche et Michel Mortier. Cet atelier signe collectivement des travaux de recherche, une première à l’époque. Ils cherchent à créer du mobilier accessible tout en soignant l’esthétique des objets dans un certain héritage classiciste. La même année, il forme le Groupe 4 avec Alain Richard, Geneviève Dangles et René-Jean Caillette. Ses œuvres sont finalement emblématiques des années 1950 par leur forme alliant rondeur, simplicité et élégance.

La cote et les créations de Joseph-André Motte

Joseph-André Motte a autant créé des meubles que participé à des projets d’architecture dans le cadre de commandes publiques et privées. Il est par exemple à l’origine de l’aménagement intérieur de l’aéroport d’Orly-Sud ou de l’aménagement de la gare maritime du Havre. Entre 1974 et 1984 il réalise aussi la rénovation et l’aménagement d’une centaine de stations du métro parisien, comme la station La Chapelle par exemple, suite à la demande de la RATP. De son travail émerge le style surnommé « Andreu-Motte » qui fait référence à sa collaboration avec l’architecte Paul Andreu. Le fruit de leur travail se traduit par le carrelage blanc, les banquettes embouties sur rame métallique et sièges en plastique et des lignes d’éclairage de couleur. Chaque station est aménagée autour d’une couleur particulière, ce qui permet à ses usagers de la reconnaître plus facilement. Le siège à coque individuel devient la pièce maîtresse emblématique du métro.

De plus, il a été enseignant à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et a reçu Le Compasso d’Oro en 1970, le prestigieux prix italien du design.

Les créations du designer Joseph-André Motte sont toujours présentes sur le marché comme en attestent les dernières ventes aux enchères. Sa cote est élevée en ce qui concerne des lots très caractéristiques de son travail, les fauteuils ou chauffeuses : environ 55 000 euros. Un lot de deux Chauffeuses chromées, réalisées en métal chromé et de 79,5 centimètres de hauteur a été adjugé 40 000 euros lors d’une vente aux enchères qui a eu lieu en juin 2021.

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Estimation gratuite Louis Sognot

Louis Sognot

Estimation et cote de l'artiste Louis Sognot

Né en 1892 et décédé en 1970, Louis Sognot est un artiste décorateur et un designer français. Il a été élève à l’École Bernard Palissy, puis chez Jansen, une maison de décoration d’intérieur qui lui enseigne l’ébénisterie. Il dirige par la suite l’atelier Primavera à Paris qui est le lieu de l’Art déco. Cela lui permet d’y présenter ses propres créations, tel son Fauteuil, édité en 1925, en cuir et aux accoudoirs courbés en métal.

Estimation gratuite Louis Sognot

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Louis Sognot, artiste du courant moderne et fonctionnaliste

Il adhère à partir de cette période au mouvement moderne et au fonctionnalisme, ce qui transparaît dans son travail de la ligne, des matériaux utilisés et de l’esthétique d’ensemble du mobilier qu’il crée. Le fonctionnalisme est un courant né dans l’architecture d’abord, puis qui s’est développé dans le design qui prône l’idée selon laquelle un objet est beau selon la manière dont il est employé par son utilisateur.

À l’occasion du Salon d’Automne de 1927, il présente un tabouret de bar en tubes de métal chromé. Il s’appuie sur les exemples du design français tels que Robert-Mallet Stevens ou Francis Jourdain. Il est aussi évidemment influencé par le travail de Marcel Breuer. Ces trois figures de l’architecture et du design sont des fers de lance du mouvement moderne, un mouvement qui accompagne les changements sociaux, culturels et techniques en ce début du XXème siècle et qui prône un habitat individuel et fonctionnaliste en milieu urbain. En 1930, Louis Sognot adhère à l’Union des Artistes Modernes, un mouvement qui réunit les artistes décorateurs et les architectes, fondé par Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Charles Edouard et Pierre Jeanneret et Robert Mallet-Stevens.

Un pionnier du design du XXe siècle

À la fin des années 1920 et jusqu’en 1933, il collabore avec la peintre et décoratrice Charlotte Alix. Tous deux fondent le Bureau International des Arts Français. C’est dans ce cadre-là que les deux artistes travaillent avec la société du Duralmin, spécialisée dans le travail de l’aluminium et plus particulièrement dans la fabrication des tubes d’aluminium à destination des architectes et designers. En 1929, ils créent ainsi un salon de thé en duralium, un alliage d’aluminium, de cuivre, de magnésium et de manganèse, à destination des grands magasins du Printemps. La réception de leur travail par la critique est très positive et Raymond Cogniat vante notamment leur capacité à allier l’industriel au décoratif. Pour cela, ils sont parvenus à allier bois et métal selon un mélange finement réfléchi. Louis Sognot se fait aussi remarquer dans sa capacité à utiliser des matériaux modernes, en plus du duralium, à savoir le verre ou la glace, produits à échelle industrielle depuis peu. Louis Sognot crée par exemple en 1929 un Guéridon en ébène de Macassar et métal. Le pied est en métal courbé et l’ensemble est dans des tons sombres. Les formes sont réduites à l’essentiel.

La collaboration entre Charlotte Alix et Louis Sognot continue d’être fructueuse et participe de l’évolution du mobilier moderne. En 1932, ils exposent un nouveau procédé de fabrication, le lakarmé. C’est un plastique moulé incombustible et léger. Il est très vite plébiscité car il offre de grandes libertés quant à la forme des objets créés. Les deux artistes atteignent une reconnaissance internationale lorsqu’à la demande d’Eckhart Multhesius, qui construit le Palais du Maharaja d’Indore, ils éditent différents meubles pour le palais. Louis Sognot travaille aussi à l’aménagement du grand paquebot Le Normandie. Leur travail s’exprime aussi dans une recherche d’élégance et de confort.

Enseignant, Louis Sognot a formé de nombreuses générations de designers dans des écoles prestigieuses parisiennes : l’École Boulle, le collège technique de la rue Duperré, l’École des Arts appliqués à l’industrie, l’École nationale supérieure des arts décoratifs et l’Union centrale des arts décoratifs.

Grand nom du design français, Louis Sognot et son œuvre restent encore très appréciés aujourd’hui. Sa cote actuelle est d’environ 2 300 euros en ce qui concerne les lots de chaises ou chauffeuses en bois, rotin et plastique. Un lot de chaises datant des années 1950, en chêne et plastique, mesurant 86 x 56 x 44 centimètres, a ainsi été adjugé 2 500 euros lors d’une vente aux enchères en octobre 2019.

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Estimation gratuite UAM

UAM

Estimation et cote UAM, Union des Artistes Modernes

L’Union des Artistes Modernes, communément appelée « UAM », est un mouvement artistique lancé en 1929 à l’initiative d’artistes décorateurs et architectes avant-gardistes de l’époque. Ce mouvement naît du schisme qui survient entre deux styles bien distincts à la fin des années 1920 : l’Art déco et l’architecture avant-gardiste. Ces derniers présentent au Salon des Artistes Décorateurs de 1928 un appartement modèle dédié à la création industrielle.

Estimation gratuite UAM

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Les origines de l'UAM

La Société des Artistes Décorateurs, choquée par ces productions, refuse d’exposer à nouveau cette avant-garde. Cet événement signe alors la naissance de l’Union des Artistes Modernes en 1929, qui a pour volonté de poursuivre la production en série industrielle.

Les membres fondateurs, comme de Robert Mallet-Stevens, Charlotte Perriand ou encore René Herbst, ont pour volonté commune la réunion des différentes disciplines artistiques ( peinture, sculpture, design ), la lutte contre le classicisme et la tradition, mais aussi et surtout l’évolution du cadre de vie grâce aux apports de la modernité. Ce mouvement est également doté d’une dimension sociale : les membres fondateurs souhaitent que leurs productions, issues de la collaboration entre artistes et artisans, soient de qualité, produites en série et à un tarif abordable. Ce courant contraste alors en tous points avec l’Art déco, vu à l’époque comme élitiste et réservé aux plus fortunés.

L’UAM organise son exposition inaugurale du 11 juin au 14 juillet 1930, au sein du Musée des Arts Décoratifs de Paris. En 1937, l’UAM érige son pavillon à l’occasion de l’Exposition Universelle. Cependant, avec le décès de son premier président, Robert Mallet-Stevens, le collectif perd de son influence. René Herbst, dès lors à la tête du mouvement, tente de réactiver les recherches et productions du collectif à la fin des années 1940.

L'UAM : des oeuvres qui perdurent dans le temps

Stoppé par la Seconde Guerre mondiale, l’UAM reprend ses activités avec les expositions Formes Utiles à partir de 1949. Ces dernières consistent en la sélection d’objets industriels avec une thématique annuelle pour une présentation au Salon des arts ménagers. A titre d’exemple, les appareils sanitaires étaient à l’honneur en 1951, le fer à repasser en 1954.

De plus en plus spécialisé dans le design industriel, l’UAM ne séduit plus. De plus, les idées en vogue à la fin des années 1950 se découvrent majoritairement dans les congrès internationaux d’architecture moderne, et non plus au sein du collectif.

L’UAM prend fin définitivement en 1958, mais les expositions Formes Utiles perdurent jusqu’en 1969. Aujourd’hui, les productions des artistes fondateurs du mouvement, à l’instar des fauteuils de Robert Mallet-Stevens, apparaissent à des montants excédant plusieurs milliers d’euros, comme un fauteuil de 1927 en acier laqué vendu 4 106 euros en juin 2021.

(illus.)Pierre Legrain – Étui à cigarette – c.1925

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Estimation gratuite Poltronova

Poltronova

Estimation et cote de l'artiste Poltronova

Poltronova est une société italienne alliant designs progressifs, nouvelles technologies et artisanat de qualité. Au cours des années 1960 et 1970 se développe un mouvement radical dans le domaine de l’ameublement, l’anti-design. De nombreuses entreprises italiennes y prennent part, dont la société Poltronova.

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Poltronova, le design avant-gardiste

Fondée en 1957 au nord de Florence par Sergio Cammilli, cette entreprise conçoit d’abord des meubles au design moderne et épuré, s’apparentant aux modèles scandinaves. L’année suivante, Cammilli confie la direction artistique de Poltronova au jeune visionnaire Ettore Sottsass. Ce dernier aiguille la ligne de la société vers des productions plus osées, à l’instar du secrétaire Barbarelle ou de la série des Mobili Grigi.

Très inspirés par Superstudio, collectif d’architecture d’avant-garde, et Archizoom, agence de design, fondés en 1966, Cammilli et Sottsass proposent aux jeunes artistes y appartenant de produire des collections pour Poltronova. L’histoire du design s’en trouve alors changée. Sous la direction artistique d’Ettore Sottsass, le siège social de Poltronova devient lieu de prédilection pour les avant-gardes et leurs expérimentations. Les plus grands talents de l’époque y sont soutenus dans leur vision de déconstruction de l’habitat bourgeois afin d’instaurer un nouveau style de vie, coloré, et à distance de la pensée conformiste. La cote des productions de Sottsass durant ces décennies continue d’augmenter : Composizione di elementi di legno est l’objet adjugé au montant le plus élevé, vendu 287 306 euros en 2014.

Les designs emblématiques de la marque

Ainsi, durant les vingt premières années d’existence de Poltronova, l’entreprise bénéficie d’une identité claire et précise, entre designs progressifs, nouvelles technologies et artisanat de qualité. Cependant, lorsque Cammilli et Sottsass quittent la société dans les années 1970, la nouvelle équipe cherche à donner un tournant plus industriel et commercial à la société afin de générer davantage de profits. Dès 1985, Poltronova est méconnaissable et peine à trouver son public.

L’arrivée de Roberta Meloni imprime un souffle nouveau aux productions de la maison Poltronova, dont elle prend la direction en 2000. Elle redouble également d’efforts pour protéger l’héritage de la contre-culture des années 1960, tout en perpétuant la production de designs emblématiques, tels que le Superonda Sofa de 1967 ou la Joe Chair de 1970. Poltronova soutient désormais un environnement sans contraintes, où les objets sont créés à partir d’histoires souvent contradictoires. Les productions de cette maison, souvent à contre-courant, font désormais partie des collections des musées du monde entier.

Aujourd’hui, les productions de la société Poltronova sont fréquemment représentées en galerie ou en salle des ventes: ainsi, le sofa Superonda oscille entre 800 et 1600 euros, tandis que le sofa Safari a été adjugé 16 275 euros en novembre 2016.

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Estimation gratuite Philolaos

Philolaos

Estimation et cote de l'artiste Philolaos

Philolaos Tloupas, dit Philolaos, est un sculpteur grec né en 1923. Après avoir suivi les cours de l’école des Beaux-Arts d’Athènes entre 1944 et 1947, il se rend à Paris où il intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Durant ces années d’étude en France, il découvre le travail de nouveaux matériaux comme le métal, et participe régulièrement à des salons, à l’instar du Salon de la Jeune Sculpture et du Salon de Mai, en 1954. Il y expose la sculpture dite de Max, en plomb.

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Philolaos, l'art du design et des sculptures

Durant les années 1960, Philolaos travaille avec de nombreux architectes et paysagistes. Ces collaborations lui permettent d’intégrer davantage son art à son environnement. Entre 1963 et 1971, il réalise les Châteaux d’eau de Valence, structures verticales évasées en métal, hautses de 52 et 57 mètres. L’artiste obtient pour ce projet le Prix du Quartier de l’Horloge en 1981, qui récompense la meilleure réalisation d’art urbain des années 1970 en France.

Philolaos réalise également des sculptures entre 1950 et 1990. Moins connues du grand public, elles se distinguent des œuvres monumentales présentes dans l’espace urbain français. Utilitaires ou figuratives, il s’agit de statues, figurines, portraits et miniatures. À titre d’exemple, la série des Gogottes représente des animaux imaginaires, reflétant une certaine joie de vivre, et une vision du monde changeant au gré des humeurs du sculpteur. Ces productions sont principalement en terre cuite, mais sont transposées dans l’espace urbain à partir des années 1990. Elles sont alors reproduites en béton lavé et acier inoxydable afin d’occuper une fonction de fontaine dans des jardins publics, comme au sein du Jardin des Gogottes à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Estimation des oeuvres de Philolaos

Concernant les objets utilitaires, Philolaos réalise de nombreuses séries en fer, en acier ou en bois entre 1960 et 1970.  L’art cache alors une fonction, animant l’espace intérieur, créant beauté et cohérence à l’échelle de l’habitat. Ces séries à mi-chemin entre la sculpture décorative et utilitaire sont exposées à plusieurs reprises, notamment aux Arts Décoratifs à Paris en 1962, ou à la Maison des Arts de Créteil en 1976.

L’artiste meurt en 2010, mais ses créations demeurent présentes sur le marché de l’art. Les chaises en fer des années 1960 atteignent une valeur d’environ 1 000 euros la pièce, et se vendent souvent par lot. Les luminaires conçus par Philolaos atteignent des montants bien plus élevés, qui se chiffrent en dizaines de milliers d’euros, à l’instar d’un lustre en acier datant de 1961, adjugé 26 000 euros en avril 2021.

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Estimation gratuite Luigi Colani

Luigi Colani

Estimation et cote de l'artiste Luigi Colani

Né en 1928 à Berlin, Luigi Colani est un designer allemand de la seconde moitié du XXème siècle. Il étudie à l’École des Beaux-Arts de Berlin entre 1946 et 1948 où il apprend la peinture et la sculpture. Arrivé à Paris, il découvre ensuite l’aérodynamique à l’École polytechnique et la philosophie analytique à la Sorbonne.

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Luigi Colani, le maître du design allemand

En parallèle, il travaille pour des magazines spécialisés dans le domaine des motos et des automobiles en analysant le design des véhicules. Entre 1952 et 1953, le designer est embauché par la Douglas Aircraft Company, un avionneur californien pour qui il étudie les matériaux adaptés aux très grandes vitesses. Une fois de retour en Europe, il travaille avec de nombreux constructeurs de véhicules terrestres ou aériens parmi lesquels on trouve Alfa-Roméo, Lancia, Volkswagen, BMW, Thyssen, Boeing, Rosenthal, Villeroy & Boch et Rockwell.

Ses œuvres sont toutes imprégnées de ses recherches sur les matériaux, alliant ergonomie et fonctionnalité. Son travail ne l’empêche donc pas de créer des objets qui sont les plus adaptés aux besoins des utilisateurs. Luigi Colani est en effet l’inventeur du biodesign dans les années 1960. Il s’agit d’un courant du design industriel qui s’inspire des solutions techniques qu’on retrouve dans la nature pour les utiliser au profit de la conception d’objets industriels et dont la forme est mise au service d’un usage optimisé et efficace. Le travail de Colani présente également une dimension ludique qui s’exprime par exemple dans l’emploi de couleurs vives dans la réalisation des objets.

Les oeuvres emblématiques de Colani

Parmi les œuvres les plus emblématiques de son travail, se trouvent notamment ses Sitzgerät créées en 1971-1972. Il s’agit de tabourets en plastique aux couleurs vives qui se distinguent par leurs usages multiples, leur ligne organique tout en rondeur et leur assise qui épouse l’anatomie humaine. Citons également son service à thé Drop, réalisé en 1970. Tout en porcelaine blanche, ce dernier se caractérise par une ligne très épurée où la théière et les pots à crème reprennent les formes d’une goutte d’eau.

Luigi Colani est un designer qui de son vivant rencontre un grand succès, qui se traduit notamment dans le domaine du marché de l’art. Sa cote actuelle pour un siège type Sitzgerät est d’environ 600 euros. Le 29 juin 2021 à Munich, la Sitzgerät « Der Colani » (1971-72), un siège en polyéthylène jaune de 66 centimètres de haut, a été adjugée pour 800 euros.

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Estimation gratuite Gaetano Pesce

Gaetano Pesce

Estimation et cote de l'artiste Gaetano Pesce

Gaetano Pesce (1939-2022) est une figure majeure du design et de l’architecture contemporaine. Connu pour ses créations audacieuses et son approche expérimentale des matériaux, il a marqué durablement l’histoire du mobilier et de l’art appliqué. Ses œuvres, à la frontière entre sculpture et objet utilitaire, défient les conventions et incarnent une liberté créative rare.

Estimation gratuite Gaetano Pesce

Prix des œuvres de Gaetano Pesce

  • Mobilier (chaises, fauteuils, tables, armoires) - entre 2 000 € et 200 000 €

  • Objets de design (lampes, vases, prototypes, éditions limitées) - entre 800 € et 60 000 €

  • Œuvres uniques ou sculptures : jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous possédez une chaise, une lampe ou une œuvre de Gaetano Pesce et souhaitez en connaître la valeur sur le marché de l’art et du design ? Faites estimer votre pièce en toute simplicité grâce à Estimon’objet. Notre équipe de commissaires-priseurs experts vous garantit une estimation précise, gratuite et confidentielle, délivrée sous quelques jours seulement.

Gaetano Pesce, un créateur iconoclaste

Né en 1939 à La Spezia, en Italie, Gaetano Pesce étudie l’architecture à l’université de Venise avant de s’orienter vers le design. Dès ses débuts dans les années 1960, il adopte une posture résolument avant-gardiste, refusant de considérer le mobilier uniquement sous l’angle fonctionnel. Ses créations s’imposent comme des manifestes esthétiques et politiques, célébrant la diversité, la souplesse des formes et la liberté individuelle. Pesce n’est pas seulement un designer : il est aussi un penseur. Pour lui, chaque objet doit porter un message, une idée, et dépasser son simple usage. Sa démarche expérimentale avec les résines, les plastiques et les matériaux industriels l’a placé parmi les pionniers du design postmoderne.

L’univers créatif de Gaetano Pesce

L’œuvre de Gaetano Pesce est caractérisée par :

  • Une expérimentation constante : il utilise des matériaux innovants, notamment les polyuréthanes et les résines, pour créer des pièces uniques aux formes organiques.

  • Un design engagé : ses créations questionnent les rapports sociaux, politiques et culturels, notamment la place des femmes, la liberté et l’égalité.

  • Des objets hybrides : entre œuvre d’art et objet utilitaire, ses réalisations brouillent les frontières entre sculpture et design industriel.

Les œuvres emblématiques de Gaetano Pesce

Certaines de ses créations sont devenues des icônes du design international :

  • La série « Up » (1969) : un ensemble de fauteuils édités par B&B Italia, dont le célèbre « UP5 & UP6 », surnommé la « Donna » ou « La Mamma ». Ce fauteuil, associé à un pouf sphérique, symbolise à la fois le confort et l’oppression féminine, devenant un manifeste politique et artistique.

  • La chaise « Nobody’s Perfect » (années 2000) : produite en résine colorée, chaque exemplaire est unique, affirmant l’imperfection comme valeur fondamentale.

  • La table « Sansone » (1980) : une pièce monumentale en résine, aux couleurs vives et aux formes irrégulières, incarnation de son esthétique libre.

  • La lampe « Moloch » (1970) : une version monumentale de la lampe de bureau, transformée en œuvre ironique et spectaculaire.

  • Les vases et objets en résine : souvent produits en séries limitées, ils sont aujourd’hui très recherchés par les collectionneurs.

Une carrière internationale

Le succès de Gaetano Pesce dépasse largement l’Italie. Dès les années 1970, il expose dans des musées prestigieux tels que le MoMA à New York, le Centre Pompidou à Paris, ou encore le Victoria & Albert Museum à Londres. Ses œuvres figurent dans les collections permanentes des plus grandes institutions, attestant de son importance dans l’histoire du design et de l’art contemporain. En parallèle, il collabore avec des éditeurs majeurs comme Cassina, B&B Italia, Vitra ou Meritalia, qui diffusent ses créations à l’échelle mondiale. Son approche, à la fois artisanale et industrielle, a profondément influencé plusieurs générations de designers.

La cote de Gaetano Pesce sur le marché de l’art et du design

La cote de Gaetano Pesce a fortement progressé ces dernières années, portée par l’intérêt croissant des collectionneurs pour le design d’auteur et les pièces iconiques du XXe siècle. Les fauteuils « Up » se négocient régulièrement aux enchères, de même que ses vases et ses chaises uniques en résine. Quelques ventes marquantes :

  • Fauteuil « UP5 et UP6 » (édition B&B Italia, 1969) : vendu 63 000 € en 2022.

  • Table « Sansone » (1980, résine colorée) : adjugée 180 000 € en 2019.

  • Chaise « Nobody’s Perfect » (résine multicolore, vers 2005) : vendue 22 500 € en 2021.

  • Vase en résine « Spaghetti » (années 1990) : vendu 12 000 € en vente aux enchères en 2020.

L’œuvre de Gaetano Pesce allie audace, modernité et rareté, des qualités qui séduisent de plus en plus d’investisseurs et d’amateurs d’art. Ses pièces emblématiques atteignent des prix élevés et confirment son statut d’icône du design contemporain. Si vous possédez un fauteuil, une table, une lampe ou un objet de Gaetano Pesce, n’hésitez pas à faire appel à Estimon’objet pour une estimation gratuite et rapide. Notre expertise vous permettra de connaître la valeur actuelle de votre œuvre et d’envisager une vente dans les meilleures conditions. Faites estimer dès aujourd’hui votre œuvre de Gaetano Pesce avec Estimon’objet, le site de référence en expertise en ligne.

(Illus.) Gaetano PESCE (1939- 2024) Chaise de la série Nobody’s Perfect chair, 2002, à structure en résine vert et rouge

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Estimation gratuite Nanna DITZEL

Nanna Ditzel

Estimation Nanna Ditzel, la grande dame du design scandinave

Surnommée « la grande dame du design scandinave », Nanna Ditzel est connue pour sa réalisation de bijoux, de tissus et de meubles. Née en 1923 et décédée en 2005, elle est à la fois architecte et designer danoise. Elle étudie à l’école des arts appliqués de Copenhague dont elle est diplômée dans le domaine de l’ébénisterie en 1943. Elle poursuit ses études à l’Académie royale des beaux-arts du Danemark dont elle obtient un diplôme en architecture en 1946.
Estimation gratuite Nanna DITZEL

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Le design scandinave à l'international

Durant ses années estudiantines, elle rencontre son futur mari, Jorgen Ditzel, avec qui elle collaborera sur plusieurs projets. En 1956, Nanna Ditzel reçoit avec son mari le prix Lunning pour la qualité de leur travail. Cette distinction, décernée entre 1951 et 1970, permettait de récompenser chaque année l’excellence de deux designers scandinaves. Si Nanna Ditzel est reconnue comme une des grandes représentantes du design scandinave, c’est parce que son œuvre se caractérise par des créations pratiques et multifonctionnelles, notamment pour les enfants. Y dominent le bois de teck, l’osier, la laine ou la fibre de verre et ce dans des teintes colorées. Son travail s’inscrit dans la tradition d’un design scandinave où prime l’approche innovante des matières. En effet, il se distingue des autres styles de design par une esthétique qui s’inspire de la nature, que ce soit au niveau des formes que des matériaux ou des ornements. Ceci s’explique notamment par les conditions climatiques de cette région couplées à des ressources restreintes qui ont ainsi contribué à l’émergence d’un style épuré dans une logique d’économie des moyens. Le design a aussi beaucoup hérité de l’artisanat traditionnel de ces pays, ce qui est aussi à l’origine de créations où la dimension industrielle est absente.

Les oeuvres significatives de Nanna Ditzel

Parmi ses œuvres emblématiques, on peut compter en particulier la Chaise haute pour enfant (1955) dont les premiers modèles sont en chêne. De forme conique, l’ensemble est très épuré et toutes les parties sont de forme circulaire. Le fauteuil suspendu en forme d’œuf (Hanging egg chair) illustre aussi la quintessence de son travail, autant par la prédominance de l’osier que par sa forme enveloppante ou par la grande simplicité de ses lignes. Le mobilier dessiné par Nanna Ditzel fait encore aujourd’hui l’objet de d’un grand succès, qui s’illustre dans le domaine du marché de l’art par des ventes très récentes. Ainsi, la cote actuelle de l’artiste est d’environ 4 000 euros pour un vaste choix de mobilier type table ou fauteuil. Le 11 mars 2021 a eu lieu une vente aux enchères d’une Easy chair datant de 1950, en osier. Elle a été adjugée pour 5 378 euros.

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Estimation gratuite Sentou

Sentou

Estimation et cote de l'artiste Sentou

Sentou est une marque de fabrique de design français créée par Robert Sentou en 1947, qui souhaitait de cette manière diffuser son travail. Il crée alors son premier atelier « La Chaise Paillée”, dans le Sud-Ouest de la France. Il a une vocation sociale : la réinsertion des anciens prisonniers de Mauzac. Sentou se spécialise dans le savoir-faire du siège paillé. Face à son succès rapide, l’atelier se voit complété d’une fabrique.

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Sentou, le design français dans le monde entier

En 1977, Robert Sentou finit par ouvrir une boutique à Paris afin de diffuser et de faire rayonner sa production. Finalement, il crée Sentou galerie, aidé par le designer Roger Tallon et l’architecte d’intérieur Roger Fatus dont il édite aussi les créations. Cette galerie propose un concept particulier : promouvoir le travail de jeunes designers, et ce en particulier auprès des professionnels de la décoration. À partir des années 1990, Robert Sentou et son associé Jacques Boisonnas laissent les rênes de la galerie au jeune designer Pierre Romanet qu’ils ont rencontré car ils partagent les mêmes idées autour du design et Sentou prend sa retraite. La galerie Sentou devient par la suite le distributeur exclusif du Japonais Isamu Noguchi et de ses célèbres luminaires dont le savoir-faire est hérité d’une tradition ancestrale japonaise du travail du papier. Ce partenariat est rendu possible suite à un accord avec la fondation Noguchi de New-York.

Estimation mobilier Sentou, l'art de vivre à la française

C’est à partir de cette période de transition que la galerie diversifie son offre et propose un choix de pièces de design plus large : au mobilier s’ajoutent des objets et des luminaires. Elle diffuse en outre les créations des artistes suivants : Tsé-Tsé, Sori Yanagi, Robert le Héros et Migeon & Migeon. Enfin, Sentou commence à s’associer à des designers scandinaves, notamment la célèbre entreprise finlandaise d’ameublement Artek. Sentou propose ainsi un large choix de design, du canapé aux tables, tabourets, jusqu’aux luminaires.

Sentou ne cesse d’innover avec l’ouverture en 2001 d’un plus grand espace d’exposition dans le Marais à Paris, suivi en 2003 d’une galerie Boulevard Raspail. La société ne veut dès lors plus être considérée comme une galerie, mais comme un « univers complet dédié à l’Art de vivre ». Sentou se distingue encore et toujours par un environnement coloré, poétique et original.

La cote actuelle de Robert Sentou est d’environ 1 100 euros en ce qui concerne ses chaises modèle Dordogne réalisées dans les années 1960. Un lot de chaises dites Dordogne, en bois et en paille, mesurant 62 x 45 x 45 centimètres, a ainsi été adjugé pour 800 euros lors d’une vente aux enchères en mai 2021. La cote de Isamu Noguchi en ce qui concerne ses luminaires est quant à elle d’environ 3 000 euros pour les modèles lampe de table. L’un de ses modèles de lampe de table, UF1-FF – Collection, réalisé en papier washi, mesurant 50 x 31 cm, a ainsi été adjugé 3 000 euros lors d’une vente en juillet 2021.

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Estimation gratuite Ugo la pietra

Ugo La Pietra

Estimation et cote de l'artiste Ugo La Pietra

Ugo La Pietra est un artiste, architecte et designer italien, né en 1938. Diplômé de l’École Polytechnique de Milan en 1964, il enseigne dans plusieurs facultés d’architecture. Dès le début des années 1960, il s’intéresse aux expérimentations des architectes autrichiens avant-gardistes, tels que Hans Hollein, Walter Pichler ou Frederick Kiesler. Durant ses premières années d’exercice, l’artiste amorce une réflexion portant sur une approche anthropologique des différents phénomènes urbains de la ville de Milan, et étudie les relations entre les individus et leur environnement.

Estimation gratuite Ugo la pietra

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Ugo La Pietra, un artiste de talent

Par la suite, Ugo La Pietra commence à explorer le concept de “Synesthésie des Arts”, essayant de décloisonner les différentes disciplines artistiques telles que le dessin, la peinture ou l’architecture. Ainsi, avec la série de dessins Nodi urbani, entre 1962 et 1966, l’artiste détourne des œuvres d’arts connues qu’il transpose dans la ville à une échelle architecturale. À la fin des années 1960, ses expérimentations s’enrichissent grâce à l’emploi de nouveaux matériaux, comme le méthacrylate, allié à l’usage des nouvelles technologies électroniques. Ugo La Pietra élabore notamment un régulateur d’intensité lumineuse qu’il applique en 1967 à la lampe Globo tissurato.

Un style artistique affirmé

Son style se radicalise à partir de cette même année avec la théorie du “Sistema disequilibrante”, tentative d’intervention sur l’espace physique et sur le territoire, au travers d’actions symboliques, utilisant l’image comme un outil révélateur. Ainsi, l’artiste propose au spectateur des expériences sensorielles et auditives nouvelles, grâce à des casques sonores et à des sphères lumineuses, afin d’inciter le public à prendre conscience du rapport physique qu’il entretient au sein du milieu dans lequel il évolue.

Ugo La Pietra poursuit son questionnement sur l’environnement urbain durant les années 1970, et publie l’ouvrage I gradi di libertà, qui donne une réponse radicale à l’utopie moderniste, en se basant sur les observations et réflexions effectuées durant les années précédentes.

Au cours des années 1980, l’artiste travaille sur le thème de la nature, du territoire et de la Méditerranée. Il travaille également sur une nouvelle typologie de meubles, les cabinets à crédence, qui utilisent plusieurs matériaux, tels que le bois et la céramique. Les productions d’Ugo La Pietra sont aujourd’hui plutôt rares sur le marché de l’art, ce qui peut indiquer leur prix d’adjudication, montant jusqu’à 6 500 euros sur certaines œuvres, à l’instar du Lampadaire Catasta en métal laqué, vendu en mai 2021.

(Illus.)Œuvre d’Ugo la Pietra pour la Triennale de Milan

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Estimation gratuite Shiro Kuramata

Shiro Kuramata

Estimation et cote Shiro Kuramata, designer japonais

Shiro Kuramata (1934-1991) est un designer japonais, au style marqué par l’humour et la poésie, alliés à la recherche de légèreté et de minimalisme.
Estimation gratuite Shiro Kuramata

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Un designer contemporain de talent

Après des études d’architecture à Tokyo puis de design à l’École de Design Kuwasawa, l’artiste fonde son propre atelier, le Kuramata Design Office, en 1965. Au cours des années 1970 et 1980, il travaille comme architecte d’intérieur et designer de mobilier. Durant ces années, son travail sur la transparence et la lumière en fait un précurseur : en 1969, il crée une table lumineuse en acrylique, et en 1976, il imagine Glass Chair, une chaise entièrement en verre. En 1988, il dessine le fauteuil Miss Blanche, en matière plastique transparente incluant des pétales de rose. Son travail est notamment influencé par d’autres artistes contemporains, à l’instar de Piet Mondrian ou de Donald Judd.

Shiro Kuramata, un artiste mondialement reconnu

Il crée également des boutiques pour Issey Miyake, styliste japonais, à Paris, Tokyo et New York. En 1988, Kuramata s’installe à Paris où il fonde son atelier de design. C’est à partir de ce moment que ses designs évoluent vers des couleurs plus vives. En effet, Kuramata s’inspire notamment des palettes de l’architecte italien Ettore Sottsass. Ce dernier décrit les productions de l’artiste japonais comme en « état de suspense permanent ». Son œuvre est alors marquée par la recherche des frontières entre la légèreté et la gravité, et entre le matériau et l’immatériel, comme en témoigne l’artiste lui-même : « mon désir le plus fort est d’être libre de toute gravité, de toute servitude. Je veux flotter ».

Ainsi, Shiro Kuramata révolutionne le design japonais d’après-guerre. Son travail est empreint de l’élégance et de la simplicité japonaise alliées à la modernité des matériaux et techniques de pointe.

Cote des oeuvres de Shiro Kuramata

Sa production est essentiellement constituée de séries limitées et rares. Du fait de leur rareté, ses créations atteignent des prix élevés sur le marché de l’art. À titre d’exemple, le sofa en acier How High the Moon s’est vendu 58 244 euros en juin 2021.

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Estimation gratuite Marc HELD

Marc Held

Estimation et cote de l'artiste Marc Held

Marc Held est un architecte, designer et photographe français, né en 1932 à Paris. Il découvre d’abord la photographie à vingt ans, après avoir été animateur de théâtre et professeur d’éducation physique. Par la suite, il se passionne pour l’architecture et le design, dessinant ses tous premiers meubles pour son appartement, puis pour de petits chantiers.

Estimation gratuite Marc HELD

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Les débuts de l'œuvre de Marc Held

Tout commence véritable lorsque l’un des amis de Marc Held lui conseille d’ouvrir un showroom : c’est ainsi que naît l’Échoppe, en 1965, boutique située au 51 rue de Seine, à Paris. L’artiste y expose ses créations ainsi que le meilleur du design scandinave, italien et allemand. La même année est élaboré le célèbre fauteuil Primo Culbuto, dont un exemplaire de la série est exposé au Musée des Arts Décoratifs. Ce fauteuil au dossier à l’arrondi parfait et à la base convexe permettant la bascule est doté de deux pieds à l’arrière pour le stabiliser. Réalisé en fibre de verre, le Primo Culbuto est réédité en 2013 par Marc Held et sa fille Marion Held-Javal, en série limitée de huit exemplaires. L’une des spécificités de l’artiste est son impressionnante polyvalence : designer d’un fauteuil devenu célèbre, il conçoit également un service de table complet pour la marque de porcelaines Coquet, en 1973, qui devient un classique des arts de la table. En 1978, il réalise durant cinq ans des études de concept pour Renault, dont la voiture La Méridienne, qui sert de modèle à la Renault Espace, novatrice pour l’époque car permettant un gain de place à l’intérieur du véhicule non négligeable.

Mark Held, un designer de génie polyvalent

Son ascension fulgurante culmine sûrement en l’année 1983, lorsque le Président de la République François Mitterrand le sollicite pour réaliser les aménagements intérieurs de l’appartement présidentiel. Il crée alors pour l’Élysée, en collaboration avec des ébénistes, des dessertes, des chaises, un secrétaire et une table de salle à manger. L’année suivante, Marc Held est sollicité par la compagnie de paquebots américaine Windstar Cruises afin de concevoir les aménagements intérieurs et le mobilier de trois grands paquebots touristiques : Wind Star, Wind Song et Wind Spirit.

Cote des oeuvres de Marc Held

La côte de l’artiste dépend du type de production : si elle est d’environ 200 euros pour les modèles de lits, elle oscille entre 4 000 et 6 000 euros pour les fauteuils de type Culbuto, parfois également présentés avec leur repose-pied.

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Estimation gratuite Fx et Claude Lalanne

F-X et Claude Lalanne

Estimation et cote de l'artiste Fx et Claude Lalanne

François-Xavier et Claude Lalanne se rencontrent en 1952. Amis des surréalistes et des nouveaux réalistes, ils mènent des recherches communes à partir de 1956. Leur œuvre témoigne d’un grand sens de l’humour et d’un goût commun pour le merveilleux.

Estimation gratuite Fx et Claude Lalanne

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Les origines des œuvres des Lalanne

François-Xavier Lalanne pratique beaucoup le dessin et la peinture au cours de ses études chez les Jésuites. Un fois majeur, il s’installe à Paris et fréquente l’Académie Julian, où il suit les leçons de Jules Cavaillès en peinture, de Jacques Zwobada en dessin, et de Marcel Gimond en sculpture. En 1949, il loue un atelier à Montparnasse à côté de celui de Constantin Brancusi, dont il admire les sculptures aux formes épurées. En parallèle, il est gardien au musée du Louvre, dans les salles d’archéologie orientale, d’où il tira par la suite une inspiration pour son approche hiératique et stylisée de la sculpture. A l’atelier, il peint des paysages et des portraits fortement cernés, aux couleurs soutenues. C’est dans le cabinet de l’architecte André Sive qu’il apprend à utiliser le polyester, avec lequel il se tourne vers la sculpture. Il rencontre Claude à son premier vernissage de peinture en 1952, et ils commencent rapidement un travail commun.

Claude Lalanne, née Claude Dupeux, est fascinée dès l’enfance par les expériences d’alchimie de son père, qui cherche à trouver la pierre philosophale dans le sous-sol de leur maison familiale à Colombes. Elle suit divers enseignements artistiques, préparant l’Ecole des Arts Décoratifs auprès du peintre François Desnoyers, puis suivant les cours d’architecture de Pierre Vivien à l’Ecole des Beaux-Arts, et fréquentant l’Académie libre de la Grande-Chaumière à Montparnasse. Elle apprend également le modelage chez le sculpteur Robert Coutin. Au cours de ces diverses formations, Claude manifeste un grand sens de l’observation et déploie une liberté d’imagination.

Claude et François-Xavier Lalanne travaillent de concert à partir de 1956 dans l’impasse Ronsin, aux côtés de Jean Tinguely, David Spoerri, Niki de Saint-Phalle. Ils nouent des amitiés solides, mais doivent quitter les lieux à la mort de Constantin Brancusi. Les Lalanne s’installent alors impasse Robiquet, et se marient en 1962. Claude Lalanne s’intéresse à la galvanoplastie, une technique du XVIIIème siècle qu’elle perfectionne pour l’utiliser sur des pièces délicates, telles que les animaux et les fleurs. Elle apprécie la magie de ce procédé qui lui permet de transformer tout ce qu’elle touche en cuivre. Claude Lalanne fait également des empreintes sur corps humain, qui la rapprochent des expériences du Pop Art américain et du Nouveau réalisme français. François-Xavier Lalanne privilégie le métal martelé. Claude s’intéresse à la flore, et François-Xavier se consacre davantage à la faune. Tous deux associent une hardiesse imaginative à la sophistication de leur savoir-faire technique.

Un art de la sculpture diversifié et humoristique

Leur première exposition commune a lieu chez Jeannine Goldschmidt à Saint-Germain-des-Prés en 1964. François-Xavier y présente son rhinocéros en laiton et Claude ses choux sur pattes qui démontrent leur goût pour les jeux de mots. La série des moutons de laine commencée par François-Xavier en 1965 témoigne de son sens du détournement et de l’humour. C’est le début d’un cycle de sculpture animalière qui dura cinquante ans dans la carrière de François-Xavier Lalanne, passant par les Stabiles dans les années 1960, les Animobiles dans les années 1970. Il cherche à donner une dimension utilitaire à la sculpture, qu’il considère comme trop sacralisée en Occident. Inspiré par l’art de Brancusi et l’archéologie orientale, il privilégie les formes linéaires et hiératiques.

Souhaitant être au plus près de la nature, Claude et François-Xavier Lalanne s’installent en 1967 à Ury, en bordure de la forêt de Fontainebleau. Claude Lalanne utilise directement les fleurs et branchages du jardin qu’elle y cultive pour ses compositions. Elle réalise un premier service de couverts inspiré de la nature pour Salvador Dali en 1965, puis en compose un second en 1974. Claude Lalanne moule également des corps, qu’elle intègre à des œuvres. C’est avec un moulage du corps de François-Xavier qu’elle participe au happening gastronome organisé par Daniel Spoerri en décembre 1970, le Diner cannibale. Les moules servent de plats à cuire, puis sont vendus aux enchères.

Tous deux investissent l’art topiaire en 1979, et reçoivent plusieurs commandes d’œuvres monumentales. François-Xavier Lalanne réalise des sculptures pour Grigny-la-Grande-Borne puis la Promenade des Halles à Paris en 1979. Claude dans la suite de ce projet fait le Jardin des enfants, à proximité du Forum des Halles. Elle cherche à créer un espace féérique permettant aux enfants de voyager dans le temps.

Cote des oeuvres de Fx et Claude Lalanne

L’humour de leurs pièces séduit les collectionneurs, et les Rothschild, les Noailles, ou encore Yves Saint Laurent et Pierre Bergé leur en commandent. L’estimation de leurs œuvres ne cesse de croitre encore aujourd’hui. L’indice des ventes de François-Xavier Lalanne a augmenté de 287% entre 2000 et 2022, et celui de Claude enregistre une croissance encore plus fulgurante, avec une hausse de 545% sur cette même période. Leurs œuvres s’échangent principalement en France. Pour François-Xavier, ce sont les sculptures qui attirent le plus les collectionneurs, avec des prix de vente entre 10 000 et 50 000 €. Le record des ventes est détenu par le Léopard I (2005), vendu à Paris en 2021 pour 7 100 000 €. En ce qui concerne Claude, ce sont les sculptures qui se vendent le plus, à des prix allant de 1 000 à 50 000€. C’est cependant le mobilier et les luminaires qui assurent le chiffre d’affaires de ses ventes, avec une fourchette moyenne des prix oscillant entre 100 000 et 500 000 €. C’est d’ailleurs un luminaire qui détient le record des ventes, le lustre « Structure végétale » aux papillons, 16 bougies (2003), vendu pour 3 100 000 € à Paris en 2021.

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Estimation gratuite Mario Bellini

Mario Bellini

Estimation et cote de l'artiste Mario Bellini

Né en 1935 à Milan, Mario Bellini est un architecte et designer italien. Il commence par étudier à l’École polytechnique de Milan dont il est diplômé en 1959. Parmi ses professeurs, il suit les enseignements de l’architecte Ernesto Nathan Rogers, de l’architecte rationaliste Piero Portaluppi et de l’architecte, designer et peintre Gio Ponti.

Estimation gratuite Mario Bellini

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L'histoire de l'architecte Mario Bellini

Il commence sa carrière en devenant le directeur artistique de la Rinascente, une chaîne italienne de grands magasins qui a joué un rôle important dans la promotion du design industriel d’après-guerre. Puis en 1963, il devient conseiller en design chez Olivetti. Cette société italienne créée en 1908 par Camillo Olivetti se spécialise dans la fabrication de machines à écrire mécaniques puis électriques, domaine dans lequel elle devient rapidement l’entreprise la plus importante mondialement. Chez Olivetti, Bellini se distingue notamment par deux créations qui ont été de véritables succès, la calculette Divisumma 18/28 (1973) et les deux machines à écrire Praxis 35 et 45 (1981). Il s’inscrit ainsi dans le mouvement émergent du design industriel.

Cote des oeuvres phares de Mario Bellini

Il se fait plus particulièrement remarquer à l’international lors de l’exposition « L’Italie : le nouveau visage domestique », qui se déroule au Museum of Modern Art de New-York en 1972 et dans lequel il présente son environnement mobile intitulé le Kara-a-Sutra. C’est aussi durant les années 1970 qu’il crée des ateliers qui étudient les relations que les Hommes entretiennent avec leur environnement artificiel et urbain. En parallèle, Bellini est professeur dans différentes écoles et instituts de design en Italie et en Autriche. Il a reçu de nombreux prix pour son travail de designer, notamment sept Compasso d’Oro, le prestigieux prix du design décerné par l’Italie. Parmi les œuvres phares qui jalonnent son travail, on retrouve un ensemble de sièges, Le Bambole, réalisé pour B&B Italia en 1972. Le Bambole ’07 est un canapé compact en cuir et aux formes rembourrées. Pour le réaliser, Bellini est parti de l’idée d’un sac qui, une fois déposé sur le sol, s’écrase. Icône des années 1970, ce canapé est conçu pour durer dans le temps, offrant une assise confortable sans structure portante apparente.

Le travail de Mario Bellini est toujours très prisé, comme en témoignent les ventes dont son mobilier fait l’objet. Sa cote actuelle est d’environ 2 000 euros pour des fauteuils type Bambole par exemple. En juin 2021, un de ses modèles de la série des Bambole (1970), en polyuréthane et tissu et aux dimensions suivantes : 72 x 173 x 225 centimètres, a été adjugé 1 250 euros.

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